Activité sans rebond en région Centre au deuxième trimestre 2014

Auteurs : Caroline Métois, Karine Pélissou (Insee Centre), Nadia Boudou (Direccte Centre)

L’emploi stagne alors qu’il est en très légère hausse en France métropolitaine. La construction est toujours en grande difficulté aussi bien en termes d’emploi qu’au niveau de la construction de logements. Le secteur des services marchands évolue plus favorablement et les emplois intérimaires y progressent, permettant la stabilisation d’ensemble.

Le marché du travail reste difficile avec un taux de chômage maintenu à 9,3 %, niveau inférieur à celui de la France métropolitaine. Il se contracte sous l'effet de l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi alliée à une diminution des offres d’emploi.

La création d’entreprises s’essouffle, notamment pour les auto-entreprises, alors que les défaillances d’entreprises reculent.

Par ailleurs, les échanges extérieurs se replient. D’autre part, la fréquentation hôtelière montre des signaux positifs.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 2
Paru le : 20/10/2014

Stabilisation de l’emploi en région Centre

Le Centre compte 561 000 emplois salariés au deuxième trimestre 2014. Après un recul au trimestre précédent, l’emploi reste stable dans la région, alors qu’il est en légère hausse en France métropolitaine (+ 0,1 %). Sur un an, il baisse de 0,4 % alors qu’il est stable en métropole (figure 1).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Centre France métropolitaine
T1|2005 100 100
T2|2005 99,74 100,06
T3|2005 99,7 100,18
T4|2005 99,5 100,33
T1|2006 100,64 100,43
T2|2006 100,82 101
T3|2006 100,87 101,38
T4|2006 100,39 101,45
T1|2007 101,01 102,25
T2|2007 100,75 102,48
T3|2007 101,51 102,86
T4|2007 101,22 103,07
T1|2008 101,46 103,32
T2|2008 101,03 102,88
T3|2008 100,09 102,56
T4|2008 99,38 101,85
T1|2009 98,07 100,78
T2|2009 97,34 100,29
T3|2009 97,15 100,01
T4|2009 97,09 100,09
T1|2010 96,72 100,02
T2|2010 96,82 100,09
T3|2010 97,03 100,3
T4|2010 97,01 100,5
T1|2011 97,07 100,77
T2|2011 96,92 101,09
T3|2011 96,54 100,96
T4|2011 96,3 100,94
T1|2012 96,15 100,97
T2|2012 95,9 100,9
T3|2012 95,48 100,6
T4|2012 95,08 100,32
T1|2013 94,82 100,26
T2|2013 94,49 99,98
T3|2013 94,48 99,93
T4|2013 94,47 100,01
T1|2014 94,17 99,88
T2|2014 94,15 99,94
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

L’emploi régional se dégrade dans tous les secteurs à l’exception de l’intérim et à un degré moindre des services marchands hors intérim. La construction subit à nouveau de fortes pertes, le recul trimestriel atteignant - 1,0 %. Dans le commerce et l’industrie, le repli se poursuit à - 0,1 % (figure 2).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1|2005 100 100 100 100
T2|2005 100,42 99,27 99,96 99,96
T3|2005 100,9 98,8 99,76 99,53
T4|2005 102,05 98 99,39 99,74
T1|2006 103,05 97,48 101,71 99,4
T2|2006 104,11 97,28 101,36 99
T3|2006 104,74 97 101,19 99,18
T4|2006 105,94 96,97 100,61 98,55
T1|2007 106,83 96,23 101,23 99,5
T2|2007 107,91 95,86 101,3 99,68
T3|2007 109,63 95,4 102,56 100,33
T4|2007 110,2 94,52 102,68 99,79
T1|2008 110,6 94,4 102,74 99,8
T2|2008 111,07 93,69 103,03 100,03
T3|2008 111,2 93 102,62 99,76
T4|2008 110,64 92,23 103,14 99,94
T1|2009 109,72 90,74 102,89 99,46
T2|2009 108,94 89,21 102,32 99,03
T3|2009 107,97 88,12 102,41 98,86
T4|2009 107,98 86,94 102,37 99,02
T1|2010 107,69 85,84 102,05 98,64
T2|2010 107,61 85,2 102,24 98,95
T3|2010 107,62 84,81 102,36 98,87
T4|2010 107,29 84,17 102,46 99,18
T1|2011 106,68 83,98 102,62 99,28
T2|2011 105,95 83,74 102,47 99,49
T3|2011 105,82 83,57 102,29 99,51
T4|2011 105,71 83,14 102,3 99,7
T1|2012 105,37 83,16 102,33 99,74
T2|2012 104,74 82,85 102,37 99,62
T3|2012 103,83 82,65 102,19 99,39
T4|2012 102,81 82,34 101,78 98,61
T1|2013 101,6 81,83 101,65 98,36
T2|2013 101,26 81,35 101,55 97,76
T3|2013 100,23 81,04 101,65 97,64
T4|2013 99,44 80,86 101,63 97,82
T1|2014 98,55 80,63 101,58 97,55
T2|2014 97,54 80,56 101,57 97,43
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur

