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Insee Analyses Occitanie · Octobre 2026 · n° 173
Insee Analyses OccitanieUn ménage sur six est en situation de vulnérabilité énergétique liée à son logement en Occitanie

Julie Dereppe, Nabil Mounchit (Insee)

En 2021, 448 000 ménages sont en situation de vulnérabilité énergétique pour leur résidence principale en Occitanie, soit 17 % des ménages. Cette part est proche de celle de la France métropolitaine. Fortement variable d’un territoire à l’autre, la vulnérabilité énergétique des ménages dépend surtout des caractéristiques du parc de logements, des revenus et des conditions climatiques. Les logements énergivores sont moins fréquents dans le parc régional qu’au niveau métropolitain. Ces logements, souvent mal isolés, exposent leurs occupants au risque de vulnérabilité énergétique, de même que ceux chauffés au fioul ou de construction ancienne. En outre, vivre au sein d’un ménage pauvre multiplie par trois le risque d’être en situation de vulnérabilité énergétique. Les personnes seules sont particulièrement exposées à ce risque, notamment les femmes. Dans la région, la douceur du climat atténue l’exposition à la vulnérabilité énergétique, tandis que le niveau des revenus et les spécificités du parc de logements tendent à l’amplifier.

Insee Analyses Occitanie
No 173
Paru le :Paru le29/10/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Julie Dereppe, Nabil Mounchit (Insee)

Mesurer la vulnérabilité énergétique des ménages est un enjeu social et environnemental

La moitié des ménages de France métropolitaine consacre plus de 4,6 % de leur aux de leur résidence principale afin de maintenir un . Les ménages y consacrant au moins le double sont considérés comme vulnérables énergétiquement. Définie ainsi, la notion de permet d’appréhender deux problématiques majeures : le besoin de rénovation des logements et la difficulté financière pour les ménages de chauffer ou refroidir leur logement. Le ciblage de ces ménages vulnérables est nécessaire au déploiement de politiques publiques cohérentes et soucieuses de joindre aux enjeux de transition écologique la question des inégalités sociales.

En Occitanie comme en France métropolitaine, plus d’un ménage sur six est vulnérable énergétiquement

En 2021, 448 000 ménages d’Occitanie sont en situation de vulnérabilité énergétique liée à leur logement, soit 17,1 % des ménages. Ce niveau d’exposition est proche de la moyenne de France métropolitaine (17,4 %) et situe l’Occitanie en cinquième position des régions de l’Hexagone les moins affectées [figure complémentaire 1, données].

La vulnérabilité énergétique est plus fréquente dans les et se révèle d’autant plus forte que les ménages sont éloignés des villes [figure complémentaire 2, données]. Dans le , 31 % des ménages sont ainsi exposés à la vulnérabilité énergétique, bien plus que dans le rural périurbain (18 %) ou que dans les pôles urbains (14 %) et leur couronne (12 %). Fortement urbanisées, les zones littorales et les métropoles régionales sont moins concernées par la vulnérabilité énergétique (figure 1). Celle-ci revêt un caractère structurel dans certains territoires ruraux compte tenu de leur configuration spécifique (habitat individuel et dispersé, bâti ancien…). Toutefois, le nombre de ménages exposés dans ces zones peu denses est souvent faible. La moitié des ménages vulnérables de la région sont en effet plutôt situés en Haute-Garonne, dans l’Hérault, dans le Gard et dans le Tarn, départements à forte densité de population, marqués par une croissance démographique dynamique ou sous influence directe des métropoles régionales [figure complémentaire 3, données].

Figure 1 – Taux de vulnérabilité énergétique par intercommunalité d’Occitanie en 2021

