Moins d’emplois salariés et plus d’intérim

Corinne Challand, Marie-José Durr, Michaël Karleskind, Marie-Laure Kayali, Philippe Marchet, Insee

Au deuxième trimestre 2014, l’économie alsacienne continue de perdre des emplois salariés marchands alors qu’au niveau national, la situation se stabilise. Les secteurs de la construction et de l’industrie, déjà affaiblis, sont les plus touchés. En revanche, l’intérim poursuit sa progression pour le sixième trimestre consécutif. Le nombre de demandeurs d’emploi augmente toujours mais, rapporté au nombre d'actifs, le chômage s’est stabilisé à 9,0 % depuis deux trimestres. Dans le secteur de la construction, les autorisations repartent à la hausse après dix trimestres consécutifs de baisse, tandis que les mises en chantier reculent encore. Hors auto-entreprises, la création d’entreprises est en progression mais les défaillances sont toujours plus nombreuses depuis la fin de l’année 2013. Seul le secteur touristique a bénéficié d’une embellie au printemps.

Insee Conjoncture Alsace
No 2
Paru le : 27/10/2014

Une perte de 2 400 emplois salariés marchands en un an

L'emploi salarié marchand non agricole recule de 0,1 % au deuxième trimestre 2014 en Alsace, soit une perte de 570 emplois. Cette baisse est la deuxième consécutive et atteint 0,5 % sur un an, soit un repli de 2 400 emplois. Le recul trimestriel est légèrement plus marqué dans le Haut-Rhin (- 0,2 %) que dans le Bas-Rhin (- 0,1 %). En France métropolitaine en revanche, l'emploi progresse ce trimestre (+ 0,1 %) et reste stable sur un an.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Alsace France métropolitaine
T1|2005 100 100
T2|2005 99,97 100,06
T3|2005 99,95 100,18
T4|2005 99,78 100,33
T1|2006 99,68 100,43
T2|2006 99,76 101
T3|2006 100,02 101,38
T4|2006 99,76 101,45
T1|2007 100,13 102,25
T2|2007 101,46 102,48
T3|2007 101,02 102,86
T4|2007 100,65 103,07
T1|2008 100,53 103,32
T2|2008 100 102,88
T3|2008 99,49 102,56
T4|2008 98,37 101,85
T1|2009 96,71 100,78
T2|2009 95,95 100,29
T3|2009 95,74 100,01
T4|2009 95,83 100,09
T1|2010 95,8 100,02
T2|2010 95,42 100,09
T3|2010 95,67 100,3
T4|2010 96,03 100,5
T1|2011 96,4 100,77
T2|2011 96,54 101,09
T3|2011 96,29 100,96
T4|2011 96,21 100,94
T1|2012 96,03 100,97
T2|2012 95,84 100,9
T3|2012 95,58 100,6
T4|2012 95,09 100,32
T1|2013 95,1 100,26
T2|2013 94,91 99,98
T3|2013 94,68 99,93
T4|2013 94,73 100,01
T1|2014 94,54 99,88
T2|2014 94,42 99,94
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Recul dans la construction et l'industrie, progression dans l’intérim

