Forte progression du chômage au troisième trimestre

Isabelle DIOUM, Morad RAMDANI, Roger RABIER - Insee Languedoc-Roussillon

Au niveau national, la croissance atteint + 0,3 % après un léger recul au deuxième trimestre (– 0,1 %). La baisse de l’euro et du prix du pétrole devrait avoir un effet favorable sur l’activité des prochains trimestres.

Au niveau régional, le troisième trimestre a été marqué par une forte progression du taux de chômage qui atteint désormais 14,3 % de la population active. Cette augmentation a particulièrement frappé les demandeurs d’emploi de 50 ans et plus. L’emploi salarié présente des évolutions en dents de scie à l’image des fortes fluctuations des effectifs de l’hébergement-restauration. Après un gain de + 1 200 salariés au 2ème trimestre, l’emploi perd - 1 950 salariés ce trimestre dont - 1 550 dans l’hébergement-restauration malgré une fréquentation touristique soutenue. Par ailleurs, en dépit des aléas climatiques, la production viticole a atteint un volume relativement élevé.

Insee Conjoncture Languedoc-Roussillon
No 3
Paru le : 21/01/2015

Au cours du troisième trimestre 2014, le léger desserrement des freins à la croissance constaté aux niveaux européen et national profite peu au Languedoc-Roussillon. Le taux de chômage progresse et les secteurs marchands subissent une perte d’emploi salarié.

Forte progression du chômage

Alors que le taux de chômage régional se stabilisait depuis la mi-2013, il augmente fortement ce troisième trimestre. En trois mois, la part de la population active à la recherche d’un emploi est passée de 13,8 % à 14,3 % (figure 1). La région n’avait pas subi une telle progression depuis cinq ans. Celle-ci est la plus forte parmi toutes les régions métropolitaines. Le Languedoc-Roussillon est, plus que jamais, la région la plus affectée par le chômage, devant le Nord-Pas de Calais. Si tous les départements de la région subissent la hausse du taux de chômage, elle est plus marquée dans les Pyrénées-Orientales (+ 0,7 point), qui demeurent le département métropolitain le plus touché, et dans le Gard (+ 0,6 point).

Dans ce contexte de dégradation du marché du travail, les ménages languedociens ont puisé dans leur épargne liquide et ont eu davantage recours au découvert bancaire pour faire face à leurs dépenses de consommation.

Dans un même temps, l’épargne de plus long terme a aussi augmenté, signe probable de comportements différenciés des ménages selon leur niveau de revenus.

Figure 1 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
T1 2005 11,2 8,3
T2 2005 11,5 8,4
T3 2005 11,7 8,6
T4 2005 11,7 8,7
T1 2006 11,8 8,8
T2 2006 11,6 8,6
T3 2006 11,7 8,5
T4 2006 10,9 8,0
T1 2007 11,1 8,1
T2 2007 10,8 7,8
T3 2007 10,6 7,7
T4 2007 10,1 7,1
T1 2008 9,7 6,8
T2 2008 9,9 7,0
T3 2008 10,1 7,1
T4 2008 10,4 7,4
T1 2009 11,3 8,2
T2 2009 11,8 8,8
T3 2009 11,9 8,8
T4 2009 12,3 9,1
T1 2010 12,1 9,0
T2 2010 12,0 8,9
T3 2010 12,0 8,8
T4 2010 11,9 8,8
T1 2011 12,0 8,7
T2 2011 12,0 8,6
T3 2011 12,2 8,8
T4 2011 12,5 8,9
T1 2012 12,8 9,1
T2|2012 13,1 9,3
T3 2012 13,2 9,4
T4 2012 13,6 9,7
T1 2013 13,9 9,9
T2 2013 14,1 10,0
T3 2013 14,0 9,9
T4 2013 13,7 9,7
T1 2014 13,8 9,7
T2 2014 13,8 9,7
T3 2014 14,3 9,9
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 1 – Taux de chômage

