Un léger mieux au dernier trimestre 2014 en Lorraine

Dorothée Ast, Pierre-Yves Berrard, Olivier Serre, Insee

La conjoncture est un peu moins défavorable fin 2014 en Lorraine. L’emploi salarié marchand progresse très légèrement, du fait d’un fort rebond de l’emploi intérimaire (+ 8,6 %). L’emploi continue par contre de diminuer dans la construction et dans l’industrie. Le taux de chômage et le nombre de demandeurs d’emploi augmentent encore légèrement. Le secteur de la construction reste très dégradé. Les mises en chantier de logements continuent à diminuer, et la baisse des permis de construire ne laisse pas entrevoir d’amélioration pour les mois à venir. En ce qui concerne la commercialisation de logements neufs, le marché se détériore. La fin d’année n’a pas été très favorable pour l’activité hôtelière en Lorraine. Les nuitées ont été moins nombreuses que fin 2013, particulièrement dans les Vosges.

Les exportations sont en retrait en 2014 par rapport à 2013, notamment du fait du recul des exportations vers l’Allemagne. Ce décalage se réduit toutefois en fin d’année. Les créations d’entreprises augmentent sensiblement fin 2014, du fait d’un rebond des créations classiques. Les défaillances sont en outre un peu moins nombreuses en 2014 qu’en 2013.

Au niveau national, l’activité n’a que légèrement progressé en France fin 2014. Selon la prévision nationale, elle serait plus dynamique au premier semestre 2015 (+ 0,4 % au premier trimestre, puis + 0,3 %), soutenue par la consommation des ménages.

Insee Conjoncture Lorraine
No 4
Paru le : 24/04/2015

Emploi salarié lorrain : très légère hausse fin 2014

Au quatrième trimestre 2014, l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands augmente très légèrement en Lorraine (+ 0,1 %, soit environ 600 créations nettes d’emplois), après de nombreux trimestres de baisses marquées (figure 1). Cette légère progression est due à un fort rebond de l’intérim (+ 8,6 %, soit 1 500 créations nettes). L’emploi stagne dans le tertiaire marchand hors intérim. Il continue de diminuer dans la construction et l’industrie (figure 2). L’emploi salarié progresse en Moselle (+ 0,4 %). En Meurthe-et-Moselle, les effectifs sont stables. Ils diminuent dans les Vosges (- 0,2 %) et dans la Meuse (- 0,5 %).

Sur l’ensemble de l’année 2014, le bilan est encore morose pour l’emploi lorrain (- 1,2 %, soit près de 5 500 destructions nettes d’emplois). Selon la prévision nationale, l’emploi salarié marchand diminuerait encore légèrement en France début 2015, mais moins fortement qu’en 2014.

Dans le secteur de la construction, l’emploi diminue encore en Lorraine au dernier trimestre 2014 (- 0,7 %, soit près de 310 suppressions nettes d’emplois), en lien avec une activité toujours dégradée. La baisse est un peu moins marquée qu’au deuxième (- 1,4 %) et au troisième trimestre (- 2,2 %). Au total, en 2014, l’emploi dans la construction chute nettement (- 5,1 %, soit 2 300 suppressions nettes).

Dans l’industrie, l’emploi continue de diminuer (- 0,4 %, soit un peu plus de 500 destructions nettes). La baisse est un peu plus forte qu’au niveau national (- 0,3 %). L’emploi industriel baisse particulièrement en Meurthe-et-Moselle (- 0,8 %) et dans les Vosges (- 0,6 %). La fin d’année a été marquée notamment par la liquidation de l’entreprise vosgienne de tissage K. Industries. Sur l’ensemble de l’année 2014, le recul de l’emploi industriel est encore marqué (- 2,0 %, soit près de 2 450 suppressions nettes d’emplois).

Dans le commerce, l’emploi augmente légèrement dans la région (+ 0,1 %, soit environ 80 créations nettes). La hausse est plus marquée en Moselle (+ 0,5 %), soutenue par l’ouverture du centre commercial Waves Actisud à Moulins-lès-Metz. Par contre, l’emploi diminue dans les services marchands hors intérim (- 0,1 %, soit environ 160 suppressions). Sur l’ensemble de l’année, l’emploi baisse dans le commerce (- 1,3 %) et dans les services marchands hors intérim (- 0,3 %).

Comme évoqué précédemment, l’emploi intérimaire rebondit au dernier trimestre 2014 en Lorraine (+ 8,6 % soit environ 1 500 créations nettes), davantage qu’au niveau national (+ 4,7 %) (figure 3). Il augmente nettement en Moselle (+ 9,8 %), en Meurthe-et-Moselle (+ 11,0 %) et dans les Vosges (+ 7,1 %). Dans la Meuse, l’intérim est en net repli (- 5,6 %). Au total, en 2014, l’intérim est en hausse (+ 6,0 %), mais affiche un profil heurté.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Lorraine France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,89 100,06
T3 2005 99,65 100,19
T4 2005 99,54 100,33
T1 2006 99,48 100,43
T2 2006 99,82 101
T3 2006 100,03 101,39
T4 2006 99,61 101,45
T1 2007 100,02 102,24
T2 2007 100,18 102,49
T3 2007 100,44 102,86
T4 2007 100,35 103,07
T1 2008 101,04 103,31
T2 2008 100,67 102,89
T3 2008 99,63 102,56
T4 2008 98,69 101,85
T1 2009 96,99 100,78
T2 2009 96,12 100,29
T3 2009 95,64 100,01
T4 2009 95,62 100,09
T1 2010 95,43 100,03
T2 2010 95,09 100,08
T3 2010 95,27 100,29
T4 2010 95,42 100,49
T1 2011 95,4 100,78
T2 2011 95,73 101,06
T3 2011 95,33 100,95
T4 2011 95,06 100,94
T1 2012 94,97 100,98
T2 2012 94,2 100,85
T3 2012 93,83 100,59
T4 2012 93,27 100,33
T1 2013 92,9 100,28
T2 2013 92,48 99,92
T3 2013 92,11 99,94
T4 2013 91,81 100,03
T1 2014 91,55 99,91
T2 2014 91,3 99,95
T3 2014 90,59 99,56
T4 2014 90,71 99,55
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Lorraine