Au deuxième trimestre 2014, les pertes d'emploi se poursuivent dans les secteurs déjà très touchés de la construction (- 0,7 %) et de l'industrie (- 0,3 %). Sur un an, le recul atteint 1,2 % dans la construction et même 1,9 % dans l'industrie (soit une perte de 2 500 emplois). La hausse dans le commerce (+ 0,3 %) ne permet pas de compenser les baisses des trimestres précédents et le secteur perd 0,8 % d'emplois sur un an. L'emploi progresse dans l'intérim de 2,5 % ce trimestre et de 9,3 % sur un an.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1|2005 100 100 100 100
T2|2005 100,45 99,36 100,38 100,16
T3|2005 100,96 99,14 100,36 100,13
T4|2005 101,25 98,33 100,45 100,57
T1|2006 101,32 98,02 100,47 100,55
T2|2006 103,14 97,36 100,42 100,21
T3|2006 104,19 96,84 100,96 100,47
T4|2006 105,48 96,23 100,98 100,82
T1|2007 105,84 96,29 100,7 99,44
T2|2007 106,34 95,97 103,46 106,12
T3|2007 106,95 95,51 103,59 104,83
T4|2007 107,53 94,97 102,96 102,89
T1|2008 108,47 93,43 103,25 103,5
T2|2008 107,96 92,94 102,94 102,85
T3|2008 108,29 92,08 102,89 102,97
T4|2008 107,54 90,64 102,96 103,16
T1|2009 106,34 89,52 101,87 102,31
T2|2009 105,3 88,04 101,51 101,93
T3|2009 104,64 86,73 101,52 101,56
T4|2009 103,63 85,93 101,74 101,63
T1|2010 103,32 85,03 101,63 101,45
T2|2010 103,19 84,29 101,5 101,07
T3|2010 102,95 83,72 101,63 100,61
T4|2010 102,79 83,26 101,92 100,57
T1|2011 102,76 83,24 102,41 100,94
T2|2011 102,05 83,26 102,85 101,01
T3|2011 101,35 83,33 102,79 101,16
T4|2011 101,31 83,27 103,13 101,26
T1|2012 101,1 83,12 102,99 101,13
T2|2012 100,97 83,02 102,88 101,28
T3|2012 100,44 83,03 103,08 101,74
T4|2012 99,91 82,67 102,76 101,03
T1|2013 99,35 82,19 103,08 101,1
T2|2013 99,21 81,64 102,87 100,7
T3|2013 99,46 80,94 102,75 99,81
T4|2013 99,2 80,74 102,72 100,02
T1|2014 98,71 80,36 102,6 99,64
T2|2014 98,01 80,08 102,49 99,9
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Alsace France métropolitaine
T1|2005 100 100
T2|2005 98,28 99,88
T3|2005 98,88 101,92
T4|2005 99,12 102,65
T1|2006 98,74 101,7
T2|2006 102,74 107,4
T3|2006 103,73 107,33
T4|2006 99,2 105,39
T1|2007 110,44 114,93
T2|2007 107,76 112,54
T3|2007 97,97 110,89
T4|2007 100,28 109,84
T1|2008 103,44 114,35
T2|2008 99,7 106,36
T3|2008 94,16 99,97
T4|2008 79,42 87,02
T1|2009 65,23 74,4
T2|2009 65,51 75,76
T3|2009 71,87 79,42
T4|2009 79,38 84,02
T1|2010 87,66 88,91
T2|2010 86,1 93,03
T3|2010 95,3 96,96
T4|2010 103,93 100,63
T1|2011 106,47 101,15
T2|2011 105,33 101,93
T3|2011 101,29 100,56
T4|2011 95,36 97
T1|2012 94,53 95,61
T2|2012 92,7 92,45
T3|2012 84,92 88,01
T4|2012 81,4 86,55
T1|2013 82,25 88,38
T2|2013 84,93 87,75
T3|2013 86 88,45
T4|2013 89,52 92,15
T1|2014 90,54 89,55
T2|2014 92,81 91,93
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Taux de chômage stabilisé, mais toujours plus de demandeurs d’emploi

Le taux de chômage est resté stable en Alsace à 9,0 %, comme au premier trimestre 2014. Les deux départements évoluent en sens opposé : + 0,1 point pour le Bas-Rhin, - 0,1 point pour le Haut-Rhin. Sur un an, le taux de chômage marque un recul (- 0,2 point dans le Bas-Rhin et - 0,3 point dans le Haut-Rhin). L’écart entre les deux départements (0,7 point) se réduit. Le taux de chômage reste à un niveau plus élevé dans le Haut-Rhin, proche de celui de la France métropolitaine (respectivement 9,6 % et 9,7 %). Au deuxième trimestre, la zone d’emploi de Wissembourg conserve le taux de chômage le plus bas (6,1 %) et Mulhouse le plus élevé (11,1 %). Sur un an, seule la zone de Saint-Louis est en hausse (+ 0,2 point) alors que toutes les autres sont à la baisse, y compris Mulhouse (- 0,4 %).

Fin juin 2014, 139 000 demandeurs d’emploi sont comptabilisés, dont 96 140 n’ont pas exercé d’activité au cours du dernier mois. La hausse sur un trimestre est un peu plus forte dans le Bas-Rhin (+ 3,0 %) que dans le Haut-Rhin (+ 2,4 %). Au deuxième trimestre, toutes les catégories de demandeurs d’emploi augmentent, mais plus fortement pour ceux qui n’ont exercé aucune activité (+ 3,1 %) que pour ceux qui ont exercé une activité réduite (+ 2,7 %). Le chômage des jeunes repart à la hausse (+ 2,0 %), ainsi que celui des seniors (+ 3,3 %). Avec 2 160 demandeurs de longue durée supplémentaires, leur nombre progresse (+ 3,8 %) plus vite qu’au niveau national (+ 2,4 %) et deux fois plus qu’au trimestre précédent. Ils sont 43,0 % du total des demandeurs pour 42,4 % en métropole.

Près de 17 400 offres d’emploi ont été proposées ; c’est 1,7 % de plus qu’au trimestre précédent alors qu’en France métropolitaine leur nombre diminue (- 0,6 %). Sur un an, la tendance est à la hausse aussi bien en France métropolitaine (+ 1,2 %) qu’en Alsace (+ 2,9 %).