Hausse de l’emploi intérimaire

Dans le Centre, après une baisse significative le trimestre précédent, l’emploi intérimaire repart à la hausse avec une croissance de 2,3 % (figure 3). La tendance est la même en France métropolitaine, à un niveau légèrement supérieur (+ 2,7 %). Sur un an, l’emploi dans l’intérim progresse de 6,0 %, soit 1,2 point de plus qu’en métropole.

Les effectifs intérimaires diminuent dans la construction et l’industrie alors qu’ils augmentent dans les services.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Centre France métropolitaine
T1|2005 100 100
T2|2005 99 99,88
T3|2005 102,47 101,92
T4|2005 105,16 102,65
T1|2006 104,37 101,7
T2|2006 110,98 107,4
T3|2006 114,47 107,33
T4|2006 108,91 105,39
T1|2007 117,61 114,93
T2|2007 111,89 112,54
T3|2007 113,03 110,89
T4|2007 110,44 109,84
T1|2008 114,5 114,35
T2|2008 106,46 106,36
T3|2008 96,27 99,97
T4|2008 82,16 87,02
T1|2009 69,89 74,4
T2|2009 72,51 75,76
T3|2009 76,53 79,42
T4|2009 83,15 84,02
T1|2010 86,48 88,91
T2|2010 90,7 93,03
T3|2010 96,06 96,96
T4|2010 99,2 100,63
T1|2011 101,06 101,15
T2|2011 102,61 101,93
T3|2011 98,3 100,56
T4|2011 96,34 97
T1|2012 93,51 95,61
T2|2012 91,11 92,45
T3|2012 87,71 88,01
T4|2012 88,13 86,55
T1|2013 89,68 88,38
T2|2013 87,83 87,75
T3|2013 90,56 88,45
T4|2013 93,15 92,15
T1|2014 91 89,55
T2|2014 93,07 91,93
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Croissance de l’emploi dans le Loiret

Au deuxième trimestre 2014, l’emploi progresse dans le seul département du Loiret (+ 0,7 %) faisant suite à une baisse équivalente au trimestre précédent (figure 4).

Il diminue assez fortement dans l’Indre (- 0,7 %). Les autres départements subissent un recul de l’emploi qui oscille entre - 0,5 % dans le Cher et - 0,1 % dans l’Indre-et-Loire.

Sur un an, l’emploi baisse dans l’ensemble des départements du Centre, notamment au sud de la région, dans l’Indre et le Cher et dans une moindre mesure dans l’Eure-et-Loir.

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié départemental

en %, CVS
Évolution de l'emploi salarié départemental
Évolution 1T2014/4T2013 Évolution 2T2014/1T2014
Cher -0,3 -0,5
Eure- et-Loir 0,2 -0,3
Indre -0,1 -0,7
Indre- et-Loire -0,2 -0,1
Loir- et-Cher -0,1 -0,4
Loiret -0,8 0,7
Centre -0,3 0,0187
  • CVS : Corrigées des variations saisonnières
  • Champ : emploi salarié du secteur privé marchand non agricole
  • Source : Insee, Estimations d'emploi

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié départemental

Stabilisation du chômage

Le taux de chômage régional s’établit à 9,3 % au deuxième trimestre 2014. Il reste toujours inférieur de 0,4 point au niveau métropolitain.

En région Centre, comme en métropole, le taux se stabilise par rapport au trimestre précédent. La variation annuelle est légèrement inférieure à celle de l’échelon métropolitain (figure 5).

