Stabilité du PIB au deuxième trimestre 2015Comptes nationaux trimestriels - deuxième estimation (PIB) - 2e trimestre 2015

Au deuxième trimestre 2015, le PIB en volume* est stable : 0,0 %, après +0,7 % au premier trimestre.

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Informations rapides – No 195
Paru le : 14/08/2015
Prochaine parution le : 28/02/2017 à 08h45 - quatrième trimestre 2016

Au deuxième trimestre 2015, le PIB en volume* est stable : 0,0 %, après +0,7 % au premier trimestre.

Les dépenses de consommation des ménages ralentissent fortement (+0,1 % après +0,9 %) tandis que leur formation brute de capital fixe fléchit de nouveau (–1,6 % après –1,1 %). L'investissement des entreprises et des administrations publiques ralentit également. Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) décélère fortement : elle contribue à l’évolution du PIB pour +0,1 point au deuxième trimestre 2015 (après +0,6 point début 2015).

Les importations ralentissent (+0,6 % après +2,2 %), tandis que les exportations accélèrent (+1,7 % après +1,3 %). In fine, le solde extérieur contribue positivement à l’évolution du PIB (+0,3 point, après –0,3 point). À l’inverse, les variations de stocks y contribuent négativement (–0,4 point, après +0,3 point le trimestre précédent).

La production totale est quasi stable

Au deuxième trimestre 2015, la production de biens et services est quasi stable (–0,1 % après +0,8 %). La production de biens manufacturés diminue fortement (–0,7 % après +1,3 %), notamment en cokéfaction-raffinage (–9,6 % après +6,5 %) en raison de l’arrêt de raffineries, et dans les matériels de transports (–1,3 % après +5,5 %). En revanche, la production de biens d’équipement se redresse (+2,1 % après –2,1 %). La production de services marchands croît moins rapidement qu’au premier trimestre (+0,3 % après +0,8 %) et l’activité dans la construction se replie de nouveau (–1,1 % après –0,8 %).

* Les volumes sont mesurés aux prix de l’année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014 2015 (acquis)
PIB 0,2 0,1 0,7 0,0 0,2 0,8
Importations 1,8 1,8 2,2 0,6 3,9 5,1
Dép. conso. ménages 0,4 0,2 0,9 0,1 0,6 1,5
Dép. conso. APU* 0,5 0,5 0,5 0,3 1,5 1,5
FBCF totale -0,4 -0,3 0,0 -0,3 -1,2 -0,8
dont ENF* 0,3 0,0 0,6 0,2 2,0 0,9
dont ménages -1,1 -0,8 -1,2 -1,6 -5,3 -3,9
dont APU* -2,4 -0,7 0,2 -0,1 -6,9 -2,2
Exportations 1,0 2,8 1,3 1,7 2,4 5,3
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks 0,3 0,2 0,6 0,1 0,5 1,0
Variations de stocks 0,2 -0,3 0,3 -0,4 0,2 -0,1
Commerce extérieur -0,2 0,2 -0,3 0,3 -0,5 -0,1
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières

Tab2 – Comptes d’agents

en %, données CVS-CJO
Comptes d’agents
2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014 2015 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 29,4 29,8 31,1   29,5  
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages 0,5 0,0 1,2   1,1 1,5
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut

Tab3 – Production, consommation et FBCF : principales composantes

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Production, consommation et FBCF : principales composantes
2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014 2015 (acquis)
Production branche 0,4 0,1 0,8 -0,1 0,7 1,0
Biens 0,8 -0,2 1,5 -0,9 0,1 1,0
Ind. manufacturière 0,6 0,2 1,3 -0,7 0,3 1,0
Construction -0,8 -0,7 -0,8 -1,1 -2,2 -2,9
Services marchands 0,5 0,4 0,8 0,3 1,2 1,6
Services non marchands 0,3 0,3 0,4 0,3 1,3 1,1
Consommation des ménages 0,4 0,2 0,9 0,1 0,6 1,5
Alimentaire -0,2 0,4 0,2 0,8 0,2 1,1
Énergie 0,7 -1,7 3,7 -2,2 -5,7 1,6
Biens fabriqués 0,5 0,5 1,7 -0,1 1,9 2,2
Services 0,2 0,1 0,3 0,2 0,7 0,7
FBCF -0,4 -0,3 0,0 -0,3 -1,2 -0,8
Produits manufacturés 0,2 -0,2 1,2 0,1 1,3 1,1
Construction -1,2 -0,7 -1,1 -1,3 -3,4 -3,5
Services marchands 0,2 0,2 0,9 0,7 0,4 1,8

