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Insee Conjoncture Normandie · Juillet 2021 · n° 28
Insee Conjoncture NormandieL’emploi salarié continue de se redresser au 1ᵉʳ trimestre 2021 en NormandieNote de conjoncture régionale - 1ᵉʳ trimestre 2021

Laure Le Mains, Bruno Mura, Étienne Silvestre (Insee)

Début 2021, l’activité économique en Normandie reste en deçà de son niveau d’avant-crise. En mai, elle est encore en retrait dans presque tous les secteurs et en particulier dans l’hébergement et la restauration avec une activité réduite de près de moitié. La consommation des ménages normands s’est redressée lors du 1ᵉʳ trimestre avant de s’enrayer à nouveau en avril avec le nouveau confinement. Les mises en chantier de logements continuent de progresser. Début 2021, les créations d’entreprises se maintiennent à un niveau élevé.

L’emploi salarié augmente très légèrement au 1ᵉʳ trimestre 2021, malgré une baisse de l’intérim. Hors intérim, l’emploi se stabilise dans l’industrie et l’hôtellerie-restauration et progresse dans la construction et les services aux ménages ou aux entreprises. Le taux de chômage reste stable ce trimestre.

Insee Conjoncture Normandie
No 28
Paru le : Paru le 12/07/2021

L’activité reste inférieure au niveau d’avant-crise

Bon indicateur du niveau d’activité, le nombre d’heures rémunérées avait fortement chuté lors du premier confinement (- 32 % en avril 2020 par rapport au même mois de 2019 ; figure 1). Le recul s’est progressivement atténué les mois suivants (- 3 % en septembre 2020). Le deuxième confinement s’est traduit par une nouvelle baisse d’activité en novembre 2020 (- 8 %). L’activité est ensuite restée en retrait par rapport à son niveau d’avant-crise de 5 à 7 % selon les mois jusqu’en mai 2021, le mois d’avril 2021 étant marqué par un nouveau confinement et une baisse d’activité de 7 %.

En mai 2021, l’activité est en retrait par rapport à mai 2019 dans tous les secteurs sauf les activités immobilières, les activités de services aux entreprises et la fabrication de denrées alimentaires. Dans l’industrie, c’est la fabrication de matériels de transports qui est le plus impacté (- 10 %). Si le secteur du transport et de l’entreposage et celui du commerce peinent à retrouver leur niveau d’avant-crise (respectivement - 5 % et - 4 %), le plus lourdement touché par la crise est toujours celui de l’hébergement et de la restauration avec une activité réduite de près de moitié (- 46 %). Dans la région, les départements qui en mai restent les plus éloignés de leur niveau d’avant-crise sont la Seine-Maritime et le Calvados (- 6 %), l’Eure en étant le plus proche (- 4 %).

Figure 1Évolution mensuelle du nombre d'heures rémunérées par rapport au même mois de 2019

en %
Évolution mensuelle du nombre d'heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 (en %)
Normandie France
Janv.2020 1,2 1,9
Fev. 1,1 1,8
Mars -13,2 -13,3
Avril -31,5 -33,2
Mai -20,3 -22,4
Juin -8,4 -10,3
Juil. -5,3 -6,8
Août -3,6 -4,5
Sept. -3,3 -4,4
Oct. -3,7 -4,8
Nov. -7,9 -9,8
Dec. -5,0 -6,7
Janv.2021 -3,9 -5,2
Fev. -4,3 -5,4
Mars -4,2 -5,1
Avril -6,8 -7,9
Mai -5,5 -6,3
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 1Évolution mensuelle du nombre d'heures rémunérées par rapport au même mois de 2019

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

La consommation est encore en retrait en début d’année

Le montant des transactions par carte bancaire est un bon indicateur de la consommation des ménages. Il avait chuté de plus de 40 % en Normandie pendant le premier confinement de 2020 par rapport à la même période de 2019 (figure 2). Il s’est ensuite nettement redressé avec un phénomène de rattrapage partiel notamment pendant l’été 2020. Avec le deuxième confinement, la consommation avait reculé de près de 30 % en novembre 2020. Les fêtes de fin d’année s’étaient traduites par un sursaut en décembre, nettement plus marqué en Normandie (+ 7,5 % en Normandie contre + 1,2 % au niveau national). Lors du 1ᵉʳ trimestre 2021, la consommation des ménages retrouve un niveau proche de celui de 2019 et même un peu supérieur en Normandie. Elle s’enraye à nouveau en avril 2021 avec le troisième confinement mais repart vivement depuis.

