Artisanat : une situation difficile mais quelques marges de progrès

Fabrice Danielou, Laure Leroy, Mathieu Lecomte - Suivi partenarial : Stéphane Humbert (Conseil régional, Direction du Développement Durable, de la Prospective et de l’Évaluation), Carole Ovali (Conseil régional, Direction de l’Action Économique), Bruno Clément-Ziza (Direccte, Mission Synthèses), Patrick Bartier et Lahcen Merdji (Direccte, Service Économie de Proximité, Création d’Entreprises et Tourisme)

Au 1er janvier 2013, l’artisanat emploie 153 500 actifs en Nord-Pas-de-Calais. Le secteur a perdu près de 5 700 emplois depuis 2009. La dynamique liée à la mise en place du régime d’auto-entrepreneur a été insuffisante pour compenser la réduction du nombre de salariés. La baisse de l’emploi salarié concerne chacun des quatre grands segments de l’artisanat, à des degrés divers. Le segment de la fabrication a subi la plus forte baisse tandis que l’alimentation a le mieux résisté. Aujourd’hui, par comparaison avec la situation nationale, l’artisanat reste peu implanté en Nord-Pas-de-Calais. La densité d’emplois plus faible s’explique par un taux de chômage élevé, une plus forte présence de grands établissements et une moins bonne attractivité touristique. Au regard de ces caractéristiques, une augmentation de la densité est envisageable sur l’ensemble du territoire régional, principalement dans la fabrication, mais elle resterait limitée.

Insee Analyses Nord-Pas-de-Calais
No 17
Paru le : 05/06/2015

Au 1 er janvier 2013, l’artisanat emploie près de 153 500 personnes en région Nord-Pas-de-Calais, dont 110 000 salariés. Depuis le 1er janvier 2009, 5 700 emplois ont été détruits. Cela correspond à une baisse de 3%, supérieure de deux points au niveau national. Derrière cette évolution défavorable, deux dynamiques s’opposent. D’une part l’emploi salarié baisse : près de 9 200 personnes en moins en quatre ans. D’autre part, l’emploi non salarié progresse, avec 3 500 personnes en plus. L’essor du régime d’auto-entrepreneur, favorable à l’emploi non salarié, n’a ainsi pas été suffisant pour permettre à l’artisanat de résister à l’érosion de l’emploi salarié.

La fabrication subit la plus forte baisse de l’emploi salarié depuis 2009

Les quatre segments d’activité de l’artisanat (fabrication, bâtiment, alimentation et services) sont touchés par la baisse de l’emploi salarié (définitions et figure 1). Cependant, l’ampleur des pertes varie fortement d’un segment à l’autre. De même, au sein de chacun des segments, certaines activités ont été plus particulièrement affectées.

Le segment de la fabrication a subi l’évolution la plus défavorable. Sur quatre années, 11,3% des emplois ont été détruits, soit deux points de plus qu’au niveau national (figure 1). Dans ce segment, les secteurs de la mécanique industrielle et de l’imprimerie de labeur ont le plus contribué à la baisse (définitions et figure 2). Ces deux activités ont été particulièrement touchées par la crise intervenue en 2008. L’imprimerie de labeur subit parallèlement l’évolution des modes de communication. Celle-ci se caractérise notamment par l’abandon progressif de l’impression physique au profit du numérique. Les activités de fabrication de structures métalliques et réparation de machines et équipements mécaniques ont au contraire connu une hausse du nombre de leurs salariés.

1 – Évolution de l’emploi entre les 1er janvier 2009 et 2013 en région et en France métropolitaine

  • Source: Insee, Clap, Sirene, Lifi, Sine.