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Lorraine
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,77 99,26 100,13 100,05
T3 2005 101,47 98,29 100,08 99,92
T4 2005 102,47 97,66 100,22 99,67
T1 2006 103,35 96,85 100,41 99,52
T2 2006 104,34 96,18 100,65 99,48
T3 2006 105,42 95,5 101,17 99,69
T4 2006 106,35 94,45 101,14 99,55
T1 2007 107,49 93,8 101,4 100,14
T2 2007 107,74 93,13 102,17 100,69
T3 2007 108,98 92,67 102,89 101,9
T4 2007 109,74 92,36 102,8 101,91
T1 2008 110,74 92,21 103,44 102,4
T2 2008 111,72 91,71 103,45 102,29
T3 2008 111,49 90,39 103,36 101,84
T4 2008 110,14 89,81 103,69 102,17
T1 2009 107,92 88,22 103,15 101,58
T2 2009 106,81 86,76 102,81 100,92
T3 2009 105,06 85,51 102,48 100,02
T4 2009 104,57 84,19 102,64 99,88
T1 2010 104,37 83,17 102,39 99,25
T2 2010 103,35 82,47 102,2 99,08
T3 2010 102,51 81,62 102,67 99,08
T4 2010 102,31 81,35 102,7 99,22
T1 2011 102,42 80,81 102,88 99,13
T2 2011 101,79 80,87 103,19 99,22
T3 2011 101,02 80,5 103,01 99,05
T4 2011 100,8 79,98 103,36 99,18
T1 2012 100,72 79,74 103,27 99,31
T2 2012 100,57 79,47 102,6 99,18
T3 2012 100,15 79,14 102,51 99,15
T4 2012 99,28 78,67 102,07 98,44
T1 2013 98,04 77,85 102,04 98,38
T2 2013 97,27 76,98 101,74 97,99
T3 2013 96,91 76,25 101,45 97,71
T4 2013 96,14 75,78 101,26 97,47
T1 2014 95,31 75,54 101,18 97,02
T2 2014 94 75,13 101,03 96,54
T3 2014 91,89 74,58 100,63 96,11
T4 2014 91,23 74,26 100,59 96,19
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Lorraine

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Lorraine France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,86 99,88
T3 2005 100,35 101,92
T4 2005 98,72 102,65
T1 2006 99,15 101,71
T2 2006 106,96 107,4
T3 2006 108,07 107,33
T4 2006 104,41 105,39
T1 2007 113,3 114,96
T2 2007 111,92 112,52
T3 2007 109,48 110,89
T4 2007 109,29 109,84
T1 2008 116,18 114,39
T2 2008 109,01 106,36
T3 2008 96,34 99,98
T4 2008 77,49 87,02
T1 2009 61,42 74,44
T2 2009 58,83 75,74
T3 2009 65,25 79,46
T4 2009 73,86 84,02
T1 2010 80,73 88,96
T2 2010 82,74 92,99
T3 2010 88,99 97,12
T4 2010 94,78 100,59
T1 2011 95,77 101,19
T2 2011 100,67 101,78
T3 2011 97,94 100,93
T4 2011 91,74 96,96
T1 2012 92,75 95,66
T2 2012 85,65 92,32
T3 2012 81,46 88,41
T4 2012 79,42 86,38
T1 2013 80,01 88,5
T2 2013 82,43 87,55
T3 2013 83,52 88,99
T4 2013 84,27 91,91
T1 2014 82,75 89,65
T2 2014 84,93 91,62
T3 2014 82,21 87,87
T4 2014 89,28 91,96
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Légère augmentation du chômage

Au quatrième trimestre 2014, en Lorraine, 10,7 % de la population active est au chômage au sens du BIT. Le taux de chômage augmente de 0,1 point en un trimestre et de 0,4 point en une année (figure 4). La hausse est identique en France métropolitaine, mais le chômage reste néanmoins à un niveau bien inférieur (10 % de la population active). Selon la prévision nationale, le chômage augmenterait de nouveau en France métropolitaine (+ 0,1 point par trimestre). Le taux de chômage pourrait donc encore s’accroître en Lorraine.

La Meurthe-et-Moselle (10,2 % de chômage) et la Meuse (10,3 %) subissent une hausse de 0,2 point par rapport au troisième trimestre. L’augmentation est moins importante en Moselle (+ 0,1 point), où le chômage s’établit à 10,8 %. Le taux de chômage se stabilise dans les zones d’emploi de Sarrebourg et de Sarreguemines. Dans les Vosges (11,9 %), le chômage est également en légère hausse. Il augmente dans la zone d’emploi de Remiremont (+ 0,3 point). Il est stable dans la zone d’Épinal. Les zones de Neufchâteau et de Saint-Dié-des-Vosges sont les seules zones d’emploi lorraines où le chômage diminue au quatrième trimestre (figure 4b).

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Lorraine France métropolitaine
T1 2005 8,3 8,3
T2 2005 8,4 8,4
T3 2005 8,7 8,6
T4 2005 8,8 8,7
T1 2006 9,0 8,8
T2 2006 8,9 8,6
T3 2006 8,8 8,5
T4 2006 8,1 8,0
T1 2007 8,3 8,1
T2 2007 7,9 7,8
T3 2007 7,8 7,6
T4 2007 7,3 7,1
T1 2008 7,0 6,8
T2 2008 7,2 7,0
T3 2008 7,3 7,1
T4 2008 7,7 7,4
T1 2009 8,8 8,2
T2 2009 9,6 8,8
T3 2009 9,6 8,8
T4 2009 9,7 9,1
T1 2010 9,5 9,0
T2 2010 9,4 8,9
T3 2010 9,4 8,8
T4 2010 9,3 8,8
T1 2011 9,2 8,7
T2 2011 9,0 8,6
T3 2011 9,1 8,8
T4 2011 9,4 8,9
T1 2012 9,6 9,1
T2 2012 9,9 9,3
T3 2012 9,9 9,4
T4 2012 10,3 9,7
T1 2013 10,6 9,9
T2 2013 10,7 10,0
T3 2013 10,7 9,9
T4 2013 10,3 9,6
T1 2014 10,4 9,7
T2 2014 10,3 9,7
T3 2014 10,6 9,9
T4 2014 10,7 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé

