Regain d’activité au quatrième trimestre

Isabelle DIOUM, Stéphane DURAND, Morad RAMDANI, Roger RABIER - Insee Languedoc-Roussillon

Après un troisième trimestre marqué par une perte d’emploi et une forte progression du chômage, l’économie régionale a rebondi en fin d’année. Prés de 2 000 emplois salariés ont été créés au quatrième trimestre dans les secteurs marchands non agricoles. Cette embellie a été portée, en grande partie, par un regain d’activité dans la sphère productive de l’économie (industrie et services aux entreprises). Les entreprises restent cependant prudentes et privilégient souvent le recours aux missions d’interim pour satisfaire leurs besoins en main d’oeuvre. L’évolution de l’emploi et du chômage dans les mois à venir dépendra en grande partie de leur confiance dans un contexte national et international assez favorable. En effet, mi-2015, la croissance du PIB national pourrait atteindre + 1,1 % sur un an, le rythme le plus haut depuis fin 2011.

Insee Conjoncture Languedoc-Roussillon
No 4
Paru le : 23/04/2015

L’emploi a poursuivi son évolution chaotique en Languedoc-Roussillon. Après la disparition de 1 750 emplois salariés dans les secteurs marchands non agricoles au troisième trimestre, la région a créé 1 950 emplois au cours du quatrième trimestre (figure 1). C’est ainsi que les effectifs salariés se sont quasiment stabilisés en 2014 (- 0,1 %) alors qu’ils ont baissé plus sensiblement au niveau national (- 0,5 %) .

Augmentation de l’emploi, notamment intérimaire

L’augmentation de l’emploi ce trimestre est due en grande partie (72 %) à la progression de l’intérim. Fin décembre, la région compte 1 420 intérimaires de plus que fin septembre, soit une progression trimestrielle de + 11 %. Une telle hausse ne s’était pas produite depuis mi-2010 (figure 2).

Elle est, d’abord, le reflet d’un regain d’activité dans la sphère productive de l’économie régionale (industrie et services aux entreprises), confirmé par les enquêtes de conjoncture de la Banque de France. Mais les entreprises restent prudentes et privilégient le recours aux missions d’intérim aux embauches de salariés pour satisfaire leurs carnets de commande.

Elle témoigne ensuite d’un surcroît d’activité durant les fêtes de fin d’année dans le commerce même si ce secteur n’a pas retrouvé son niveau d’emploi d’avant-crise (figure 3) en partie en raison du développement des nouvelles formes de commerce, mais également du fait de l’érosion du pouvoir d’achat des ménages.

Enfin, le secteur de la construction a également eu plus recours à l’emploi intérimaire ce trimestre pour faire face aux besoins de main d’œuvre dans les grands chantiers (doublement de l’A9 et ligne LGV) mais aussi parce que la construction de logements neufs se stabilise alors que cet indicateur avait tendance à se dégrader depuis mi-2013.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,86 100,06
T3 2005 101,11 100,19
T4 2005 100,66 100,33
T1 2006 100,72 100,43
T2 2006 101,46 101
T3 2006 102,6 101,39
T4 2006 102,95 101,45
T1 2007 103,55 102,24
T2 2007 103,72 102,49
T3 2007 104,37 102,86
T4 2007 104,89 103,07
T1 2008 105,14 103,31
T2 2008 104,37 102,89
T3 2008 103,46 102,56
T4 2008 103,54 101,85
T1 2009 102,69 100,78
T2 2009 102,59 100,29
T3 2009 102,69 100,01
T4 2009 103,54 100,09
T1 2010 103,63 100,03
T2 2010 104,1 100,08
T3 2010 104,08 100,29
T4 2010 103,94 100,49
T1 2011 104,4 100,78
T2 2011 104,96 101,06
T3 2011 104,67 100,95
T4 2011 104,12 100,94
T1 2012 104,38 100,98
T2 2012 104,24 100,85
T3 2012 103,71 100,59
T4 2012 103,35 100,33
T1 2013 103,56 100,28
T2 2013 102,84 99,92
T3 2013 102,96 99,94
T4 2013 103,08 100,03
T1 2014 102,75 99,91
T2 2014 102,95 99,95
T3 2014 102,58 99,56
T4 2014 102,99 99,55
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,11 99,88
T3 2005 107,95 101,92
T4 2005 106,9 102,65
T1 2006 104,34 101,71
T2 2006 110,52 107,4
T3 2006 111,15 107,33
T4 2006 115,11 105,39
T1 2007 121,33 114,96
T2 2007 118,83 112,52
T3 2007 117,07 110,89
T4 2007 120,3 109,84
T1 2008 126,32 114,39
T2 2008 116,3 106,36
T3 2008 110,94 99,98
T4 2008 101,51 87,02
T1 2009 94,42 74,44
T2 2009 96,27 75,74
T3 2009 98 79,46
T4 2009 100,8 84,02
T1 2010 103,19 88,96
T2 2010 115,01 92,99
T3 2010 118,74 97,12
T4 2010 112,84 100,59
T1 2011 115,52 101,19
T2 2011 126,42 101,78
T3 2011 115,16 100,93
T4 2011 105,54 96,96
T1 2012 103,73 95,66
T2 2012 96,88 92,32
T3 2012 95,32 88,41
T4 2012 97,01 86,38
T1 2013 92,56 88,5
T2 2013 88,5 87,55
T3 2013 89,17 88,99
T4 2013 91,44 91,91
T1 2014 88,05 89,65
T2 2014 89,41 91,62
T3 2014 87,7 87,87
T4 2014 97,38 91,96
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi intérimaire