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Alsace France métropolitaine
T1|2005 7,4 8,3
T2|2005 7,5 8,4
T3|2005 7,8 8,6
T4|2005 7,9 8,7
T1|2006 8,1 8,8
T2|2006 8,0 8,6
T3|2006 7,9 8,5
T4|2006 7,4 8,0
T1|2007 7,4 8,1
T2|2007 7,0 7,8
T3|2007 7,0 7,6
T4|2007 6,6 7,1
T1|2008 6,2 6,8
T2|2008 6,3 7,0
T3|2008 6,4 7,1
T4|2008 6,7 7,4
T1|2009 7,7 8,2
T2|2009 8,4 8,8
T3|2009 8,4 8,8
T4|2009 8,8 9,1
T1|2010 8,6 9,0
T2|2010 8,4 8,9
T3|2010 8,3 8,8
T4|2010 8,2 8,8
T1|2011 8,0 8,7
T2|2011 7,9 8,6
T3|2011 8,0 8,8
T4|2011 8,2 8,9
T1|2012 8,4 9,1
T2|2012 8,5 9,3
T3|2012 8,6 9,4
T4|2012 9,0 9,7
T1|2013 9,3 9,9
T2|2013 9,2 9,9
T3|2013 9,2 9,9
T4|2013 8,9 9,7
T1|2014 9,0 9,7
T2|2014 9,0 9,7
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Rebond des autorisations de construction après dix trimestres de baisse

En Alsace, le nombre de logements autorisés à la construction entre juillet 2013 et juin 2014 atteint 10 500, soit 8,7 % de plus par rapport au cumul annuel observé trois mois plus tôt. Cette hausse fait suite à dix trimestres de baisse consécutifs. Elle est plus marquée dans l'habitat collectif (+ 13 %) que dans l'habitat individuel (+ 3,8 %). Sur un an en revanche, le cumul des permis de construire est toujours à la baisse (- 12,5 %).

Sur un an, à partir de juillet 2013, 7 400 logements ont été mis en chantier en Alsace, en recul de 5,2 % par rapport au cumul annuel mesuré trois mois plus tôt. Le sursaut du trimestre précédent ne se confirme donc pas. En un an, la baisse est importante (- 20,4 %), mais ne concerne que le Bas-Rhin (- 26,8 %), le nombre de logements commencés dans le Haut-Rhin se stabilisant (+ 1,6 %) après trois trimestres de hausse plus marquée.

