Population présente sur le territoire avant et après le début du confinement : résultats consolidés

L’Insee a estimé l’écart de répartition de la population présente au niveau départemental en France métropolitaine entre deux semaines moyennes avant et pendant le confinement. Cette estimation combine les informations provenant de deux opérateurs de téléphonie mobile (Orange et Bouygues Telecom) portant jusqu’à fin avril, et les populations départementales 2020 estimées par l’Insee.
L’analyse menée vient consolider et affiner les premiers résultats publiés dans le communiqué de presse du 8 avril 2020 qui reposaient sur les informations d’un seul opérateur et une période plus courte. L’Insee considère ces résultats comme expérimentaux.

  • Les résultats présentés dans le communiqué de presse du 8 avril 2020 dernier sont globalement confirmés.
  • En négligeant les entrées-sorties du territoire métropolitain, près de 1,5 million de métropolitains ont rejoint leur département de résidence à la mise en place du confinement (solde des arrivées et des départs). Avec en plus le départ des étrangers, la répartition de la population présente sur le territoire s’est rapprochée de celle de la population localisée à sa résidence.
  • Nombreux départs de Paris, des départements de montagne qui se sont vidés… Les estimations confirment les mouvements de population déjà mis en évidence dans la communication du 8 avril. Paris intra muros notamment, compte 451 000 métropolitains de moins pendant le confinement qu’en moyenne sur une semaine habituelle avant confinement, une baisse presque quatre fois plus forte que les variations hebdomadaires habituelles de population en nuitée dans la capitale en janvier et février.
  • Les hausses de métropolitains présents dans l’Yonne, certains départements de Normandie ou encore en Ardèche dépassent l’ampleur des variations hebdomadaires habituelles de population présente.
  • Dans la très grande majorité des départements, l’effet du confinement est stable de mars à fin avril. À l’exception, du Loiret, de l’Eure et de l’Eure-et-Loir qui pourraient avoir accueilli entre 2 000 et 3 000 métropolitains de plus depuis mi-avril.
  • Étudiants, jeunes actifs, détenteurs de résidences secondaires et leurs familles : les mouvements qui ont eu lieu à l’annonce du confinement pourraient se poursuivre ou s’inverser lors du déconfinement selon leurs déterminants. Les métropoles ont les plus forts potentiels de mouvements de jeunes adultes et de personnes disposant d’une résidence secondaire vers les autres territoires.

Figure1 - Évolution moyenne du nombre de métropolitains présents dans le département suite au confinement (présents/km², pour un jour moyen dans la semaine)

Présents par km²
Figure1 - Évolution moyenne du nombre de métropolitains présents dans le département suite au confinement (présents/km², pour un jour moyen dans la semaine) (Présents par km²) - Lecture : un jour moyen de semaine pendant le confinement, les Pyrénées-Orientales comptent pendant la nuit entre 2 et 5 personnes résidant en France métropolitaine de moins par kilomètre carré qu’avant le confinement.
Département Évolution moyenne du nombre de métropolitains présents dans le département suite au confinement
Ain 3,4
Aisne 1,8
Allier 1,4
Alpes-de-Haute-Provence -0,6
Alpes-Maritimes -3,3
Ardèche 3,2
Ardennes 1,4
Ariège -0,2
Aube 1,1
Aude 1,0
Aveyron 1,1
Bas-Rhin -1,3
Bouches-du-Rhône 2,8
Calvados 3,0
Cantal 0,6
Charente 1,9
Charente-Maritime 2,8
Cher 1,4
Corrèze 1,1
Corse-du-Sud 1,0
Côte-d'Or 0,2
Côtes-d'Armor 4,2
Creuse 0,8
Deux-Sèvres 2,4
Dordogne 2,1
Doubs 0,3
Drôme 3,4
Essonne 12,0
Eure 5,7
Eure-et-Loir 4,2
Finistère 3,9
Gard 3,7
Gers 1,3
Gironde 1,5
Haut-Rhin 2,3
Haute-Corse 0,8
Haute-Garonne -4,3
Haute-Loire 2,4
Haute-Marne 0,6
Haute-Saône 1,6
Haute-Savoie -21,0
Haute-Vienne 1,2
Hautes-Alpes -9,6
Hautes-Pyrénées -6,6
Hauts-de-Seine -364,9
Hérault -1,0
Ille-et-Vilaine 0,8
Indre 1,3
Indre-et-Loire 1,5
Isère -1,9
Jura 0,1
Landes 2,0
Loir-et-Cher 2,3
Loire 4,4
Loire-Atlantique 2,0
Loiret 3,4
Lot 1,8
Lot-et-Garonne 2,3
Lozère 0,6
Maine-et-Loire 1,6
Manche 3,0
Marne 0,1
Mayenne 2,2
Meurthe-et-Moselle -0,2
Meuse 0,9
Morbihan 4,2
Moselle 1,3
Nièvre 1,5
Nord -2,1
Oise 4,9
Orne 2,6
Paris -4333,7
Pas-de-Calais 4,2
Puy-de-Dôme -0,8
Pyrénées-Atlantiques 0,8
Pyrénées-Orientales -3,3
Rhône -9,5
Saône-et-Loire 2,3
Sarthe 2,5
Savoie -29,3
Seine-et-Marne 3,9
Seine-Maritime 3,5
Seine-Saint-Denis -48,9
Somme 0,3
Tarn 2,1
Tarn-et-Garonne 2,6
Territoire de Belfort 3,8
Val-d'Oise 16,8
Val-de-Marne -94,3
Var 6,1
Vaucluse 6,1
Vendée 3,8
Vienne 0,5
Vosges -0,1
Yonne 3,1
Yvelines 13,0
  • Lecture : un jour moyen de semaine pendant le confinement, les Pyrénées-Orientales comptent pendant la nuit entre 2 et 5 personnes résidant en France métropolitaine de moins par kilomètre carré qu’avant le confinement.
  • Source : Bouygues Telecom, Orange, Insee, calculs Insee.

Figure1 - Évolution moyenne du nombre de métropolitains présents dans le département suite au confinement (présents/km², pour un jour moyen dans la semaine)

  • Lecture : un jour moyen de semaine pendant le confinement, les Pyrénées-Orientales comptent pendant la nuit entre 2 et 5 personnes résidant en France métropolitaine de moins par kilomètre carré qu’avant le confinement.
  • Source : Bouygues Telecom, Orange, Insee, calculs Insee.

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