Des disparités départementales dans l’évolution de l’emploi

L’Hérault est le département de France métropolitaine qui bénéficie de la plus forte progression relative de l’emploi (+ 0,8 %) devant la Savoie et le Lot (figure 4). Il se classe également au quatrième rang pour la variation absolue avec un gain de 1 800 emplois ce trimestre, derrière le Rhône, Paris et la Gironde. La progression de l’emploi est due pour 40 % à l’augmentation de l’emploi intérimaire. Tous les secteurs gagnent des emplois dans l’Hérault ce trimestre, de + 0,2 % dans le commerce à + 1,9 % dans la construction. L’emploi progresse également dans les départements de l’Aude et des Pyrénées-Orientales (+ 0,7 %) qui se situent tous les deux parmi les cinq départements métropolitains à plus forte augmentation relative. La progression de l’intérim joue pour moitié dans cette évolution, notamment grâce à un recours accru dans le secteur de la construction. En revanche, le Gard perd 600 emplois ce trimestre (– 0,5 %) et la Lozère 100, soit la deuxième plus forte baisse relative (– 0,8 %) derrière les Ardennes. Dans le Gard, tous les secteurs sont affectés et plus particulièrement les services marchands destinés aux ménages ou aux entreprises.

Figure 3 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Languedoc-Roussillon

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Languedoc-Roussillon
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,13 99,43 99,8 99,63
T3 2005 102,64 99,1 101,02 100,66
T4 2005 103,96 98,59 100,34 99,98
T1 2006 105,19 98,17 100,44 100,25
T2 2006 106,92 98,34 100,92 100,29
T3 2006 108,71 98,19 102,26 100,95
T4 2006 110,45 97,94 102,38 101,04
T1 2007 112,91 97,93 102,58 101,33
T2 2007 114,22 97,96 102,72 101,16
T3 2007 115,73 97,98 103,49 101,49
T4 2007 117,12 98,13 103,84 101,72
T1 2008 118,67 97,52 103,81 101,93
T2 2008 118,61 97,1 103,27 101,65
T3 2008 117,84 96,77 102,41 101,12
T4 2008 116,13 96,55 103,26 101,25
T1 2009 114,16 95,69 102,86 100,72
T2 2009 112,56 95,07 103,02 100,67
T3 2009 111,6 94,23 103,43 101,03
T4 2009 111,29 94,22 104,57 101,93
T1 2010 110,4 94,19 104,73 101,54
T2 2010 109,78 94,4 104,93 101,86
T3 2010 109,8 93,9 104,85 101,52
T4 2010 109,1 93,87 105,02 101,23
T1 2011 108,96 93,42 105,68 102,15
T2 2011 108,49 92,9 106,18 102,76
T3 2011 107,81 92,45 106,48 102,61
T4 2011 107 91,94 106,36 102,42
T1 2012 106,57 92,23 106,81 102,55
T2 2012 105,74 92,07 107,08 102,56
T3 2012 104,37 92,16 106,58 102,45
T4 2012 102,83 91,6 106,37 102,12
T1 2013 102,17 91,7 106,95 102,51
T2 2013 100,86 90,97 106,46 101,54
T3 2013 100,12 90,77 106,76 101,89
T4 2013 99,1 90,54 107,04 102,18
T1 2014 98,06 90,6 106,87 101,72
T2 2014 96,92 90,41 107,32 101,49
T3 2014 95,98 90,17 107,06 101,14
T4 2014 95,65 90,3 107,25 101,07
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Languedoc-Roussillon

