Un début d’année morose en Limousin

Caroline Geindre, Damien Noury, Insee

Au premier trimestre 2015, l’activité mondiale faiblit dans les pays avancés et émergents, alors que la reprise se diffuse à l’ensemble des pays de la zone euro. En France, l’amélioration du climat des affaires et le rebond de la consommation des ménages dynamisent l’économie nationale. En Limousin, les signes d’amélioration sont peu perceptibles. L’emploi salarié diminue de nouveau, mais le chômage est stable pour le troisième trimestre consécutif. La demande d’emploi est en hausse, mais les offres d’emploi sont plus nombreuses. L’hôtellerie reprend de la vigueur, tirée à la hausse par les résultats encourageants du mois de mars. La construction reste sinistrée, mais les autorisations de construction se redressent et peuvent laisser envisager une amélioration dans les mois à venir. Selon l’enquête d’opinion réalisée par la Banque de France (*), l’ensemble de l’industrie, à l’exception du secteur de la fabrication de matériel de transport, a bénéficié d’une évolution favorable sur le mois de mai.

(*) Source : note de conjoncture de la Banque de France mai 2015

Insee Conjoncture Limousin
No 6
Paru le : 23/07/2015

Cinquième trimestre de repli de l’emploi

L’emploi salarié marchand limousin se contracte de nouveau au premier trimestre 2015 (– 0,5 %) après une année 2014 de baisse continue. Au niveau national, l’emploi est quasiment stable (– 0,1 %). Avec 2 000 emplois de moins en un an, la région perd ainsi 1,4 % de ses effectifs salariés, un repli sept fois plus marqué qu’en France métropolitaine (– 0,2 %).

Les trois quarts des régions de métropole enregistrent un recul de leurs effectifs salariés au premier trimestre. Le Limousin est la deuxième région la plus affectée derrière Champagne-Ardenne. Seul le Languedoc-Roussillon affiche une évolution favorable de l’emploi ce trimestre (+ 0,3 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Limousin France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,21 100,06
T3 2005 100,12 100,19
T4 2005 99,82 100,33
T1 2006 99,46 100,43
T2 2006 99,49 101
T3 2006 99,88 101,39
T4 2006 99,96 101,45
T1 2007 100,3 102,24
T2 2007 100,24 102,49
T3 2007 100,42 102,86
T4 2007 100,32 103,07
T1 2008 100,75 103,31
T2 2008 100,09 102,89
T3 2008 99,3 102,56
T4 2008 98,39 101,85
T1 2009 97,04 100,76
T2 2009 96,47 100,29
T3 2009 96,25 100,01
T4 2009 96,21 100,11
T1 2010 96,4 100,02
T2 2010 96,48 100,1
T3 2010 96,73 100,3
T4 2010 96,65 100,51
T1 2011 96,16 100,77
T2 2011 96,9 101,05
T3 2011 96,56 100,95
T4 2011 95,91 100,92
T1 2012 95,82 100,94
T2 2012 95,26 100,83
T3 2012 94,82 100,59
T4 2012 94,32 100,32
T1 2013 94,02 100,24
T2 2013 93,26 99,91
T3 2013 93,1 99,97
T4 2013 93,38 100,03
T1 2014 92,88 99,85
T2 2014 92,54 99,93
T3 2014 92,11 99,61
T4 2014 91,99 99,73
T1 2015 91,54 99,73
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

L’emploi s’oriente à la baisse dans les trois départements limousins autant en rythme trimestriel qu’annuel. L’emploi creusois subit la plus forte dégradation (– 1,2 % et – 2,7 %). Les effectifs en Haute-Vienne diminuent de 0,5 % au premier trimestre et de 1,7 % sur un an. Moins affectée, la Corrèze affiche un repli plus modéré de l’emploi (– 0,2 % et – 0,6 %).

En Limousin, au premier trimestre 2015, les effectifs salariés diminuent dans tous les secteurs, sauf dans les services marchands hors intérim (+ 0,3 %). L’emploi dans la construction se dégrade de nouveau, au niveau régional comme national (– 2,0 % contre – 0,9 %). À l’exception de Languedoc-Roussillon où l’emploi du secteur se stabilise, toutes les régions sont affectées et le Limousin est celle qui affiche la dégradation la plus forte. L’industrie et le commerce continuent de perdre des emplois ce trimestre (– 0,3 % et – 0,2 %), tandis que l’intérim se replie fortement après une fin d’année 2014 plus favorable.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Limousin

