Bilan démographique 2010 La population française atteint 65 millions d’habitants

Anne Pla, Catherine Beaumel, division Enquêtes et études démographiques, Insee

Au 1er janvier 2011, la population française dépasse pour la première fois les 65 millions d’habitants, en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer. Au cours de l’année 2010, elle augmente de 358 000 personnes, au même rythme que les années précédentes. Cette progression est davantage imputable à l’excédent des naissances sur les décès qu’au solde migratoire.

Avec 828 000 bébés, l’année 2010 se situe au niveau des années record de 2006 et 2008. La fécondité augmente, essentiellement grâce aux femmes de plus de 30 ans ; les femmes ont en moyenne 2,01 enfants, niveau le plus élevé depuis la fin du baby-boom. L’âge moyen à l’accouchement augmente et atteint 30 ans en 2010.

Le nombre de décès (545 000) est très légèrement inférieur à celui de 2009, année touchée par une forte épidémie de grippe en janvier, mais il se situe dans la moyenne des dernières années. L’espérance de vie augmente de quatre mois, tant pour les hommes (78,1 ans) que pour les femmes (84,8 ans). Après la pause de 2008 et la faible augmentation de 2009, cette forte hausse peut s’interpréter comme un retour à la tendance de long terme.

En 2010, trois Pacs ont été conclus pour quatre mariages célébrés. Alors que le nombre de Pacs conclus progresse de 13 % par rapport à 2009, la baisse du nombre de mariages, entamée avant l’apparition du Pacs, se poursuit en 2010. L’âge au premier mariage continue d’augmenter et atteint 29,8 ans pour les femmes et 31,7 ans pour les hommes.

Publications grand public
Insee Première – No 1332
Paru le : 18/01/2011

65 millions d'habitants en métropole et dans les DOM au 1er janvier 2011

Au 1er janvier 2011, la population française dépasse pour la première fois les 65 millions d’habitants : 63,1 millions de personnes vivent en métropole et 1,9 million dans les départements d’outre-mer (DOM) (tableau 1). C’est dix millions d’habitants de plus qu’en 1981, et vingt millions de plus qu’en 1958. Avec les 795 000 habitants des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis et Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), la population de l’ensemble des territoires français atteint 65,8 millions.

Tableau 1 – Évolution générale de la situation démographique

Évolution générale de la situation démographique
en milliers
Année Population au 1er janvier Nombre de naissances vivantes Nombre de décès Solde naturel Solde migratoire évalué Ajustement *
2001 60 941 803,2 541,0 + 262,2 + 87 + 94
2002 61 385 792,7 545,2 + 247,5 + 97 + 94
2003 61 824 793,0 562,5 + 230,6 + 102 + 94
2004 62 251 799,4 519,5 + 279,9 + 105 + 94
2005 62 731 806,8 538,1 + 268,7 + 92 + 95
2006 63 186 829,4 526,9 + 302,4 + 112 0
2007 63 601 818,7 531,2 + 287,5 + 74 0
2008 63 962 828,4 542,6 + 285,8 + 75 (p) 0
2009 64 323 (p) 824,6 548,5 + 276,1 + 70 (p) 0
2010 64 669 (p) 828,0 (p) 545,0 (p) + 283,0 (p) + 75 (p) 0
2011 65 027 (p) . . . . .
  • (p) résultats provisoires à fin 2010.
  • * Les arrondis ne permettent pas de retrouver la population de l'année suivante par simple sommation.
  • Champ : France.
  • Sources : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

L’excédent des naissances sur les décès : principal moteur de la croissance démographique

La population française continue de croître en 2010 au même rythme que les trois années précédentes. Il y a ainsi 358 000 personnes de plus en France entre le 1er janvier 2010 et le 1er janvier 2011, soit une augmentation de 0,55 % de la population.

