Embellie du marché de l’emploi régional, tiré par le commerce et l’hébergement-restauration

Éric Rubiloni, Philippe Winnicki, Insee Provence-Alpes-Côte d’Azur

Les économies avancées ont tourné au ralenti au 2e trimestre 2014. Alors que le PIB a rebondi aux États-Unis et est resté dynamique au Royaume-Uni, l’activité a en revanche déçu au Japon, où elle a reculé, et en zone euro, où elle a stagné. L’activité s’est notamment contractée en Allemagne et en Italie.

En France, l’activité a de nouveau stagné. La faible dynamique de la demande intérieure hors stocks a pesé sur la croissance française. Le rebond de la dépense de consommation des ménages, a été en grande partie effacé par la nouvelle contraction de l’investissement privé. Du fait d’un nouveau ralentissement des exportations, le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance. Sur le marché du travail, l’emploi salarié marchand a légèrement progressé (+ 0,1 %) et le taux de chômage est resté stable en France métropolitaine au 2e trimestre 2014.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi salarié marchand a redémarré (+ 0,4 %). Cette hausse s’explique par les nombreuses créations d’emplois dans le secteur du commerce et de l’hébergement-restauration, imputables notamment à l’ouverture de l’espace commercial des « Terrasses du Port » à Marseille. Dans le même temps, l’emploi est resté stable dans l’industrie et des pertes ont de nouveau été enregistrées dans la construction. Le taux de chômage régional est resté stable et la hausse du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi a légèrement augmenté.

Les indicateurs d’activité disponibles signalent toutefois une détérioration de la conjoncture régionale pour certains secteurs. En particulier, la fréquentation touristique a largement reculé cet été dans la région. De même, les perspectives restent très dégradées dans le secteur de la construction.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 2
Paru le : 16/10/2014

Sursaut de l’emploi salarié régional, soutenu par le tertiaire marchand

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi salarié dans les secteurs concurrentiels hors agriculture et particuliers employeurs (55 % de l’emploi total) a renoué avec la hausse au 2e trimestre 2014 (+ 0,4 %, soit 4 600 emplois en plus) (figure 1). Cette progression intervient après trois trimestres consécutifs de stagnation des effectifs. Sur un an, la hausse de l’emploi régional s’établit désormais à + 0,4 %, contre + 0,1 % à la fin du trimestre précédent. Fin juin 2014, Paca comptait 1 106 700 salariés dans les secteurs concurrentiels, soit 4 300 de plus qu’un an auparavant.

Au cours du 2e trimestre 2014, l’emploi salarié a évolué différemment selon le secteur d’activité (figure 2). Dans le tertiaire marchand hors intérim, l’emploi salarié a fortement accéléré (+ 0,7 %, après + 0,1 % au trimestre précédent).

