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Insee Analyses Ile-de-France · Septembre 2026 · n° 226
Insee Analyses Ile-de-FranceDepuis mi-2025, l’avantage historique de l’Île-de-France face au chômage a disparu

Élisabeth Prévost (Insee)

Historiquement inférieur à celui de la France métropolitaine, le taux de chômage francilien s’en est progressivement rapproché depuis 2016, notamment à partir de la crise sanitaire. Depuis 2025, taux francilien et métropolitain sont quasi identiques. Les écarts se sont resserrés pour toutes les tranches d’âge. Le nombre d’inscrits à France Travail, notamment parmi les jeunes, progresse plus vite en Île-de-France. Alors que sa population active reste particulièrement dynamique, l’Île-de-France ne bénéficie plus d’une hausse des emplois significativement supérieure au reste du pays. L’emploi des résidents franciliens dans les secteurs largement implantés dans la région tels que le commerce, l’hébergement-restauration, les activités scientifiques et techniques ou encore l’information et communication ont notamment pâti de la crise sanitaire et du développement du télétravail.

Insee Analyses Ile-de-France
No 226
Paru le :Paru le23/09/2026

Le taux de chômage francilien rejoint durablement le taux de chômage national

Au deuxième trimestre 2026, le francilien s’établit à 8,2 % de la population active, un taux très légèrement supérieur à celui observé pour l’ensemble de la France métropolitaine. Depuis 1982, le taux de chômage francilien s’affichait en moyenne à un niveau inférieur de 0,9 point à celui de l’ensemble de la France métropolitaine, témoignant d’un marché de l’emploi plus favorable qu’au niveau national. La convergence des deux taux, qui s’observe depuis le deuxième trimestre 2025, constitue un phénomène nouveau amorcé à partir de la crise de la Covid-19.

Sur longue période, les fluctuations des taux de chômage au niveau national et dans les différentes régions, et notamment en Île-de-France, sont relativement similaires, reflétant l’évolution de la situation économique (figure 1). Après la phase prolongée d’augmentation du chômage allant de la première crise pétrolière au milieu des années 1980, l’Île-de-France a ensuite connu, à l’image du pays, une amélioration de l’emploi liée à la reprise économique et à la vigueur du secteur des services. Après une détérioration à partir de 1991, le taux de chômage a de nouveau reflué grâce au redémarrage économique en 1997.

Au début des années 2000, la crise mondiale liée notamment à l’éclatement de la bulle internet se traduit par un ralentissement de la croissance française et une nouvelle remontée du taux de chômage, mais aussi par un rapprochement entre taux francilien et taux national. L’écart s’efface totalement en 2003, avant de se creuser de nouveau à partir de 2005. La structure économique francilienne a joué en sa défaveur à cette époque. Le ralentissement des activités informatiques amorcé en 2002 a entraîné en particulier une multiplication par trois du nombre d’informaticiens inscrits au chômage. L’Île-de-France, qui emploie trois sur cinq de ce secteur à l’échelle nationale, en a été affectée plus durement.

Après la crise financière de 2008, le différentiel entre taux de chômage francilien et national s’accentue de nouveau. L’écart maximal est atteint en 2013, avec une différence de 1,3 point alors que le chômage retrouve partout un niveau élevé, le taux régional s’élevant alors à 8,8 %.

Toutefois, depuis 2016, cet écart tend à se resserrer, puis se réduit brutalement pendant la crise sanitaire : la région francilienne est pénalisée par sa spécialisation sectorielle dans les activités liées au tourisme. C’est un tournant : l’écart des taux de chômage, ramené à 0,2 point à la fin de 2020, ne se recreuse pas au moment du rétablissement économique post-Covid. Il s’annule même à partir de mi-2025, alors que le chômage amorce une remontée dans la région comme au niveau national.

La disparition de l’avantage francilien en matière de chômage s’observe dans toutes les tranches d’âge (figure 2). La réduction de l’écart de taux est particulièrement marquée pour les 15-24 ans. Entre 2016, son point le plus haut, et 2025, le taux de chômage des jeunes en Île-de-France s’est réduit de 0,7 point, quand l’amélioration au niveau national atteint 6,1 points, ce qui ramène l’écart de 6,5 points à 1,1 point : le taux francilien (18,3 %) est désormais à peine inférieur au taux national (19,4 %). La tranche 25-49 ans, la plus nombreuse, connaît également une amélioration plus forte du chômage au niveau national (-2,1 points) qu’en Île-de-France (-1,4 point), les deux taux devenant identiques à 6,7 %. Au-delà de 50 ans, la baisse est également plus marquée au niveau national (-1,8 point contre -1,3 point) : désormais, le marché du travail pour les 50 ans ou plus est moins favorable en Île-de-France.