Une évolution en dents de scie de l’emploi…

Au premier trimestre 2014, l’emploi salarié dans les secteurs marchands avait fortement chuté avec la perte de 2 100 salariés, avant un net redressement au deuxième trimestre (+ 1 200 salariés). L’emploi se dégrade à nouveau fortement ce trimestre, les secteurs marchands enregistrant une baisse de 1 950 salariés (figure 2) dont 190 intérimaires (figure 3).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,87 100,06
T3 2005 101,11 100,18
T4 2005 100,67 100,33
T1 2006 100,72 100,43
T2 2006 101,47 101
T3 2006 102,59 101,38
T4 2006 102,96 101,45
T1 2007 103,56 102,25
T2 2007 103,72 102,49
T3 2007 104,37 102,86
T4 2007 104,9 103,07
T1 2008 105,14 103,32
T2 2008 104,37 102,89
T3 2008 103,46 102,56
T4 2008 103,55 101,84
T1 2009 102,69 100,79
T2 2009 102,59 100,29
T3 2009 102,69 100,01
T4 2009 103,56 100,09
T1 2010 103,63 100,03
T2 2010 104,12 100,09
T3 2010 104,1 100,3
T4 2010 103,98 100,5
T1 2011 104,39 100,79
T2 2011 105 101,07
T3 2011 104,69 100,97
T4 2011 104,18 100,94
T1 2012 104,27 100,99
T2 2012 104,12 100,87
T3 2012 103,44 100,62
T4 2012 103,05 100,33
T1 2013 103,14 100,28
T2 2013 102,49 99,95
T3 2013 102,54 99,97
T4 2013 102,76 100,02
T1 2014 102,32 99,93
T2 2014 102,57 99,97
T3 2014 102,15 99,61
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,1 99,88
T3 2005 107,95 101,92
T4 2005 106,91 102,65
T1 2006 104,36 101,71
T2 2006 110,48 107,4
T3 2006 111,13 107,33
T4 2006 115,18 105,39
T1 2007 121,3 114,94
T2 2007 118,8 112,54
T3 2007 117,02 110,89
T4 2007 120,41 109,84
T1 2008 126,3 114,37
T2 2008 116,23 106,36
T3 2008 110,83 99,98
T4 2008 101,75 87,02
T1 2009 94,38 74,42
T2 2009 96,14 75,74
T3 2009 97,87 79,46
T4 2009 101,17 84,02
T1 2010 103,08 88,94
T2 2010 114,81 92,99
T3 2010 118,58 97,13
T4 2010 113,41 100,61
T1 2011 115,34 101,15
T2 2011 126,17 101,8
T3 2011 114,92 100,98
T4 2011 106,36 96,95
T1 2012 103,55 95,66
T2 2012 96,41 92,32
T3 2012 94,93 88,43
T4 2012 98,34 86,53
T1 2013 92,3 88,43
T2 2013 87,78 87,55
T3 2013 88,65 89,04
T4 2013 93,33 92,13
T1 2014 87,78 89,58
T2 2014 88,46 91,65
T3 2014 87,16 87,96
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Mais, cette baisse globale cache des situations contrastées selon les secteurs d’activité. Hors intérim, les services aux entreprises confirment leur vitalité avec 400 emplois salariés supplémentaires. Les services aux particuliers, à l’exception de l’hébergement-restauration, gagnent aussi 500 emplois au cours de ce trimestre. En revanche, les effectifs dans la construction continuent à chuter, à un rythme cependant un peu moins élevé. La perte d’emploi dans le commerce se situe dans la tendance entamée mi-2011. L’emploi industriel connaît aussi une légère baisse (figure 4).

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Languedoc-Roussillon

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Languedoc-Roussillon
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,14 99,43 99,81 99,63
T3 2005 102,6 99,09 101,02 100,66
T4 2005 103,96 98,6 100,35 99,98
T1 2006 105,19 98,17 100,44 100,25
T2 2006 106,91 98,34 100,94 100,29
T3 2006 108,69 98,2 102,26 100,95
T4 2006 110,46 97,95 102,38 101,04
T1 2007 112,9 97,93 102,59 101,33
T2 2007 114,19 97,96 102,73 101,17
T3 2007 115,74 97,97 103,49 101,49
T4 2007 117,14 98,14 103,84 101,72
T1 2008 118,63 97,52 103,83 101,93
T2 2008 118,58 97,1 103,28 101,65
T3 2008 117,86 96,77 102,41 101,12
T4 2008 116,15 96,55 103,26 101,25
T1 2009 114,11 95,7 102,87 100,71
T2 2009 112,55 95,08 103,03 100,67
T3 2009 111,61 94,23 103,43 101,04
T4 2009 111,31 94,21 104,57 101,93
T1 2010 110,36 94,2 104,74 101,52
T2 2010 109,78 94,4 104,96 101,88
T3 2010 109,8 93,89 104,87 101,55
T4 2010 109,13 93,87 105,05 101,26
T1 2011 108,95 93,45 105,67 102,1
T2 2011 108,5 92,91 106,25 102,8
T3 2011 107,83 92,46 106,51 102,62
T4 2011 107,08 91,96 106,39 102,45
T1 2012 106,61 92,13 106,68 102,32
T2 2012 105,8 91,82 106,98 102,35
T3 2012 104,51 91,77 106,29 102,05
T4 2012 103,12 91,14 105,94 101,57
T1 2013 102,3 91,17 106,46 101,85
T2 2013 100,97 90,41 106,11 101,08
T3 2013 100,28 90,2 106,3 101,34
T4 2013 99,41 90,06 106,57 101,64
T1 2014 98,19 90,06 106,37 101,05
T2 2014 97,01 89,82 106,94 101,01
T3 2014 96,14 89,58 106,59 100,59
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Languedoc-Roussillon