Figure 4 – Taux de chômage

Figure_4b – Taux de chômage par zone d’emploi

  • Source : Insee, taux de chômage localisés

Demande d’emploi toujours à la hausse

En Lorraine, 129 400 demandeurs d’emploi de catégorie A sont inscrits à Pôle emploi fin décembre 2014. Ils sont 700 de plus qu’en septembre 2014, soit une hausse de 0,5 % (figure 4c). Cette augmentation concerne pour la plus grande partie les demandeurs de 50 ans et plus (+ 2,3 %). À l’inverse, le marché du travail est moins défavorable pour les jeunes. Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans diminue (- 1,1 %), après une quasi-stabilité au troisième trimestre. Le nombre de demandeurs ayant entre 25 et 49 ans, soit six demandeurs sur dix, est quant à lui en légère hausse (+ 0,3 %). Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a augmenté tout au long de l’année 2014. Au total, près de 3 600 personnes supplémentaires sont inscrites par rapport à décembre 2013.

Au cours du quatrième trimestre, 18 450 offres d’embauche ont été déposées à Pôle emploi en Lorraine. Leur nombre est en recul de 2,4 % par rapport au troisième trimestre. L’essentiel de la baisse est imputable aux offres d’emploi d’une durée supérieure à six mois (- 4,7 %). Sur l’ensemble de l’année 2014, près de 74 850 offres ont été proposées, soit 6 200 de moins qu’en 2013.

Figure 4c – Demandeurs d’emploi

Indice base 100 en juin 2009
Demandeurs d’emploi
Moins de 25 ans Ensemble hommes De 25 à 49 ans Ensemble femmes 50 ans et plus
juin|2009 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
sept.|2009 99,8 102,0 102,1 101,6 103,6
déc.|2009 97,9 103,4 102,8 101,9 109,5
mars|2010 94,5 103,0 104,2 104,2 114,7
juin|2010 93,2 102,5 104,2 106,0 120,0
sept.|2010 91,5 102,9 104,3 106,8 126,2
déc.|2010 88,3 102,1 104,2 107,6 131,1
mars|2011 85,8 98,0 101,0 107,9 134,3
juin|2011 86,1 98,8 100,7 108,1 138,3
sept.|2011 86,5 100,8 102,8 111,4 146,4
déc.|2011 88,9 103,2 104,3 113,8 152,5
mars|2012 89,7 106,3 106,0 114,9 159,2
juin|2012 91,6 108,5 107,3 116,4 163,6
sept.|2012 94,3 112,7 110,5 119,6 171,0
déc.|2012 98,3 116,8 113,7 123,7 179,2
mars|2013 99,9 121,0 117,4 126,4 185,2
juin|2013 100,3 122,7 119,7 129,7 190,9
sept.|2013 99,1 123,4 119,8 130,1 195,9
déc.|2013 97,7 124,5 119,7 129,5 201,0
mars|2014 94,8 125,2 120,1 129,6 206,7
juin|2014 95,4 127,1 121,3 130,7 211,2
sept.|2014 95,2 128,5 122,2 131,0 214,2
déc.|2014 94,1 128,6 122,5 132,6 219,1
  • Champ : demandeurs d’emploi de catégorie A en fin de mois en Lorraine (données CVS)
  • Source : Direccte - Pôle emploi

Figure 4c – Demandeurs d’emploi

Construction : pas de reprise en vue

En Lorraine, 8 200 logements ont été commencés sur l’ensemble de l’année 2014. Par rapport à 2013, les mises en chantier de logements chutent (- 20,4 %). La baisse est plus prononcée qu’au niveau national (- 10,9 %). Au cours des derniers mois, le nombre de mises en chantier semble se stabiliser en Lorraine, alors qu’elles sont encore orientées à la baisse au niveau national (figure 5).

En Lorraine, 8 300 autorisations de construction de logements ont été délivrées en 2014, soit nettement moins qu’en 2013 (- 15,3 %). La baisse est moindre au niveau national (- 11,1 %). Après une relative stabilisation en milieu d’année, le nombre d’autorisations repart à la baisse dans la région en fin d’année, de façon plus marquée que sur l’ensemble de la France (figure 6).

Au quatrième trimestre 2014, les ventes de logements neufs, et les mises en vente sont en net retrait par rapport au quatrième trimestre 2013. Les ventes d’appartements diminuent sensiblement (- 22,3 %), alors qu’elles sont en hausse au niveau national (+ 3,8 %). Les ventes de maisons individuelles augmentent légèrement (+ 3,4 %). La baisse des mises en vente touche les logements collectifs (- 76,7 % par rapport au dernier trimestre 2013) et les maisons (- 22,9 %). Sur l’ensemble de l’année 2014, le bilan est assez morose sur le marché du logement neuf. Les ventes sont en baisse dans le collectif comme dans l’individuel.

