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Insee Focus · Juillet 2026 · n° 384
Insee FocusEn 2023, l’économie maritime emploie près de 375 000 salariés, concentrés sur les façades maritimes

Axelle Bonzi, Noémie Morénillas (Insee), Katerine Lamprea (SDES)

En 2023, 374 600 salariés en équivalent temps plein (ETP) travaillent dans l’économie maritime, dont presque la moitié pour le tourisme littoral. L’économie maritime représente 1,6 % de l’emploi salarié en France (hors Mayotte). Du fait de la proximité immédiate de la mer, les effectifs sont concentrés dans les départements littoraux (neuf salariés sur dix). Le tourisme littoral emploie davantage de jeunes et de femmes, avec des salaires moins élevés que dans le reste de l’économie maritime. Hors tourisme littoral, près de trois salariés sur quatre sont des hommes, et les seniors sont un peu plus nombreux. La construction et réparation de navires et le transport maritime et fluvial regroupent plus de cadres, avec des salaires nettement plus élevés que dans l’ensemble de l’économie.

Insee Focus
No 384
Paru le :Paru le30/07/2026

L’économie maritime emploie 374 600 salariés en 2023

En 2023, l’économie maritime emploie 374 600 salariés en , soit 1,6 % de l’emploi salarié en France (hors Mayotte) (méthodes) (figure 1). Presque la moitié travaillent en lien avec le tourisme littoral, soit 184 500 ETP. Ces activités identifiées comme touristiques, saisonnières et situées sur le littoral comprennent notamment l’hébergement et la restauration (hôtels, campings, restaurants, cafétérias, etc.), les activités en lien avec les sites touristiques (musées, parcs d’attractions, thalassos, etc.), ou encore avec le sport (location de matériel, clubs, etc.).

Figure 1 – Nombre d’emplois salariés dans l’économie maritime en 2023

en ETP
Figure 1 – Nombre d’emplois salariés dans l’économie maritime en 2023 (en ETP) - Lecture : En 2023, le domaine des produits de la mer emploie 43 200 salariés en équivalent temps plein (ETP).
Domaines Nombre d’emplois salariés
Produits de la mer 43 200
Construction et réparation de navires 46 300
Transport maritime et fluvial 43 500
Logistique portuaire 8 200
Travaux publics maritimes et fluviaux, yc pose de câbles sous-marins et services para-pétroliers et para-gaziers offshore 7 900
Intervention publique maritime et recherche et protection de l’environnement littoral et marin 7 800
Extraction de matériaux marins et production d’énergie 1 900
Ensemble (hors tourisme littoral, hors Marine nationale) 158 800
Tourisme littoral 184 500
Ensemble (hors Marine nationale) 343 300
Marine nationale 31 300
Ensemble 374 600
  • Lecture : En 2023, le domaine des produits de la mer emploie 43 200 salariés en équivalent temps plein (ETP).
  • Champ : France hors Mayotte, établissements actifs, hors particuliers employeurs, y compris Marine nationale.
  • Sources : Insee, Flores ; Ministère des Armées.

L’économie maritime comprend également les effectifs de la Marine nationale, soit 31 300 salariés.

En dehors du tourisme littoral et de la Marine nationale, l’économie maritime emploie 158 800 salariés, majoritairement dans trois domaines : les activités liées aux produits de la mer (pêche maritime, aquaculture, transformation/conservation, mareyage et vente au détail), la construction et la réparation de navires, et le transport maritime et fluvial (y compris les assurances maritimes). En 2023, ces domaines emploient chacun un peu plus de 40 000 salariés ETP.

L’économie maritime regroupe également 33 100 emplois non-salariés dont la majorité travaillent dans le tourisme littoral (28 100 emplois). Ces emplois non-salariés représentent seulement 17 000  (proxy d’ETP).

9 salariés sur 10 sont localisés dans les départements littoraux et les DROM

Bien que présents sur l’ensemble du territoire, les emplois de l’économie maritime sont concentrés dans les départements littoraux (DROM compris) du fait de la proximité immédiate de la mer : plus de neuf salariés sur dix y travaillent. Les Bouches-du-Rhône (36 400 salariés), le Var (36 300 salariés) et le Finistère (32 700 salariés) concentrent le plus grand nombre de salariés (figure 2).