Figure 5 – Évolution du taux de chômage

En %, CVS
Évolution du taux de chômage
Centre France métropolitaine
T1|2005 7,4 8,3
T2|2005 7,5 8,4
T3|2005 7,7 8,6
T4|2005 7,7 8,7
T1|2006 7,8 8,8
T2|2006 7,6 8,6
T3|2006 7,5 8,5
T4|2006 7,1 8,0
T1|2007 7,0 8,1
T2|2007 6,7 7,8
T3|2007 6,6 7,6
T4|2007 6,2 7,1
T1|2008 5,9 6,8
T2|2008 6,1 7,0
T3|2008 6,3 7,1
T4|2008 6,6 7,4
T1|2009 7,4 8,2
T2|2009 8,1 8,8
T3|2009 8,0 8,8
T4|2009 8,4 9,1
T1|2010 8,3 9,0
T2|2010 8,3 8,9
T3|2010 8,2 8,8
T4|2010 8,1 8,8
T1|2011 8,0 8,7
T2|2011 7,9 8,6
T3|2011 8,1 8,8
T4|2011 8,3 8,9
T1|2012 8,5 9,1
T2|2012 8,7 9,3
T3|2012 8,9 9,4
T4|2012 9,2 9,7
T1|2013 9,4 9,9
T2|2013 9,4 9,9
T3|2013 9,4 9,9
T4|2013 9,2 9,7
T1|2014 9,3 9,7
T2|2014 9,3 9,7
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 5 – Évolution du taux de chômage

Le chômage diminue dans le Cher, mais ce département reste malgré tout le plus touché de la région (9,9 %). À l’inverse, il augmente dans les autres départements (+ 0,1 point) et plus particulièrement dans l’Indre (+ 0,2 point) (figure 6).

Figure_6 – Taux de chômage départementaux

Taux de chômage départementaux
2e trimestre 2014 * (en %) Variation (en point)
sur un trimestre sur un an
Cher 9,9 - 0,1 - 0,5
Eure-et-Loir 9,5 0,1 0,0
Indre 9,3 0,2 0,0
Indre-et-Loire 8,8 0,1 - 0,2
Loir-et-Cher 8,8 0,1 - 0,2
Loiret 9,7 0,1 0,0
Centre 9,3 0,0 - 0,1
Métropole 9,7 0,0 - 0,2
  • * Estimations provisoires au 2e trimestre 2014
  • Source : Insee, Taux de chômage localisés

Toujours plus de demandeurs d’emploi

Au deuxième trimestre 2014, environ 196 000 demandeurs d’emploi de catégorie A, B et C sont inscrits à Pôle emploi en région Centre, soit une progression trimestrielle de 2,7 % (figure 7). Celle-ci est supérieure de 0,8 point à l’évolution métropolitaine. Alors que les sorties de Pôle emploi ralentissent fortement (- 2,8 %), les entrées sont en nette augmentation par rapport au trimestre précédent (+ 3,9 %).

La situation des jeunes demandeurs d’emploi se dégrade : après avoir diminué en début d’année, le nombre de chômeurs de moins de 25 ans s’accroît ce trimestre (+ 2,1 %). Cette catégorie reste malgré tout la moins touchée par la hausse. Leur part dans l’ensemble des chômeurs reste stable. Dans la continuité des trimestres précédents, l’augmentation est plus forte pour les chômeurs de 50 ans et plus (+ 2,7 %) et les chômeurs de longue durée (+ 3,4 %). Ces derniers représentent désormais 45,5 % de l’ensemble des demandeurs d’emploi, soit 3 points de plus qu’au trimestre précédent et qu’au niveau métropolitain.

Figure_7 – Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi
2e trimestre 2014 Variation (en %)
sur un trimestre sur un an
Centre 196 363 2,7 5,6
Moins de 25 ans 33 765 2,1 0,0
50 ans et plus 44063 2,7 10,8
Inscrits depuis un plus d'un an 84662 3,4 12,9
Métropole 5 043 200 1,9 5,1
  • Calcul des CVS : DIRECCTE du Centre / ESE, Pôle emploi Centre
  • Sources : Statistiques mensuelles du marché du travail; Pôle emploi, Dares

Hausse des offres d’emploi durables

Après un rebond au trimestre précédent, les offres d’emploi collectées par Pôle emploi en région Centre reculent au second trimestre (- 4,5 %), de façon plus conséquente qu’en France métropolitaine (- 0,6 %). Sur un an, l’écart s’accentue : le recul est de 13 % alors que l’évolution est positive en métropole (+ 1 %).