Avertissement : À compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del2 sont diffusés afin d'améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs. Ces nouveaux indicateurs visent à retracer, dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d'événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu'à présent. Ces nouveaux indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur 12 mois.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 96,32 100,44
mars 2005 98,53 101,6
avril 2005 97,79 102,22
mai 2005 100,74 104,47
juin 2005 101,47 105,53
juil. 2005 99,26 105,85
août 2005 99,26 106,49
sept. 2005 100 108,07
oct. 2005 102,94 109,18
nov. 2005 101,47 109,3
déc. 2005 101,47 110,64
janv. 2006 97,06 110,86
févr. 2006 98,53 111,55
mars 2006 101,47 112,31
avril 2006 105,88 113,45
mai 2006 105,88 113,8
juin 2006 108,82 114,96
juil. 2006 111,03 115,35
août 2006 110,29 115,94
sept. 2006 113,24 115,72
oct. 2006 113,97 116,46
nov. 2006 119,85 117,45
déc. 2006 119,85 117,08
janv. 2007 120,59 117,08
févr. 2007 120,59 117,08
mars 2007 116,91 116,81
avril 2007 116,18 116,51
mai 2007 116,18 116,07
juin 2007 115,44 115,77
juil. 2007 114,71 117,32
août 2007 117,65 116,58
sept. 2007 113,24 116,51
oct. 2007 111,03 117,05
nov. 2007 105,88 116,36
déc. 2007 106,62 116,16
janv. 2008 105,88 115,89
févr. 2008 105,88 115,84
mars 2008 108,82 114,44
avril 2008 105,88 113,13
mai 2008 100,74 111,35
juin 2008 97,79 109,21
juil. 2008 95,59 106,27
août 2008 92,65 105,36
sept. 2008 91,18 103,33
oct. 2008 91,91 100,2
nov. 2008 88,24 97,01
déc. 2008 85,29 94,6
janv. 2009 83,82 91,36
févr. 2009 81,62 88,06
mars 2009 75 85,86
avril 2009 75 84,03
mai 2009 73,53 82,06
juin 2009 70,59 80,6
juil. 2009 69,12 80,6
août 2009 70,59 80,75
sept. 2009 72,79 79,47
oct. 2009 69,12 78,87
nov. 2009 69,85 80,28
déc. 2009 72,06 82,48
janv. 2010 72,06 82,58
févr. 2010 72,06 83,05
mars 2010 73,53 84,3
avril 2010 72,79 84,92
mai 2010 75 86,3
juin 2010 76,47 87,49
juil. 2010 77,94 88,1
août 2010 75 88,94
sept. 2010 72,79 91,36
oct. 2010 74,26 94,25
nov. 2010 78,68 96,79
déc. 2010 79,41 98,47
janv. 2011 80,15 99,8
févr. 2011 81,62 100,89
mars 2011 83,09 101,8
avril 2011 80,88 102,15
mai 2011 80,88 103,04
juin 2011 80,88 102
juil. 2011 80,15 101,58
août 2011 80,88 101,06
sept. 2011 80,15 100,12
oct. 2011 79,41 98,99
nov. 2011 76,47 99,83
déc. 2011 77,21 100,15
janv. 2012 76,47 99,7
févr. 2012 75,74 99,93
mars 2012 75 99,78
avril 2012 75 99,33
mai 2012 75 98,22
juin 2012 75,74 98,59
juil. 2012 75,74 98,3
août 2012 75 98
sept. 2012 74,26 97,43
oct. 2012 74,26 97,01
nov. 2012 72,79 94,55
déc. 2012 71,32 94,47
janv. 2013 72,06 95,29
févr. 2013 75,74 95,95
mars 2013 77,21 96,54
avril 2013 80,15 97,63
mai 2013 80,88 98,72
juin 2013 79,41 99,21
juil. 2013 77,94 99,33
août 2013 77,94 99,04
sept. 2013 78,68 98,99
oct. 2013 77,21 98,08
nov. 2013 75,74 97,24
déc. 2013 75,74 94,89
janv. 2014 75 94,15
févr. 2014 69,85 92,72
mars 2014 66,91 91,14
avril 2014 63,97 90,1
mai 2014 61,76 88,6
juin 2014 61,03 87,86
juil. 2014 59,56 87,19
août 2014 58,82 86,94
sept. 2014 58,09 85,91
oct. 2014 59,56 85,41
nov. 2014 60,29 84,85
déc. 2014 60,29 84,5
janv. 2015 58,82 83,79
févr. 2015 58,09 83,27
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2