Le solde naturel est estimé à 283 000 personnes. Il est légèrement supérieur à celui de l’an dernier. Le solde migratoire, estimé à + 75 000 personnes en 2010, participe donc moins à l’augmentation de la population française. La forte contribution du solde naturel à l’évolution de la population est un trait particulier à la France ; dans la plupart des autres pays européens, l’apport du solde naturel à la croissance démographique est moindre que celui du solde migratoire, notamment en Europe du Sud et de l’Est. L’Union européenne à 27 compte 501 millions d’habitants au 1er janvier 2010. Avec 13 % de la population européenne, la France est le deuxième pays le plus peuplé derrière l’Allemagne, dont la population décroît, (81,8 millions d’habitants), et devant la Grande-Bretagne et l’Italie (respectivement 62,0 et 60,3 millions d’habitants au 1er janvier 2010).

Une forte fécondité imputable aux femmes de plus de 30 ans

En 2010, 828 000 bébés sont nés en France, dont 797 000 en métropole. C’est autant qu’en 2006 ou 2008, années record parmi ces vingt-cinq dernières années. En France métropolitaine, le nombre de naissances n’a en effet jamais dépassé 800 000 depuis 1980 et 1981, deux années exceptionnelles depuis la fin du baby-boom en 1973.

La hausse de la fécondité depuis 2005 tient autant aux premières naissances qu’aux deuxièmes ou troisièmes naissances. Elle est liée à l’évolution des comportements à la fois chez les mères auparavant sans enfant et chez celles décidant d’agrandir leur foyer au-delà de deux enfants.

Dans la tendance des années précédentes, la fécondité se maintient ainsi à un haut niveau en France. Alors même que le nombre de femmes âgées de 20 à 40 ans a baissé, il est né en 2010 20 000 bébés de plus qu’il y a dix ans. L’indicateur conjoncturel de fécondité atteint ainsi son plus haut niveau en France depuis la fin du baby-boom, avec 2,01 enfants par femme (tableau 2).

En 2010, la progression de la fécondité est imputable en totalité aux femmes de plus de 30 ans, et surtout à celles de 35 ans ou plus (graphique). Si la fécondité était restée la même depuis dix ans, seuls 776 000 bébés seraient nés en 2010, soit 50 000 de moins que les naissances réellement constatées. Inversement, le vieillissement de la population a un effet défavorable sur le nombre d’enfants à naître : si le nombre de femmes d’âge fécond avait été aussi élevé en 2010 qu’en 2000, il y aurait eu environ 30 000 naissances de plus.

La progression de la fécondité, quasi-générale en Europe depuis dix ans, est beaucoup moins marquée en 2009 (dernière année disponible) : la fécondité diminue par exemple en Allemagne, en Autriche ou en Espagne, alors qu’elle était déjà basse dans ces pays. En Europe, les femmes ont 1,6 enfant en moyenne en 2009, soit un niveau bien inférieur à celui de la France.

Tableau 2 – Taux de fécondité par groupe d'âges

Taux de fécondité par groupe d'âges
Année Nombre de naissances pour 100 femmes Indicateur conjoncturel de fécondité1 Âge moyen à l’accouchement2
15-24 ans 25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40 ans ou plus
2000 3,3 13,4 11,7 5,0 0,5 189,3 29,3
2006 3,3 13,1 12,7 6,0 0,7 199,7 29,7
2007 3,2 12,8 12,6 6,1 0,7 197,7 29,8
2008 (p) 3,3 12,9 12,9 6,2 0,7 200,6 29,8
2009 (p) 3,2 12,8 13,0 6,3 0,7 200,1 29,9
2010 (p) 3,1 12,7 13,3 6,4 0,7 201,2 30,0
  • Lecture : en 2010, 100 femmes âgées de 30 à 34 ans (en âge atteint dans l'année) ont eu en moyenne 13,3 enfants ; dix ans plus tôt, 100 femmes du même âge avaient donné naissance à 11,7 enfants.
  • (p) résultats provisoires à fin 2010.
  • 1. Pour 100 femmes, voir définitions.
  • 2. Âge calculé pour une génération fictive de femmes qui auraient à tous les âges la fécondité de l'année considérée.
  • Champ : France.
  • Sources : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Graphique – Nombre de naissances vivantes pour 100 femmes à chaque âge

  • Lecture : pour 100 femmes de 25 ans, il y a eu 9,7 naissances en 2010 ; en 1990, vingt ans plus tôt, 100 femmes de 25 ans donnaient naissance à 13,1 enfants.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Sources : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Les femmes accouchent à 30 ans en moyenne

L’âge moyen à l’accouchement continue sa progression. Pour la première fois en France, il atteint la barre symbolique des 30 ans (tableau 2). Barre déjà franchie en 2009 en métropole, où l’âge moyen s’établit à 30,1 ans en 2010, après 30 ans en 2009. C’est deux ans de plus qu’en 1988 et trois de plus qu’en 1982. Les femmes sont deux fois plus nombreuses qu’il y a vingt ans à accoucher après 40 ans, même si cela reste encore assez peu répandu. Il faut remonter aux années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale pour trouver des naissances tardives aussi importantes.