Les offres de plus de six mois repartent à la hausse, avec une augmentation trimestrielle de 7 %, alors que celles de six mois ou moins chutent fortement (- 15 %). Sur un an l’évolution est similaire : les offres durables progressent (+ 9 %) tandis que les offres non durables s’écroulent (- 30 %). Après un trimestre en retrait, les offres d’emploi de plus de six mois sont de nouveau les plus importantes en volume.

Poursuite de la baisse des constructions de logements

En lien avec le recul de l’investissement immobilier en métropole, la conjoncture pour le secteur de la construction continue de se dégrader dans le Centre. En région, les autorisations de construire ainsi que le nombre de logements commencés diminuent respectivement de 18 et 13 % sur un an. Pour ces derniers, la baisse est un peu plus accentuée qu’au niveau métropolitain (figure 8).

La dégradation concerne uniquement l’habitat individuel, fortement impacté (- 36 % par rapport au même trimestre de 2013). Faisant suite à un fort recul au trimestre précédent, l’habitat collectif progresse (+ 3 %).

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Centre France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 98,69 101,1
mars|2005 100,62 101,67
avr.|2005 101,19 102,12
mai|2005 106,2 103,03
juin|2005 104,59 103,78
juil.|2005 106,75 104,96
août|2005 104,69 105
sept.|2005 105,68 105,62
oct.|2005 105,56 106,6
nov.|2005 108,48 108,57
déc.|2005 110,97 110,73
janv.|2006 108,67 111,31
févr.|2006 108,97 111,48
mars|2006 109,36 113,61
avr.|2006 110,1 114,09
mai|2006 108,8 114,55
juin|2006 110,06 116,13
juil.|2006 111,12 115,38
août|2006 110,31 116,23
sept.|2006 115,36 117,05
oct.|2006 114,19 116,44
nov.|2006 110,72 116
déc.|2006 108,97 114,06
janv.|2007 106,76 112,66
févr.|2007 107,37 111,74
mars|2007 107,08 111,98
avr.|2007 104,7 110,38
mai|2007 103,12 111,63
juin|2007 105,23 112,11
juil.|2007 100,83 114,47
août|2007 103,46 115,44
sept.|2007 103,14 115,32
oct.|2007 100,82 116,37
nov.|2007 101,2 115,1
déc.|2007 110,87 115,65
janv.|2008 109,08 115,22
févr.|2008 108,08 114,63
mars|2008 108,18 112,5
avr.|2008 104,41 110,24
mai|2008 103,55 108,6
juin|2008 99,15 104,78
juil.|2008 103,67 106,72
août|2008 101,99 105,38
sept.|2008 99,54 102,76
oct.|2008 102,49 100,74
nov.|2008 105,58 101,35
déc.|2008 94,99 98,77
janv.|2009 95,95 96,53
févr.|2009 101,26 96,91
mars|2009 98,97 95,32
avr.|2009 101,28 95,58
mai|2009 100,03 93,46
juin|2009 99,61 92,83
juil.|2009 98,2 87,13
août|2009 98,34 85,75
sept.|2009 94,86 84,71
oct.|2009 94,24 84,83
nov.|2009 95,53 82,62
déc.|2009 92,64 82,66
janv.|2010 95,44 82,28
févr.|2010 89,57 79,72
mars|2010 89,06 81,59
avr.|2010 88,89 82,99
mai|2010 90,28 83,05
juin|2010 88,8 81,97
juil.|2010 87,2 82,99
août|2010 86,5 81,16
sept.|2010 86,41 81,23
oct.|2010 82,71 81,77
nov.|2010 82,81 83,1
déc.|2010 84,73 85,25
janv.|2011 84,58 87,4
févr.|2011 96,22 92,37
mars|2011 96,04 91,72
avr.|2011 96,27 92,75
mai|2011 97,1 93,75
juin|2011 97,58 93,34
juil.|2011 98,9 93,53
août|2011 98,93 94,52
sept.|2011 97,38 95,1
oct.|2011 101,04 95,83
nov.|2011 95,09 98,57
déc.|2011 99,26 102,47
janv.|2012 98,87 103,7
févr.|2012 86,41 100,36
mars|2012 86,19 100,14
avr.|2012 86,7 98,44
mai|2012 83,76 96,65
juin|2012 86,36 98,66
juil.|2012 84,88 97,44
août|2012 81,48 95,76
sept.|2012 83,35 95,45
oct.|2012 81,11 93,05
nov.|2012 79,41 89,53
déc.|2012 74,13 86,11
janv.|2013 71,61 84,19
févr.|2013 72,97 83,3
mars|2013 74,22 83,32
avr.|2013 74,66 83,89
mai|2013 76,04 84,61
juin|2013 73,54 84,86
juil.|2013 73,49 84,72
août|2013 75 84,71
sept.|2013 71,27 84,5
oct.|2013 68,81 84,09
nov.|2013 70,74 83,2
déc.|2013 72,12 81,62
janv.|2014 72,77 81,57
févr.|2014 71,02 81,11
mars|2014 68,92 79,45
avr.|2014 65,7 77,99
mai|2014 65,62 76,71
juin|2014 64,15 75,03
juil.|2014 65,33 74,9
août|2014 63,37 74,51
  • Note : données mensuelles brutes, en date de prise en compte. Chaque point représente la moyenne des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Essoufflement de la création d’entreprises

