Au deuxième trimestre, rebond de l’emploi dans l’hébergement-restauration

Isabelle DIOUM, Morad RAMDANI, Stéphane DURAND, Roger RABIER - Insee Languedoc-Roussillon

Au deuxième trimestre, l’emploi régional progresse de + 1 900 salariés après une baisse de – 2 500 le trimestre précédent. Cette hausse se concentre dans le secteur de l’hébergement-restauration. L’avant-saison touristique est satisfaisante en raison d’une météo et d’un calendrier plus favorables que l’an passé. L’hôtellerie de plein air, les villages de vacances et les résidences de tourisme profitent pleinement de cette embellie alors que l’hôtellerie traditionnelle subit une désaffection tant de la clientèle d’affaires que de loisirs. La consommation des ménages languedociens se maintient grâce au recours à l’épargne liquide et au découvert bancaire. Mais les crédits à l’habitat progressent peu, reflet des difficultés persistantes dans le secteur de la construction avec une baisse d’emploi pour le quinzième trimestre consécutif. L’évolution de l’emploi dans les autres secteurs d’activité suit les tendances du passé : stabilisation dans l’industrie et dans le commerce, dynamisme, certes plus modéré, dans les services aux entreprises. Au final, le taux de chômage progresse légèrement (+ 0,1 point) pour atteindre 13,9% de la population active, niveau le plus élevé des régions de France métropolitaine.

Insee Conjoncture Languedoc-Roussillon
No 2
Paru le : 23/10/2014

Après un premier trimestre qui n’a pas confirmé le sursaut de la fin 2013, l’économie régionale s’est redressée au deuxième trimestre avec une augmentation de + 1 900 de l’emploi salarié dans le secteur marchand non agricole (figure 1). Cette évolution en dents de scie est le reflet de la forte réactivité de l’emploi régional à l’activité économique. Ce trimestre la progression de l’emploi est plus prononcée dans la région qu’au niveau national (respectivement + 0,4 % et + 0, 1%).

Concentration de la progression de l’emploi dans l’hébergement-restauration

Au premier trimestre, la perte de - 2 500 emplois, dont la moitié intérimaires, pouvait être interprétée comme un contrecoup du regain de consommation du 4ème trimestre 2013, lié notamment à l’anticipation des hausses de taxes au 1er janvier et à un fort recours au découvert bancaire.

Au deuxième trimestre, plus de 90% de la progression de l’emploi se concentre dans le secteur de l’hébergement-restauration, signe de la bonne tenue de la fréquentation touristique.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
T1|2005 100 100
T2|2005 99,87 100,06
T3|2005 101,1 100,18
T4|2005 100,66 100,33
T1|2006 100,72 100,43
T2|2006 101,47 101
T3|2006 102,59 101,38
T4|2006 102,95 101,45
T1|2007 103,55 102,25
T2|2007 103,72 102,48
T3|2007 104,37 102,86
T4|2007 104,9 103,07
T1|2008 105,14 103,32
T2|2008 104,37 102,88
T3|2008 103,46 102,56
T4|2008 103,55 101,85
T1|2009 102,69 100,78
T2|2009 102,59 100,29
T3|2009 102,69 100,01
T4|2009 103,56 100,09
T1|2010 103,62 100,02
T2|2010 104,13 100,09
T3|2010 104,09 100,3
T4|2010 103,98 100,5
T1|2011 104,38 100,77
T2|2011 105,02 101,09
T3|2011 104,68 100,96
T4|2011 104,17 100,94
T1|2012 104,24 100,97
T2|2012 104,15 100,9
T3|2012 103,43 100,6
T4|2012 103,04 100,32
T1|2013 103,11 100,26
T2|2013 102,54 99,98
T3|2013 102,49 99,93
T4|2013 102,75 100,01
T1|2014 102,26 99,88
T2|2014 102,66 99,94
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Le Languedoc-Roussillon est la première région métropolitaine pour la progression trimestrielle de l’emploi dans l’hébergement-restauration, devant l’Aquitaine et la Basse-Normandie qui bénéficie des manifestations organisées pour le 70ème anniversaire du débarquement et de la bataille de Normandie.

Ce trimestre, l’emploi intérimaire se stabilise en Languedoc-Roussillon alors qu'au niveau national son évolution contribue à la légère progression de l’emploi (figure 2).

