Quatrième trimestre 2014 : rebond de l’emploi en Bourgogne

Alain Ribault, Insee

Premier rebond après trois années de baisse continue, l’emploi salarié marchand progresse de 0,3 % en Bourgogne fin 2014, alors qu’il reste quasi-stable en France métropolitaine, dans un contexte de faible progression de l’activité. Cette amélioration s’appuie sur le sursaut de l’intérim, qui crée plus de 1 200 emplois. Hors interim, le tertiaire marchand se redresse aussi légèrement. La croissance de l’emploi salarié en fin d’année place la Bourgogne au quatrième rang des régions françaises. Elle atteint même 0,5 % en Côte-d’Or. Le rebond de l’emploi reste cependant insuffisant pour endiguer la progression du chômage. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, B, C augmente de 1,9 %, une hausse proche de celle observée en France. La crise s’amplifie dans le secteur du logement. À la baisse du nombre de logements commencés s’ajoute maintenant la diminution du nombre de permis de construire.

Les créations d’entreprises reculent de 1,6 % en Bourgogne alors qu’elles progressent de 3,2 % en France métropolitaine. Les défaillances diminuent de 2 %. La fréquentation hôtelière, soutenue par la clientèle étrangère, est toujours bien orientée dans la région où les nuitées augmentent de 3 %.

Insee Conjoncture Bourgogne
No 04
Paru le : 20/04/2015

Croissance de l’emploi salarié

Après plus de trois années de baisse, l’emploi salarié marchand non agricole se redresse en Bourgogne au quatrième trimestre 2014. Près de 1 070 emplois sont créés, ce qui correspond à une hausse de 0,3 % alors que l’emploi est stable au plan national. Cette bonne orientation de l’emploi place la Bourgogne au quatrième rang des régions françaises derrière Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Cependant, elle n’efface pas les mauvais résultats des trimestres précédents. Ainsi, sur un an, la Bourgogne perd 3 200 emplois, une baisse de 0,9 % supérieure à celle de la France métropolitaine (- 0,5 %).

En Bourgogne, l’amélioration de l’emploi s’appuie sur le redressement de l’intérim. Ce dernier, avec 1 270 emplois supplémentaires, progresse de 8,6 %, une hausse beaucoup plus prononcée qu’au plan national ( + 4,7 %).

Hors intérim, le tertiaire marchand profite aussi de l’embellie avec une progression de 0,2 % de ses effectifs salariés. Ce secteur compte ainsi 430 emplois supplémentaires. Si le commerce ne contribue pas à cette création d’emplois tertiaires, du moins sa situation se stabilise après la forte baisse du troisième trimestre. Dans l’ensemble, la reprise du tertiaire marchand ne compense pas la suppression de 1 260 postes au trimestre précédent et, sur un an, la Bourgogne perd près d’un millier d’emplois permanents dans ce secteur (- 0,5 %).

Dans la construction, le repli entamé fin 2008 se poursuit. L’emploi salarié perd encore 330 postes ce trimestre, soit une baisse 1 %, de même ordre que celle observée au plan national. Sur un an, 1 300 emplois nets sont détruits dans la construction, soit une diminution de 4 %.

