Insee Analyses Hauts-de-France ·
Août 2026 · n° 212
Un jeune sur cinq ni en emploi, ni en études, ni en formation dans les Hauts-de-France
En 2023, dans les Hauts-de-France, un jeune de 15 à 29 ans sur cinq n’est ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET), soit la part la plus élevée des régions de France métropolitaine. Parmi eux, deux sur trois se déclarent au chômage, illustrant des difficultés d’insertion sur le marché du travail. La part de jeunes NEET atteint son niveau le plus élevé à 23 ans, en lien avec la sortie des études et un accès à l’emploi difficile. Des facteurs tels que le sexe, la composition familiale et le lieu de naissance influent sur le fait d’être NEET ou non. La part de NEET est plus faible dans les centres universitaires mais importante dans le bassin minier et dans l’est de la région. En dix ans, la part de NEET recule toutefois dans les Hauts-de-France, témoignant ainsi d’une légère amélioration de la situation des jeunes.
- La part de jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation la plus élevée de France métropolitaine
- Deux tiers de chômeurs chez les NEET en Hauts-de-France
- La part de jeunes non scolarisés ou au chômage à son maximum à 23 ans
- Le niveau de diplôme : un facteur déterminant
- Plus de NEET dans l’est de la région et dans le bassin minier
- Une amélioration de la situation des jeunes entre 2013 et 2023
La part de jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation la plus élevée de France métropolitaine
En 2023, 1,1 million de jeunes de 15 à 29 ans résident en Hauts-de-France. Parmi eux, 223 100, soit 20,3 % (figure 1), ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation, ou NEET.
tableauFigure 1 – Répartition des jeunes de 15 à 29 ans selon le type d’activité dans les Hauts-de-France et en France métropolitaine en 2023
| Catégorie | Hauts-de-France | France métropolitaine | |
|---|---|---|---|
| Nombre | Part (en %) | Part (en %) | |
| Jeunes de 15-29 ans | 1 101 400 | 100,0 | 100,0 |
| actifs dont : | 631 600 | 57,3 | 58,3 |
| actifs occupés | 485 200 | 44,0 | 47,7 |
| chômeurs | 146 400 | 13,3 | 10,6 |
| inactifs dont : | 469 800 | 42,7 | 41,7 |
| non scolarisés | 76 700 | 7,0 | 6,2 |
| scolarisés, en formation ou en stage | 393 100 | 35,7 | 35,5 |
| NEET | 223 100 | 20,3 | 16,8 |
- Lecture : En 2023, dans les Hauts-de-France, 57,3 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans sont actifs, soit 631 600 personnes, contre 58,3 % à l’échelle de la France métropolitaine.
- Champ : Population âgée de 15 à 29 ans résidant en France métropolitaine.
- Source : Insee, Recensement de la population 2023, exploitation principale.
graphiqueFigure 1 – Répartition des jeunes de 15 à 29 ans selon le type d’activité dans les Hauts-de-France et en France métropolitaine en 2023

- Lecture : En 2023, dans les Hauts-de-France, 57,3 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans sont actifs, soit 631 600 personnes, contre 58,3 % à l’échelle de la France métropolitaine.
- Champ : Population âgée de 15 à 29 ans résidant en France métropolitaine.
- Source : Insee, Recensement de la population 2023, exploitation principale.
La région présente la part de jeunes NEET la plus élevée de France métropolitaine, suivie par les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur (19,0 %) et Occitanie (18,9 %) (figure 2).
Deux tiers de chômeurs chez les NEET en Hauts-de-France
Dans les Hauts-de-France, les situations de chômage dominent parmi les NEET : deux sur trois se déclarent chômeurs dans le questionnaire du recensement. Cette situation révèle davantage des difficultés d’accès à l’emploi qu’un éloignement durable du marché du travail, à la différence de régions comme la Corse ou Provence-Alpes-Côte d’Azur, où la part d’inactifs non scolarisés est plus élevée.
