Principaux indicateurs sur les revenus et la pauvreté aux niveaux national et localDispositif Fichier localisé social et fiscal (Filosofi)

Chiffres détaillés
Insee Résultats
Paru le : Paru le 05/07/2022
Insee Résultats - Juillet 2022

Ces principaux indicateurs sur le revenu (distribution et structure) et sur la pauvreté portent sur la France métropolitaine par région, département, arrondissement, EPCI, EPT, CTCD, commune, aire d'attraction des villes, unité urbaine et zone d’emploi, ainsi que sur la Martinique et La Réunion.

Les résultats sont soumis au secret statistique pour garantir la confidentialité des données. La plupart des indicateurs proposés sont non sommables.

Les évolutions des indicateurs de revenu issus de Filosofi sont à interpréter avec précaution, particulièrement entre deux années proches. Certains changements dans la législation fiscale et sociale, ou une baisse dans la qualité des sources mobilisées, peuvent expliquer ces évolutions, et rendre ainsi leur analyse plus complexe. Pour le millésime 2019, les précautions à prendre sont plus importantes que pour les millésimes précédents. Les revenus exceptionnels perçus en 2019, au titre des mesures d’urgence économique et social (exonération des heures supplémentaires et prime exceptionnelle de pouvoir d’achat), ne sont que partiellement pris en compte dans le revenu disponible. De ce fait, les données de Filosofi peuvent parfois présenter des divergences importantes avec celles de l’enquête Revenus Fiscaux et Sociaux, source nationale de référence qui les prend en compte.

En 2019, les changements à prendre en compte sont :

  • la mise en place du prélèvement à la source (PAS) : l’impôt retenu est désormais celui calculé avec les revenus perçus pendant l’année de référence. Ainsi, pour le calcul des niveaux de vie, les données Filosofi du millésime 2019 prennent en compte l’impôt calculé sur les revenus perçus en 2019, et non plus celui calculé à partir des revenus de l’année précédente. Si le PAS modifie le calendrier de paiement de l’impôt sur le revenu, les tranches du barème d’imposition restants inchangées, il a peu d’impact sur les indicateurs.
  • la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, ou PEPA (2 Mds d’euros) et les heures supplémentaires exonérées (13 Mds d’euros) : ces données peu ou pas déclarées par les contribuables échappent à Filosofi (environ 2 % des salaires). Une estimation nationale, réalisée dans l’Enquête Revenus Fiscaux et Sociaux (ERFS), indique que ces suppléments de revenus, s’ils avaient été couverts par les sources fiscales supplémentaires, auraient eu pour impact d’augmenter de façon sensible tous les déciles de niveau de vie. Le niveau de vie médian augmente de 2,6 % dans l’ERFS en 2019, alors qu’il est quasi stable dans Filosofi (- 0,2%). Sans tenir compte de la PEPA et des heures supplémentaires, le niveau de vie médian aurait augmenté de 0,8 % dans l’ERFS. L’amélioration du report sur les déclarations fiscales de ces mesures pour le prochain millésime de revenu restera, selon la DGFiP, très marginale ; le même problème devrait donc se retrouver pour la diffusion du millésime 2020 de Filosofi.
  • L’analyse des données au niveau national et départemental issues des Déclarations Sociales Nominatives (DSN), conduit aux constats suivants : ces heures supplémentaires n’ont pas été versées de façon homogène par les entreprises à leurs salariés. Elles ont surtout concerné certains secteurs d’activité et catégories socio-professionnelles. Les secteurs les plus concernés sont l’hébergement et la restauration, les transports et entreposage, la construction, le commerce et la réparation automobile, les activités scientifiques et techniques, etc..., tandis que les catégories socio-professionnelles les plus concernées sont les ouvriers, les employés et les professions intermédiaires. Ainsi, l’impact des heures supplémentaires et de la PEPA peut varier d’un territoire à l’autre en fonction de ses caractéristiques en termes de secteurs d’activité et de catégorie socio-professionnelle.
  • la prime d’activité versée aux travailleurs modestes a été élargie et son montant a fortement augmenté. En 2019, 18 % des ménages bénéficient de la prime d’activité contre 13 % en 2018.
  • le taux de contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus de remplacement a été rétabli à 6,6 % pour la moitié des retraités concernés par la hausse de ce même taux en 2018 (+ 1,7 point).
  • la baisse de la qualité du fichier de la taxe d’habitation, qui tend notamment à diminuer le nombre de ménages dans le champ de Filosofi, se poursuit. Cette diminution est plus que compensée par la mise en place de la déclaration tacite, qui permet aux ménages avec un profil de revenus réguliers, de ne plus avoir à remplir de déclaration. Cette mesure s’est traduite dans les fichiers fiscaux par des remontées plus rapides des déclarations, et une nette hausse du nombre de foyers dans les sources fiscales mobilisées ; ce qui conduit finalement à un nombre de ménages en hausse de 1,5 % entre 2018 et 2019, alors que celui-ci avait diminué l’an dernier (- 0,3 %).
  • La méthode de géoréférencement des ménages à partir des données cadastrales a été améliorée à partir du millésime 2019. Les évolutions, surtout à l’infracommunal, ne reflètent donc pas uniquement l’évolution réelle ; elles traduisent aussi les améliorations de la géolocalisation