Figure 2Évolution hebdomadaire des montants des transactions par carte bancaire CB par rapport à la même semaine de 2019

en %
Évolution hebdomadaire des montants des transactions par carte bancaire CB par rapport à la même semaine de 2019 (en %) -
année semaine premier jour de la semaine Normandie France entière
2020 2 06/01/2020 4,3 3,3
2020 3 13/01/2020 5,2 4,1
2020 4 20/01/2020 8,4 6,9
2020 5 27/01/2020 5,9 4,5
2020 6 03/02/2020 4,0 2,8
2020 7 10/02/2020 5,9 2,3
2020 8 17/02/2020 4,2 4,0
2020 9 24/02/2020 -4,2 0,0
2020 10 02/03/2020 2,5 4,1
2020 11 09/03/2020 10,6 8,3
2020 12 16/03/2020 -36,0 -40,5
2020 13 23/03/2020 -54,7 -57,9
2020 14 30/03/2020 -51,1 -54,4
2020 15 06/04/2020 -41,8 -46,6
2020 16 13/04/2020 -45,6 -48,4
2020 17 20/04/2020 -38,1 -41,5
2020 18 27/04/2020 -42,6 -44,9
2020 19 04/05/2020 -31,5 -34,4
2020 20 11/05/2020 12,6 3,9
2020 21 18/05/2020 6,5 -1,2
2020 22 25/05/2020 5,4 2,9
2020 23 01/06/2020 8,2 2,5
2020 24 08/06/2020 8,8 4,3
2020 25 15/06/2020 12,2 7,2
2020 26 22/06/2020 -1,1 -4,2
2020 27 29/06/2020 2,8 -1,5
2020 28 06/07/2020 12,5 6,0
2020 29 13/07/2020 17,5 8,7
2020 30 20/07/2020 16,6 12,1
2020 31 27/07/2020 8,2 5,8
2020 32 03/08/2020 17,7 15,5
2020 33 10/08/2020 12,3 12,4
2020 34 17/08/2020 11,9 11,0
2020 35 24/08/2020 5,8 4,9
2020 36 31/08/2020 7,5 6,0
2020 37 07/09/2020 6,8 5,4
2020 38 14/09/2020 6,8 4,6
2020 39 21/09/2020 3,9 0,8
2020 40 28/09/2020 2,3 0,9
2020 41 05/10/2020 4,9 2,4
2020 42 12/10/2020 9,6 7,3
2020 43 19/10/2020 6,4 2,2
2020 44 26/10/2020 3,3 -2,4
2020 45 02/11/2020 -28,4 -33,5
2020 46 09/11/2020 -22,7 -29,7
2020 47 16/11/2020 -26,7 -28,4
2020 48 23/11/2020 -25,0 -27,0
2020 49 30/11/2020 10,8 4,7
2020 50 07/12/2020 3,3 -1,7
2020 51 14/12/2020 -2,1 -7,7
2020 52 21/12/2020 2,6 -1,7
2020 53 28/12/2020 2,5 -3,3
2021 1 04/01/2021 1,3 -5,5
2021 2 11/01/2021 -1,1 -6,3
2021 3 18/01/2021 9,1 4,4
2021 4 25/01/2021 9,6 3,0
2021 5 01/02/2021 -1,0 -7,2
2021 6 08/02/2021 1,1 -6,3
2021 7 15/02/2021 4,5 -4,3
2021 8 22/02/2021 -0,3 -6,6
2021 9 01/03/2021 3,6 0,1
2021 10 08/03/2021 5,5 -1,9
2021 11 15/03/2021 10,3 1,9
2021 12 22/03/2021 -19,8 -21,6
2021 13 29/03/2021 6,8 4,6
2021 14 05/04/2021 -21,0 -24,5
2021 15 12/04/2021 -12,8 -15,5
2021 16 19/04/2021 -9,4 -13,0
2021 17 26/04/2021 -20,8 -22,8
2021 18 03/05/2021 -5,0 -7,7
2021 19 10/05/2021 -1,8 -10,2
2021 20 17/05/2021 18,0 11,5
2021 21 24/05/2021 11,3 12,0
2021 22 31/05/2021 12,0 9,4
2021 23 07/06/2021 21,0 17,4
2021 24 14/06/2021 18,3 14,4
  • Sources : Cartes bancaires CB, calculs Insee.

Figure 2Évolution hebdomadaire des montants des transactions par carte bancaire CB par rapport à la même semaine de 2019

  • Note : transactions par carte bancaire CB en face-à-face qui n'incluent pas la vente à distance (internet). Les traits pointillés permettent d'identifier les périodes pendant lesquelles les commerces « non-essentiels » étaient fermés sur l'ensemble du territoire métropolitain. Le trait vertical plein indique la dernière semaine de 2020.
  • Champ : France
  • Sources : Cartes bancaires CB, calculs Insee.
Avertissement

Précisions concernant les données sur les transactions bancaires. Elles proviennent de Cartes Bancaires CB et couvrent l’essentiel des transactions par cartes bancaires. Elles sont tirées d’une extraction de transactions anonymisées et agrégées à l’échelle départementale afin de respecter les exigences de confidentialité. Les données utilisées concernent tout détenteur de carte bancaire CB sur le territoire français, ce qui, outre les ménages, peut recouvrir aussi des entreprises. Ces données ne recouvrent pas les transactions réalisées par d’autres moyens de paiement (espèces, chèque, ticket restaurant, etc.).