Figure 2 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
T1|2005 100 100
T2|2005 99,11 99,88
T3|2005 107,96 101,92
T4|2005 106,92 102,65
T1|2006 104,34 101,7
T2|2006 110,49 107,4
T3|2006 111,14 107,33
T4|2006 115,18 105,39
T1|2007 121,31 114,93
T2|2007 118,81 112,54
T3|2007 117,02 110,89
T4|2007 120,42 109,84
T1|2008 126,28 114,35
T2|2008 116,25 106,36
T3|2008 110,81 99,97
T4|2008 101,75 87,02
T1|2009 94,37 74,4
T2|2009 96,16 75,76
T3|2009 97,83 79,42
T4|2009 101,18 84,02
T1|2010 103,07 88,91
T2|2010 114,85 93,03
T3|2010 118,39 96,96
T4|2010 113,43 100,63
T1|2011 115,33 101,15
T2|2011 126,34 101,93
T3|2011 114,46 100,56
T4|2011 106,42 97
T1|2012 103,51 95,61
T2|2012 96,56 92,45
T3|2012 94,48 88,01
T4|2012 98,37 86,55
T1|2013 92,25 88,38
T2|2013 87,99 87,75
T3|2013 88,05 88,45
T4|2013 93,36 92,15
T1|2014 87,75 89,55
T2|2014 88,72 91,93
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi intérimaire

L’évolution de l’emploi dans les autres secteurs d’activité confirme des tendances plus anciennes (figure 3) : stabilisation de l’emploi industriel depuis mi-2013, perte d’emploi dans le secteur de la construction pour le quinzième trimestre consécutif et dynamisme, certes moins marqué ce trimestre, des services aux entreprises.

Figure 3 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteurs en Languedoc-Roussillon

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteurs en Languedoc-Roussillon
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1|2005 100 100 100 100
T2|2005 101,14 99,43 99,81 99,63
T3|2005 102,6 99,1 101,02 100,66
T4|2005 103,96 98,59 100,34 99,98
T1|2006 105,19 98,17 100,44 100,25
T2|2006 106,91 98,34 100,93 100,29
T3|2006 108,69 98,2 102,26 100,95
T4|2006 110,46 97,94 102,38 101,04
T1|2007 112,9 97,92 102,59 101,33
T2|2007 114,19 97,96 102,72 101,17
T3|2007 115,74 97,98 103,49 101,49
T4|2007 117,14 98,13 103,84 101,72
T1|2008 118,63 97,52 103,83 101,93
T2|2008 118,58 97,1 103,28 101,65
T3|2008 117,85 96,77 102,41 101,12
T4|2008 116,15 96,55 103,26 101,25
T1|2009 114,11 95,69 102,86 100,71
T2|2009 112,56 95,08 103,03 100,68
T3|2009 111,61 94,23 103,44 101,04
T4|2009 111,32 94,2 104,57 101,93
T1|2010 110,36 94,19 104,73 101,52
T2|2010 109,78 94,4 104,97 101,89
T3|2010 109,8 93,89 104,88 101,55
T4|2010 109,14 93,86 105,04 101,25
T1|2011 108,94 93,44 105,66 102,08
T2|2011 108,52 92,92 106,26 102,82
T3|2011 107,82 92,46 106,52 102,62
T4|2011 107,09 91,94 106,38 102,44
T1|2012 106,59 92,13 106,65 102,3
T2|2012 105,83 91,84 107,01 102,38
T3|2012 104,5 91,77 106,29 102,06
T4|2012 103,13 91,11 105,92 101,56
T1|2013 102,27 91,17 106,42 101,82
T2|2013 101,02 90,45 106,15 101,12
T3|2013 100,26 90,18 106,26 101,26
T4|2013 99,41 90,02 106,56 101,62
T1|2014 98,05 89,98 106,33 101,01
T2|2014 97,07 89,86 107,04 101,08
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteurs en Languedoc-Roussillon

Une bonne avant-saison touristique sauf dans l’hôtellerie traditionnelle

En Languedoc-Roussillon, le nombre de nuitées touristiques dans les hébergements collectifs marchands progresse de + 1,8% par rapport au deuxième trimestre 2013. Cette augmentation est due à la forte hausse de la clientèle française (+ 6,5%) alors que la fréquentation étrangère est en recul de - 10%. En cette avant-saison, la fréquentation touristique est en nette progression dans les campings et les autres hébergements collectifs (villages de vacances, résidences de tourisme…). Ces établissements profitent d’une météo et d’un calendrier plus favorables que l’an passé. En revanche, l’hôtellerie traditionnelle est en repli ce trimestre tant pour le tourisme d’affaires que pour le tourisme de loisirs (figure 4).