… due aux fluctuations dans l’hébergement-restauration

Les fortes fluctuations de l’emploi salarié régional s’expliquent principalement par les évolutions des effectifs dans l’hébergement-restauration (figure 5). Ce secteur perd 1 550 emplois au cours de ce trimestre après en avoir gagné 1 600 au trimestre précédent. Cette forte perte explique à elle seule 80 % de la baisse de l’emploi salarié dans les secteurs marchands non agricoles. S’agissant d’une estimation en fin de trimestre, elle ne reflète pas une diminution de l’activité touristique mais plutôt de nombreuses fins de contrats à durée déterminée antérieures au 30 septembre.

Figure 5 – Évolution de l'emploi salarié dans les services marchands (hors intérim) en Languedoc-Roussillon

Base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié dans les services marchands (hors intérim) en Languedoc-Roussillon
Hébergements-restauration Activités scientifiques et techniques;services administratifs et de soutien Autres services marchands
T1 2005 100,0 100,0 100,0
T2 2005 99,0 100,2 100,1
T3 2005 101,9 101,4 100,9
T4 2005 101,3 100,5 100,3
T1 2006 102,2 101,1 99,7
T2 2006 103,1 101,9 100,3
T3 2006 105,8 104,0 101,5
T4 2006 104,5 105,3 101,5
T1 2007 105,1 105,9 101,2
T2 2007 105,6 106,7 101,2
T3 2007 108,1 107,0 102,1
T4 2007 109,5 107,7 102,1
T1 2008 108,6 108,1 101,9
T2 2008 104,5 108,1 101,9
T3 2008 101,9 107,5 101,1
T4 2008 105,8 107,8 102,0
T1 2009 104,8 106,5 102,5
T2 2009 105,5 107,1 102,4
T3 2009 105,7 108,1 102,6
T4 2009 108,9 108,6 103,6
T1 2010 110,8 108,3 104,1
T2 2010 112,6 108,2 103,9
T3 2010 110,5 108,5 104,4
T4 2010 112,2 108,8 104,5
T1 2011 112,6 110,3 104,6
T2 2011 115,7 110,1 104,6
T3 2011 117,0 111,0 104,6
T4 2011 114,5 111,0 105,2
T1 2012 115,3 111,6 105,7
T2 2012 117,2 111,5 105,9
T3 2012 114,0 111,6 105,2
T4 2012 113,5 111,4 104,9
T1 2013 115,7 112,2 105,1
T2 2013 114,3 112,7 105,0
T3 2013 113,4 113,2 105,3
T4 2013 113,7 113,7 105,4
T1 2014 112,5 114,5 105,4
T2 2014 116,7 114,7 105,6
T3 2014 112,5 115,3 106,0
  • Données trimestrielles
  • Champ : Emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières
  • Source : Insee, estimations d'emplois

Figure 5 – Évolution de l'emploi salarié dans les services marchands (hors intérim) en Languedoc-Roussillon