Augmentation des mises en chantier de logements

Au 1ᵉʳ trimestre 2021, le cumul sur 12 mois des logements commencés augmente à nouveau en Normandie (+ 10 %) et repart à la hausse au niveau national (+ 4 % ; figure 3). Les mises en chantier progressent dans tous les départements normands (de 4 % dans la Manche à 20 % dans l’Eure). Le secteur est marqué depuis un an par un recul des autorisations de construire. Au 1ᵉʳ trimestre 2021, le nombre de logements autorisés à la construction, au cours des douze derniers mois, diminue à nouveau dans la région (- 4 %). Les évolutions de ces autorisations sont contrastées selon les départements : de - 20 % en Seine-Maritime à + 19 % dans le Calvados.

La surface des locaux commencés sur un an évolue peu ce trimestre au niveau régional comme au niveau national (- 2 %). L’évolution régionale recouvre de fortes disparités entre départements : net recul en Seine-Maritime (- 19 %), plus modéré dans la Manche (- 6 %), quasi-stagnation dans l’Eure (+ 3 %), hausse dans l’Orne (+ 8 %) et surtout le Calvados (+ 39 %). Dans la région, le cumul sur un an des surfaces des locaux autorisés diminue (- 3 %) comme au niveau national (- 0,5 %). La baisse est homogène dans tous les départements normands (de - 2 à - 4 %) sauf dans l’Orne (+ 5 %).

Figure 3Évolution du nombre de logements commencés

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements commencés (indice base 100 en décembre 2010)
Normandie France hors Mayotte
déc. 2010 100,0 100,0
janv. 2011 103,7 101,4
févr. 2011 102,6 102,3
mars 2011 104,7 103,5
avr. 2011 105,8 103,9
mai 2011 105,8 105,0
juin 2011 102,1 103,8
juil. 2011 103,2 103,4
août 2011 102,6 102,9
sept. 2011 103,7 102,3
oct. 2011 103,7 101,3
nov. 2011 105,3 102,9
déc. 2011 106,8 104,2
janv. 2012 104,7 103,7
févr. 2012 103,7 103,5
mars 2012 102,6 103,8
avr. 2012 100,5 102,2
mai 2012 99,5 99,8
juin 2012 100,5 100,0
juil. 2012 100,5 99,5
août 2012 101,1 98,8
sept. 2012 97,9 96,8
oct. 2012 97,4 96,2
nov. 2012 93,7 92,7
déc. 2012 88,4 92,6
janv. 2013 87,9 92,3
févr. 2013 88,9 92,5
mars 2013 88,4 91,5
avr. 2013 88,9 92,4
mai 2013 88,9 92,7
juin 2013 88,4 92,6
juil. 2013 88,9 92,3
août 2013 87,4 91,9
sept. 2013 86,8 92,0
oct. 2013 84,2 90,5
nov. 2013 84,2 89,4
déc. 2013 86,3 86,6
janv. 2014 86,8 86,2
févr. 2014 86,3 84,7
mars 2014 84,2 83,4
avr. 2014 82,6 83,1
mai 2014 81,6 82,5
juin 2014 80,5 81,6
juil. 2014 79,5 81,7
août 2014 80,5 81,4
sept. 2014 81,6 81,4
oct. 2014 81,1 81,3
nov. 2014 78,9 81,4
déc. 2014 76,8 81,6
janv. 2015 75,8 80,9
févr. 2015 76,3 81,1
mars 2015 76,8 81,0
avr. 2015 75,8 80,2
mai 2015 74,7 79,6
juin 2015 73,2 80,2
juil. 2015 72,6 79,8
août 2015 71,1 80,2
sept. 2015 69,5 80,6
oct. 2015 71,6 80,8
nov. 2015 73,2 81,8
déc. 2015 75,8 82,9
janv. 2016 75,8 83,2
févr. 2016 76,3 84,4
mars 2016 73,2 83,7
avr. 2016 74,2 84,5
mai 2016 74,7 86,6
juin 2016 75,8 86,8
juil. 2016 74,7 87,1
août 2016 74,2 87,2
sept. 2016 74,7 87,6
oct. 2016 73,2 88,6
nov. 2016 73,7 89,3
déc. 2016 71,6 90,2
janv. 2017 72,1 92,1
févr. 2017 71,6 92,8
mars 2017 75,8 95,8
avr. 2017 75,8 97,0
mai 2017 75,8 97,2
juin 2017 76,8 98,5
juil. 2017 79,5 100,3
août 2017 79,5 100,9
sept. 2017 84,2 101,6
oct. 2017 84,2 102,3
nov. 2017 83,2 103,6
déc. 2017 85,8 105,8
janv. 2018 85,3 105,4
févr. 2018 85,8 105,0
mars 2018 84,7 103,8
avr. 2018 87,4 103,2
mai 2018 88,4 102,8
juin 2018 88,4 102,4
juil. 2018 85,8 101,3
août 2018 86,8 100,8
sept. 2018 82,1 100,0
oct. 2018 83,2 100,0
nov. 2018 83,7 98,8
déc. 2018 79,5 96,7
janv. 2019 79,5 96,4
févr. 2019 78,4 96,2
mars 2019 78,4 95,7
avr. 2019 75,3 95,7
mai 2019 76,8 95,3
juin 2019 75,8 94,5
juil. 2019 75,8 94,7
août 2019 76,3 94,5
sept. 2019 80,5 94,6
oct. 2019 78,9 93,8
nov. 2019 77,4 93,8
déc. 2019 77,4 93,7
janv. 2020 77,4 94,2
févr. 2020 76,8 94,0
mars 2020 73,2 91,9
avr. 2020 71,1 87,6
mai 2020 68,4 86,3
juin 2020 69,5 86,6
juil. 2020 71,1 86,5
août 2020 72,1 87,3
sept. 2020 68,9 86,9
oct. 2020 70,0 86,9
nov. 2020 72,1 86,5
déc. 2020 75,3 85,9
janv. 2021 74,7 84,9
févr. 2021 76,8 85,2
mars 2021 82,6 89,0
avr. 2021 85,3 93,1
mai 2021 85,3 94,6
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 3Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.
Avertissement