Les femmes âgées de 35 à 39 ans sont, elles aussi, beaucoup plus nombreuses à accoucher qu’il y a vingt ans (17 % des naissances contre 10 %). À l’inverse, seulement 46 % des bébés nés en 2010 ont une mère de moins de 30 ans, alors qu’ils étaient 62 % en 1990.

Partout en Europe, les femmes ont des enfants de plus en plus tard. La France se situe au niveau de la moyenne européenne qui s’établit à 29,9 ans en 2009 ; c’est en Irlande et en Italie que les femmes accouchent le plus tard, à 31,2 ans en moyenne.

Forte hausse de l’espérance de vie, après la pause des deux dernières années

En 2010, 545 000 décès sont survenus en France, dont 535 000 en métropole. L’année 2010 se situe donc dans la moyenne de ces dernières années, si l’on exclut l’épisode de canicule de 2003 et l’année suivante au cours de laquelle, par effet de rattrapage, un très faible nombre de décès a été enregistré. La mortalité diminue à tous les âges en 2010. Alors que la proportion de personnes âgées augmente, le nombre de décès reste encore relativement faible, très proche de son niveau d’il y a dix ans (541 000 décès en 2000). Si les risques de mortalité étaient restés à chaque âge ceux de l’année 2000, le nombre total de décès aurait été supérieur de 120 000 à celui effectivement observé en 2010.

Après une légère hausse en 2009, la mortalité infantile retrouve, en métropole, le niveau des dernières années, et, dans les DOM, un niveau légèrement inférieur. Le taux de mortalité infantile s’établit en France à 3,7 pour 1 000 (tableau 3). Il se situe dans la moyenne de l’Europe des 15. Mais, tandis qu’il continue de baisser dans bon nombre de pays européens, il reste globalement stable depuis cinq ans en France.

L’espérance de vie à la naissance progresse de quatre mois en 2010, aussi bien pour les hommes que pour les femmes (tableau 3). En 2008 et 2009, les gains d’espérance de vie avaient été très modérés et la forte hausse de l’année 2010 peut être considérée comme un rattrapage. Depuis 15 ans, l’espérance de vie progresse en effet très régulièrement, notamment pour les hommes, en dehors de quelques accidents dus aux aléas climatiques.

L’espérance de vie des Françaises (84,4 ans en 2009) est largement supérieure à celle des Européennes (82,6 ans). Seules les Espagnoles peuvent espérer vivre aussi longtemps. L’espérance de vie des hommes (77,7 ans en 2009) se situe également au-dessus de la moyenne européenne (76,7 ans en 2009) mais reste légèrement au-dessous de la moyenne de l’Europe des 15.

Tableau 3 – Espérance de vie à divers âges et mortalité infantile

Espérance de vie à divers âges et mortalité infantile
Année Hommes Femmes Taux de mortalité infantile pour 1 000 enfants nés vivants
0 an 1 an 20 ans 40 ans 60 ans 0 an 1 an 20 ans 40 ans 60 ans
2000 75,2 74,6 56,0 37,2 20,4 82,8 82,1 63,4 43,9 25,6 4,5
2006 77,1 76,5 57,8 38,8 21,8 84,2 83,5 64,7 45,1 26,7 3,8
2007 77,4 76,7 58,0 39,0 21,9 84,4 83,6 64,8 45,3 26,9 3,8
2008 (p) 77,6 76,9 58,2 39,1 22,0 84,3 83,6 64,8 45,3 26,9 3,8
2009 (p) 77,7 77,1 58,3 39,3 22,2 84,4 83,7 64,9 45,4 27,0 3,9
2010 (p) 78,1 77,4 58,7 39,6 22,4 84,8 84,1 65,2 45,6 27,2 3,7
  • Lecture : en 2010, l'espérance de vie des hommes de 60 ans est de 22,4 ans. Ce chiffre représente le nombre d'années restant à vivre aux hommes de 60 ans avec les conditions de mortalité à chaque âge observées en 2010.
  • (p) résultats provisoires à fin 2010.
  • Champ : France.
  • Sources : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Un Français sur six a plus de 65 ans