La surface de locaux non résidentiels autorisés à la construction repart à la baisse après deux trimestres consécutifs de hausse. Entre juillet 2013 et juin 2014, le cumul de permis de construire recule de 5,2 % par rapport au cumul annuel mesuré trois mois plus tôt. Sur un an cependant, ce cumul progresse de 6,5 %. Sur la même période, la surface de locaux commencés augmente de 7,8 % sur un trimestre, mais se contracte de 16,9 % sur un an.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Alsace France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 104,45 100,55
mars|2005 108,29 102,01
avr.|2005 104,17 102,7
mai|2005 105,92 103,46
juin|2005 104,76 104,57
juil.|2005 103,89 105,88
août|2005 105,51 106,45
sept.|2005 113,06 107,98
oct.|2005 112,4 108,35
nov.|2005 112,52 108,73
déc.|2005 116,94 110,4
janv.|2006 114,02 111,9
févr.|2006 117,01 113,45
mars|2006 116,82 114,86
avr.|2006 117,21 115,81
mai|2006 118,43 116,57
juin|2006 121,61 118,29
juil.|2006 121,16 119,38
août|2006 121,69 119,32
sept.|2006 115,14 119,06
oct.|2006 113,07 120,27
nov.|2006 112,05 121,14
déc.|2006 103,77 120,38
janv.|2007 106,29 120,07
févr.|2007 100,89 119,65
mars|2007 102,39 121,01
avr.|2007 102,75 120,32
mai|2007 101,72 120,59
juin|2007 101,33 119,59
juil.|2007 105,78 119,23
août|2007 103,09 120,44
sept.|2007 107,87 120,61
oct.|2007 111,98 119,75
nov.|2007 111,89 117,48
déc.|2007 117,08 115,31
janv.|2008 113,48 114,05
févr.|2008 111,4 113
mars|2008 109,08 110,21
avr.|2008 106,51 109,45
mai|2008 105,17 107,75
juin|2008 106,44 106,22
juil.|2008 101,06 104,65
août|2008 97,69 101,9
sept.|2008 95,38 99,38
oct.|2008 96,37 97,66
nov.|2008 97,81 97,53
déc.|2008 92,21 96,58
janv.|2009 90,44 95,81
févr.|2009 90,39 94,82
mars|2009 85,6 90,7
avr.|2009 86,06 88,6
mai|2009 84,56 86,79
juin|2009 78,62 83,94
juil.|2009 80,87 82,57
août|2009 86,79 80,96
sept.|2009 82,79 80,08
oct.|2009 75,92 79,81
nov.|2009 72,27 78,79
déc.|2009 76,56 78,03
janv.|2010 76,08 77,16
févr.|2010 75,67 76,74
mars|2010 79,24 80,27
avr.|2010 79,32 81,95
mai|2010 81,33 83,57
juin|2010 80,79 84,73
juil.|2010 86,65 87,37
août|2010 81,51 88,6
sept.|2010 84,49 89,61
oct.|2010 91,62 89,62
nov.|2010 94,26 89,45
déc.|2010 93,47 90,66
janv.|2011 94,56 92,21
févr.|2011 99,93 93,93
mars|2011 105,11 93,45
avr.|2011 109,9 93,46
mai|2011 113,15 94,11
juin|2011 114,24 94,87
juil.|2011 114,1 95,79
août|2011 116,13 96,77
sept.|2011 116,63 97,95
oct.|2011 114,28 101,11
nov.|2011 114,28 103,58
déc.|2011 115,74 106,38
janv.|2012 117,85 106,92
févr.|2012 118,58 106,7
mars|2012 114,68 106,79
avr.|2012 110,38 106,91
mai|2012 107,46 106,73
juin|2012 110,78 106,85
juil.|2012 106,33 106,66
août|2012 107,05 106,82
sept.|2012 106,6 107,42
oct.|2012 104,03 105,06
nov.|2012 102,23 103,72
déc.|2012 99,83 99,89
janv.|2013 101,12 99,85
févr.|2013 96,33 100,03
mars|2013 98,77 101,48
avr.|2013 97,1 100,93
mai|2013 94,54 99,04
juin|2013 88,57 97,84
juil.|2013 86,65 94,8
août|2013 81,79 91,91
sept.|2013 79,71 89,66
oct.|2013 75,63 88,59
nov.|2013 73,74 86,89
déc.|2013 74,33 86,75
janv.|2014 69,58 84,15
févr.|2014 69,26 81,48
mars|2014 71,32 79,99
avr.|2014 70,86 78,43
mai|2014 76,85 77,64
juin|2014 77,53 77,3
juil.|2014 89,84 78,15
août|2014 92,85 78,58
  • Note : données mensuelles brutes, en date de prise en compte. Chaque point représente la moyenne des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Alsace France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 100,33 101,1
mars|2005 104,5 101,67
avr.|2005 104,1 102,12
mai|2005 105,17 103,03
juin|2005 101,17 103,78
juil.|2005 104,57 104,96
août|2005 112,76 105
sept.|2005 121,74 105,62
oct.|2005 120,72 106,6
nov.|2005 123,57 108,57
déc.|2005 124,56 110,73
janv.|2006 123,27 111,31
févr.|2006 127,01 111,48
mars|2006 126,24 113,61
avr.|2006 130,57 114,09
mai|2006 130,83 114,55
juin|2006 133,46 116,13
juil.|2006 132,36 115,38
août|2006 130,32 116,23
sept.|2006 124,75 117,05
oct.|2006 123,17 116,44
nov.|2006 120,08 116
déc.|2006 115,31 114,06
janv.|2007 120,37 112,66
févr.|2007 120,63 111,74
mars|2007 119,06 111,98
avr.|2007 112,37 110,38
mai|2007 117,74 111,63
juin|2007 118,02 112,11
juil.|2007 121,86 114,47
août|2007 120,38 115,44
sept.|2007 118,07 115,32
oct.|2007 118,08 116,37
nov.|2007 121,21 115,1
déc.|2007 123,57 115,65
janv.|2008 114,73 115,22
févr.|2008 112,8 114,63
mars|2008 116,16 112,5
avr.|2008 115,94 110,24
mai|2008 109,59 108,6
juin|2008 105,57 104,78
juil.|2008 106,86 106,72
août|2008 101,98 105,38
sept.|2008 108,36 102,76
oct.|2008 107,75 100,74
nov.|2008 108,23 101,35
déc.|2008 108,54 98,77
janv.|2009 107,35 96,53
févr.|2009 107,81 96,91
mars|2009 103,26 95,32
avr.|2009 101,43 95,58
mai|2009 97,64 93,46
juin|2009 94,93 92,83
juil.|2009 87,58 87,13
août|2009 90,24 85,75
sept.|2009 86,3 84,71
oct.|2009 91,35 84,83
nov.|2009 87,08 82,62
déc.|2009 84,83 82,66
janv.|2010 84,73 82,28
févr.|2010 85,32 79,72
mars|2010 89,43 81,59
avr.|2010 94,8 82,99
mai|2010 100,66 83,05
juin|2010 99,4 81,97
juil.|2010 110,47 82,99
août|2010 106,98 81,16
sept.|2010 107,31 81,23
oct.|2010 107,8 81,77
nov.|2010 108,84 83,1
déc.|2010 114,81 85,25
janv.|2011 117,94 87,4
févr.|2011 122,33 92,37
mars|2011 120,86 91,72
avr.|2011 116,66 92,75
mai|2011 117,58 93,75
juin|2011 119,32 93,34
juil.|2011 116,06 93,53
août|2011 118,01 94,52
sept.|2011 116,45 95,1
oct.|2011 117,19 95,83
nov.|2011 124,24 98,57
déc.|2011 125,37 102,47
janv.|2012 121,42 103,7
févr.|2012 112,83 100,36
mars|2012 113,32 100,14
avr.|2012 114,04 98,44
mai|2012 110,17 96,65
juin|2012 111,86 98,66
juil.|2012 107,62 97,44
août|2012 106,34 95,76
sept.|2012 105,28 95,45
oct.|2012 96,41 93,05
nov.|2012 91,99 89,53
déc.|2012 92,07 86,11
janv.|2013 92,47 84,19
févr.|2013 92,85 83,3
mars|2013 89,89 83,32
avr.|2013 92,07 83,89
mai|2013 91,86 84,61
juin|2013 89,82 84,86
juil.|2013 86,67 84,72
août|2013 84,03 84,71
sept.|2013 84,51 84,5
oct.|2013 83,14 84,09
nov.|2013 77,99 83,2
déc.|2013 72,64 81,62
janv.|2014 72,35 81,57
févr.|2014 72,29 81,11
mars|2014 75,48 79,45
avr.|2014 71,5 77,99
mai|2014 71,78 76,71
juin|2014 71,53 75,03
juil.|2014 74,29 74,9
août|2014 77,77 74,51
  • Note : données mensuelles brutes, en date de prise en compte. Chaque point représente la moyenne des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Un printemps touristique satisfaisant