(en %)
Taux de vulnérabilité énergétique par intercommunalité d’Occitanie en 2021 ((en %)) - Lecture : En 2021, 10,4 % des ménages de Toulouse Métropole sont en situation de vulnérabilité énergétique liée à leur résidence principale.
Code EPCI Libellé EPCI Part de ménages en situation de vulnérabilité énergétique
200006930 CC du Haut Allier 46,2
200017341 CC Lodévois et Larzac 19,1
200022986 CC du Grand Pic Saint-Loup 9,5
200023620 CC de la Gascogne Toulousaine 9,7
200023737 CA du Grand Cahors 19,9
200027183 CU Perpignan Méditerranée Métropole 11,4
200030435 CC d'Aire-sur-l'Adour 30,4
200034023 CC Tarn-Agout 16,7
200034031 CC des Monts d'Alban et du Villefranchois 60,5
200034049 CC Centre Tarn 38,5
200034056 CC du Lautrécois et du Pays d'Agout 25,6
200034064 CC du Cordais et du Causse (4 C) 32,9
200034379 CC Pays d'Uzès 15,8
200034411 CC du Piémont Cévenol 16,6
200034601 CC Causses Aigoual Cévennes 46,1
200034692 CA du Gard Rhodanien 14,4
200034726 CC Bastides de Lomagne 23,3
200034957 CC du Frontonnais 10,8
200035129 CC de Cèze Cévennes 29,5
200035327 CC Cazals-Salviac 45,4
200035632 CC Armagnac Adour 26,4
200035707 CC Piège Lauragais Malepère 24,1
200035715 CA Carcassonne Agglo 17,7
200035756 CC Astarac Arros en Gascogne 26,7
200035855 CC Castelnaudary Lauragais Audois 18,3
200035863 CC Région Lézignanaise, Corbières et Minervois 19,9
200039519 CC du Quercy Blanc 33,9
200040418 CC du Pays de Serres en Quercy 50,1
200040905 CC Carmausin-Ségala 31,1
200042372 CC des Coteaux Arrats Gimone 18,2
200042463 CC de la Montagne Noire 40,2
200042646 CC Grand Orb communauté de communes en Languedoc 24,6
200042653 CC Sud-Hérault 26,6
200043602 CC des Albères, de la Côte Vermeille et de l'Illibéris 11,9
200043776 CC Pyrénées Audoises 39,8
200044469 CC du Pays de Mirepoix 31,4
200049211 CC Conflent-Canigó 23,3
200066124 CA Gaillac-Graulhet 22,7
200066223 CC Arize Lèze 31,1
200066231 CC des Portes d'Ariège Pyrénées 20,7
200066322 CC Terres des Confluences 27,4
200066348 CC du Minervois au Caroux 40,1
200066355 CA Sète Agglopôle Méditerranée 8,8
200066363 CC de la Haute Ariège 24,4
200066371 CC Causses et Vallée de la Dordogne 33,4
200066553 CC des Monts de Lacaune et de la Montagne du Haut Languedoc 58,8
200066561 CC Sidobre Vals et Plateaux 30,9
200066652 CC Grand Sud Tarn et Garonne 15,3
200066819 CC du Volvestre 11,1
200066884 CC Quercy Vert-Aveyron 18,4
200066918 CA Alès Agglomération 20,6
200066926 CA Grand Auch Cœur de Gascogne 20,7
200067064 CC Decazeville Communauté 39,0
200067122 CC Coteaux et Plaines du Pays Lafrançaisain 26,0
200067155 CC Saint Affricain, Roquefort, Sept Vallons 20,4
200067163 CC Monts, Rance et Rougier 64,5
200067171 CC Aubrac, Carladez et Viadène 27,6
200067361 CC Grand-Figeac 27,0
200067478 CC Comtal Lot et Truyère 30,0
200067791 CA Pays Foix-Varilhes 20,1
200067940 CC Couserans-Pyrénées 34,9
200068484 CC des Causses à l'Aubrac 27,9
200068641 CA Le Muretain Agglo 9,1
200068807 CC du Bassin Auterivain Haut-Garonnais 11,7
200068815 CC Cœur de Garonne 15,8
200068831 CC Pays Ségali Communauté 35,2
200069102 CC Randon - Margeride 18,7
200069128 CC Mont Lozère 37,8
200069136 CC des Cévennes au Mont Lozère 42,1
200069144 CC des Hautes Terres de l'Aubrac 47,5
200069151 CC Gorges Causses Cévennes 34,3
200069185 CC des Terres d'Apcher-Margeride-Aubrac 28,3
200069268 CC Aubrac Lot Causses Tarn 26,4
200069300 CA Tarbes-Lourdes-Pyrénées 22,6
200069383 CC Ouest Aveyron Communauté 35,0
200070365 CC Corbières Salanque Méditerranée 18,7
200070787 CC du Plateau de Lannemezan 38,3
200070795 CC du Pays de Trie et du Magnoac 44,7
