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Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté · Juin 2026 · n° 138
Insee Analyses Bourgogne-Franche-ComtéL’économie présentielle, moteur de l’emploi en Bourgogne-Franche-Comté

Marie Léger, Salima Tahiri (Insee)

En Bourgogne-Franche-Comté, l’économie présentielle, sphère tournée vers la satisfaction des besoins des personnes résidentes ou des touristes, représente près de deux emplois sur trois en 2022. C’était moins d’un sur deux en 1990. Ce développement est étroitement lié aux dynamiques démographiques, au vieillissement de la population, et à la tertiarisation de l’économie. L’essor concerne particulièrement les territoires qui gagnent des habitants comme Dijon, Besançon ou encore la zone frontalière. Dans le même temps, le nombre d’emplois recule dans la sphère productive.

Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté
No 138
Paru le :Paru le18/06/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Marie Léger, Salima Tahiri (Insee)

La santé et le social, premiers pourvoyeurs d’emplois présentiels

En Bourgogne-Franche-Comté, 696 000 emplois relèvent de l' en 2022, il s’agit d’activités destinées à répondre aux besoins quotidiens des habitants et des touristes. L’ rassemble 397 000 emplois. Ainsi, l’emploi présentiel occupe aujourd’hui une place majeure dans l’économie.

La santé humaine et l’action sociale en sont le premier pilier : ce secteur concentre un emploi présentiel sur quatre, devançant nettement tous les autres (figure 1). Ce poids traduit la demande soutenue de soins et d’accompagnement des personnes vulnérables sur l’ensemble du territoire, portée à la fois par les avancées médicales et le vieillissement de la population régionale. L’administration publique et l’enseignement occupent également une place importante. À eux trois, ces secteurs majoritairement publics concentrent plus de la moitié des emplois présentiels régionaux. Enfin, avec 14 % des emplois, le commerce demeure également un acteur central de la vie économique des territoires.

Figure 1Répartition des différentes activités de l’économie présentielle en Bourgogne-Franche-Comté en 2022

(en %)
Répartition des différentes activités de l’économie présentielle en Bourgogne-Franche-Comté en 2022 ((en %))
Secteurs d’activités Part dans l’ensemble de l’emploi présentiel
Santé humaine et action sociale 25
Administration publique 15
Commerce 14
Enseignement 12
Construction 10
Hébergement et restauration 6
Transports et entreposage 4
Autres divers 8
Activités financières, assurance et immobilières 4
Arts, spectacles et activités récréatives 2
Ensemble 100
  • Source : Insee, recensement de la population 2022, exploitation complémentaire.

Figure 1Répartition des différentes activités de l’économie présentielle en Bourgogne-Franche-Comté en 2022

  • Source : Insee, recensement de la population 2022, exploitation complémentaire.

Cette diversité sectorielle illustre la capacité de l’économie présentielle à répondre à l’ensemble des besoins du quotidien, des soins aux loisirs, en passant par le commerce et les services publics essentiels. Elle offre également une grande variété de métiers : aides-soignants, infirmiers, enseignants, employés de la fonction publique, ou encore assistantes maternelles.

L’économie présentielle en progression depuis 1990

Le développement économique de ces 30 dernières années a été dominé par l’expansion des activités de services et de commerce, activités essentiellement présentielles. Entre 1990 et 2022, l’emploi présentiel des 25-54 ans a progressé de 9 % en Bourgogne-Franche-Comté, alors que l'emploi productif a reculé de 20 % sur la même période (pour comprendre). L’économie présentielle représente aujourd’hui près de deux emplois sur trois, contre moins d’un sur deux il y a 30 ans. Portée par la croissance démographique, la tertiarisation de l’économie, la hausse du niveau de vie et le vieillissement de la population, cette dynamique a profondément reconfiguré le tissu économique régional. Elle s’accompagne aussi de l’émergence de nouveaux modes de consommation (comme le commerce en ligne), de nouveaux loisirs, en partie liés à la réduction du temps de travail, ainsi que du développement du tourisme et des services à la personne. Elle répond avant tout aux besoins des populations présentes et est donc étroitement liée aux trajectoires démographiques des territoires. En Bourgogne-Franche-Comté, l’emploi présentiel a relativement peu augmenté entre 1990 et 2022 contrairement à la France métropolitaine. Si en France la progression de la population a naturellement soutenu la demande de services, la croissance démographique de la région est plus modeste.