Figure 4 – Évolution de l’emploi salarié dans les secteurs marchands non agricoles

Évolution de l’emploi salarié dans les secteurs marchands non agricoles
Nombre de salariés Variation en %
Au 4ème trimestre 2013 Au 3ème trimestre 2014 Au 4ème trimestre 2014 (p*) trimestrielle annuelle
Aude 55 400 54 600 55 000 0,7 -0,8
Gard 121 400 120 700 120 100 -0,5 -1,1
Hérault 218 700 219 200 221 000 0,8 1,1
Lozère 12 300 12 100 12 000 -0,8 -2,5
Pyrénées-Orientales 77 700 76 500 77 000 0,7 -0,8
Languedoc-Roussillon 485 500 483 100 485 100 0,4 -0,1
France métropolitaine (en milliers)
15 900 15 800 15 800 0 -0,5
  • Note : données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d’emplois.

Légère progression du chômage

L’augmentation de l’emploi salarié marchand ne permet pas d’endiguer la progression du taux de chômage (figure 5). Ce trimestre, il augmente de + 0,1 point comme au niveau national et de façon moins prononcée qu’au trimestre précédent (+ 0,4 point). Le taux de chômage croît assez fortement en Lozère (+ 0,3 point), et plus modérément dans les autres départements de la région. Seule exception : les Pyrénées-Orientales où le taux de chômage se stabilise à 15,4 % de la population active, niveau cependant le plus élevé des départements métropolitains.

Le quatrième trimestre 2014 marque une accalmie dans le nombre d’entrées sur les listes de Pôle emploi. Après deux trimestres à plus de 83 000 entrées, soit les valeurs les plus fortes depuis le début de la crise, le nombre de nouvelles inscriptions décroît pour atteindre 79 300. Mais le solde des entrées sur les sorties reste positif, du fait de la baisse, depuis deux trimestres, des sorties de Pôle emploi. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de + 1,8 % ce trimestre avec une aggravation du chômage de longue durée (+ 2,6 %) et du chômage des séniors (+ 2,9 % pour les demandeurs d’emplois âgés de 50 ans et plus). En revanche, le chômage des jeunes, de moins de 25 ans, progresse plus modérément, de + 0,5 %, après avoir connu une forte augmentation au trimestre précédent.

Figure 5 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
T1 2005 11,3 8,3
T2 2005 11,5 8,4
T3 2005 11,7 8,6
T4 2005 11,7 8,7
T1 2006 11,8 8,8
T2 2006 11,6 8,6
T3 2006 11,7 8,5
T4 2006 10,9 8,0
T1 2007 11,1 8,1
T2 2007 10,8 7,8
T3 2007 10,6 7,6
T4 2007 10,1 7,1
T1 2008 9,7 6,8
T2 2008 9,9 7,0
T3 2008 10,1 7,1
T4 2008 10,4 7,4
T1 2009 11,3 8,2
T2 2009 11,8 8,8
T3 2009 11,9 8,8
T4 2009 12,2 9,1
T1 2010 12,1 9,0
T2 2010 12,0 8,9
T3 2010 12,0 8,8
T4 2010 11,9 8,8
T1 2011 12,0 8,7
T2 2011 11,9 8,6
T3 2011 12,2 8,8
T4 2011 12,5 8,9
T1 2012 12,7 9,1
T2 2012 13,0 9,3
T3 2012 13,1 9,4
T4 2012 13,6 9,7
T1 2013 13,8 9,9
T2 2013 14,1 10,0
T3 2013 14,0 9,9
T4 2013 13,7 9,6
T1 2014 13,7 9,7
T2 2014 13,8 9,7
T3 2014 14,2 9,9
T4 2014 14,3 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 5 – Taux de chômage

Le regain de l’activité ne profite pas au tourisme d’affaires

Entre octobre et décembre 2014, les hôteliers du Languedoc-Roussillon ont accueilli 742 000 touristes pour 1,24 millions de nuitées. La fréquentation hôtelière a chuté de - 2,8 % de nuitées par rapport au quatrième trimestre 2013, contre une baisse de – 0,7 % au niveau national.