La population française continue de vieillir sous le double effet de l’augmentation de l’espérance de vie et de l’avancée en âge des générations nombreuses du baby-boom. Au 1er janvier 2011, l’âge moyen des hommes en France atteint 38,9 ans et celui des femmes 41,9 ans. Tous sexes confondus, l’âge moyen en France dépasse 40 ans alors qu’il était tout juste inférieur à 37 ans il y a 20 ans. Les personnes de 65 ans ou plus représentent 16,8 % de la population, proportion comparable à la moyenne européenne (tableau 4). L’Allemagne est le pays où le poids des seniors est le plus élevé ; l’Irlande celui où il est le plus faible. En Allemagne, 20,7 % de la population a plus de 65 ans au 1er janvier 2010, soit quasiment deux fois plus qu’en Irlande (11,3 %). En France, les générations nombreuses du baby-boom (1946-1973) n’ont pas encore atteint l’âge de 65 ans. Mais dès l’an prochain, les premiers baby-boomers atteindront cet âge, ce qui contribuera à augmenter fortement la part des seniors dans la population française.

Tableau 4 – Évolution de la population totale par groupe d'âges

Évolution de la population totale par groupe d'âges
Année Population au 1er janvier (en milliers) Proportion (en %)
Moins de 20 ans De 20 à 59 ans De 60 à 64 ans 65 ans ou plus 75 ans ou plus Moins de 20 ans De 20 à 64 ans 65 ans ou plus
2001 15 651,1 32 850,6 2 732,4 9 707,3 4 441,9 25,7 58,4 15,9
2007 15 924,8 34 173,8 3 119,7 10 382,4 5 301,4 25,0 58,7 16,3
2008 15 948,9 34 134,9 3 397,0 10 481,2 5 438,9 24,9 58,7 16,4
2009 (p) 15 959,6 34 100,9 3 648,9 10 613,4 5 554,8 24,8 58,7 16,5
2010 (p) 15 968,5 34 063,9 3 885,6 10 750,8 5 671,9 24,7 58,7 16,6
2011 (p) 15 984,1 34 024,1 4 122,0 10 896,7 5 775,6 24,6 58,6 16,8
  • (p) résultats provisoires à fin 2010.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations de population.

Trois Pacs pour quatre mariages

Le nombre de Pactes civils de solidarité (Pacs) nouvellement conclus continue de progresser en 2010, mais moins rapidement que les années précédentes. 195 000 Pacs ont été signés en 2010, soit 13 % de plus qu’en 2009, après + 20 % en 2009 et + 40 % en 2008. Le nombre de Pacs se rapproche de plus en plus de celui des mariages : 185 000 Pacs ont été signés par des partenaires de sexes différents, soit 95 % de l’ensemble des Pacs, quand 249 000 mariages ont été célébrés. La baisse du nombre de mariages, entamée bien avant l’arrivée du Pacs, se poursuit, même si elle semble s’être ralentie en 2010. Au total, il y a deux ans, on comptait deux mariages célébrés pour un Pacs conclu, on en compte cette année quatre pour trois Pacs.

D’année en année, on se marie toujours de plus en plus tard : l’âge moyen au premier mariage a augmenté en 2009, comme régulièrement depuis 35 ans, et ce, aussi bien pour les époux que pour les épouses. En dix ans, il a progressé de deux ans et atteint 31,7 ans pour les hommes et 29,8 ans pour les femmes (tableau 5).