La situation est également difficile dans le bâtiment

Après une période de forte croissance entre 2000 et 2008, le secteur du bâtiment a également été touché de plein fouet par la crise. Ainsi entre 2009 et 2013, l’emploi salarié a diminué de 10,6%, un niveau très proche de celui enregistré dans la fabrication. La baisse a été particulièrement forte dans la région : elle est plus élevée, de trois points, qu’au niveau national. Cette chute concerne à la fois le gros œuvre et le second œuvre. Elle résulte en premier lieu de la mauvaise conjoncture rencontrée par l’activité de travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment et, à un degré moindre, par les travaux d’installation électrique (figure 2). À l’inverse, les travaux de menuiserie bois-PVC et les constructions de maisons individuelles ont le plus contribué à limiter les pertes d’emploi dans le bâtiment.

2 – Évolution de l’emploi salarié et contribution des secteurs à l’évolution de leur segment d’activité

  • Note : la contribution d’une activité à l’évolution est définie par l’écart de l’évolution du segment mesurée avec et sans l’activité. Plus la contribution est élevée (en valeur absolue), plus l’influence d’un secteur d’activité dans l’évolution du segment est forte.
  • Source: Insee, Clap, Sirene, Lifi.

Baisse des effectifs salariés moins marquée dans les services et l’alimentation

Dans le segment des services, l’emploi salarié a moins régressé que dans les deux segments précédents : – 4,1% sur quatre ans. La tendance est également négative en France métropolitaine mais, là encore, de moindre ampleur (– 1,3%). La coiffure et le commerce de détail de fleurs, plantes et graines… ont contribué le plus défavorablement à l’évolution de l’emploi salarié. Le secteur de la coiffure enregistre en particulier une baisse à la fois conjoncturelle et structurelle, contrastant avec l’augmentation de la demande des ménages en matière de soins de beauté. Si la crise de 2008 a un impact sur la consommation de service de coiffure, ce secteur cumule d’autres handicaps qui le rendent également moins attractif vis-à-vis de la main d’œuvre (salaires peu élevés notamment). Dans le commerce de détail de fleurs, plantes et graines, plusieurs phénomènes concourent à la baisse observée : parmi ceux identifiés par la profession, figurent la forte concurrence des magasins franchisés, des grandes et moyennes surfaces, de la vente par internet mais également les difficultés de recrutement liées aux contraintes horaires du métier. À l’inverse de la coiffure et du commerce de détail de fleurs, les activités de nettoyage courant des bâtiments et d’ambulances ont permis au segment de limiter les pertes d’emplois.

C’est au sein du segment de l’alimentation que les effectifs salariés ont le mieux résisté dans le Nord-Pas-de-Calais, avec une légère diminution de 0,4%. Cela reste pourtant éloigné de la tendance nationale où les effectifs progressent de 6%. C’est le repli de l’emploi dans les activités de boulangerie et boulangerie-pâtisserie qui explique principalement l’évolution du segment. En comparaison, les activités de restauration rapide ont bien résisté. Sur l’ensemble du territoire régional et national, la restauration rapide tire en effet profit de l’évolution des modes de consommation alimentaire des Français.

En raison notamment de cette évolution défavorable au cours des dernières années, l’artisanat demeure peu implanté en Nord-Pas-de-Calais comparativement aux autres régions françaises. Au 1 er janvier 2013, la densité d’emplois salariés artisanaux est ainsi de 272 pour 10 000 habitants contre 349 au niveau national, loin derrière la Corse ou l’Alsace (figure 3). Des politiques publiques sont déclinées aux différents échelons géographiques pour développer l’artisanat. C’est en particulier le cas en Nord-Pas-de-Calais avec la mise en place d’un plan régional de développement de l’artisanat (encadré 2). Toutefois, si les pouvoirs publics promeuvent cette forme d’activité, sa plus ou moins grande implantation dépend encore en partie des caractéristiques socio-économiques des territoires.

3 – Densités d’emplois salariés artisanaux pour 10 000 habitants en 2013 par région.

