Taux d’épargne des ménages : les enseignements des données bancaires
Cette étude examine l’apport des données bancaires à la mesure du taux d’épargne des ménages à partir des transactions d’un très grand échantillon de clients d’un réseau bancaire entre 2021 et 2024. Grâce à leur granularité fine et leur fréquence élevée, ces données offrent des perspectives inédites pour le suivi conjoncturel et l’analyse des comportements d’épargne. L’étude propose une définition opérationnelle du taux d’épargne fondée sur la différence entre revenus et consommation rapportée au revenu. Toutefois, l’identification imparfaite de certaines opérations bancaires conduit à une forte sous-estimation du taux d’épargne, évalué à 6 % en 2022 contre 17 % dans les comptes nationaux. Malgré cet écart de niveau, les évolutions observées sont cohérentes avec celles de la comptabiliténationale. Les résultats mettent également en évidence une forte hétérogénéité des comportements d’épargne selon l’âge et le revenu. Enfin, la dimension longitudinale des données confirme le rôle de l’épargne comme mécanisme d’ajustement face aux variations de revenu.
