Vent en poupe pour les fonctions métropolitaines en Midi-Pyrénées

Martine Tornero

Entre 2006 et 2011, l’emploi en Midi-Pyrénées progresse deux fois plus rapidement qu’en métropole. Comme dans les autres régions métropolitaines, il se développe bien plus vite dans les activités de la sphère présentielle, c’est-à-dire tournées vers la satisfaction des personnes présentes, résidantes ou touristes. Mais contrairement à la moyenne métropolitaine, il augmente aussi dans les activités de la sphère productive, majoritairement tournées vers les entreprises et les marchés extérieurs.

La dynamique de l’emploi en Midi-Pyrénées est marquée par la forte croissance des fonctions métropolitaines exercées par les actifs en emploi, tournées vers l’économie de la connaissance : c’est le cas tout particulièrement dans la sphère productive de la zone d’emploi toulousaine. Celle-ci porte, avec les zones de Lyon et Paris, l’essor des fonctions stratégiques françaises exercées par des cadres très qualifiés.

Le développement de la sphère présentielle, soutenue par la croissance démographique, ralentit néanmoins sur la période récente par rapport à la période de long terme 1982-2011 dans la région comme ailleurs

Entre 2006 et 2011, le nombre d’emplois augmente de 0,8 % par an en Midi-Pyrénées, un rythme de croissance deux fois plus rapide qu’en France métropolitaine. Alors que la crise économique amorcée en 2008 entraîne des suppressions d’emplois dans la moitié des régions métropolitaines, Midi-Pyrénées résiste mieux et se classe en 4e position derrière la Corse, le Languedoc-Roussillon et l’Aquitaine. La région totalise ainsi près de 1,2 million d’emplois début 2011.

Croissance dans les deux sphères productive et présentielle

Cette croissance marquée de l’emploi en Midi-Pyrénées allie à la fois celle de la sphère « productive », c’est-à-dire des activités majoritairement tournées vers les entreprises et potentiellement exportatrices de biens et de services (agriculture, industrie, commerce de gros et services aux entreprises) et celle de la sphère présentielle, soit les activités plutôt tournées vers la satisfaction des besoins des personnes présentes dans la zone, qu’elles soient résidantes ou touristes (commerce de détail, santé et action sociale, éducation, services aux particuliers, administration et construction) (définitions). Peu de régions bénéficient d’une croissance de l’emploi dans les deux sphères. Cette particularité est partagée par celles où l’emploi progresse le plus : la Corse, le Languedoc-Roussillon, PACA et l’Île-de-France. En effet, avec la crise économique et certaines restructurations et délocalisations, l’emploi de la sphère productive stagne en Aquitaine et recule dans toutes les autres régions métropolitaines.

Ainsi, les emplois « productifs » progressent de 0,3 % par an entre 2006 et 2011 en Midi-Pyrénées, alors qu’ils baissent de 0,4 % en moyenne en métropole. Dans le même temps, en lien avec l’essor et les besoins croissants de la population, les emplois présentiels augmentent de 1,0 % par an dans la région, contre 0,8 % en métropole. Midi-Pyrénées se place ainsi au 4e rang des régions métropolitaines pour la croissance de l’emploi dans la sphère productive et au 7e pour celle dans la sphère présentielle.

Néanmoins, en Midi-Pyrénées comme ailleurs, le contexte économique actuel conduit à un ralentissement marqué de la croissance de l’emploi dans la sphère présentielle comparativement à la tendance de long terme : + 1,6 % par an entre 1982 et 2011 dans la région, contre + 1,0 % sur la période récente (respectivement + 1,2 % et + 0,8 % en métropole). En revanche, l’impact de la crise n’affecte pas la hausse de l’emploi, certes bien plus modérée, dans la sphère productive de Midi-Pyrénées (+ 0,3 % par an sur les deux périodes), alors que la baisse s’accentue en moyenne métropolitaine (de - 0,2 % entre 1982 et 2011 à - 0,4 % par an entre 2006 et 2011).