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Limousin
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,91 99,68 100,52 99,69
T3 2005 101,63 98,74 100,54 99,89
T4 2005 103,08 97,88 100,94 100,66
T1 2006 104,33 97,22 100,63 100,23
T2 2006 105,77 96,9 100,5 100,74
T3 2006 106,69 96,43 101,1 101,37
T4 2006 107,57 95,85 101,44 101,31
T1 2007 108,47 95,56 101,67 101,59
T2 2007 108,8 94,84 101,46 101,53
T3 2007 110,22 94,59 102,1 101,93
T4 2007 110,98 94,04 101,94 101,63
T1 2008 111,86 93,14 102,46 102,39
T2 2008 112,14 91,86 102,94 102,65
T3 2008 111,62 91,13 102,14 101,95
T4 2008 111,18 90,69 102,04 101,64
T1 2009 109,82 88,96 101,33 101,18
T2 2009 108,6 87,78 101,09 100,54
T3 2009 107,57 86,21 101,28 100,06
T4 2009 106,98 85,27 101,38 99,85
T1 2010 106,37 84,71 101,7 100,06
T2 2010 106,11 84,16 101,71 99,87
T3 2010 105,53 84,12 102,34 100,4
T4 2010 104,62 83,58 102,43 100,2
T1 2011 103,6 83,54 102,25 99,83
T2 2011 103,01 84,19 103,31 100,05
T3 2011 102,35 83,62 102,91 100,02
T4 2011 101,35 83,29 102,87 99,97
T1 2012 100,34 83,33 102,48 99,65
T2 2012 99,29 82,26 102,43 99,56
T3 2012 98,55 82,46 102,04 98,88
T4 2012 98,05 82,06 101,52 98,38
T1 2013 96,95 81,71 101,41 98,48
T2 2013 95,16 81,09 100,66 97,82
T3 2013 94,79 80,52 100,5 97,48
T4 2013 93,87 80,48 100,8 97,93
T1 2014 92,86 79,96 100,6 97,44
T2 2014 91,63 79,88 100,14 96,96
T3 2014 90,12 79,7 100,2 96,85
T4 2014 89,22 79,53 99,92 96,37
T1 2015 87,45 79,31 100,05 96,16
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Limousin

L’emploi intérimaire repart à la baisse

Après un rebond vigoureux au quatrième trimestre, l’intérim s’inscrit à nouveau à la baisse au premier trimestre 2015 (– 7,7 %). La diminution des effectifs intérimaires au niveau national est de moindre ampleur (– 1,6 %).

Sur un an, l’intérim est en net recul en région (– 8,1 %), tandis que les effectifs progressent légèrement en France métropolitaine (+ 0,8 %). En Limousin, 22 % des emplois détruits en un an l’ont été dans l’intérim.

L’intérim se replie dans les trois départements limousins au premier trimestre. En rythme annuel, il s’oriente fortement à la baisse en Creuse et en Haute-Vienne (– 21,1 % et – 12,0 %) mais parvient à se stabiliser en Corrèze (+ 1,3 %).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Limousin France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 98,13 99,86
T3 2005 100,52 101,93
T4 2005 91,04 102,6
T1 2006 88,12 101,7
T2 2006 89,39 107,36
T3 2006 91,43 107,31
T4 2006 90,85 105,31
T1 2007 95,48 114,93
T2 2007 100,77 112,47
T3 2007 94,94 110,87
T4 2007 96,84 109,72
T1 2008 103,79 114,33
T2 2008 90,59 106,28
T3 2008 88,9 99,93
T4 2008 73,33 86,9
T1 2009 66,38 73,86
T2 2009 67,23 75,59
T3 2009 72,64 79,59
T4 2009 77,99 84,26
T1 2010 83,45 88,79
T2 2010 89,36 93,35
T3 2010 88,53 97,1
T4 2010 91,32 100,8
T1 2011 85,07 101,29
T2 2011 85,44 101,56
T3 2011 88,23 100,44
T4 2011 78,55 96,47
T1 2012 83,41 95,23
T2 2012 81 91,82
T3 2012 76,39 87,96
T4 2012 75,25 85,94
T1 2013 74,77 88,55
T2 2013 75,29 87,14
T3 2013 78,47 88,77
T4 2013 83,33 91,54
T1 2014 80,41 89,36
T2 2014 81,85 91,21
T3 2014 76,05 87,36
T4 2014 80,07 91,59
T1 2015 73,87 90,08
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Stabilité du taux de chômage

Le taux de chômage reste stable en Limousin pour le troisième trimestre consécutif et s’établit à 9,2 % de la population active fin mars 2015. En France métropolitaine, le chômage se replie légèrement (– 0,1 point), pour atteindre 10,0 %. Sur un an, la progression du chômage est plus forte en région qu’au niveau national (+ 0,3 point contre + 0,2 point).

