Les services marchands en 2014La croissance reste faible

Thierry Méot, division Services, Insee

En 2014, les services marchands non financiers représentent 33 % de la valeur ajoutée de l'économie française. Leur valeur ajoutée croît de 0,6 % en volume, après + 0,7 % en 2013 et + 0,9 % en 2012. La demande des entreprises et des administrations s'affermit, particulièrement pour l'investissement (+ 0,5 %, après - 0,5 % en 2013), notamment en services informatiques. La branche des télécommunications reste la plus dynamique (+ 3,9 %). En revanche, la consommation des ménages en services ralentit (+ 0,7 % en volume, après + 0,9 % en 2013). Ainsi, les activités liées à la culture et aux loisirs restent à la peine. L'emploi progresse légèrement (+ 0,4 %), avec un gain de 52 000 postes en équivalent temps plein. Le déficit des échanges extérieurs se creuse.

Pour les services marchands, comme pour l'ensemble de l'économie, la croissance est faible

En 2014, la croissance de l'économie française reste faible : le produit intérieur brut progresse de 0,2 % en volume, après + 0,7 % en 2013. L'emploi total augmente de 0,3 %. Les dépenses de consommation des ménages continuent de croître en volume (+ 0,6 %, après + 0,4 % en 2013), essentiellement au bénéfice des achats d'automobiles et de biens d'équipement. En revanche, le recul de l'investissement s'accentue (- 1,2 % après - 0,6 % en 2013). Les importations progressent à un rythme plus soutenu que les exportations.

Dans ce contexte, selon les résultats des comptes provisoires (sources), la croissance de la valeur ajoutée des services marchands non financiers se poursuit en 2014, mais à un rythme encore ralenti : + 0,6 % en volume, après + 0,7 % en 2013 (figure 1). Néanmoins, l'activité des services reste plus favorable que celle de l'industrie, dont la valeur ajoutée baisse de 0,9 %.

En 2014, la valeur ajoutée des services principalement orientés vers les entreprises rebondit (+ 0,9 %, après + 0,1 % ; figure 2) : les activités scientifiques et techniques accélèrent et les services administratifs et de soutien retrouvent une évolution positive. La croissance des services d'information et de communication se consolide (+ 1,2 %, après + 1,1 %). En effet, la reprise des activités informatiques compense la décélération des télécommunications et le nouveau recul de l'édition. Enfin, les services principalement orientés vers les ménages freinent nettement (+ 0,2 %, après + 0,9 %), en raison du ralentissement des activités immobilières et du repli des autres activités.

Figure 1 – La valeur ajoutée des services marchands progresse peu en volume

Croissance en %, contribution en points
La valeur ajoutée des services marchands progresse peu en volume
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Services principalement orientés vers les entreprises* 1,2 0,5 -2,8 1,3 1,2 -0,2 0,0 0,3
Information et communication 0,8 0,5 -0,6 0,6 0,9 0,7 0,2 0,2
Services principalement orientés vers les ménages** 0,6 0,1 -0,1 0,9 0,0 0,5 0,4 0,1
Croissance en volume de la valeur ajoutée des services marchands 2,6 1,2 -3,6 2,8 2,2 0,9 0,7 0,6
  • * Administratifs, de gestion, d'ingénierie, de recherche, de location.
  • ** Hôtels et restaurants, immobilier, culture.
  • Lecture : en 2014, la valeur ajoutée des services marchands croît faiblement en volume (+ 0,6 %) ; les services principalement orientés vers les entreprises (administratifs, de gestion, d'ingénierie, de recherche, de location) contribuent pour moitié (0,3 point) à cette croissance.
  • Source : Insee, comptes des services, base 2010.

Figure 1 – La valeur ajoutée des services marchands progresse peu en volume

Figure 2 – La croissance des services aux entreprises retrouve un peu de tonus

évolution en volume en %
La croissance des services aux entreprises retrouve un peu de tonus
2009 2010 2011 2012 2013* 2014*
Branches (part dans la valeur ajoutée)
Ensemble des services marchands (100 %) -3,6 2,8 2,2 0,9 0,7 0,6
Services principalement orientés vers les entreprises (35 %) -8,1 3,9 3,4 -0,5 0,1 0,9
Activités spécialisées, scientifiques et techniques marchandes (19 %) -4,3 5,1 3,7 2,2 1,0 1,3
Activités de services administratifs et de soutien (16 %) -12,3 2,4 3,1 -3,8 -1,0 0,4
Information et communication (15 %) -4,2 3,8 6,2 4,4 1,1 1,2
Services principalement orientés vers les ménages (50 %) -0,2 1,7 0,0 0,9 0,9 0,2
Activités immobilières (38 %) 0,8 1,6 -0,6 1,5 1,3 1,0
Hébergement et restauration (8 %) -2,1 3,6 5,3 -0,4 -0,7 -2,5
Arts, spectacles et activités récréatives marchands (1 %) -5,2 -1,2 -2,7 -8,7 0,9 -6,4
Autres activités de services marchandes (3 %) -6,2 -1,4 -5,7 1,3 0,0 -0,1
Pour mémoire : produit intérieur brut -2,9 2,0 2,1 0,2 0,7 0,2
  • * Données provisoires.
  • Lecture : en 2014, la valeur ajoutée des services principalement orientés vers les entreprises (35 % de la valeur ajoutée des services marchands) renoue avec la croissance (+ 0,9 % en volume, après + 0,1 % en 2013 et - 0,5 % en 2012).
  • Source : Insee, comptes des services, base 2010.