Figure 4 – Évolution de la fréquentation touristique au 2ème trimestre

En milliers de nuitées
Évolution de la fréquentation touristique au 2ème trimestre
2012 2013 2014
campings 3 015 3 217 3 284
hôtels 2 112 2 072 2 029
autres hébergements 1 896 1 843 1 947
  • Notes : données trimestrielles brutes. Suite au changement de méthodes intervenu début 2013, les données 2012 ont été rétropolées.
  • Sources : Insee; direction du tourisme; partenaires régionaux.

Figure 4 – Évolution de la fréquentation touristique au 2ème trimestre

Recours à l’épargne à vue et au crédit pour maintenir la consommation des ménages

Au niveau national, le taux d’épargne des ménages stagne à un point haut (15,9%) ce trimestre mais la hausse du pouvoir d’achat (+ 0,5%) permet un léger rebond de la consommation (+ 0,4%).

Si les ménages languedociens puisent autant qu’au niveau national dans les liquidités disponibles sur leurs comptes bancaires ou sur leurs comptes d’épargne à vue, ils ont plus recours aux crédits et au découvert bancaire. Ainsi les encours sur comptes débiteurs augmentent de près de + 26% par rapport au 2ème trimestre 2013 contre + 3,5% pour la France métropolitaine. Les ménages languedociens épargnent également moins sur des placements à terme. Autres signes de la tenue de la consommation des ménages en Languedoc-Roussillon, l’emploi dans le commerce se stabilise et les immatriculations de véhicules particuliers progressent de + 4,3% par rapport au deuxième trimestre 2013. Par ailleurs, les dépôts sur les Plans d’Épargne Logement augmentent plus vite dans la région mais la progression des crédits à l’habitat reste faible, reflet des difficultés dans le secteur du bâtiment.

La situation du secteur de la construction reste très dégradée

Les ouvertures de chantiers de logements chutent de – 37,3 % par rapport au deuxième trimestre 2013 (figure 5). Le rythme annuel de construction s’établit désormais à 15 000 logements contre plus de 27 000 logements en 2007.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 100,28 101,1
mars|2005 101,66 101,67
avr.|2005 103,6 102,12
mai|2005 102,76 103,03
juin|2005 100,1 103,78
juil.|2005 99,65 104,96
août|2005 92,77 105
sept.|2005 91,33 105,62
oct.|2005 91,62 106,6
nov.|2005 103,59 108,57
déc.|2005 110,34 110,73
janv.|2006 111,68 111,31
févr.|2006 106 111,48
mars|2006 109,33 113,61
avr.|2006 113,58 114,09
mai|2006 111,45 114,55
juin|2006 115,26 116,13
juil.|2006 111,79 115,38
août|2006 120,49 116,23
sept.|2006 121,46 117,05
oct.|2006 117,8 116,44
nov.|2006 113,9 116
déc.|2006 106,99 114,06
janv.|2007 116,51 112,66
févr.|2007 117,24 111,74
mars|2007 117,82 111,98
avr.|2007 114,34 110,38
mai|2007 118,63 111,63
juin|2007 126,44 112,11
juil.|2007 131,32 114,47
août|2007 124,42 115,44
sept.|2007 122,91 115,32
oct.|2007 125,69 116,37
nov.|2007 118,74 115,1
déc.|2007 120,22 115,65
janv.|2008 113,05 115,22
févr.|2008 113,9 114,63
mars|2008 116,81 112,5
avr.|2008 115,1 110,24
mai|2008 114,56 108,6
juin|2008 105,86 104,78
juil.|2008 109,26 106,72
août|2008 108,23 105,38
sept.|2008 111,61 102,76
oct.|2008 107,64 100,74
nov.|2008 113,63 101,35
déc.|2008 109,81 98,77
janv.|2009 108,54 96,53
févr.|2009 111,39 96,91
mars|2009 106,81 95,32
avr.|2009 106,39 95,58
mai|2009 104,37 93,46
juin|2009 105,33 92,83
juil.|2009 98,96 87,13
août|2009 99,29 85,75
sept.|2009 97,59 84,71
oct.|2009 101,04 84,83
nov.|2009 98,81 82,62
déc.|2009 104,91 82,66
janv.|2010 104,11 82,28
févr.|2010 97,45 79,72
mars|2010 99,1 81,59
avr.|2010 98,98 82,99
mai|2010 97,03 83,05
juin|2010 97,52 81,97
juil.|2010 98,24 82,99
août|2010 95,78 81,16
sept.|2010 94,97 81,23
oct.|2010 95,94 81,77
nov.|2010 94,67 83,1
déc.|2010 90,62 85,25
janv.|2011 93,33 87,4
févr.|2011 98,22 92,37
mars|2011 102,61 91,72
avr.|2011 106,71 92,75
mai|2011 110,85 93,75
juin|2011 108,81 93,34
juil.|2011 110,85 93,53
août|2011 112,06 94,52
sept.|2011 112,54 95,1
oct.|2011 109,71 95,83
nov.|2011 109,46 98,57
déc.|2011 108,02 102,47
janv.|2012 107,26 103,7
févr.|2012 104,57 100,36
mars|2012 96,48 100,14
avr.|2012 91,72 98,44
mai|2012 88,48 96,65
juin|2012 88,64 98,66
juil.|2012 85,43 97,44
août|2012 83,85 95,76
sept.|2012 81,41 95,45
oct.|2012 77,21 93,05
nov.|2012 77,3 89,53
déc.|2012 76,52 86,11
janv.|2013 74,3 84,19
févr.|2013 72,8 83,3
mars|2013 73,29 83,32
avr.|2013 74,6 83,89
mai|2013 74,03 84,61
juin|2013 74,56 84,86
juil.|2013 76,63 84,72
août|2013 75,75 84,71
sept.|2013 74,05 84,5
oct.|2013 74,59 84,09
nov.|2013 73,09 83,2
déc.|2013 73,65 81,62
janv.|2014 73,03 81,57
févr.|2014 75,51 81,11
mars|2014 74,83 79,45
avr.|2014 72,4 77,99
mai|2014 69,21 76,71
juin|2014 66,96 75,03
juil.|2014 66,68 74,9
août|2014 67,43 74,51
  • Note : données mensuelles brutes, en date de prise en compte. Chaque point représente la moyenne des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements commencés