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Limousin France métropolitaine
T1 2005 6,5 8,3
T2 2005 6,7 8,4
T3 2005 6,8 8,6
T4 2005 7,0 8,7
T1 2006 7,1 8,7
T2 2006 6,9 8,6
T3 2006 7,0 8,5
T4 2006 6,5 8,0
T1 2007 6,6 8,1
T2 2007 6,4 7,8
T3 2007 6,3 7,6
T4 2007 6,0 7,2
T1 2008 5,6 6,8
T2 2008 5,9 7,0
T3 2008 6,0 7,1
T4 2008 6,4 7,4
T1 2009 7,1 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,7 8,8
T4 2009 8,0 9,2
T1 2010 7,8 9,0
T2 2010 7,7 8,9
T3 2010 7,8 8,8
T4 2010 7,8 8,8
T1 2011 7,9 8,7
T2 2011 7,9 8,7
T3 2011 8,1 8,8
T4 2011 8,3 9,0
T1 2012 8,4 9,1
T2 2012 8,6 9,3
T3 2012 8,7 9,4
T4 2012 9,0 9,7
T1 2013 9,3 10,0
T2 2013 9,3 10,0
T3 2013 9,2 9,9
T4 2013 8,8 9,7
T1 2014 8,9 9,8
T2 2014 8,9 9,7
T3 2014 9,2 10,0
T4 2014 9,2 10,1
T1 2015 9,2 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

La Corrèze conserve le taux de chômage le plus bas de la région et se stabilise à 8,1 % depuis trois trimestres. En rythme annuel, le chômage corrézien s’oriente à la hausse (+ 0,2 point).

Le chômage en Haute-Vienne conserve son niveau de fin 2014, soit 9,8 % de la population active. Il subit l’évolution la plus défavorable des trois départements sur un an (+ 0,4 point).

Le taux de chômage creusois enregistre un léger repli (– 0,1 point) pour atteindre 9,7 %. Il demeure le moins impacté par la hausse en rythme annuel (+ 0,1 point).

Des demandeurs d’emploi toujours plus nombreux

Durant le premier trimestre 2015, la demande d’emploi en Limousin continue d’augmenter, rattrapant le rythme constaté au niveau national, tant en évolution trimestrielle (+ 1,5 %) qu’annuelle (+ 6,7 %). Fin mars 2015, 53 800 Limousins n’ayant exercé aucune activité ou ayant exercé une activité réduite étaient ainsi inscrits à Pôle emploi (catégories A, B et C).

La progression de la demande d’emploi concerne toutes les classes d’âge mais les plus de 50 ans demeurent les plus impactés (+ 2,0 % au premier trimestre et + 9,3 % sur un an). Ils représentent un quart des demandeurs d’emploi de la région. La demande d’emploi des moins de 25 ans progresse à un rythme ralenti ce trimestre (+ 0,9 % après + 1,2 %), pour atteindre toutefois + 4,2 % sur un an.

Les demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an sont toujours plus nombreux fin mars 2015 : ils progressent de 2,0 % au premier trimestre (après + 1,8 %) et de 9,6 % sur un an.

La demande d’emploi en Creuse affiche la plus forte hausse pour le deuxième trimestre consécutif (+ 2,1 % après + 1,8 %). L’augmentation en Corrèze et en Haute-Vienne ralentit légèrement pour atteindre un rythme comparable au niveau national (+ 1,5 % et + 1,4 %).

Les offres d’emploi repartent à la hausse après un fort repli en fin d’année (+ 3,2 % après – 6,0 %). Cette progression est principalement le fait des offres d’emploi durable (+ 6,4 %), les offres d’emploi non durable (moins de six mois) n’augmentant que très légèrement (+ 0,4 %).