L’industrie continue à perdre des emplois : 300 ce trimestre (- 0,3 %) après 610 le trimestre précédent. Sur une année, 1 660 emplois industriels (- 1,8 %) sont supprimés dans la région, une baisse supérieure à celle observée au niveau national (- 1,1 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Bourgogne France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,96 100,06
T3 2005 99,95 100,19
T4 2005 99,82 100,33
T1 2006 99,85 100,43
T2 2006 99,96 101
T3 2006 99,92 101,39
T4 2006 100,08 101,45
T1 2007 100,59 102,24
T2 2007 100,44 102,49
T3 2007 100,95 102,86
T4 2007 100,95 103,07
T1 2008 101,4 103,31
T2 2008 101,25 102,89
T3 2008 100,69 102,56
T4 2008 99,49 101,85
T1 2009 98,01 100,78
T2 2009 97,29 100,29
T3 2009 96,95 100,01
T4 2009 96,79 100,09
T1 2010 96,62 100,03
T2 2010 96,23 100,08
T3 2010 96,23 100,29
T4 2010 96,16 100,49
T1 2011 96,24 100,78
T2 2011 96,42 101,06
T3 2011 96,29 100,95
T4 2011 96,11 100,94
T1 2012 95,82 100,98
T2 2012 95,51 100,85
T3 2012 95,16 100,59
T4 2012 94,92 100,33
T1 2013 94,42 100,28
T2 2013 94 99,92
T3 2013 93,84 99,94
T4 2013 93,74 100,03
T1 2014 93,64 99,91
T2 2014 93,39 99,95
T3 2014 92,59 99,56
T4 2014 92,88 99,55
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,19 99,28 100,12 100,19
T3 2005 101,72 98,59 100,31 100,24
T4 2005 102,07 97,73 100,25 100,2
T1 2006 102,98 97,05 100,27 100,07
T2 2006 103,51 96,5 100,5 100,51
T3 2006 104,04 95,52 101,01 100,81
T4 2006 105,35 95,35 101,07 100,55
T1 2007 105,67 95,13 101,39 101,01
T2 2007 106,78 94,84 101,4 101,09
T3 2007 108,35 94,65 102,11 102,02
T4 2007 109,69 94,43 102,15 102,11
T1 2008 110,05 93,64 102,73 102,55
T2 2008 110,31 93,56 103,06 102,55
T3 2008 111,28 93,19 102,97 102,31
T4 2008 110,7 92,54 102,81 101,6
T1 2009 110,43 91,2 102,35 101,04
T2 2009 109,63 89,76 101,88 100,06
T3 2009 109,37 88,56 101,74 99,48
T4 2009 108,55 87,11 101,9 99,33
T1 2010 107,91 86,31 101,97 99,36
T2 2010 107,1 85,31 101,67 99,02
T3 2010 105,82 84,45 101,91 98,83
T4 2010 104,87 84,02 101,9 98,73
T1 2011 104,26 83,88 102,24 98,68
T2 2011 103,84 83,31 102,53 99,07
T3 2011 103,28 83,01 102,69 98,97
T4 2011 102,79 82,72 102,78 98,96
T1 2012 101,73 82,08 102,75 98,43
T2 2012 100,53 81,88 102,88 98,47
T3 2012 99,65 81,66 102,86 98,71
T4 2012 99,23 81,43 102,74 98,64
T1 2013 97,28 80,99 102,29 98,26
T2 2013 96,8 80,31 102,01 97,75
T3 2013 95,83 79,53 101,94 97,75
T4 2013 95,16 79,07 101,96 97,84
T1 2014 94,73 78,98 102 98,18
T2 2014 93,79 78,44 101,9 97,97
T3 2014 92,34 77,92 101,29 97,28
T4 2014 91,39 77,67 101,5 97,31
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Bourgogne France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,35 99,88
T3 2005 101,48 101,92
T4 2005 104,82 102,65
T1 2006 108,13 101,71
T2 2006 110,79 107,4
T3 2006 109,37 107,33
T4 2006 110,79 105,39
T1 2007 119,39 114,96
T2 2007 115,71 112,52
T3 2007 116,34 110,89
T4 2007 114,7 109,84
T1 2008 122,61 114,39
T2 2008 115,09 106,36
T3 2008 104,11 99,98
T4 2008 84,72 87,02
T1 2009 66,88 74,44
T2 2009 68,35 75,74
T3 2009 71,52 79,46
T4 2009 78,2 84,02
T1 2010 80,63 88,96
T2 2010 84,29 92,99
T3 2010 90,29 97,12
T4 2010 93,74 100,59
T1 2011 93,69 101,19
T2 2011 99,14 101,78
T3 2011 97,67 100,93
T4 2011 95,57 96,96
T1 2012 96,05 95,66
T2 2012 91,56 92,32
T3 2012 87,1 88,41
T4 2012 85,63 86,38
T1 2013 87,29 88,5
T2 2013 87,13 87,55
T3 2013 91,87 88,99
T4 2013 94 91,91
T1 2014 92,83 89,65
T2 2014 94,21 91,62
T3 2014 90,55 87,87
T4 2014 98,32 91,96
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Hausse de l’emploi dans trois départements

C’est en Côte-d’Or que l’amélioration de l’emploi est la plus sensible. Elle fait suite à trois trimestres de repli. La progression de 0,5 % des effectifs salariés ce trimestre est portée par la forte hausse de l’intérim (+ 16 %) et celle plus mesurée du tertiaire marchand (120 emplois supplémentaires). En revanche, comme au trimestre précédent, l’emploi se dégrade dans les autres secteurs : l’industrie perd 140 postes de travail, la construction en perd 40. Sur un an, 570 emplois sont détruits soit une baisse de 0,4 %.