Depuis la publication de juillet 2018, portant sur le premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d’emploi publiées au niveau localisé (région et département) est étendu aux départements d’outre-mer (hors Mayotte) et à l’ensemble de l’emploi salarié. Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Enfin, l’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, durant la phase de montée en charge de la DSN.

L’emploi salarié progresse malgré le recul de l’intérim

Au 1ᵉʳ trimestre 2021, l’emploi salarié progresse de 0,3 % en Normandie (après + 0,2 % au précédent trimestre ; figure 4) comme France entière hors Mayotte (après - 0,1 % le trimestre précédent). Dans la région, cette hausse concerne autant le secteur public que privé. Malgré cette amélioration, l’emploi salarié reste inférieur de 0,7 % à son niveau d’avant-crise (fin 2019), comme au niveau national (- 0,8 %).

L’intérim recule de 1,8 % en Normandie ce trimestre (+ 0,3 % France entière hors Mayotte) après avoir déjà nettement ralenti au précédent trimestre (+ 6 % au 4ᵉ trimestre 2020 après + 25 % au 3ᵉ trimestre 2020 ; figure 5). Après une forte contraction au 1ᵉʳ trimestre 2020 (- 41 %), l’intérim s’était nettement redressé au cours des deux trimestres suivants. Au final, au 1ᵉʳ trimestre 2021, il reste inférieur de 5 % à son niveau d’avant-crise, comme au niveau national.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Normandie Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Normandie Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2011 100,1 100,2 100,3 100,3
2ᵉ trim. 2011 100,0 100,3 100,2 100,4
3ᵉ trim. 2011 99,9 100,2 100,1 100,4
4ᵉ trim. 2011 100,0 100,3 100,2 100,4
1ᵉ trim. 2012 99,9 100,3 99,9 100,4
2ᵉ trim. 2012 99,7 100,3 99,6 100,3
3ᵉ trim. 2012 99,5 100,1 99,4 100,1
4ᵉ trim. 2012 99,2 100,0 98,9 99,9
1ᵉ trim. 2013 99,2 100,0 98,9 99,9
2ᵉ trim. 2013 98,8 99,9 98,3 99,7
3ᵉ trim. 2013 98,9 100,1 98,4 99,8
4ᵉ trim. 2013 98,8 100,4 98,2 99,9
1ᵉ trim. 2014 98,7 100,4 98,1 99,9
2ᵉ trim. 2014 98,9 100,4 98,2 99,9
3ᵉ trim. 2014 98,7 100,3 97,9 99,8
4ᵉ trim. 2014 98,6 100,4 97,7 99,8
1ᵉ trim. 2015 98,4 100,4 97,5 99,8
2ᵉ trim. 2015 98,4 100,6 97,3 100,0
3ᵉ trim. 2015 98,3 100,7 97,2 100,1
4ᵉ trim. 2015 98,3 100,9 97,3 100,3
1ᵉ trim. 2016 98,3 101,1 97,2 100,5
2ᵉ trim. 2016 98,3 101,3 97,2 100,8
3ᵉ trim. 2016 98,5 101,6 97,4 101,1
4ᵉ trim. 2016 98,5 101,7 97,4 101,3
1ᵉ trim. 2017 98,6 102,1 97,6 101,8
2ᵉ trim. 2017 98,8 102,4 97,8 102,2
3ᵉ trim. 2017 99,0 102,7 98,2 102,6
4ᵉ trim. 2017 99,2 103,1 98,4 103,2
1ᵉ trim. 2018 99,2 103,2 98,4 103,3
2ᵉ trim. 2018 99,1 103,3 98,5 103,5
3ᵉ trim. 2018 99,1 103,4 98,5 103,7
4ᵉ trim. 2018 99,4 103,7 98,8 104,1
1ᵉ trim. 2019 99,6 104,1 99,1 104,6
2ᵉ trim. 2019 99,6 104,3 99,0 104,8
3ᵉ trim. 2019 99,6 104,5 99,2 105,1
4ᵉ trim. 2019 99,9 104,9 99,6 105,5
1ᵉ trim. 2020 97,7 102,9 96,7 102,9
2ᵉ trim. 2020 97,1 102,0 96,3 102,2
3ᵉ trim. 2020 98,8 103,8 97,8 103,9
4ᵉ trim. 2020 99,0 103,7 98,1 103,7
1ᵉ trim. 2021 99,3 104,0 98,4 104,2
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Normandie France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2011 101,9 101,1
2ᵉ trim. 2011 103,2 101,5
3ᵉ trim. 2011 100,0 100,1
4ᵉ trim. 2011 99,6 99,4
1ᵉ trim. 2012 93,2 95,0
2ᵉ trim. 2012 91,1 92,0
3ᵉ trim. 2012 86,8 88,0
4ᵉ trim. 2012 86,4 85,4
1ᵉ trim. 2013 88,5 88,2
2ᵉ trim. 2013 86,8 87,2
3ᵉ trim. 2013 91,1 89,8
4ᵉ trim. 2013 90,9 90,3
1ᵉ trim. 2014 89,9 89,3
2ᵉ trim. 2014 94,5 91,2
3ᵉ trim. 2014 92,4 88,9
4ᵉ trim. 2014 93,6 90,1
1ᵉ trim. 2015 93,5 89,7
2ᵉ trim. 2015 94,4 93,4
3ᵉ trim. 2015 96,7 97,0
4ᵉ trim. 2015 98,3 99,6
1ᵉ trim. 2016 98,6 99,3
2ᵉ trim. 2016 101,1 102,2
3ᵉ trim. 2016 106,1 105,5
4ᵉ trim. 2016 108,4 110,8
1ᵉ trim. 2017 110,3 115,4
2ᵉ trim. 2017 114,6 120,3
3ᵉ trim. 2017 116,6 124,4
4ᵉ trim. 2017 120,6 130,8
1ᵉ trim. 2018 120,2 129,6
2ᵉ trim. 2018 118,3 127,9
3ᵉ trim. 2018 118,7 127,8
4ᵉ trim. 2018 119,0 126,5
1ᵉ trim. 2019 120,7 127,4
2ᵉ trim. 2019 116,3 127,0
3ᵉ trim. 2019 115,0 126,5
4ᵉ trim. 2019 114,6 126,0
1ᵉ trim. 2020 67,6 75,3
2ᵉ trim. 2020 83,8 92,5
3ᵉ trim. 2020 104,7 113,5
4ᵉ trim. 2020 110,7 119,3
1ᵉ trim. 2021 108,8 119,6
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Le tertiaire marchand repart et l’industrie se stabilise