Parmi les régions de France métropolitaine, c’est dans les Hauts-de-France que les 15-29 ans sont le plus confrontés au chômage : c’est le cas de 13,3 % d’entre eux, soit 2,7 points de plus que la part observée à l’échelle métropolitaine. La région se classe au quatrième rang pour la part d’inactifs non scolarisés (7,0 %), derrière les régions méditerranéennes, avec une part supérieure de 0,8 point à celle de la métropole.
tableauFigure 2 – Part de jeunes NEET de 15 à 29 ans par région en 2023
| Code | Libellé | Nombre | Part (en %) |
|---|---|---|---|
| 32 | Hauts-de-France | 223 100 | 20,3 |
| 93 | Provence-Alpes-Côte d'Azur | 157 500 | 19,0 |
| 76 | Occitanie | 194 800 | 18,9 |
| 94 | Corse | 9 200 | 18,2 |
| 28 | Normandie | 96 600 | 17,2 |
| 24 | Centre-Val de Loire | 71 700 | 17,2 |
| 44 | Grand Est | 166 500 | 17,2 |
| 75 | Nouvelle-Aquitaine | 160 100 | 16,5 |
| 27 | Bourgogne-Franche-Comté | 73 200 | 16,2 |
| 11 | Île-de-France | 403 900 | 15,9 |
| 84 | Auvergne-Rhône-Alpes | 215 300 | 15,0 |
| 53 | Bretagne | 79 800 | 14,0 |
| 52 | Pays de la Loire | 92 000 | 13,7 |
- Lecture : En 2023, 20,3 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans sont NEET dans les Hauts-de-France.
- Champ : Population âgée de 15 à 29 ans résidant en France métropolitaine.
- Source : Insee, Recensement de la population 2023, exploitation principale.
graphiqueFigure 2 – Part de jeunes NEET de 15 à 29 ans par région en 2023

- Lecture : En 2023, 20,3 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans sont NEET dans les Hauts-de-France.
- Champ : Population âgée de 15 à 29 ans résidant en France métropolitaine.
- Source : Insee, Recensement de la population 2023, exploitation principale.
L’écart entre femmes et hommes est proche de celui observé au niveau métropolitain. Dans les Hauts-de-France, la part de NEET atteint 20,6 % chez les femmes, contre 19,9 % chez les hommes, soit un écart de 0,7 point (contre 0,4 point en France métropolitaine). Le chômage concerne 70,6 % des hommes contre 60,7 % des femmes, les femmes se positionnant en effet moins souvent sur le marché du travail.
La part de jeunes non scolarisés ou au chômage à son maximum à 23 ans
Pour chaque âge, la part de NEET dans la région dépasse celle observée à l’échelle nationale. L’écart est particulièrement marqué entre 19 ans et 29 ans (+4 à +5 points dans les Hauts-de-France). La part des NEET augmente avec l’âge (figure 3). Elle demeure faible chez les 15 à 17 ans (4,2 % à 15 ans, 9,1 % à 17 ans), la majorité de ces jeunes étant encore scolarisés (plus de 82,8 %). Les classes d’âge à partir de 18 ans comptent plus de NEET : 18,4 % à 18 ans, puis 24,6 % à 20 ans. La part de NEET progresse de façon plus modérée au début de la vingtaine pour atteindre un maximum à 23 ans (26,1 %), puis se stabilise à un niveau élevé jusqu’à 29 ans (23,6 %). Cela traduit des difficultés d’accès à l’emploi pour les jeunes adultes à l’issue de leurs études.