En Saône-et-Loire les effectifs salariés progressent de 0,3 %. Les entreprises ont davantage recours à l’intérim en hausse de 4,9 % et le tertiaire marchand hors intérim se porte mieux. Les effectifs salariés du commerce restent stables, ceux de l’industrie aussi après deux années de baisse ininterrompue. Sur un an, plus de 1 500 emplois sont supprimés dans le département (- 1,3 %).

Dans la Nièvre, l’emploi progresse aussi de 0,3 % ce trimestre. Il augmente d’une centaine de postes dans l’intérim et le commerce alors que l'industrie subit une baisse modérée (- 0,4 %). Sur une année, le repli de l’emploi de 1,4 % est bien supérieur à celui de la France métropolitaine.

La conjoncture est moins favorable dans l’Yonne, seul département bourguignon où l’emploi fléchit encore. Les effectifs salariés diminuent de 0,2 %. Cette dégradation est toutefois moins marquée qu’au trimestre précédent où elle atteignait 1,4 %. La construction chute fortement, de 3,1 %, soit une perte de 180 emplois. L’industrie perd également plus de 100 emplois (- 0,6 %). Le rebond de l’intérim + 5,5 % ne suffit pas à compenser les pertes dans les autres secteurs. Sur une année, le département perd 970 emplois (- 1,4 %).

Une forte hausse du nombre de demandeurs d’emploi

La reprise de l'emploi salarié marchand au dernier trimestre ne suffit pas à inverser l'évolution du chômage. Le taux de chômage s’établit à 9,2 % de la population active en Bourgogne (+ 0,1  point). Il demeure inférieur au taux métropolitain 10 %. C’est dans l’Yonne, département qui perd encore des emplois ce trimestre que le taux de chômage est le plus élevé et qu’il enregistre la plus forte hausse (0,3 point). Le taux de chômage s’établit à 9,4 % dans la Nièvre, seul département où il diminue et atteint 9,3 % en Saône-et-Loire. Il demeure le plus faible en Côte-d’Or, 8,6 % malgré une hausse de 0,2 point fin décembre.

La hausse du nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B et C se poursuit. Fin février 2015, 122 900 demandeurs d’emplois sont inscrits à Pôle emploi. Le nombre de personnes tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi augmente de 0,5 % sur un mois, de 5,5 % sur un an. Cette progression touche davantage les hommes que les femmes, les seniors (+ 7,6 % sur un an) que les moins de 25 ans (+ 3,9 %). Fin février, 54 500 Bourguignons sont au chômage depuis plus d’un an, soit une progression de 3,8 %.

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Bourgogne France métropolitaine
T1 2005 7,4 8,3
T2 2005 7,5 8,4
T3 2005 7,7 8,6
T4 2005 7,8 8,7
T1 2006 7,8 8,8
T2 2006 7,7 8,6
T3 2006 7,6 8,5
T4 2006 7,1 8,0
T1 2007 7,2 8,1
T2 2007 6,9 7,8
T3 2007 6,8 7,6
T4 2007 6,4 7,1
T1 2008 6,0 6,8
T2 2008 6,1 7,0
T3 2008 6,4 7,1
T4 2008 6,7 7,4
T1 2009 7,6 8,2
T2 2009 8,2 8,8
T3 2009 8,2 8,8
T4 2009 8,4 9,1
T1 2010 8,4 9,0
T2 2010 8,3 8,9
T3 2010 8,2 8,8
T4 2010 8,1 8,8
T1 2011 8,1 8,7
T2 2011 8,0 8,6
T3 2011 8,1 8,8
T4 2011 8,3 8,9
T1 2012 8,4 9,1
T2 2012 8,7 9,3
T3 2012 8,8 9,4
T4 2012 9,1 9,7
T1 2013 9,3 9,9
T2 2013 9,3 10,0
T3 2013 9,2 9,9
T4 2013 8,8 9,6
T1 2014 8,8 9,7
T2 2014 8,8 9,7
T3 2014 9,1 9,9
T4 2014 9,2 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Les difficultés persistent dans la construction

Les difficultés s’accumulent dans le secteur du logement ; elles sont plus marquées qu’au plan national. Le nombre de logements commencés chute de 3,7 % en glissement annuel, sur un trimestre, une baisse plus forte que celle observée en France métropolitaine : - 1,6 %. Le nombre de permis de construire diminue de 8,9 % alors qu’il avait progressé de 7,7 % au trimestre précédent.

