Insee
Insee Flash Normandie · Octobre 2026 · n° 161
Insee Flash NormandieEn Normandie, la moitié des décès est due à une tumeur ou une maladie circulatoire

Catherine Pesin (Insee)

36 100 personnes sont décédées en 2024 en Normandie, un nombre qui augmente de façon continue depuis 2007. Cette hausse s’explique uniquement par le vieillissement démographique, puisque la mortalité pour un âge donné tend à diminuer à la suite des progrès en matière de santé. La moitié des décès survenus en Normandie est due à des cancers ou à des maladies cardiovasculaires. La mortalité infantile est, en revanche, en hausse depuis 2011 en Normandie comme dans l’ensemble de la France.

Insee Flash Normandie
No 161
Paru le :Paru le15/10/2026

Depuis 2007, le nombre de décès augmente…

En Normandie, le nombre de décès est resté stable entre les années 80 et le milieu des années 2000, autour de 29 000 par an. Il augmente de manière continue depuis 2007 pour atteindre 36 100 décès en 2024 (figure 1). Entre 2007 et 2024, le nombre de décès progresse de 22,4 % alors que la population n’augmente que de 2,2 % sur la période. Le taux de décès passe ainsi de 9,0 décès pour 1 000 habitants en 2007 à 10,8 pour 1 000 en 2024 (figure 2). Cette hausse est plus marquée qu’au niveau métropolitain (de 8,4 à 9,4).

Figure 1 – Évolution du nombre annuel de décès de personnes résidant en Normandie

Évolution du nombre annuel de décès de personnes résidant en Normandie
Année Nombre de décès
1980 28 319
1981 29 013
1982 28 457
1983 29 725
1984 28 833
1985 29 205
1986 29 171
1987 28 056
1988 27 930
1989 28 702
1990 27 725
1991 27 795
1992 27 919
1993 28 611
1994 27 695
1995 29 066
1996 29 297
1997 29 099
1998 29 168
1999 29 076
2000 29 240
2001 29 273
2002 29 292
2003 30 172
2004 28 541
2005 29 537
2006 28 963
2007 29 495
2008 29 966
2009 30 566
2010 30 671
2011 30 385
2012 31 771
2013 31 869
2014 31 244
2015 32 958
2016 33 086
2017 33 438
2018 34 209
2019 34 543
2020 36 430
2021 36 647
2022 38 246
2023 35 652
2024 36 115
  • Champ : Décès survenus en France parmi la population normande.
  • Source : Inserm-CépiDc.

Figure 1 – Évolution du nombre annuel de décès de personnes résidant en Normandie

  • Champ : Décès survenus en France parmi la population normande.
  • Source : Inserm-CépiDc.

… sous l’effet du vieillissement de la population

Cette augmentation du nombre de décès résulte du vieillissement de la population. Entre 2007 et 2024, le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus est passé de 550 000 à 780 000, soit une augmentation de 230 000 individus, et l’effectif des 75 ans et plus a progressé de près de 90 000 individus. En revanche et grâce aux avancées en matière de santé, la mortalité par âge diminue globalement, en Normandie comme en France métropolitaine [Samuel, 2025 ; pour en savoir plus (2)]. Si la répartition de la population par âge était restée constante dans le temps, le nombre de décès aurait donc diminué. Le taux de mortalité standardisé (pour comprendre), qui neutralise les effets du vieillissement de la population, est ainsi de 8,5 décès pour 1 000 habitants en 2024, soit 2,9 points de moins qu’en 2000 (figure 2). En France métropolitaine, ce taux s’établit à 7,8 décès pour 1 000 habitants en 2024, après une baisse de 3,1 points depuis 2000. Cette réduction de la mortalité s’observe également dans l’évolution de l’espérance de vie qui augmente en Normandie sur la même période de 4,3 ans pour les hommes et de 2,4 ans pour les femmes.

Figure 2 – Taux bruts et taux standardisés de mortalité en Normandie et en France métropolitaine