Logements neufs : des autorisations de construction en hausse

Au premier trimestre 2015, la construction de logements neufs se replie en Limousin, à un rythme cependant moins soutenu que fin 2014 (– 5,0 % après – 12,5 %). La dégradation en France métropolitaine est plus modérée (– 1,1 %). Avec 1 900 ouvertures de chantiers entre avril 2014 et mars 2015, le recul sur un an est quatre fois plus marqué en région qu’au niveau national (– 29,6 % contre – 7,2 %). Tous les départements sont concernés par la baisse. Elle est cependant plus forte en Corrèze où elle atteint – 35 % sur un an.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Limousin France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,44
mars 2005 96,08 101,6
avril 2005 100 102,22
mai 2005 101,96 104,47
juin 2005 100 105,53
juil. 2005 100 105,85
août 2005 103,92 106,49
sept. 2005 107,84 108,07
oct. 2005 111,76 109,18
nov. 2005 111,76 109,28
déc. 2005 115,69 110,64
janv. 2006 115,69 110,86
févr. 2006 119,61 111,53
mars 2006 123,53 112,31
avril 2006 121,57 113,43
mai 2006 119,61 113,77
juin 2006 117,65 114,96
juil. 2006 119,61 115,35
août 2006 113,73 115,94
sept. 2006 109,8 115,72
oct. 2006 109,8 116,46
nov. 2006 111,76 117,45
déc. 2006 109,8 117,08
janv. 2007 109,8 117,08
févr. 2007 117,65 117,08
mars 2007 119,61 116,81
avril 2007 123,53 116,51
mai 2007 121,57 116,07
juin 2007 121,57 115,77
juil. 2007 123,53 117,32
août 2007 123,53 116,58
sept. 2007 121,57 116,51
oct. 2007 119,61 117,03
nov. 2007 115,69 116,36
déc. 2007 113,73 116,16
janv. 2008 113,73 115,87
févr. 2008 105,88 115,82
mars 2008 101,96 114,41
avril 2008 98,04 113,13
mai 2008 96,08 111,33
juin 2008 94,12 109,18
juil. 2008 92,16 106,27
août 2008 90,2 105,36
sept. 2008 92,16 103,31
oct. 2008 90,2 100,2
nov. 2008 88,24 96,99
déc. 2008 88,24 94,57
janv. 2009 82,35 91,34
févr. 2009 78,43 88,03
mars 2009 74,51 85,86
avril 2009 68,63 84,03
mai 2009 68,63 82,03
juin 2009 70,59 80,6
juil. 2009 70,59 80,58
août 2009 70,59 80,7
sept. 2009 64,71 79,44
oct. 2009 64,71 78,83
nov. 2009 64,71 80,23
déc. 2009 62,75 82,45
janv. 2010 60,78 82,58
févr. 2010 62,75 83,05
mars 2010 64,71 84,33
avril 2010 64,71 84,95
mai 2010 66,67 86,33
juin 2010 64,71 87,51
juil. 2010 66,67 88,13
août 2010 66,67 88,97
sept. 2010 68,63 91,39
oct. 2010 70,59 94,27
nov. 2010 70,59 96,84
déc. 2010 72,55 98,45
janv. 2011 74,51 99,8
févr. 2011 74,51 100,86
mars 2011 74,51 101,75
avril 2011 76,47 102,05
mai 2011 74,51 102,89
juin 2011 72,55 101,83
juil. 2011 70,59 101,36
août 2011 70,59 100,84
sept. 2011 66,67 99,9
oct. 2011 66,67 98,77
nov. 2011 68,63 99,61
déc. 2011 66,67 100
janv. 2012 66,67 99,56
févr. 2012 66,67 99,68
mars 2012 64,71 99,56
avril 2012 62,75 99,16
mai 2012 60,78 98,1
juin 2012 60,78 98,62
juil. 2012 58,82 98,37
août 2012 58,82 98,05
sept. 2012 58,82 97,46
oct. 2012 56,86 96,99
nov. 2012 54,9 94,4
déc. 2012 54,9 94,27
janv. 2013 56,86 95,04
févr. 2013 56,86 95,71
mars 2013 54,9 96,2
avril 2013 56,86 97,14
mai 2013 56,86 98,05
juin 2013 56,86 98,3
juil. 2013 56,86 98,3
août 2013 56,86 97,95
sept. 2013 54,9 97,8
oct. 2013 54,9 96,84
nov. 2013 56,86 95,98
déc. 2013 54,9 93,63
janv. 2014 52,94 92,77
févr. 2014 50,98 91,29
mars 2014 52,94 89,71
avril 2014 49,02 88,72
mai 2014 49,02 87,31
juin 2014 47,06 86,62
juil. 2014 47,06 86,06
août 2014 47,06 85,88
sept. 2014 45,1 85
oct. 2014 43,14 84,7
nov. 2014 41,18 84,18
déc. 2014 39,22 84,21
janv. 2015 39,22 83,71
févr. 2015 39,22 83,69
mars 2015 37,25 83,29
avril 2015 35,29 82,58
mai 2015 35,29 82,08
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements commencés

Les autorisations de construction en Limousin repartent à la hausse début 2015 (+ 10,5 %) après deux trimestres de recul. Cette progression peut laisser envisager une amélioration dans le secteur pour les mois à venir. Au niveau national, les logements autorisés à la construction se replient pour le deuxième trimestre consécutif (– 3,2 %). En cumul sur un an, le nombre de logements autorisés décroît plus fortement en région que nationalement (– 8,7 % contre – 7,2 %).