Figure 1 – Évolution du taux de chômage entre le premier trimestre 1982 et le deuxième trimestre 2026

(en %)
Évolution du taux de chômage entre le premier trimestre 1982 et le deuxième trimestre 2026 ((en %)) - Lecture : Au 2e trimestre 2026, le taux de chômage francilien s’établit à 8,2 % de la population active, celui de France métropolitaine, à 8,1 %.
Trimestre Île‑de‑France France métropolitaine
T1 1982 5,6 6,7
T2 1982 5,7 6,8
T3 1982 5,7 7,0
T4 1982 5,7 7,0
T1 1983 5,6 7,0
T2 1983 5,6 7,0
T3 1983 5,8 7,2
T4 1983 6,0 7,5
T1 1984 6,2 7,9
T2 1984 6,5 8,3
T3 1984 6,7 8,5
T4 1984 6,8 8,7
T1 1985 6,9 8,8
T2 1985 7,0 8,8
T3 1985 7,2 8,8
T4 1985 7,3 8,8
T1 1986 7,3 8,7
T2 1986 7,3 8,8
T3 1986 7,3 8,8
T4 1986 7,4 8,9
T1 1987 7,5 9,0
T2 1987 7,5 9,0
T3 1987 7,5 8,8
T4 1987 7,4 8,8
T1 1988 7,4 8,7
T2 1988 7,3 8,6
T3 1988 7,3 8,5
T4 1988 7,1 8,3
T1 1989 6,9 8,1
T2 1989 6,7 7,9
T3 1989 6,6 7,8
T4 1989 6,5 7,8
T1 1990 6,5 7,7
T2 1990 6,5 7,7
T3 1990 6,4 7,6
T4 1990 6,4 7,6
T1 1991 6,4 7,6
T2 1991 6,6 7,7
T3 1991 6,9 8,0
T4 1991 7,0 8,2
T1 1992 7,1 8,4
T2 1992 7,3 8,6
T3 1992 7,6 8,8
T4 1992 7,9 9,0
T1 1993 8,2 9,2
T2 1993 8,6 9,5
T3 1993 8,9 9,8
T4 1993 9,2 10,1
T1 1994 9,3 10,3
T2 1994 9,3 10,4
T3 1994 9,2 10,3
T4 1994 9,1 10,1
T1 1995 8,9 9,8
T2 1995 8,8 9,6
T3 1995 8,7 9,5
T4 1995 8,8 9,6
T1 1996 9,0 9,9
T2 1996 9,2 10,1
T3 1996 9,2 10,2
T4 1996 9,2 10,2
T1 1997 9,3 10,3
T2 1997 9,4 10,3
T3 1997 9,4 10,3
T4 1997 9,2 10,1
T1 1998 9,1 9,9
T2 1998 9,0 9,8
T3 1998 8,9 9,7
T4 1998 8,9 9,8
T1 1999 8,9 9,8
T2 1999 8,8 9,8
T3 1999 8,5 9,5
T4 1999 8,2 9,1
T1 2000 7,8 8,7
T2 2000 7,4 8,3
T3 2000 7,1 8,0
T4 2000 6,8 7,7
T1 2001 6,5 7,4
T2 2001 6,4 7,3
T3 2001 6,5 7,3
T4 2001 6,6 7,4
T1 2002 6,8 7,5
T2 2002 7,1 7,5
T3 2002 7,3 7,5
T4 2002 7,4 7,6
T1 2003 7,8 8,0
T2 2003 8,1 8,1
T3 2003 8,1 8,0
T4 2003 8,5 8,4
T1 2004 8,7 8,6
T2 2004 8,5 8,4
T3 2004 8,5 8,5
T4 2004 8,6 8,6
T1 2005 8,3 8,3
T2 2005 8,4 8,4
T3 2005 8,4 8,6
T4 2005 8,5 8,7
T1 2006 8,4 8,8
T2 2006 8,1 8,6
T3 2006 8,1 8,5
T4 2006 7,5 8,1
T1 2007 7,7 8,1
T2 2007 7,4 7,8
T3 2007 7,2 7,6
T4 2007 6,6 7,2
T1 2008 6,3 6,8
T2 2008 6,4 7,0
T3 2008 6,4 7,1
T4 2008 6,5 7,5
T1 2009 7,1 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,8 8,8
T4 2009 8,2 9,2
T1 2010 8,0 9,0
T2 2010 7,9 8,9
T3 2010 7,9 8,9
T4 2010 8,0 8,9
T1 2011 7,8 8,8
T2 2011 7,8 8,7
T3 2011 7,9 8,8
T4 2011 8,0 9,0
T1 2012 8,1 9,1
T2 2012 8,2 9,3
T3 2012 8,3 9,4
T4 2012 8,5 9,8
T1 2013 8,7 10,0
T2 2013 8,8 10,1
T3 2013 8,7 9,9
T4 2013 8,7 9,8
T1 2014 8,7 9,8
T2 2014 8,7 9,8
T3 2014 8,8 9,9
T4 2014 9,0 10,1
T1 2015 8,8 10,0
T2 2015 9,0 10,2
T3 2015 8,9 10,0
T4 2015 8,8 9,9
T1 2016 8,8 9,9
T2 2016 8,6 9,7
T3 2016 8,5 9,6
T4 2016 8,7 9,7
T1 2017 8,3 9,3
T2 2017 8,2 9,2
T3 2017 8,3 9,2
T4 2017 7,8 8,7
T1 2018 8,1 9,0
T2 2018 8,0 8,8
T3 2018 7,8 8,6
T4 2018 7,7 8,4
T1 2019 7,6 8,5
T2 2019 7,4 8,2
T3 2019 7,4 8,1
T4 2019 7,2 7,9
T1 2020 7,0 7,7
T2 2020 6,3 7,1
T3 2020 8,2 8,7
T4 2020 7,7 7,9
T1 2021 7,8 8,0
T2 2021 7,5 7,8
T3 2021 7,5 7,7
T4 2021 7,1 7,2
T1 2022 7,0 7,1
T2 2022 7,0 7,2
T3 2022 6,8 7,0
T4 2022 6,8 6,9
T1 2023 6,7 6,9
T2 2023 6,8 7,0
T3 2023 7,0 7,2
T4 2023 7,2 7,3
T1 2024 7,1 7,3
T2 2024 6,9 7,1
T3 2024 7,0 7,2
T4 2024 7,0 7,1
T1 2025 7,2 7,3
T2 2025 7,4 7,4
T3 2025 7,5 7,5
T4 2025 7,6 7,7
T1 2026 7,9 7,9
T2 2026 8,2 8,1
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Lecture : Au 2e trimestre 2026, le taux de chômage francilien s’établit à 8,2 % de la population active, celui de France métropolitaine, à 8,1 %.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 1 – Évolution du taux de chômage entre le premier trimestre 1982 et le deuxième trimestre 2026