Les deux tiers du repli de la fréquentation régionale sont le fait d’un tourisme de loisirs en baisse (- 3,8 %) en raison, en partie, d’une succession d’épisodes de pluies particulièrement intenses sur les régions méditerranéennes (figure 6). Le tiers restant de la baisse est imputable au tourisme d’affaires (– 1,9 %). Durant cette basse saison touristique, les nuitées réalisées pour motifs d’affaires sont un soutien au tourisme régional. Sur le 4ème trimestre 2014, 54 % des nuitées sont le fait d’une clientèle d’affaires contre 38 % sur l’année complète.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation hôtelière

en %
Évolution de la fréquentation hôtelière
Contribution des nuitées d'affaires Contibution des nuitées de loisirs Évolutions des nuitées totales
2011T1 5,1 -3,2 1,9
2011T2 2,1 -2,1 0,1
2011T3 2,7 -0,8 1,9
2011T4 2,9 2,3 5,2
2012T1 1,8 -1,5 0,3
2012T2 0,3 1,5 1,8
2012T3 0,3 -0,4 -0,1
2012T4 -2,9 0,2 -2,7
2013T1 -2,7 1,9 -0,7
2013T2 0,9 -2,7 -1,9
2013T3 -0,1 -1,8 -1,9
2013T4 3,2 -1,4 1,7
2014T1 1,9 -2,9 -0,9
2014T2 -1,7 -0,4 -2,1
2014T3 -1,2 -2,1 -3,3
2014T4 -1,0 -1,8 -2,8
  • Lecture : au 4ème trimestre 2014, les nuitées ont baissé de - 2,8 % par rapport au 4ème trimestre 2013. Les nuitées d'affaires contribuent pour -1 point à cette baisse.
  • Source : Insee, DGE, Partenaires régionaux.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation hôtelière

La situation reste incertaine dans la construction de logements

La seconde partie de 2014 a été marquée par une stabilisation du nombre de logements commencés, après une fin d’année 2013 et un début 2014 marqués par une forte baisse (figure 7). Au quatrième trimestre, les ouvertures de chantiers en cumul annuel baissent de – 0,2 %. La tendance sur un an indique que, si les logements collectifs et en résidence ont connu une stabilisation des ouvertures de chantier, les logements individuels continuent à être moins nombreux, en phase avec les difficultés des ménages, notamment sur le marché du travail. Le département de l’Hérault, qui connaît une relative dynamique économique et une progression de l’emploi, est le seul département de la région qui connaît une hausse trimestrielle de + 1,5 % du cumul annuel de nouveaux logements. Dans les autres départements, la baisse du nombre de logements commencés est forte, sauf dans l’Aude qui est proche de la stabilité. La concentration des ouvertures de chantiers dans l’Hérault s’est amplifiée pendant la crise : de 41 % des nouveaux logements commencés en 2007, la part de l’Hérault atteint près de 52 % en 2014.