200070803 CC des Coteaux du Val d'Arros 25,7
200070811 CC Pyrénées Vallées des Gaves 28,6
200070829 CC Neste Barousse 41,5
200071058 CC Les Avant-Monts 21,0
200071298 CC des Terres du Lauragais 13,9
200071314 CC des Hauts Tolosans 12,3
200071926 CC du Limouxin 20,4
200072106 CC Adour Madiran 34,6
200072320 CC Val de Gers 44,4
200072635 CC Pyrénées Haut Garonnaises 43,4
200072643 CC Cœur et Coteaux du Comminges 32,0
200073146 CC Cagire Garonne Salat 41,0
240900431 CC du Pays de Tarascon 32,4
240900464 CC du Pays d'Olmes 49,5
241100593 CA Le Grand Narbonne 12,9
241200187 CA Rodez Agglomération 17,1
241200542 CC du Réquistanais 32,2
241200567 CC de Millau Grands Causses 18,0
241200625 CC du Pays Rignacois 39,5
241200641 CC Conques-Marcillac 33,4
241200658 CC du Pays de Salars 16,7
241200674 CC du Plateau de Montbazens 20,6
241200765 CC de Lévézou Pareloup 9,4
241200807 CC Aveyron Bas Ségala Viaur 36,4
241200906 CC Larzac et Vallées 32,8
241200914 CC de la Muse et des Raspes du Tarn 26,6
243000270 CC du Pays Viganais 22,3
243000296 CC du Pays de Sommières 10,9
243000569 CC Rhony, Vistre, Vidourle 9,1
243000585 CC Beaucaire Terre d'Argence 14,0
243000593 CC de Petite Camargue 8,7
243000643 CA de Nîmes Métropole 12,4
243000650 CC Terre de Camargue 8,2
243000684 CC du Pont du Gard 13,4
243100518 Toulouse Métropole 10,4
243100567 CC Lauragais Revel Sorezois 28,5
243100633 CA du Sicoval 8,3
243100732 CC des Coteaux du Girou 9,8
243100773 CC Val'Aïgo 16,1
243100781 CC de la Save au Touch 7,7
243100815 CC des Coteaux Bellevue 11,0
243200391 CC de la Lomagne Gersoise 32,6
243200409 CC du Bas Armagnac 41,8
243200417 CC de la Tenarèze 37,2
243200425 CC Cœur d'Astarac en Gascogne 32,0
243200458 CC du Grand Armagnac 42,4
243200508 CC Bastides et Vallons du Gers 25,8
243200599 CC du Saves 22,6
243200607 CC Artagnan de Fezensac 29,6
243400017 Montpellier Méditerranée Métropole 8,5
243400355 CC du Clermontais 14,5
243400470 CA du Pays de l'Or 7,2
243400488 CC La Domitienne 16,3
243400520 CC du Pays de Lunel 11,7
243400694 CC Vallée de l'Hérault 13,6
243400736 CC des Cévennes Gangeoises et Suménoises 21,1
243400769 CA de Béziers-Méditerranée 16,1
243400819 CA Hérault-Méditerranée 15,2
244600433 CC de la Vallée du Lot et du Vignoble 31,1
244600482 CC Quercy - Bouriane 26,7
244600532 CC du Pays de Lalbenque-Limogne 19,9
244600573 CC du Causse de Labastide-Murat 37,3
244800405 CC Cœur de Lozère 23,0
244800470 CC du Gévaudan 36,4
246500482 CC de la Haute-Bigorre 27,0
246500573 CC Aure Louron 23,2
246600282 CC Sud-Roussillon 9,3
246600373 CC du Vallespir 20,1
246600399 CC Pyrénées Cerdagne 26,5
246600415 CC Roussillon-Conflent 14,5
246600423 CC Agly Fenouillèdes 32,0
246600449 CC des Aspres 12,5
246600464 CC Pyrénées catalanes 13,3
246600548 CC du Haut Vallespir 23,6
248100158 CC du Sor et de l'Agout 20,1
248100430 CA de Castres Mazamet 24,6
248100497 CC Val 81 35,4
248100737 CA de l'Albigeois (C2A) 20,4
248100745 CC Thoré Montagne Noire 35,7
248200016 CC des Deux Rives 32,1
248200057 CC du Quercy Caussadais 27,4
248200065 CC de la Lomagne Tarn-et-Garonnaise 33,4
248200099 CA Grand Montauban 18,8
248200107 CC du Quercy Rouergue et des Gorges de l'Aveyron 57,1
248400251 CA du Grand Avignon (COGA) 7,9
  • Lecture : En 2021, 10,4 % des ménages de Toulouse Métropole sont en situation de vulnérabilité énergétique liée à leur résidence principale.
  • Champ : Ménages fiscaux d’Occitanie en logement ordinaire dont le niveau de vie est positif ou nul.
  • Sources : Insee, Fidéli 2022 ; SDES, bilan annuel de l’énergie 2021 ; Ademe, base des DPE juillet 2022-juin 2023.