Figure 2 – Emplois salariés de l’économie maritime par département en 2023

Figure 2 – Emplois salariés de l’économie maritime par département en 2023 - Lecture : En 2023, dans le Finistère l’économie maritime emploie 32 700 salariés en équivalent temps plein (ETP), soit 11,2 % des salariés du département.
Code département Département Nombre d’emplois salariés dans l’économie maritime
(en ETP)
Part des emplois salariés maritimes dans l’ensemble des emplois salariés
(en %)
01 Ain 366 0,20
02 Aisne 212 0,15
03 Allier 52 0,05
04 Alpes-de-Haute-Provence 315 0,67
05 Hautes-Alpes 109 0,25
06 Alpes-Maritimes 28 704 7,41
07 Ardèche 76 0,09
08 Ardennes 34 0,05
09 Ariège 17 0,04
10 Aube 42 0,05
11 Aude 2 832 2,85
12 Aveyron 34 0,04
13 Bouches-du-Rhône 36 444 4,61
14 Calvados 8 286 3,38
15 Cantal 19 0,04
16 Charente 1 237 1,10
17 Charente-Maritime 15 319 7,84
18 Cher 95 0,11
19 Corrèze 81 0,11
21 Côte-d'Or 239 0,12
22 Côtes-d'Armor 4 920 2,69
23 Creuse 2 0,01
24 Dordogne 173 0,15
25 Doubs 80 0,05
26 Drôme 246 0,13
27 Eure 276 0,17
28 Eure-et-Loir 141 0,11
29 Finistère 32 684 11,15
2A Corse-du-Sud 6 639 10,87
2B Haute-Corse 4 050 7,35
30 Gard 1 727 0,85
31 Haute-Garonne 417 0,07
32 Gers 105 0,21
33 Gironde 18 106 2,90
34 Hérault 15 223 3,88
35 Ille-et-Vilaine 6 134 1,41
36 Indre 181 0,28
37 Indre-et-Loire 249 0,12
38 Isère 479 0,11
39 Jura 55 0,07
40 Landes 6 562 5,23
41 Loir-et-Cher 547 0,53
42 Loire 189 0,08
43 Haute-Loire 62 0,10
44 Loire-Atlantique 16 716 2,89
45 Loiret 141 0,06
46 Lot 52 0,10
47 Lot-et-Garonne 444 0,43
48 Lozère 18 0,07
49 Maine-et-Loire 703 0,25
50 Manche 10 253 6,46
51 Marne 97 0,05
52 Haute-Marne 4 0,01
53 Mayenne 46 0,04
54 Meurthe-et-Moselle 70 0,03
55 Meuse 17 0,04
56 Morbihan 16 477 6,95
57 Moselle 362 0,12
58 Nièvre 23 0,04
59 Nord 6 005 0,65
60 Oise 337 0,15
61 Orne 30 0,04
62 Pas-de-Calais 11 268 2,70
63 Puy-de-Dôme 67 0,03
64 Pyrénées-Atlantiques 7 499 3,31
65 Hautes-Pyrénées 47 0,07
66 Pyrénées-Orientales 5 729 4,15
67 Bas-Rhin 2 226 0,52
68 Haut-Rhin 1 142 0,48
69 Rhône 1 064 0,12
70 Haute-Saône 59 0,10
71 Saône-et-Loire 202 0,12
72 Sarthe 58 0,03
73 Savoie 323 0,19
74 Haute-Savoie 624 0,24
75 Paris 3 290 0,18
76 Seine-Maritime 17 407 3,94
77 Seine-et-Marne 634 0,14
78 Yvelines 1 927 0,40
79 Deux-Sèvres 126 0,10
80 Somme 1 888 1,05
81 Tarn 80 0,08
82 Tarn-et-Garonne 39 0,05
83 Var 36 297 12,29
84 Vaucluse 324 0,17
85 Vendée 12 190 5,03
86 Vienne 99 0,07
87 Haute-Vienne 73 0,06
88 Vosges 63 0,06
89 Yonne 218 0,22
90 Territoire de Belfort 13 0,03
91 Essonne 1 281 0,29
92 Hauts-de-Seine 1 968 0,18
93 Seine-Saint-Denis 272 0,04
94 Val-de-Marne 1 836 0,36
95 Val-d'Oise 156 0,04
971 Guadeloupe 4 285 3,69
972 Martinique 5 045 4,22
973 Guyane 1 317 2,03
974 La Réunion 7 952 3,13
  • Lecture : En 2023, dans le Finistère l’économie maritime emploie 32 700 salariés en équivalent temps plein (ETP), soit 11,2 % des salariés du département.
  • Champ : France hors Mayotte, établissements actifs, hors particuliers employeurs, y compris Marine nationale.
  • Sources : Insee, Flores ; Ministère des Armées.