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Lecture : Au 2e trimestre 2026, le taux de chômage francilien s’établit à 8,2 % de la population active, celui de France métropolitaine, à 8,1 %.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 2 – Évolution des taux de chômage localisés par âge (moyenne annuelle) en Île-de-France et en France métropolitaine

(en %)
Évolution des taux de chômage localisés par âge (moyenne annuelle) en Île-de-France et en France métropolitaine ((en %)) - Lecture : En 2025, le taux de chômage francilien des 15-24 ans s’établit à 18,3 % de la population active, celui de France métropolitaine à 19,4 %.
Année 15 à 24 ans – France métropolitaine 15 à 24 ans – Île‑de‑France 25 à 49 ans – France métropolitaine 25 à 49 ans – Île‑de‑France 50 ans ou plus - France métropolitaine 50 ans ou plus – Île‑de‑France
1996 22,6 16,7 9,1 8,7 6,3 7,0
1997 23,1 16,9 9,3 8,9 6,5 7,2
1998 21,6 15,9 8,9 8,6 6,6 7,2
1999 21,4 15,3 8,6 8,2 6,4 6,8
2000 17,3 11,8 7,5 7,1 5,5 5,6
2001 16,4 11,1 6,8 6,4 4,7 4,7
2002 17,3 13,1 6,8 6,9 4,8 5,1
2003 19,5 16,0 7,4 7,9 5,0 5,4
2004 21,1 17,7 7,6 8,2 5,2 5,7
2005 21,7 17,8 7,6 8,1 5,0 5,4
2006 22,9 18,3 7,4 7,5 5,1 5,3
2007 20,3 15,8 6,8 6,9 4,6 4,8
2008 19,6 14,5 6,1 6,0 4,2 4,4
2009 24,4 17,7 7,6 7,1 5,2 5,2
2010 24,1 18,1 7,9 7,4 5,4 5,3
2011 23,5 17,3 7,9 7,5 5,5 5,3
2012 25,2 18,4 8,5 7,9 5,9 5,7
2013 25,7 18,8 9,0 8,4 6,5 6,3
2014 24,9 18,4 9,1 8,5 6,7 6,5
2015 25,5 18,7 9,1 8,5 6,8 6,7
2016 25,5 19,0 8,8 8,1 6,6 6,6
2017 22,9 16,7 8,3 7,8 6,4 6,2
2018 21,4 15,9 7,9 7,6 6,1 6,0
2019 20,2 15,3 7,3 6,8 6,0 6,2
2020 21,1 17,3 7,1 6,8 5,3 5,5
2021 18,5 16,2 6,9 6,9 5,6 6,1
2022 16,9 14,7 6,4 6,4 5,0 5,5
2023 16,8 15,1 6,5 6,3 4,9 5,4
2024 18,3 16,9 6,4 6,4 4,7 5,0
2025 19,4 18,3 6,7 6,7 4,8 5,3
  • Lecture : En 2025, le taux de chômage francilien des 15-24 ans s’établit à 18,3 % de la population active, celui de France métropolitaine à 19,4 %.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 2 – Évolution des taux de chômage localisés par âge (moyenne annuelle) en Île-de-France et en France métropolitaine