Figure 1 – Taux de vulnérabilité énergétique par intercommunalité d’Occitanie en 2021

  • Lecture : En 2021, 10,4 % des ménages de Toulouse Métropole sont en situation de vulnérabilité énergétique liée à leur résidence principale.
  • Champ : Ménages fiscaux d’Occitanie en logement ordinaire dont le niveau de vie est positif ou nul.
  • Sources : Insee, Fidéli 2022 ; SDES, bilan annuel de l’énergie 2021 ; Ademe, base des DPE juillet 2022-juin 2023.

En Occitanie, peu de logements sont énergivores

En Occitanie, les résidences principales sont moins souvent classées F ou G selon le qu’au niveau national. Dans la région, 8 % sont des « passoires thermiques », contre 15 % en France métropolitaine. La moitié de ces logements énergivores sont occupés par des ménages vulnérables.

En périphérie ou éloignés des villes, les territoires ruraux concentrent près de six logements énergivores sur dix. Pour les autres, trois logements énergivores sur dix sont localisés au sein des pôles urbains, témoins d’un bâti historique plus ancien et d’une présence plus importante de logements collectifs, et seulement un sur dix dans les couronnes urbaines où les constructions sont plus récentes.

Dans la région, les dépenses énergétiques annuelles des ménages liées à leur résidence principale s’élèvent en moyenne à 1 570 € en 2021, contre 1 730 € en France métropolitaine. L’Occitanie est une des régions métropolitaines où les ménages dépensent le moins pour leurs besoins énergétiques, juste derrière la Corse (1 340 €) et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (1 410 €). À l’échelle départementale, les ménages dépensent en moyenne 1 280 € par an dans l’Hérault et jusqu’à 2 310 € en Lozère pour maintenir leur logement dans un confort thermique standard [figure complémentaire 3, données].

Les ménages vulnérables vivant en Occitanie dépensent en moyenne 2 380 € par an pour leurs besoins énergétiques, soit 50 % de dépenses en plus que la moyenne régionale.

La facture énergétique des ménages est liée à la performance énergétique et climatique du logement, mesurée par le DPE. Entre les logements classés A et G, les dépenses énergétiques conventionnelles varient en moyenne du simple au quadruple (de 710 € à 2 840 €), indépendamment des caractéristiques générales du logement comme sa superficie.

Chauffage au fioul, ancienneté du logement et mauvaise isolation sont autant de facteurs de risque

Le type d’habitat, son mode de chauffage, la surface du logement, la qualité de l’isolation ou l’année de construction ont un effet sur l’exposition à la vulnérabilité énergétique (figure 2). Parmi ces caractéristiques, le chauffage au fioul, l’année de construction du logement et le degré d’isolation ont une influence majeure.

Le fioul ne représente que 8 % des modes de chauffage, loin derrière l’électricité (50 %), le gaz (27 %) et les énergies renouvelables (15 %). Pourtant, 45 % des ménages qui habitent un logement chauffé au fioul sont en situation de vulnérabilité énergétique en 2021, ce qui est trois fois plus élevé que lorsque le logement est chauffé au gaz ou à l’électricité (figure 2). Parmi les ménages utilisant le fioul pour chauffer leur logement, sept sur dix résident dans les territoires ruraux périurbains ou non périurbains, comme en Lozère, le gaz et l’électricité étant plutôt utilisés en milieu urbain.

Par ailleurs, plus d’un quart des ménages habitant des logements à l’isolation médiocre sont vulnérables énergétiquement. C’est également le cas pour les ménages habitant des logements construits avant 1975, période des premières réglementations thermiques en France.

Figure 2 – Taux de vulnérabilité énergétique selon les caractéristiques des logements en Occitanie en 2021

(en %)
Taux de vulnérabilité énergétique selon les caractéristiques des logements en Occitanie en 2021 ((en %)) - Lecture : En 2021, 23,2 % des logements de superficie supérieure à 120 m² sont occupés par des ménages vulnérables en Occitanie.
Type de caractéristique / Caractéristique du logement Part de ménages vulnérables énergétiquement
Type de logement
Maisons 19,3
Appartements 13,2
Qualité du logement
Logements énergivores (DPE F ou G) 52,3
Isolation médiocre 26,7
Isolation performante 4,8
Surface
Logements de plus de 120 m² 23,2
Logements de moins de 45 m² 9,7
Année de construction
Logements construits avant 1975 27,7
Logements construits après 2005 4,4
Énergie de chauffage
Logements chauffés au fioul 45,0
Logements chauffés au gaz 16,3
Logements chauffés à l'électricité 13,6
  • Lecture : En 2021, 23,2 % des logements de superficie supérieure à 120 m² sont occupés par des ménages vulnérables en Occitanie.
  • Champ : Ménages fiscaux d’Occitanie en logement ordinaire dont le niveau de vie est positif ou nul.
  • Sources : Insee, Fidéli 2022 ; SDES, bilan annuel de l’énergie 2021 ; Ademe, base des DPE juillet 2022-juin 2023.

Figure 2 – Taux de vulnérabilité énergétique selon les caractéristiques des logements en Occitanie en 2021

  • Lecture : En 2021, 23,2 % des logements de superficie supérieure à 120 m² sont occupés par des ménages vulnérables en Occitanie.
  • Champ : Ménages fiscaux d’Occitanie en logement ordinaire dont le niveau de vie est positif ou nul.
  • Sources : Insee, Fidéli 2022 ; SDES, bilan annuel de l’énergie 2021 ; Ademe, base des DPE juillet 2022-juin 2023.

La moitié des ménages pauvres sont vulnérables énergétiquement

Le taux d’effort énergétique des ménages dépend de leur revenu. Parmi les , la moitié est en situation de vulnérabilité énergétique pour son logement (figure 3). Vivre en deçà du seuil de pauvreté multiplie ainsi par trois le risque d’être en situation de vulnérabilité énergétique liée au logement, toutes choses égales par ailleurs. Parmi les 10 % de ménages les plus modestes, sept ménages sur dix sont vulnérables, ce risque déclinant à mesure que le niveau de vie progresse.