Hors intérim, l’emploi salarié normand progresse de 0,4 % (+ 0,3 % au niveau national) au 1ᵉʳ trimestre 2021 après une stabilisation le trimestre précédent. La construction (+ 0,8 % ; figure 6) et le tertiaire non marchand (+ 0,3 %) progressent toujours tandis que le tertiaire marchand repart (+ 0,6 % après - 0,3 % au 4ᵉ trimestre 2020). L’emploi salarié hors intérim augmente dans les services aux entreprises (+ 0,9 %) et les services aux ménages (+ 2,0 %), alors que l’hôtellerie-restauration atténue ses pertes (- 0,4 % après - 3,2 %). Hors intérim toujours, l’industrie se stabilise après plusieurs trimestres de baisse. L’agroalimentaire reste dynamique (+ 1,1 %) et les autres branches industrielles sont moins déficitaires, notamment les autres produits industriels (- 0,3 % après - 0,6 % au précédent trimestre). Globalement, l’emploi salarié hors intérim est encore inférieur de 0,5 % à son niveau d’avant-crise.

Figure 6Évolution de l'emploi salarié par secteur - Normandie

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Normandie (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2011 100,0 100,0 100,4 99,7
2ᵉ trim. 2011 99,2 99,8 100,2 99,7
3ᵉ trim. 2011 98,9 99,9 100,2 99,7
4ᵉ trim. 2011 99,1 99,7 100,6 99,6
1ᵉ trim. 2012 98,4 99,7 100,5 99,9
2ᵉ trim. 2012 98,1 99,3 100,3 100,2
3ᵉ trim. 2012 98,1 99,3 100,2 100,4
4ᵉ trim. 2012 96,9 98,7 99,8 100,3
1ᵉ trim. 2013 95,8 98,6 99,8 100,5
2ᵉ trim. 2013 95,0 97,9 99,3 100,3
3ᵉ trim. 2013 94,3 97,6 99,2 100,6
4ᵉ trim. 2013 93,3 97,5 99,0 100,7
1ᵉ trim. 2014 92,8 97,1 99,1 100,8
2ᵉ trim. 2014 91,9 96,8 99,3 100,9
3ᵉ trim. 2014 90,7 96,1 99,3 101,2
4ᵉ trim. 2014 89,9 95,9 99,1 101,3
1ᵉ trim. 2015 88,5 95,6 99,0 101,4
2ᵉ trim. 2015 87,5 95,3 98,9 101,5
3ᵉ trim. 2015 86,7 94,9 99,1 101,2
4ᵉ trim. 2015 86,1 94,7 99,2 101,2
1ᵉ trim. 2016 85,6 94,2 99,4 101,4
2ᵉ trim. 2016 85,4 93,9 99,3 101,3
3ᵉ trim. 2016 84,6 94,0 99,5 101,5
4ᵉ trim. 2016 84,3 93,8 99,4 101,4
1ᵉ trim. 2017 84,4 93,7 99,5 101,3
2ᵉ trim. 2017 84,4 93,8 99,8 101,3
3ᵉ trim. 2017 84,2 94,4 100,0 101,2
4ᵉ trim. 2017 84,7 94,7 100,1 100,8
1ᵉ trim. 2018 84,6 94,6 100,2 100,8
2ᵉ trim. 2018 85,1 94,7 100,4 100,4
3ᵉ trim. 2018 85,5 94,6 100,6 100,1
4ᵉ trim. 2018 86,2 94,8 100,9 100,2
1ᵉ trim. 2019 86,8 95,0 101,3 100,1
2ᵉ trim. 2019 87,0 95,1 101,4 100,1
3ᵉ trim. 2019 87,6 95,3 101,6 99,6
4ᵉ trim. 2019 87,8 95,3 102,3 99,9
1ᵉ trim. 2020 87,5 94,9 101,0 99,4
2ᵉ trim. 2020 87,3 94,2 99,3 98,6
3ᵉ trim. 2020 88,2 93,8 100,4 100,2
4ᵉ trim. 2020 88,7 93,6 100,2 100,4
1ᵉ trim. 2021 89,4 93,6 100,7 100,8
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 6Évolution de l'emploi salarié par secteur - Normandie