La construction de locaux chute en Bourgogne. Les surfaces commencées diminuent de 6,1 %, en glissement annuel sur un trimestre, une baisse deux fois plus forte qu'en France métropolitaine. Cependant les autorisations de construction progressent de 1,1 % dans la région tandis qu’elles baissent de 5,1 % en France métropolitaine.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Bourgogne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 103,26 100,47
mars 2005 104,35 101,51
avril 2005 104,35 102,27
mai 2005 103,26 102,8
juin 2005 103,26 104,19
juil. 2005 106,52 105,05
août 2005 108,7 105,52
sept. 2005 114,13 106,38
oct. 2005 116,3 106,5
nov. 2005 117,39 106,97
déc. 2005 122,83 108,38
janv. 2006 127,17 109,42
févr. 2006 128,26 110,69
mars 2006 126,09 112,42
avril 2006 130,43 113,42
mai 2006 129,35 114,81
juin 2006 133,7 115,53
juil. 2006 135,87 116,39
août 2006 135,87 117,06
sept. 2006 132,61 116,57
oct. 2006 131,52 118
nov. 2006 135,87 118,96
déc. 2006 132,61 118,47
janv. 2007 131,52 117,9
févr. 2007 131,52 117,9
mars 2007 132,61 118,39
avril 2007 131,52 117,84
mai 2007 131,52 117,53
juin 2007 123,91 116,78
juil. 2007 120,65 116,98
août 2007 115,22 116,8
sept. 2007 122,83 116,51
oct. 2007 121,74 115,77
nov. 2007 117,39 113,69
déc. 2007 118,48 112,44
janv. 2008 116,3 112,22
févr. 2008 113,04 111,87
mars 2008 108,7 110,26
avril 2008 107,61 109,48
mai 2008 105,43 108,28
juin 2008 109,78 106,09
juil. 2008 108,7 103,6
août 2008 109,78 101,16
sept. 2008 101,09 99,61
oct. 2008 102,17 97,4
nov. 2008 100 95,55
déc. 2008 93,48 92,75
janv. 2009 92,39 89,97
févr. 2009 91,3 86,37
mars 2009 91,3 83,49
avril 2009 88,04 81,24
mai 2009 88,04 78,55
juin 2009 81,52 76,62
juil. 2009 84,78 75,5
août 2009 83,7 74,66
sept. 2009 81,52 74,01
oct. 2009 79,35 73,11
nov. 2009 77,17 73,27
déc. 2009 76,09 73,99
janv. 2010 77,17 74,64
févr. 2010 77,17 76,38
mars 2010 78,26 78,87
avril 2010 77,17 80,83
mai 2010 79,35 82,94
juin 2010 81,52 85,27
juil. 2010 77,17 87,49
août 2010 79,35 88,8
sept. 2010 79,35 90,36
oct. 2010 82,61 90,99
nov. 2010 83,7 91,52
déc. 2010 84,78 92,71
janv. 2011 84,78 94,01
févr. 2011 86,96 94,22
mars 2011 88,04 93,73
avril 2011 92,39 93,62
mai 2011 94,57 95,08
juin 2011 95,65 95,44
juil. 2011 95,65 95,97
août 2011 95,65 97,22
sept. 2011 101,09 98,96
oct. 2011 98,91 99,63
nov. 2011 102,17 100,74
déc. 2011 101,09 101,76
janv. 2012 101,09 101,78
févr. 2012 106,52 101,92
mars 2012 103,26 101,57
avril 2012 98,91 101,86
mai 2012 92,39 100,45
juin 2012 93,48 100,06
juil. 2012 92,39 99,2
août 2012 91,3 99,08
sept. 2012 91,3 97,04
oct. 2012 92,39 96,55
nov. 2012 93,48 95,48
déc. 2012 92,39 93,75
janv. 2013 94,57 93,91
févr. 2013 90,22 95,42
mars 2013 91,3 95,95
avril 2013 89,13 94,42
mai 2013 88,04 92,38
juin 2013 83,7 90,66
juil. 2013 78,26 88,56
août 2013 78,26 85,88
sept. 2013 70,65 84,27
oct. 2013 70,65 83,61
nov. 2013 65,22 82,75
déc. 2013 64,13 81,98
janv. 2014 59,78 79,89
févr. 2014 56,52 76,83
mars 2014 54,35 75,75
avril 2014 53,26 74,58
mai 2014 56,52 74,7
juin 2014 58,7 74,56
juil. 2014 63,04 74,79
août 2014 61,96 74,74
sept. 2014 60,87 74,99