Après avoir légèrement reculé début 2014, les effectifs dans le commerce ont largement rebondi (+ 1,1 %, soit + 2 600 emplois), tirés principalement par l’ouverture, en mai 2014, du centre commercial des « Terrasses du Port » à Marseille.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1|2005 100 100
T2|2005 100,13 100,06
T3|2005 100,74 100,18
T4|2005 101,28 100,33
T1|2006 101,43 100,43
T2|2006 101,9 101
T3|2006 102,73 101,38
T4|2006 102,52 101,45
T1|2007 103,45 102,25
T2|2007 103,97 102,48
T3|2007 104,22 102,86
T4|2007 104,24 103,07
T1|2008 104,59 103,32
T2|2008 104,08 102,88
T3|2008 103,7 102,56
T4|2008 103,57 101,85
T1|2009 102,76 100,78
T2|2009 102,29 100,29
T3|2009 102,24 100,01
T4|2009 102,79 100,09
T1|2010 102,84 100,02
T2|2010 102,65 100,09
T3|2010 102,91 100,3
T4|2010 102,79 100,5
T1|2011 103,03 100,77
T2|2011 103,44 101,09
T3|2011 102,98 100,96
T4|2011 103,1 100,94
T1|2012 103,05 100,97
T2|2012 103,06 100,9
T3|2012 102,87 100,6
T4|2012 102,51 100,32
T1|2013 102,69 100,26
T2|2013 102,86 99,98
T3|2013 102,83 99,93
T4|2013 102,84 100,01
T1|2014 102,83 99,88
T2|2014 103,26 99,94
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1|2005 100 100 100 100
T2|2005 101,32 99,48 100,29 100,58
T3|2005 102,3 99,29 100,91 100,79
T4|2005 103,59 99,16 101,45 101,2
T1|2006 105,61 98,84 101,37 100,97
T2|2006 106,73 99 101,77 100,86
T3|2006 107,87 98,71 102,73 101,19
T4|2006 108,93 98,44 102,46 100,77
T1|2007 110,19 98,94 103,24 101,74
T2|2007 111,25 98,63 103,86 101,67
T3|2007 112,21 98,75 104,28 102,09
T4|2007 113,03 98,32 104,3 102,01
T1|2008 112,64 98,45 104,59 101,87
T2|2008 113,36 98,07 104,15 101,73
T3|2008 113,95 98,05 103,56 101,63
T4|2008 112,82 97,12 104,05 101,54
T1|2009 111,72 96,11 103,7 101
T2|2009 110,45 95,26 103,24 100,82
T3|2009 109,45 94,19 103,51 100,6
T4|2009 108,95 93,82 104,37 100,9
T1|2010 108,22 92,63 104,56 101,11
T2|2010 107,6 91,9 104,34 100,9
T3|2010 107,28 91,72 104,71 100,75
T4|2010 106,82 91,73 104,49 100,71
T1|2011 106,51 92,22 104,77 101,15
T2|2011 106,79 92,59 105,41 101,53
T3|2011 105,27 92,2 104,99 101,13
T4|2011 105,28 92,63 105,13 101,21
T1|2012 104,73 92,54 105,25 101,08
T2|2012 103,57 92,63 105,45 101,32
T3|2012 102,39 92,64 105,46 101,08
T4|2012 101,82 92,4 105,13 100,54
T1|2013 100,92 92,63 105,38 100,61
T2|2013 100,92 92,34 105,63 100,58
T3|2013 100,94 92,37 105,76 100,59
T4|2013 100,32 92,32 105,67 100,85
T1|2014 100,35 92,09 105,74 100,78
T2|2014 99,53 92,13 106,43 101,88
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Dans le même temps, les services marchands ont également été créateurs d’emplois (+ 0,5 %, après + 0,1 % au 1er trimestre 2014). Le sous-secteur de l’« hébergement-restauration » a notamment gagné de nombreux emplois (2 900 emplois supplémentaires, soit + 2,8 %). Les effectifs des sous-secteurs « information et communication » et « activités immobilières » ont également augmenté (respectivement + 180 et + 110 emplois, soit + 0,5 % chacun), tandis que ceux des « services aux entreprises », du « transport-entreposage » et des « activités financières et d’assurance » enregistraient des gains plus modérés (+ 0,1 % chacun). À l’opposé, le sous-secteur des « autres services » a vu ses effectifs se contracter (– 1,3 %, soit 900 emplois de moins). Enfin, dans l’intérim, classé dans les services marchands au niveau régional, les effectifs ont très peu évolué (100 emplois supplémentaires, soit + 0,3 % au 2e trimestre 2014, après – 0,6 % au trimestre précédent) (figure 3).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1|2005 100 100
T2|2005 96,14 99,88
T3|2005 99,37 101,92
T4|2005 100,77 102,65
T1|2006 102,85 101,7
T2|2006 104,76 107,4
T3|2006 107,17 107,33
T4|2006 104,6 105,39
T1|2007 110,1 114,93
T2|2007 110,75 112,54
T3|2007 105,93 110,89
T4|2007 105,58 109,84
T1|2008 110,73 114,35
T2|2008 104,03 106,36
T3|2008 103,94 99,97
T4|2008 96,46 87,02
T1|2009 87,25 74,4
T2|2009 90,93 75,76
T3|2009 91,73 79,42
T4|2009 92,7 84,02
T1|2010 98,14 88,91
T2|2010 102,66 93,03
T3|2010 104,42 96,96
T4|2010 106,83 100,63
T1|2011 106,72 101,15
T2|2011 102,33 101,93
T3|2011 103,89 100,56
T4|2011 102,4 97
T1|2012 100,05 95,61
T2|2012 99,12 92,45
T3|2012 96,3 88,01
T4|2012 95,24 86,55
T1|2013 97,04 88,38
T2|2013 98,04 87,75
T3|2013 94,04 88,45
T4|2013 98,28 92,15
T1|2014 97,65 89,55
T2|2014 97,95 91,93
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Le secteur de la construction, dont les effectifs n’ont cessé de se contracter depuis la mi-2008, a de nouveau perdu des emplois au 2e trimestre 2014 (– 0,8 %, soit 840 emplois en moins). Les indicateurs d’activité du secteur restent mal orientés. Le nombre de mises en chantier de logements neufs se maintient largement en-dessous de son niveau d’avant crise, bien qu’il ait récemment progressé (+ 15,6 % sur un an au 2e trimestre 2014). De plus, l’opinion des chefs d’entreprise des travaux publics et de l’entretien-rénovation sur leurs perspectives d’activité reste largement dégradée.