Figure 6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Limousin France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 95,45 100,47
mars 2005 98,48 101,51
avril 2005 96,97 102,27
mai 2005 100 102,8
juin 2005 106,06 104,19
juil. 2005 110,61 105,05
août 2005 112,12 105,52
sept. 2005 107,58 106,38
oct. 2005 104,55 106,5
nov. 2005 107,58 106,97
déc. 2005 101,52 108,38
janv. 2006 96,97 109,42
févr. 2006 103,03 110,69
mars 2006 104,55 112,44
avril 2006 110,61 113,42
mai 2006 107,58 114,81
juin 2006 107,58 115,55
juil. 2006 104,55 116,39
août 2006 103,03 117,06
sept. 2006 103,03 116,57
oct. 2006 106,06 118
nov. 2006 107,58 118,96
déc. 2006 106,06 118,49
janv. 2007 104,55 117,9
févr. 2007 100 117,92
mars 2007 96,97 118,39
avril 2007 93,94 117,86
mai 2007 93,94 117,55
juin 2007 90,91 116,78
juil. 2007 95,45 117
août 2007 95,45 116,82
sept. 2007 95,45 116,53
oct. 2007 93,94 115,79
nov. 2007 93,94 113,69
déc. 2007 92,42 112,44
janv. 2008 95,45 112,22
févr. 2008 92,42 111,87
mars 2008 95,45 110,26
avril 2008 90,91 109,48
mai 2008 89,39 108,28
juin 2008 89,39 106,09
juil. 2008 84,85 103,62
août 2008 83,33 101,16
sept. 2008 80,3 99,61
oct. 2008 78,79 97,43
nov. 2008 74,24 95,57
déc. 2008 72,73 92,75
janv. 2009 69,7 89,99
févr. 2009 68,18 86,39
mars 2009 63,64 83,49
avril 2009 62,12 81,24
mai 2009 60,61 78,55
juin 2009 56,06 76,64
juil. 2009 54,55 75,52
août 2009 54,55 74,66
sept. 2009 53,03 74,03
oct. 2009 50 73,13
nov. 2009 50 73,29
déc. 2009 50 74,01
janv. 2010 50 74,66
févr. 2010 50 76,4
mars 2010 53,03 78,91
avril 2010 56,06 80,83
mai 2010 56,06 82,92
juin 2010 59,09 85,27
juil. 2010 59,09 87,47
août 2010 60,61 88,8
sept. 2010 62,12 90,34
oct. 2010 62,12 90,99
nov. 2010 63,64 91,5
déc. 2010 63,64 92,68
janv. 2011 63,64 93,99
févr. 2011 63,64 94,2
mars 2011 62,12 93,69
avril 2011 60,61 93,62
mai 2011 62,12 95,1
juin 2011 59,09 95,46
juil. 2011 57,58 96
août 2011 57,58 97,26
sept. 2011 57,58 98,98
oct. 2011 56,06 99,65
nov. 2011 54,55 100,76
déc. 2011 54,55 101,8
janv. 2012 56,06 101,82
févr. 2012 56,06 101,98
mars 2012 54,55 101,66
avril 2012 54,55 101,96
mai 2012 50 100,57
juin 2012 48,48 100,16
juil. 2012 46,97 99,33
août 2012 45,45 99,18
sept. 2012 43,94 97,16
oct. 2012 45,45 96,63
nov. 2012 45,45 95,57
déc. 2012 46,97 93,83
janv. 2013 50 93,99
févr. 2013 51,52 95,5
mars 2013 53,03 96,02
avril 2013 53,03 94,48
mai 2013 51,52 92,44
juin 2013 51,52 90,76
juil. 2013 48,48 88,72
août 2013 48,48 86,02
sept. 2013 50 84,45
oct. 2013 50 83,94
nov. 2013 48,48 83,08
déc. 2013 46,97 82,3
janv. 2014 40,91 80,24
févr. 2014 37,88 77,2
mars 2014 34,85 76,13
avril 2014 34,85 74,99
mai 2014 37,88 75,15
juin 2014 37,88 74,97
juil. 2014 37,88 75,17
août 2014 37,88 75,09
sept. 2014 34,85 75,26
oct. 2014 33,33 74,23
nov. 2014 31,82 73,44
déc. 2014 28,79 73,05
janv. 2015 30,3 72,44
févr. 2015 30,3 71,7
mars 2015 31,82 70,68
avril 2015 31,82 71,17
mai 2015 27,27 70,76
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Les chantiers de construction de locaux sont eux aussi à la peine ce trimestre, malgré une fin d’année 2014 encourageante. Les mises en chantier accusent un repli équivalent à celui constaté en France métropolitaine (– 4,3 % contre – 3,6 %). En rythme annuel, la baisse de la surface de plancher de locaux commencés est deux fois plus importante en Limousin qu’au niveau national.