Avec 1,7 million de nuitées dans les hôtels alsaciens au deuxième trimestre, l’activité touristique de ce printemps 2014 est en légère progression sur un an (+ 1,5 %). En avril et en juin, la hausse atteint 4,0 %. Au mois de mai, une météo plus fraîche et un jour férié de moins entraînent pourtant un recul de 3,4 %.

La proportion de six nuitées françaises pour quatre nuitées étrangères est restée stable. Les évolutions les plus importantes concernent des nationalités représentant un faible volume de nuitées, environ 10 000 chacune. Celles des touristes chinois progressent de 67 % et celles des ressortissants du Proche ou du Moyen-Orient de 43 %. Au contraire, les visiteurs japonais en ont effectuées 14 % de moins et les russes 19 % par rapport à l’an dernier. Parmi les nationalités les plus présentes, les Suisses (+ 20 %) et les Britanniques (+ 11 %) se démarquent, d’autres enregistrant des baisses moins sensibles (- 3 % pour les Belges et les Néerlandais).

Seuls les hôtels non classés comptent moins de nuitées par rapport au deuxième trimestre 2013. Les hôtels classés une ou deux étoiles ont une fréquentation en hausse de 9 %, les trois ou quatre étoiles de 6 %. Le taux d’occupation des chambres est de 60 %, un niveau proche de celui du même trimestre de l’année précédente.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Alsace France métropolitaine
janv.|2011 4,2364366758223415 4,424022210273802
févr.|2011 2,6074966699436377 0,36091012993328525
mars|2011 10,624404234106132 2,148985301975413
avr.|2011 12,688009817951148 5,322672673662384
mai|2011 -5,471381927000438 -2,4671429083817293
juin|2011 14,557915202943477 6,6012477482590555
juil.|2011 8,65333836902391 3,9576487624397405
août|2011 7,51007376202481 2,467085975978371
sept.|2011 2,7812239233469183 2,613869566834377
oct.|2011 4,477961623916685 5,675803492745392
nov.|2011 8,161995088069844 4,577886630808415
déc.|2011 8,782452805515035 3,365739522668058
janv.|2012 1,9522823913995584 1,5636939977574793
févr.|2012 7,517078991949305 3,3450201951589444
mars|2012 -3,7383412571874377 2,1838795881305013
avr.|2012 -2,6738085098241706 -1,084546877146254
mai|2012 6,797947405229154 2,0573943679133726
juin|2012 -8,882991448550914 -3,007905343150008
juil.|2012 -2,8184730366745723 -1,671820890955853
août|2012 -2,181172243715649 -0,23460742978605778
sept.|2012 -1,06782769766231 -0,31433404339470566
oct.|2012 -0,6135383015248844 -3,1209688860585985
nov.|2012 9,821823540701676 4,789772228013501
déc.|2012 -1,5927062524844715 0,5088531791278706
janv.|2013 0,7946679785038125 -2,909088596966503
févr.|2013 -2,485676471773532 -2,155312364527966
mars|2013 5,447586472134367 3,0065411225567704
avr.|2013 -2,755613119921966 -6,510588313604927
mai|2013 8,539004838719617 4,007690326310902
juin|2013 1,1479826542118006 -0,25763338349437864
juil.|2013 3,9362392942199436 -1,9135497229769636
août|2013 7,882515250775143 3,3033013912517335
sept.|2013 0,3704775422786845 -1,4378286834997962
oct.|2013 3,2265742737943808 0,9297332903546807
nov.|2013 -2,436487732094427 -2,49287987054859
déc.|2013 2,6819792377597285 -0,5303078028611303
janv.|2014 13,354140132285227 0,6666591866972581
févr.|2014 4,1949681928130245 -0,9281630087031852
mars|2014 -4,763751285519322 -6,923801275494002
avr.|2014 4,0283799433253735 4,640249513111804
mai|2014 -3,4092118223688037 -4,133265968420022
juin|2014 4,605382817924041 -1,8972051850332479
juil.|2014 0,030523434997630817 -3,0344954191828712
août|2014 4,288281590087088 -1,263822229474813
  • Notes : données mensuelles brutes.
  • Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2011 et 2012 ont été rétropolées.
  • Source : Insee ; DGCIS, partenaires régionaux.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Les créations d’auto-entreprises en net recul