Enfin, les effectifs du secteur de l’industrie se sont stabilisés au 2e trimestre 2014, après deux trimestres consécutifs de légère baisse. Après les reculs enregistrés début 2014 l’emploi industriel a rebondi dans le sous-secteur de « l’agro-alimentaire » (+ 0,3 %, soit 75 emplois en plus) et dans celui des « industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets, raffinage » (+ 0,2 %, soit 70 emplois supplémentaires). Les effectifs du sous-secteur de la « fabrication de matériels de transport » ont continué d’augmenter (+ 0,2 %, soit + 30 emplois). À l’inverse, le recul de l’emploi dans la « fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques ; fabrication de machines » a perduré (– 0,1 %, après – 0,6 % au trimestre précédent). Dans le sous-secteur de la « fabrication d’autres produits industriels » (40 % des effectifs industriels), les effectifs se sont légèrement repliés (– 0,1 %, soit 90 emplois en moins), après une stabilisation enregistrée début 2014.

En France métropolitaine, les effectifs salariés hors agriculture et particuliers employeurs ont légèrement augmenté au 2e trimestre 2014 (+ 0,1 %, après – 0,1 % au trimestre précédent). Une hausse de 8 400 postes a été enregistrée. Les secteurs de l’industrie et de la construction ont continué d’enregistrer des pertes d’emplois (respectivement – 0,3 % et – 0,6 %). À l’inverse, l’emploi tertiaire marchand a augmenté pour le quatrième trimestre consécutif (+ 0,1 %), soutenu autant par les services marchands que par le commerce (+ 0,1 % chacun). Enfin, les effectifs intérimaires ont rebondi (+ 2,6 %, soit + 14 000 postes), effaçant en grande partie la baisse observée début 2014 (– 2,8 %, soit – 15 300 postes). Selon les prévisions, l’atonie de la croissance en France entraînerait le recul de l’emploi des secteurs marchands. Les pertes d’emplois atteindraient – 52 000 au second semestre 2014, après – 12 000 au premier.

Toujours pas d’éclaircie sur le marché du travail

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le taux de chômage localisé est resté stable au 2e trimestre 2014, à 11,3 % de la population active (figure 4). Sur un an, il a baissé de 0,2 point.

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1|2005 9,7 8,3
T2|2005 9,9 8,4
T3|2005 10,1 8,6
T4|2005 10,1 8,7
T1|2006 10,2 8,8
T2|2006 10,0 8,6
T3|2006 9,9 8,5
T4|2006 9,4 8,0
T1|2007 9,7 8,1
T2|2007 9,4 7,8
T3|2007 9,2 7,6
T4|2007 8,6 7,1
T1|2008 8,2 6,8
T2|2008 8,3 7,0
T3|2008 8,4 7,1
T4|2008 8,6 7,4
T1|2009 9,4 8,2
T2|2009 10,0 8,8
T3|2009 10,0 8,8
T4|2009 10,4 9,1
T1|2010 10,2 9,0
T2|2010 10,1 8,9
T3|2010 10,2 8,8
T4|2010 10,2 8,8
T1|2011 10,2 8,7
T2|2011 10,2 8,6
T3|2011 10,4 8,8
T4|2011 10,6 8,9
T1|2012 10,7 9,1
T2|2012 10,9 9,3
T3|2012 10,9 9,4
T4|2012 11,2 9,7
T1|2013 11,4 9,9
T2|2013 11,5 9,9
T3|2013 11,5 9,9
T4|2013 11,2 9,7
T1|2014 11,3 9,7
T2|2014 11,3 9,7
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Au sein de la région, le taux de chômage demeure inchangé par rapport au trimestre précédent, dans les Alpes-de-Haute-Provence (11,6 %), les Alpes Maritimes (10,3 %) et les Bouches-du-Rhône (11,7 %). Il a légèrement augmenté, de 0,1 point dans le Var (11,1 %) et de 0,2 point dans les Hautes-Alpes (9,2 %) et le Vaucluse (12,5 %).