L’exposition des ménages pauvres à la vulnérabilité énergétique liée à l’habitat augmente aussi avec l’éloignement des villes : alors que 40 % des ménages pauvres sont vulnérables dans les pôles urbains, l’exposition au risque culmine à 72 % dans le rural non périurbain.

Figure 3 – Taux de vulnérabilité énergétique selon les caractéristiques des ménages d’Occitanie en 2021

(en %)
Taux de vulnérabilité énergétique selon les caractéristiques des ménages d’Occitanie en 2021 ((en %)) - Lecture : En 2021, 14,8 % des familles monoparentales sont vulnérables énergétiquement en Occitanie.
Type de caractéristique / Caractéristique du ménage Part de ménages vulnérables énergétiquement
Type de ménage
Personne seule 29,6
Famille monoparentale 14,8
Couple sans enfant 9,5
Couple avec enfant 3,3
Âge de la personne de référence
Moins de 25 ans 26,0
65 ans ou plus 25,8
Entre 25 ans et 64 ans 12,0
Statut d'occupation
Locataires du parc privé 23,0
Propriétaires 18,7
Locataires du parc social 12,7
Revenus
Ménages pauvres 49,9
Ménages non pauvres 9,7
  • Lecture : En 2021, 14,8 % des familles monoparentales sont vulnérables énergétiquement en Occitanie.
  • Champ : Ménages fiscaux d’Occitanie en logement ordinaire dont le niveau de vie est positif ou nul.
  • Sources : Insee, Fidéli 2022 ; SDES, bilan annuel de l’énergie 2021 ; Ademe, base des DPE juillet 2022-juin 2023.

Figure 3 – Taux de vulnérabilité énergétique selon les caractéristiques des ménages d’Occitanie en 2021

  • Lecture : En 2021, 14,8 % des familles monoparentales sont vulnérables énergétiquement en Occitanie.
  • Champ : Ménages fiscaux d’Occitanie en logement ordinaire dont le niveau de vie est positif ou nul.
  • Sources : Insee, Fidéli 2022 ; SDES, bilan annuel de l’énergie 2021 ; Ademe, base des DPE juillet 2022-juin 2023.

Les personnes seules sont particulièrement concernées, notamment les femmes

À l’image des caractéristiques des ménages pauvres en Occitanie, les personnes seules, et notamment les femmes, sont concernées par la vulnérabilité énergétique.

Dans la région, trois personnes seules sur dix sont en situation de vulnérabilité énergétique liée à leur logement (figure 3). Ce type de ménage est le plus exposé, ne bénéficiant pas des économies d’échelle pour ses dépenses énergétiques. Les personnes seules représentent 72 % des ménages vulnérables de la région. Les femmes seules sont en outre davantage exposées que leurs homologues masculins (32 % contre 26 %). Les familles monoparentales sont plutôt moins exposées au risque, ayant davantage accès au parc social (19 % contre 10 % pour l’ensemble des ménages) en moyenne mieux isolé et de construction plus récente.

L’âge du référent du ménage est également un facteur de risque : les ménages les plus jeunes (référent âgé de moins de 25 ans) et les plus âgés (référent de 65 ans ou plus) sont les plus vulnérables énergétiquement, en lien avec des revenus disponibles moindres par rapport à l’ensemble de la population. Les jeunes de moins de 25 ans perçoivent en moyenne 18 700 € par an, soit deux fois moins que l’ensemble de la population (36 200 €). Les revenus annuels des seniors sont également en retrait (31 600 €).

Ces caractéristiques liées aux ménages et au logement permettent d’identifier des profils à risque de vulnérabilité, notamment ceux qui cumulent plusieurs facteurs de risque. Ainsi, parmi les personnes seules âgées de 65 ans ou plus et propriétaires de leur maison, 46 % sont vulnérables (50 % si la personne est une femme). Si en outre ces ménages se chauffent au fioul, l’exposition à la vulnérabilité énergétique grimpe à hauteur de 73 %.

Le climat doux atténue la vulnérabilité énergétique

Les écarts de vulnérabilité énergétique entre les territoires relèvent pour l’essentiel de facteurs liés aux caractéristiques du parc de résidences principales (type de logement, qualité d’isolation, mode de chauffage), aux revenus des ménages et aux conditions climatiques (pour comprendre).

L’exposition à la vulnérabilité énergétique en Occitanie est identique à la moyenne nationale : malgré la présence de zones de relief au nord (Massif central) et au sud de la région (Pyrénées), les effets favorables du climat globalement clément compensent ceux plus défavorables des revenus et des spécificités du parc de logements (figure 4).

En effet, la relative faiblesse de leurs ressources pénalise les ménages de la région, leur revenu disponible annuel moyen se situant nettement en retrait par rapport au niveau national (36 200 € contre 40 020 € en 2021). La présence plus importante de maisons individuelles et de grande superficie, ainsi qu’un bâti de moins bonne qualité augmente l’exposition au risque de vulnérabilité pour les ménages de la région par rapport à la moyenne nationale.