  • Lecture : En 2025, le taux de chômage francilien des 15-24 ans s’établit à 18,3 % de la population active, celui de France métropolitaine à 19,4 %.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Une hausse plus vive du nombre d’inscrits à France Travail depuis 2023

L’évolution du nombre de chômeurs, évalué à partir du nombre d’inscrits à France Travail, met aussi en évidence un renversement de tendance au détriment de l’Île-de-France.

Entre 2008 et 2017, le nombre d’inscrits à France Travail en catégories A, B et C augmente moins rapidement en Île-de-France qu’en France métropolitaine (avertissement). Ce phénomène a commencé à s’inverser en 2017, puis de façon encore plus nette lors de la crise sanitaire. Au cours de cette période, les effectifs d’inscrits progressent plus fortement dans la région, réduisant ainsi l’écart observé précédemment (figure 3).

Au cours des années 2021 et 2022, alors que la crise sanitaire se résorbe, le nombre d’inscrits diminue. Cependant, la région francilienne profite moins de cette tendance, avec une baisse plus limitée qu’au niveau national. De même, depuis 2023, le nombre d’inscrits repart à la hausse à un rythme plus soutenu dans la région qu’en France métropolitaine. Il y dépasse même son niveau d’avant-crise, contrairement au niveau national.

Aucune tranche d’âge n’échappe à la perte progressive de l’avantage francilien en matière de demande d’emploi. Cela est particulièrement visible pour les jeunes de moins de 25 ans, pour lesquels le nombre d’inscrits augmente de près de 17 % entre le quatrième trimestre 2016 et le quatrième trimestre 2024 alors même qu’il se contracte au niveau national (-9,4 % en France métropolitaine). Cette évolution différenciée pénalise d’autant plus l’Île-de-France que celle-ci se caractérise par la jeunesse de sa population. Les jeunes de moins de 25 ans représentent désormais 13 % des inscrits contre 10 % fin 2016, se rapprochant de la part observée en France métropolitaine, restée stable pendant cette même période (15 %).

Par ailleurs, de fin 1996 à fin 2024, le nombre de Franciliens de 25 à 49 ans inscrits à France Travail est quasiment stable alors qu’il se réduit nettement au niveau métropolitain (+0,5 % contre -7,9 %). Enfin, la hausse du nombre d’inscrits de 50 ans ou plus est sensiblement plus importante dans la région qu’en France métropolitaine (respectivement +10,0 % et +6,2 %).

En outre, le marché du travail francilien s’avère moins favorable pour les demandeurs d’emploi de longue durée (un an ou plus) que dans le reste de la France. Fin 2024, le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée en Île-de-France dépasse de 3,8 % celui du quatrième trimestre 2016, tandis qu’il se contracte de 6,5 % en France métropolitaine.

Si l’inscription généralisée de nouveaux publics depuis début 2025 (bénéficiaires du revenu de solidarité active et jeunes suivis en mission locale notamment), consécutive à la mise en place de la loi du plein emploi, modifie les volumes mesurés dans toutes les régions, les tendances différenciées entre Île-de-France et niveau national se poursuivent [figure complémentaire 1 ; données].