Dans quelques territoires, il a progressé plus rapidement que la population, signe d’une intensification de la consommation locale. C’est notamment le cas dans les de Beaune, Dole et Lons-le-Saunier, où l’emploi présentiel augmente malgré une population stable.

À l’inverse, celles d’Autun, de Cosne-Cours-sur-Loire et de Nevers cumulent recul démographique et fortes pertes d’emplois présentiels.

L’emploi présentiel en transformation

Depuis 2011, l’emploi présentiel ne progresse plus, en lien avec la population régionale qui se stabilise. Mais il se transforme.

Les emplois dans la santé et l’action sociale poursuivent leur progression (+3 400 emplois en 11 ans), portés par le vieillissement de la population (figure 2).

Figure 2Évolution du nombre d’emplois présentiels entre 2011 et 2022 selon les grands secteurs d’activités en Bourgogne-Franche-Comté

(en nombre)
Évolution du nombre d’emplois présentiels entre 2011 et 2022 selon les grands secteurs d’activités en Bourgogne-Franche-Comté ((en nombre))
Secteurs d’activités Évolution 2011/2022
Santé humaine et action sociale +3 400
Hébergement et restauration +2 300
Arts, spectacles et activités récréatives +1 200
Activités spécialisées, scientifiques et techniques +500
Activités de services administratifs et de soutien +400
Activités immobilières +300
Enseignement -400
Information et communication -800
Commerce -2 000
Autres activités de services -2 000
Activités financières et d'assurance -2 700
Administration publique -3 000
Transports et entreposage -4 400
Construction -6 600
  • Source : Insee, recensements de la population 2011 et 2022, exploitations complémentaires.

Figure 2Évolution du nombre d’emplois présentiels entre 2011 et 2022 selon les grands secteurs d’activités en Bourgogne-Franche-Comté

  • Source : Insee, recensements de la population 2011 et 2022, exploitations complémentaires.

De même, l’hébergement-restauration, après le repli lié à la crise sanitaire, retrouve progressivement une dynamique favorable avec l’augmentation des flux touristiques, expliquant en partie la hausse de 2 300 emplois entre 2011 et 2022.

Dans le même temps, plusieurs secteurs connaissent des réductions marquées. La construction perd 6 600 emplois, sous l’effet du ralentissement de la construction de logements neufs, de travaux de rénovation ou de travaux publics et d’infrastructures. Cette situation s'explique notamment par des facteurs démographiques et financiers, plus récemment accentués par la hausse des coûts de construction et le renchérissement du crédit immobilier.

Le transport perd 4 400 emplois, dans un contexte de rationalisation des services publics de transport (réorganisation, développement de la billetterie en ligne ou par automates, etc.), de concurrence de la voiture, d’effets conjoncturels (crise sanitaire) et de développement du télétravail. L’administration (-3 000 emplois) marque le pas, en lien avec la réduction des dépenses publiques et les réorganisations administratives. Le commerce perd 2 000 emplois sous l’effet de l’essor de la vente en ligne, fragilisant les formats traditionnels, notamment dans les petites villes, alors qu’il se renforce et se concentre dans les zones urbaines. Enfin, en lien avec la baisse de la natalité et des effectifs scolaires, l’emploi dans l’enseignement diminue de 400.

Une économie moins sensible aux chocs exogènes

À l’échelle régionale, l’économie présentielle joue un rôle de stabilisateur économique, particulièrement dans les territoires qui accueillent peu de sites de production. Ses activités sont, par nature, plus difficilement délocalisables et ancrent les emplois dans les territoires, y compris les plus ruraux et périurbains.

L’économie présentielle est avant tout une économie de petites structures : en 2024, 94 % de ses établissements emploient moins de dix salariés, une proportion nettement supérieure à celle observée dans l’économie productive (82 %). Ainsi, les éventuelles fermetures d’entreprises ont des répercussions plus limitées sur l’emploi local que dans les secteurs dominés par de grandes entreprises.