  • Note de lecture : Au 1er janvier 2013, la région Nord-Pas-de-Calais compte environ 272 emplois salariés dans l’artisanat pour 10 000 habitants, contre 534 en l’Alsace.
  • Source: Insee, Clap, Sirene, Lifi, Recensement de la Population

Dans les territoires, implantation de l’artisanat et caractéristiques socio-économiques sont liées

Parmi les multiples facteurs liés à la présence de l’artisanat dans les territoires, le chômage, la « touristicité », ainsi que la présence de grands établissements (comptant plus de 500 salariés) apparaissent comme étant les plus déterminants (données complémentaires). Ainsi, quel que soit le segment considéré, un taux de chômage élevé va de pair avec une moindre densité d’emploi salarié artisanal. La présence de grands établissements est également liée défavorablement au développement de l’artisanat dans les segments de la fabrication, des services et du bâtiment. Bien que pouvant constituer un réseau de sous-traitance dense et en étroite collaboration avec les grands établissements d’un territoire, l’activité artisanale peut se trouver en effet en concurrence directe avec ceux-ci. Enfin, la “touristicité” d’une zone, mesurée ici par la proportion de communes présentant un potentiel touristique, fait à l’inverse partie des critères les plus favorablement liés au développement de l’emploi salarié artisanal dans l’ensemble des secteurs, hormis celui de la fabrication. Pour ce dernier, c’est la part d’ouvriers présents sur le territoire qui s’avère être le principal élément favorable à son implantation.

En revanche, le développement de l’artisanat sur un territoire n’a pas de lien manifeste avec sa densité démographique, de même qu’avec sa plus ou moins grande « ruralité ». Ce dernier n’est déterminant que dans un segment : la fabrication. Au regard d’autres facteurs beaucoup plus influents, son rôle est de surcroît marginal.

Quelques marges de développement de l’artisanat dans la région

Le Nord-Pas-de-Calais présente dans l’ensemble des caractéristiques moins favorables que d’autres régions à une forte présence de l’artisanat. Compte tenu de ses caractéristiques, la région dispose tout de même d’une marge de progression de 4%. Cela porterait la densité d’emplois salariés dans l’artisanat à 284 pour 10 000 habitants contre 272 actuellement, soit un gain d’environ 4 900 emplois. Les possibilités de densification artisanale restent donc globalement limitées, comparé au niveau national. Elles existent par ailleurs, de manière plus ou moins prononcée, dans l’ensemble des zones d’emploi hormis Roubaix-Tourcoing, Arras, Berck-Montreuil et Lille (figure 4).

Au regard de ses caractéristiques, la zone d’emploi de Dunkerque connaît le plus gros écart entre densité artisanale observée et potentielle (28%). Mais, depuis cinq ans, le territoire suit une dynamique positive, avec une hausse de la densité artisanale, laissant présager un début de rattrapage. La zone d’emploi de Flandre-Lys partage dans une moindre mesure ces deux caractéristiques.

La zone d’emploi de Douai, malgré son profil, dispose d’une marge de progrès marquée. Pourtant, c’est l’un des territoires dans lesquels l’emploi artisanal a le plus diminué depuis 2009. Le constat est le même pour Calais et Cambrai.

4 – Profil des zones d’emploi selon la densité artisanale au 1er janvier 2013

  • Note de lecture : Dans la zone d’emploi de Dunkerque, la densité d’emploi salarié artisanal s’est accrue de 9,4% entre 2009 et 2013. Compte tenu de son profil socio-économique, ce territoire pourrait atteindre une densité de 302 contre 237, soit un écart relatif de + 28%. À l’inverse, dans la zone d’emploi de Roubaix-Tourcoing, la densité d’emploi salarié artisanal a diminué de 11% entre 2009 et 2013. Compte tenu de son profil, on pourrait y attendre une densité moindre (281 contre 294 observée), soit un écart relatif de - 4,5%.
  • Note : La taille des bulles est proportionnelle au poids de la zone d’emploi dans l’emploi salarié artisanal.
  • Source: Insee, Clap, Sirene, Lifi, Recensement de la Population.