Le Languedoc-Roussillon demeure la 3ème région touristique

Sur l’ensemble de la saison 2014, du 1er mai 2014 au 30 septembre 2014, la fréquentation dans les hébergements collectifs marchands recule de – 2,3 % par rapport à la saison record de 2013. Elle est cependant supérieure à la saison 2011, qualifiée de très bonne. Les campings, qui demeurent la principale offre d’hébergements touristiques, enregistrent une baisse de fréquentation plus modérée (figure 6) que celles des hôtels et des autres hébergements collectifs (résidences de tourisme, villages de vacances…). La fréquentation de la clientèle étrangère a davantage chuté que celle des français, notamment celle des néerlandais et des britanniques. En plus des aléas climatiques, le Languedoc-Roussillon a subi la concurrence d’autres destinations touristiques. En particulier, les commémorations du 70ème anniversaire du débarquement et de la bataille de Normandie ont attiré nombre de touristes supplémentaires dans le Nord-Ouest de la France. Le Languedoc-Roussillon demeure la 3ème région touristique derrière l’Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur et devant l’Aquitaine et Rhône-Alpes.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation touristique durant la saison (début mai à fin septembre)

en milliers de nuitées
Évolution de la fréquentation touristique durant la saison (début mai à fin septembre)
2012 2013 2014
Campings 18 986 19 538 19 267
Hôtels 4 712 4 677 4 497
Autres hébergements 5 415 5 310 5 080
  • Notes : données trimestrielles brutes. Suite au changement de méthodes intervenu début 2013, les données 2012 ont été rétropolées
  • Sources : Insee ; Direction du tourisme ; partenaires régionaux

Figure 6 – Évolution de la fréquentation touristique durant la saison (début mai à fin septembre)

Une production viticole dans la norme

Les aléas climatiques ont également freiné la production viticole du Languedoc-Roussillon. Le volume de la récolte en 2014 baisse de 10 % par rapport à 2013 mais se situe dans la norme des cinq dernières années (12,2 Mhl). La situation est néanmoins très contrastée selon les départements. L’Aude et l’Hérault ont été pénalisés par l’exceptionnelle sécheresse hivernale et printanière puis par la grêle en juillet. La production nationale a, quant à elle, progressé de 10 % pour atteindre 46,5 Mhl avec des conditions climatiques beaucoup plus favorables sur le reste du territoire.

Sur l’année civile 2014, les cours des vins en vrac ont progressé de + 10 % et les quantités commercialisées ont augmenté car la récolte de 2013 était de volume sensiblement plus élevé que celle de 2012. Les exportations de vin ont aussi progressé sur les 11 premiers mois de l’année 2014, en volume (+ 4,9 %) et en valeur (+ 7,3 %). Les ventes sont particulièrement vigoureuses vers l’Europe (notamment les Pays-Bas et le Royaume-Uni) et l’Asie (la Chine en particulier).

Les incertitudes demeurent dans la construction

Les ouvertures de chantiers de logements progressent légèrement par rapport au 3ème trimestre 2013 (figure 7). Cette légère reprise est surtout marquée dans le Gard et l’Aude alors que la construction de logements continue de baisser dans les Pyrénées-Orientales et la Lozère. En un an, 16 500 logements ont été commencés en Languedoc-Roussillon, rythme encore éloigné de l’année 2007 (27 000 logements). Par ailleurs, à défaut d’un rebond spectaculaire, le nombre de logements autorisés sur le 3ème trimestre croît par rapport au 3ème trimestre 2013 (figure 8). Conjugué avec les mesures du plan de relance du Bâtiment (avantages fiscaux en matière de logement locatif, libération du foncier privé ou encore révision des modalités d’octroi des Prêts à Taux Zéro), ce léger rebond pourrait permettre l’élévation du niveau particulièrement bas des mises en chantiers.