Figure 5 – Évolution du nombre de logements commencés

Figure 6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 96,71 100,47
mars 2005 96,71 101,51
avril 2005 96,71 102,27
mai 2005 98,03 102,8
juin 2005 101,32 104,19
juil. 2005 101,32 105,05
août 2005 100 105,52
sept. 2005 103,95 106,38
oct. 2005 106,58 106,5
nov. 2005 107,24 106,97
déc. 2005 107,89 108,38
janv. 2006 109,87 109,42
févr. 2006 110,53 110,69
mars 2006 113,16 112,42
avril 2006 115,13 113,42
mai 2006 115,13 114,81
juin 2006 113,16 115,53
juil. 2006 116,45 116,39
août 2006 115,79 117,06
sept. 2006 112,5 116,57
oct. 2006 115,13 118
nov. 2006 113,16 118,96
déc. 2006 113,82 118,47
janv. 2007 111,84 117,9
févr. 2007 113,16 117,9
mars 2007 114,47 118,39
avril 2007 111,18 117,84
mai 2007 109,21 117,53
juin 2007 111,84 116,78
juil. 2007 113,16 116,98
août 2007 111,84 116,8
sept. 2007 113,82 116,51
oct. 2007 112,5 115,77
nov. 2007 111,84 113,69
déc. 2007 111,18 112,44
janv. 2008 109,21 112,22
févr. 2008 107,24 111,87
mars 2008 102,63 110,26
avril 2008 103,95 109,48
mai 2008 107,24 108,28
juin 2008 103,95 106,09
juil. 2008 98,68 103,6
août 2008 100 101,16
sept. 2008 98,68 99,61
oct. 2008 98,68 97,4
nov. 2008 98,03 95,55
déc. 2008 95,39 92,75
janv. 2009 94,74 89,97
févr. 2009 90,79 86,37
mars 2009 88,82 83,49
avril 2009 84,21 81,24
mai 2009 78,29 78,55
juin 2009 75 76,62
juil. 2009 75,66 75,5
août 2009 73,68 74,66
sept. 2009 71,05 74,01
oct. 2009 68,42 73,11
nov. 2009 66,45 73,27
déc. 2009 65,79 73,99
janv. 2010 66,45 74,64
févr. 2010 69,74 76,38
mars 2010 70,39 78,87
avril 2010 73,03 80,83
mai 2010 73,68 82,94
juin 2010 76,32 85,27
juil. 2010 74,34 87,49
août 2010 75,66 88,8
sept. 2010 76,32 90,36
oct. 2010 78,29 90,99
nov. 2010 78,95 91,52
déc. 2010 76,97 92,71
janv. 2011 76,97 94,01
févr. 2011 75,66 94,22
mars 2011 77,63 93,73
avril 2011 77,63 93,62
mai 2011 80,92 95,08
juin 2011 80,92 95,44
juil. 2011 82,24 95,97
août 2011 85,53 97,22
sept. 2011 86,84 98,96
oct. 2011 85,53 99,63
nov. 2011 92,11 100,74
déc. 2011 92,76 101,76
janv. 2012 92,76 101,78
févr. 2012 94,08 101,92
mars 2012 92,76 101,57
avril 2012 92,76 101,86
mai 2012 92,11 100,45
juin 2012 90,13 100,06
juil. 2012 90,79 99,2
août 2012 87,5 99,08
sept. 2012 90,13 97,04
oct. 2012 88,16 96,55
nov. 2012 82,89 95,48
déc. 2012 80,92 93,75
janv. 2013 82,24 93,91
févr. 2013 82,89 95,42
mars 2013 82,89 95,95
avril 2013 81,58 94,42
mai 2013 77,63 92,38
juin 2013 75,66 90,66
juil. 2013 73,03 88,56
août 2013 69,74 85,88
sept. 2013 65,13 84,27
oct. 2013 63,82 83,61
nov. 2013 63,16 82,75
déc. 2013 64,47 81,98
janv. 2014 61,18 79,89
févr. 2014 59,21 76,83
mars 2014 57,24 75,75
avril 2014 57,24 74,58
mai 2014 57,89 74,7
juin 2014 57,24 74,56
juil. 2014 57,24 74,79
août 2014 57,89 74,74
sept. 2014 57,24 74,99
oct. 2014 57,89 74,03
nov. 2014 56,58 73,23
déc. 2014 54,61 72,91
janv. 2015 53,29 72,48
févr. 2015 51,32 71,88
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2

Figure 6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Tourisme : activité hôtelière toujours dégradée

Au quatrième trimestre 2014, les hôtels lorrains ont enregistré plus de 833 000 nuitées (- 1,9 % par rapport au dernier trimestre 2013) (figure 7). Les clients français sont venus moins nombreux, avec pour effet une diminution importante de leurs nuitées (- 2,7 %). L’arrivée plus massive de touristes étrangers, pour des séjours toutefois plus courts que l’année précédente, n’a pas suffi à endiguer la baisse.

Le recul de la fréquentation touche essentiellement les hôtels indépendants. L’hôtellerie de chaîne résiste, grâce à la clientèle étrangère.

Dans les Vosges, l’activité hôtelière est particulièrement dégradée (- 12,4 %). Le nombre de nuitées diminue plus légèrement en Meurthe-et-Moselle (- 1,2 %) et dans la Meuse (- 1,1 %). La situation est plus favorable en Moselle, où l’hôtellerie enregistre un surplus de nuitées (+ 2,4 %) par rapport au quatrième trimestre 2013. Dans ce département, les hôtels de chaîne représentent près des deux tiers des établissements, alors qu’ils ne constituent qu’à peine 30 % du parc hôtelier vosgien.

Au début de l’année 2015, les perspectives sont meilleures pour le tourisme lorrain, grâce à des conditions météorologiques favorables pour les stations de ski.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Lorraine France métropolitaine
janv. 2011 8,033424705986377 4,424019382904125
févr. 2011 -4,757178305565407 0,36097644042834726
mars 2011 1,563323379588985 2,148949283008103
avril 2011 1,8819672131147571 5,322684494053097
mai 2011 -5,202816901408458 -2,467137150972245
juin 2011 -1,7832381163680757 6,6012349846041145
juil. 2011 3,3592778768715226 3,9576372170374206
août 2011 5,246621880507794 2,467101476159852
sept. 2011 1,917903323787207 2,6138625423175768
oct. 2011 0,6876628881841296 5,67580433069595
nov. 2011 0,9932982288176083 4,577863062227188
déc. 2011 -3,5635884677301366 3,365746075866981
janv. 2012 -0,6711684059750302 1,5636851009601658
févr. 2012 4,309959803483692 3,344955813017788
mars 2012 -0,03459010722934027 2,1839121345781316
avril 2012 -8,177254296196185 -1,0845563250879955
mai 2012 0,43086797610912714 2,0573673003937665
juin 2012 1,889030072003388 -3,007868593564784
juil. 2012 -1,6185122238201066 -1,6718177200844444
août 2012 -4,281241657160884 -0,23462673405013118
sept. 2012 2,052111716621259 -0,3143203476575215
oct. 2012 -5,229838458180016 -3,1209699282033494
nov. 2012 -0,9756290239759842 4,789776819596585
déc. 2012 -0,6677289627437556 0,5088372681696561
janv. 2013 -2,879980223311775 -2,9090953144510707
févr. 2013 2,40490972668237 -2,155273662128322
mars 2013 6,529411764705884 3,0064975317947984
avril 2013 10,02348158272878 -6,510579624972343
mai 2013 7,59512397183264 4,007725525605806
juin 2013 1,1334663562798004 -0,25765285558572026
juil. 2013 3,5906022431297484 -1,9135801113465902
août 2013 -0,12677806232409544 3,3033361013060936
sept. 2013 -3,9438186622166613 -1,4378344163935313
oct. 2013 5,291388331304104 0,9296933092553522
nov. 2013 3,797367371360207 -2,4928515626503365
déc. 2013 3,009701321518599 -0,5302800643611637
janv. 2014 -7,27982351942983 0,6666672608442707
févr. 2014 -9,665505226480839 -0,9281334159596047
mars 2014 -10,91369733978628 -6,923791308168087
avril 2014 -1,2900965183321158 4,640253279404566
mai 2014 -12,410284614326963 -4,133256257271774
juin 2014 -1,0522565971556277 -1,8971796306940227
juil. 2014 -4,769479436590804 -3,03446898472041
août 2014 -1,4572596410165297 -0,34481950044367315
sept. 2014 -1,664881141963691 -1,5430920994801391
oct. 2014 -0,21564521673908632 0,4336814933895332
nov. 2014 -6,482975943432492 -5,235280977102994
déc. 2014 0,3819058212829179 2,193225117764919
janv. 2015 3,7518301610541673 2,975531196241806
  • Notes : données mensuelles brutes. Évolution du nombre de nuitées du mois de l'année n par rapport au mois de l'année n-1.
  • Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2011 et 2012 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Hausse sensible des créations d’entreprises

