Insee Analyses NormandieNeuf Normands sur dix vivent dans une aire d’attraction des villes

Thibaut Louza, Caroline Poupet (Insee)

Les aires d’attraction des villes définissent l’étendue de l'influence de pôles, concentrant fortement la population et l'emploi, sur les communes environnantes, leurs couronnes. En Normandie, 91 % des habitants résident dans l’une des 58 aires d’attraction des villes de la région. Contrairement au niveau national, la population normande vit moins souvent dans les pôles et plus fréquemment dans les couronnes. Entre 2007 et 2017, les aires de plus de 200 000 habitants portent la croissance démographique normande, tandis que la population des aires moins peuplées reste stable. Sur la période, la population recule globalement de 0,3 % par an dans les pôles en Normandie, soit l’évolution la plus défavorable parmi les régions métropolitaines. L’emploi, plus concentré dans les pôles, mais également les logements et l’accessibilité aux services, sont déterminants pour le choix du lieu de résidence. Ce choix varie selon l’âge et le mode de cohabitation. Les jeunes, les personnes seules et les familles monoparentales sont plus représentés dans les pôles, tandis que les couples plus âgés résident davantage dans les couronnes.

Insee Analyses Normandie
No 86
Paru le : Paru le 26/11/2020
Thibaut Louza, Caroline Poupet (Insee)
Insee Analyses Normandie  No 86 - Novembre 2020

L’aire d’attraction d’une ville définit l’étendue de son influence sur les communes environnantes, mesurée par les déplacements domicile-travail. Les aires sont composées de « pôles », ensembles de communes qui concentrent fortement la population et l’emploi, et de leurs « couronnes », constituées des communes dont au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle (encadré). Au sein du pôle, la commune la plus peuplée est appelée « commune-centre ». Certaines communes, appelées communes « hors attraction des villes », ne sont sous l’influence d’aucun pôle. Le zonage en aires d’attraction des villes succède au zonage en aires urbaines de 2010.

58 aires d’attraction des villes regroupent 91 % des habitants de la Normandie

58 aires d’attraction des villes ont au moins une partie de leur territoire en Normandie. Elles couvrent 2 025 communes, soit les trois quarts des communes normandes. Certaines aires, comme celles de Paris, Alençon ou Nogent-le-Rotrou, se situent majoritairement en dehors de la région (figure 1).