Si, pour le Bâtiment, quelques éclaircies apparaissent, l’horizon demeure plus incertain pour les Travaux Publics. En Languedoc-Roussillon, le recul des appels d’offres ou la contraction de près de 20 % en 2014 des dépenses pour les travaux publics des collectivités territoriales semblent gommer le bénéfice des grands chantiers.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 100,28 101,1
mars|2005 101,66 101,67
avr.|2005 103,6 102,12
mai|2005 102,76 103,03
juin|2005 100,1 103,78
juil.|2005 99,65 104,96
août|2005 92,77 105
sept.|2005 91,33 105,62
oct.|2005 91,62 106,6
nov.|2005 103,59 108,57
déc.|2005 110,34 110,73
janv.|2006 111,68 111,31
févr.|2006 106 111,48
mars|2006 109,33 113,61
avr.|2006 113,58 114,09
mai|2006 111,45 114,55
juin|2006 115,26 116,13
juil.|2006 111,79 115,38
août|2006 120,49 116,23
sept.|2006 121,46 117,05
oct.|2006 117,8 116,44
nov.|2006 113,9 116
déc.|2006 106,99 114,06
janv.|2007 116,51 112,66
févr.|2007 117,24 111,74
mars|2007 117,82 111,98
avr.|2007 114,34 110,38
mai|2007 118,63 111,63
juin|2007 126,44 112,11
juil.|2007 131,32 114,47
août|2007 124,42 115,44
sept.|2007 122,91 115,32
oct.|2007 125,69 116,37
nov.|2007 118,74 115,1
déc.|2007 120,22 115,65
janv.|2008 113,05 115,22
févr.|2008 113,9 114,63
mars|2008 116,81 112,5
avr.|2008 115,1 110,24
mai|2008 114,56 108,6
juin|2008 105,86 104,78
juil.|2008 109,26 106,72
août|2008 108,23 105,38
sept.|2008 111,61 102,76
oct.|2008 107,64 100,74
nov.|2008 113,63 101,35
déc.|2008 109,81 98,77
janv.|2009 108,54 96,53
févr.|2009 111,39 96,91
mars|2009 106,81 95,32
avr.|2009 106,39 95,58
mai|2009 104,37 93,46
juin|2009 105,33 92,83
juil.|2009 98,96 87,13
août|2009 99,29 85,75
sept.|2009 97,59 84,71
oct.|2009 101,04 84,83
nov.|2009 98,81 82,62
déc.|2009 104,91 82,66
janv.|2010 104,11 82,28
févr.|2010 97,45 79,72
mars|2010 99,1 81,59
avr.|2010 98,98 82,99
mai|2010 97,03 83,05
juin|2010 97,52 81,97
juil.|2010 98,24 82,99
août|2010 95,78 81,16
sept.|2010 94,97 81,23
oct.|2010 95,94 81,77
nov.|2010 94,67 83,1
déc.|2010 90,62 85,25
janv.|2011 93,33 87,4
févr.|2011 98,22 92,37
mars|2011 102,61 91,72
avr.|2011 106,71 92,75
mai|2011 110,85 93,75
juin|2011 108,81 93,34
juil.|2011 110,85 93,53
août|2011 112,06 94,52
sept.|2011 112,54 95,1
oct.|2011 109,71 95,83
nov.|2011 109,46 98,57
déc.|2011 108,02 102,47
janv.|2012 107,26 103,7
févr.|2012 104,57 100,36
mars|2012 96,48 100,14
avr.|2012 91,72 98,44
mai|2012 88,48 96,65
juin|2012 88,64 98,66
juil.|2012 85,43 97,44
août|2012 83,85 95,76
sept.|2012 81,41 95,45
oct.|2012 77,21 93,05
nov.|2012 77,3 89,53
déc.|2012 76,52 86,11
janv.|2013 74,3 84,19
févr.|2013 72,8 83,3
mars|2013 73,29 83,32
avr.|2013 74,6 83,89
mai|2013 74,03 84,61
juin|2013 74,56 84,86
juil.|2013 76,63 84,72
août|2013 75,75 84,71
sept.|2013 74,05 84,5
oct.|2013 74,59 84,09
nov.|2013 73,09 83,2
déc.|2013 73,65 81,62
janv.|2014 73,03 81,57
févr.|2014 75,51 81,11
mars|2014 74,83 79,45
avr.|2014 72,4 77,99
mai|2014 69,21 76,71
juin|2014 66,96 75,03
juil.|2014 66,68 74,9
août|2014 67,43 74,51
sept.|2014 68,65 74,28
oct.|2014 68,6 73,97
nov.|2014 67,49 73,65