Au cours du quatrième trimestre 2014, près de 3 600 entreprises ont été créées en Lorraine, soit 6,1 % de plus qu’au troisième trimestre (figure 8). La hausse s’observe également en France métropolitaine, mais de manière moins marquée (+ 3,4 %). Les créations "classiques" (hors auto-entrepreneurs) rebondissent après trois trimestres de baisse (+ 7,5 %, soit 120 créations supplémentaires). Elles reviennent ainsi à leur niveau du quatrième trimestre 2013.

Par rapport au quatrième trimestre 2013, le nombre de créations augmente de 3,6 %, du fait de la hausse des créations d’auto-entreprises (+ 7,4 %). Celles-ci augmentent dans presque tous les secteurs, la construction étant une exception notable, avec une baisse de 12,6 %. Le nombre de créations classiques est stable par rapport à fin 2013. La forte augmentation dans l’enseignement, la santé et l’action sociale (+ 42 %, soit 85 créations de plus) est contrebalancée par une baisse importante dans le commerce (- 31 %, soit 120 créations de moins).

Tous les départements lorrains profitent de la hausse des créations. Par rapport au quatrième trimestre 2013, l’augmentation la plus importante se produit dans la Meuse (+ 12 %, soit une trentaine de créations supplémentaires). En Meurthe-et-Moselle et en Moselle, la hausse est de 4 %, principalement du fait des créations d’auto-entreprises. Dans les Vosges, les créations progressent plus légèrement, quel que soit le statut (+ 2 % pour l’ensemble des créations).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Lorraine hors auto-entrepreneurs France métro. hors auto-entrepreneurs Lorraine y/c auto-entrepreneurs France métro. y/c auto-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 97,91 95,24 121,83 117,71
T3 2009 91,13 93,55 111,49 108,08
T4 2009 102,46 99,43 122,45 119,9
T1 2010 91,32 96,21 138,01 134,23
T2 2010 96,8 99,71 117,85 118,82
T3 2010 94,09 98,29 115,3 108,73
T4 2010 89,35 97,15 113,22 114,33
T1 2011 89,78 96,14 108,18 108,66
T2 2011 90,15 94,38 107,77 105,3
T3 2011 90,64 96,14 105,1 99,96
T4 2011 87,25 96,48 103,43 105,69
T1 2012 86,39 91,8 114,3 112,62
T2 2012 79,06 88,6 104,45 105,36
T3 2012 81,53 89,58 99,06 100,28
T4 2012 84,91 90,35 98,36 102,42
T1 2013 99,32 97,08 106,95 107,52
T2 2013 99,38 98,1 96,51 103,14
T3 2013 102,22 98,91 96,34 98,76
T4 2013 107,39 101,48 101,61 104,73
T1 2014 102,89 100,06 102,49 109,49
T2 2014 100,99 100,95 104,84 105,13
T3 2014 99,75 99,81 99,21 103,33
T4 2014 107,39 100,47 105,33 106,66
  • Note : les créations d'entreprises hors auto-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime d'auto-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene)