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Au 1ᵉʳ trimestre 2021, l’emploi salarié est stable dans le Calvados (figure 7), progresse, légèrement dans la Seine-Maritime (+ 0,2 %) et l’Orne (+ 0,3 %), et plus vivement dans la Manche (+ 0,5 %) et l’Eure (+ 0,8 %). À l’exclusion du Calvados (+ 2,7 %), l’intérim diminue dans tous les départements normands et notamment dans la Seine-Maritime et l’Orne (respectivement - 3,5 % et - 5,7 %). Le Calvados est le seul département où l’emploi salarié (hors intérim) ne progresse pas dans le secteur tertiaire, marchand comme non marchand. La reprise de l’emploi salarié (hors intérim) dans le tertiaire marchand est aussi nettement plus modérée en Seine-Maritime (+ 0,4 %) que dans les autres départements (supérieure ou égale à 1 %). Dans la Manche, l’emploi salarié (hors intérim) dans la construction repart à la baisse (- 0,4 %) mais reste dynamique dans l’industrie (+ 0,9 %). L’Eure est le département où l’emploi salarié (hors intérim) dans le tertiaire s‘améliore le plus globalement (+ 1,2 %). Dans l’ensemble, aucun département n’a retrouvé son niveau d’emploi salarié, y compris intérim, d’avant-crise, avec un écart allant de - 0,1 % dans l’Orne à - 1,4 % dans le Calvados.

Figure 7Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
2020T4 2021T1
Calvados 0,0 0,0
Eure 0,1 0,8
Manche 0,5 0,5
Orne 0,5 0,3
Seine-Maritime 0,2 0,2
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 7Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.
Avertissement sur le marché du travail

La situation des personnes sur le marché du travail a été fortement affectée depuis le début de la crise sanitaire (secteur d’activité à l’arrêt, contrainte de garde d’enfant par exemple). Pour être considéré comme chômeur, il faut être sans emploi, disponible pour travailler et avoir fait des démarches actives de recherche d’emploi. Début 2021, la quasi-stabilité du taux de chômage résulte à la fois de celle du taux d’emploi et de la persistance d’un comportement de retrait d’activité, du fait de la crise et du maintien de restrictions sanitaires. L'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) peut entraîner des révisions accrues sur les données, durant la phase de montée en charge du dispositif

Le taux de chômage se stabilise

Au 1ᵉʳ trimestre 2021, le taux de chômage est de 7,8 % en Normandie (8,1 % France entière hors Mayotte ; figure 8). Il est quasi stable dans la région (+ 0,1 point), et dans tous ses départements, comme au niveau national. Cette stabilité succède à une baisse marquée au précédent trimestre (- 1,3 point en Normandie) liée au confinement et la mise à l’arrêt de certains secteurs. Une partie des personnes au chômage ont alors interrompu leur recherche active d’emploi ou n’étaient plus disponibles pour travailler. Elles ont ainsi basculé du chômage à l’inactivité. La stabilité du taux de chômage s’explique notamment par le faible retour de ces personnes sur le marché du travail, en lien avec la persistance des restrictions sanitaires.

Après avoir fortement fluctué courant 2020, le taux de chômage dans la région se maintient au niveau de l’an dernier et reste légèrement inférieur (- 0,2 point) à son niveau d’avant-crise (fin 2019) alors qu’il se situe exactement au même niveau France entière hors Mayotte. Sur un an, le taux de chômage varie également peu dans les différents départements normands : de - 0,2 point en Seine-Maritime à + 0,1 point dans le Calvados et l’Eure.