Jusqu’à 23 ans, les hommes sont plus fréquemment NEET que les femmes, car ils quittent en moyenne le système scolaire plus tôt : l’écart atteint 3,6 points à 19 ans (23,7 % des hommes de cet âge sont NEET contre 20,1 % des femmes), avant de se réduire. À partir de 23 ans, la part des hommes dans cette situation diminue au fur et à mesure qu’ils entrent en emploi tandis que les femmes y sont confrontées plus souvent car elles se portent moins sur le marché du travail. À 28 ans, 20,5 % des hommes de la région sont NEET contre 27,5 % des femmes, soit un écart de 7,0 points.
tableauFigure 3 – Répartition des 15-29 ans par type d’activité et par âge dans les Hauts-de-France en 2023
| Âge | NEET | Étudiants | En emploi | |
|---|---|---|---|---|
| Chômeurs | Inactifs non scolarisés | |||
| 15 | 0,3 | 3,9 | 92,3 | 3,6 |
| 16 | 1,6 | 4,5 | 87,6 | 6,3 |
| 17 | 3,9 | 5,2 | 82,8 | 8,1 |
| 18 | 12,8 | 5,6 | 63,7 | 18,0 |
| 19 | 16,0 | 5,9 | 51,4 | 26,7 |
| 20 | 17,7 | 6,9 | 38,5 | 36,9 |
| 21 | 17,9 | 7,1 | 29,1 | 45,9 |
| 22 | 17,7 | 7,6 | 21,5 | 53,3 |
| 23 | 18,3 | 7,8 | 14,2 | 59,7 |
| 24 | 17,9 | 7,9 | 8,7 | 65,5 |
| 25 | 17,3 | 8,3 | 4,4 | 70,0 |
| 26 | 16,6 | 8,4 | 2,7 | 72,3 |
| 27 | 16,3 | 8,7 | 1,8 | 73,1 |
| 28 | 14,8 | 9,1 | 1,3 | 74,8 |
| 29 | 14,4 | 9,2 | 1,1 | 75,3 |
- Lecture : En 2023, 17,7 % des jeunes âgés de 20 ans vivant dans les Hauts-de-France sont chômeurs et 6,9 % d’entre eux sont des inactifs non scolarisés, soit un total de 24,6 % de NEET. Par ailleurs, 38,5 % des jeunes de cet âge sont étudiants et 36,9 % sont en emploi.
- Champ : Population âgée de 15 à 29 ans résidant en Hauts-de-France.
- Source : Insee, Recensement de la population 2023, exploitation principale.
graphiqueFigure 3 – Répartition des 15-29 ans par type d’activité et par âge dans les Hauts-de-France en 2023

- Lecture : En 2023, 17,7 % des jeunes âgés de 20 ans vivant dans les Hauts-de-France sont chômeurs et 6,9 % d’entre eux sont des inactifs non scolarisés, soit un total de 24,6 % de NEET. Par ailleurs, 38,5 % des jeunes de cet âge sont étudiants et 36,9 % sont en emploi.
- Champ : Population âgée de 15 à 29 ans résidant en Hauts-de-France.
- Source : Insee, Recensement de la population 2023, exploitation principale.
Entre 15 et 17 ans, les inactifs non scolarisés sont plus nombreux que les chômeurs parmi les NEET. À partir de 18 ans, les chômeurs deviennent en revanche majoritaires dans cette population. Leur part augmente au fil des années pour atteindre un maximum à 23 ans (18,3 % du total des jeunes de cet âge) avant de reculer graduellement (14,4 % à 29 ans). La part des inactifs non scolarisés progresse continûment avec l’âge, jusqu’à dépasser 9 % à 29 ans.
Le niveau de diplôme : un facteur déterminant
Plusieurs facteurs augmentent le risque d’être NEET : le niveau de diplôme, la parentalité, le type de famille ou encore le lieu de naissance.
Le niveau de diplôme joue un rôle déterminant dans l’insertion professionnelle. Ainsi, en 2023, dans les Hauts-de-France, 23,4 % des jeunes titulaires au plus d’un brevet des collèges sont NEET (figure 4) contre 12,4 % parmi les diplômés du supérieur. Les écarts avec la France métropolitaine sont particulièrement marqués pour les jeunes les moins diplômés. La part de NEET est ainsi supérieure de 5 points à celle observée au niveau métropolitain pour les titulaires d’un brevet au plus. À partir du niveau CAP-BEP, l’écart se réduit à mesure que le niveau de diplôme augmente, pour devenir nul chez les diplômés du supérieur.