Cette présence diffuse ne signifie pas pour autant une répartition homogène. Les zones d’emploi abritant les grandes agglomérations concentrent une part importante des emplois présentiels : trois sur dix se situent dans celles de Dijon et Besançon, soit 215 000 emplois présentiels (figure 3). Les zones urbaines offrent une clientèle suffisamment nombreuse pour assurer la viabilité économique des activités présentielles. Elles regroupent notamment les pôles commerciaux, culturels, touristiques ou les grands équipements publics (administrations, hôpitaux, universités), dont le rayonnement dépasse largement les frontières locales. Ces territoires concentrent davantage l’emploi que les habitants, car une partie des actifs qui y travaillent résident dans les zones voisines. Les salaires perçus par ces actifs se diffusent ainsi en périphérie, où ils viennent soutenir la consommation et l’activité locale.

Figure 3Nombre d’emplois présentiels et part dans l’emploi total, par zone d’emploi en 2022

Nombre d’emplois présentiels et part dans l’emploi total, par zone d’emploi en 2022
Code Libellé de la zone d’emploi Nombre d’emplois présentiels Part dans l’emploi total (en %)
0051 Alençon 33 200 69,5
0052 Arles 34 100 66,1
0053 Avignon 80 500 66,0
0054 Beauvais 60 800 62,9
0055 Bollène-Pierrelatte 16 700 52,9
0056 Cosne-Cours-sur-Loire 13 900 58,2
0057 Dreux 24 700 62,5
0058 La Vallée de la Bresle-Vimeu 13 300 44,6
0059 Mâcon 43 100 62,3
0060 Nevers 38 900 69,5
0061 Nogent-le-Rotrou 12 600 55,4
0062 Redon 17 500 60,0
0063 Ussel 19 400 64,2
0064 Valréas 14 400 65,0
0101 Côte sous le vent 3 700 86,2
0102 Est Grande Terre 9 800 73,0
0103 Marie-Galante 2 500 76,6
0104 Région Pointoise 68 400 75,0
0105 Sud Basse-Terre 17 400 83,3
0201 Le Centre-Atlantique 10 600 76,5
0202 Le Centre agglomération 59 100 74,8
0203 Le Nord-Atlantique 2 800 67,7
0204 Le Nord-Caraibe 4 600 73,0
0205 Le Sud 9 600 79,3
0206 Le Sud-Caraibe 14 300 77,5
0301 Est-littoral 39 900 78,2
0302 Ouest-Guyanais 16 300 81,4
0303 Savanes 6 900 71,0
0401 L'Est 25 600 80,9
0402 L'Ouest 54 500 73,3
0403 Le Nord 68 700 79,3
0404 Le Sud 74 600 77,5
0601 Mayotte 34 700 85,7
1101 Cergy-Vexin 133 500 68,7
1102 Coulommiers 13 200 72,0
1103 Étampes 20 900 66,7
1104 Évry-Courcouronnes 134 000 65,5
1105 Fontainebleau-Nemours 42 100 69,7
1106 Marne-la-Vallée 128 400 66,5
1107 Meaux 39 900 73,4
1108 Melun 50 100 73,6
1109 Paris 2 474 200 61,4
1110 Provins 11 500 72,9
1111 Rambouillet 17 200 67,9
1112 Roissy 239 300 69,0
1113 Saclay 127 800 55,5
1114 Seine-Yvelinoise 154 100 66,5
1115 Versailles-Saint-Quentin 171 400 58,6
2401 Blois 45 500 63,4
2402 Bourges 54 400 66,8
2403 Chartres 48 200 61,7
2404 Châteaudun 11 100 60,6
2405 Châteauroux 48 200 63,8
2406 Chinon 10 200 57,6
2407 Gien 15 200 50,9
2408 Loches 11 300 60,9
2409 Montargis 25 800 63,6
2410 Orléans 121 700 62,0
2411 Pithiviers 11 400 52,0
2412 Romorantin-Lanthenay 20 600 66,0
2413 Tours 148 400 67,3
2414 Vendôme 13 400 56,7
2415 Vierzon 10 100 68,4
2701 Autun 9 000 66,2
2702 Auxerre 44 900 64,2
2703 Avallon 11 500 66,4
2704 Beaune 18 700 52,6
2705 Belfort 44 800 65,6
2706 Besançon 91 300 67,0
2707 Chalon-sur-Saône 39 400 59,9
2708 Charolais 18 600 61,3
2709 Châtillon-Montbard 14 200 62,7
2710 Creusot-Montceau 21 200 60,6
2711 Dijon 123 200 68,3