Figure 8 – Créations d'entreprises

Moins de défaillances en 2014 qu’en 2013

En Lorraine, 1 855 entreprises ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire au cours de l’année 2014, soit 5,3 % de moins qu’au cours de l’année précédente (figure 9). Les données du quatrième trimestre sont cependant susceptibles d’être révisées à la hausse (certaines défaillances ne sont pas encore comptabilisées). En France métropolitaine, les défaillances ne baissent que de 0,7 % (données également provisoires).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 102,24 100,52
mars 2005 103,55 100,57
avril 2005 104,67 101,22
mai 2005 106,31 102,01
juin 2005 108,28 102,31
juil. 2005 107,56 102,08
août 2005 106,71 101,95
sept. 2005 105,79 102,18
oct. 2005 105,46 101,8
nov. 2005 105,33 101,61
déc. 2005 105,19 101,36
janv. 2006 105,59 100,49
févr. 2006 104,54 99,45
mars 2006 100,72 98,95
avril 2006 102,1 97,81
mai 2006 101,58 97,16
juin 2006 100,53 96,75
juil. 2006 98,82 96,78
août 2006 99,61 97
sept. 2006 99,41 97,05
oct. 2006 100,66 97,57
nov. 2006 103,48 98,29
déc. 2006 103,94 98,95
janv. 2007 104,8 99,82
févr. 2007 105,65 101,14
mars 2007 107,5 102
avril 2007 107,17 102,72
mai 2007 106,64 103,16
juin 2007 106,18 103,95
juil. 2007 107,3 105,07
août 2007 106,44 104,94
sept. 2007 106,05 104,96
oct. 2007 107,63 105,76
nov. 2007 107,1 105,6
déc. 2007 106,9 105,6
janv. 2008 108,42 105,64
févr. 2008 108,48 106,13
mars 2008 108,94 105,69
avril 2008 111,11 107,12
mai 2008 112,49 106,87
juin 2008 116,24 106,86
juil. 2008 116,57 107,4
août 2008 117,88 107,64
sept. 2008 122,22 109,11
oct. 2008 123,6 110,52
nov. 2008 122,42 111,76
déc. 2008 124,26 114,05
janv. 2009 123,73 115,7
févr. 2009 126,23 117,52
mars 2009 130,51 121,05
avril 2009 131,23 122,8
mai 2009 131,82 124,71
juin 2009 130,51 126,52
juil. 2009 132,22 128
août 2009 131,62 128,98
sept. 2009 131,1 130,67
oct. 2009 129,72 130,38
nov. 2009 129,85 130,96
déc. 2009 129,52 130,57
janv. 2010 129,78 130,72
févr. 2010 126,5 130,53
mars 2010 128,07 130,65
avril 2010 126,17 129,35
mai 2010 127,28 129,3
juin 2010 130,44 129,4
juil. 2010 130,44 128,48
août 2010 133,6 128,63
sept. 2010 133,46 127,41
oct. 2010 133,07 126,45
nov. 2010 135,44 125,86
déc. 2010 135,5 124,77
janv. 2011 137,28 124,84
févr. 2011 141,62 124,8
mars 2011 135,5 123,95
avril 2011 134,65 123,42
mai 2011 136,95 125,01
juin 2011 132,61 123,63
juil. 2011 133,27 122,91
août 2011 132,22 122,95
sept. 2011 130,97 122,44
oct. 2011 131,43 122,53
nov. 2011 130,64 122,76
déc. 2011 129,85 122,57
janv. 2012 129,59 123,52
févr. 2012 127,35 123,51
mars 2012 129,19 122,56
avril 2012 130,7 122,9
mai 2012 126,56 121,24
juin 2012 128,47 121,36
juil. 2012 129,65 122,97
août 2012 127,74 122,83
sept. 2012 128,34 122,24
oct. 2012 129,45 124,24
nov. 2012 130,37 124,54
déc. 2012 132,22 125,94
janv. 2013 132,48 125,65
févr. 2013 132,15 125,5
mars 2013 132,81 125,32
avril 2013 133,79 126,76
mai 2013 134,19 127,04
juin 2013 134,12 127,51
juil. 2013 133 128,53
août 2013 134,32 128,36
sept. 2013 132,74 129,4
oct. 2013 131,89 129,41
nov. 2013 130,77 129,11
déc. 2013 128,8 129,19
janv. 2014 127,15 129,34
févr. 2014 130,37 130,52
mars 2014 128,4 130,5
avril 2014 129,39 130,78
mai 2014 127,68 130,15
juin 2014 127,48 130,38
juil. 2014 129,26 130,43
août 2014 127,61 130,47
sept. 2014 130,64 130,88
oct. 2014 129,32 130,72
nov. 2014 126,89 130,81
déc. 2014 121,96 128,27
  • Note : données mensuelles brutes au 09 février 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Baisse des exportations vers l’Allemagne

Au quatrième trimestre 2014, les exportations lorraines représentent 4,2 milliards d’euros soit 1,5 % de moins qu’au quatrième trimestre 2013 (figure 10). Ce retrait est toutefois moins marqué qu’aux trois premiers trimestres. Les importations se stabilisent (+ 0,5 % par rapport au quatrième trimestre 2013) à près de 3,7 milliards d’euros. Le solde commercial repart à la hausse après le "trou d’air" du trimestre précédent, avec un excédent de 533 millions d’euros. Il reste toutefois en retrait par rapport au quatrième trimestre 2013 (- 13,1 %).

Les exportations à destination de l’Allemagne sont en nette baisse (- 7,2 % par rapport au dernier trimestre 2013), malgré une activité dynamique en fin d’année outre-Rhin (cf. encadré sur les pays voisins). L’Allemagne demeure le premier client de la région, mais la part des exportations passe en dessous des 30 %. La croissance soutenue en Espagne (+ 0,7 %) fin 2014 bénéficie davantage à la Lorraine. Les exportations à destination de ce pays progressent en effet sensiblement (+ 14,9 % par rapport au dernier trimestre 2013). L’Espagne est le deuxième client de la région ce trimestre, avec 8,5 % des exportations.

Au quatrième trimestre 2014, les exportations de produits sidérurgiques sont en baisse (- 10,4 % par rapport au quatrième trimestre 2013). À l’inverse, les exportations de produits chimiques de base, de produits azotés, de matières plastiques et de caoutchouc synthétique (+ 13,2 %), et celles de produits de la construction automobile (+ 6,0 %), augmentent par rapport au quatrième trimestre 2013.

Sur l’ensemble de l’année 2014, avec un total de 16,7 milliards d’euros, les exportations lorraines sont en baisse de 4,0 % par rapport à 2013.

Figure 10 – Exportations de la Lorraine

milliards d'euros
Exportations de la Lorraine
exportations
3,763
4,142
3,881
T4 2010 4,223
4,719
4,659
4,334
T4 2011 4,383
4,651
4,637
4,304
T4 2012 4,275
4,495
4,617
4,069
T4 2013 4,267
4,346
4,262
3,932
T4 2014 4,204
  • Note : Données CAF-FAB hors matériel militaire, valeurs brutes de collecte
  • Source : Douanes

Figure 10 – Exportations de la Lorraine

Encadrés

Contexte national - Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges

Comme attendu, l’activité a peu progressé en France au quatrième trimestre 2014 (+ 0,1 %). Au premier semestre 2015, la consommation des ménages serait dynamique, soutenue par le regain de pouvoir d’achat offert notamment par la forte baisse des prix du pétrole. En revanche, le climat des affaires, qui n’a que légèrement progressé depuis novembre et reste inférieur à sa moyenne de long terme, fait état d’un attentisme persistant des entreprises. Leur investissement stagnerait donc, malgré les conditions de financement favorables et la nette remontée de leur taux de marge, qui atteindrait son plus haut depuis début 2011. Par ailleurs, l’investissement des ménages continuerait de reculer. Au total, le PIB accélérerait à + 0,4 % au premier trimestre 2015, du fait d’un rebond ponctuel de la production d’énergie après un automne doux, puis progresserait de 0,3 % au deuxième trimestre. Mi-2015, la hausse de l’activité atteindrait + 1,1 % sur un an, le rythme le plus haut depuis fin 2011. Le regain d’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois ne suffiraient pas à enrayer la baisse de l’emploi marchand sur le semestre et, malgré le soutien des emplois aidés, le chômage continuerait d’augmenter, à 10,6 % mi-2015.