Le nombre de demandeurs d’emploi (cat. A, B et C) inscrits à Pôle emploi a progressé de 5,5 % entre juin 2013 et juin 2014, après + 4,9 % entre mars 2013 et mars 2014. La demande d’emploi a concerné 432 000 personnes, soit près de 22 500 de plus qu’un an auparavant. Si le nombre de demandeurs d’emploi comptabilisés au mois d’août 2014 (434 300) se maintenait, l’évolution sur un an s’élèverait à + 5,0 % fin septembre.

La demande d’emploi des seniors a continué d’augmenter fortement au 2e trimestre 2014 : + 12,2 % sur un an, contre + 11,8 % fin mars 2014. Le fléchissement en cours depuis un an, s’est ainsi interrompu. Au mois d’août (dernière donnée disponible), la hausse annuelle de la demande d’emploi des 50 ans ou plus s’est établie à + 12,4 %. Chez les jeunes de moins de 25 ans, la demande d’emploi a continué de baisser : – 1,1 % sur un an en juin 2014, après – 1,0 % en mars dernier. Les dernières tendances observées en juillet (– 0,9 %) et en août (0 %) marquent la fin de cette baisse.

Enfin, le chômage de longue durée a continué de progresser au 2e trimestre 2014 (+ 9,9 % sur un an). Cette hausse du nombre de demandeurs d’emplois depuis un an ou plus est comparable à celle observée au trimestre précédent (+ 9,8 % en mars 2014).

En France métropolitaine, pour le troisième trimestre consécutif, le taux de chômage au sens du BIT se maintient à 9,7 % de la population active au 2e trimestre 2014. Il baisse de 0,2 point sur un an. Selon les prévisions, il augmenterait de nouveau légèrement au cours du second semestre, pour atteindre 9,9 % fin 2014.

Comme en Paca, la hausse annuelle du nombre de demandeurs d’emploi enregistrés par Pôle emploi a augmenté au second trimestre 2014 (+ 5,1 % fin juin, contre + 4,5 % fin mars 2014 et + 6,0 % fin décembre 2013). Les dernières données disponibles annoncent cependant un fléchissement au 3e trimestre 2014 (+ 4,7 %).

Marché immobilier du neuf : activité au ralenti

Au cours du 2trimestre 2014, 2 660 logements neufs ont été vendus en Provence-Alpes-Côte d’Azur, soit un léger recul de 3,1 % sur un an, après + 15,8 % au trimestre précédent (figure 5). Ce repli des ventes n’est cependant imputable qu’aux seuls logements collectifs (– 4,0 %, après + 20,2 %). Les ventes de logements individuels ont en effet nettement rebondi (+ 10,4 %, après – 26,2 %). Au niveau national, les ventes de logements ont continué de baisser (– 12,1 % sur un an, après – 2,6 % au trimestre précédent).

Figure 5 – Commercialisation de logements neufs

En milliers de logements
Commercialisation de logements neufs
Logements mis en vente au cours du trimestre Logements vendus au cours du trimestre Logements disponibles en fin de trimestre
2005 T1 3,1 2,9 4,2
2005 T2 3,1 3,0 4,3
2005 T3 3,3 2,9 4,8
2005 T4 4,7 3,6 6,0
2006 T1 4,0 3,3 6,7
2006 T2 4,7 3,8 7,8
2006 T3 4,3 3,6 8,8
2006 T4 4,9 3,9 9,9
2007 T1 5,1 4,5 10,7
2007 T2 3,6 3,6 10,9
2007 T3 3,8 3,8 11,1
2007 T4 3,0 3,2 11,1
2008 T1 2,3 2,6 10,9
2008 T2 3,2 2,6 11,8
2008 T3 3,3 2,3 12,2
2008 T4 1,6 2,1 11,8
2009 T1 2,1 3,0 10,6
2009 T2 3,1 4,0 9,6
2009 T3 2,6 3,8 8,2
2009 T4 2,3 3,1 7,3
2010 T1 3,7 3,3 7,8
2010 T2 4,2 3,9 7,9
2010 T3 3,8 4,6 7,1
2010 T4 3,1 3,3 7,0
2011 T1 3,3 2,9 7,4
2011 T2 3,5 2,7 8,5
2011 T3 3,7 3,4 8,9
2011 T4 3,0 3,5 8,6
2012 T1 3,3 2,5 9,4
2012 T2 4,4 3,2 10,9
2012 T3 3,3 2,9 11,2
2012 T4 2,2 2,5 10,4
2013 T1 2,4 2,3 10,6
2013 T2 3,9 2,7 11,6
2013 T3 3,0 2,8 12,0
2013 T4 2,4 2,7 12,0
2014 T1 2,1 2,6 11,5
2014 T2 2,8 2,7 11,6
  • Source : SoeS, ECLN