Tableau 5 – Mariages selon l'état matrimonial antérieur et âge moyen au premier mariage

Mariages selon l'état matrimonial antérieur et âge moyen au premier mariage
Année de mariage Ensemble des mariages État matrimonial antérieur des époux (en %) Âge moyen au premier mariage2
Époux Épouse
Célibataire1 Veuf ou divorcé Célibataire1 Veuve ou divorcée
Hommes Femmes
2000 305 234 81,4 18,6 82,5 17,5 30,2 28,1
2006 273 914 79,5 20,5 80,6 19,4 31,3 29,3
2007 273 669 79,3 20,7 80,5 19,5 31,4 29,5
2008 265 404 79,3 20,7 80,5 19,5 31,6 29,6
2009 251 478 79,3 20,7 80,7 19,3 31,7 29,8
2010 (p) 249 000 . . . . . .
  • Lecture : en 2009, 79,3 % des hommes qui se sont mariés étaient célibataires auparavant. 19,3 % des femmes étaient veuves ou divorcées.
  • (p) résultats provisoires à fin 2010.
  • 1. Y compris ceux déjà pacsés avant le mariage.
  • 2. Âge moyen calculé pour une génération fictive d'hommes et de femmes qui auraient à tout âge les taux de primo-nuptialité calculés l'année considérée.
  • Champ : France.
  • Sources : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Hausse des naissances hors mariage

Puisque le nombre des mariages baisse régulièrement et que celui des naissances se maintient à un niveau élevé, la part des naissances hors mariage ne peut que progresser en France : 54,8 % des naissances ont lieu hors mariage en 2010, contre 53,7 % en 2009 et 43,6 % seulement il y a dix ans. Les naissances hors mariage ne sont majoritaires que dans très peu de pays en Europe.

Sources

Le recensement de la population sert de base aux estimations annuelles de population. Il en fixe les niveaux de référence, pour les années où il est disponible. Depuis la publication des résultats relatifs au 1er janvier 2006, le recensement fournit désormais des résultats chaque année. Les recensements annuels permettent un meilleur suivi des tendances d’évolution de la population à moyen terme.

Pour les années 2009 et suivantes, les estimations de population sont provisoires. Elles sont réalisées en actualisant la population du dernier recensement de 2008 grâce à des estimations, d’une part du solde naturel et, d’autre part, du solde migratoire. Les pyramides des âges utilisées sont des pyramides « par génération » obtenues à partir de l’année de naissance au recensement et non de l’âge.

Les statistiques d’état civil sur les naissances, les mariages et les décès sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee. Pour 2010, il s’agit d’une estimation provisoire.

Le solde migratoire est estimé de manière différente selon l’année. Jusqu’en 2005, il était évalué à partir d’une combinaison entre données administratives de l’année (pour la mesure des entrées des ressortissants des pays hors Union européenne) et report des tendances passées, appréciées à partir des recensements. À partir de 2006, il est calculé par différence entre l’évolution de la population mesurée à deux recensements successifs et le solde naturel de l’année déduit de l’état civil : on parle alors de solde migratoire apparent. Les évolutions de ce solde migratoire apparent peuvent refléter des fluctuations des entrées et des sorties, mais également l’aléa de sondage du recensement. Les soldes migratoires de 2008, 2009 et 2010 sont provisoires et estimés par la méthode utilisée jusqu’en 2005.

Définitions

Le solde naturel (ou accroissement naturel ou excédent naturel de population) est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période.

Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours d’une période.

L’indicateur conjoncturel de fécondité est la somme des taux de fécondité par âge observés une année donnée. Cet indicateur donne le nombre moyen d’enfants qu’aurait une femme tout au long de sa vie si les taux de fécondité observés à chaque âge l’année considérée demeuraient inchangés. Il est parfois exprimé en « nombre d’enfants pour 100 femmes ».

Le taux de fécondité à un âge donné (ou pour une tranche d’âge) est le nombre d’enfants nés vivants des femmes de cet âge au cours de l’année, rapporté à la population moyenne de l’année des femmes de même âge.

Le taux de mortalité infantile est le rapport entre le nombre d’enfants décédés avant leur premier anniversaire et l’ensemble des enfants nés vivants.

L’espérance de vie à la naissance est égale à la durée de vie moyenne d’une génération fictive qui connaîtrait tout au long de son existence les conditions de mortalité par âge de l’année considérée.