L'emploi augmente dans les activités spécialisées et les services de soutien

En 2014, les services principalement marchands gagnent 52 000 emplois (mesurés en équivalent temps plein), soit une hausse de 0,4 % après une quasi-stagnation en 2013 (figure 3). Dans les autres branches de l'économie, l'emploi augmente aussi, mais à un rythme moindre (+ 0,2 %, soit + 21 000 postes).

Avec 48 000 emplois supplémentaires (+ 1,3 %), les activités spécialisées, scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien engrangent les neuf dixièmes des gains. En particulier, l'emploi intérimaire - comptabilisé en totalité dans les activités de soutien, indépendamment du secteur d'exercice des missions - augmente à nouveau en 2014 (+ 1,8 %, soit + 9 000 emplois en équivalent temps plein). Dans les activités d'information et de communication, l'emploi s'accroît à un rythme ralenti : + 0,2 %, après + 0,8 % en 2013. Il est en légère progression dans l'hébergement et la restauration (+ 0,4 %, après + 0,2 % en 2013). En revanche, les activités immobilières, avec une nouvelle perte d'emplois (- 0,6 %, après - 1,8 % en 2013), restent mal orientées.

Figure 3 – L'emploi augmente légèrement

indice 100 en 2005
L'emploi augmente légèrement
Branches 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Services principalement marchands 100,0 101,5 103,6 104,5 102,6 103,7 105,5 106,0 106,1 106,5
Hébergement et restauration 100,0 101,8 104,2 105,3 104,9 108,3 110,2 111,3 111,5 112,0
Information et communication 100,0 102,7 105,7 107,9 106,2 106,3 107,2 109,4 110,3 110,5
Activités immobilières 100,0 101,4 103,4 103,7 94,8 94,0 96,8 97,3 95,6 95,0
Activités spécialisées scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien 100,0 102,2 105,4 105,8 101,3 103,7 108,1 108,6 108,8 110,3
  • Lecture : en 2014, l'emploi intérieur total en nombre d'équivalents temps plein a progressé de 6,5 % dans les services principalement marchands par rapport à 2005.
  • Source : Insee, comptes des services, base 2010.

Figure 3 – L'emploi augmente légèrement

En 2014, la demande des entreprises en services se redresse

En 2014, la demande intérieure en services marchands progresse de 1,2 % en volume, après + 1,0 % en 2013 (figure 4). La croissance des consommations intermédiaires des entreprises s'affermit et leurs dépenses d'investissement repartent à la hausse alors que la consommation des ménages ralentit légèrement.

Les achats intermédiaires des entreprises et des administrations constituent le principal débouché des services marchands. En 2014, ils augmentent de 1,6 % en volume, après + 1,3 % en 2013. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques constituent le premier poste de ces achats intermédiaires (36 %), puis viennent les services administratifs et de soutien (28 %) et les services d'information et de communication (15 %). Les consommations intermédiaires en services spécialisés, scientifiques et techniques ralentissent en 2014 (+ 2,0 % en volume, après + 2,4 % en 2013), du fait notamment d'un tassement des dépenses de services juridiques et comptables et d'une réduction de moitié du rythme de croissance des achats de publicité. La demande de services administratifs et de soutien retrouve un peu de vigueur (+ 1,2 %, après + 0,6 % en 2013), en particulier avec le retour à la croissance de l'intérim. La progression des achats de services d'information et de communication est soutenue (+ 3,2 %, après + 2,1 % en 2013), aussi bien pour les services informatiques que de télécommunications.

Cependant, en 2014, c'est pour l'investissement en services des entreprises que l'inflexion est la plus marquée : il progresse de 1,3 % en volume, alors qu'il était resté au point mort en 2013. Le regain est net pour l'investissement en logiciels et base de données (+ 1,7 %, après - 0,5 % en 2013). De leur côté, les investissements en recherche-développement continuent de croître modérément (+ 0,9 %, après + 0,8 % en 2013).