Figure 8Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Normandie France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 9,2 9,2
1ᵉ trim. 2011 9,3 9,2
2ᵉ trim. 2011 9,2 9,1
3ᵉ trim. 2011 9,3 9,2
4ᵉ trim. 2011 9,4 9,3
1ᵉ trim. 2012 9,6 9,5
2ᵉ trim. 2012 9,7 9,7
3ᵉ trim. 2012 9,9 9,8
4ᵉ trim. 2012 10,3 10,2
1ᵉ trim. 2013 10,4 10,3
2ᵉ trim. 2013 10,5 10,5
3ᵉ trim. 2013 10,3 10,3
4ᵉ trim. 2013 10,2 10,1
1ᵉ trim. 2014 10,2 10,1
2ᵉ trim. 2014 10,2 10,2
3ᵉ trim. 2014 10,3 10,3
4ᵉ trim. 2014 10,3 10,5
1ᵉ trim. 2015 10,2 10,3
2ᵉ trim. 2015 10,4 10,5
3ᵉ trim. 2015 10,4 10,3
4ᵉ trim. 2015 10,3 10,2
1ᵉ trim. 2016 10,3 10,2
2ᵉ trim. 2016 10,1 10,0
3ᵉ trim. 2016 10,0 9,9
4ᵉ trim. 2016 10,1 10,0
1ᵉ trim. 2017 9,6 9,6
2ᵉ trim. 2017 9,5 9,5
3ᵉ trim. 2017 9,6 9,5
4ᵉ trim. 2017 9,0 9,0
1ᵉ trim. 2018 9,2 9,2
2ᵉ trim. 2018 9,0 9,1
3ᵉ trim. 2018 9,0 9,0
4ᵉ trim. 2018 8,6 8,7
1ᵉ trim. 2019 8,6 8,7
2ᵉ trim. 2019 8,3 8,4
3ᵉ trim. 2019 8,3 8,5
4ᵉ trim. 2019 8,0 8,1
1ᵉ trim. 2020 7,8 7,8
2ᵉ trim. 2020 7,3 7,1
3ᵉ trim. 2020 9,0 9,1
4ᵉ trim. 2020 7,7 8,0
1ᵉ trim. 2021 7,8 8,1
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisé.

Figure 8Taux de chômage

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisé.

La baisse du nombre des demandeurs d’emploi se poursuit

Depuis la forte hausse du 2ᵉ trimestre 2020 (+ 6 %), le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C (tenues de rechercher un emploi) a ensuite baissé. Il s’est stabilisé au cours du 1ᵉʳ trimestre 2021 en Normandie (- 0,5 %) comme au niveau national (- 0,4 %). Le nombre d’inscrits en catégorie A (sans activité) diminue mais faiblement (- 1,0 %).

Le poids du chômage de longue durée s’accentue. Le nombre de personnes inscrites en catégories A, B, C depuis plus d’un an est à nouveau en légère hausse (+ 1,2 %) et cela depuis quatre trimestres consécutifs. La part des demandeurs de longue durée dans la demande d’emploi atteint désormais 53 % en Normandie comme en France hors Mayotte. Le nombre de demandeurs d’emploi ayant moins de 25 ans, inscrits en catégories A, B, C, continue de baisser, plus fortement que celui des autres tranches d’âges, mais moins qu’au trimestre précédent (- 1,2 % après - 3,9 %).

Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B, C a augmenté de 2,1 % en Normandie, moins cependant qu’au niveau national (+ 4,7 %). La plus forte hausse concerne les personnes inscrites depuis plus d’un an (+ 10,2 %). Tous les départements normands sont concernés par la hausse du nombre des demandeurs d’emploi : de + 1,2 % en Seine-Maritime à + 3,6 % dans l’Eure. Il en est de même pour les demandeurs d’emploi de longue durée : de + 9,4 % (en Seine-Maritime) à + 12,1 % (dans l’Orne).

Les créations d’entreprises se maintiennent à un niveau élevé

Au 1ᵉʳ trimestre 2021, les créations d’entreprises se maintiennent à un niveau élevé en Normandie (figure 9), comme au niveau national. Elles progressent de plus de 10 % dans l’agrégat commerce, transports, hébergement et restauration et dans l’industrie mais baissent dans la construction (- 11 %) et les services (- 7 %).

Sur un an, les créations d’entreprises augmentent de près de 29 % en Normandie, plus encore qu’au niveau national (+ 18 %). Tous les secteurs progressent, en particulier celui du commerce-transports-hébergement-restauration (+ 63 %) qui comprend la livraison à domicile en fort développement avec la pandémie.