Les perspectives pour les chantiers de locaux se dégradent début 2015. Les autorisations de construction marquent le pas en Limousin après une hausse continue depuis le printemps 2014. Ce repli est plus marqué dans la région (– 6,1 % contre – 4,6 % en métropole). En rythme annuel, les autorisations de construction de locaux demeurent ce trimestre encore bien orientées avec une évolution de + 12,9 %, tandis que la dégradation s’accentue au niveau national (– 15,9 %).

Selon l’enquête de conjoncture de la Cellule économique du BTP Limousin, la situation fin mars 2015 reste dégradée. L’opinion des chefs d’entreprises des Travaux Publics sur l’activité du premier trimestre est négative, alors que celle prévue pour le second trimestre est plus encourageante. Au regard des données disponibles sur les carnets de commandes, l’inquiétude prévaut.

Un mois de mars favorable à l’hôtellerie limousine

La fréquentation des hôtels du Limousin progresse au premier trimestre 2015, après onze trimestres consécutifs de baisse. Le nombre de nuitées est en hausse sur un an (+ 2,1 %), comme en France métropolitaine (+ 2,4 %). L’activité des mois de janvier et février est contrastée mais modérée dans ses évolutions (– 1,6 % et + 1,7 %), alors qu’elle augmente au niveau national (+ 3,0 % et + 4,7 %). Le mois de mars tire à la hausse les résultats du trimestre avec une progression des nuitées de 5,3 % dans la région, alors que la fréquentation est stable en moyenne en France (+ 0,2 %).

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Limousin France métropolitaine
T1 2011 -4,3418686306414385 2,2455296988236904
T2 2011 -1,0952990086344776 3,118357539041192
T3 2011 0,23672986265586926 3,0256743767917547
T4 2011 4,686847202704232 4,643769783473398
T1 2012 1,4189794091316097 2,3624045764267207
T2 2012 -2,1986904858135876 -0,7817130068028603
T3 2012 -1,1686381497241416 -0,7592137658719297
T4 2012 -2,6629902405398655 0,30393408277045164
T1 2013 -2,82473407776845 -0,39239682185379654
T2 2013 -3,9562498278094798 -0,7465023691316598
T3 2013 -5,0429516099128415 0,09029170044515399
T4 2013 -0,7230981400722879 -0,5644496415199138
T1 2014 -2,9340963800699624 -2,85235793715239
T2 2014 -4,655632368549371 -0,7980936572239198
T3 2014 -2,92873413602343 -1,6063850425588522
T4 2014 -4,948376196733624 -0,7375650233675307
T1 2015 2,054185578587813 2,4484776357299944
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Suite au changement de classification début 2014, les données 2011 à 2013 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Sur l’ensemble du trimestre, la fréquentation progresse ainsi de 5 % en Corrèze et 2 % en Haute-Vienne. En Creuse, le nombre de nuitées dans les hôtels chute 9 %, dans un contexte de baisse de l’offre en chambres de 7 % sur un an.

En mars, l’hôtellerie corrézienne tire son épingle du jeu, avec un rebond de fréquentation de 13 % sur un an, après un mauvais premier trimestre en 2014. Mais le nombre de nuitées reste en retrait de 4 % par rapport à la moyenne des premiers trimestres des cinq dernières années.

De même au mois de mars, les hôtels situés à Limoges et dans ses environs ont commencé à accueillir une clientèle arrivée à l’occasion des championnats de France de natation débutant le 31 mars. Les premières retombées de cet événement se manifestent par une hausse globale de 7 % de nuitées en mars dans l’hôtellerie de Limoges et de ses environs par rapport au même mois de l'année précedante.