La part des NEET est plus importante chez les hommes peu diplômés que chez les femmes peu diplômées (38,8 % contre 34,2 %). À l’inverse, les femmes titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur sont plus souvent NEET que les hommes à niveau de diplôme égal (17,6 % contre 15,0 %).
tableauFigure 4 – Part des NEET parmi les jeunes de 15 à 29 ans selon le niveau de diplôme dans les Hauts-de-France et en France métropolitaine en 2023
| Diplôme le plus élevé obtenu | Part de NEET (en %) | |
|---|---|---|
| Hauts-de-France | France métropolitaine | |
| Brevet des collèges | 23,4 | 18,4 |
| CAP, BEP ou équivalent | 33,3 | 26,6 |
| Baccalauréat ou équivalent | 19,1 | 16,4 |
| Diplôme de l’enseignement supérieur | 12,4 | 12,4 |
- Lecture : En 2023, 23,4 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans vivant dans les Hauts-de-France titulaires d’un brevet des collèges ou moins sont NEET contre 18,4 % à l’échelle de la France métropolitaine.
- Champ : Population âgée de 15 à 29 ans résidant en France métropolitaine.
- Source : Insee, Recensement de la population 2023, exploitation principale.
graphiqueFigure 4 – Part des NEET parmi les jeunes de 15 à 29 ans selon le niveau de diplôme dans les Hauts-de-France et en France métropolitaine en 2023

- Lecture : En 2023, 23,4 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans vivant dans les Hauts-de-France titulaires d’un brevet des collèges ou moins sont NEET contre 18,4 % à l’échelle de la France métropolitaine.
- Champ : Population âgée de 15 à 29 ans résidant en France métropolitaine.
- Source : Insee, Recensement de la population 2023, exploitation principale.
Dans les Hauts-de-France, la part des NEET parmi les 15 à 29 ans est trois fois plus importante chez les femmes ayant au moins un enfant que chez celles sans enfant (46,1 % contre 15,3 %), soit le même rapport qu’au niveau métropolitain (39,5 % contre 13,5 %). Près d’une jeune mère sur deux est donc NEET. C’est la région où la part de NEET chez les femmes ayant au moins un enfant est la plus élevée, supérieure de 6,6 points à celle observée à l’échelle métropolitaine. À âge et niveau de diplôme donnés, la maternité augmente de 22 % la probabilité pour une jeune femme de la région d’être NEET. La parentalité n’a en revanche pas d’effet notable pour les hommes : la part de NEET est similaire, qu’ils aient un enfant ou non. Un décrochage persistant du taux d’activité à l’arrivée du premier enfant, pour les mères uniquement, est cohérent avec les analyses de l’effet de la parentalité au niveau national [Pora, Wilner, 2019 ; pour en savoir plus (5)].
Dans les Hauts-de-France, un enfant de 15 à 29 ans sur quatre vivant en famille monoparentale est NEET (25,6 %), une part plus importante que celle des enfants d’un couple (16,4 %). C’est la région où la part de NEET parmi les enfants vivant avec un seul parent est la plus élevée, avec un taux supérieur de 4,4 points à celui observé à l’échelle nationale.
Parmi les jeunes nés à l’étranger, 30,4 % sont NEET contre 19,5 % des jeunes nés en France, soit une part supérieure de 11,4 points contre un écart de 10,9 points à l’échelle métropolitaine.