Les données 2019 sont proposées dans la géographie en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2022.

Revenus et pauvreté des ménages en 2019 - Tous les niveaux géographiques
(xlsx, 3 Mo)
(csv, 1 Mo)

Historique

Les données de revenus et de pauvreté 2019 en géographie 2021 ont été diffusées une première fois le 17/01/2022. Cette seconde publication s’enrichit de quelques communes et EPCI, et corrige des erreurs de libellés de zones géographiques. Ces corrections sont précisées dans chaque fichier impacté.

Revenus et pauvreté des ménages en 2019 - Tous les niveaux géographiques (en géographie au 01/01/2021)
(xlsx, 3 Mo)
(csv, 1019 Ko)
    • Liste des variables

      • Code géographique ;
      • Libellé géographique ;
      • Nombre de ménages fiscaux ;
      • Nombre de personnes dans les ménages fiscaux ;
      • Médiane du niveau de vie (€) ;
      • Part des ménages fiscaux imposés (%) ;
      • Taux de pauvreté-Ensemble (%) ;
      • Taux de pauvreté des ménages dont le référent fiscal a moins de 30 ans (%) ;
      • Taux de pauvreté des ménages dont le référent fiscal a de 30 à 39 ans (%) ;
      • Taux de pauvreté des ménages dont le référent fiscal a de 40 à 49 ans (%) ;
      • Taux de pauvreté des ménages dont le référent fiscal a de 50 à 59 ans (%) ;
      • Taux de pauvreté des ménages dont le référent fiscal a de 60 à 74 ans (%) ;
      • Taux de pauvreté des ménages dont le référent fiscal a 75 ans ou plus (%) ;
      • Taux de pauvreté des ménages propriétaires de leur logement (%) ;
      • Taux de pauvreté des ménages locataires de leur logement (%) ;
      • Part des revenus d'activité (%) ;
      • dont part des salaires, traitements (%) ;
      • dont part des indemnités de chômage (%) ;
      • dont part des revenus des activités non salariées (%) ;
      • Part des pensions, retraites et rentes (%) ;
      • Part des revenus du patrimoine et des autres revenus (%) ;
      • Part de l'ensemble des prestations sociales (%) ;
      • dont part des prestations familiales (%) ;
      • dont part des minima sociaux (%) ;
      • dont part des prestations logement (%) ;
      • Part des impôts (%) ;
      • Rapport interdécile 9e décile/1er decile ;
      • 1er décile du niveau de vie (€) ;
      • 9e décile du niveau de vie (€).