Après deux trimestres consécutifs de reprise, la création d’entreprises s’essouffle de nouveau pour atteindre 3 860 unités au second trimestre. La baisse est significative et supérieure à celle de la métropole (- 4,6 contre - 3,5 %).

Ce recul régional s’observe surtout pour la création d’auto-entreprises (- 7,4 %), qui s’inscrit dans une tendance nationale à la baisse de ce type de création. Dans une moindre mesure, la création classique est également touchée alors qu’elle progresse en France métropolitaine (- 1,1 contre + 1,3 %) (figure 9).

Le repli en région concerne la totalité des secteurs, en particulier la construction et les activités de soutien aux entreprises, le commerce étant le moins impacté.

Figure 9 – Évolution de la création d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Évolution de la création d'entreprises
Centre hors auto-entrepreneurs France métro. hors auto-entrepreneurs Centre y/c auto-entrepreneurs France métro. y/c auto-entrepreneurs
T1|2009 100 100 100 100
T2|2009 92,63 95,07 110,04 117,61
T3|2009 94,7 93,44 105,15 108,01
T4|2009 96,43 99,22 108,12 119,78
T1|2010 94,98 96,14 127,14 134,18
T2|2010 98,21 99,6 106,3 118,75
T3|2010 93,14 98,09 101,08 108,62
T4|2010 94,08 97,08 102,83 114,28
T1|2011 96,71 96,03 98,59 108,6
T2|2011 99,05 94,24 99,04 105,23
T3|2011 97,32 95,99 90,87 99,89
T4|2011 97,94 96,33 97,84 105,61
T1|2012 93,19 91,74 102,59 112,58
T2|2012 91,57 88,55 95,14 105,33
T3|2012 91,85 89,4 86,85 100,19
T4|2012 91,46 90,33 94,35 102,4
T1|2013 97,99 97,07 95,33 107,51
T2|2013 98,88 98,09 88,09 103,13
T3|2013 101,4 98,65 87,95 98,62
T4|2013 107,92 101,22 93,22 104,6
T1|2014 102,46 100,23 96,93 109,57
T2|2014 101,28 101,53 92,5 105,69
  • Note : les créations d'entreprises hors auto-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime d'auto-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 9 – Évolution de la création d'entreprises

Recul des défaillances d’entreprises

Après le niveau très haut du trimestre précédent, le nombre de défaillances d’entreprises diminue en région comme en métropole, la baisse trimestrielle étant de 2,5 %. Cette embellie provient principalement des secteurs du commerce et des activités de services aux particuliers, relativement épargnés.

Sur un an, cependant, les défaillances régionales progressent davantage qu’en métropole (+ 4 contre + 1 %). La construction, qui représente plus d’un quart des défaillances, est le secteur le plus affecté (figure 10).