2712 Dole 19 100 63,2
2713 Lons-le-Saunier 38 900 62,7
2714 Montbéliard 32 000 52,6
2715 Pontarlier 24 300 62,2
2716 Saint-Claude 9 100 55,5
2717 Sens 23 100 60,6
2718 Vesoul 30 000 63,8
2801 Argentan 9 700 65,5
2802 Avranches 22 300 60,3
2803 Bernay 14 600 61,5
2804 Caen 150 500 68,0
2805 Cherbourg-en-Cotentin 48 600 61,0
2806 Coutances 14 300 63,0
2807 Dieppe-Caux maritime 33 000 61,1
2808 Évreux 46 700 68,0
2809 Flers 20 300 56,6
2810 Granville 12 800 69,1
2811 Honfleur Pont-Audemer 27 400 71,3
2812 L'Aigle 8 700 57,5
2813 Le Havre 79 900 60,9
2814 Lisieux 18 900 61,7
2815 Rouen 199 200 65,8
2816 Saint-Lô 28 500 62,0
2817 Vernon-Gisors 25 100 58,7
2818 Vire Normandie 9 200 54,3
2819 Yvetot-Vallée du Commerce 24 700 61,7
3201 Abbeville 21 300 68,2
3202 Amiens 102 700 67,2
3203 Arras 51 700 65,7
3204 Berck 33 300 70,9
3205 Béthune 56 400 69,4
3206 Boulogne-sur-Mer 39 800 66,2
3207 Calais 36 100 70,2
3208 Cambrai 33 600 65,4
3209 Château-Thierry 13 600 61,8
3210 Compiègne 44 200 59,4
3211 Creil 64 400 68,2
3212 Douai 51 100 65,0
3213 Dunkerque 64 300 62,1
3214 Laon 26 200 74,2
3215 Lens 85 700 67,8
3216 Lille 312 000 65,4
3217 Maubeuge 48 600 65,4
3218 Roubaix-Tourcoing 82 400 64,0
3219 Saint-Omer 39 900 62,3
3220 Saint-Quentin 52 800 61,9
3221 Soissons 30 700 61,7
3222 Valenciennes 84 700 63,1
4401 Bar-le-Duc 17 600 65,7
4402 Châlons-en-Champagne 32 300 69,2
4403 Charleville-Mézières 38 100 67,1
4404 Chaumont 32 100 64,8
4405 Colmar 57 800 63,8
4406 Épernay 17 900 48,7
4407 Épinal 47 400 65,5
4408 Forbach 19 400 70,6
4409 Haguenau 54 100 58,9
4410 Metz 126 700 69,6
4411 Mulhouse 103 800 64,0
4412 Nancy 159 300 70,2
4413 Reims 96 500 66,4
4414 Remiremont 21 300 65,0
4415 Romilly-sur-Seine 14 800 53,3
4416 Saint-Avold 23 200 61,6
4417 Saint-Dié-des-Vosges 17 600 63,4
4418 Saint-Louis 18 900 62,6
4419 Sarrebourg 27 500 63,7
4420 Sarreguemines 26 900 61,0
4421 Sedan 17 700 60,1
4422 Sélestat 21 000 57,5
4423 Strasbourg 220 700 63,4
4424 Thionville 58 400 72,0
4425 Troyes 64 700 64,2
4426 Verdun 18 600 67,9
4427 Vitry-le-François Saint-Dizier 25 900 63,7
5201 Ancenis 22 400 51,7
5202 Angers 121 300 66,8
5203 Challans 35 200 64,2
5204 Château-Gontier-sur-Mayenne 9 500 53,6
5205 Châteaubriant 11 700 57,4
5206 Cholet 44 500 50,7
5207 Fontenay-le-Comte 25 800 60,8
5208 La Ferté-Bernard 12 900 51,5
5209 La Flèche 11 700 56,4
5210 La Roche-sur-Yon 52 300 63,7
5211 Laval 41 900 57,8
5212 Le Mans 100 700 66,3
5213 Les Herbiers-Montaigu 31 300 43,6
5214 Les Sables-d'Olonne 21 100 67,6
5215 Mayenne 16 200 50,3
5216 Nantes 291 400 60,1
5217 Pornic 16 700 68,0
5218 Sablé-sur-Sarthe 10 900 42,7
5219 Saint-Nazaire 63 100 59,5
5220 Saumur 23 200 61,3
5221 Segré-en-Anjou Bleu 10 100 50,8
5301 Auray 22 300 70,2
5302 Brest 119 700 69,3
5303 Carhaix-Plouguer 16 200 57,2
5304 Dinan 22 500 67,0
5305 Fougères 18 800 56,4
5306 Guingamp 13 700 65,1
5307 Lamballe-Armor 13 400 46,6
5308 Lannion 28 400 70,6
5309 Lorient 61 700 67,6
5310 Morlaix 31 700 62,6
5311 Ploërmel 16 700 54,1
5312 Pontivy-Loudéac 26 000 50,4
5313 Quimper 78 100 66,8
5314 Quimperlé 10 700 54,9
5315 Rennes 221 900 62,7
5316 Saint-Brieuc 54 300 69,1
5317 Saint-Malo 41 000 68,0
5318 Vannes 66 100 69,9
5319 Vitré 18 500 44,2
7501 Agen 40 000 66,2
7502 Angoulême 63 700 66,5
7503 Bayonne 105 500 69,5