Essor des emplois stratégiques de la sphère productive

L’économie française se transforme inexorablement depuis de nombreuses décennies, en lien avec les progrès technologiques et le développement de l’économie de la connaissance et des services à la population. De façon concomitante à la croissance de l’emploi, l’économie régionale s’est profondément restructurée, avec une réorientation et une relocalisation des fonctions exercées par les actifs en emploi au sein des entreprises et de leurs organisations. En 2011, la sphère productive ne représente plus que 35 % des emplois contre 43 % trente ans auparavant, en Midi-Pyrénées comme en moyenne en France métropolitaine.

Au sein de la sphère productive comme de la sphère présentielle, l’emploi peut-être réparti par grands groupes de fonctions. Dans la sphère productive, les fonctions exercées ont profondément changé de nature. Ainsi, les fonctions « métropolitaines », à savoir celles traditionnellement plus présentes dans les grandes aires urbaines (prestations intellectuelles, conception et recherche, commerce interentreprises, gestion, culture et loisirs), ont pris le pas sur celles de « production concrète », c’est-à-dire qui concourent directement à la production de biens matériels et de produits agricoles. En 2011, ces emplois dits métropolitains sont désormais les plus représentés dans la sphère productive, avec une part de 40 % en Midi-Pyrénées comme en moyenne métropolitaine, contre respectivement 20 % et 26 % trente ans auparavant (figure 1). Leur croissance s’explique en partie par des phénomènes d’externalisation d’activités de services.

Au sein de la sphère productive, essor de la production abstraite, recul de la production concrète

Figure1 – Évolution des effectifs d'emploi entre 1982 et 2011 par fonction au sein de chaque sphère en Midi-Pyrénées

en millier
Évolution des effectifs d'emploi entre 1982 et 2011 par fonction au sein de chaque sphère en Midi-Pyrénées
Sphère productive Sphère présentielle
Santé et action sociale 4 70
Services de proximité 9 53
Administration publique 4 41
Distribution 7 18
Éducation-formation 2 15
Conception-recherche 30 4
Prestations intellectuelles 25 8
Gestion 17 31
Commerce interentreprises 13 8
Culture-loisirs 3 13
Transport et logistique 16 2
Entretien-réparation 13 15
BTP 5 -2
Fab. ind. ou artisanale -31 7
Production agricole -83 2
  • Sources : Insee, recensements de la population (exploitations complémentaires au lieu de travail)

Figure1 – Évolution des effectifs d'emploi entre 1982 et 2011 par fonction au sein de chaque sphère en Midi-Pyrénées

L’essor des fonctions métropolitaines dans les activités de la sphère productive a été particulièrement remarquable en Midi-Pyrénées : + 2,7 % par an entre 1982 et 2011, contre + 1,3 % par an sur l’ensemble de la métropole. Et cette croissance se poursuit dans la région sur la période récente malgré le début de la crise économique, à un rythme certes moindre mais toujours soutenu : + 1,9 % par an entre 2006 et 2011, soit près de deux fois plus qu’en moyenne en métropole (+ 1,1 %). Pendant cette période, l’emploi dans la sphère productive progresse dans toutes les fonctions métropolitaines (figure 2), en particulier dans les prestations intellectuelles (+ 5,9 % par an en Midi-Pyrénées et + 4,5 % en moyenne métropolitaine) et dans la conception-recherche, de manière nettement plus vive en Midi-Pyrénées que dans l’ensemble de la métropole pour cette dernière (+ 2,0 % par an contre + 0,4 %).