À l’échelle des départements d’Occitanie, le taux de vulnérabilité énergétique des ménages est plus faible sur la bande littorale. C’est surtout le cas dans l’Hérault, dans les Pyrénées-Orientales et dans le Gard, essentiellement grâce à la douceur du climat, contrebalançant la faiblesse des revenus. Dans l’Aude, le climat particulièrement doux ne compense pas la structure des revenus défavorable (revenu moyen plus faible, taux de pauvreté plus élevé). Les ménages de Haute-Garonne sont les moins exposés, essentiellement en raison de caractéristiques du bâti plus favorables. Il s’agit en outre du seul département de la région où le niveau des revenus, proche de celui de la France métropolitaine, ne constitue pas un facteur pénalisant.

Dans les départements à dominante rurale, les caractéristiques défavorables du bâti rendent les ménages plus vulnérables. La Lozère, l’Ariège, les Hautes-Pyrénées et l’Aveyron cumulent l’ensemble des facteurs défavorables liés au parc de logements, aux revenus et à la rudesse du climat.

C’est dans le Lot que les caractéristiques du parc de logements font le plus augmenter la vulnérabilité énergétique. On y trouve une proportion élevée de maisons individuelles, une qualité d’isolation inférieure à la moyenne couplée à une plus forte déperdition d’énergie et à un usage du fioul plus fréquent.

Figure 4 – Écart à la moyenne métropolitaine du taux de vulnérabilité énergétique par facteur d’exposition et par département en 2021

(en point de pourcentage)
Écart à la moyenne métropolitaine du taux de vulnérabilité énergétique par facteur d’exposition et par département en 2021 ((en point de pourcentage)) - Lecture : En 2021, le taux de vulnérabilité en Occitanie est inférieur de 0,3 point à celui de France métropolitaine. Cet écart se décompose en un effet défavorable de la structure des revenus (+3,3 points) ainsi que des caractéristiques du parc résidentiel (+1,8 point), et en un effet favorable lié au climat plus clément (-5,4 points) et aux spécificités territoriales non prises en compte dans le modèle (-0,1 point).
Libellé du territoire Revenus Spécificités territoriales Climat Bâti Écarts de taux de vulnérabilité
Haute-Garonne 0,0 0,7 -1,7 -4,5 -5,5
Hérault 4,1 1,9 -10,5 -0,9 -5,3
Pyrénées-Orientales 5,6 -1,3 -10,1 1,8 -4,1
Gard 4,3 -0,8 -10,5 4,3 -2,7
Occitanie 3,3 -0,1 -5,4 1,8 -0,3
Aude 7,5 0,0 -10,3 3,7 0,9
Tarn-et-Garonne 3,1 -1,1 -1,8 6,0 6,2
Tarn 2,8 -0,8 -1,5 7,0 7,4
Aveyron 2,7 -2,2 2,3 6,4 9,1
Hautes-Pyrénées 4,6 -0,3 0,4 5,0 9,6
Gers 3,9 -1,2 -1,8 9,2 10,1
Lot 4,0 -4,6 -1,6 12,4 10,3
Ariège 5,4 -1,6 0,9 5,8 10,4
Lozère 1,7 -0,2 4,0 9,2 14,6
  • Note : Du fait des arrondis, la somme des effets peut être légèrement différente de la valeur de l’ensemble des écarts expliqués.
  • Lecture : En 2021, le taux de vulnérabilité en Occitanie est inférieur de 0,3 point à celui de France métropolitaine. Cet écart se décompose en un effet défavorable de la structure des revenus (+3,3 points) ainsi que des caractéristiques du parc résidentiel (+1,8 point), et en un effet favorable lié au climat plus clément (-5,4 points) et aux spécificités territoriales non prises en compte dans le modèle (-0,1 point).
  • Champ : Ménages fiscaux d’Occitanie en logement ordinaire dont le niveau de vie est positif ou nul.
  • Sources : Insee, Fidéli 2022 ; SDES, bilan annuel de l’énergie 2021 ; Ademe, base des DPE juillet 2022-juin 2023.

Figure 4 – Écart à la moyenne métropolitaine du taux de vulnérabilité énergétique par facteur d’exposition et par département en 2021

  • Note : Du fait des arrondis, la somme des effets peut être légèrement différente de la valeur de l’ensemble des écarts expliqués.
  • Lecture : En 2021, le taux de vulnérabilité en Occitanie est inférieur de 0,3 point à celui de France métropolitaine. Cet écart se décompose en un effet défavorable de la structure des revenus (+3,3 points) ainsi que des caractéristiques du parc résidentiel (+1,8 point), et en un effet favorable lié au climat plus clément (-5,4 points) et aux spécificités territoriales non prises en compte dans le modèle (-0,1 point).
  • Champ : Ménages fiscaux d’Occitanie en logement ordinaire dont le niveau de vie est positif ou nul.
  • Sources : Insee, Fidéli 2022 ; SDES, bilan annuel de l’énergie 2021 ; Ademe, base des DPE juillet 2022-juin 2023.