Comme pour les logements commencés, les autorisations en cumul annuel sont relativement stables au dernier trimestre 2014 (figure 8). Cet indicateur, qui permet d’anticiper ou non une reprise d’activité dans le secteur du logement, stoppe sa hausse observée au troisième trimestre et ne permet donc pas encore de tabler sur une reprise. Encore une fois, le département de l’Hérault est atypique et est le seul département à présenter des niveaux d’autorisations 2014 supérieurs à ce qu’ils étaient en 2013.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,44
mars 2005 101,6 101,6
avril 2005 99,6 102,22
mai 2005 101,2 104,47
juin 2005 101,2 105,53
juil. 2005 100,4 105,85
août 2005 99,6 106,49
sept. 2005 99,2 108,07
oct. 2005 98 109,18
nov. 2005 98 109,3
déc. 2005 96,4 110,64
janv. 2006 97,6 110,86
févr. 2006 99,2 111,55
mars 2006 100,8 112,31
avril 2006 103,6 113,45
mai 2006 102,8 113,8
juin 2006 107,6 114,96
juil. 2006 105,2 115,35
août 2006 108,4 115,94
sept. 2006 110,4 115,72
oct. 2006 112 116,46
nov. 2006 113,6 117,45
déc. 2006 116,8 117,08
janv. 2007 115,6 117,08
févr. 2007 114 117,08
mars 2007 113,6 116,81
avril 2007 112,4 116,51
mai 2007 115,6 116,07
juin 2007 115,2 115,77
juil. 2007 118,4 117,32
août 2007 118,4 116,58
sept. 2007 116 116,51
oct. 2007 117,2 117,05
nov. 2007 116,4 116,36
déc. 2007 117,2 116,16
janv. 2008 118,4 115,89
févr. 2008 119,6 115,84
mars 2008 117,6 114,44
avril 2008 116 113,13
mai 2008 112,4 111,35
juin 2008 108 109,21
juil. 2008 107,6 106,27
août 2008 104,4 105,36
sept. 2008 105,6 103,33
oct. 2008 101,2 100,2
nov. 2008 100 97,01
déc. 2008 95,6 94,6
janv. 2009 92,8 91,36
févr. 2009 89,2 88,06
mars 2009 88 85,86
avril 2009 88,4 84,03
mai 2009 88 82,06
juin 2009 86 80,6
juil. 2009 83,6 80,6
août 2009 83,2 80,75
sept. 2009 81,6 79,47
oct. 2009 81,6 78,87
nov. 2009 83,2 80,28
déc. 2009 86,4 82,48
janv. 2010 86 82,58
févr. 2010 86 83,05
mars 2010 87,6 84,3
avril 2010 86,8 84,92
mai 2010 87,2 86,3
juin 2010 89,2 87,49
juil. 2010 91,6 88,1
août 2010 92,4 88,94
sept. 2010 95,6 91,36
oct. 2010 98,4 94,25
nov. 2010 97,6 96,79
déc. 2010 97,2 98,47
janv. 2011 98 99,8
févr. 2011 97,6 100,89
mars 2011 97,2 101,8
avril 2011 99,2 102,15
mai 2011 100,8 103,04
juin 2011 101,2 102
juil. 2011 98,8 101,58
août 2011 99,2 101,06
sept. 2011 96,4 100,12
oct. 2011 95,6 98,99
nov. 2011 95,6 99,83
déc. 2011 97,2 100,15
janv. 2012 97,2 99,7
févr. 2012 98 99,93
mars 2012 98 99,78
avril 2012 96,4 99,33
mai 2012 95,2 98,22
juin 2012 94 98,59
juil. 2012 93,6 98,3
août 2012 92,8 98
sept. 2012 92 97,43
oct. 2012 89,6 97,01
nov. 2012 88,4 94,55
déc. 2012 88 94,47
janv. 2013 88,4 95,29
févr. 2013 88 95,95
mars 2013 88,8 96,54
avril 2013 89,6 97,63
mai 2013 88,4 98,72
juin 2013 90,4 99,21
juil. 2013 90,8 99,33
août 2013 90 99,04
sept. 2013 90 98,99
oct. 2013 88,8 98,08
nov. 2013 89,2 97,24
déc. 2013 86,8 94,89
janv. 2014 86 94,15
févr. 2014 86,8 92,72
mars 2014 84,4 91,14
avril 2014 84,4 90,1
mai 2014 82,8 88,6
juin 2014 78,8 87,86
juil. 2014 78,8 87,19
août 2014 78,4 86,94
sept. 2014 79,2 85,91
oct. 2014 79,2 85,41
nov. 2014 78,8 84,85
déc. 2014 78,8 84,5
janv. 2015 78 83,79
févr. 2015 78,4 83,27