Figure 4 – L'offre et la demande de services marchands

valeur en milliards d'euros - volume : taux de croissance en volume (en %) - prix : taux de croissance du prix (en %)
L'offre et la demande de services marchands
2010 Valeur 2011 2012 2013* 2014*
Volume Prix Volume Prix Volume Prix Volume Prix Valeur
Production de services** 1 023,8 2,8 0,8 1,2 0,8 0,6 0,0 1,0 0,0 1 099,7
Importations 53,6 10,2 1,0 12,9 0,1 12,3 -0,4 8,0 0,1 81,7
Demande intérieure, dont : 1 038,1 2,6 0,9 1,3 0,8 1,0 0,0 1,2 0,1 1 121,2
consommations intermédiaires 539,6 3,2 0,9 1,2 1,1 1,3 -0,3 1,6 -0,3 588,9
consommation finale 383,3 0,8 0,6 0,8 0,5 0,9 0,3 0,7 0,5 403,3
investissement 119,3 4,4 1,5 3,8 0,4 -0,5 0,4 0,5 0,2 132,6
Exportations 54,0 15,9 0,6 8,8 0,0 5,5 -0,3 5,9 0,3 76,4
  • * Données provisoires.
  • ** Il s'agit de la production du « produit » Services marchands (définitions) et non de celle de la branche Services marchands, contrairement à la figure 5.
  • Lecture : en 2014, la production de services progresse de 1,0 % en volume, avec des prix stables (+ 0,0 %).
  • Source : Insee, comptes des services, base 2010.

La hausse de la consommation des ménages se réduit

En 2014, la consommation des ménages en services ralentit légèrement (+ 0,7 % en volume, après + 0,9 %). Les loyers, qui en représentent 57 %, évoluent à un rythme légèrement inférieur à celui de 2013 (+ 0,9 % en volume, après + 1,2 % en 2013). Hors loyers, la consommation de services en 2014 est un peu déprimée (- 0,1 %, après + 0,4 %). Pour la troisième année consécutive, les dépenses de restauration et d'hôtellerie sont en baisse (- 0,9 % après - 1,3 %). Les dépenses en information et communication stagnent (- 0,1 %, après + 3,6 %) : la consommation en services de télécommunication freine sévèrement (+ 2,2 % après + 10,0 %), du fait d'une moindre baisse des prix ; les dépenses d'édition sont toujours en recul, en particulier pour la presse. La consommation de services personnels (blanchisserie, coiffure, etc.) diminue de nouveau (- 0,8 % après - 0,3 %). En revanche, la location d'automobiles et d'équipements est un des rares services à conserver la faveur des ménages (+ 1,5 % après + 0,7 %).

La production des services marchands accélère

En 2014, la production des services marchands s'accroît de 1,0 % en volume, après + 0,6 % en 2013 (figure 5), dans un contexte de stabilité des prix pour la seconde année consécutive. Les services de télécommunication restent les plus dynamiques (+ 3,9 %), car l'augmentation toujours soutenue de la consommation des entreprises pèse plus fortement que la contraction de celle des ménages. Néanmoins, le redressement de l'activité des services informatiques et d'information (+ 2,4 %, après - 0,7 %) et celui des services administratifs et de soutien (+ 1,0 %, après - 0,5 % en 2013) contribuent tout autant à la croissance de la production des services marchands en 2014.

Parmi les services principalement orientés vers les ménages, la production des arts, spectacles et activités récréatives marchands reste sur une tendance baissière (- 0,4 % après - 1,0 % en 2013). Celle qui concerne l'hébergement et la restauration continue aussi de diminuer, mais à un rythme deux fois moindre (- 1,3 % après - 2,6 % en 2013), en dépit de l'effet négatif sur la demande du relèvement à 10 % de la TVA à taux réduit dans la restauration rapide.

Figure 5 – Les télécommunications restent dynamiques

Taux d'évolution de la production en volume, en %
Les télécommunications restent dynamiques
Télécommunications Activités informatiques et services d'information Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques Activités juridiques et comptables - gestion, architecture, ingénierie Activités immobilières Ensemble des services marchands Activités de services administratifs et de soutien Autres activités de services (hors associations) Arts, spectacles et activités récréatives marchands Édition, audiovisuel et diffusion Hébergement et restauration
2014 3,9 2,4 1,8 1,2 1,2 1,0 1,0 0,2 -0,4 -0,4 -1,3
2013 6,4 -0,7 0,8 1,3 1,3 0,6 -0,5 1,2 -1,0 -2,2 -2,6
  • Lecture : les branches d'activité sont classées par taux d'évolution de la production en volume décroissant en 2014 ; la production de la branche « Télécommunications » reste la plus dynamique, mais son taux d'évolution est plus faible en 2014 (+ 3,9 %) qu'en 2013 (+ 6,4 %).
  • Source : Insee, comptes des services, base 2010.