Fort repli des immatriculations de micro-entrepreneurs

Au premier trimestre 2015, 1 016 entreprises ont été créées en Limousin. Après une amorce de reprise fin 2014, la création d’entreprises repart à la baisse autant en Limousin que nationalement (– 4,2 % et – 3,0 %), pénalisée par un repli marqué des immatriculations de micro-entrepreneurs ( – 14,3 % et – 11,1 %). Le commerce de gros et de détail enregistre la plus forte baisse. À l’inverse, les créations dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et les activités de services administratifs et de soutien, ainsi que la construction et les activités immobilières progressent notablement ce trimestre. Au final sur un an, le repli des créations d’entreprises en Limousin est trois fois plus important qu’au niveau national (– 15,1 % contre – 5,1 %).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Limousin hors micro-entrepreneurs France métro. hors micro-entrepreneurs Limousin y/c micro-entrepreneurs France métro. y/c micro-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 104,07 95,23 115,15 117,72
T3 2009 100,58 93,74 100 108,18
T4 2009 114,73 99,57 108,77 119,98
T1 2010 112,6 96,21 127,57 134,25
T2 2010 106,59 99,78 103,15 118,86
T3 2010 106,2 98,41 97,11 108,8
T4 2010 96,9 97,31 97,11 114,41
T1 2011 91,28 96,16 89,02 108,68
T2 2011 94,38 94,43 97,96 105,33
T3 2011 92,25 96,22 88,43 100,01
T4 2011 91,47 96,68 90,55 105,79
T1 2012 91,67 91,85 100,68 112,65
T2 2012 89,15 88,64 91,57 105,39
T3 2012 90,7 89,68 93,11 100,34
T4 2012 100,58 90,65 94,64 102,58
T1 2013 85,47 96,89 94,55 107,43
T2 2013 95,35 98,05 96,6 103,12
T3 2013 92,05 99,07 89,02 98,83
T4 2013 100 101,87 95,4 104,93
T1 2014 104,84 99,75 101,79 109,34
T2 2014 91,67 100,89 90,04 105,1
T3 2014 93,22 99,98 87,91 103,42
T4 2014 92,05 101,01 90,3 106,93
T1 2015 99,61 106,98 86,47 103,75
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Au premier trimestre 2015, les procédures judiciaires augmentent en Limousin, et ce au même rythme qu’au niveau national. Dans la région, 700 établissements ont ainsi déposé le bilan entre avril 2014 et mars 2015. Le commerce, la réparation automobile et la construction portent 80 % de cette augmentation.

Sur un an, le nombre d’entreprises en difficulté diminue néanmoins de 1,0 % en Limousin. Au plan national, les défaillances affichent une légère hausse (+ 1,3 %).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Limousin France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,67 100,52
mars 2005 101,86 100,57
avril 2005 101,49 101,22
mai 2005 102,79 102,01
juin 2005 98,88 102,31
juil. 2005 99,07 102,08
août 2005 99,07 101,95
sept. 2005 99,44 102,18
oct. 2005 97,58 101,8
nov. 2005 94,61 101,61
déc. 2005 95,72 101,36
janv. 2006 94,98 100,49
févr. 2006 94,98 99,45
mars 2006 92,75 98,95
avril 2006 89,78 97,81
mai 2006 89,59 97,16
juin 2006 92,01 96,75
juil. 2006 90,33 96,78
août 2006 89,41 97
sept. 2006 91,45 97,05
oct. 2006 95,35 97,57
nov. 2006 97,21 98,29
déc. 2006 99,44 98,95
janv. 2007 99,44 99,82
févr. 2007 97,03 101,14
mars 2007 99,63 102
avril 2007 101,49 102,72
mai 2007 104,65 103,16
juin 2007 102,79 103,95
juil. 2007 103,16 105,07
août 2007 104,09 104,94
sept. 2007 102,04 104,96
oct. 2007 101,3 105,76
nov. 2007 104,83 105,6
déc. 2007 101,3 105,6
janv. 2008 105,2 105,64
févr. 2008 107,25 106,13
mars 2008 105,39 105,69
avril 2008 107,25 107,12
mai 2008 104,83 106,87
juin 2008 109,11 106,86
juil. 2008 112,83 107,4
août 2008 111,34 107,64
sept. 2008 114,68 109,11
oct. 2008 115,61 110,52
nov. 2008 114,31 111,76
déc. 2008 122,3 114,05
janv. 2009 120,82 115,7
févr. 2009 122,68 117,52
mars 2009 128,07 121,05
avril 2009 130,86 122,8
mai 2009 134,2 124,71
juin 2009 129,93 126,52
juil. 2009 127,88 128
août 2009 129,37 128,98
sept. 2009 130,48 130,67
oct. 2009 131,04 130,38
nov. 2009 133,46 130,96
déc. 2009 132,16 130,57
janv. 2010 133,64 130,72
févr. 2010 134,94 130,53
mars 2010 132,53 130,65
avril 2010 127,88 129,35
mai 2010 125,09 129,3
juin 2010 125,65 129,4
juil. 2010 128,25 128,48
août 2010 126,95 128,63
sept. 2010 126,77 127,41
oct. 2010 125,65 126,45
nov. 2010 123,79 125,86
déc. 2010 120,45 124,77
janv. 2011 120,26 124,84
févr. 2011 122,12 124,8
mars 2011 124,35 123,95
avril 2011 124,35 123,42
mai 2011 124,91 125,01
juin 2011 128,07 123,63
juil. 2011 125,09 122,91
août 2011 126,21 122,95
sept. 2011 125,46 122,44
oct. 2011 127,51 122,53
nov. 2011 125,46 122,76
déc. 2011 126,58 122,57
janv. 2012 125,46 123,52
févr. 2012 120,82 123,51
mars 2012 118,4 122,56
avril 2012 120,07 122,9
mai 2012 120,26 121,24
juin 2012 121 121,36
juil. 2012 122,86 122,97
août 2012 123,79 122,83
sept. 2012 122,3 122,24
oct. 2012 123,61 124,24
nov. 2012 126,02 124,54
déc. 2012 127,32 125,94
janv. 2013 126,21 125,66
févr. 2013 126,77 125,49
mars 2013 124,35 125,31
avril 2013 124,72 126,73
mai 2013 127,88 127
juin 2013 125,84 127,46
juil. 2013 124,91 128,46
août 2013 126,77 128,29
sept. 2013 125,28 129,31
oct. 2013 125,09 129,31
nov. 2013 126,77 129,02
déc. 2013 126,39 129,09
janv. 2014 127,7 129,24
févr. 2014 129,18 130,42
mars 2014 131,41 130,43
avril 2014 131,41 130,73
mai 2014 129,93 130,11
juin 2014 130,3 130,36
juil. 2014 131,04 130,41
août 2014 126,95 130,46
sept. 2014 133,64 130,9
oct. 2014 129,37 130,78
nov. 2014 128,07 131,01
déc. 2014 126,95 129,31
janv. 2015 125,84 130,01
févr. 2015 126,77 129,82
mars 2015 130,11 132,17
avril 2015 127,32 131,92
  • Note : données mensuelles brutes au 11 juin 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Contexte national - La reprise se diffuse dans la zone euro