7504 Bergerac 28 000 66,7
7505 Bordeaux 381 300 64,9
7506 Bressuire 24 300 54,0
7507 Brive-la-Gaillarde 35 600 64,8
7508 Châtellerault 17 500 55,4
7509 Cognac 31 100 53,7
7510 Dax 41 900 66,3
7511 Guéret 29 600 68,6
7512 La Rochelle 74 600 68,5
7513 La Teste-de-Buch 41 200 73,6
7514 Langon 26 600 65,5
7515 Lesparre-Médoc 13 400 59,8
7516 Libourne 34 300 60,4
7517 Limoges 89 300 70,9
7518 Marmande 21 800 58,9
7519 Mont-de-Marsan 39 600 68,9
7520 Niort 68 300 67,5
7521 Oloron-Sainte-Marie 16 100 60,0
7522 Pau 89 200 65,8
7523 Périgueux 60 100 71,6
7524 Poitiers 96 000 71,2
7525 Rochefort 21 300 73,2
7526 Royan 31 000 76,8
7527 Saint-Junien 17 800 59,9
7528 Saintes 34 600 71,4
7529 Sarlat-la-Canéda 16 700 72,5
7530 Thouars 13 100 54,8
7531 Tulle 22 400 69,3
7532 Villeneuve-sur-Lot 20 100 63,9
7601 Agde-Pézenas 19 600 76,1
7602 Albi 61 800 69,7
7603 Alès-Le Vigan 45 300 74,4
7604 Auch 40 000 65,6
7605 Bagnols-sur-Cèze 16 500 59,9
7606 Béziers 58 500 72,4
7607 Cahors 24 200 73,6
7608 Carcassonne-Limoux 54 500 73,3
7609 Castelsarrasin-Moissac 16 300 62,0
7610 Castres-Mazamet 37 000 62,9
7611 Figeac-Villefranche 21 900 62,2
7612 Foix-Pamiers 35 800 71,5
7613 Mende 22 300 72,5
7614 Millau 17 400 66,6
7615 Montauban 48 400 68,4
7616 Montpellier 225 900 67,9
7617 Narbonne 40 000 70,1
7618 Nîmes 102 900 70,9
7619 Nord-du-Lot 12 700 58,8
7620 Perpignan 125 500 74,1
7621 Rodez 40 400 62,7
7622 Saint-Gaudens 31 800 73,1
7623 Sète 25 600 73,2
7624 Tarbes-Lourdes 68 500 72,8
7625 Toulouse 394 400 59,8
8401 Annecy 88 000 63,1
8402 Aubenas 37 300 75,8
8403 Aurillac 24 600 69,2
8404 Belley 11 200 65,5
8405 Bourg-en-Bresse 64 300 60,7
8406 Bourgoin-Jallieu 51 700 56,3
8407 Chambéry 76 400 66,8
8408 Clermont-Ferrand 141 800 65,1
8409 Grenoble 179 200 61,7
8410 Issoire 19 500 61,1
8411 La Maurienne 13 400 75,0
8412 La Plaine du Forez 19 900 63,5
8413 La Tarentaise 45 400 77,1
8414 La Vallée de l'Arve 20 500 53,1
8415 Le Chablais 31 500 76,1
8416 Le Genevois Français 70 400 72,2
8417 Le Livradois 17 800 58,6
8418 Le Mont Blanc 24 200 78,9
8419 Le Puy-en-Velay 32 500 69,2
8420 Les Sources de la Loire 17 000 57,3
8421 Lyon 540 600 58,0
8422 Montélimar 26 000 62,6
8423 Montluçon 27 100 65,4
8424 Moulins 26 700 70,0
8425 Oyonnax 10 700 42,2
8426 Roanne 32 900 63,3
8427 Romans-sur-Isère 22 300 60,3
8428 Saint-Étienne 136 100 64,4
8429 Saint-Flour 9 100 62,8
8430 Tarare 11 900 58,1
8431 Valence 80 800 61,8
8432 Vichy 31 000 62,3
8433 Vienne-Annonay 53 900 59,3
8434 Villefranche-sur-Saône 39 900 59,9
8435 Voiron 41 000 62,3
9301 Aix-en-Provence 116 300 62,3
9302 Briançon 14 200 85,4
9303 Brignoles 29 500 72,5
9304 Cannes 119 800 66,6
9305 Carpentras 19 700 64,6
9306 Cavaillon 29 600 62,6
9307 Digne-les-Bains 24 100 75,7
9308 Draguignan 31 800 77,1
9309 Fréjus 34 200 76,9
9310 Gap 33 600 77,6
9311 Manosque 22 900 58,3
9312 Marseille 359 100 69,9
9313 Martigues-Salon 73 400 63,6
9314 Menton 15 100 83,5
9315 Nice 178 000 72,9
9316 Orange 16 500 66,3
9317 Sainte-Maxime 19 300 73,6
9318 Toulon 174 300 77,1
9401 Ajaccio 42 000 79,7
9402 Bastia 38 500 76,8
9403 Calvi 7 500 81,6
9404 Corte 4 800 80,9
9405 Ghisonaccia 5 100 69,5
9406 Porto-Vecchio 9 700 78,7
9407 Propriano 4 600 80,5
  • Source : Insee, recensement de la population 2022, exploitation complémentaire.