En Alsace, 3 320 entreprises ont été créées au deuxième trimestre 2014, en données CVS, en recul de 2,2 % par rapport au trimestre précédent. Cette baisse fait suite à trois trimestres de hausse consécutifs et ne concerne que les auto-entreprises (- 7,0 %), le nombre de créations dites « classiques » progressant de 3,2 %. En données brutes, les immatriculations d'entreprises reculent dans les deux départements, de manière plus marquée dans le Haut-Rhin (- 12,1 %) que dans le Bas-Rhin (- 9,4 %). Dans la région, les secteurs d'activité qui contribuent le plus à la baisse des créations d'entreprises sont l'enseignement (- 25,5 %), les services aux particuliers (- 21,7 %), la santé et l'action sociale (- 17,2 %) et le commerce (- 9,0 %). À l'inverse, les seuls secteurs pour lesquels les immatriculations d'entreprises progressent sont les transports et l'entreposage (+ 18,6 %) et l'hébergement et la restauration (+ 6,0 %), deux secteurs au faible volume de créations. En France métropolitaine, la baisse des créations d'entreprises est plus marquée que dans la région, avec un recul de 3,5 %. Il résulte à la fois d'un recul plus accentué des créations d'auto-entreprises (- 7,8 %) et d'une plus faible hausse des créations dites « classiques » (+ 1,3 %).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Alsace hors auto-entrepreneurs France métro. hors auto-entrepreneurs Alsace y/c auto-entrepreneurs France métro. y/c auto-entrepreneurs
T1|2009 100 100 100 100
T2|2009 98,92 95,07 116,88 117,61
T3|2009 98,02 93,44 119,95 108,01
T4|2009 109,63 99,22 129,69 119,78
T1|2010 97,19 96,14 139,2 134,18
T2|2010 101,98 99,6 123,51 118,75
T3|2010 99,04 98,09 117,77 108,62
T4|2010 94,45 97,08 114,99 114,28
T1|2011 94,71 96,03 114,63 108,6
T2|2011 91,84 94,24 109,15 105,23
T3|2011 94,52 95,99 108,09 99,89
T4|2011 92,09 96,33 101,22 105,61
T1|2012 94,2 91,74 113,21 112,58
T2|2012 89,92 88,55 105,75 105,33
T3|2012 92,67 89,4 107,99 100,19
T4|2012 83,1 90,33 97,62 102,4
T1|2013 101,34 97,07 120,11 107,51
T2|2013 101,91 98,09 107,03 103,13
T3|2013 103,89 98,65 109,15 98,62
T4|2013 111,22 101,22 109,97 104,6
T1|2014 101,91 100,23 112,09 109,57
T2|2014 105,17 101,53 109,64 105,69
  • Note : les créations d'entreprises hors auto-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime d'auto-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Des défaillances d’entreprises plus nombreuses