Plus de NEET dans l’est de la région et dans le bassin minier
Les arrondissements de la région peuvent être regroupés en 3 groupes selon la situation des jeunes vis-à-vis des études et de l’emploi (pour comprendre). Tout d’abord, 350 000 jeunes vivent dans les arrondissements de Lille ou Amiens. Dans ces territoires accueillant des grands centres universitaires, 54,3 % des jeunes sont en études et près d’un tiers sont diplômés du supérieur. La part des jeunes dans la population en âge de travailler y est la plus élevée, mais seulement la moitié d’entre eux se portent sur le marché du travail. Quand c’est le cas, les jeunes actifs se retrouvent moins souvent au chômage qu’en région. Dans ces deux arrondissements, la part de NEET parmi les jeunes (16,9 %) est donc moindre qu’à l’échelle régionale et proche de la moyenne nationale (figure 5).
tableauFigure 5 – Part des NEET parmi les jeunes de 15 à 29 ans par arrondissement dans les Hauts-de-France en 2023
| Code arrondissement | Libelle Arrondissement | Part de NEET parmi les jeunes (en %) | Groupe | Typologie du groupe |
|---|---|---|---|---|
| 021 | Château-Thierry | 21,6 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 022 | Laon | 24,3 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 023 | Saint-Quentin | 26,1 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 024 | Soissons | 21,5 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 025 | Vervins | 27,0 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 591 | Avesnes-sur-Helpe | 25,7 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 592 | Cambrai | 23,3 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 593 | Douai | 23,4 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 594 | Dunkerque | 19,6 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
| 595 | Lille | 16,6 | 1 | Grands centres universitaires avec une part importante de jeunes en études |
| 596 | Valenciennes | 24,0 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 601 | Beauvais | 19,0 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
| 602 | Clermont | 17,8 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
| 603 | Compiègne | 18,5 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
| 604 | Senlis | 20,3 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
| 621 | Arras | 17,8 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
| 622 | Béthune | 21,8 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 623 | Boulogne-sur-Mer | 21,3 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
| 624 | Montreuil | 18,7 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
| 625 | Saint-Omer | 20,5 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
| 626 | Calais | 24,2 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 627 | Lens | 24,5 | 3 | Territoires marqués par un fort chômage des jeunes |
| 801 | Abbeville | 20,6 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
| 802 | Amiens | 18,1 | 1 | Grands centres universitaires avec une part importante de jeunes en études |
| 803 | Montdidier | 18,6 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
| 804 | Péronne | 21,6 | 2 | Territoires où les jeunes se portent beaucoup sur le marché de l’emploi |
- Lecture : En 2023, 21,6 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans vivant dans l’arrondissement de Château-Thierry sont NEET.
- Champ : Population âgée de 15 à 29 ans résidant dans les Hauts-de-France.
- Source : Insee, Recensement de la Population 2023, exploitation principale.
graphiqueFigure 5 – Part des NEET parmi les jeunes de 15 à 29 ans par arrondissement dans les Hauts-de-France en 2023

- Lecture : En 2023, 21,6 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans vivant dans l’arrondissement de Château-Thierry sont NEET.
- Champ : Population âgée de 15 à 29 ans résidant dans les Hauts-de-France.
- Source : Insee, Recensement de la Population 2023, exploitation principale.
Dans 12 arrondissements de l’ouest de la région, regroupant l’Oise, la Somme sauf Amiens et les arrondissements d’Arras, Montreuil, Saint-Omer, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque, vivent également 350 000 jeunes. Le chômage des jeunes y est proche de celui des arrondissements de Lille et Amiens (20,9 %), mais le taux d’activité des jeunes est plus élevé : 6 sur 10 se portent sur le marché du travail, tandis que 19,5 % des jeunes sont NEET. Enfin, 400 000 jeunes vivent dans les 12 autres arrondissements de la région, qui englobent l’Aisne, le bassin minier et les arrondissements de Calais, Cambrai et Avesnes-sur-Helpe. La part des NEET y est la plus élevée de la région, cette situation concernant près d’un quart d’entre eux (23,9 %). Ces territoires se caractérisent en effet par un fort taux de chômage des jeunes (26,8 %), lié en partie à une part plus importante de personnes de 15 à 29 ans sans diplôme au-delà du brevet (13,2 % contre 11,0 % en région).