Figure 3Nombre d’emplois présentiels et part dans l’emploi total, par zone d’emploi en 2022

  • Source : Insee, recensement de la population 2022, exploitation complémentaire.

Dans certaines zones rurales, peu pourvues en emplois, les activités présentielles représentent une part particulièrement importante de l’emploi total. C’est par exemple le cas dans celles d'Avallon, d'Autun et de Nevers où plus des deux tiers des emplois relèvent de l’économie présentielle.

Une offre d’emplois présentiels par habitant plus abondante dans les zones urbaines

Rapporté à la population, le nombre d’emplois présentiels est plus élevé dans les zones urbaines, porté par la présence de sièges administratifs et hospitaliers, ainsi qu’une offre commerciale, culturelle et touristique plus développée. En 2022, il varie de 17,1 à Saint-Claude à 30,5 à Dijon pour 100 habitants, sa moyenne est de 24,8 sur l’ensemble de la région.

La structure de l’emploi présentiel diffère également selon les territoires. L’emploi public domine nettement dans les zones de Besançon et Belfort où il représente 57 % des effectifs présentiels. À l’inverse, il est moins présent dans les zones rurales et périurbaines, notamment dans les zones d’emploi de Beaune et de Pontarlier (respectivement 44 % et 45 %), où les activités sont davantage orientées vers le commerce et les services de proximité.

Les zones d’emploi de Pontarlier et de Beaune : dynamisme transfrontalier et résidentiel

Dans 8 des 21 zones d’emploi de la région, l’emploi total a progressé entre 2011 et 2022, porté à la fois par l’économie présentielle et l’économie productive (figure 4).

