La part de personnes pauvres en conditions de vie est stable en 2019

Insee Résultats
Paru le :Paru le12/05/2021
Insee Résultats- Mai 2021

En 2019, en France métropolitaine, 11,7 % des ménages sont pauvres en conditions de vie (figure 1), c’est-à-dire qu’ils subissent au moins 8 des 27 privations ou insuffisances de biens matériels ou d'éléments de confort identifiés comme participant au bien-être matériel standard (au sens où ces éléments sont largement diffusés au sein de la population ; documentation). Cette part est stable entre 2018 et 2019.
L’indicateur global de pauvreté en conditions de vie liste quatre types de difficultés : insuffisance de ressources, retards de paiement, restrictions de consommation et difficultés de logement. Retards de paiement et difficultés de logement ont tendance à baisser depuis 2004 ; respectivement 7,5 % et 6,1 % des ménages sont concernés en 2019 (figure 2). La part des ménages déclarant une insuffisance de ressources est pour sa part proche de son niveau de 2004 ; elle baisse toutefois depuis son point haut de 2014, diminuant de 0,6 point entre 2018 et 2019 pour atteindre 13,3 %. À l’inverse, les restrictions de consommation augmentent en 2019 (+ 1 point par rapport à 2018). Les évolutions contrastées des différents types de privation constituant l’indicateur de pauvreté en conditions de vie français expliquent sa stabilité entre 2018 et 2019.

Figure 1 – La pauvreté non-monétaire en France depuis 2004

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Figure 1 – La pauvreté non-monétaire en France depuis 2004 (en %)
Pauvreté en conditions de vie (France) Privation matérielle et sociale (Eurostat)
2004 14,6
2005 13,3
2006 12,7
2007 12,5
2008 12,9
2009 12,6
2010 13,3
2011 12,5
2012 11,9
2013 12,6
2014 12,8 13,6
2015 11,7 12,3
2016 11,9 12,7
2017 11,0 12,2
2018 11,7 12,5
2019 11,7 13,0
  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2004 à 2019.

Figure 1 – La pauvreté non-monétaire en France depuis 2004

  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2004 à 2019.

Figure 2 : Insuffisance de ressources, retards de paiement, restrictions de consommation et difficultés de logement en France depuis 2004

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Figure 2 : Insuffisance de ressources, retards de paiement, restrictions de consommation et difficultés de logement en France depuis 2004 (en %)
Insuffisance de ressources (au moins 3 insuffisances sur 6) Retards de paiement (au moins 1 retard sur 3) Restrictions de consommation (au moins 4 restrictions sur 9) Difficultés de logement (au moins 3 difficultés sur 9)
2004 14,0 11,5 14,2 10,1
2005 13,4 9,8 12,4 8,9
2006 13,6 9,0 12,0 8,2
2007 13,6 9,2 12,2 8,8
2008 12,7 8,0 13,6 8,2
2009 14,1 9,6 12,7 7,3
2010 15,0 9,2 12,7 7,4
2011 14,6 8,6 12,4 6,7
2012 13,8 8,5 11,8 6,9
2013 14,7 8,3 12,9 6,3
2014 15,4 8,7 13,2 6,4
2015 14,4 8,6 12,2 5,7
2016 14,4 8,3 11,6 6,6
2017 13,9 8,0 11,0 5,7
2018 13,9 8,3 11,5 6,5
2019 13,3 7,5 12,5 6,1
  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2004 à 2019.

Figure 2 – Insuffisance de ressources, retards de paiement, restrictions de consommation et difficultés de logement en France depuis 2004

  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2004 à 2019.

Au niveau européen, un autre indicateur de pauvreté non-monétaire, la privation matérielle et sociale (PMS), est disponible depuis 2014 : une personne est dite en situation de privation matérielle et sociale lorsqu’elle cumule au moins cinq privations ou difficultés matérielles parmi 13 items (documentation). En 2019, 13,0 % de la population est en situation de privation matérielle et sociale, contre 12,5 % en 2018. L’indicateur de privation matérielle et sociale augmente donc cette dernière année. En effet, dans l’indicateur européen, les items listés dans les difficultés de logement et l’insuffisance de ressources, en baisse, ne sont pas tous pris en compte. Il est composé essentiellement de restrictions de consommation, en hausse et présentes dans l’indicateur de pauvreté en conditions de vie, mais aussi de restrictions qui lui sont propres (la pratique régulière d’activités de loisirs payantes par exemple) et qui sont en hausse également. À partir de 2020, à la suite de la refonte de l’enquête SRCV, l’indicateur français de pauvreté en conditions de vie ne pourra plus être mesuré. De ce fait, l’indicateur européen sera privilégié pour mesurer la pauvreté en conditions de vie en France.