Figure2 – Une dynamique d'emploi dans la sphère productive maintenue sur la période récente - Emploi par sphères et grandes fonctions

Une dynamique d'emploi dans la sphère productive maintenue sur la période récente - Emploi par sphères et grandes fonctions
Nombre d'emplois en 2011 Répartition par fonction (%) Évolution annuelle (%)
en 2011 en 2006 en 1982 2006-2011 1982-2011
Emploi total
France métropolitaine 25 751 600 100 100 100 0,4 0,6
Midi-Pyrénées 1 189 200 100 100 100 0,8 1,1
Emploi sphère productive
France métropolitaine 8 890 200 100 100 100 -0,4 -0,2
Midi-Pyrénées : 412 800 100 100 100 0,3 0,3
- fonctions métropolitaines 164 900 40 37 20 1,9 2,7
- fonctions de production concrète 137 600 33 38 65 -2,3 -2,0
- fonctions à orientation présentielle 38 400 9 8 3 4,1 4,0
- fonctions transversales 71 900 17 17 11 0,5 1,8
Emploi sphère présentielle
France métropolitaine 16 861 300 100 100 100 0,8 1,2
Midi-Pyrénées : 776 400 100 100 100 1,0 1,6
- fonctions métropolitaines 127 200 16 16 13 1,6 2,5
- fonctions de production concrète 97 500 13 13 18 0,5 0,3
- fonctions à orientation présentielle 454 800 59 58 53 1,2 2,0
- fonctions transversales 96 900 12 13 16 -0,2 0,7
  • Sources : Insee, recensements de la population (exploitations complémentaires au lieu de travail)

Dans le même temps, toutes les fonctions à orientation présentielle (distribution, service de proximité, éducation-formation) dans la sphère productive se développent particulièrement en Midi-Pyrénées entre 2006 et 2011 (+ 4,1 % par an contre + 2,7 % en métropole), une dynamique qui se maintient dans la région par rapport à la période de long terme (+ 4,0 %) alors qu’elle ralentit au niveau de la métropole (+ 3,6 %). Les fonctions transversales (liées au transport, à la logistique, à l’entretien et à la réparation) dans la sphère productive sont celles qui progressent le plus lentement dans la région (+ 0,5 % par an entre 2006 et 2011) tandis qu’elles diminuent légèrement en métropole (- 0,2 %). Leur croissance accuse un net fléchissement par rapport à la tendance de long terme aussi bien dans la région (+ 1,8 % par an) qu’en métropole (+ 0,8 %). Cette inflexion est due aux fonctions de transport-logistique qui se stabilisent dans la région et diminuent en métropole. Dans plus de la moitié des régions, les fonctions transversales sont en recul sur la période récente.

À l’opposé, la baisse de l’emploi des fonctions de « production concrète » s’accentue entre 2006 et 2011 par rapport à la tendance de long terme en Midi-Pyrénées (respectivement - 2,3 % et - 2,0 % par an) comme en métropole (- 2,9 % et - 2,3 %). Cette dégradation est due dans les deux cas à la poursuite de la réduction des emplois de production agricole et de fabrication. En trente ans, les effectifs des fonctions de production concrète dans la sphère productive ont été quasiment divisés par deux dans la région (- 44,4 %) et au niveau national (- 49, 4 %), traduisant les profondes mutations des modes de production et de son organisation.

Trois fonctions portent la croissance de la sphère présentielle

Dans la sphère présentielle, l’emploi progresse dans toutes les fonctions à orientation présentielle sur la période 1982-2011, dans la région comme en moyenne en métropole (respectivement + 2,0 % et + 1,6 % par an pour l’ensemble de ces fonctions). Cette croissance est fortement tirée par les métiers de la santé et de l’action sociale et des services de proximité (qui incluent notamment les professions de l’hôtellerie-restauration, de la garde d’enfants et des services aux personnes âgées), mais aussi dans une moindre mesure de l’administration publique. Les effectifs de la santé et de l’action sociale ont ainsi été multipliés par 2,5 en trente ans dans la région, ceux des métiers des services de proximité par 2 et ceux de l’administration publique par 1,7 (respectivement 2,2, 1,7 et 1,6 en métropole). Sur la période récente, ce sont toujours ces trois fonctions qui portent la croissance, à un rythme certes ralenti mais toujours soutenu. En revanche, les emplois diminuent sur la période 2006-2011 dans les métiers de la distribution (ventes aux particuliers) et de l’éducation-formation, un peu moins fortement cependant en Midi-Pyrénées qu’en moyenne en métropole.