Encadré 1 – Mesurer les conséquences de l’inflation des prix de l’énergie et l’impact des politiques publiques de rénovation énergétique

Le contexte économique et géopolitique peut entraîner des périodes de forte hausse des prix de l’énergie. Cette inflation n’est pas forcément compensée par une hausse de revenus, ce qui a une incidence sur la vulnérabilité énergétique des ménages. L’action publique constitue un levier pour améliorer l’efficacité énergétique des logements et ainsi diminuer l’impact financier des dépenses énergétiques liées à l’habitat sur le budget des ménages. Un modèle de simulation permet d’estimer l’impact de ces deux volets (évolution des prix et efficacité énergétique des logements) sur le taux de vulnérabilité énergétique.

Ainsi, hors prise en compte des dispositifs d’aides de l’État (chèque énergie par exemple), une hausse des prix de 47 % de l’électricité, 65 % du gaz et 35 % du fioul (évolution constatée entre 2021 et 2024 [Dunand, 2024 ; pour en savoir plus (5)]) combinée à une hausse de 5 % des revenus disponibles entraînerait 232 000 ménages supplémentaires en situation de vulnérabilité énergétique en Occitanie, soit un taux de vulnérabilité énergétique de 27 %, en augmentation de 10 points. La grande majorité des nouveaux ménages vulnérables (68 %) résiderait dans des logements classés D ou E, 20 % en A, B ou C, et seulement 12 % dans des « passoires thermiques » classées F ou G.

Pour estimer les conséquences des aides financières de l’État en matière de rénovation énergétique (MaPrimeRénov’, certificats d’économie d’énergie, financement à taux zéro), le deuxième volet de la simulation consiste à estimer l’effet d’un scénario de rénovation reposant sur le changement d’étiquette DPE d’une partie des logements de la région. Par exemple, la conversion de l’ensemble des logements énergivores classés F ou G en D, et de la moitié des étiquettes D en B aurait pour effet une diminution significative du nombre de ménages vulnérables (-110 000), soit un taux de vulnérabilité énergétique de 13 %. La consommation énergétique conventionnelle reculerait de 20 %, réduisant à la fois l’empreinte carbone du parc résidentiel régional et le niveau des dépenses des ménages d’Occitanie (-14 %).

Publication rédigée par :Julie Dereppe, Nabil Mounchit (Insee)

Pour comprendre

Pour pouvoir réaliser des estimations de vulnérabilité énergétique à un niveau géographique fin, les données de DPE ont été appariées avec les logements et leurs ménages occupants issus de la base Fidéli. Les données ainsi produites ont été pondérées par calage, afin d’être représentatives des structures essentielles du parc immobilier au 1er janvier 2022 et de certaines caractéristiques des ménages. Elles permettent notamment de connaître le mix énergétique de chaque logement, ses besoins énergétiques conventionnels associés et le revenu des ménages occupants pour l’année 2021. À partir de données de prix moyens des énergies, on estime alors les dépenses conventionnelles et le taux de vulnérabilité des ménages en 2021.

Une modélisation linéaire simple permet par ailleurs d’estimer dans quelle mesure les

caractéristiques suivantes font varier le taux de vulnérabilité d’un territoire par rapport à un autre :

  • le revenu des ménages (revenu disponible moyen des ménages et taux de pauvreté) ;
  • le climat (pourcentage de logements relevant de chacune des huit catégories climatiques et des trois classes d’altitudes utilisées dans les calculs des DPE) ;
  • le bâti, selon trois caractéristiques : la forme d’habitat (appartement ou maison, surface, logement social ou pas, etc.), la qualité de l’isolation (coefficient moyen de déperdition énergétique du logement, indice d’isolation moyen) et l’énergie principale de chauffage.

Les différences non prises en compte par le modèle (effet résiduel) peuvent s’entendre comme relevant des spécificités du territoire.

Publication rédigée par :Julie Dereppe, Nabil Mounchit (Insee)

Sources

Les fichiers démographiques sur les logements et les individus (Fidéli) sont le regroupement de données d’origine fiscale (fichier de la taxe d’habitation, fichier des propriétés bâties, fichiers d’imposition des personnes et fichier des déclarations de revenus), de données complémentaires contextuelles visant à enrichir les informations fiscales avec des variables permettant de mieux décrire les adresses auxquelles les personnes habitent, et d’informations sur les grands agrégats de revenus déclarés ainsi que sur les montants de prestations sociales reçues par les ménages. Le fichier Fidéli retenu est celui de 2022, sur le champ des résidences principales. Les informations concernant les revenus des ménages portent donc sur l’année fiscale 2021.

