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Insee Analyses Grand Est · Avril 2021 · n° 131
Insee Analyses Grand EstLe Grand Est, contrasté entre territoires très ruraux et urbains

Florent Isel, Sophie Villaume (Insee)

Dans le Grand Est, en 2018, 39 % des habitants résident dans une commune rurale, c’est-à-dire une commune peu dense ou très peu dense. En classant les départements selon cette proportion, la Meuse, les Vosges et la Haute-Marne figurent dans les quinze départements les plus ruraux de France.

Les communes rurales situées hors de l’influence d’un pôle d’emploi rassemblent 16 % des habitants de la région. Ces territoires perdent des habitants entre 2008 et 2018, notamment du fait d’un solde migratoire déficitaire. La part des plus de 65 ans y est plus élevée qu’ailleurs, et l’accès aux services de la vie courante y est plus difficile.

Les communes rurales périurbaines regroupent quant à elles 23 % de la population. Ces espaces sont les seuls à voir leur population augmenter. Ils attirent en particulier les couples avec enfants.

Insee Analyses Grand Est
No 131
Paru le : Paru le 29/04/2021

Jusqu’à maintenant, les espaces ruraux, étaient définis « en creux » par rapport aux espaces urbains. La nouvelle définition proposée par l’Insee rompt avec cette approche centrée sur la ville (encadré). Les territoires ruraux désignent désormais l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité. Plusieurs catégories de territoires ruraux peuvent être distinguées, selon la présence et le degré d’influence d’un pôle d’emploi, c’est-à-dire le pôle d’une aire d’attraction des villes de plus de 50 000 habitants.

Quatre habitants sur dix résident dans une commune rurale

En France, 88 % des communes sont rurales et abritent 33 % de la population en 2018. Dans le Grand Est, ces proportions sont un peu plus élevées, avec 89 % de communes rurales regroupant 39 % de la population (figure 1). Toutefois, en excluant l’Île-de-France et les territoires d’Outre-Mer où la population est majoritairement urbaine, le Grand Est est la quatrième région de province la moins rurale. Elle se classe ainsi derrière les régions PACA, Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes, où la proportion d’habitants résidant dans une commune rurale atteint respectivement 15 %, 29 % et 35 %.

La présence et le degré d’influence de pôles d’emploi permet de distinguer plusieurs catégories d’espaces ruraux (encadré). Dans le Grand Est, le rural autonome (hors influence d’un pôle d’emploi) représente 46 % des communes, 49 % de la surface régionale et 16 % de la population, soit 32 habitants au km². Quant au rural sous influence d’un pôle, ou rural « périurbain », il rassemble 43 % des communes, 40 % de la surface et 23 % de la population, soit 54 habitants au km² (figure 2). Les espaces urbains quant à eux présentent une densité de 528 habitants au km².

Figure 1Répartition des communes et de la population selon le type d’espace

Répartition des communes et de la population selon le type d’espace - Lecture : dans le Grand Est, le rural autonome représente 46,0 % des communes et 16,2 % des habitants.
Grand Est France
Communes Population 2018 Population 2018
Nombre Répartition (%) Nombre Répartition (%) Répartition (%)
Rural 4 553 88,9 2 164 100 39,0 32,8
Rural autonome 2 358 46,0 901 100 16,2 13,7
très peu dense 1 521 29,7 205 200 3,7 2,3
peu dense 837 16,3 695 900 12,5 11,3
Rural sous faible influence d'un pôle 1 179 23,0 694 100 12,5 8,9
Rural sous forte influence d'un pôle 1 016 19,8 568 900 10,2 10,2
Urbain 568 11,1 3 386 300 61,0 67,2
Grand Est 5 121 100,0 5 550 400 100,0 100,0
  • Lecture : dans le Grand Est, le rural autonome représente 46,0 % des communes et 16,2 % des habitants.
  • Champ : France entière y compris Mayotte.
  • Source : Insee, recensement de la population 2018.

Figure 2Catégories du rural et de l’urbain dans le Grand Est

  • Champ : communes du Grand Est.
  • Source : Insee, recensement de la population 2017.