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Avertissement : À compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del2 sont diffusés afin d'améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs . Ces nouveaux indicateurs visent à retracer, dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d'événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu'à présent. Ces nouveaux indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur 12 mois.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,35 100,47
mars 2005 101,39 101,51
avril 2005 103,14 102,27
mai 2005 103,48 102,8
juin 2005 106,97 104,19
juil. 2005 106,97 105,05
août 2005 109,06 105,52
sept. 2005 111,5 106,38
oct. 2005 113,59 106,5
nov. 2005 114,63 106,97
déc. 2005 116,72 108,38
janv. 2006 117,77 109,42
févr. 2006 117,42 110,69
mars 2006 119,16 112,42
avril 2006 117,07 113,42
mai 2006 117,42 114,81
juin 2006 117,42 115,53
juil. 2006 116,72 116,39
août 2006 118,82 117,06
sept. 2006 117,77 116,57
oct. 2006 119,16 118
nov. 2006 121,6 118,96
déc. 2006 115,33 118,47
janv. 2007 117,07 117,9
févr. 2007 120,21 117,9
mars 2007 121,6 118,39
avril 2007 120,91 117,84
mai 2007 122,65 117,53
juin 2007 123 116,78
juil. 2007 123,69 116,98
août 2007 123,34 116,8
sept. 2007 121,6 116,51
oct. 2007 121,6 115,77
nov. 2007 119,51 113,69
déc. 2007 123,69 112,44
janv. 2008 124,74 112,22
févr. 2008 124,74 111,87
mars 2008 123,34 110,26
avril 2008 124,74 109,48
mai 2008 122,65 108,28
juin 2008 121,6 106,09
juil. 2008 120,21 103,6
août 2008 117,07 101,16
sept. 2008 116,03 99,61
oct. 2008 114,98 97,4
nov. 2008 113,24 95,55
déc. 2008 109,41 92,75
janv. 2009 103,83 89,97
févr. 2009 99,3 86,37
mars 2009 94,08 83,49
avril 2009 91,29 81,24
mai 2009 87,8 78,55
juin 2009 84,32 76,62
juil. 2009 83,28 75,5
août 2009 82,58 74,66
sept. 2009 83,62 74,01
oct. 2009 83,97 73,11
nov. 2009 82,93 73,27
déc. 2009 80,84 73,99
janv. 2010 80,84 74,64
févr. 2010 81,88 76,38
mars 2010 83,28 78,87
avril 2010 85,37 80,83
mai 2010 87,11 82,94
juin 2010 88,15 85,27
juil. 2010 89,2 87,49
août 2010 90,94 88,8
sept. 2010 93,03 90,36
oct. 2010 90,59 90,99
nov. 2010 91,99 91,52
déc. 2010 95,47 92,71
janv. 2011 96,86 94,01
févr. 2011 97,56 94,22
mars 2011 98,61 93,73
avril 2011 98,26 93,62
mai 2011 100 95,08
juin 2011 98,61 95,44
juil. 2011 97,56 95,97
août 2011 97,56 97,22
sept. 2011 99,3 98,96
oct. 2011 96,86 99,63
nov. 2011 99,3 100,74
déc. 2011 98,95 101,76
janv. 2012 98,95 101,78
févr. 2012 97,91 101,92
mars 2012 100 101,57
avril 2012 99,65 101,86
mai 2012 98,95 100,45
juin 2012 100,35 100,06
juil. 2012 101,05 99,2
août 2012 99,65 99,08
sept. 2012 96,17 97,04
oct. 2012 98,26 96,55
nov. 2012 96,17 95,48
déc. 2012 91,64 93,75
janv. 2013 91,64 93,91
févr. 2013 93,03 95,42
mars 2013 89,2 95,95
avril 2013 89,2 94,42
mai 2013 87,11 92,38
juin 2013 85,71 90,66
juil. 2013 82,93 88,56
août 2013 81,53 85,88
sept. 2013 78,75 84,27
oct. 2013 77,35 83,61
nov. 2013 74,56 82,75
déc. 2013 78,05 81,98
janv. 2014 75,61 79,89
févr. 2014 72,82 76,83
mars 2014 73,17 75,75
avril 2014 72,13 74,58
mai 2014 72,82 74,7
juin 2014 71,43 74,56
juil. 2014 75,61 74,79
août 2014 74,91 74,74
sept. 2014 76,31 74,99
oct. 2014 76,66 74,03
nov. 2014 76,31 73,23
déc. 2014 75,96 72,91
janv. 2015 75,61 72,48
févr. 2015 75,61 71,88
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Forte diminution des créations d’entreprises individuelles