Figure 5 – Commercialisation de logements neufs

Dans ce contexte, afin de contenir les stocks élevés, seuls 2 810 logements neufs ont été mis en vente en Paca, soit 27,4 % de moins qu’un an auparavant (– 22,4 % au niveau national) (figure 5). Le repli a notamment concerné les logements individuels (– 45,5 %) ; les mises en vente de logements collectifs ont pour leur part baissé plus modérément (– 26,0 %). Ainsi, le niveau de l’encours de logements proposés à la vente est resté quasi-stable depuis un an, autour de 11 600 logements. Un délai de treize mois est toujours nécessaire pour écouler cet encours, autant dans le collectif que l’individuel.

Dans la région, le prix moyen au mètre carré des appartements neufs a légèrement augmenté au 2trimestre 2014 (+ 0,5 % sur un an, après – 3,6 %). Il s’établit désormais à 4 089 euros en Paca, toujours supérieur à celui du niveau national, où le prix a baissé de 1,0 % à 3 826 euros au mètre carré. Dans l’individuel, le prix moyen du lot (maison et terrain) a continué de baisser dans la région (– 4,9 % sur un an, après – 14,5 %). Il s’établit désormais à 270 828 euros, contre 255 897 euros au niveau national (+ 2,9 %).

Le tourisme régional soutenu par la clientèle européenne

Après un rebond de la fréquentation au trimestre précédent (+ 1,1 %), la région a enregistré une nouvelle hausse des nuitées hôtelières au 2e trimestre 2014 (+ 1,4 % sur un an, soit + 86 400 nuitées) (figure 6). Au sein des régions métropolitaines, Provence-Alpes-Côte d’Azur se place en 7e position de celles qui ont le plus progressé. Nord-Pas-de-Calais a enregistré la plus forte hausse annuelle (+ 6,0 %). À l’opposé, c’est en Rhône-Alpes que le nombre de nuitées a le plus diminué (– 6,1 %). En Ile-de-France (plus d’un tiers des nuitées totales), la fréquentation s’est également contractée (– 1,3 %). Au final, au niveau national, une baisse des nuitées hôtelières a de nouveau été observée (– 0,8 %, après – 2,9 %).