Figure 4Évolution du nombre d’emplois présentiels et productifs entre 2011 et 2022 par zone d’emploi en Bourgogne-Franche-Comté

(en %)
Évolution du nombre d’emplois présentiels et productifs entre 2011 et 2022 par zone d’emploi en Bourgogne-Franche-Comté ((en %))
Zone d’emploi Emploi présentiel Emploi productif
Cosne-Cours-sur-Loire -9,1 -5,7
Mâcon +3,8 +3,4
Nevers -8,5 -6,2
Autun -9,5 -8,1
Auxerre -4,8 -2,5
Avallon -12,6 -3,5
Beaune +1,7 +10,5
Belfort-Montbéliard -4,7 -10,4
Besançon +3,9 +9,2
Chalon-sur-Saône -1,7 +4,8
Charolais -5,3 -14,5
Châtillon-Montbard -6,6 -6,0
Creusot-Montceau -8,2 +1,1
Dijon +1,6 +8,3
Dole +1,9 +4,3
Lons-le-Saunier +1,0 +0,8
Pontarlier +3,6 +2,8
Saint-Claude -14,7 -17,0
Sens +1,9 +4,3
Vesoul -9,0 -0,5
Bourgogne-Franche-Comté -2,0 +0,1
  • Note : les zones d’emplois de Belfort et Montbéliard ont été regroupées.
  • Source : Insee, recensements de la population 2011 et 2022, exploitations complémentaires.

Figure 4Évolution du nombre d’emplois présentiels et productifs entre 2011 et 2022 par zone d’emploi en Bourgogne-Franche-Comté

  • Note : les zones d’emplois de Belfort et Montbéliard ont été regroupées.
  • Source : Insee, recensements de la population 2011 et 2022, exploitations complémentaires.

Les zones de Pontarlier et de Beaune attirent des populations ou des consommateurs qui permettent le développement d’activités présentielles. À Pontarlier, la progression démographique est soutenue et nettement supérieure à la hausse de l’emploi présentiel. Les commerces représentent près de 20 % de ces emplois. En effet, ce territoire attire des frontaliers et bénéficie de leurs revenus élevés, renforçant le pouvoir d’achat local. L’activité commerciale profite également d’une clientèle aisée venue de Suisse.

La zone d’emploi de Beaune présente un profil différent. Malgré le recul de sa population, l’emploi présentiel progresse légèrement, grâce aux commerces répondant aux besoins des touristes et à l’administration publique.

La dynamique démographique : un levier de développement pour l’économie présentielle

L’emploi présentiel a également augmenté dans les zones de Dijon, Besançon, Mâcon et Sens, en lien avec la croissance de leur population. Celle de Dijon profite de son pôle hospitalier d’envergure et de son attractivité touristique qui font progresser l’emploi présentiel.

Besançon présente un profil comparable, avec un emploi présentiel qui augmente au même rythme que sa population. Les effectifs relevant de la santé, de l’enseignement et de l’hébergement-restauration ont fortement augmenté ces dix dernières années.

La dynamique démographique dans les zones de Sens et de Mâcon explique également la hausse des emplois dans l’économie présentielle, notamment dans les secteurs de la santé et du commerce. Ces zones, situées aux franges de la région, profitent des desserrements francilien et lyonnais.

Des territoires fragilisés par la désindustrialisation et le recul démographique

À l’opposé des zones en croissance, d’autres connaissent des trajectoires défavorables. Entre désindustrialisation et enclavement, l’emploi présentiel y diminue.

Longtemps structurée autour de l’industrie automobile, la zone de Montbéliard enregistre un recul de l’ensemble de ses emplois, qu’ils soient productifs ou présentiels. Tous les secteurs sont touchés par cette baisse, notamment la santé avec le transfert de l’hôpital en 2017 à Trévenans, dans la zone d’emploi de Belfort. Dans cette dernière, la baisse de l’emploi présentiel est ainsi atténuée, malgré un recul de la population.

Les zones d’Autun, d’Avallon, de Cosne-Cours-sur-Loire et de Saint-Claude, cumulent les difficultés : la population, l’emploi présentiel et l’emploi productif reculent simultanément. Les baisses sont marquées à Saint-Claude et à Avallon, où la population est également en repli. Dans ces territoires, le nombre d’emplois présentiels est plus faible. À l’exception de Saint-Claude, les revenus des habitants y sont moins élevés, pouvant limiter la demande locale et ainsi la rendre insuffisante pour maintenir une offre de services.