oct. 2014 57,61 74,03
nov. 2014 57,61 73,23
déc. 2014 55,43 72,91
janv. 2015 56,52 72,48
févr. 2015 56,52 71,88
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Bourgogne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,32 100,44
mars 2005 101,32 101,6
avril 2005 101,32 102,22
mai 2005 103,95 104,47
juin 2005 102,63 105,53
juil. 2005 101,32 105,85
août 2005 105,26 106,49
sept. 2005 110,53 108,07
oct. 2005 113,16 109,18
nov. 2005 115,79 109,3
déc. 2005 114,47 110,64
janv. 2006 118,42 110,86
févr. 2006 122,37 111,55
mars 2006 123,68 112,31
avril 2006 127,63 113,45
mai 2006 130,26 113,8
juin 2006 138,16 114,96
juil. 2006 139,47 115,35
août 2006 138,16 115,94
sept. 2006 136,84 115,72
oct. 2006 140,79 116,46
nov. 2006 139,47 117,45
déc. 2006 142,11 117,08
janv. 2007 140,79 117,08
févr. 2007 140,79 117,08
mars 2007 142,11 116,81
avril 2007 139,47 116,51
mai 2007 139,47 116,07
juin 2007 132,89 115,77
juil. 2007 135,53 117,32
août 2007 132,89 116,58
sept. 2007 132,89 116,51
oct. 2007 130,26 117,05
nov. 2007 131,58 116,36
déc. 2007 128,95 116,16
janv. 2008 128,95 115,89
févr. 2008 123,68 115,84
mars 2008 119,74 114,44
avril 2008 121,05 113,13
mai 2008 118,42 111,35
juin 2008 114,47 109,21
juil. 2008 109,21 106,27
août 2008 107,89 105,36
sept. 2008 107,89 103,33
oct. 2008 103,95 100,2
nov. 2008 100 97,01
déc. 2008 97,37 94,6
janv. 2009 96,05 91,36
févr. 2009 93,42 88,06
mars 2009 94,74 85,86
avril 2009 89,47 84,03
mai 2009 88,16 82,06
juin 2009 88,16 80,6
juil. 2009 89,47 80,6
août 2009 89,47 80,75
sept. 2009 84,21 79,47
oct. 2009 85,53 78,87
nov. 2009 88,16 80,28
déc. 2009 86,84 82,48
janv. 2010 86,84 82,58
févr. 2010 88,16 83,05
mars 2010 88,16 84,3
avril 2010 89,47 84,92
mai 2010 88,16 86,3
juin 2010 88,16 87,49
juil. 2010 90,79 88,1
août 2010 92,11 88,94
sept. 2010 94,74 91,36
oct. 2010 93,42 94,25
nov. 2010 92,11 96,79
déc. 2010 94,74 98,47
janv. 2011 94,74 99,8
févr. 2011 94,74 100,89
mars 2011 97,37 101,8
avril 2011 97,37 102,15
mai 2011 97,37 103,04
juin 2011 97,37 102
juil. 2011 98,68 101,58
août 2011 97,37 101,06
sept. 2011 96,05 100,12
oct. 2011 97,37 98,99
nov. 2011 97,37 99,83
déc. 2011 97,37 100,15
janv. 2012 96,05 99,7
févr. 2012 97,37 99,93
mars 2012 93,42 99,78
avril 2012 93,42 99,33
mai 2012 94,74 98,22
juin 2012 97,37 98,59
juil. 2012 96,05 98,3
août 2012 94,74 98
sept. 2012 93,42 97,43
oct. 2012 93,42 97,01
nov. 2012 92,11 94,55
déc. 2012 96,05 94,47
janv. 2013 97,37 95,29
févr. 2013 96,05 95,95
mars 2013 101,32 96,54
avril 2013 102,63 97,63
mai 2013 101,32 98,72
juin 2013 101,32 99,21
juil. 2013 98,68 99,33
août 2013 98,68 99,04
sept. 2013 97,37 98,99
oct. 2013 96,05 98,08
nov. 2013 96,05 97,24
déc. 2013 88,16 94,89
janv. 2014 86,84 94,15
févr. 2014 86,84 92,72
mars 2014 82,89 91,14
avril 2014 77,63 90,1
mai 2014 76,32 88,6
juin 2014 75 87,86
juil. 2014 73,68 87,19
août 2014 72,37 86,94
sept. 2014 71,05 85,91
oct. 2014 67,11 85,41
nov. 2014 65,79 84,85
déc. 2014 68,42 84,5
janv. 2015 67,11 83,79
févr. 2015 67,11 83,27
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Le tourisme toujours bien orienté