Figure 2 – Emplois salariés de l’économie maritime par département en 2023

  • Lecture : En 2023, dans le Finistère l’économie maritime emploie 32 700 salariés en équivalent temps plein (ETP), soit 11,2 % des salariés du département.
  • Champ : France hors Mayotte, établissements actifs, hors particuliers employeurs, y compris Marine nationale.
  • Sources : Insee, Flores ; Ministère des Armées.

C’est également dans les départements du littoral que le poids de l’économie maritime est le plus élevé. Plus de 10 % de l’ensemble des emplois dans le Var, le Finistère et la Corse-du-Sud sont liés à l’économie maritime. Elle est également présente en outre-mer où elle représente plus de 3 % des emplois en Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion. La part de l’économie maritime dans l’emploi départemental est relativement stable depuis 2018.

Les emplois de l’économie maritime sont également présents dans les départements non littoraux à travers des activités qui n’ont pas forcément besoin d’être exercées à proximité des côtes (par exemple les activités de vente de produits de la mer ou de construction et de réparation de navires).

Le tourisme est prépondérant sur les façades « Méditerranée » et « Sud-Atlantique », et dans les DROM

La « Méditerranée » englobe le plus grand nombre d’emplois maritimes, suivie par la façade « Nord Atlantique – Manche Ouest » (figure 3). Sur ces façades, les emplois maritimes représentent une part très élevée dans l’emploi des concernés. C’est le cas dans les bassins de vie de Crozon (2 400 emplois maritimes, soit 92 %) en raison de l’emploi militaire de la rade de Brest, et des Saintes-Maries-de-la-Mer (650 emplois, soit 56 %) avec la présence du parc naturel régional de Camargue. Vient ensuite le bassin de vie de Quiberon (1 000 emplois, soit 39 %) qui englobe les deux îles de la baie de Quiberon et qui est réputé pour ses activités liées aux produits de la mer, notamment la transformation et conservation de poisson, de crustacés et de mollusques. Enfin, c’est aussi le cas du bassin de vie de Saint-Tropez (3 650 emplois, soit 39 %), du fait de son attractivité touristique.

Figure 3 – Emplois salariés de l’économie maritime par façade maritime en 2023

en ETP
Figure 3 – Emplois salariés de l’économie maritime par façade maritime en 2023 (en ETP) - Lecture : En 2023, sur la façade « Méditerranée », le tourisme littoral emploie 93 430 salariés soit 68 % des emplois maritimes.
Façade maritime Manche Est - Mer du Nord Nord Atlantique - Manche Ouest Méditerranée Sud Atlantique Antilles - Guyane Réunion Hors façades maritimes Ensemble
Produits de la mer 8 357 14 017 3 610 4 424 432 841 11 497 43 179
Construction et réparation de navires 5 132 18 777 9 159 4 017 252 88 8 874 46 298
Transport maritime et fluvial 11 519 5 881 13 084 2 064 1 577 928 8 514 43 566
Tourisme littoral 17 222 28 375 93 430 32 187 7 689 5 633 0 184 538
Marine Nationale 1 342 12 499 14 295 372 513 424 1 866 31 311
Autres 7 004 2 681 3 854 2 947 183 37 9 051 25 758
Ensemble 50 575 82 231 137 433 46 010 10 646 7 952 39 803 374 650
  • Lecture : En 2023, sur la façade « Méditerranée », le tourisme littoral emploie 93 430 salariés soit 68 % des emplois maritimes.
  • Champ : France hors Mayotte, établissements actifs, hors particuliers employeurs, y compris Marine nationale.
  • Sources : Insee, Flores ; Ministère des Armées.

Figure 3 – Emplois salariés de l’économie maritime par façade maritime en 2023

  • Lecture : En 2023, sur la façade « Méditerranée », le tourisme littoral emploie 93 430 salariés soit 68 % des emplois maritimes.
  • Champ : France hors Mayotte, établissements actifs, hors particuliers employeurs, y compris Marine nationale.
  • Sources : Insee, Flores ; Ministère des Armées.