L’économie française a rebondi au premier trimestre 2015 (+ 0,6 %), l’ampleur résultant pour partie d’un retour à la normale des dépenses de chauffage. Au deuxième trimestre, la croissance du PIB baisserait mais resterait plus élevée (+ 0,3 %) qu’en moyenne depuis le printemps 2011 (+ 0,1 %). La consommation en resterait le principal facteur, soutenue par les hausses récentes du pouvoir d’achat. Au second semestre, l’investissement des entreprises accélèrerait à son tour. Les perspectives de demande sont en hausse, comme l’indique l’amélioration du climat des affaires. Les conditions de financement s’améliorent, avec la hausse de leurs marges, grâce à la baisse du cours du pétrole, à la montée en charge du CICE et au Pacte de responsabilité. Au total, le PIB augmenterait de 0,3 % au troisième trimestre, puis de 0,4 % au quatrième trimestre. En moyenne annuelle, la croissance serait de + 1,2 %, soit la plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allégement du coût du travail stimuleraient l’emploi, qui serait rehaussé de 114 000 postes en 2015. En conséquence, le taux de chômage se stabiliserait, à 10,4 % de la population active fin 2015.

Contexte international - Le climat conjoncturel est favorable dans les économies avancées mais reste dégradé dans les pays émergents

Au premier trimestre 2015, l’activité a déçu aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans les pays émergents, l’activité a continué de ralentir, notamment en Chine. Les échanges mondiaux se sont contractés, dans une ampleur inédite depuis la récession mondiale de 2009. En revanche, le PIB de la zone euro a gardé le rythme de croissance atteint fin 2014 (+ 0,4 %). La reprise s’y diffuse progressivement avec l’effet des baisses passées du prix du pétrole sur la consommation des ménages, et du cours de l’euro sur les exportations. L’activité resterait très dynamique en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement privé. Elle accélèrerait modérément en Allemagne, et plus modestement encore en Italie, dont le PIB a renoué avec la croissance début 2015. Les pays anglo-saxons regagneraient en dynamisme dès le printemps, notamment grâce à une plus grande vigueur de la consommation. Au total en 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient relativement peu dynamiques.

Pour en savoir plus

« La reprise se diffuse dans la zone euro », Note de conjoncture nationale, juin 2015

« Le taux de chômage reste stable au premier trimestre 2015 », Insee Flash Limousin n°11, juillet 2015

« Pas d'amélioration pour l'emploi limousin au premier trimestre 2015 », Insee Flash Limousin n°12, juillet 2015