Figure 9Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Normandie hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Normandie y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2011 101,8 98,9 91,8 91,9
2ᵉ trim. 2011 102,7 98,7 91,2 92,4
3ᵉ trim. 2011 100,7 99,6 92,9 92,9
4ᵉ trim. 2011 105,4 99,2 93,7 93,3
1ᵉ trim. 2012 95,4 95,4 92,1 94,6
2ᵉ trim. 2012 90,7 92,3 92,0 93,5
3ᵉ trim. 2012 92,2 92,6 91,7 93,4
4ᵉ trim. 2012 94,3 92,6 90,1 90,5
1ᵉ trim. 2013 106,0 100,1 85,5 90,9
2ᵉ trim. 2013 109,5 101,7 89,9 91,6
3ᵉ trim. 2013 111,0 101,9 89,0 90,4
4ᵉ trim. 2013 108,3 103,4 89,6 92,3
1ᵉ trim. 2014 111,6 103,3 89,8 92,6
2ᵉ trim. 2014 114,8 104,4 91,9 92,8
3ᵉ trim. 2014 113,9 103,1 95,3 94,5
4ᵉ trim. 2014 110,5 102,2 92,5 93,8
1ᵉ trim. 2015 97,2 93,6 84,3 88,0
2ᵉ trim. 2015 93,7 94,3 83,2 88,5
3ᵉ trim. 2015 98,7 97,4 83,6 89,2
4ᵉ trim. 2015 91,1 97,6 80,0 90,0
1ᵉ trim. 2016 97,5 102,1 85,4 92,3
2ᵉ trim. 2016 98,6 103,6 86,7 95,2
3ᵉ trim. 2016 99,7 102,5 86,6 93,5
4ᵉ trim. 2016 106,2 104,1 86,1 92,6
1ᵉ trim. 2017 101,0 104,5 88,2 95,2
2ᵉ trim. 2017 99,2 104,9 85,6 96,2
3ᵉ trim. 2017 103,9 107,0 90,4 101,5
4ᵉ trim. 2017 113,4 111,5 96,5 108,0
1ᵉ trim. 2018 112,0 111,8 100,3 112,1
2ᵉ trim. 2018 113,5 113,4 105,9 116,9
3ᵉ trim. 2018 109,7 111,6 108,5 117,5
4ᵉ trim. 2018 111,9 112,7 113,3 121,9
1ᵉ trim. 2019 114,8 121,6 123,5 133,9
2ᵉ trim. 2019 119,0 120,1 124,5 134,5
3ᵉ trim. 2019 116,8 120,8 127,9 138,7
4ᵉ trim. 2019 117,7 121,8 138,8 146,9
1ᵉ trim. 2020 118,0 115,4 123,9 130,0
2ᵉ trim. 2020 87,4 84,6 104,2 110,1
3ᵉ trim. 2020 135,6 131,4 158,4 167,3
4ᵉ trim. 2020 131,8 131,6 159,0 169,2
1ᵉ trim. 2021 134,6 135,8 159,6 172,3
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 9Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Au 1ᵉʳ trimestre 2021, le nombre de défaillances d’entreprises cumulé sur 12 mois diminue à nouveau en Normandie (- 16 %) comme France entière (- 10 %). La baisse concerne tous les départements normands (entre - 12 % en Seine-Maritime et - 30 % dans l’Orne). Tous les secteurs sont concernés sauf celui des activités financières et d’assurance pour lequel le nombre de défaillances d’entreprises est à la hausse (+ 9 %).

Encadré 1 - Contexte international – En 2021, l’activité économique dépend encore largement des conditions sanitaires

Début 2021, la conjoncture économique est restée marquée par la crise sanitaire, avec des contrastes entre les pays. Aux États-Unis, le rebond économique a été porté par l’allègement des restrictions sanitaires et les plans de relance massifs, tandis que l’activité chinoise s’est appuyée sur la vigueur de ses exportations. À l’inverse en Europe, les restrictions ont pesé sur l’activité, en recul dans les principales économies et particulièrement en Allemagne et au Royaume-Uni, soumis à des confinements. Sur l’ensemble de l’année 2021, l’activité économique se redresserait dans les principales économies européennes, sous l’hypothèse de stabilisation de la situation sanitaire.

Encadré 2 - Contexte national – En France, l’activité a stagné au premier trimestre 2021, marqué par un renforcement progressif des restrictions sanitaires

La dégradation de la situation sanitaire a conduit au premier trimestre à un renforcement progressif des mesures de restrictions (couvre-feu avancé à 18h, fermetures de centres commerciaux, confinements locaux). Dans ce contexte, l’activité a stagné (– 0,1 % par rapport au trimestre précédent, soit – 4,7 % par rapport à son niveau du quatrième trimestre 2019), se dégradant légèrement au mois le mois, notamment dans les services. La consommation des ménages a été quasi-stable elle aussi (+ 0,1 % par rapport au trimestre précédent, soit – 6,8 % sous son niveau d’avant-crise). En particulier, les restrictions ont pénalisé la consommation de biens, après son dynamisme de fin 2020, tandis que les fermetures d’activité mises en place à l’automne 2020 et maintenues tout l’hiver ont continué de plomber la consommation en hébergement-restauration et en services de transport ou de loisirs.

Publication rédigée par : Laure Le Mains, Bruno Mura, Étienne Silvestre (Insee)

Pour en savoir plus

Le Mains L., Mura B., Silvestre É., « L’emploi salarié progresse légèrement au 4ᵉ trimestre 2020 en Normandie », Insee Conjoncture Normandie, avril 2021.

Note de conjoncture, Insee Conjoncture, juillet 2021.

Des indicateurs conjoncturels régionaux sont disponibles dans le Tableau de bord conjoncturel sur insee.fr.