Contexte international - Accélération progressive en zone euro, croissance robuste dans les pays anglo-saxons

Au quatrième trimestre 2014, l’activité est restée solide dans les pays avancés. Le dynamisme de la consommation a permis une croissance robuste aux États-Unis et au Royaume-Uni, tandis que l’activité a légèrement accéléré dans la zone euro. Dans les pays émergents, en revanche, l’activité a tourné au ralenti, notamment en Chine. Au premier semestre 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans cette dernière, sous l’effet des baisses récentes du prix du pétrole et du cours de l’euro, la consommation et le commerce extérieur seraient dynamiques. L’activité resterait soutenue en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement, et en Allemagne, qui bénéficierait de l’instauration du salaire minimum, mais elle redémarrerait très lentement en Italie. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, la vigueur de la consommation des ménages continuerait de générer une croissance soutenue, mais l’appréciation de leurs monnaies pèserait sur le commerce extérieur. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient peu dynamiques.

Dynamisme de l’activité en Allemagne

En Allemagne, l’activité accélère au quatrième trimestre 2014. Le produit intérieur brut (PIB), bien soutenu par la consommation des ménages et l’investissement dans la construction, croît en effet de 0,7 %. Selon la prévision nationale, avec l’instauration du salaire minimum au 1er janvier 2015, la consommation continuerait à être dynamique, générant une croissance de 0,6 % au premier trimestre 2015. Au quatrième trimestre 2014, près de 42,8 millions de personnes occupent un emploi outre-Rhin, soit une hausse de 0,2 % par rapport au troisième trimestre. L’emploi pourrait continuer de progresser au même rythme au cours du premier semestre 2015. Le nombre de personnes inscrites à l’Agence fédérale pour l’emploi diminue sensiblement entre septembre et décembre 2014 (- 2,1 %, soit 61 000 demandeurs de moins). Le taux de chômage au sens du BIT est en repli de 0,1 point pour s’établir à 4,9 % de la population active, son niveau le plus bas depuis la réunification.

Au Luxembourg, la conjoncture reste bien orientée. L’emploi poursuit sa progression. Fin décembre 2014, le nombre de personnes travaillant au Grand-Duché dépasse 400 000, soit une hausse de 0,6 % en trois mois et de 2,5 % en une année. L’emploi frontalier évolue au même rythme que l’emploi total. Les travailleurs résidant à l’étranger sont au nombre de 166 500 à la fin 2014. Pour le deuxième trimestre consécutif, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’Agence pour le développement de l’emploi (Adem) diminue. La baisse observée entre septembre et décembre est beaucoup plus prononcée qu’au trimestre précédent (- 1,5 %, après - 0,2 %). À la fin du quatrième trimestre, le chômage au sens du BIT touche 5,9 % de la population active résidant au Luxembourg. En trois mois, cette proportion est restée stable.

En Belgique, le PIB croît de façon modérée pour le septième trimestre consécutif (+ 0,2 % au quatrième trimestre 2014). L’emploi progresse un peu plus lentement que l’activité (+ 0,1 % en trois mois et + 0,5 % en une année). Le chômage au sens du BIT touche 8,5 % de la population active, soit une baisse de 0,1 point par rapport au troisième trimestre. Environ 590 000 personnes sont inscrites à l’Office national de l’emploi (ONEM) à la fin de l’année 2014. Entre décembre 2013 et décembre 2014, le nombre de demandeurs d’emploi recule de 1 %.

Définitions

Estimations d’emploi : Les estimations d’emploi sont établies principalement à l’aide des statistiques établies par les Urssaf. L’Insee interroge en outre directement certaines grandes entreprises nationales. L’emploi intérimaire est estimé par la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) à partir des déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire adressées à Pôle Emploi. Les séries trimestrielles sont calées sur les estimations annuelles produites à l’aide du dispositif ESTEL (Estimation d’emploi localisé).

Taux de chômage au sens du BIT : Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) est la proportion du nombre de chômeurs au sens du BIT dans la population active au sens du BIT. En France, il est estimé à l’aide de l’enquête Emploi de l’Insee.

Demandeur d’emploi : Les demandeurs d'emploi sont les personnes qui s'inscrivent à Pôle emploi. Ces demandeurs sont enregistrés à Pôle emploi dans différentes catégories de demandes d'emploi en fonction de leur disponibilité, du type de contrat recherché et de la quotité de temps de travail souhaité. Les demandeurs d’emploi de catégorie A sont sans emploi et sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi. La catégorie A est proche conceptuellement du chômage au sens du BIT, toutefois un certain nombre de travaux ont montré que les deux populations des chômeurs au sens du BIT et des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi ne se recouvrent qu’imparfaitement (pour plus de détails, voir le dossier sur le chômage.

Défaillance d’entreprise : Les défaillances d'entreprises couvrent l'ensemble des jugements prononçant soit l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire soit la liquidation judiciaire (procédures collectives). Les défaillances d'entreprises ne doivent pas être confondues avec les cessations d'entreprises. Une défaillance d'entreprise ne débouche pas forcément sur une cessation de l'entreprise. A l'inverse, de nombreuses cessations d'entreprises ne font pas l'objet d'une ouverture de procédure collective.

Pour en savoir plus

Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges, Note de conjoncture nationale, Insee, mars 2015

Rude troisième trimestre 2014 pour l'emploi lorrain, Insee Conjoncture Lorraine n° 3, janvier 2015

Les indicateurs clés de la Lorraine, Insee, www.insee.fr/lorraine

Confirmation du repli du marché du logement neuf en Lorraine, Chiffres & Statistiques n° 58, Dreal Lorraine, mars 2015