France, portrait socialÉdition 2003-2004

Insee Références
Paru le : 01/10/2003
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La vie familiale des immigrés

Catherine Borrel et Chloé Tavan, Insee

En 1999, 2,9 millions d'immigrés vivent en couple ou sont à la tête d'une famille monoparentale. Les 2 millions de familles auxquelles ils appartiennent comptent 6,9 millions de personnes dont moins de la moitié sont immigrées. Plus du tiers des immigrés vivant en couple sont en union avec une personne non immigrée. Mais, quand les deux conjoints sont immigrés, l'endogamie reste très forte : dans neuf cas sur dix, les conjoints ont la même origine. Plus du tiers des immigrés étaient en couple à leur arrivée en France. La vie familiale des immigrés a connu les mêmes évolutions que celle de l'ensemble de la population : personnes seules et familles monoparentales plus nombreuses, ruptures et remises en couple plus fréquentes. Si les femmes immigrées forment leur première union au même âge que les autres, les calendriers matrimoniaux des hommes immigrés sont nettement plus retardés que ceux de l'ensemble des hommes. Ce retard est particulièrement accusé pour les immigrés d'Algérie ou d'Afrique subsaharienne. Comme l'ensemble de la population, les immigrés débutent de plus en plus souvent leur vie de couple sans être mariés, mais ce mode d'entrée en union reste encore peu fréquent pour les immigrés venus du Maghreb ou de Turquie. Le mariage intervenant plus vite après la mise en couple pour les immigrés, ils se marient désormais plus jeunes que l'ensemble de la population. Malgré un âge au premier enfant relativement proche, les immigrés ont eu, en fin de vie féconde, davantage d'enfants. Ces écarts de descendance finale ne tiennent pas seulement à des différences de composition sociale.

Insee Références
Paru le : 01/10/2003