Avertissement sur les inscrits à France Travail

Depuis le 1er janvier 2025, la loi du plein emploi modifie en profondeur le fonctionnement de France Travail en élargissant fortement les publics inscrits et en renforçant les obligations. Désormais, l’inscription devient automatique pour l’ensemble des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) mais aussi pour leurs conjoints, concubins ou partenaires de Pacs. S’y ajoutent les jeunes suivis par des missions locales et qui sont, par exemple, en contrat d’engagement jeune (CEJ) ou en parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea). Les personnes en situation de handicap demandant un accompagnement par les Cap Emploi sont elles aussi automatiquement inscrites sur les listes. L’objectif est d’intégrer toutes les personnes sans emploi dans un même parcours de suivi.

En parallèle, un contrat d’engagement est généralisé. Il formalise les démarches attendues comme la recherche active d’emploi, la participation à des actions d’insertion ou de formation, avec, pour certains publics, un volume d’activité de 15 heures hebdomadaires.

Les modalités de sanction ont évolué en juin 2025 vers un système plus progressif mais aussi plus structuré. Les sanctions prévues dans le nouveau décret s’appliquent pour les personnes manquant à leur contrat d’engagement. La radiation reste possible en cas de non-respect répété des obligations, mais les décisions reposent davantage sur une appréciation globale de la situation que sur des automatismes.

Figure 3 – Évolution du nombre d’inscrits à France Travail en moyenne trimestrielle

(base 100 au 1er trimestre 1996)
Évolution du nombre d’inscrits à France Travail en moyenne trimestrielle ((base 100 au 1er trimestre 1996)) - Lecture : Entre le 1er trimestre 1996 et le 4e trimestre 2024, le nombre d’inscrits à France Travail a augmenté de 44,7 % en Île-de-France et de 38,5 % en France métropolitaine.
Trimestre Île‑de‑France France métropolitaine
T1 1996 100,0 100,0
T2 1996 99,7 100,9
T3 1996 100,9 102,4
T4 1996 101,8 103,5
T1 1997 103,0 104,8
T2 1997 103,7 106,0
T3 1997 104,2 106,7
T4 1997 104,4 107,0
T1 1998 104,6 107,1
T2 1998 104,5 107,0
T3 1998 104,5 106,9
T4 1998 104,9 107,3
T1 1999 104,1 107,5
T2 1999 103,9 107,6
T3 1999 101,2 105,4
T4 1999 99,4 103,0
T1 2000 96,8 100,4
T2 2000 92,9 97,2
T3 2000 90,5 95,1
T4 2000 86,8 91,9
T1 2001 84,9 89,8
T2 2001 84,7 89,1
T3 2001 85,9 89,4
T4 2001 88,2 91,2
T1 2002 91,4 92,2
T2 2002 94,5 93,0
T3 2002 97,2 93,6
T4 2002 99,5 94,5
T1 2003 101,6 96,1
T2 2003 104,1 97,0
T3 2003 105,5 98,4
T4 2003 107,4 99,9
T1 2004 106,5 99,2
T2 2004 107,6 100,3
T3 2004 108,9 101,6
T4 2004 109,8 102,5
T1 2005 110,0 103,0
T2 2005 109,5 103,4
T3 2005 107,2 102,2
T4 2005 104,5 100,2
T1 2006 101,2 98,0
T2 2006 97,9 95,3
T3 2006 95,0 92,7
T4 2006 92,9 90,7
T1 2007 90,5 88,1
T2 2007 88,4 85,9
T3 2007 86,6 84,5
T4 2007 84,0 82,9
T1 2008 82,6 81,9
T2 2008 81,5 81,2
T3 2008 81,7 82,1
T4 2008 83,2 85,1
T1 2009 87,0 90,2
T2 2009 91,7 95,5
T3 2009 95,6 98,8
T4 2009 98,9 101,7
T1 2010 100,3 103,2
T2 2010 101,3 104,7
T3 2010 102,3 105,7
T4 2010 103,0 106,5
T1 2011 103,7 107,6
T2 2011 104,7 108,7
T3 2011 105,7 110,2
T4 2011 107,1 112,1
T1 2012 108,7 114,1
T2 2012 110,2 116,0
T3 2012 112,8 119,1
T4 2012 115,3 122,3
T1 2013 118,9 125,4
T2 2013 120,4 127,5
T3 2013 121,5 128,2
T4 2013 124,2 129,9
T1 2014 126,3 131,6
T2 2014 128,2 133,5
T3 2014 129,7 135,2
T4 2014 132,0 137,8
T1 2015 133,9 140,2
T2 2015 136,4 143,3
T3 2015 136,8 143,6
T4 2015 138,4 144,9
T1 2016 139,0 145,3
T2 2016 137,9 144,5
T3 2016 138,3 145,2
T4 2016 138,5 145,5
T1 2017 139,3 146,6
T2 2017 140,4 147,7
T3 2017 141,6 148,9
T4 2017 142,4 149,6
T1 2018 143,0 149,7
T2 2018 143,5 149,7
T3 2018 143,4 149,6
T4 2018 143,2 149,4
T1 2019 143,4 149,2
T2 2019 142,5 148,2
T3 2019 141,7 146,6
T4 2019 140,4 145,2
T1 2020 141,2 145,2
T2 2020 150,1 154,4
T3 2020 151,1 153,3
T4 2020 152,7 152,3
T1 2021 152,5 152,3
T2 2021 151,3 151,1
T3 2021 148,3 147,7
T4 2021 143,3 143,2
T1 2022 140,3 139,4
T2 2022 139,0 137,4
T3 2022 138,7 137,0
T4 2022 137,2 135,6
T1 2023 136,7 135,0
T2 2023 137,3 134,9
T3 2023 138,1 135,5
T4 2023 139,1 136,1
T1 2024 139,1 135,8
T2 2024 139,6 136,1
T3 2024 141,6 136,8
T4 2024 144,7 138,5
  • Avertissement : Le nombre d’inscrits à France Travail du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Note : Données corrigées des variations saisonnières et des effets de jours ouvrables (CVS-CJO).
  • Lecture : Entre le 1er trimestre 1996 et le 4e trimestre 2024, le nombre d’inscrits à France Travail a augmenté de 44,7 % en Île-de-France et de 38,5 % en France métropolitaine.
  • Champ : Inscrits à France Travail en catégories A, B et C.
  • Source : France Travail-Dares, STMT.