  • Note : données mensuelles brutes, en date de prise en compte. Chaque point représente la moyenne des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Figure 8 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 100,59 100,55
mars|2005 102,19 102,01
avr.|2005 103,5 102,7
mai|2005 103,69 103,46
juin|2005 107,15 104,57
juil.|2005 109,11 105,88
août|2005 109,51 106,45
sept.|2005 110,03 107,98
oct.|2005 111,95 108,35
nov.|2005 113,07 108,73
déc.|2005 120,64 110,4
janv.|2006 124,32 111,9
févr.|2006 122,78 113,45
mars|2006 122,69 114,86
avr.|2006 122,83 115,81
mai|2006 123,35 116,57
juin|2006 124,58 118,29
juil.|2006 123,07 119,38
août|2006 123,15 119,32
sept.|2006 122,34 119,06
oct.|2006 123,39 120,27
nov.|2006 126,82 121,14
déc.|2006 120,36 120,38
janv.|2007 120,62 120,07
févr.|2007 123,71 119,65
mars|2007 125,69 121,01
avr.|2007 124,85 120,32
mai|2007 127,32 120,59
juin|2007 127,35 119,59
juil.|2007 129,39 119,23
août|2007 131,49 120,44
sept.|2007 129,94 120,61
oct.|2007 130,51 119,75
nov.|2007 127,38 117,48
déc.|2007 126,11 115,31
janv.|2008 125,43 114,05
févr.|2008 125,29 113
mars|2008 125,82 110,21
avr.|2008 126,71 109,45
mai|2008 124,15 107,75
juin|2008 126,5 106,22
juil.|2008 126,67 104,65
août|2008 124,39 101,9
sept.|2008 122,54 99,38
oct.|2008 121,89 97,66
nov.|2008 123,66 97,53
déc.|2008 120,88 96,58
janv.|2009 119,45 95,81
févr.|2009 117,76 94,82
mars|2009 110,97 90,7
avr.|2009 106,14 88,6
mai|2009 103,31 86,79
juin|2009 95,02 83,94
juil.|2009 91,54 82,57
août|2009 90,67 80,96
sept.|2009 91,24 80,08
oct.|2009 91,69 79,81
nov.|2009 88,13 78,79
déc.|2009 85,91 78,03
janv.|2010 84,41 77,16
févr.|2010 83,86 76,74
mars|2010 86,14 80,27
avr.|2010 88,68 81,95
mai|2010 89,86 83,57
juin|2010 93,65 84,73
juil.|2010 94,75 87,37
août|2010 95,78 88,6
sept.|2010 98,8 89,61
oct.|2010 96,86 89,62
nov.|2010 97,47 89,45
déc.|2010 101,32 90,66
janv.|2011 102,28 92,21
févr.|2011 103,02 93,93
mars|2011 104,64 93,45
avr.|2011 104,72 93,46
mai|2011 107,12 94,11
juin|2011 105,47 94,87
juil.|2011 105,36 95,79
août|2011 105,07 96,77
sept.|2011 104,14 97,95
oct.|2011 101,25 101,11
nov.|2011 102,95 103,58
déc.|2011 102,25 106,38
janv.|2012 104,75 106,92
févr.|2012 102,91 106,7
mars|2012 103,95 106,79
avr.|2012 103,45 106,91
mai|2012 103,88 106,73
juin|2012 103,5 106,85
juil.|2012 104,83 106,66
août|2012 102,38 106,82
sept.|2012 102,3 107,42
oct.|2012 105,39 105,06
nov.|2012 103,07 103,72
déc.|2012 97,95 99,89
janv.|2013 95,18 99,85
févr.|2013 97,37 100,03
mars|2013 96,16 101,48
avr.|2013 96,72 100,93
mai|2013 93,24 99,04
juin|2013 94,1 97,84
juil.|2013 90,59 94,8
août|2013 89,5 91,91
sept.|2013 85,31 89,66
oct.|2013 83,54 88,59
nov.|2013 81,99 86,89
déc.|2013 85,65 86,75
janv.|2014 83,17 84,15
févr.|2014 79,59 81,48
mars|2014 78,07 79,99
avr.|2014 76,74 78,43
mai|2014 77 77,64
juin|2014 74,5 77,3
juil.|2014 79,73 78,15
août|2014 80,02 78,58
sept.|2014 81,62 77,95
oct.|2014 81,27 77,2
nov.|2014 79,57 76,02
  • Note : données mensuelles brutes, en date de prise en compte. Chaque point représente la moyenne des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Moins de créations d’entreprises individuelles