Le secteur de la fabrication est le plus concerné

Le segment de la fabrication dispose des marges de développement les plus élevées dans une majorité de zones d’emploi (figure 5). Les zones d’emploi de Saint-Omer et de Douai sont les plus concernées avec une densité d’emplois salariés qui pourrait être multipliée par près de 1,9. Les zones d’emploi de Calais et Dunkerque, dans l’ensemble peu artisanales, peuvent également envisager un essor du secteur de la fabrication.

Dans le bâtiment, une augmentation de la densité artisanale est envisageable dans la majorité des zones d’emploi. C’est particulièrement le cas à Calais et Dunkerque.

Enfin, dans les segments services et alimentation, le constat est plus mitigé. Dans le segment des services, Valenciennes et Maubeuge disposent des marges de densification les plus prononcées.

5 – Densité de salariés par zone d’emploi et marge de développement théorique pour chaque segment artisanal.

  • Note de lecture : Dans la zone d’emploi de Béthune-Bruay, la densité d’emploi salarié artisanal se situe dans la moyenne régionale avec 271 salariés pour 10 000 habitants. Compte tenu de son profil socio-économique, la densité d’emploi artisanal attendue pourrait être supérieure de 6% au niveau observé. Cette hausse pourrait avoisiner 11% dans le secteur des services, respectivement 5 et 7% dans les secteurs du bâtiment et de la fabrication. Enfin, dans le segment de l’alimentation, la densité observée est conforme à la densité attendue.
  • Source: Insee, Clap, Sirene, Lifi, Recensement de la Population.

Encadrés

Encadré 1 : évolutions de l’artisanat à court terme

Au 1er janvier 2013, la région comptait 45 200 établissements artisanaux pour 42 700 entreprises (figure 6). Entre les 1er janvier 2012 et 2013, le nombre d’entreprises est resté stable. Pourtant, un renouvellement relativement important a lieu. En particulier, 7 100 entreprises artisanales ont été créées au cours de l’année 2012 en Nord-Pas-de-Calais. Cela représente 700 entreprises de moins qu’en 2011 et le taux de création baisse de 18,6 à 16,6%. La création d’entreprise demeure néanmoins plus forte en région qu’ailleurs en France. Elle est toujours portée par le régime de l’auto-entrepreneuriat : près de deux créations d’entreprises sur trois relèvent de ce régime en région.

Sur un an, l’artisanat accuse une baisse de 5 000 emplois et une évolution de – 3,2%. La situation s’est davantage dégradée dans la région qu’au niveau national où la baisse atteint 2%. En région comme en France, le salariat est le plus touché. Dans le Nord-Pas-de-Calais, le nombre de salariés baisse de 4,2%. Dans le même temps, le contingent de non-salariés ne se réduit que faiblement.

Parmi les salariés de l’artisanat, 7 000 étaient apprentis en 2012 en région. Sur un an, cela constitue une perte nette de 6% de l’effectif, plus marquée que celle observée parmi l’ensemble des salariés. Cette diminution est également plus forte d’un point par rapport au niveau national.

6 – Tableau de bord de l'artisanat au 1er janvier 2013

Tableau de bord de l'artisanat au 1er janvier 2013
Au 1er janvier 2013 Au 1er janvier 2012
01/01/13 Variation 2012-2013 Variation 2011-2012
Nord-Pas-de-Calais France métropolitaine Nord-Pas-de-Calais / France métropolitaine Nord-Pas-de-Calais France métropolitaine Nord-Pas-de-Calais France métropolitaine
(en nombre) (en nombre) (en %%) (en %) (en %) (en %) (en %)
Effectifs salariés dans les établissements 110 044 2 202 401 5,0 -4,3 -2,6 -0,4 -0,9
Dont apprentis 7 056 149 867 4,7 -6,0 -4,9 -1,0 -1,9
Nombre de conjoints collaborateurs 1 426 31 065 4,6 -5,1 -7,0 -8,0 -5,3
Nombre de chefs d'entreprises 42 029 1 037 413 4,1 -0,1 -0,4 1,5 1,8
Ensemble des actifs 153 499 3 270 879 4,7 -3,2 -2,0 0,0 -0,1
Nombre d'établissements artisanaux 45 200 1 107 591 4,1 -0,4 -0,7 1,4 1,8
Densité d'établissements pour 10000 habitants 112 176 NS -0,6 -1,6 1,2 1,2
Création d'entreprises 7 102 158 149 4,5 -9,0 -3,9 -2,4 -7,2
  • Source: Insee, Clap, Sirene, Lifi, Sine, Recensement de la Population.