Figure 3 – Évolution du nombre d’inscrits à France Travail en moyenne trimestrielle

  • Avertissement : Le nombre d’inscrits à France Travail du trimestre est une moyenne des données mensuelles afin de mieux dégager les évolutions tendancielles.
  • Note : Données corrigées des variations saisonnières et des effets de jours ouvrables (CVS-CJO).
  • Lecture : Entre le 1er trimestre 1996 et le 4e trimestre 2024, le nombre d’inscrits à France Travail a augmenté de 44,7 % en Île-de-France et de 38,5 % en France métropolitaine.
  • Champ : Inscrits à France Travail en catégories A, B et C.
  • Source : France Travail-Dares, STMT.

La hausse de la population active accélère depuis 5 ans

L’écart d’évolution du taux de chômage entre la région et la France métropolitaine est directement lié au dynamisme différencié de leur population active, qui constitue le potentiel de travailleurs disponibles pour occuper des emplois.

Alors que la population active francilienne était moins dynamique qu’au niveau national avant 2010, elle le devient davantage ensuite [figure complémentaire 2 ; données]. Sur la période récente, entre 2016 et 2025, elle croît de 9 % en Île-de-France, contre 7 % au niveau national. La hausse de la population active se concentre aux âges extrêmes de la vie active, tandis que la classe d’âge de 25 à 54 ans progresse peu. En particulier, à partir de 2020, l’arrivée sur le marché du travail des enfants nés lors du pic de naissances des années 2000 alimente une accélération de la population active. La région bénéficie par ailleurs d’un solde migratoire positif aux âges des jeunes actifs. En outre, le taux d’activité des jeunes de 15-24 ans a fortement augmenté, en lien avec le développement de l’apprentissage. À l’autre bout du spectre, sous l’effet du vieillissement et de la hausse des taux d’activité liée aux réformes successives des retraites, la population active des 55-64 ans a sensiblement augmenté.

Une croissance de l’emploi qui profite en partie à des actifs de province

Depuis 2016, l’économie francilienne crée tendanciellement plus d’emplois qu’elle n’en perd, à l’exception de 2020 marquée par la crise sanitaire. Ces constats valent également pour la France métropolitaine, mais les créations nettes d’emplois sont légèrement moins dynamiques : entre 2016 et 2025, l’emploi total augmente de 10,6 % en Île-de-France contre 9,8 % en France métropolitaine. La hausse est portée par les non-salariés (respectivement +31 % et +22 %) mais aussi, dans une moindre mesure, par les salariés (respectivement +9 % et +8 %).

L’ensemble des emplois disponibles en Île-de-France ne bénéficient pas qu’aux résidents, car une partie de ces emplois est pourvue par des travailleurs ou par des télétravailleurs qui habitent en dehors de la région. Selon le recensement de la population, entre 2017 et 2023, le nombre d’emplois pourvus par des non-Franciliens a augmenté sensiblement (+14 % entre 2017 et 2023). Ainsi, 6,9 % des emplois franciliens sont occupés en 2023 par des actifs habitant en province, contre 6,3 % en 2017.