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
janv.|2011 -4,494011693119136 4,424022210273802
févr.|2011 -4,063196445799197 0,36091012993328525
mars|2011 2,0429997363517347 2,148985301975413
avr.|2011 1,9303543241365873 5,322672673662384
mai|2011 -2,2364703894216187 -2,4671429083817293
juin|2011 8,632593537868246 6,6012477482590555
juil.|2011 7,3344511870225295 3,9576487624397405
août|2011 2,9172913476231366 2,467085975978371
sept.|2011 7,120446233729145 2,613869566834377
oct.|2011 13,78288423620869 5,675803492745392
nov.|2011 8,225678291685359 4,577886630808415
déc.|2011 7,548963279752392 3,365739522668058
janv.|2012 2,928891532041313 1,5636939977574793
févr.|2012 3,897968303195855 3,3450201951589444
mars|2012 7,004184985069824 2,1838795881305013
avr.|2012 2,600085727544264 -1,084546877146254
mai|2012 3,4919177803278414 2,0573943679133726
juin|2012 -1,7914859538186207 -3,007905343150008
juil.|2012 -0,3194392184971687 -1,671820890955853
août|2012 2,697427664837076 -0,23460742978605778
sept.|2012 -1,4313303783149225 -0,31433404339470566
oct.|2012 -2,936839401382557 -3,1209688860585985
nov.|2012 3,5600778043830297 4,789772228013501
déc.|2012 1,4868884656525139 0,5088531791278706
janv.|2013 -4,984465112610654 -2,909088596966503
févr.|2013 -7,003075004869626 -2,155312364527966
mars|2013 -2,68822379710221 3,0065411225567704
avr.|2013 -11,455414106654118 -6,510588313604927
mai|2013 5,961576241274076 4,007690326310902
juin|2013 1,3074721323491034 -0,25763338349437864
juil.|2013 -4,392459955871774 -1,9135497229769636
août|2013 -0,4950164715322936 3,3033013912517335
sept.|2013 0,8343385657021994 -1,4378286834997962
oct.|2013 1,2733133539993893 0,9297332903546807
nov.|2013 -0,1516346411582036 -2,49287987054859
déc.|2013 -5,135688631268167 -0,5303078028611303
janv.|2014 4,288734085139328 0,6666591866972581
févr.|2014 2,7798020778321697 -0,9281630087031852
mars|2014 -2,103659991999233 -6,923801275494002
avr.|2014 12,13525001750345 4,640249513111804
mai|2014 -0,13613208986088102 -4,133265968420022
juin|2014 -4,218407498391527 -1,8972051850332479
juil.|2014 -6,2439794362337375 -3,0344954191828712
août|2014 -2,435585251917777 -1,263822229474813
  • Notes : données mensuelles brutes. Évolution du nombre de nuitées du mois de l'année n par rapport au mois de l'année n-1.
  • Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2011 et 2012 ont été rétropolées.
  • Source : Insee ; DGCIS, partenaires régionaux.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la hausse de la fréquentation est exclusivement due à la clientèle étrangère (+ 4,2 %, contre – 0,7 % pour la clientèle française). Ce regain de fréquentation des touristes étrangers (+ 111 000 nuitées) ne repose cependant que sur la clientèle européenne (y compris la Turquie). Celle-ci enregistre en effet une hausse de 9,6 % en Paca, tirée autant par la clientèle en provenance de la zone euro (+ 9,9 %), que par les touristes européens hors zone euro (+ 9,3 %). Pour la zone euro, les clientèles italienne (+ 19,0 %, soit + 45 500 nuitées), allemande (+ 6,3 %, soit + 19 000 nuitées) et espagnole (+ 26,7 %, soit + 18 500) ont été notamment plus présentes. Hors zone euro, ce sont les touristes en provenance du Royaume-Uni (+ 7,8 %, soit + 29 800 nuitées), de Suisse (+ 14,0 %, soit + 22 100 nuitées) et des pays d’Europe de l’Est (+ 10,2 %, soit + 14 300 nuitées) qui ont contribué le plus fortement à la hausse de fréquentation. A contrario, la fréquentation de la clientèle lointaine (hors Europe) a diminué au 2e trimestre 2014 (– 5,6 %, soit 48 700 nuitées de moins). Seuls les touristes en provenance des pays d’Océanie et du Proche et Moyen Orient sont venus plus nombreux. Parmi celles les plus représentées dans la région, la clientèle russe (13 % de la clientèle lointaine) a notamment été nettement moins nombreuse (7 300 nuitées en moins, soit – 6,2 % ), celle en provenance des États-Unis (35 % de la clientèle lointaine) également (– 2,7 %, soit – 8 100 nuitées).

Les créations d’entreprises marquent un coup d’arrêt, les défaillances ralentissent

Après deux trimestres consécutifs de hausse, le nombre de créations d’entreprises a baissé en Paca au 2e trimestre 2014 (– 2,1 %, après + 6,9 % le trimestre précédent) (figure 7). Au total 15 000 nouvelles entreprises ont été enregistrées, soit 300 de moins qu’au trimestre précédent. Au niveau national, le nombre de créations d’entreprises baisse également (– 3,5 %, après + 4,8 %). Dans la région, ce recul n’est imputable qu’aux seules auto-entreprises. Seules 7 840 nouvelles entreprises ont en effet été créées sous ce statut au 2e trimestre 2014, soit un repli de 8,0 % (– 7,8 % en France métropolitaine). Hors auto-entreprises (autres entreprises individuelles et sociétés), le nombre de nouvelles entreprises a rebondi, plus fortement dans la région qu’au niveau national (respectivement + 5,4 % après – 2,7 % et + 1,3 %, après – 1,0 %).