Figure 5 – Les télécommunications restent dynamiques

Le déficit des échanges extérieurs se creuse

En 2014, les exportations de services progressent moins vite (+ 6,2 % en valeur) que les importations (+ 8,1 %) et le déficit du commerce extérieur s'alourdit à - 5,3 milliards d'euros (contre - 3,5 milliards en 2013 ; figure 6). La dégradation du solde affecte surtout les arts, spectacles et activités récréatives, les activités d'ingénierie et les télécommunications. En revanche, le déficit se réduit légèrement pour la production de films cinématographiques et de programmes de télévision.

Depuis la seconde moitié des années 1990, avec l'explosion des réseaux de communication et l'internationalisation de l'économie française, les échanges extérieurs de services marchands non financiers se sont beaucoup développés. En effet, les activités de services (productions audiovisuelles, services informatiques, activités comptables et de gestion, recherche-développement, brevets et licences...) peuvent s'échanger soit sur le marché mondial, soit entre des filiales du même groupe localisées dans des pays différents. Les échanges sont restés excédentaires tout au long des années 2000 et ne sont déficitaires que depuis 2013.

Figure 6 – Le déficit des échanges extérieurs se creuse

en milliards d'euros
Le déficit des échanges extérieurs se creuse
Importations (échelle de gauche) Exportations (échelle de gauche) Solde (échelle de droite)
2000 26,6 30,3 3,71
2001 29,6 32,3 2,73
2002 31,3 34,9 3,62
2003 32,8 35,4 2,66
2004 33,2 36,8 3,58
2005 36,3 40,7 4,39
2006 40,2 42,1 1,88
2007 45,4 45,9 0,57
2008 48,4 50,5 2,06
2009 50,1 51,1 0,97
2010 53,6 54,0 0,36
2011 59,7 62,9 3,27
2012 67,5 68,5 0,98
2013 75,5 72,0 -3,53
2014 81,7 76,4 -5,25
  • Lecture : en 2014, les exportations de services s'élèvent à 76,4 milliards d'euros et le solde des échanges extérieurs atteint - 5,3 milliards d'euros.
  • Source : Insee, comptes des services, base 2010.

Figure 6 – Le déficit des échanges extérieurs se creuse

Sources

En 2014, les comptes nationaux sont passés en base 2010 : le système européen de comptes (SEC) 2010 s'est substitué au SEC 1995. Pour les années 2014 et 2013, les résultats sont provisoires. Les résultats présentés ici sont calculés à partir des équilibres ressources-emplois réalisés au niveau le plus détaillé des comptes nationaux, puis agrégés. Les évolutions ainsi déterminées pour les grandes branches d'activité peuvent être très légèrement différentes de celles retenues pour la version provisoire des comptes nationaux 2014 : ces dernières sont calculées directement à un niveau agrégé selon des méthodes économétriques.

Définitions

Dans cette publication, les services marchands non financiers correspondent au champ défini dans la nomenclature NAF rév. 2 par les sections hébergement et restauration (I), information et communication (J), activités immobilières (L), activités spécialisées, scientifiques et techniques (M), activités de services administratifs et de soutien (N), arts, spectacles et activités récréatives (R) et autres activités de services (S). Ils excluent les services non marchands de la recherche-développement, des arts, spectacles et des activités récréatives, sauf pour les statistiques d'emploi. Ce champ ne comprend donc pas le commerce (G), les transports (H) et les services financiers (K) (consulter l'arborescence de la Nomenclature d'activités française - NAF rév. 2, 2008).

Les données relatives à l'emploi se rapportent aux services principalement marchands, qui incluent les activités des organisations associatives et la partie non marchande de la branche recherche- développement et de la branche arts, spectacles et activités récréatives.

La production dans les services marchands est un concept proche de celui de chiffre d'affaires : elle comprend les ventes de services et la production pour compte propre, mais exclut les ventes de marchandises éventuellement associées à l'activité de service.

Les données sur la production, comme celles sur l'emploi, sont calculées ici en branches, correspondant au regroupement des entreprises et parties d'entreprises qui produisent la même catégorie de prestations. La production du « produit » services marchands inclut la production des branches marchandes et la production marchande des branches non marchandes.

La production est estimée en volume, c'est-à-dire une fois retiré l'effet de l'évolution des prix.

Pour en savoir plus

Debauche É., Arnaud F., Laurent T., « Les comptes de la Nation en 2014 - Le PIB croît légèrement, le pouvoir d'achat des ménages accélère », Insee Première n° 1549, mai 2015.

Morer N., « La consommation des ménages est encore convalescente en 2014 », Insee Première n° 1554, juin 2015.

Les services marchands en 2014 - Rapport sur les comptes, Documents de travail n° E2015/05, juillet 2015.