Figure 10 – Évolution des défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution des défaillances d'entreprises
Centre France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 99,87 100,52
mars|2005 99,75 100,57
avr.|2005 101,19 101,22
mai|2005 103,5 102,01
juin|2005 104,13 102,31
juil.|2005 105,69 102,08
août|2005 104,82 101,95
sept.|2005 105,88 102,18
oct.|2005 103,88 101,8
nov.|2005 103,81 101,61
déc.|2005 102,56 101,36
janv.|2006 102,56 100,49
févr.|2006 102,44 99,45
mars|2006 102,06 98,95
avr.|2006 101,38 97,81
mai|2006 98,31 97,16
juin|2006 97,12 96,75
juil.|2006 97,06 96,78
août|2006 96,87 97
sept.|2006 95,56 97,05
oct.|2006 99,06 97,57
nov.|2006 98,31 98,29
déc.|2006 99,25 98,95
janv.|2007 99,56 99,82
févr.|2007 100,56 101,14
mars|2007 102,56 102
avr.|2007 103,81 102,72
mai|2007 104,63 103,16
juin|2007 107,44 103,95
juil.|2007 106,94 105,07
août|2007 106,44 104,94
sept.|2007 107,19 104,96
oct.|2007 108,32 105,76
nov.|2007 110,38 105,6
déc.|2007 111,19 105,6
janv.|2008 113,2 105,64
févr.|2008 114,76 106,13
mars|2008 114,45 105,69
avr.|2008 117,57 107,12
mai|2008 117,89 106,87
juin|2008 117,26 106,86
juil.|2008 117,57 107,4
août|2008 118,51 107,64
sept.|2008 118,95 109,11
oct.|2008 119,7 110,52
nov.|2008 120,08 111,76
déc.|2008 120,45 114,05
janv.|2009 120,7 115,7
févr.|2009 122,76 117,52
mars|2009 125,58 121,05
avr.|2009 125,2 122,8
mai|2009 125,95 124,71
juin|2009 128,58 126,52
juil.|2009 131,52 128
août|2009 134,02 128,98
sept.|2009 136,71 130,67
oct.|2009 135,08 130,38
nov.|2009 135,52 130,96
déc.|2009 136,09 130,57
janv.|2010 135,02 130,72
févr.|2010 136,02 130,53
mars|2010 137,27 130,65
avr.|2010 136,77 129,35
mai|2010 138,27 129,3
juin|2010 136,65 129,4
juil.|2010 133,65 128,48
août|2010 134,02 128,63
sept.|2010 130,58 127,41
oct.|2010 131,39 126,45
nov.|2010 131,77 125,86
déc.|2010 131,39 124,77
janv.|2011 131,14 124,84
févr.|2011 130,52 124,8
mars|2011 130,71 123,95
avr.|2011 131,08 123,42
mai|2011 134,21 125,01
juin|2011 134,08 123,63
juil.|2011 134,96 122,91
août|2011 133,83 122,95
sept.|2011 135,27 122,44
oct.|2011 133,46 122,53
nov.|2011 137,65 122,76
déc.|2011 137,96 122,57
janv.|2012 140,9 123,52
févr.|2012 139,27 123,51
mars|2012 139,09 122,56
avr.|2012 138,02 122,9
mai|2012 136,21 121,24
juin|2012 137,46 121,36
juil.|2012 139,46 122,97
août|2012 138,27 122,83
sept.|2012 138,4 122,25
oct.|2012 144,84 124,25
nov.|2012 141,28 124,56
déc.|2012 143,34 125,98
janv.|2013 142,78 125,7
févr.|2013 142,15 125,55
mars|2013 138,71 125,39
avr.|2013 141,78 126,85
mai|2013 141,28 127,14
juin|2013 139,96 127,62
juil.|2013 140,21 128,65
août|2013 141,21 128,5
sept.|2013 143,78 129,54
oct.|2013 143,96 129,54
nov.|2013 147,28 129,24
déc.|2013 148,34 129,3
janv.|2014 147,65 129,44
févr.|2014 149,97 130,61
mars|2014 149,97 130,55
avr.|2014 148,16 130,76
mai|2014 147,9 130,08
juin|2014 148,28 130,23
juil.|2014 149,59 130,11
août|2014 149,03 129,71
  • Note : données mensuelles brutes au 09 octobre 2014, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 10 – Évolution des défaillances d'entreprises

Amélioration de la fréquentation hôtelière

Au deuxième trimestre, le nombre de nuitées enregistrées progresse légèrement par rapport au même trimestre de l’année précédente (+ 0,9 %) alors qu’il diminue d’autant en métropole. Cette amélioration fait suite à un an et demi de baisses successives (figure 11). Avril a été particulièrement favorable au tourisme régional. Ce trimestre, la clientèle étrangère représente un visiteur sur quatre dans la région. Cette part reste stable sur un an.