La fréquentation dans les hôtels bourguignons progresse au quatrième trimestre 2014 par rapport au même trimestre de l'année précédente, avec une hausse de 5,1 % des arrivées et de 2,9 % des nuitées. L’augmentation des nuitées place la Bourgogne au deuxième rang des régions françaises derrière le Nord-Pas-de-Calais. Ces bons résultats bourguignons reposent sur la fréquentation de la clientèle étrangère dont les arrivées et les nuitées progressent respectivement de 23 % et de 20 %, alors que la clientèle française est en repli. Avec 55 000 nuitées, les Chinois deviennent ce trimestre la première clientèle étrangère des hôtels bourguignons, loin devant les Britanniques (35 000 nuitées). Le taux d’occupation des hôtels, stable, s’établit à 47,2 %.

En Saône-et-Loire, les clientèles française et étrangère sont venues plus nombreuses. En Côte-d’Or et dans l’Yonne, la hausse de la clientèle étrangère compense la moindre présence de la clientèle française. Dans la Nièvre, comme au troisième trimestre, l’augmentation des nuitées étrangères ne gomme pas la baisse des nuitées françaises.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Bourgogne France métropolitaine
janv. 2011 8,584584052773714 4,424019382904125
févr. 2011 0,6959961903366341 0,36097644042834726
mars 2011 1,4440211380115486 2,148949283008103
avril 2011 1,2879996133584612 5,322684494053097
mai 2011 -9,021494370522005 -2,467137150972245
juin 2011 7,670912608835859 6,6012349846041145
juil. 2011 1,7107079471504583 3,9576372170374206
août 2011 1,2701071813193303 2,467101476159852
sept. 2011 -0,3340130109719443 2,6138625423175768
oct. 2011 0,9277182380435312 5,67580433069595
nov. 2011 3,6524439643532247 4,577863062227188
déc. 2011 0,10684983781720003 3,365746075866981
janv. 2012 0,778765391829078 1,5636851009601658
févr. 2012 -3,5395976572447023 3,344955813017788
mars 2012 2,2048579562662707 2,1839121345781316
avril 2012 -6,7970893474889555 -1,0845563250879955
mai 2012 3,0375987219584637 2,0573673003937665
juin 2012 -5,284339785107262 -3,007868593564784
juil. 2012 -0,7044415361995541 -1,6718177200844444
août 2012 -2,923601498936555 -0,23462673405013118
sept. 2012 0,046762660015979014 -0,3143203476575215
oct. 2012 -5,482399719331072 -3,1209699282033494
nov. 2012 1,8725981892789683 4,789776819596585
déc. 2012 -4,30373956467045 0,5088372681696561
janv. 2013 -12,27090666343002 -2,9090953144510707
févr. 2013 -3,9259315130487344 -2,155273662128322
mars 2013 4,1664197238191205 3,0064975317947984
avril 2013 -5,677571289612453 -6,510579624972343
mai 2013 0,8385561111960289 4,007725525605806
juin 2013 -0,6521868021107159 -0,25765285558572026
juil. 2013 -5,597409570919519 -1,9135801113465902
août 2013 -0,39645279081898327 3,3033361013060936
sept. 2013 -4,514382534520032 -1,4378344163935313
oct. 2013 4,122639875281474 0,9296933092553522
nov. 2013 -5,044595761005092 -2,4928515626503365
déc. 2013 2,151051625239008 -0,5302800643611637
janv. 2014 6,811473897804837 0,6666672608442707
févr. 2014 6,98724239450442 -0,9281334159596047
mars 2014 -8,412039144287663 -6,923791308168087
avril 2014 8,719604863221884 4,640253279404566
mai 2014 -1,175910085107306 -4,133256257271774
juin 2014 4,54753426565079 -1,8971796306940227
juil. 2014 1,2737645862419613 -3,03446898472041
août 2014 5,977444921615847 -0,34481950044367315
sept. 2014 0,6016847172081806 -1,5430920994801391
oct. 2014 0,0404021199230021 0,4336814933895332
nov. 2014 1,7405649261017462 -5,235280977102994
déc. 2014 8,801279051630008 2,193225117764919
janv. 2015 4,645740684771811 2,975531196241806
  • Notes : données mensuelles brutes. Évolution du nombre de nuitées du mois de l'année n par rapport au mois de l'année n-1.
  • Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2011 et 2012 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Déclin persistant des créations d’entreprises

La création d’entreprises diminue de 1,6 % en Bourgogne alors que la reprise s’amorce en France métropolitaine avec une progression de 3,2 % des créations. Ce repli en Bourgogne atteint davantage les entreprises classiques (- 2,4 %).