    Tab4 – RDB et ratios des comptes des ménages

    variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
    RDB et ratios des comptes des ménages
    2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014 2015 (acquis)
    RDB 0,4 -0,1 1,1   1,1 1,3
    RDB (pouvoir d’achat) 0,5 0,0 1,2 1,1 1,5
    RDB par uc* (pouvoir d’achat) 0,4 -0,1 1,1 0,7 1,3
    RDB ajusté (pouvoir d’achat) 0,5 0,1 1,0 1,3 1,5
    Taux d’épargne (niveau) 15,2 15,0 15,2 15,1  
    Taux d’épargne financière (niveau) 6,2 6,0 6,3   6,0  
    • * uc : unité de consommation

    Tab5 – Ratios des comptes des SNF

    niveaux en %, données CVS-CJO
    Ratios des comptes des SNF
    2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014
    Taux de marge 29,4 29,8 31,1   29,5
    Taux d’investissement 23,2 23,0 22,7   23,1
    Taux d’épargne 17,4 18,3 19,2   17,4
    Taux d’autofinancement 75,0 79,9 84,6   75,2

      Tab6 – Dépenses, recettes et besoin de financementdes administrations publiques

      niveaux , données CVS-CJO
      Dépenses, recettes et besoin de financementdes administrations publiques
      2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014
      En milliards d’euros      
      Dépenses totales 306,9 307,5 309,9   1226,5
      Recettes totales 285,6 286,3 288,9   1141,7
      Capacité (+) ou besoin (-) de financement -21,4 -21,1 -21,0   -84,9
      En % de PIB      
      Capacité (+) ou besoin (-) de financement -4,0 -3,9 -3,9   -4,0

        La consommation des ménages ralentit fortement

        Au deuxième trimestre 2015, les dépenses de consommation des ménages ralentissent fortement (+0,1 % après +0,9 %). Les dépenses d’énergie-eau-déchets se replient (–2,2 % après +3,7 %), particulièrement en gaz et en électricité. Les dépenses en biens fabriqués se replient (–0,1 % après +1,7 %), notamment en habillement et en médicaments. Par ailleurs, les dépenses en services progressent modérément (+0,2 % après +0,3 %).

        L’investissement des ménages diminue de nouveau, celui des entreprises croît très faiblement

        La FBCF totale fléchit au deuxième trimestre 2015 (–0,3 % après 0,0 %). L’investissement en construction baisse pour le huitième trimestre consécutif (–1,3 % après –1,1 %). Hors construction, la FBCF augmente (+0,4 % après +1,0 %). Les achats de biens manufacturés ralentissent (+0,1 % après +1,2 %). Les dépenses en services marchands continuent d’augmenter (+0,7 % après +0,9 %). L’investissement des entreprises non financières décélère (+0,2 % après +0,6 %), celui des administrations publiques fléchit légèrement (–0,1 % après +0,2 %). La baisse de la FBCF des ménages s'accentue (–1,6 % après –1,2 %).

        Les exportations sont en nette hausse

        Au deuxième trimestre 2015, les exportations accélèrent (+1,7 % après +1,3 %), notamment celles de matériels de transport (+8,2 % après +0,1 %). À l’inverse, les exportations de produits pétroliers raffinés se replient vivement (–7,5 % après +13,0 %).

        Dans le même temps les importations ralentissent (+0,6 % après +2,2 %), notamment du fait d’un fort repli des achats d’hydrocarbures bruts et du ralentissement des matériels de transport (+4,1 % après +5,5 %). Au total, le commerce extérieur soutient l’activité ce trimestre (+0,3 point de PIB après –0,3 point).

        Les variations de stocks pèsent sur l’activité

        Les variations de stocks contribuent pour –0,4 point à la croissance du PIB au deuxième trimestre, après +0,3 point. Le déstockage concerne notamment le matériel de transport et les produits pétroliers raffinés.

        Révisions

        L’évolution du PIB au premier trimestre est légèrement révisée en hausse : elle s’établit à +0,7 %, contre +0,6 % lors de la précédente publication.

        Documentation

        La note méthodologique simplifiée
        (pdf, 133 Ko)