Une amélioration de la situation des jeunes entre 2013 et 2023
En l’espace de 10 ans, l’insertion professionnelle des jeunes s’améliore légèrement dans les Hauts-de-France. Entre 2013 et 2023, la part de NEET y recule de 3,2 points, soit le deuxième plus fort recul parmi les régions de France métropolitaine, derrière la Corse (5,2 points). Ces deux régions présentaient des taux de NEET proches en 2013 (23,5 % pour les Hauts-de-France et 23,4 % pour la Corse).
Sur la période, la part des chômeurs parmi les 15-29 ans diminue de 3,4 points dans la région. Cette baisse est plus marquée qu’au niveau métropolitain (-2,7 points). Cependant la part d’inactifs non scolarisés augmente légèrement (+0,2 point), mais moins qu’à l’échelle métropolitaine (+0,8 point). L’écart entre les sexes se résorbe aussi : en 2013, 25,1 % des femmes de 15 à 29 ans étaient NEET, soit 3,2 points de plus que les hommes du même âge. En 2023, l’écart n’est plus que de 0,7 point. Il converge vers l’écart observé en France métropolitaine, qui passe dans le même temps de 1,9 point à 0,4 point.
La part de NEET parmi les 15-29 ans s’affaiblit dans chacun des 26 arrondissements de la région entre 2013 et 2023. Cette baisse est importante dans les 3 arrondissements où la part de NEET était la plus élevée en 2013 : ceux de Lens (-5,5 points), Avesnes-sur-Helpe (-4,0 points) et Vervins (-3,9 points). La situation s’améliore aussi fortement à Boulogne-sur-Mer (-5,5 points), Abbeville (-5,4 points), Saint-Omer (-4,8 points), Montdidier (-4,4 points) et Calais (-4,2 points). En revanche, la proportion de NEET diminue moins dans les arrondissements du sud de la région. En particulier, si celui de Beauvais (-1,8 point) a toujours en 2023 une part de NEET inférieure à la moyenne des Hauts-de-France, ce n’est plus le cas pour les arrondissements de Senlis (-0,8 point), Château-Thierry (-1,0 point) et Soissons (-1,8 point).
Pour comprendre
Les arrondissements des Hauts-de-France ont été regroupés en 3 catégories selon une typologie faisant intervenir des variables liées à la situation de chaque territoire : les taux de chômage et d’activité pour les 15-29 ans et en population entière, la part des jeunes dans la population en âge de travailler, les parts de jeunes respectivement en études, diplômés du supérieur, peu ou pas diplômés, ou en situation de NEET.
Dans une première étape, une analyse en composantes principales (ACP) a quantifié les relations entre les variables retenues. Dans une seconde étape, une classification ascendante hiérarchique (CAH) a permis de regrouper les arrondissements selon des caractéristiques communes.
Sources
Dans l’étude, la source de données utilisée est le recensement de la population. Les résultats peuvent donc différer de ceux produits avec d’autres sources de données.
Définitions
Les NEET (Neither in Employment nor in Éducation or Training) correspondent aux personnes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Cette catégorie regroupe les personnes en recherche d’emploi et les inactifs non scolarisés.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Dufeutrelle J., Fievet A., Hilary S., « Une insertion professionnelle des jeunes plus difficile dans la région », Insee Analyses Hauts-de-France no 141, octobre 2022.
(3) Fusillier K., Lermechin H., Pucher O., « Un éloignement de l’emploi plus accentué pour les jeunes des Hauts-de-France », Insee Analyses Hauts-de-France no 90, décembre 2018.
(4) Cour des Comptes, « Ouvrir dans un nouvel ongletMobilité et accès à l’emploi – La région Hauts-de-France : une illustration des enjeux nationaux », rapport public thématique, février 2021.
(5) Pora P. (Insee), Wilner L. (Crest), « Les trajectoires professionnelles des femmes les moins bien rémunérées sont les plus affectées par l’arrivée d’un enfant », Insee Analyses no 48, octobre 2019.