Le commerce, principal secteur de la création d'entreprise se redresse avec 546 créations contre 468 au troisième trimestre. Ainsi, l'activité du secteur se porte mieux, ces créations s'ajoutant à la stabilisation de l'emploi salarié dans le commerce.

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Bourgogne hors auto-entrepreneurs France métro. hors auto-entrepreneurs Bourgogne y/c auto-entrepreneurs France métro. y/c auto-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 93,25 95,24 114,03 117,71
T3 2009 82,97 93,55 98,15 108,08
T4 2009 99,04 99,43 109,79 119,9
T1 2010 95,26 96,21 120,75 134,23
T2 2010 98,55 99,71 101,42 118,82
T3 2010 98,8 98,29 95,27 108,73
T4 2010 93,01 97,15 98,68 114,33
T1 2011 91,97 96,14 94,7 108,66
T2 2011 84,98 94,38 91,6 105,3
T3 2011 86,59 96,14 86,19 99,96
T4 2011 90,12 96,48 93,06 105,69
T1 2012 82,17 91,8 94,7 112,62
T2 2012 82,97 88,6 90 105,36
T3 2012 88,19 89,58 86,93 100,28
T4 2012 80,24 90,35 84,91 102,42
T1 2013 81,12 97,08 92,42 107,52
T2 2013 80,32 98,1 86,76 103,14
T3 2013 78,8 98,91 81,1 98,76
T4 2013 82,09 101,48 84,19 104,73
T1 2014 82,81 100,06 95,51 109,49
T2 2014 80,56 100,95 88,75 105,13
T3 2014 76,47 99,81 84,94 103,33
T4 2014 74,62 100,47 83,55 106,66
  • Note : les créations d'entreprises hors auto-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de auto-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Moins de défaillances d’entreprise

Les défaillances d’entreprises fléchissent de 2 % en Bourgogne en glissement annuel, après une progression de 1 % au troisième trimestre. Cette diminution est similaire à celle observée en France métropolitaine.

Ce trimestre, 331 entreprises ont cessé leur activité. Les défaillances d’entreprises sont moins nombreuses dans l’industrie. En revanche, la construction est encore sévèrement touchée. Les défaillances progressent en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire, diminuent dans la Nièvre et dans l’Yonne.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Bourgogne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,6 100,52
mars 2005 101,81 100,57
avril 2005 103,22 101,22
mai 2005 105,83 102,01
juin 2005 106,93 102,31
juil. 2005 106,83 102,08
août 2005 107,24 101,95
sept. 2005 110,55 102,18
oct. 2005 109,35 101,8
nov. 2005 107,74 101,61
déc. 2005 108,94 101,36
janv. 2006 107,54 100,49
févr. 2006 107,64 99,45
mars 2006 106,83 98,95
avril 2006 105,33 97,81
mai 2006 103,12 97,16
juin 2006 104,22 96,75
juil. 2006 103,12 96,78
août 2006 103,32 97
sept. 2006 103,42 97,05
oct. 2006 108,44 97,57
nov. 2006 109,55 98,29
déc. 2006 110,45 98,95
janv. 2007 114,07 99,82
févr. 2007 117,69 101,14
mars 2007 118,19 102
avril 2007 116,78 102,72
mai 2007 117,59 103,16
juin 2007 118,69 103,95
juil. 2007 119,4 105,07
août 2007 119,2 104,94
sept. 2007 119,1 104,96
oct. 2007 114,67 105,76
nov. 2007 117,89 105,6
déc. 2007 116,78 105,6
janv. 2008 114,77 105,64
févr. 2008 111,86 106,13
mars 2008 110,55 105,69
avril 2008 114,27 107,12
mai 2008 114,07 106,87
juin 2008 114,47 106,86
juil. 2008 115,18 107,4
août 2008 115,78 107,64
sept. 2008 117,69 109,11
oct. 2008 119,8 110,52
nov. 2008 120,5 111,76
déc. 2008 124,72 114,05
janv. 2009 126,03 115,7
févr. 2009 128,64 117,52
mars 2009 134,47 121,05
avril 2009 133,27 122,8
mai 2009 134,17 124,71
juin 2009 136,38 126,52
juil. 2009 139,4 128
août 2009 138,89 128,98
sept. 2009 139,1 130,67
oct. 2009 138,99 130,38
nov. 2009 138,99 130,96
déc. 2009 136,68 130,57
janv. 2010 135,78 130,72
févr. 2010 133,67 130,53
mars 2010 134,87 130,65
avril 2010 134,77 129,35
mai 2010 133,57 129,3
juin 2010 134,47 129,4
juil. 2010 133,47 128,48
août 2010 134,87 128,63
sept. 2010 136,28 127,41
oct. 2010 134,67 126,45
nov. 2010 134,67 125,86
déc. 2010 132,86 124,77
janv. 2011 136,88 124,84
févr. 2011 137,29 124,8
mars 2011 135,08 123,95
avril 2011 135,08 123,42
mai 2011 137,89 125,01
juin 2011 133,37 123,63
juil. 2011 132,56 122,91
août 2011 131,56 122,95
sept. 2011 129,35 122,44
oct. 2011 130,05 122,53
nov. 2011 128,14 122,76
déc. 2011 128,04 122,57
janv. 2012 126,23 123,52
févr. 2012 127,34 123,51
mars 2012 129,75 122,56
avril 2012 131,96 122,9
mai 2012 130,65 121,24
juin 2012 133,67 121,36
juil. 2012 134,57 122,97
août 2012 136,68 122,83
sept. 2012 136,88 122,24
oct. 2012 138,79 124,24
nov. 2012 141,61 124,54
déc. 2012 143,82 125,94
janv. 2013 144,32 125,65
févr. 2013 144,42 125,5
mars 2013 145,43 125,32
avril 2013 146,93 126,76
mai 2013 144,82 127,04
juin 2013 142,81 127,51
juil. 2013 143,92 128,53
août 2013 143,32 128,36
sept. 2013 143,52 129,4
oct. 2013 143,82 129,41
nov. 2013 142,71 129,11
déc. 2013 142,01 129,19
janv. 2014 140,4 129,34
févr. 2014 141,51 130,52
mars 2014 136,68 130,5
avril 2014 133,57 130,78
mai 2014 135,68 130,15
juin 2014 135,48 130,38
juil. 2014 138,89 130,43
août 2014 138,09 130,47
sept. 2014 137,99 130,88
oct. 2014 135,78 130,72
nov. 2014 136,98 130,81
déc. 2014 135,18 128,27
  • Note : données mensuelles brutes au 09 février 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