Figure 7 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Provence-Alpes-Côte d'Azur hors auto-entrepreneurs France métro. hors auto-entrepreneurs Provence-Alpes-Côte d'Azur y/c auto-entrepreneurs France métro. y/c auto-entrepreneurs
T1|2009 100 100 100 100
T2|2009 94,67 95,07 114,2 117,61
T3|2009 92,59 93,44 109,49 108,01
T4|2009 94,55 99,22 116,91 119,78
T1|2010 92,2 96,14 128,75 134,18
T2|2010 93,6 99,6 113,89 118,75
T3|2010 91,88 98,09 103,33 108,62
T4|2010 89,17 97,08 104,4 114,28
T1|2011 88,73 96,03 102,35 108,6
T2|2011 86,22 94,24 101,49 105,23
T3|2011 86,84 95,99 92,87 99,89
T4|2011 88,46 96,33 99,46 105,61
T1|2012 84,07 91,74 105,59 112,58
T2|2012 80,18 88,55 101,59 105,33
T3|2012 81,38 89,4 96,4 100,19
T4|2012 82,49 90,33 93,55 102,4
T1|2013 89,86 97,07 100,81 107,51
T2|2013 90,41 98,09 95,68 103,13
T3|2013 89,29 98,65 89,68 98,62
T4|2013 89,88 101,22 92,39 104,6
T1|2014 87,49 100,23 98,79 109,57
T2|2014 92,19 101,53 96,74 105,69
  • Note : les créations d'entreprises hors auto-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime d'auto-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7 – Créations d'entreprises

À l’issue du 2trimestre 2014, 6 356 défaillances ont été enregistrées depuis un an dans la région (figure 8). Le nombre d’entreprises défaillantes a ainsi augmenté de + 2,0 % par rapport au trimestre précédent. C’est moins cependant qu’au 1er trimestre (+ 7,1 %). Au niveau national, la hausse a été plus modérée (+ 1,3 %, après + 4,0 % au 1er trimestre 2014).

Figure 8 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
janv.|2005 100 100
févr.|2005 101,21 100,52
mars|2005 102,36 100,57
avr.|2005 102,67 101,22
mai|2005 102,58 102,01
juin|2005 102,41 102,31
juil.|2005 102,21 102,08
août|2005 101,59 101,95
sept.|2005 102,94 102,18
oct.|2005 101,68 101,8
nov.|2005 101,37 101,61
déc.|2005 99,41 101,36
janv.|2006 96,98 100,49
févr.|2006 95,01 99,45
mars|2006 94,48 98,95
avr.|2006 93,36 97,81
mai|2006 92,3 97,16
juin|2006 93,02 96,75
juil.|2006 93,4 96,78
août|2006 93,55 97
sept.|2006 92,25 97,05
oct.|2006 91,75 97,57
nov.|2006 92,76 98,29
déc.|2006 94,84 98,95
janv.|2007 96,76 99,82
févr.|2007 97,82 101,14
mars|2007 97,68 102
avr.|2007 99,01 102,72
mai|2007 100,51 103,16
juin|2007 100,91 103,95
juil.|2007 101,17 105,07
août|2007 101,24 104,94
sept.|2007 101,63 104,96
oct.|2007 101,44 105,76
nov.|2007 101,41 105,6
déc.|2007 100,26 105,6
janv.|2008 100,44 105,64
févr.|2008 102,05 106,13
mars|2008 101,99 105,69
avr.|2008 102,89 107,12
mai|2008 102,34 106,87
juin|2008 102,01 106,86
juil.|2008 101,66 107,4
août|2008 101,81 107,64
sept.|2008 103,11 109,11
oct.|2008 105,36 110,52
nov.|2008 105,49 111,76
déc.|2008 106,89 114,05
janv.|2009 107,79 115,7
févr.|2009 108,08 117,52
mars|2009 110,81 121,05
avr.|2009 110,18 122,8
mai|2009 113 124,71
juin|2009 114,99 126,52
juil.|2009 118,41 128
août|2009 118,47 128,98
sept.|2009 119,93 130,67
oct.|2009 119,2 130,38
nov.|2009 121,21 130,96
déc.|2009 122,29 130,57
janv.|2010 123,22 130,72
févr.|2010 122,73 130,53
mars|2010 123,62 130,65
avr.|2010 124,34 129,35
mai|2010 122,38 129,3
juin|2010 120,77 129,4
juil.|2010 119,42 128,48
août|2010 120,33 128,63
sept.|2010 118,58 127,41
oct.|2010 118,49 126,45
nov.|2010 116,44 125,86
déc.|2010 114,23 124,77
janv.|2011 114,34 124,84
févr.|2011 114,68 124,8
mars|2011 113,15 123,95
avr.|2011 112,21 123,42
mai|2011 114,08 125,01
juin|2011 114,48 123,63
juil.|2011 113,2 122,91
août|2011 112,76 122,95
sept.|2011 112,73 122,44
oct.|2011 112,89 122,53
nov.|2011 113,88 122,76
déc.|2011 113,02 122,57
janv.|2012 113,55 123,52
févr.|2012 114,21 123,51
mars|2012 114,59 122,56
avr.|2012 114,94 122,9
mai|2012 113,59 121,24
juin|2012 111,9 121,36
juil.|2012 114,23 122,97
août|2012 114,17 122,83
sept.|2012 113,53 122,25
oct.|2012 114,94 124,25
nov.|2012 113,71 124,56
déc.|2012 114,59 125,98
janv.|2013 113,66 125,7
févr.|2013 112,14 125,55
mars|2013 110,51 125,39
avr.|2013 111,34 126,85
mai|2013 111,96 127,14
juin|2013 113,95 127,62
juil.|2013 113,84 128,65
août|2013 114,21 128,5
sept.|2013 114,52 129,54
oct.|2013 114,46 129,54
nov.|2013 114,1 129,24
déc.|2013 115,67 129,3
janv.|2014 115,89 129,44
févr.|2014 117,54 130,61
mars|2014 118,34 130,55
avr.|2014 118,65 130,76
mai|2014 117,17 130,08
juin|2014 117,11 130,23
juil.|2014 117,06 130,11
août|2014 116,38 129,71
  • Note : données mensuelles brutes au 09 octobre 2014, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 8 – Défaillances d'entreprises