Des départements très ruraux et d’autres très urbains au sein de la région

Avec plus des deux tiers de la population résidant dans une commune rurale, la Meuse (74 %), les Vosges et la Haute-Marne (67 %) figurent dans les quinze départements les plus ruraux de France. Ce sont, avec les Ardennes (54 % de population rurale), les départements ruraux du Grand Est. À l’inverse, avec moins d’un tiers de la population vivant dans une commune rurale, le Haut-Rhin (28 %), le Bas-Rhin et la Meurthe-et-Moselle (30 %) font partie des quinze départements les moins ruraux de province.

Dans la Meuse, près de huit communes sur dix sont des communes rurales autonomes, où vit plus de la moitié de la population du département (figure 3). À un degré moindre, dans les Vosges et la Haute-Marne, plus de six communes sur dix relèvent de cet espace rural (avec respectivement 40 % et 34 % de leur population). À l’autre extrémité, seule une commune du Haut-Rhin sur dix et 5 % de sa population appartiennent à cette catégorie. La proportion d’habitants qui habitent une commune rurale autonome est également très faible dans les départements de la Meurthe-et-Moselle, de la Moselle et du Bas-Rhin (entre 9 % et 11 %).

Figure 3Répartition de la population selon le type d’espace, par département, en 2018

En %
Répartition de la population selon le type d’espace, par département, en 2018 (En %) - Lecture : dans les Ardennes, en 2018, 28 % de la population réside dans une commune rurale autonome.
Rural autonome Rural périurbain Urbain Ensemble
Meuse 52,8 21,5 25,7 100
Haute-Marne 34,1 33,2 32,7 100
Vosges 40,1 27,3 32,7 100
Ardennes 28,2 26,0 45,8 100
Aube 22,3 26,4 51,4 100
Marne 17,9 24,4 57,7 100
Moselle 11,1 22,5 66,5 100
Meurthe-et-Moselle 9,1 21,0 69,9 100
Bas-Rhin 11,4 18,4 70,3 100
Haut-Rhin 5,1 23,3 71,6 100
Grand Est 16,2 22,8 61,0 100
  • Lecture : dans les Ardennes, en 2018, 28 % de la population réside dans une commune rurale autonome.
  • Champ : Grand Est.
  • Source : Insee, recensement de la population 2018.

Figure 3Répartition de la population selon le type d’espace, par département, en 2018

  • Lecture : dans les Ardennes, en 2018, 28 % de la population réside dans une commune rurale autonome.
  • Champ : Grand Est.
  • Source : Insee, recensement de la population 2018.

Le rural périurbain gagne des habitants, le rural autonome en perd

Entre 2008 et 2018, le nombre d’habitants ne progresse quasiment pas dans le Grand Est (moins de 0,1 % par an), hormis dans les communes rurales périurbaines (+ 0,3 % en moyenne annuelle, soit un gain de 4 000 habitants par an), sous l’effet conjugué d’un solde naturel et d’un solde migratoire apparent positifs (figure 4). Dans le rural autonome, le solde naturel n’est que faiblement déficitaire, mais le solde migratoire négatif entraîne une diminution de la population de 0,3 % par an en moyenne, soit une baisse de 2 500 habitants par an. Dans l’urbain, la population n’augmente que faiblement, le fort excédent naturel étant presque totalement neutralisé par le déficit migratoire.

Ces dynamiques varient toutefois selon les départements : si les espaces ruraux autonomes perdent des habitants dans toute la région, la croissance démographique des communes rurales périurbaines ne se vérifie pas partout. Dans la Haute-Marne, les Vosges et la Meuse, ces communes perdent également des habitants. Concernant les espaces urbains, seuls ceux situés dans l’Aube et en Alsace voient leur population augmenter.

Figure 4Taux de variation annuel moyen de la population entre 2008 et 2018

En %
Taux de variation annuel moyen de la population entre 2008 et 2018 (En %) - Lecture : dans les communes rurales autonomes, la population diminue en moyenne de 0,3 % par an entre 2008 et 2018, sous l’effet conjugué d’un solde naturel et d’un solde migratoire négatifs.
Dû au solde naturel Dû au solde migratoire Ensemble
Rural autonome -0,06 -0,21 -0,28
Rural sous influence d’un pôle 0,22 0,11 0,32
Urbain 0,31 -0,27 0,04
Grand Est 0,23 -0,18 0,05
  • Lecture : dans les communes rurales autonomes, la population diminue en moyenne de 0,3 % par an entre 2008 et 2018, sous l’effet conjugué d’un solde naturel et d’un solde migratoire négatifs.
  • Champ : Grand Est.
  • Source : Insee, recensements de la population 2008 et 2018, état-civil.