Le tourisme représente plus des deux tiers des emplois maritimes sur les façades « Méditerranée » et « Sud Atlantique » : avec un nombre élevé de stations balnéaires, ces façades sont des destinations touristiques estivales. La façade « Manche Est – Mer du Nord » est spécialisée dans le transport maritime (26 % des emplois maritimes de ce domaine), à travers l’Haropa Port (Havre – Rouen – Paris) qui se distingue comme le premier port de France pour le commerce extérieur. La façade « Nord Atlantique – Manche Ouest » se démarque par une part plus élevée de la construction et de la réparation de navires (41 % des emplois maritimes de ce domaine), en raison de la présence du port de Saint-Nazaire. Elle regroupe également 32 % des emplois salariés du domaine des produits de la mer. Dans les DROM hors Mayotte, le tourisme et le transport maritime sont dominants. Enfin, les effectifs de la Marine nationale se répartissent essentiellement entre la façade « Méditerranée » et « Nord Atlantique – Manche Ouest » en raison de la présence de bases navales (Toulon et Brest).

Hors tourisme littoral, près de trois salariés sur quatre sont des hommes

En 2023, dans l’économie maritime, le niveau de salaire horaire net est proche de celui observé dans l’ensemble de l’économie (17,3 euros contre 17,0 euros) (figure 4). En revanche, l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes est deux fois plus marqué dans l’économie maritime que dans l’ensemble de l’économie (4,6 euros d’écart par heure, contre 2,1 euros). La part des femmes dans les salariés de l’économie maritime est légèrement inférieure à celle observée dans l’ensemble des salariés de l’économie (38,9 % contre 42,3 % de l’emploi salarié en ETP). Hors tourisme littoral, près de trois salariés sur quatre sont des hommes. La part des moins de 25 ans dans les salariés de l’économie maritime est plus élevé que dans l’ensemble de l’économie (16,9 % contre 12,4 %).

Figure 4 – Caractéristiques des salariés de l’économie maritime

en %
Figure 4 – Caractéristiques des salariés de l’économie maritime (en %) - Lecture : En 2023, 39 % des salariés de l’économie maritime sont des femmes. Leur salaire horaire net est de 14,5 euros.
Caractéristiques Ensemble de l’économie Économie maritime, dont : Tourisme littoral Produits de la mer Construction et réparation de navires Transport maritime et fluvial
Part des femmes
(en ETP)
42,3 38,9 48,2 32,2 21,6 27,0
Part des moins de 25 ans (en ETP) 12,4 16,9 22,8 11,4 9,4 8,6
Part des 50 ans ou plus (en ETP) 27,7 25,2 22,7 28,5 28,1 27,9
Part des cadres et professions intellectuelles supérieures (en ETP) 20,7 11,6 5,0 8,5 37,0 23,7
Part des professions intermédiaires (en ETP) 20,8 15,5 15,3 10,5 19,3 16,5
Part des employés
(en ETP)
28,3 44,9 60,0 21,6 5,4 18,6
Part des ouvriers
(en ETP)
29,5 27,1 18,8 57,9 37,7 40,7
Salaire horaire net
(en euros)
17,0 17,31 12,91 16,5 20,7 24,0
Salaire horaire net des hommes (en euros) 17,9 19,11 13,51 17,8 21,0 25,4
Salaire horaire net des femmes (en euros) 15,8 14,51 12,51 13,7 19,6 20,0
  • 1. Hors salariés des établissements du partiellement touristique. Il s’agit des établissements proches du littoral qui ont une activité de type restauration, gestion des déchets, ou en lien avec la pratique sportive.
  • Lecture : En 2023, 39 % des salariés de l’économie maritime sont des femmes. Leur salaire horaire net est de 14,5 euros.
  • Champ : France hors Mayotte, établissements actifs, hors particuliers employeurs, hors Marine nationale
  • Source : Insee, Flores et DSN.

Comparativement à l’ensemble de l’économie maritime, le tourisme littoral emploie davantage de jeunes et de femmes. On y retrouve beaucoup d’employés (60,0 % des salariés) et les salaires y sont beaucoup moins élevés (12,9 euros net de l’heure). La construction et réparation de navires ainsi que le transport maritime et fluvial se caractérisent par une part très élevée d’hommes. Ces domaines regroupent un peu plus de seniors et davantage de cadres ; les salaires y sont nettement supérieurs. Enfin, les activités liées aux produits de la mer rassemblent un peu plus d’hommes et de seniors, une majorité d’ouvriers et les salaires y sont moins élevés (16,5 euros net de l’heure).