Après la forte diminution des autorisations de construire du premier trimestre, la tendance s’infléchit ce trimestre mais ne change pas de sens : le nombre de projets de construction de logements décroit de - 16,3 % par rapport au deuxième trimestre 2013 (figure 6). Elle est particulièrement marquée pour les logements collectifs.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 100,59 100,55
mars|2005 102,19 102,01
avr.|2005 103,5 102,7
mai|2005 103,69 103,46
juin|2005 107,15 104,57
juil.|2005 109,11 105,88
août|2005 109,51 106,45
sept.|2005 110,03 107,98
oct.|2005 111,95 108,35
nov.|2005 113,07 108,73
déc.|2005 120,64 110,4
janv.|2006 124,32 111,9
févr.|2006 122,78 113,45
mars|2006 122,69 114,86
avr.|2006 122,83 115,81
mai|2006 123,35 116,57
juin|2006 124,58 118,29
juil.|2006 123,07 119,38
août|2006 123,15 119,32
sept.|2006 122,34 119,06
oct.|2006 123,39 120,27
nov.|2006 126,82 121,14
déc.|2006 120,36 120,38
janv.|2007 120,62 120,07
févr.|2007 123,71 119,65
mars|2007 125,69 121,01
avr.|2007 124,85 120,32
mai|2007 127,32 120,59
juin|2007 127,35 119,59
juil.|2007 129,39 119,23
août|2007 131,49 120,44
sept.|2007 129,94 120,61
oct.|2007 130,51 119,75
nov.|2007 127,38 117,48
déc.|2007 126,11 115,31
janv.|2008 125,43 114,05
févr.|2008 125,29 113
mars|2008 125,82 110,21
avr.|2008 126,71 109,45
mai|2008 124,15 107,75
juin|2008 126,5 106,22
juil.|2008 126,67 104,65
août|2008 124,39 101,9
sept.|2008 122,54 99,38
oct.|2008 121,89 97,66
nov.|2008 123,66 97,53
déc.|2008 120,88 96,58
janv.|2009 119,45 95,81
févr.|2009 117,76 94,82
mars|2009 110,97 90,7
avr.|2009 106,14 88,6
mai|2009 103,31 86,79
juin|2009 95,02 83,94
juil.|2009 91,54 82,57
août|2009 90,67 80,96
sept.|2009 91,24 80,08
oct.|2009 91,69 79,81
nov.|2009 88,13 78,79
déc.|2009 85,91 78,03
janv.|2010 84,41 77,16
févr.|2010 83,86 76,74
mars|2010 86,14 80,27
avr.|2010 88,68 81,95
mai|2010 89,86 83,57
juin|2010 93,65 84,73
juil.|2010 94,75 87,37
août|2010 95,78 88,6
sept.|2010 98,8 89,61
oct.|2010 96,86 89,62
nov.|2010 97,47 89,45
déc.|2010 101,32 90,66
janv.|2011 102,28 92,21
févr.|2011 103,02 93,93
mars|2011 104,64 93,45
avr.|2011 104,72 93,46
mai|2011 107,12 94,11
juin|2011 105,47 94,87
juil.|2011 105,36 95,79
août|2011 105,07 96,77
sept.|2011 104,14 97,95
oct.|2011 101,25 101,11
nov.|2011 102,95 103,58
déc.|2011 102,25 106,38
janv.|2012 104,75 106,92
févr.|2012 102,91 106,7
mars|2012 103,95 106,79
avr.|2012 103,45 106,91
mai|2012 103,88 106,73
juin|2012 103,5 106,85
juil.|2012 104,83 106,66
août|2012 102,38 106,82
sept.|2012 102,3 107,42
oct.|2012 105,39 105,06
nov.|2012 103,07 103,72
déc.|2012 97,95 99,89
janv.|2013 95,18 99,85
févr.|2013 97,37 100,03
mars|2013 96,16 101,48
avr.|2013 96,72 100,93
mai|2013 93,24 99,04
juin|2013 94,1 97,84
juil.|2013 90,59 94,8
août|2013 89,5 91,91
sept.|2013 85,31 89,66
oct.|2013 83,54 88,59
nov.|2013 81,99 86,89
déc.|2013 85,65 86,75
janv.|2014 83,17 84,15
févr.|2014 79,59 81,48
mars|2014 78,07 79,99
avr.|2014 76,74 78,43
mai|2014 77 77,64
juin|2014 74,5 77,3
juil.|2014 79,73 78,15
août|2014 80,02 78,58
  • Note : données mensuelles brutes, en date de prise en compte. Chaque point représente la moyenne des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Dans les travaux publics, les entreprises ne travaillent pas à pleine capacité, les carnets sont jugés peu garnis et les perspectives d’activité sont majoritairement en baisse. Cette situation concerne la clientèle privée, mais aussi les activités pour le compte de l’État et des collectivités locales.