Au 3ème trimestre 2014, 6 555 entreprises ont été créées dont 3 724 auto-entreprises. Les créations d’entreprises baissent de – 2 % par rapport au 3ème trimestre 2013, en raison de la diminution des créations d’entreprises individuelles (– 4,4 %) et de l’auto-entrepreneuriat (– 2,8 %). En revanche, les créations d’entreprises sous formes sociétaires sont plus nombreuses qu’au même trimestre de l’année précédente (+ 1,8 %), pour le quatrième trimestre consécutif (figure 9).

Figure 9 – Évolution des créations d'entreprises en glissement annuel

en %
Évolution des créations d'entreprises en glissement annuel
Contribution des Sociétés Contribution des Entreprises individuelles hors Auto-entrepreneurs Contribution des Auto-entrepreneurs Evolution de l'ensemble
T1 2011 1,5 2,2 -24,9 -21,3
T2 2011 0,0 -2,8 -8,5 -11,3
T3 2011 -0,1 -1,4 -11,7 -13,2
T4 2011 -0,1 -1,0 -12,1 -13,2
T1 2012 -1,3 -2,0 6,8 3,5
T2 2012 -1,4 -5,9 -0,2 -7,4
T3 2012 -1,1 -5,4 4,5 -1,9
T4 2012 -0,6 -5,6 5,8 -0,4
T1 2013 -0,2 -1,8 -7,3 -9,3
T2 2013 -0,9 5,6 -5,0 -0,3
T3 2013 -0,9 3,4 -0,2 2,2
T4 2013 1,3 3,8 -6,9 -1,8
T1 2014 0,5 1,6 4,6 6,8
T2 2014 1,3 -1,6 0,6 0,3
T3 2014 0,4 -0,8 -1,6 -1,9
  • Note : Données brutes en glissement annuel
  • Lecture : au 3ème trimestre 2014, les créations ont baissé de - 2% par rapport au 3ème trimestre 2013. Les entreprises individuelles contribuent pour - 2,4 points à cette évolution.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Sources : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirène)

Figure 9 – Évolution des créations d'entreprises en glissement annuel

Baisse des défaillances d’entreprises

En Languedoc-Roussillon, la baisse du nombre d’entreprises en procédure de redressement judiciaire enregistrée au 2ème trimestre 2014 se poursuit au trimestre suivant : 660 entreprises défaillantes, soit 132 entreprises de moins qu’au 2ème trimestre. Le nombre de défaillances recule dans tous les secteurs à l’exception du commerce où il est stable. Au cours de ce trimestre, la baisse des défaillances d’entreprises est plus marquée en Languedoc-Roussillon (- 16 %) qu’en France métropolitaine (- 12 %).

Sur un an, le nombre des défaillances d’entreprises est en recul dans la région (- 12,9 %) alors qu’il progresse légèrement en France métropolitaine (+ 1,6 %).

Figure 10 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 101,33 100,52
mars|2005 102,61 100,57
avr.|2005 104,63 101,22
mai|2005 105,96 102,01
juin|2005 106,9 102,31
juil.|2005 107,03 102,08
août|2005 108,23 101,95
sept.|2005 109,13 102,18
oct.|2005 110,15 101,8
nov.|2005 113,32 101,61
déc.|2005 111,78 101,36
janv.|2006 112,72 100,49
févr.|2006 111,48 99,45
mars|2006 112,81 98,95
avr.|2006 113,84 97,81
mai|2006 112,9 97,16
juin|2006 110,8 96,75
juil.|2006 111,95 96,78
août|2006 110,58 97
sept.|2006 111,27 97,05
oct.|2006 111,78 97,57
nov.|2006 111,1 98,29
déc.|2006 113,45 98,95
janv.|2007 113,71 99,82
févr.|2007 114,65 101,14
mars|2007 113,02 102
avr.|2007 112,21 102,72
mai|2007 113,5 103,16
juin|2007 115,94 103,95
juil.|2007 117,69 105,07
août|2007 117,78 104,94
sept.|2007 116,62 104,96
oct.|2007 117,44 105,76
nov.|2007 116,58 105,6
déc.|2007 115,81 105,6
janv.|2008 114,95 105,64
févr.|2008 114,4 106,13
mars|2008 114,48 105,69
avr.|2008 114,91 107,12
mai|2008 113,37 106,87
juin|2008 114,31 106,86
juil.|2008 113,67 107,4
août|2008 114,87 107,64
sept.|2008 118,04 109,11
oct.|2008 119,07 110,52
nov.|2008 119,75 111,76
déc.|2008 122,88 114,05
janv.|2009 124,72 115,7
févr.|2009 127,42 117,52
mars|2009 131,45 121,05
avr.|2009 135,3 122,8
mai|2009 137,4 124,71
juin|2009 138,73 126,52
juil.|2009 138,82 128
août|2009 140,79 128,98
sept.|2009 143,32 130,67
oct.|2009 141,73 130,38
nov.|2009 142,5 130,96
déc.|2009 141,86 130,57
janv.|2010 144,69 130,72
févr.|2010 144,52 130,53
mars|2010 147,86 130,65
avr.|2010 145,89 129,35
mai|2010 147,73 129,3
juin|2010 147,99 129,4
juil.|2010 147,22 128,48
août|2010 145,76 128,63
sept.|2010 143,62 127,41
oct.|2010 144,52 126,45
nov.|2010 145,03 125,86
déc.|2010 144,17 124,77
janv.|2011 142,76 124,84
févr.|2011 145,8 124,8
mars|2011 141,6 123,95
avr.|2011 140,27 123,42
mai|2011 141,6 125,01
juin|2011 138,99 123,63
juil.|2011 137,75 122,91
août|2011 138,13 122,95
sept.|2011 136,33 122,44
oct.|2011 136,46 122,53
nov.|2011 138,35 122,76
déc.|2011 137,62 122,57
janv.|2012 137,45 123,52
févr.|2012 134,92 123,51
mars|2012 134,15 122,56
avr.|2012 136,2 122,9
mai|2012 134,36 121,24
juin|2012 135,56 121,36
juil.|2012 137,49 122,97
août|2012 136,55 122,83
sept.|2012 139,67 122,24
oct.|2012 142,46 124,24
nov.|2012 142,5 124,55
déc.|2012 144,82 125,96
janv.|2013 146,83 125,68
févr.|2013 148,03 125,53
mars|2013 147,34 125,36
avr.|2013 146,57 126,81
mai|2013 147,6 127,1
juin|2013 147,34 127,58
juil.|2013 150,6 128,61
août|2013 149,57 128,45
sept.|2013 150,86 129,49
oct.|2013 148,89 129,49
nov.|2013 146,4 129,2
déc.|2013 145,63 129,25
janv.|2014 145,2 129,4
févr.|2014 148,63 130,56
mars|2014 147,99 130,54
avr.|2014 149,01 130,78
mai|2014 146,27 130,13
juin|2014 147,04 130,33
juil.|2014 143,53 130,32
août|2014 145,03 130,33
sept.|2014 142,29 129,86
  • Note : données mensuelles brutes au 12 novembre 2014, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 10 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