(pour 1 000 habitants)
Taux bruts et taux standardisés de mortalité en Normandie et en France métropolitaine ((pour 1 000 habitants)) - Lecture : Le taux de mortalité brut a augmenté de 9 ‰ à 10,8 ‰ entre 2000 et 2024 en Normandie. Si la population avait gardé sur l’ensemble de la période une structure par âge identique, la proportion de décès serait passée de 11,4 ‰ à 8,5 ‰ (taux standardisé).
Année Taux brut – France métropolitaine Taux brut – Normandie Taux standardisé – France métropolitaine Taux standardisé – Normandie
2000 9,0 9,1 10,9 11,4
2001 8,9 9,1 10,7 11,1
2002 8,9 9,1 10,7 10,9
2003 9,1 9,3 10,9 11,1
2004 8,4 8,8 9,8 10,2
2005 8,6 9,1 9,9 10,3
2006 8,3 8,8 9,4 9,9
2007 8,4 9,0 9,3 9,9
2008 8,5 9,1 9,3 9,8
2009 8,6 9,2 9,2 9,7
2010 8,6 9,3 9,0 9,5
2011 8,5 9,2 8,7 9,2
2012 8,8 9,6 8,9 9,4
2013 8,7 9,6 8,6 9,3
2014 8,5 9,4 8,3 8,8
2015 9,0 9,9 8,6 9,1
2016 9,0 9,9 8,3 8,8
2017 9,1 10,0 8,3 8,7
2018 9,2 10,3 8,2 8,8
2019 9,2 10,4 8,0 8,7
2020 10,0 11,0 8,6 9,1
2021 9,8 11,0 8,4 9,1
2022 9,9 11,4 8,4 9,3
2023 9,4 10,7 7,9 8,5
2024 9,4 10,8 7,8 8,5
  • Lecture : Le taux de mortalité brut a augmenté de 9 ‰ à 10,8 ‰ entre 2000 et 2024 en Normandie. Si la population avait gardé sur l’ensemble de la période une structure par âge identique, la proportion de décès serait passée de 11,4 ‰ à 8,5 ‰ (taux standardisé).
  • Champ : Décès survenus en France parmi la population de France métropolitaine.
  • Sources : Inserm-CépiDc ; Insee, Données définitives des estimations de population jusqu’en 2022, Données provisoires en 2023 et 2024.

Figure 2 – Taux bruts et taux standardisés de mortalité en Normandie et en France métropolitaine

  • Lecture : Le taux de mortalité brut a augmenté de 9 ‰ à 10,8 ‰ entre 2000 et 2024 en Normandie. Si la population avait gardé sur l’ensemble de la période une structure par âge identique, la proportion de décès serait passée de 11,4 ‰ à 8,5 ‰ (taux standardisé).
  • Champ : Décès survenus en France parmi la population de France métropolitaine.
  • Sources : Inserm-CépiDc ; Insee, Données définitives des estimations de population jusqu’en 2022, Données provisoires en 2023 et 2024.

Une mortalité plus élevée dans le nord de la France

En 2024, en excluant l’effet lié à la structure par âge de la population, la Normandie est la 3e région métropolitaine où la mortalité est la plus élevée (figure 3). Seules les régions des Hauts-de-France et du Grand Est présentent des taux standardisés plus élevés (respectivement 9 pour 1 000 habitants et 8,5 pour 1 000). L’Île-de-France, quant à elle, bénéficie du taux de mortalité standardisé le plus bas de la métropole (6,7). La population des pôles urbains les plus peuplés (aire d’attraction des villes de plus de 700 000 habitants) bénéficie d’une mortalité globalement moins élevée [Godet et al., 2025 ; pour en savoir plus (3)].

Figure 3 – Taux de mortalité standardisés en 2024

(en ‰)
Taux de mortalité standardisés en 2024 ((en ‰)) - Lecture : En Île-de-France, après prise en compte de l’effet de la structure par âge de la population, le taux de mortalité standardisé est de 6,7 décès pour 1 000 habitants.
Code Région Taux de mortalité standardisé
06 Mayotte 15,2
32 Hauts-de-France 9,0
03 Guyane 8,7
44 Grand Est 8,5
28 Normandie 8,5
01 Guadeloupe 8,4
27 Bourgogne-Franche-Comté 8,3
04 La Réunion 8,2
53 Bretagne 8,2
02 Martinique 8,2
24 Centre-Val de Loire 8,1
75 Nouvelle-Aquitaine 7,9
France 7,8
France métropolitaine 7,8
76 Occitanie 7,7
52 Pays de la Loire 7,5
84 Auvergne-Rhône-Alpes 7,3
93 Provence-Alpes-Côte d'Azur 7,2
94 Corse 7,2
11 Île-de-France 6,7
  • Lecture : En Île-de-France, après prise en compte de l’effet de la structure par âge de la population, le taux de mortalité standardisé est de 6,7 décès pour 1 000 habitants.
  • Champ : Ensemble des décès survenus en France.
  • Sources : Inserm-CépiDc, Données définitives sur les causes de décès ; Insee, Données provisoires des estimations de population.

Figure 3 – Taux de mortalité standardisés en 2024

  • Lecture : En Île-de-France, après prise en compte de l’effet de la structure par âge de la population, le taux de mortalité standardisé est de 6,7 décès pour 1 000 habitants.
  • Champ : Ensemble des décès survenus en France.
  • Sources : Inserm-CépiDc, Données définitives sur les causes de décès ; Insee, Données provisoires des estimations de population.