Encadré – Partenariat

Cette étude a été réalisée dans le cadre d’un partenariat entre l’Insee et le Service des données et études statistiques (SDES), en charge de la statistique publique de l’énergie, des transports, du logement et de l’environnement.

Publication rédigée par :Axelle Bonzi, Noémie Morénillas (Insee), Katerine Lamprea (SDES)

Méthodes

Dans cette étude, l’« économie maritime » s’appuie sur une définition basée sur les activités ou les productions des établissements : elle rassemble l’ensemble des activités utilisant les ressources marines, ou qui ne pourraient exister sans la mer. Elle est définie en plusieurs étapes, selon une approche consistant à sélectionner les établissements qui font partie de ce périmètre. Les établissements sélectionnés sont ceux qui :

  • ont une activité maritime ;
  • appartiennent à une unité légale produisant au moins un produit maritime ;
  • sont situés dans le contour ou à proximité des grands ports de commerce et ayant une activité en lien avec la mer ;
  • sont ajoutés manuellement par expertise [Bonzi, Morénillas, 2026].

Cette approche intègre également :

  • l’emploi des zones littorales concernant des activités saisonnières identifiées comme touristiques (par exemple, l’hébergement, la restauration, la gestion de sites touristiques ou d’installations sportives, etc.) ;
  • l’emploi de la Marine nationale, fourni par le service statistique du ministère en charge de la défense.

Les activités fluviales ou autour des lacs ne sont pas comptabilisées dans cette étude. Toutefois le poste de la NAF « transports maritime et fluvial » ne permet pas de distinguer le fluvial du maritime.

Les établissements sont classés selon leur probabilité d’appartenance à l’économie maritime. Dans cette étude, les établissements du cœur de la filière sont retenus (le « noyau »). Dans une approche plus large de l’économie maritime, les emplois seraient environ 30 % plus nombreux [Bonzi, Morénillas, 2026].

Cette méthode permet une approche territorialisée. Il n’est cependant pas possible de disposer de données sur la formation ou le développement durable. Il est également assez difficile de couvrir l’action publique en dehors de structures bien identifiées comme l’Ifremer.

L’économie maritime n’est pas identifiée comme une filière à l’image de l’aéronautique, du spatial ou de l’automobile, puisqu’il ne s’agit pas d’une chaîne de production conduisant à la réalisation d’un produit fini (avion, fusée, voiture, etc.) à partir d’intrants et de consommations intermédiaires.

Définitions

Les emplois en équivalent temps plein, correspondent au nombre total d'heures travaillées dans l'activité considérée divisé par la moyenne annuelle des heures travaillées dans des emplois à plein temps sur le territoire économique.

L’équivalent salaire minimum (ESM) est calculé au prorata du revenu du non-salarié dans le SMIC, avec un écrêtage à 1 : un non-salarié gagnant l’équivalent de 0,5 SMIC est compté comme 0,5 ESM, mais un non-salarié ayant des revenus équivalents à deux SMIC n’est compté que comme 1 ESM. Il permet ainsi de mieux appréhender la précarité d’une partie des non-salariés en construisant un proxy de leur temps de travail.

Dans cette étude, les façades maritimes sont définies à partir du regroupement des bassins de vie littoraux (qui sont limitrophes à la mer) et des bassins de vie de second rang (qui sont à proximité des bassins de vie littoraux). Le territoire métropolitain est réparti entre quatre façades maritimes :

  • « Méditerranée » : bassins de vie de la côte méditerranéenne et de Corse
  • « Sud Atlantique » : du bassin de vie d’Hendaye à celui de La Rochelle
  • « Nord Atlantique – Manche Ouest » : du bassin de vie de Marans à celui de Pontorson
  • « Manche Est – Mer du Nord » : du bassin de vie d’Avranches à celui de Bray-Dunes

Les autres bassins de vie métropolitains sont regroupés sous l’intitulé « Hors façade maritime ».

Pour les DROM, hors Mayotte, on distingue :

  • « Antilles – Guyane » : bassins de vie de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane
  • « Réunion » : bassins de vie de La Réunion

Le bassin de vie est le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants.

Pour en savoir plus

Bonzi A, Morénillas N., « Approche statistique de l’économie maritime en France », Document de travail, à paraître.