Contexte national : Les freins se desserrent un peu

Au 3ème trimestre 2014, l’activité en France s’est révélée un peu plus dynamique que prévu (+0,3 %), sous l’effet de facteurs ponctuels. L’économie française croîtrait légèrement au 4ème trimestre (+0,1 %) avant d’accélérer un peu au 1er semestre 2015 (+0,3 % par trimestre). Plusieurs freins communs aux pays de la zone euro se sont en effet desserrés à l’automne : la dépréciation de l’euro soutient la compétitivité des entreprises ; la baisse du cours du pétrole renforce le pouvoir d’achat des ménages et la situation financière des entreprises ; le revenu des ménages serait également moins handicapé par les hausses d’impôts. Des freins plus spécifiques à l’économie française se desserreraient : le fort ajustement de l’investissement en logement toucherait à sa fin et la situation financière des entreprises s’améliorerait avec la montée en charge du CICE et l’instauration du Pacte de responsabilité. Le recul de l’emploi marchand s’atténuerait et, avec le soutien des contrats aidés, l’emploi total progresserait légèrement. La population active s’accroissant toutefois un peu plus vite, le taux de chômage augmenterait de nouveau pour atteindre 10,6 % mi-2015.

Contexte international : Légère embellie en zone euro

Au 3ème trimestre 2014, l’activité a légèrement accéléré dans les pays avancés. Les économies américaine et britannique ont de nouveau fortement progressé, tandis que la croissance est restée modeste en zone euro. Dans les économies émergentes, l’activité a continué de tourner au ralenti. Dans les pays avancés, le découplage perdure entre les pays anglo-saxons où le climat des affaires est à un niveau élevé depuis le début de l’année, et la zone euro où le climat reste morose. Au premier semestre 2015, la croissance reprendrait un peu de vigueur dans la zone euro, notamment en Allemagne où l’instauration d’un salaire minimum génèrerait des effets de revenus positifs. En Espagne, la stabilisation de la construction desserrerait le principal frein restant à la croissance et l’activité y serait dynamique. En Italie en revanche, l’activité resterait atone. Au Japon, la hausse de la TVA en avril 2014 a pesé fortement sur la demande intérieure, de sorte que l’activité y est très dégradée, et ne se rétablirait que lentement. La croissance resterait modérée dans les économies émergentes.