Encadré 2 : le Programme régional de développement de l’artisanat

Au travers du lancement, le 24 novembre 2014, du Programme régional de développement de l’artisanat 2014-2020, l’Etat, la Région Nord-Pas-de-Calais, le Département du Nord, le Département du Pas-de-Calais et la Chambre de métiers et de l’artisanat de Région Nord-Pas-de-Calais se sont engagés à développer un partenariat actif en faveur de l’artisanat.

Ce programme a pour objectif de renforcer la contribution des entreprises artisanales à l’essor économique et social de la région.

Il est articulé autour de quatre axes stratégiques :

- le soutien à l’innovation,

- le développement des filières,

- la coopération interentreprises,

- le développement local.

Il bénéficie aussi, pour sa mise en œuvre, du soutien des fonds européens.

Champ

Le champ et les activités de l’artisanat :

Selon la loi du 5 juillet 1996, l’artisanat regroupe l’ensemble des entreprises de dix salariés au plus au démarrage, immatriculées au répertoire des métiers, qui exercent à titre principal ou secondaire une activité professionnelle indépendante de production, de transformation, de réparation ou de prestation de service figurant dans l’article annexe du décret du 2 avril 1998 modifié par le décret du 11 mars 2010. Le fait d’être inscrit au répertoire des métiers ne confère pas automatiquement accès à la qualité d’artisan ou de maître artisan, qui soulignent la qualification et l’expérience du professionnel.

Les métiers de l’artisanat sont regroupés dans cette étude en quatre grands segments : « Fabrication », « Alimentation », « Services » et « Bâtiment ». Afin de mieux appréhender ce que recouvre chacun de ces segments, les activités qui y sont les plus représentées dans la région en termes d’emplois salariés figurent ici :

Fabrication : Mécanique industrielle ; Fabrication de structures métalliques et de parties de structures ; Réparation de machines et équipements mécaniques ; Autre imprimerie (labeur), Fabrication de matériel médico-chirurgical et dentaire

Alimentation : Boulangerie et boulangerie-pâtisserie ; Commerce de détail de viandes et de produits à base de viande en magasin spécialisé ; Restauration de type rapide ; Pâtisserie

Services : Entretien et réparation de véhicules automobiles légers ; Coiffure ; Nettoyage courant des bâtiments ; Ambulances

Bâtiment : Travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment ; Travaux de menuiserie bois et PVC ; Travaux d’installation électrique dans tous locaux ; Travaux de couverture par éléments

Contribution d’un secteur d’activité à l’évolution d’un segment artisanal :

La contribution d’un secteur d’activité à l’évolution de son segment tient compte de deux facteurs : - l’évolution de l’emploi dans le secteur d’activité ;

— le volume d’emplois que ce secteur représente dans le segment.

Pour en savoir plus

L’artisanat de la région Nord-Pas-de-Calais, chiffres clés 2014, Chambre de métiers et de l’artisanat de région Nord-Pas-de-Calais, juillet 2014

Chiffres clés de l’artisanat 2014 : Direction générale des entreprises

Tableau de bord de l’artisanat au 1 er janvier 2012, Insee Nord-Pas-de-Calais, Pages de Profils n°146 – Décembre 2013