Figure 4Taux de variation annuel moyen de la population entre 2008 et 2018

  • Lecture : dans les communes rurales autonomes, la population diminue en moyenne de 0,3 % par an entre 2008 et 2018, sous l’effet conjugué d’un solde naturel et d’un solde migratoire négatifs.
  • Champ : Grand Est.
  • Source : Insee, recensements de la population 2008 et 2018, état-civil.

Davantage de seniors et de couples dans les espaces ruraux

En observant les migrations résidentielles sur un an, entre 2016 et 2017, toutes les catégories d’espaces ruraux perdent des habitants de 15 à 24 ans au profit de l’espace urbain dense. Ceci s’explique essentiellement par les migrations d’étudiants ou de jeunes actifs vers les pôles. À l’inverse, pour la tranche des 25-39 ans, les soldes migratoires sont négatifs dans l’urbain. Il s’agit notamment de familles s’installant dans les communes rurales périurbaines, en particulier celles sous forte influence d’un pôle. À partir de 40 ans, les déménagements sont moins fréquents.

Ces migrations résidentielles se traduisent par des différences entre territoires en termes de structure par âge et de situation familiale. Les jeunes âgés de 15 à 24 ans et, dans une moindre mesure, les 25-39 ans sont davantage présents dans l’espace urbain, tandis que la population âgée de 40 à 64 ans est surreprésentée dans les espaces ruraux. La part des seniors de plus de 65 ans s’avère particulièrement élevée dans le rural autonome (figure 5). Les couples sont proportionnellement plus nombreux dans le rural, d’autant plus lorsqu’ils ont des enfants ; ils vivent alors plus souvent dans l’espace périurbain. À l’inverse, la part des familles monoparentales et des personnes seules est plus importante dans l’urbain (figure 6).

Figure 5Répartition de la population selon la tranche d’âge et le type d’espace en 2017 : écart à la moyenne Grand Est

En points de %
Répartition de la population selon la tranche d’âge et le type d’espace en 2017 : écart à la moyenne Grand Est (En points de %) - Lecture : dans le Grand Est, 11,8 % des habitants ont entre 15 et 24 ans ; dans l’urbain, la part des 15-24 ans y est supérieure de 1,4 point, et dans le rural autonome, cette part y est inférieure de 2,2 points.
Rural autonome Rural sous influence d’un pôle Urbain
Moins de 15 ans (17,3 %) -0,3 0,9 -0,3
15-24 ans (11,8 %) -2,2 -2,2 1,4
25-39 ans (18 %) -1,9 -1,0 0,9
40-64 ans (33,5 %) 2,0 2,8 -1,6
65 ans et plus (19,4 %) 2,4 -0,5 -0,4
  • Lecture : dans le Grand Est, 11,8 % des habitants ont entre 15 et 24 ans ; dans l’urbain, la part des 15-24 ans y est supérieure de 1,4 point, et dans le rural autonome, cette part y est inférieure de 2,2 points.
  • Champ : Grand Est.
  • Source : Insee, recensement de la population 2017.

Figure 5Répartition de la population selon la tranche d’âge et le type d’espace en 2017 : écart à la moyenne Grand Est

  • Lecture : dans le Grand Est, 11,8 % des habitants ont entre 15 et 24 ans ; dans l’urbain, la part des 15-24 ans y est supérieure de 1,4 point, et dans le rural autonome, cette part y est inférieure de 2,2 points.
  • Champ : Grand Est.
  • Source : Insee, recensement de la population 2017.