Contexte national - Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges

Comme attendu, l’activité a peu progressé en France au quatrième trimestre 2014 (+ 0,1 %). Au premier semestre 2015, la consommation des ménages serait dynamique, soutenue par le regain de pouvoir d’achat offert notamment par la forte baisse des prix du pétrole. En revanche, le climat des affaires, qui n’a que légèrement progressé depuis novembre et reste inférieur à sa moyenne de long terme, fait état d’un attentisme persistant des entreprises. Leur investissement stagnerait donc, malgré les conditions de financement favorables et la nette remontée de leur taux de marge, qui atteindrait son plus haut depuis début 2011. Par ailleurs, l’investissement des ménages continuerait de reculer. Au total, le PIB accélérerait à + 0,4 % au premier trimestre 2015, du fait d’un rebond ponctuel de la production d’énergie après un automne doux, puis progresserait de 0,3 % au deuxième trimestre. Mi-2015, la hausse de l’activité atteindrait + 1,1 % sur un an, le rythme le plus haut depuis fin 2011. Le regain d’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois ne suffiraient pas à enrayer la baisse de l’emploi marchand sur le semestre et, malgré le soutien des emplois aidés, le chômage continuerait d’augmenter, à 10,6 % mi-2015.

Contexte international - Accélération progressive en zone euro, croissance robuste dans les pays anglo-saxons

Au quatrième trimestre 2014, l’activité est restée solide dans les pays avancés. Le dynamisme de la consommation a permis une croissance robuste aux États-Unis et au Royaume-Uni, tandis que l’activité a légèrement accéléré dans la zone euro. Dans les pays émergents, en revanche, l’activité a tourné au ralenti, notamment en Chine. Au premier semestre 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans cette dernière, sous l’effet des baisses récentes du prix du pétrole et du cours de l’euro, la consommation et le commerce extérieur seraient dynamiques. L’activité resterait soutenue en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement, et en Allemagne, qui bénéficierait de l’instauration du salaire minimum, mais elle redémarrerait très lentement en Italie. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, la vigueur de la consommation des ménages continuerait de générer une croissance soutenue, mais l’appréciation de leurs monnaies pèserait sur le commerce extérieur. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient peu dynamiques.

Pour en savoir plus

Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges, note de conjoncture nationale de mars 2015.

Troisième trimestre 2014 : forte baisse de l’emploi - Insee Conjoncture Bourgogne n° 3, janvier 2015.