Figure 11 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Évolution du nombre de nuitées du mois de l'année n par rapport au mois de l'année n-1 en %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Centre France métropolitaine
janv.|2011 17,881689198363752 4,424022210273802
févr.|2011 2,5677626619398546 0,36091012993328525
mars|2011 -2,7076577805292983 2,148985301975413
avr.|2011 1,7105248119646688 5,322672673662384
mai|2011 -6,69390351169678 -2,4671429083817293
juin|2011 5,465744090140314 6,6012477482590555
juil.|2011 2,3158896560811253 3,9576487624397405
août|2011 -1,7214667646507193 2,467085975978371
sept.|2011 -2,5036844024595757 2,613869566834377
oct.|2011 2,761658024793366 5,675803492745392
nov.|2011 4,8440369937524395 4,577886630808415
déc.|2011 2,999961889363648 3,365739522668058
janv.|2012 0,3539144151532034 1,5636939977574793
févr.|2012 10,343564464322743 3,3450201951589444
mars|2012 2,1695617708712738 2,1838795881305013
avr.|2012 6,096528196214536 -1,084546877146254
mai|2012 3,6657104202138324 2,0573943679133726
juin|2012 -6,183622559188316 -3,007905343150008
juil.|2012 -3,234947706488398 -1,671820890955853
août|2012 -3,1186361856049185 -0,23460742978605778
sept.|2012 2,8661535019545616 -0,31433404339470566
oct.|2012 -4,25159485177433 -3,1209688860585985
nov.|2012 6,541375678681457 4,789772228013501
déc.|2012 -4,899868237255712 0,5088531791278706
janv.|2013 -9,444017003084598 -2,909088596966503
févr.|2013 -10,929134704047918 -2,155312364527966
mars|2013 4,062011839171655 3,0065411225567704
avr.|2013 -13,279698808569286 -6,510588313604927
mai|2013 2,55792395118278 4,007690326310902
juin|2013 -1,4187320492125062 -0,25763338349437864
juil.|2013 -2,2477589416601496 -1,9135497229769636
août|2013 3,7504233650099326 3,3033013912517335
sept.|2013 -5,70009939067716 -1,4378286834997962
oct.|2013 2,5244042204948665 0,9297332903546807
nov.|2013 -5,815019663368295 -2,49287987054859
déc.|2013 3,998616248181589 -0,5303078028611303
janv.|2014 -1,20099700207017 0,6666591866972581
févr.|2014 -0,07363993940211008 -0,9281630087031852
mars|2014 -9,676620659772658 -6,923801275494002
avr.|2014 9,008164223008375 4,640249513111804
mai|2014 -5,259818741090684 -4,133265968420022
juin|2014 1,192898491126328 -1,8972051850332479
juil.|2014 -2,766026414337063 -3,0344954191828712
août|2014 -4,638426068137352 -1,263822229474813
  • Notes : données mensuelles brutes.
  • Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2011 et 2012 ont été rétropolées.
  • Source : Insee ; DGCIS, partenaires régionaux.

Figure 11 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Repli des échanges extérieurs

Poursuivant la tendance observée lors des précédents trimestres, en région Centre les échanges extérieurs se replient au deuxième trimestre 2014. Les exportations chutent à 4,3 milliards d’euros et les importations à 4,1 milliards (figure 12). La diminution étant supérieure pour les importations, le solde commercial s’accroît : il atteint 190 millions d’euros. Sur les quatre derniers trimestres, les volumes importés diminuent davantage que ceux exportés (- 7,7 contre - 5,8 %).