Au 4ème trimestre 2014, les créations d’entreprises sont en baisse de - 4,5 % par rapport au 4ème trimestre 2013 (figure 9). Seules les créations sous le régime de l’auto-entreprenariat progressent faiblement. Les créations de sociétés, qui étaient relativement dynamiques depuis fin 2013, marquent le pas ce trimestre et baissent de - 5,0 %. Les créations d’entreprises individuelles diminuent de – 21,3 %. Le secteur qui connaît la plus forte chute est celui de la construction. La baisse est aussi marquée pour les secteurs de l’Information-communication et les activités immobilières. Dans les activités de services tournés vers les entreprises, le nombre de créations diminue en dépit de l’augmentation du nombre de nouvelles sociétés. Dans le commerce et plus largement dans l’hébergement-restauration, les créations progressent ce trimestre mais uniquement grâce à l’auto-entreprenariat.

Figure 9 – Évolution en glissement annuel des créations d'entreprises selon le statut

en %
Évolution en glissement annuel des créations d'entreprises selon le statut
Contribution des Sociétés Contribution des Entreprises individuelles hors Auto-entrepreneurs Contribution des Auto-entrepreneurs Évolution de l'ensemble
T1 2011 1,5 2,2 -24,9 -21,3
T2 2011 0,0 -2,8 -8,5 -11,3
T3 2011 -0,1 -1,4 -11,7 -13,2
T4 2011 -0,1 -1,0 -12,1 -13,2
T1 2012 -1,3 -2,0 6,8 3,5
T2 2012 -1,4 -5,9 -0,2 -7,4
T3 2012 -1,1 -5,4 4,5 -1,9
T4 2012 -0,6 -5,6 5,8 -0,4
T1 2013 -0,2 -1,8 -7,3 -9,3
T2 2013 -0,9 5,6 -5,0 -0,3
T3 2013 -0,9 3,4 -0,2 2,2
T4 2013 1,3 3,8 -6,9 -1,8
T1 2014 0,5 1,6 4,6 6,8
T2 2014 1,3 -1,6 0,6 0,3
T3 2014 0,4 -0,8 -1,6 -1,9
T4 2014 -1,4 -4,0 -0,8 -4,5
  • Note : Données brutes en glissement annuel.
  • Lecture : au 4ème trimestre 2014, les créations ont baissé de 4,5 % par rapport au 4ème trimestre 2013. Les entreprises individuelles contribuent pour - 4,0 points à cette évolution.
  • Champ : Ensembles des activités marchandes hors agriculture.
  • Sources : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirène).

Figure 9 – Évolution en glissement annuel des créations d'entreprises selon le statut

Baisse des défaillances d’entreprises

Ce trimestre, près de 900 entreprises ont suivi une procédure de redressement judiciaire en Languedoc-Roussillon, soit - 2 % par rapport au 4ème trimestre 2013 (figure 10). Les défaillances d’entreprises ont augmenté dans les secteurs des services aux entreprises, des services immobiliers et de l’hébergement-restauration. En revanche, elles sont en recul dans la construction, le commerce et l’industrie. Au quatrième trimestre cette baisse est sensible dans les départements des Pyrénées Orientales et de l’Aude mais reste modérée dans le Gard. À l’opposé, L’Hérault et la Lozère sont les deux départements de la région à enregistrer une hausse du nombre de défaillances.

Figure 10 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,33 100,52
mars 2005 102,61 100,57
avril 2005 104,63 101,22
mai 2005 105,96 102,01
juin 2005 106,9 102,31
juil. 2005 107,03 102,08
août 2005 108,23 101,95
sept. 2005 109,13 102,18
oct. 2005 110,15 101,8
nov. 2005 113,32 101,61
déc. 2005 111,78 101,36
janv. 2006 112,72 100,49
févr. 2006 111,48 99,45
mars 2006 112,81 98,95
avril 2006 113,84 97,81
mai 2006 112,9 97,16
juin 2006 110,8 96,75
juil. 2006 111,95 96,78
août 2006 110,58 97
sept. 2006 111,27 97,05
oct. 2006 111,78 97,57
nov. 2006 111,1 98,29
déc. 2006 113,45 98,95
janv. 2007 113,71 99,82
févr. 2007 114,65 101,14
mars 2007 113,02 102
avril 2007 112,21 102,72
mai 2007 113,5 103,16
juin 2007 115,94 103,95
juil. 2007 117,69 105,07
août 2007 117,78 104,94
sept. 2007 116,62 104,96
oct. 2007 117,44 105,76
nov. 2007 116,58 105,6
déc. 2007 115,81 105,6
janv. 2008 114,95 105,64
févr. 2008 114,4 106,13
mars 2008 114,48 105,69
avril 2008 114,91 107,12
mai 2008 113,37 106,87
juin 2008 114,31 106,86
juil. 2008 113,67 107,4
août 2008 114,87 107,64
sept. 2008 118,04 109,11
oct. 2008 119,07 110,52
nov. 2008 119,75 111,76
déc. 2008 122,88 114,05
janv. 2009 124,72 115,7
févr. 2009 127,42 117,52
mars 2009 131,45 121,05
avril 2009 135,3 122,8
mai 2009 137,4 124,71
juin 2009 138,73 126,52
juil. 2009 138,82 128
août 2009 140,79 128,98
sept. 2009 143,32 130,67
oct. 2009 141,73 130,38
nov. 2009 142,5 130,96
déc. 2009 141,86 130,57
janv. 2010 144,69 130,72
févr. 2010 144,52 130,53
mars 2010 147,86 130,65
avril 2010 145,89 129,35
mai 2010 147,73 129,3
juin 2010 147,99 129,4
juil. 2010 147,22 128,48
août 2010 145,76 128,63
sept. 2010 143,62 127,41
oct. 2010 144,52 126,45
nov. 2010 145,03 125,86
déc. 2010 144,17 124,77
janv. 2011 142,76 124,84
févr. 2011 145,8 124,8
mars 2011 141,6 123,95
avril 2011 140,27 123,42
mai 2011 141,6 125,01
juin 2011 138,99 123,63
juil. 2011 137,75 122,91
août 2011 138,13 122,95
sept. 2011 136,33 122,44
oct. 2011 136,46 122,53
nov. 2011 138,35 122,76
déc. 2011 137,62 122,57
janv. 2012 137,45 123,52
févr. 2012 134,92 123,51
mars 2012 134,15 122,56
avril 2012 136,2 122,9
mai 2012 134,36 121,24
juin 2012 135,56 121,36
juil. 2012 137,49 122,97
août 2012 136,55 122,83
sept. 2012 139,67 122,24
oct. 2012 142,46 124,24
nov. 2012 142,5 124,54
déc. 2012 144,82 125,94
janv. 2013 146,83 125,65
févr. 2013 147,94 125,5
mars 2013 147,22 125,32
avril 2013 146,44 126,76
mai 2013 147,47 127,04
juin 2013 147,17 127,51
juil. 2013 150,43 128,53
août 2013 149,36 128,36
sept. 2013 150,6 129,4
oct. 2013 148,63 129,41
nov. 2013 146,1 129,11
déc. 2013 145,37 129,19
janv. 2014 144,9 129,34
févr. 2014 148,46 130,52
mars 2014 147,86 130,5
avril 2014 148,89 130,78
mai 2014 146,23 130,15
juin 2014 147,04 130,38
juil. 2014 143,57 130,43
août 2014 145,12 130,47
sept. 2014 142,97 130,88
oct. 2014 143,14 130,72
nov. 2014 144,99 130,81
déc. 2014 140,15 128,27
  • Note : données mensuelles brutes au 09 février 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 10 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