D’après une étude de la Cellule Économique du BTP du Languedoc-Roussillon, les dépenses prévisionnelles en BTP votées lors des budgets primitifs des collectivités territoriales pour 2014 sont en baisse de -14,4 %, après une diminution de - 6% des dépenses réalisées en 2013.

Le taux de chômage augmente un peu

Le taux de chômage progresse dans la région de + 0,1 point au cours du deuxième trimestre 2014. Il s’établit désormais à 13,9 % de la population active. Cette augmentation est identique au trimestre précédent, après la nette embellie du dernier trimestre 2013 où il avait diminué de - 0,4 point. Sur un an, le taux de chômage régional baisse de - 0,2 point (figure 7). Le Languedoc-Roussillon reste cependant la région présentant le plus fort taux de chômage en métropole, devant le Nord-Pas-de-Calais.

Figure 7 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
T1|2005 11,2 8,3
T2|2005 11,5 8,4
T3|2005 11,7 8,6
T4|2005 11,7 8,7
T1|2006 11,8 8,8
T2|2006 11,6 8,6
T3|2006 11,7 8,5
T4|2006 10,9 8,0
T1|2007 11,1 8,1
T2|2007 10,8 7,8
T3|2007 10,6 7,6
T4|2007 10,1 7,1
T1|2008 9,7 6,8
T2|2008 9,9 7,0
T3|2008 10,1 7,1
T4|2008 10,4 7,4
T1|2009 11,3 8,2
T2|2009 11,8 8,8
T3|2009 11,9 8,8
T4|2009 12,3 9,1
T1|2010 12,1 9,0
T2|2010 12,0 8,9
T3|2010 12,0 8,8
T4|2010 11,9 8,8
T1|2011 12,0 8,7
T2|2011 11,9 8,6
T3|2011 12,2 8,8
T4|2011 12,5 8,9
T1|2012 12,8 9,1
T2|2012 13,1 9,3
T3|2012 13,2 9,4
T4|2012 13,6 9,7
T1|2013 13,9 9,9
T2|2013 14,1 9,9
T3|2013 14,1 9,9
T4|2013 13,7 9,7
T1|2014 13,8 9,7
T2|2014 13,9 9,7
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage localisé (région), et au sens du BIT (France).