À l’import comme à l’export, la diminution trimestrielle est imputable au repli des échanges dans la fabrication de produits chimiques, parfums et cosmétiques, un secteur phare de la région. Sur un an, les produits pharmaceutiques contribuent en grande partie à la baisse du commerce extérieur, avec des chutes respectives de 28 % pour les importations et 18 % pour les exportations.

L’Union européenne reste le partenaire privilégié de la région même si les mouvements avec cette zone se réduisent sur un an (- 8 % pour les exportations et - 5 % pour les importations). Sur cette période, les échanges progressent fortement avec le continent africain.

Figure_12 – Évolution du commerce extérieur

en million d'euros, CAF-FAB
Évolution du commerce extérieur
Exportations Importations
T1|2005 3 929 3 513
T2|2005 3 867 3 565
T3|2005 3 741 3 127
T4|2005 4 230 3 720
T1|2006 4 163 3 545
T2|2006 4191 3606
T3|2006 3757 3293
T4|2006 4259 3772
T1|2007 4288 3920
T2|2007 3789 3788
T3|2007 3813 3630
T4|2007 4161 3843
T1|2008 4177 3818
T2|2008 4243 3888
T3|2008 3879 3682
T4|2008 3897 3709
T1|2009 3447 3494
T2|2009 3357 3367
T3|2009 3275 3135
T4|2009 3523 3352
T1|2010 3705 3478
T2|2010 3826 3768
T3|2010 3828 3629
T4|2010 4005 3616
T1|2011 4346 4321
T2|2011 4220 4268
T3|2011 4131 3964
T4|2011 4295 3983
T1|2012 4799 4600
T2|2012 4851 4465
T3|2012 4534 4319
T4|2012 4835 4841
T1|2013 4845 4821
T2|2013 4677 4494
T3|2013 4454 4251
T4|2013 4600 4291
T1|2014 4414 4363
T2|2014 4336 4146
  • Source : Direction générale des douanes du Centre

Figure_12 – Évolution du commerce extérieur

Encadrés

Contexte national - La reprise différée

Au deuxième trimestre 2014, l’activité a de nouveau stagné. La production manufacturière s’est nettement repliée (- 0,9 %), l’investissement des entreprises et les exportations ont déçu. L’économie française croîtrait à peine au second semestre (+ 0,1 % par trimestre), portant la croissance à + 0,4 % en 2014, comme en 2012 et 2013. La consommation des ménages croîtrait peu, en lien avec un pouvoir d’achat du revenu qui accélérerait modérément (+ 0,8 %, après 0,0 % en 2013) et l’investissement en logement continuerait de reculer. L’investissement des entreprises, qui pâtit de la faiblesse récurrente de leurs perspectives, se replierait de nouveau. L’atonie de la croissance en France entraînerait un nouveau recul de l’emploi marchand (- 52 000 au second semestre, après - 12 000 au premier). Un plus grand nombre d’emplois aidés dans les branches non marchandes permettrait toutefois à l’emploi total de se stabiliser. La population active progressant légèrement, le taux de chômage augmenterait, de 0,1 point sur le second semestre, et atteindrait 10,3 % à la fin de l’année, soit le même niveau qu’à l’été 2013.

Contexte international - Découplage entre pays anglo-saxons et zone euro

Au deuxième trimestre 2014, l’activité de la zone euro a stagné, avec notamment un repli de l’activité en Allemagne et en Italie. L’économie japonaise s’est également contractée. En revanche, la croissance est restée soutenue aux États-Unis et au Royaume-Uni. Ce découplage de l’activité entre pays anglo-saxons et zone euro perdurerait jusqu’à la fin de l’année. Ainsi, aux États-Unis et au Royaume-Uni, la baisse du chômage continuerait de soutenir la demande intérieure et l’activité resterait dynamique. En revanche, dans la zone euro, le niveau élevé du chômage et l’atonie de l’investissement, en particulier en logement, continuerait de freiner la reprise. Au sein de la zone euro, l’activité serait plus dynamique en Espagne et en Allemagne qu’en France et en Italie. De leur côté, les pays émergents tournent au ralenti depuis les épisodes de tensions monétaires à partir du second semestre 2013. D’ici à la fin de l’année, l’activité s’y reprendrait un peu, mais freinée par les resserrements budgétaires et monétaires passés.

Pour en savoir plus

Note de conjoncture nationale d'octobre 2014 : « La reprise différée ».