Au sein de l’économie présentielle, les fonctions métropolitaines se développent aussi fortement sur la période de long terme dans la région comme en métropole (+ 2,5 % et + 1,9 % par an), et cette croissance se poursuit à un rythme toujours soutenu quoique ralenti sur la période récente (+ 1,6 % en Midi-Pyrénées comme en métropole). Les professions de la gestion constituent dans les deux cas le gros bataillon des créations d’emplois.

Sur l’ensemble de la période 1982-2011, la croissance de l’emploi dans l’économie présentielle a été deux fois plus rapide que celle de la population, dans la région comme en moyenne métropolitaine. Le ratio du nombre d’emplois présentiels est passé de 21-22 emplois par habitant en 1982 à 27 en 2011. L’emploi relevant de la sphère présentielle représente désormais les deux tiers de l’emploi total, dans la région comme en métropole, soit une progression de 10 points en trente ans.

Bond des fonctions métropolitaines dans la sphère productive toulousaine

Dans 3 des 16 zones d’emploi de Midi-Pyrénées, la croissance de l’emploi est particulièrement dynamique sur la période 2006-2011  : Toulouse (+ 1,5 % par an), la zone interrégionale de Mont-de-Marsan qui déborde sur l’ouest du Gers (+ 1,1 %) et Figeac (+ 1,1 %). Ces trois zones sont les seules de la région à combiner une forte hausse dans les sphères présentielle et productive (figures 3 et 4). Les effets d’entraînement entre les deux sphères, avec le développement d’emplois qualifiés et bien rémunérés, y jouent à plein régime. En lien avec l’impact de la construction aéronautique et spatiale, Figeac est d’ailleurs la seule zone d’emploi de la région où les emplois dans la fonction de fabrication au sein de la sphère productive se développent, tandis que dans celle de Toulouse, pour la même raison, les pertes sont relativement limitées. La hausse de l’emploi dans la sphère productive de la zone toulousaine doit principalement son essor aux fonctions métropolitaines (+ 2,5 % par an). La zone d’emploi de Toulouse concentre le plus grand nombre de fonctions métropolitaines dans la sphère productive (116 000 emplois en 2011) de France de province après celle de Lyon (168 900) mais devant celles de Bordeaux (75 300) et de Nantes (73 700). Parmi ces fonctions métropolitaines, la hausse des emplois de prestations intellectuelles est particulièrement rapide à Toulouse et bien plus que celles des autres grandes zones d’emploi incluant une métropole régionale.

Figure3 – La sphère présentielle prend le pas sur la sphère productive dans de nombreuses zones d’emploi de Midi-Pyrénées en 1982 et en 2011

  • Sources : Insee, recensements de la population (exploitations complémentaires au lieu de travail)

La zone d’emploi interrégionale de Brive-la-Gaillarde connaît elle aussi un développement, certes moindre, de l’emploi entre 2006 et 2011 : les faibles pertes de la sphère productive y sont largement compensées par le dynamisme de la sphère présentielle. Quatre zones d’emploi de Midi-Pyrénées tirent également leur épingle du jeu sur la période récente malgré des pertes non négligeables dans l’économie productive : Montauban, Saint-Girons, Foix-Pamiers et Millau. Dans les deux premières, l’emploi croit légèrement entre 2006 et 2011 (+ 0,2 à + 0,3 % par an), le dynamisme des emplois présentiels compensant les pertes importantes subies dans la sphère productive. À Foix-Pamiers, pour les mêmes raisons, la stabilisation prime, de même qu’à Millau où les évolutions des deux sphères sont cependant moins fortes. L’emploi progresse très légèrement à Saint-Gaudens, en raison cette fois de faibles pertes dans l’économie productive compensées par quelques créations dans l’économie présentielle. Dans les zones d’emploi de Cahors et Albi, les deux sphères connaissent de faibles évolutions de l’emploi : à Cahors, il en résulte une stabilité de l’emploi total, tandis qu’à Albi, c’est une légère hausse.