En Paca, l’augmentation des défaillances a concerné principalement les secteurs de l’agriculture (+ 38,9 %, soit + 28 défaillances), le transport-entreposage (+ 27,0 %, soit + 43 défaillances) et l’industrie (+ 15,7 %, soit + 57 défaillances). Seuls les secteurs de la construction, de l’information-communication et du soutien aux entreprises ont vu leur nombre de défaillances diminuer (respectivement – 7,6 %, – 5,7 % et – 3,9 %).

Encadrés

Contexte national - La reprise différée

Au 2e trimestre 2014, l’activité a de nouveau stagné. La production manufacturière s’est nettement repliée (– 0,9 %), l’investissement des entreprises et les exportations ont déçu. L’économie française croîtrait à peine au 2nd semestre (+ 0,1 % par trimestre), portant la croissance à + 0,4 % en 2014, comme en 2012 et 2013. La consommation des ménages croîtrait peu, en lien avec un pouvoir d’achat du revenu qui accélérerait modérément (+ 0,8 %, après 0,0 % en 2013) et l’investissement en logement continuerait de reculer. L’investissement des entreprises, qui pâtit de la faiblesse récurrente de leurs perspectives, se replierait de nouveau. L’atonie de la croissance en France entraînerait un nouveau recul de l’emploi marchand (– 52 000 au 2nd semestre, après – 12 000 au premier). Un plus grand nombre d’emplois aidés dans les branches non marchandes permettrait toutefois à l’emploi total de se stabiliser. La population active progressant légèrement, le taux de chômage augmenterait, de 0,1 point sur le 2nd semestre, et atteindrait 10,3 % à la fin de l’année, soit le même niveau qu’à l’été 2013.

Contexte international - Découplage entre pays anglo-saxons et zone euro

Au 2e trimestre 2014, l’activité de la zone euro a stagné, avec notamment un repli de l’activité en Allemagne et en Italie. L’économie japonaise s’est également contractée. En revanche, la croissance est restée soutenue aux États-Unis et au Royaume-Uni. Ce découplage de l’activité entre pays anglo-saxons et zone euro perdurerait jusqu’à la fin de l’année. Ainsi, aux États-Unis et au Royaume-Uni, la baisse du chômage continuerait de soutenir la demande intérieure et l’activité resterait dynamique. En revanche, dans la zone euro, le niveau élevé du chômage et l’atonie de l’investissement, en particulier en logement, continuerait de freiner la reprise. Au sein de la zone euro, l’activité serait plus dynamique en Espagne et en Allemagne qu’en France et en Italie. De leur côté, les pays émergents tournent au ralenti depuis les épisodes de tensions monétaires à partir du 2nd semestre 2013. D’ici à la fin de l’année, l’activité s’y reprendrait un peu, mais freinée par les resserrements budgétaires et monétaires passés.

Pour en savoir plus

Note de conjoncture nationale d’octobre 2014 - « La reprise différée », à consulter dans la rubrique Thèmes/conjoncture/analyse de la conjoncture.