Figure 7 – Taux de chômage

Légère progression des créations d’entreprises

Au deuxième trimestre 2014, 7 700 entreprises ont été créées dont 4 200 auto-entreprises. Les créations d’entreprises augmentent de + 0,7% par rapport au deuxième trimestre 2013 sous l’effet de la progression des créations sous forme sociétaire (+ 5,3 %) et sous le régime de l’auto-entrepreneuriat (+ 1,5%). En revanche, les créations d’entreprises individuelles sont moins nombreuses qu’au deuxième trimestre 2013 (- 6,8 %) ce qui met fin aux fortes hausses enregistrées depuis avril 2013 (figure 8 ).

Figure 8 – Évolution en glissement annuel des créations d'entreprises

  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Note : Données brutes en glissement annuel
  • Lecture : au deuxième trimestre 2014, les créations ont progressé de 0,7 % par rapport au deuxième trimestre 2013. Les sociétés contribuent pour + 1,3 points à cette évolution.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements – Sirene)

Baisse des défaillances d’entreprises

Au deuxième trimestre 2014, 760 entreprises ont suivi une procédure de redressement judiciaire en Languedoc-Roussillon, une soixantaine de moins qu’au cours du deuxième trimestre 2013 (figure 9 ). Les secteurs de la construction et du commerce concentrent à eux deux la moitié des défaillances suivis par l’hébergement-restauration (16%).

Par rapport au deuxième trimestre 2013, le nombre de défaillances a diminué dans l’ensemble des secteurs à l’exception du commerce et de l’hébergement-restauration qui enregistrent une légère progression.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Languedoc-Roussillon France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 101,33 100,52
mars|2005 102,61 100,57
avr.|2005 104,63 101,22
mai|2005 105,96 102,01
juin|2005 106,9 102,31
juil.|2005 107,03 102,08
août|2005 108,23 101,95
sept.|2005 109,13 102,18
oct.|2005 110,15 101,8
nov.|2005 113,32 101,61
déc.|2005 111,78 101,36
janv.|2006 112,72 100,49
févr.|2006 111,48 99,45
mars|2006 112,81 98,95
avr.|2006 113,84 97,81
mai|2006 112,9 97,16
juin|2006 110,8 96,75
juil.|2006 111,95 96,78
août|2006 110,58 97
sept.|2006 111,27 97,05
oct.|2006 111,78 97,57
nov.|2006 111,1 98,29
déc.|2006 113,45 98,95
janv.|2007 113,71 99,82
févr.|2007 114,65 101,14
mars|2007 113,02 102
avr.|2007 112,21 102,72
mai|2007 113,5 103,16
juin|2007 115,94 103,95
juil.|2007 117,69 105,07
août|2007 117,78 104,94
sept.|2007 116,62 104,96
oct.|2007 117,44 105,76
nov.|2007 116,58 105,6
déc.|2007 115,81 105,6
janv.|2008 114,95 105,64
févr.|2008 114,4 106,13
mars|2008 114,48 105,69
avr.|2008 114,91 107,12
mai|2008 113,37 106,87
juin|2008 114,31 106,86
juil.|2008 113,67 107,4
août|2008 114,87 107,64
sept.|2008 118,04 109,11
oct.|2008 119,07 110,52
nov.|2008 119,75 111,76
déc.|2008 122,88 114,05
janv.|2009 124,72 115,7
févr.|2009 127,42 117,52
mars|2009 131,45 121,05
avr.|2009 135,3 122,8
mai|2009 137,4 124,71
juin|2009 138,73 126,52
juil.|2009 138,82 128
août|2009 140,79 128,98
sept.|2009 143,32 130,67
oct.|2009 141,73 130,38
nov.|2009 142,5 130,96
déc.|2009 141,86 130,57
janv.|2010 144,69 130,72
févr.|2010 144,52 130,53
mars|2010 147,86 130,65
avr.|2010 145,89 129,35
mai|2010 147,73 129,3
juin|2010 147,99 129,4
juil.|2010 147,22 128,48
août|2010 145,76 128,63
sept.|2010 143,62 127,41
oct.|2010 144,52 126,45
nov.|2010 145,03 125,86
déc.|2010 144,17 124,77
janv.|2011 142,76 124,84
févr.|2011 145,8 124,8
mars|2011 141,6 123,95
avr.|2011 140,27 123,42
mai|2011 141,6 125,01
juin|2011 138,99 123,63
juil.|2011 137,75 122,91
août|2011 138,13 122,95
sept.|2011 136,33 122,44
oct.|2011 136,46 122,53
nov.|2011 138,35 122,76
déc.|2011 137,62 122,57
janv.|2012 137,45 123,52
févr.|2012 134,92 123,51
mars|2012 134,15 122,56
avr.|2012 136,2 122,9
mai|2012 134,36 121,24
juin|2012 135,56 121,36
juil.|2012 137,49 122,97
août|2012 136,55 122,83
sept.|2012 139,67 122,25
oct.|2012 142,5 124,25
nov.|2012 142,54 124,56
déc.|2012 144,86 125,98
janv.|2013 146,87 125,7
févr.|2013 148,07 125,55
mars|2013 147,39 125,39
avr.|2013 146,62 126,85
mai|2013 147,64 127,14
juin|2013 147,39 127,62
juil.|2013 150,6 128,65
août|2013 149,57 128,5
sept.|2013 150,81 129,54
oct.|2013 148,8 129,54
nov.|2013 146,32 129,24
déc.|2013 145,54 129,3
janv.|2014 145,12 129,44
févr.|2014 148,54 130,61
mars|2014 147,9 130,55
avr.|2014 148,89 130,76
mai|2014 146,14 130,08
juin|2014 146,79 130,23
juil.|2014 143,27 130,11
août|2014 144,43 129,71
  • Note : données mensuelles brutes en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Banque de France, Fiben.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