La moitié des décès de Normands est due à des tumeurs ou à des maladies circulatoires

En 2024, 17 900 décès de Normands sont dus à des tumeurs ou à des maladies de l’appareil cardiovasculaire, soit près de la moitié des décès constatés dans la région (figure 4). Cependant, entre 2014 et 2024, le taux de mortalité standardisé associé au cancer est passé de 275 à 246 décès pour 100 000 habitants et celui des maladies du système circulatoire de 219 à 180 décès pour 100 000 habitants. La mortalité associée à ces deux familles de pathologies diminue donc de 69 décès pour 100 000 habitants en une décennie en Normandie (contre -75 décès pour 100 000 en France). Une baisse plus modérée est également observée pour les troubles mentaux (-9 décès pour 100 000) et les maladies du système nerveux (-6 décès pour 100 000). À l’inverse, la mortalité liée aux maladies de l’appareil respiratoire progresse de 14 décès pour 100 000 en dix ans. Les causes externes de mortalité, telles que les accidents ou les suicides, sont aussi plus fréquentes et leur taux de mortalité standardisé augmente de 12 décès pour 100 000. En 2024, la Normandie est la 3e région métropolitaine la plus touchée par les accidents, avec un taux de décès de 44 pour 100 000 habitants contre 39 pour 100 000 au niveau national. En quinze ans, elle est passée de la 8e à la 3e place des régions les plus touchées. Elle est par ailleurs la 3e région pour les suicides, avec un taux de 16 pour 100 000 contre 13 pour 100 0000 au niveau national.

Si les 36 100 décès enregistrés en Normandie lors de l’année 2024 se répartissent de manière quasi équivalente entre hommes et femmes, les causes de décès diffèrent selon le sexe. Les cancers sont plus fréquents chez les hommes (31 % des décès contre 24 % chez les femmes), à l’instar des suicides qui sont quatre fois plus nombreux parmi les hommes. À l’inverse, les décès dus aux maladies cardiovasculaires touchent davantage les femmes (24 % des décès contre 21 % pour les hommes).

Figure 4 – Principales causes de décès selon le sexe en Normandie en 2024

(en nombre)
Principales causes de décès selon le sexe en Normandie en 2024 ((en nombre))
Causes de décès Hommes Femmes Ensemble
Tumeurs 5 580 4 290 9 870
Maladies de l’appareil circulatoire 3 790 4 270 8 050
Symptômes et états morbides mal définis 1 460 1 870 3 340
Maladies de l’appareil respiratoire 1 440 1 530 2 970
Maladies du système nerveux et des organes des sens 880 1 160 2 040
Maladies de l’appareil digestif 910 780 1 690
Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques 650 830 1 470
Troubles mentaux et du comportement 520 710 1 220
Maladies de l’appareil génito-urinaire 400 430 830
Maladies infectieuses et parasitaires 350 380 730
Maladies de peau, sang, os, muscles, articulations 240 310 560
Covid-19 220 200 420
Affections périnatales, malformations congénitales 80 70 160
Causes externes de morbidité et mortalité 1 640 1 140 2 780
dont accidents 950 920 1 870
dont suicides 440 110 560
dont autres 250 110 350
Total 18 150 17 960 36 110
  • Note : Données arrondies à la dizaine.
  • Champ : Ensemble des décès survenus en France parmi la population normande.
  • Source : Inserm-CépiDc.

Figure 4 – Principales causes de décès selon le sexe en Normandie en 2024

  • Note : Données arrondies à la dizaine.
  • Champ : Ensemble des décès survenus en France parmi la population normande.
  • Source : Inserm-CépiDc.

Depuis 2012, le taux de mortalité infantile tend à augmenter

Après avoir globalement baissé dans les années 2000, la mortalité infantile augmente légèrement depuis le début des années 2010, en Normandie comme au niveau national (figure 5). En 2017, le taux de mortalité infantile (pour comprendre) a même dépassé la moyenne de l’Union européenne. En Normandie, 121 nourrissons sont décédés avant l’âge de 1 an en 2024, soit un taux de mortalité infantile de 4,1 pour 1 000 (contre 3,5 au niveau européen). Parmi ces décès, la moitié (63) est survenue durant la première semaine de vie. La mortalité est beaucoup plus faible après la première année, inférieure à 0,2 décès pour 1 000 habitants pour chaque âge en moyenne entre 1 et 20 ans. En 2024, 119 Normands sont décédés entre 1 et 20 ans.

Il existe des disparités entre régions sur la mortalité infantile. En France métropolitaine, le taux de mortalité infantile moyen sur les cinq dernières années est compris entre 3,1 ‰ en Corse et 4,2 ‰ en Île-de-France. La Normandie est la 4e région où il est le plus élevé (3,7 ‰).