Le nombre de défaillances d'entreprises atteint 1 690 entre juillet 2013 et juin 2014. Par rapport au cumul annuel observé trois mois auparavant, il progresse de 3,9 %. La hausse est plus marquée dans le Haut-Rhin (+ 5,2 %) que dans le Bas-Rhin (+ 3,2 %). En France métropolitaine, la tendance est inverse (- 0,2 %). Sur un an, le nombre de défaillances d'entreprises décroche de 10,2 % dans la région et de 2,0 % en France métropolitaine.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Alsace France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 98,88 100,52
mars|2005 97,92 100,57
avr.|2005 99,04 101,22
mai|2005 99,36 102,01
juin|2005 98,64 102,31
juil.|2005 97,36 102,08
août|2005 98 101,95
sept.|2005 99,12 102,18
oct.|2005 98,48 101,8
nov.|2005 99,6 101,61
déc.|2005 97,44 101,36
janv.|2006 94,56 100,49
févr.|2006 94,48 99,45
mars|2006 95,52 98,95
avr.|2006 92,63 97,81
mai|2006 95,92 97,16
juin|2006 95,12 96,75
juil.|2006 95,36 96,78
août|2006 97,36 97
sept.|2006 97,68 97,05
oct.|2006 98,16 97,57
nov.|2006 98,32 98,29
déc.|2006 99,76 98,95
janv.|2007 101,12 99,82
févr.|2007 102,8 101,14
mars|2007 101,92 102
avr.|2007 104,32 102,72
mai|2007 101,2 103,16
juin|2007 101,12 103,95
juil.|2007 100,72 105,07
août|2007 100,32 104,94
sept.|2007 103,2 104,96
oct.|2007 106,16 105,76
nov.|2007 106,16 105,6
déc.|2007 106,97 105,6
janv.|2008 105,44 105,64
févr.|2008 103,2 106,13
mars|2008 104,32 105,69
avr.|2008 105,68 107,12
mai|2008 106 106,87
juin|2008 107,77 106,86
juil.|2008 108,89 107,4
août|2008 108,97 107,64
sept.|2008 109,85 109,11
oct.|2008 108,25 110,52
nov.|2008 110,09 111,76
déc.|2008 111,93 114,05
janv.|2009 113,77 115,7
févr.|2009 120,5 117,52
mars|2009 124,18 121,05
avr.|2009 125,38 122,8
mai|2009 131,39 124,71
juin|2009 132,11 126,52
juil.|2009 134,43 128
août|2009 136,43 128,98
sept.|2009 136,91 130,67
oct.|2009 139,31 130,38
nov.|2009 143,31 130,96
déc.|2009 144,36 130,57
janv.|2010 143,63 130,72
févr.|2010 141,55 130,53
mars|2010 141,23 130,65
avr.|2010 140,27 129,35
mai|2010 137,71 129,3
juin|2010 139,55 129,4
juil.|2010 138,11 128,48
août|2010 137,15 128,63
sept.|2010 134,03 127,41
oct.|2010 131,63 126,45
nov.|2010 127,54 125,86
déc.|2010 123,3 124,77
janv.|2011 125,78 124,84
févr.|2011 121,54 124,8
mars|2011 120,98 123,95
avr.|2011 119,54 123,42
mai|2011 122,66 125,01
juin|2011 121,3 123,63
juil.|2011 121,3 122,91
août|2011 120,82 122,95
sept.|2011 121,94 122,44
oct.|2011 121,78 122,53
nov.|2011 122,74 122,76
déc.|2011 122,9 122,57
janv.|2012 123,14 123,52
févr.|2012 125,94 123,51
mars|2012 124,1 122,56
avr.|2012 126,58 122,9
mai|2012 120,1 121,24
juin|2012 117,77 121,36
juil.|2012 118,82 122,97
août|2012 118,41 122,83
sept.|2012 117,77 122,25
oct.|2012 120,18 124,25
nov.|2012 119,78 124,56
déc.|2012 123,94 125,98
janv.|2013 123,38 125,7
févr.|2013 122,82 125,55
mars|2013 123,38 125,39
avr.|2013 121,54 126,85
mai|2013 122,5 127,14
juin|2013 122,98 127,62
juil.|2013 124,66 128,65
août|2013 122,82 128,5
sept.|2013 125,7 129,54
oct.|2013 123,86 129,54
nov.|2013 122,1 129,24
déc.|2013 123,54 129,3
janv.|2014 126,66 129,44
févr.|2014 130,74 130,61
mars|2014 130,42 130,55
avr.|2014 132,43 130,76
mai|2014 134,91 130,08
juin|2014 135,55 130,23
juil.|2014 133,15 130,11
août|2014 130,58 129,71
  • Note : données mensuelles brutes au 09 octobre 2014, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

La croissance allemande moins dynamique

La croissance allemande perd de son dynamisme au deuxième trimestre 2014. Pour la première fois depuis plus d’un an, le PIB est en léger repli de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, mais a augmenté, comparé au deuxième trimestre 2013 (+ 0,8 %). La consommation intérieure des ménages (+ 0,1 %) et les dépenses publiques (+ 0,1 %) participent à la croissance. En revanche, les investissements sont moins soutenus dans les équipements et l’automobile (- 0,4 %) et reculent nettement dans la construction (- 4,2 %), comparés à un premier trimestre particulièrement dynamique. La hausse des importations (+ 1,6 %), plus importante que celle des exportations (+ 0,9 %), contribue à une contraction du PIB (- 0,2 %).

Le nombre d’emplois atteint 42,5 millions au deuxième trimestre 2014, en augmentation de 340 000 par rapport au même trimestre de 2013, soit + 0,8 %. Entre le premier et le deuxième trimestre 2014, ce sont 413 000 actifs occupés supplémentaires (+ 1,0 %). Sur un an, les effectifs ont progressé dans les services aux entreprises (+ 1,5 %), dans l’éducation, la santé et les services (+ 1,3 %) et dans le BTP (+ 1,2 %), plus modérément dans le commerce (+ 0,8 %), le transport, la restauration et l’industrie (+ 0,2 %). Le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) continue de diminuer : il est de 5,1 % fin juin 2014 contre 5,3 % un an plus tôt.

Le PIB dans le Bade-Wurtemberg croît de 2,2 % au premier semestre 2014 par rapport au premier semestre 2013. Cette croissance est supérieure à la moyenne de l’ensemble des Länder (+ 1,7 %). Elle est soutenue par la fabrication automobile et la construction mécanique (+ 10,6 %), la fabrication de produits métalliques (+ 6,2 %) et la production d’appareils pour l’informatique, l’électronique et l’optique (+ 7,0 %). La construction et les services aux entreprises contribuent également à la croissance. Le chômage se situe à 3,8 % fin juin 2014 contre 3,9  % fin juin 2013.