L’estimation des dépenses qu’un ménage doit consacrer à l’énergie pour son logement repose sur les diagnostics de performance énergétique (DPE). L’Ademe propose en accès libre de consulter les principales variables de la base enregistrant l’ensemble des DPE. Les DPE retenus ici sont ceux qui ont été enregistrés par les diagnostiqueurs pour la période allant de juillet 2022 à juin 2023.

Définitions

Le revenu disponible est le revenu à la disposition du ménage pour consommer et épargner. Il comprend les revenus d’activité nets des cotisations sociales, les indemnités de chômage, les retraites et pensions, les revenus du patrimoine (fonciers et financiers) et les autres prestations sociales perçues, net des impôts directs. Il n’est donc pas net, en revanche, des dépenses de loyer ou éventuels remboursements de prêts immobiliers des ménages.

Dans cette étude, les dépenses énergétiques conventionnelles portent sur l’ensemble des usages de l’énergie pour le logement relevés par les diagnostics de performance énergétique (DPE), notamment le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire et la climatisation. Cette dernière tend à être sous-estimée, ne serait-ce que parce que les besoins de climatisation des logements ne sont pris en compte que s’ils sont équipés d’un système de climatisation fixe. On parle de dépenses « conventionnelles » car les besoins d’énergie estimés par les DPE correspondent au maintien d’un confort thermique standard dans le logement. Celui-ci consiste notamment, pendant la saison froide, à maintenir la température intérieure à 19 °C pendant les heures usuelles de présence à domicile (semaine et week-end) et à 16 °C le reste du temps.

Les dépenses conventionnelles sont donc, par construction, indépendantes des comportements énergétiques réels des occupants. Les dépenses réelles peuvent être inférieures, par exemple lorsqu’un ménage dont les enfants ont décohabité continue de vivre dans le logement familial sous-occupé, et ne chauffe plus l’ensemble des pièces.

Un ménage est dit en situation de vulnérabilité énergétique pour sa résidence principale si ses dépenses énergétiques conventionnelles liées à l’habitat rapportées à son revenu disponible (c’est-à-dire son taux d’effort énergétique pour le logement) sont supérieures à 9,2 %. Ce seuil correspond au double de la médiane des taux d’effort observés en France métropolitaine en 2021. Sont systématiquement considérés comme non vulnérables les ménages dont le niveau de vie dépasse le 3e quartile, c’est-à-dire ceux que leur niveau de vie place parmi les 25 % de ménages les plus aisés.

La typologie urbain-rural s’appuie sur celle de la grille communale de densité, qui permet de classer les communes en fonction du nombre d’habitants et de la répartition de ces habitants sur leur territoire. L’aire d’attraction d’une ville désigne un ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué d’un pôle de population et d’emploi, et d’une couronne qui regroupe les communes dont au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle. Le croisement des deux zonages permet de distinguer les communes urbaines selon qu’elles constituent un pôle ou qu’elles font partie d’une couronne d’une aire, ainsi que les communes rurales, selon qu’elles sont, au vu des déplacements domicile-travail, sous l’influence de grandes agglomérations (rural périurbain) ou bien qu’elles en sont éloignées (rural non périurbain).

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) renseigne sur la performance énergétique d’un logement en évaluant sa consommation d’énergie conventionnelle et ses émissions conventionnelles de gaz à effet de serre (GES) au m2. L’établissement de ces diagnostics s’inscrit dans le cadre de la politique énergétique définie au niveau européen, qui vise à réduire la consommation d’énergie des bâtiments. L’étiquette de A à G attribuée par les diagnostiqueurs concernant la dimension de consommation énergétique dépend des caractéristiques du bâti (dont les combustibles utilisés) et du climat local. Les DPE fournissent également, entre autres, l’indice d’isolation de l’enveloppe du logement en quatre modalités, de « médiocre » à « très performante ».

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu’il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Le seuil est fixé à 60 % du niveau de vie médian. Il est de 1 158 euros par mois en 2021.

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc identique pour tous les individus d’un même ménage. Les UC sont calculées selon l’échelle d’équivalence de l’OCDE modifiée (1 pour le premier adulte du ménage, 0,5 pour les autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 pour les enfants de moins de 14 ans).

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Lenzi E., Masson K., Mora V., Prusse S., « Près de 5 millions de ménages en situation de vulnérabilité énergétique pour leur logement en 2021 », Insee Analyses no 106, avril 2025.

(3) Beck S., Masson K., Mora V., Prusse S., « Une estimation du taux de vulnérabilité énergétique des ménages pour le logement », Document de travail no 2025-01, janvier 2025.

(4) Mounchit N., « Le fioul, un mode de chauffage en déclin mais encore présent dans le rural en Occitanie », Insee Flash Occitanie no 152, janvier 2026. 

(5) Dunand O. et al., « Les prix de vente de l’électricité et du gaz aux clients professionnels resteraient en 2024 bien supérieurs à leur niveau de 2021 », Insee Focus no 326, mai 2024.