Figure 5 – Évolution du taux de mortalité infantile

(pour 1 000 naissances)
Évolution du taux de mortalité infantile ((pour 1 000 naissances))
Année Normandie France métropolitaine France Union européenne
2000 3,4 4,4 4,5 6,0
2001 3,7 4,4 4,6 5,8
2002 4,7 4,1 4,2 5,5
2003 4,4 4,0 4,2 5,2
2004 4,2 3,9 4,0 5,1
2005 3,8 3,6 3,8 4,8
2006 3,8 3,6 3,8 4,6
2007 3,3 3,5 3,8 4,4
2008 3,7 3,5 3,8 4,2
2009 3,5 3,5 3,9 4,2
2010 3,8 3,4 3,6 4,0
2011 2,8 3,3 3,5 3,8
2012 3,6 3,3 3,5 3,8
2013 2,9 3,4 3,6 3,7
2014 3,3 3,3 3,5 3,6
2015 3,3 3,5 3,7 3,6
2016 3,5 3,4 3,7 3,6
2017 3,5 3,6 3,9 3,5
2018 3,4 3,6 3,8 3,4
2019 3,6 3,6 3,8 3,4
2020 3,5 3,4 3,6 3,3
2021 3,2 3,4 3,7 3,2
2022 4,1 3,7 4,0 3,3
2023 3,4 3,7 4,0 3,3
2024 4,1 3,9 4,1 3,5
  • Champ : Naissances vivantes en France et dans l’Union Européenne.
  • Source : Inserm-CépiDc.

Figure 5 – Évolution du taux de mortalité infantile

  • Champ : Naissances vivantes en France et dans l’Union Européenne.
  • Source : Inserm-CépiDc.

Encadré - Un décès sur sept est prématuré

Parmi les 36 100 décès enregistrés en Normandie lors de l’année 2024, 5 300 sont survenus avant l’âge de 65 ans soit 15 % des cas. Ces décès sont considérés comme prématurés (pour comprendre). La moitié d’entre eux est due à des cancers (1 900 décès) ou à des maladies cardiovasculaires (700 décès). Les causes externes constituent la deuxième cause de décès prématurés (900 décès). Il s’agit principalement d’accidents ou de suicides (350 décès dans les deux cas).

Au cours des vingt dernières années, le nombre de décès prématurés est passé de 6 150 à 5 300. Il baisse de 37 % parmi les jeunes de moins de 25 ans et de 36 % parmi les personnes âgées de 25 à 54 ans. S’agissant des seniors de 55 à 64 ans, il augmente de 14 % mais cette hausse résulte essentiellement du vieillissement démographique, le taux de mortalité sur cette tranche d’âge ayant baissé de 8,9 ‰ à 7,0 ‰.

Publication rédigée par :Catherine Pesin (Insee)

Pour comprendre

Le taux de mortalité standardisé correspond à la proportion fictive de personnes décédées dans l’année si la population étudiée avait la même répartition par âge qu’une population de référence, ici la population européenne standard. Il permet de comparer des taux de mortalité dans le temps, ou entre pays, indépendamment de la structure par âge de chaque population. La population européenne standard est la moyenne des populations projetées sur la période 2011-2030 des 27 pays de l’Union européenne (comprenant le Royaume-Uni et non la Croatie qui a intégré l’UE au 1er juillet 2013), de la Suisse, de l’Islande, de la Norvège et du Liechtenstein à partir de la population de 2010.

Le taux de mortalité infantile d’une année donnée est le rapport entre le nombre d’enfants décédés dans leur première année et l’ensemble des enfants nés vivants cette même année.

Les décès sont considérés comme décès prématurés quand ils surviennent avant l’âge de 65 ans.

Sources

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) est dédié à la recherche biologique, médicale et à la santé humaine. Le Ouvrir dans un nouvel ongletCentre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) est une unité de service de l’Inserm.

Pour en savoir plus

(1) Godet F., Aubineau Y. (CépiDc), Costemalle V. (Drees), Fouillet A. (Santé publique France), « Ouvrir dans un nouvel ongletNouvelle baisse de la mortalité en 2024 malgré une hausse due aux maladies respiratoires », Études et résultats no 1375, juin 2026.

(2) Samuel D., « Ouvrir dans un nouvel onglet40 ans de progrès médical par la recherche », médecine/sciences vol. 41, octobre 2025.

(3) Godet F., Aubineau Y. (CépiDc), Costemalle V. (Drees), Fouillet A., Coudin E. (Santé publique France), « Ouvrir dans un nouvel ongletCauses de décès en France en 2023 : des disparités territoriales », Études et résultats no 1342, juillet 2025.

(4) Blanpain N., « Un enfant sur 250 meurt avant l’âge d’un an en France », Insee Première no 2048, avril 2025.

(5) Rochelle S., « En Normandie, en 2015, trois décès sur dix sont liés à une tumeur », Insee Flash Normandie no 69, octobre 2018.