Figure 6Répartition de la population selon le mode de cohabitation

En %
Répartition de la population selon le mode de cohabitation (En % ) - Lecture : dans les communes urbaines, 18,3 % des habitants vivent seuls.
Couple sans enfant Couple avec enfant(s) Famille monoparentale Personne seule Autres cas Ensemble
Rural autonome 27,8 45,3 8,9 13,5 4,5 100,0
Rural sous influence d'un pôle 27,0 51,3 7,9 10,6 3,2 100,0
Urbain 23,1 41,0 11,9 18,3 5,7 100,0
Grand Est 24,8 44,0 10,5 15,8 4,9 100,0
  • Lecture : dans les communes urbaines, 18,3 % des habitants vivent seuls.
  • Champ : Grand Est.
  • Source : Insee, recensement de la population 2017.

Dans le rural autonome, davantage d’ouvriers et d’agriculteurs

Les résidents des espaces ruraux travaillent plus souvent dans les secteurs de l’agriculture, de la construction et de l’industrie, tandis que les habitants des communes urbaines exercent davantage dans les secteurs du commerce et des services. Le rural autonome se distingue par une proportion d’ouvriers nettement plus élevée par rapport aux autres espaces. Les agriculteurs exploitants y sont évidemment plus nombreux qu’ailleurs. À l’inverse, la part de professions intermédiaires et celle de cadres et professions intellectuelles supérieures y est plus faible (figure 7).

Figure 7Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle

En %
Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle (En %) - Lecture : dans le rural autonome, 32 % des actifs en emploi sont ouvriers.
Urbain Rural sous influence d'un pôle Rural autonome Grand Est
Ouvriers 22,8 24,8 32,0 24,8
Employés 29,2 27,2 28,0 28,5
Professions intermédiaires 26,2 27,0 21,5 25,6
Cadres, professions intellectuelles supérieures 16,4 12,2 7,8 13,9
Artisans, Commerçants, chefs entreprise 5,1 6,0 6,2 5,5
Agriculteurs exploitants 0,3 2,7 4,5 1,6
Ensemble des actifs en emploi 100,0 100,0 100,0 100,0
  • Lecture : dans le rural autonome, 32 % des actifs en emploi sont ouvriers.
  • Champ : Grand Est.
  • Source : Insee, recensement de la population 2017.

Figure 7Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle

  • Lecture : dans le rural autonome, 32 % des actifs en emploi sont ouvriers.
  • Champ : Grand Est.
  • Source : Insee, recensement de la population 2017.

L’accès aux services de la vie courante est plus difficile dans le rural autonome très peu dense

Si, dans le Grand Est, 58 % de la population accède à un panier de services de la vie courante en moins de 4 minutes en voiture, cette situation est très hétérogène selon l’espace de résidence. Dans les communes rurales autonomes très peu denses, une proportion équivalente de la population (57 %) met plus de 10 minutes pour accéder à ces services (figure 8). Le temps d’accès moyen aux services de la vie courante est inférieur à 4 minutes pour 85 % de la population dans l’urbain, mais seulement pour 15 % dans le rural. Cette différence se retrouve au niveau départemental, selon que l’espace y est plus ou moins rural. Ainsi seuls 56 % des habitants de la Meuse et 61 % de ceux de la Haute-Marne accèdent à ces services en moins de 7 minutes, lorsque 94 % des Bas-Rhinois et 92 % des Haut-Rhinois sont dans ce cas.

Figure 8Répartition des résidents selon leur temps d’accès moyen aux services de la vie courante

En %
Répartition des résidents selon leur temps d’accès moyen aux services de la vie courante (En %) - Lecture : dans les communes rurales autonomes très peu denses, 57 % des habitants ont un temps d’accès moyen aux services de la vie courante supérieur à 10 mn.
Moins de 4 mn De 4 à moins de 7 mn De 7 à moins 10 mn 10 mn et plus
Rural autonome très peu dense 0,0 7,5 35,5 57,0
Rural autonome peu dense 25,1 42,4 26,1 6,3
Rural sous faible influence d’un pôle 16,6 49,0 25,4 9,0
Rural sous forte influence d’un pôle 8,0 50,7 32,7 8,6
Urbain densité intermédiaire 75,3 23,7 1,0 0,1
Urbain dense 96,7 3,3 0,0 0,0
Grand Est 57,7 25,9 11,5 4,9
  • Lecture : dans les communes rurales autonomes très peu denses, 57 % des habitants ont un temps d’accès moyen aux services de la vie courante supérieur à 10 mn.
  • Champ : Grand Est.
  • Source : Insee, BPE 2018, recensement de la population 2017.