Contexte national : Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges

Comme attendu, l’activité a peu progressé en France au quatrième trimestre 2014 (+ 0,1 %). Au premier semestre 2015, la consommation des ménages serait dynamique, soutenue par le regain de pouvoir d’achat offert notamment par la forte baisse des prix du pétrole. En revanche, le climat des affaires, qui n’a que légèrement progressé depuis novembre et reste inférieur à sa moyenne de long terme, fait état d’un attentisme persistant des entreprises. Leur investissement stagnerait donc, malgré les conditions de financement favorables et la nette remontée de leur taux de marge, qui atteindrait son plus haut depuis début 2011. Par ailleurs, l’investissement des ménages continuerait de reculer. Au total, le PIB accélérerait à + 0,4 % au premier trimestre 2015, du fait d’un rebond ponctuel de la production d’énergie après un automne doux, puis progresserait de 0,3 % au deuxième trimestre. Mi-2015, la hausse de l’activité atteindrait + 1,1 % sur un an, le rythme le plus haut depuis fin 2011. Le regain d’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois ne suffiraient pas à enrayer la baisse de l’emploi marchand sur le semestre et, malgré le soutien des emplois aidés, le chômage continuerait d’augmenter, à 10,6 % mi-2015.

Contexte international : Accélération progressive en zone euro, croissance robuste dans les pays anglo-saxons

Au quatrième trimestre 2014, l’activité est restée solide dans les pays avancés. Le dynamisme de la consommation a permis une croissance robuste aux États-Unis et au Royaume-Uni, tandis que l’activité a légèrement accéléré dans la zone euro. Dans les pays émergents, en revanche, l’activité a tourné au ralenti, notamment en Chine. Au premier semestre 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans cette dernière, sous l’effet des baisses récentes du prix du pétrole et du cours de l’euro, la consommation et le commerce extérieur seraient dynamiques. L’activité resterait soutenue en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement, et en Allemagne, qui bénéficierait de l’instauration du salaire minimum, mais elle redémarrerait très lentement en Italie. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, la vigueur de la consommation des ménages continuerait de générer une croissance soutenue, mais l’appréciation de leurs monnaies pèserait sur le commerce extérieur. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient peu dynamiques.

Pour en savoir plus

Point de conjoncture national, mars 2015 - « Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges»

L'année économique et sociale 2013 en Languedoc-Roussillon