Encadré -  Près de six emplois sur dix occupés par des femmes

L’économie présentielle est nettement plus féminisée que l’économie productive : 58 % de ses emplois sont occupés par des femmes, contre 33 % dans l’économie productive. Cela s’explique par le poids des secteurs de la santé, du social et de l’enseignement, historiquement féminisés.

Cette structure spécifique d’emplois s’accompagne d’un recours au temps partiel deux fois plus fréquent : 20 % des salariés travaillent à temps partiel dans l’économie présentielle, contre 10 % dans l’économie productive. Indépendamment de cette quotité de travail, les salaires y sont aussi plus modestes. En équivalent temps plein, la moitié des salariés perçoivent moins de 2 060 € par mois, soit 150 € de moins que dans l’économie productive.

Les disparités sont encore plus marquées en haut de l’échelle des rémunérations. Les 10 % des salariés les mieux payés gagnent plus de 3 350 € contre plus de 3 880 € dans l’économie productive. Cet écart salarial s’explique en partie par la structure des catégories socioprofessionnelles, marquée par une part plus importante d’employés (36 % contre 10 % dans l’économie productive) et une moindre présence de cadres (13 % contre 15 %).

Figure 5Distribution du salaire net mensuel en équivalent temps plein en 2023, selon la sphère économique

(en euros)
Distribution du salaire net mensuel en équivalent temps plein en 2023, selon la sphère économique ((en euros)) - Lecture : Un salarié sur dix (1ᵉʳ décile) de l'économie présentielle perçoit moins de 1 470 € par mois.
Décile Sphère présentielle Sphère productive
1ᵉʳ 1 470 1 580
2ᵉ 1 620 1 740
3ᵉ 1 770 1 880
4ᵉ 1 900 2 040
5ᵉ 2 060 2 210
6ᵉ 2 240 2 420
7ᵉ 2 470 2 690
8ᵉ 2 790 3 090
9ᵉ 3 350 3 880
  • Lecture : Un salarié sur dix (1ᵉʳ décile) de l'économie présentielle perçoit moins de 1 470 € par mois.
  • Champ : Salariés du privé et du public, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Base Tous salariés (au lieu de travail).

Figure 5Distribution du salaire net mensuel en équivalent temps plein en 2023, selon la sphère économique

  • Lecture : Un salarié sur dix (1ᵉʳ décile) de l'économie présentielle perçoit moins de 1 470 € par mois.
  • Champ : Salariés du privé et du public, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Base Tous salariés (au lieu de travail).
Publication rédigée par :Marie Léger, Salima Tahiri (Insee)

Pour comprendre

L’emploi est considéré au lieu de travail. Les résultats peuvent différer de ceux fournis par les sources administratives issues des déclarations sociales des employeurs, du fait de différences de méthode, de concepts et de champ.

L’évolution de l’emploi entre 1990 et 2022 a été mesurée sur la tranche des 25-54 ans, tranche sur laquelle la mesure de l’activité est la plus stable dans le temps.

Publication rédigée par :Marie Léger, Salima Tahiri (Insee)

Sources

L'étude repose sur les données des exploitations complémentaires du recensement de la population de 1990 à 2022 (exploitation principale pour les évolutions de population).

Définitions

L’économie présentielle correspond aux activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins des personnes présentes dans la zone, qu’elles soient résidentes ou touristes.

L’économie productive est déterminée par différence. Elle regroupe les activités qui produisent des biens majoritairement consommés hors de la zone et des activités de services tournées principalement vers les entreprises de cette sphère.

Une zone d’emploi est un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequel les établissements peuvent trouver l’essentiel de la main d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Desnoyers C., Mathias J., Hmamda N., « Activités présentielles dans l’Arc jurassien », Insee Dossier Bourgogne-Franche-Comté no 9, juin 2023.

(3) Andrieu H., Leseur B., « 21 zones d’emploi 2020 en Bourgogne-Franche-Comté, à l’économie spécialisée, diversifiée ou à dominante résidentielle », Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté no 74, septembre 2020.

(4) Fiche « Zones emploi », in La France et ses territoires, coll. « Insee Référence », édition 2021.