Figure 8Répartition des résidents selon leur temps d’accès moyen aux services de la vie courante

  • Lecture : dans les communes rurales autonomes très peu denses, 57 % des habitants ont un temps d’accès moyen aux services de la vie courante supérieur à 10 mn.
  • Champ : Grand Est.
  • Source : Insee, BPE 2018, recensement de la population 2017.

Encadré - Quatre catégories de territoires ruraux

Les territoires ruraux désignent l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité.

Mais cette seule caractéristique de l’espace rural ne permet pas d’en appréhender toutes les dimensions. Il faut y associer des critères de type fonctionnel, notamment le degré d’influence d’un pôle d’emploi. Cette approche permet de définir statistiquement un continuum allant des espaces les plus distants des pôles et peu peuplés jusqu’aux espaces ruraux les plus urbanisés :

  • Les communes rurales « hors influence d’un pôle d’emploi » sont hors influence des villes ou appartiennent à une aire d’attraction des villes de moins de 50 000 habitants. Ce groupe est qualifié de « rural autonome » dans le sens où ces communes fonctionnent sans l’influence d’un pôle, ou sous l’influence d’un petit pôle qui structure peu son environnement.
    Parmi les communes rurales hors influence d’un pôle d’emploi, on distingue :
    1. les communes rurales autonomes très peu denses ;
    2. les communes rurales autonomes peu denses.
  • Les communes rurales qui appartiennent à une aire d’attraction des villes de plus de 50 000 habitants sont qualifiées de « communes rurales sous influence d’un pôle d’emploi » (ou de « rural périurbain »).
    1. Si moins de 30 % de leurs actifs occupés travaillent dans le pôle de cette aire, elles sont sous faible influence d’un pôle d’emploi ;
    2. Dans le cas inverse, elles sont sous forte influence de ce pôle.
Publication rédigée par : Florent Isel, Sophie Villaume (Insee)

Sources

Les résultats présentés dans cette étude proviennent pour la plupart des recensements de la population. Les données de l’état civil (nombre de naissances et de décès) permettent de calculer le solde naturel. La base permanente des équipements mesure le niveau d’équipements et de services sur un territoire.

Définitions

La grille communale de densité s’appuie sur la distribution de la population à l’intérieur de la commune en découpant le territoire en carreaux de 1 kilomètre de côté. Elle repère ainsi des zones agglomérées. C’est l’importance de ces zones agglomérées au sein des communes qui va permettre de les caractériser. La grille communale permet ainsi de distinguer quatre catégories de communes : les communes densément peuplées, les communes de densité intermédiaire, les communes peu denses, les communes très peu denses. Elle est cohérente avec la grille de densité européenne (Pour en savoir plus).

L’aire d’attraction d’une ville est un ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle de population et d’emploi et son aire d’influence mesurée par les déplacements domicile-travail (couronne). Les aires sont classées suivant le nombre total d’habitants de l’aire.

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période. Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire et le nombre qui en sont sorties au cours de la période considérée. Dans cette étude, il s’agit d’un solde migratoire apparent estimé par différence entre la variation totale de la population et le solde naturel.

Le « panier de la vie courante » comprend 22 équipements ou services, choisis en fonction de la proximité, de la mobilité qu’ils impliquent, de l’importance qui leur est donnée au quotidien et de leur fréquence d’usage : école élémentaire, bureau de poste et assimilé, médecin, station-service, épicerie-supérette, supermarché, banque-caisse d’épargne, école de conduite, police-gendarmerie, librairie-papeterie, collège, école maternelle, chirurgien-dentiste, infirmier, pharmacie, laboratoire d’analyses médicales, service d’aide aux personnes âgées, garde d’enfants d’âge préscolaire, salle ou terrain multisports, boulangerie, salon de coiffure, café-restaurant.

Les temps d’accès aux équipements sont des temps théoriques de parcours en voiture, calculés à partir des distances routières fournies par le distancier Métric de l’Insee.