En fin de compte, les emplois occupés par les actifs franciliens progressent à un rythme proche de celui observé pour les actifs de province. L’écart de dynamisme de la population active se traduit donc par l’amenuisement de l’avantage que la région capitale détenait en matière de chômage.

Des secteurs d’activité majeurs connaissent des difficultés

Les difficultés rencontrées dans plusieurs secteurs d’activité majeurs de l’économie francilienne, autrefois porteurs de croissance, limitent la capacité de l’emploi à absorber le dynamisme de la population active et de la demande d’emploi.

L’économie francilienne est plus sensible aux retournements économiques et aux tensions mondiales que celle des autres régions, en raison d’une spécialisation marquée dans les secteurs des services, du tourisme, des transports et des activités tournées vers l’international. Cela explique l’ampleur du choc de 2020, où l’arrêt du tourisme et l’annulation des salons professionnels ont pesé plus lourd qu’ailleurs, avant une reprise plus lente.

Dans certains secteurs d’activité, l’emploi progresse moins vite en Île-de-France qu’au niveau national. C’est en particulier le cas de l’hébergement et restauration, de l’information et communication ainsi que des activités scientifiques et techniques et des services administratifs et de soutien (figure 4). Le secteur de l’information et communication, dont le poids est particulièrement élevé en Île-de-France, enregistre une baisse de l’emploi depuis trois ans, comme au niveau national, avec le développement de l’intelligence artificielle.

Par ailleurs, le recours au télétravail affecte davantage les services de proximité dans la région capitale, où 32 % des salariés télétravaillent au moins un jour par semaine contre 18 % en France métropolitaine. Cela se traduit aussi par des changements plus marqués dans les modes de consommation : ainsi, la consommation de services sur le lieu de travail se réduit vivement, notamment dans la restauration et dans le commerce de détail. Représentant plus d’un emploi sur dix, le secteur du commerce connaît une progression de l’emploi salarié plus faible en Île-de-France (+3,5 % entre 2016 et 2025) qu’en France métropolitaine (+7,1 %). Il résulte également du développement du télétravail des taux de vacance élevés dans les bureaux, qui freinent la construction tertiaire, tandis que la remontée des taux d’intérêt pénalise d’autant plus la construction de logements que les prix sont élevés dans la région.

Figure 4 – Évolution de l’emploi salarié en Île-de-France et en France métropolitaine pour certains secteurs