En revanche, les trois zones d’emploi de Villefranche-de-Rouergue, Rodez et Castres-Mazamet subissent des réductions d’effectifs sur la période récente, du fait principalement de la sphère productive et du peu de dynamisme de la sphère présentielle. Ces deux phénomènes se retrouvent aussi, dans une moindre mesure, dans les deux zones d’emploi de Tarbes-Lourdes et de Auch où l’emploi total diminue : elles subissent de moindres pertes d’emploi dans l’économie productive mais ne profitent quasiment pas de créations dans l’économie présentielle.

De 1982 à 2011, quasiment toutes les zones d’emploi de Midi-Pyrénées ont connu une croissance plus ou moins forte de l’emploi, les réductions importantes dans la sphère productive étant compensées par le dynamisme de la sphère présentielle. Néanmoins, celles de Castres-Mazamet, Villefranche-de-Rouergue et Saint-Girons ont connu de légères pertes voire une stabilité des effectifs tandis que Toulouse est la seule zone d’emploi de la région qui se démarque avec une croissance forte à la fois dans l’économie productive et l’économie présentielle.

Définitions

La sphère présentielle et la sphère productive (ou « non-présentielle ») forment une partition en deux ensembles des secteurs d’activité principale des établissements, identifiés au niveau le plus fin de la nomenclature d’activités (Naf rév 2).

La sphère présentielle correspond aux activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone, qu'elles soient résidentes ou touristes. Elle comprend aussi bien les écoles élémentaires et les boulangeries que les services ministériels et les hypermarchés, la dimension locale pouvant être plus ou moins vaste.

La sphère productive regroupe les activités qui produisent des biens majoritairement consommés hors de la zone dont le marché est potentiellement mondial, et les activités de services tournées principalement vers les entreprises correspondantes. Toutes les exploitations agricoles en font alors partie, bien que certaines vendent leur production localement.

Cette partition permet de mieux comprendre les logiques de localisation des activités et de mettre en évidence le degré d’ouverture des systèmes productifs locaux.

Cette approche sectorielle est complétée par une analyse fonctionnelle des emplois.

Les professions exercées par les actifs, identifiées au niveau le plus fin de la nomenclature (PCS 2003), sont réparties en quinze fonctions suivant le rôle qu’elles remplissent dans l’économie. Les fonctions sont transversales aux secteurs d’activité, aux statuts (salarié ou indépendant, public ou privé) et aux niveaux de qualification. Certaines d'entre elles sont même transversales aux différentes phases du processus de production, mais la plupart d’entre elles interviennent à un stade donné. Elles peuvent être regroupées en quatre grands groupes de fonctions :

- les fonctions de production concrète (fabrication industrielle ou artisanale, bâtiment-travaux publics et production agricole) ;

- les fonctions métropolitaines (commerce interentreprises, conception-recherche, culture et loisirs, gestion, prestations intellectuelles) ;

- les fonctions transversales (entretien-réparation, transport-logistique) ;

- les fonctions à orientation présentielle (administration publique, distribution, éducation-formation, santé-action sociale, services de proximité).

Les fonctions exercées, les sphères d’activité et le statut peuvent se croiser et associer différents niveaux de qualification. Par exemple, un cuisinier exerce une fonction à orientation présentielle. S’il est employé dans la cantine d’un établissement industriel, son emploi relève de la sphère productive, dans un restaurant, de la sphère présentielle.