En Rhénanie-Palatinat, le PIB progresse de 1,2 % au premier semestre 2014. L’industrie, grâce à un rebond de son chiffre d’affaires de + 1,6 %, a dopé la croissance avec les produits alimentaires (+ 4,8 %), la fabrication de machines (+ 4,4 %), les produits métalliques (+ 4,1 %) et la chimie (+ 3,0 %). La construction y participe aussi (+ 5,0 %), ainsi que le commerce et la réparation d’automobiles (+ 3,1 %). Le nombre de salariés augmente dans l’ensemble des services (+ 3,3 %), dont + 12,5 % dans l’information et la communication. Le taux de chômage s’établit à 5,2 % en juin 2014 pour 5,3 % un an plus tôt.

Bonne tenue de l’industrie suisse

En Suisse, la croissance estimée au second trimestre 2014 est de + 0,2 % par rapport au premier trimestre 2014 et de + 1,4 % par rapport au deuxième trimestre 2013. Les investissements en biens d’équipements (y compris la recherche et développement et le secteur militaire) sont en repli de 0,4 %. Dans la construction, le recul atteint 1,1 %. Les exportations ont progressé de 0,9 %, mais les importations de 2,0 %. La production industrielle a nettement augmenté, de 3,1 %, en comparaison au même trimestre 2013, principalement dans l’industrie pharmaceutique (+ 7,8 %) et dans la construction (+ 2,2 %).

Au deuxième trimestre 2014, la Suisse compte 4,9 millions d’actifs occupés, soit 1,8 % de plus qu’au deuxième trimestre 2013. Cette hausse est de 1,4 % pour les hommes et de 2,3 % pour les femmes. En un an, dans le secteur de la construction, l’augmentation atteint 1,4 %, dans l’industrie 0,3 %, avec notamment + 3,0 % dans l’industrie horlogère. Dans le tertiaire, la croissance de l’emploi a ralenti, en raison d’un affaiblissement dans le secteur de la santé (+ 0,2 %).

Dans la Suisse du Nord-Ouest, la hausse des emplois atteint 1,5 %. Le nombre de frontaliers d’Alsace se rendant dans les cinq cantons de la Suisse du Nord-Ouest est globalement stable entre les deuxièmes trimestres 2013 et 2014. Le taux de chômage suisse au sens du BIT a légèrement augmenté, passant de 4,2 % à 4,4 %.

Encadrés

Contexte national : la reprise différée

Au deuxième trimestre 2014, l’activité nationale a de nouveau stagné. La production manufacturière s’est nettement repliée (- 0,9 %), l’investissement des entreprises et les exportations ont déçu. L’économie française croîtrait à peine au second semestre (+ 0,1 % par trimestre), portant la croissance à + 0,4 % en 2014, comme en 2012 et 2013. La consommation des ménages croîtrait peu, en lien avec un pouvoir d’achat du revenu qui accélérerait modérément (+ 0,8 %, après 0,0 % en 2013) et l’investissement en logement continuerait de reculer. L’investissement des entreprises, qui pâtit de la faiblesse récurrente de leurs perspectives, se replierait de nouveau. L’atonie de la croissance en France entraînerait un nouveau recul de l’emploi marchand (- 52 000 au second semestre, après - 12 000 au premier). Un plus grand nombre d’emplois aidés dans les branches non marchandes permettrait toutefois à l’emploi total de se stabiliser. La population active progressant légèrement, le taux de chômage augmenterait, de 0,1 point sur le second semestre, et atteindrait 10,3 % à la fin de l’année, soit le même niveau qu’à l’été 2013.

Contexte international  : découplage entre pays anglo-saxons et zone euro

Au deuxième trimestre 2014, l’activité de la zone euro a stagné, avec notamment un repli de l’activité en Allemagne et en Italie. L’économie japonaise s’est également contractée. En revanche, la croissance est restée soutenue aux États-Unis et au Royaume-Uni. Ce découplage de l’activité entre pays anglo-saxons et zone euro perdurerait jusqu’à la fin de l’année. Ainsi, aux États-Unis et au Royaume-Uni, la baisse du chômage continuerait de soutenir la demande intérieure et l’activité resterait dynamique. En revanche, dans la zone euro, le niveau élevé du chômage et l’atonie de l’investissement, en particulier en logement, continuerait de freiner la reprise. Au sein de la zone euro, l’activité serait plus dynamique en Espagne et en Allemagne qu’en France et en Italie. De leur côté, les pays émergents tournent au ralenti depuis les épisodes de tensions monétaires à partir du second semestre 2013. D’ici à la fin de l’année, l’activité s’y reprendrait un peu, mais freinée par les resserrements budgétaires et monétaires passés.

Pour en savoir plus

Note de conjoncture nationale de juin 2014 « La reprise différée »