(Base 100 au quatrième trimestre 2016)
Évolution de l’emploi salarié en Île-de-France et en France métropolitaine pour certains secteurs ((Base 100 au quatrième trimestre 2016)) - Lecture : Au quatrième trimestre 2025, le nombre d’emplois salariés en Île-de-France augmente de 9,4 % par rapport au quatrième trimestre 2016.
Trimestre Île‑de‑France – Commerce et réparation automobile Île‑de‑France – Hébergement et restauration Île‑de‑France – Information et communication Île‑de‑France – Activités scientifiques et techniques ; Services administratifs et de soutien Île‑de‑France – Ensemble France métropolitaine – Commerce et réparation automobile France métropolitaine – Hébergement et restauration France métropolitaine – Information et communication France métropolitaine – Activités scientifiques et techniques ; Services administratifs et de soutien France métropolitaine – Ensemble
T4 2016 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
T1 2017 100,1 100,8 101,3 100,8 100,5 100,0 100,6 101,0 100,8 100,5
T2 2017 100,5 101,3 102,0 101,2 100,9 100,6 101,6 101,6 101,7 100,9
T3 2017 99,9 101,3 102,0 101,2 100,7 100,4 101,6 101,9 101,9 100,8
T4 2017 100,5 102,1 103,6 102,2 101,3 101,1 103,3 103,3 103,0 101,3
T1 2018 100,6 103,4 104,4 102,4 101,5 101,4 105,0 104,1 103,6 101,6
T2 2018 100,7 103,1 104,9 102,5 101,7 101,6 104,4 104,6 104,0 101,6
T3 2018 100,4 103,4 106,2 102,6 101,8 101,3 104,3 106,1 104,4 101,7
T4 2018 100,8 104,6 107,9 103,9 102,4 101,6 105,5 107,7 105,7 102,0
T1 2019 101,4 106,6 108,8 104,4 103,0 102,1 108,1 108,4 106,3 102,6
T2 2019 101,6 105,5 108,9 105,2 103,3 102,3 107,2 108,6 107,0 102,8
T3 2019 101,3 105,7 110,7 106,0 103,7 102,0 106,5 110,3 107,8 102,9
T4 2019 102,1 108,0 111,3 107,1 104,3 103,0 110,2 111,3 108,9 103,4
T1 2020 101,6 105,2 110,1 105,6 102,8 102,5 105,4 110,4 107,6 101,5
T2 2020 100,3 96,7 110,0 104,5 101,6 101,9 95,5 110,1 107,1 100,9
T3 2020 101,2 100,4 112,1 105,6 103,4 103,2 102,9 112,1 108,7 103,0
T4 2020 100,9 98,4 112,4 105,8 103,5 103,4 98,9 112,6 109,2 103,1
T1 2021 101,5 99,0 114,1 106,4 104,1 104,3 99,3 114,4 110,4 103,9
T2 2021 102,3 99,6 115,8 107,1 104,8 105,6 105,8 116,1 111,4 104,9
T3 2021 103,1 104,5 117,6 108,7 105,7 106,5 110,7 118,2 113,3 105,8
T4 2021 103,9 106,3 118,6 110,0 106,3 107,3 113,2 119,4 114,4 106,4
T1 2022 104,2 109,1 120,9 111,4 107,0 107,5 115,8 121,2 115,8 106,9
T2 2022 104,4 109,7 122,3 112,3 107,4 107,6 116,5 122,8 116,3 107,0
T3 2022 104,2 110,1 123,7 113,0 107,7 107,5 116,1 124,4 117,0 107,2
T4 2022 104,4 112,9 125,2 113,9 108,3 107,7 118,8 125,6 117,8 107,7
T1 2023 104,7 113,7 125,7 115,0 108,6 107,8 119,7 126,2 118,7 107,9
T2 2023 104,3 112,8 125,7 115,6 108,8 107,8 119,3 126,4 119,2 108,1
T3 2023 104,3 113,7 125,7 116,1 108,9 107,6 119,8 126,5 119,6 108,1
T4 2023 104,0 114,3 125,1 116,6 109,1 107,7 120,1 126,3 120,0 108,3
T1 2024 104,1 114,0 125,2 117,1 109,3 107,7 120,6 126,4 120,5 108,5
T2 2024 104,0 115,8 124,4 117,4 109,5 107,5 120,9 125,8 120,5 108,5
T3 2024 103,8 116,1 124,1 117,9 109,6 107,4 121,5 125,5 120,9 108,6
T4 2024 104,1 116,0 123,1 117,4 109,4 107,6 121,6 124,7 120,5 108,4
T1 2025 104,1 116,2 122,4 117,4 109,4 107,5 121,7 124,0 120,6 108,4
T2 2025 104,0 117,8 121,8 117,4 109,5 107,6 123,0 123,5 120,5 108,4
T3 2025 103,7 118,5 121,1 117,2 109,6 107,3 123,6 122,9 120,4 108,4
T4 2025 103,5 118,1 120,1 117,1 109,4 107,1 123,1 122,1 120,5 108,2
T1 2026 103,4 118,5 119,6 117,3 109,5 107,0 123,4 121,8 120,5 108,2
T2 2026 103,4 118,9 119,2 117,2 109,5 107,0 123,8 121,3 120,6 108,1
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données corrigées des variations saisonnières (CVS), en fin de trimestre.
  • Lecture : Au quatrième trimestre 2025, le nombre d’emplois salariés en Île-de-France augmente de 9,4 % par rapport au quatrième trimestre 2016.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4 – Évolution de l’emploi salarié en Île-de-France et en France métropolitaine pour certains secteurs

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données corrigées des variations saisonnières (CVS), en fin de trimestre.
  • Lecture : Au quatrième trimestre 2025, le nombre d’emplois salariés en Île-de-France augmente de 9,4 % par rapport au quatrième trimestre 2016.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Publication rédigée par :Élisabeth Prévost (Insee)

Définitions

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Gatepaille X., Prévost É., « Au premier trimestre 2026, le recul du secteur de l’information et communication continue de peser sur l’économie francilienne », Insee Conjoncture Île-de-France no 60, juillet 2026.

(3) Tafial C., « Ouvrir dans un nouvel ongletDossier trimestriel de conjoncture – 4e trimestre 2025 », Drieets, février 2026.

(4) Abboudi M.-C., Chevrot J., Deheeger S., Druelle S., Herbet J., Trinquier B., « La reprise de l’activité se poursuit en Île-de-France, mais le niveau d’avant-crise n’est pas atteint », Insee Conjoncture Île-de-France no 37, janvier 2022.

(5) CRIES, Ouvrir dans un nouvel ongletGroupe de Travail sur l’emploi et le marché du travail en Île-de-France – 2004-2005, novembre 2005.