Contexte national : La reprise différée

Au deuxième trimestre 2014, l’activité a de nouveau stagné. La production manufacturière s’est nettement repliée (-0,9 %), l’investissement des entreprises et les exportations ont déçu. L’économie française croîtrait à peine au second semestre (+0,1 % par trimestre), portant la croissance à +0,4 % en 2014, comme en 2012 et 2013. La consommation des ménages croîtrait peu, en lien avec un pouvoir d’achat du revenu qui accélérerait modérément (+0,8 %, après 0,0 % en 2013) et l’investissement en logement continuerait de reculer. L’investissement des entreprises, qui pâtit de la faiblesse récurrente de leurs perspectives, se replierait de nouveau. L’atonie de la croissance en France entraînerait un nouveau recul de l’emploi marchand (-52 000 au second semestre, après -12 000 au premier). Un plus grand nombre d’emplois aidés dans les branches non marchandes permettrait toutefois à l’emploi total de se stabiliser. La population active progressant légèrement, le taux de chômage augmenterait, de 0,1 point sur le second semestre, et atteindrait 10,3 % à la fin de l’année, soit le même niveau qu’à l’été 2013

Contexte international : Découplage entre pays anglo-saxons et zone euro

Au deuxième trimestre 2014, l’activité de la zone euro a stagné, avec notamment un repli de l’activité en Allemagne et en Italie. L’économie japonaise s’est également contractée. En revanche, la croissance est restée soutenue aux États-Unis et au Royaume-Uni. Ce découplage de l’activité entre pays anglo-saxons et zone euro perdurerait jusqu’à la fin de l’année. Ainsi, aux États-Unis et au Royaume-Uni, la baisse du chômage continuerait de soutenir la demande intérieure et l’activité resterait dynamique. En revanche, dans la zone euro, le niveau élevé du chômage et l’atonie de l’investissement, en particulier en logement, continuerait de freiner la reprise. Au sein de la zone euro, l’activité serait plus dynamique en Espagne et en Allemagne qu’en France et en Italie. De leur côté, les pays émergents tournent au ralenti depuis les épisodes de tensions monétaires à partir du second semestre 2013. D’ici à la fin de l’année, l’activité s’y reprendrait un peu, mais freinée par les resserrements budgétaires et monétaires passés.

Pour en savoir plus

Point de conjoncture national, octobre 2014 www.insee.fr/fr rubrique Thèmes/conjoncture/analyse de la conjoncture

L'année économique et sociale 2013 en Languedoc-Roussillon