Figure 1Trois aires de plus de 200 000 habitants en Normandie

Trois aires de plus de 200 000 habitants en Normandie
Code de l’aire d’attraction Libellé de l’aire d’attraction Tranche de taille de l’aire
0011 AAV de Paris - Pôle principal Pôle d’une AAV de plus de 700 000 habitants
0013 AAV de Paris - Couronne Couronne d’une AAV de plus de 700 000 habitants
001_13_78 AAV de Paris - Pôle secondaire de Mantes-la-Jolie Pôle d’une AAV de plus de 700 000 habitants
001_13_77_A AAV de Paris - Pôle secondaire de Meaux Pôle d’une AAV de plus de 700 000 habitants
001_13_77_B AAV de Paris - Pôle secondaire de Melun Pôle d’une AAV de plus de 700 000 habitants
0151 AAV de Rouen - Pôle Pôle d’une AAV de 200 000 à moins de 700 000 habitants
0153 AAV de Rouen - Couronne Couronne d’une AAV de 200 000 à moins de 700 000 habitants
0241 AAV de Caen - Pôle Pôle d’une AAV de 200 000 à moins de 700 000 habitants
0243 AAV de Caen - Couronne Couronne d’une AAV de 200 000 à moins de 700 000 habitants
0391 AAV de Le Havre- Pôle Pôle d’une AAV de 200 000 à moins de 700 000 habitants
0393 AAV de Le Havre- Couronne Couronne d’une AAV de 200 000 à moins de 700 000 habitants
0711 AAV de Cherbourg-en-Cotentin- Pôle Pôle d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
0713 AAV de Cherbourg-en-Cotentin- Couronne Couronne d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
0831 AAV de Évreux- Pôle Pôle d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
0833 AAV de Évreux- Couronne Couronne d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1141 AAV de Dieppe- Pôle Pôle d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1143 AAV de Dieppe- Couronne Couronne d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1161 AAV de Alençon- Pôle Pôle d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1163 AAV de Alençon- Couronne Couronne d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1241 AAV de Saint-Lô- Pôle Pôle d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1243 AAV de Saint-Lô- Couronne Couronne d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1441 AAV de Louviers- Pôle Pôle d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1443 AAV de Louviers- Couronne Couronne d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1621 AAV de Lisieux- Pôle Pôle d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1623 AAV de Lisieux- Couronne Couronne d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1711 AAV de Flers- Pôle Pôle d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1713 AAV de Flers- Couronne Couronne d’une AAV de 50 000 à moins de 200 000 habitants
1861 AAV de Granville- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
1863 AAV de Granville- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
1981 AAV de Vire Normandie- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
1983 AAV de Vire Normandie- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2051 AAV de Coutances- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2053 AAV de Coutances- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2151 AAV de Argentan- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2153 AAV de Argentan- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2201 AAV de Fécamp- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2203 AAV de Fécamp- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2271 AAV de La Ferté-Bernard- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2273 AAV de La Ferté-Bernard- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2301 AAV de Bernay- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2303 AAV de Bernay- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2341 AAV de Avranches- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2343 AAV de Avranches- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2371 AAV de Pont-Audemer- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2373 AAV de Pont-Audemer- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2381 AAV de Trouville-sur-Mer- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2383 AAV de Trouville-sur-Mer- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2481 AAV de Eu- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2483 AAV de Eu- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2521 AAV de Nogent-le-Rotrou- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2523 AAV de Nogent-le-Rotrou- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2621 AAV de L'Aigle- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2623 AAV de L'Aigle- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2651 AAV de Bayeux- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2653 AAV de Bayeux- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2991 AAV de Yvetot- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
2993 AAV de Yvetot- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
3461 AAV de Verneuil d'Avre et d'Iton- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
3463 AAV de Verneuil d'Avre et d'Iton- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
3511 AAV de La Ferté Macé- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
3513 AAV de La Ferté Macé- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
3521 AAV de Honfleur- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
3523 AAV de Honfleur- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
3581 AAV de Carentan-les-Marais- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
3583 AAV de Carentan-les-Marais- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
3951 AAV de Dives-sur-Mer- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
3953 AAV de Dives-sur-Mer- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4001 AAV de Gournay-en-Bray- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4003 AAV de Gournay-en-Bray- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4091 AAV de Lillebonne- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4093 AAV de Lillebonne- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4181 AAV de Mortagne-au-Perche- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4183 AAV de Mortagne-au-Perche- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4411 AAV de Saint-Hilaire-du-Harcouët- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4413 AAV de Saint-Hilaire-du-Harcouët- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4701 AAV de Mamers- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4703 AAV de Mamers- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4801 AAV de Les Andelys- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4803 AAV de Les Andelys- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4821 AAV de Saint-Valery-en-Caux- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4823 AAV de Saint-Valery-en-Caux- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4841 AAV de Neufchâtel-en-Bray- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4843 AAV de Neufchâtel-en-Bray- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4891 AAV de Le Neubourg- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4893 AAV de Le Neubourg- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4931 AAV de Villedieu-les-Poêles-Rouffigny- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
4933 AAV de Villedieu-les-Poêles-Rouffigny- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5071 AAV de Condé-en-Normandie- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5073 AAV de Condé-en-Normandie- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5331 AAV de Pontorson- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5333 AAV de Pontorson- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5541 AAV de La Loupe- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5543 AAV de La Loupe- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5601 AAV de Gaillon- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5761 AAV de Blangy-sur-Bresle- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5763 AAV de Blangy-sur-Bresle- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5771 AAV de Beuzeville- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5773 AAV de Beuzeville- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5811 AAV de Nonancourt - Saint-Lubin-des-Joncherets- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5901 AAV de Domfront en Poiraie- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5903 AAV de Domfront en Poiraie- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5951 AAV de Sées- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
5953 AAV de Sées- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6041 AAV de Forges-les-Eaux- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6043 AAV de Forges-les-Eaux- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6301 AAV de Cany-Barville- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6303 AAV de Cany-Barville- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6431 AAV de Isigny-sur-Mer- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6433 AAV de Isigny-sur-Mer- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6481 AAV de Luneray- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6483 AAV de Luneray- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6531 AAV de Brionne- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6581 AAV de Lessay- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6583 AAV de Lessay- Couronne Couronne d’une AAV de moins de 50 000 habitants
6801 AAV de Flamanville- Pôle Pôle d’une AAV de moins de 50 000 habitants
30_7630 Communes hors attraction des villes (Seine-Maritime) Hors AAV
30_2730 Communes hors attraction des villes (Eure) Hors AAV
30_1430 Communes hors attraction des villes (Calvados) Hors AAV
30_6130 Communes hors attraction des villes (Orne) Hors AAV
30_5030 Communes hors attraction des villes (Manche) Hors AAV
  • Note : les zones apparaissant en blanc/gris sur la carte comportent uniquement des communes "hors attraction des villes".
  • Champ : France, limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020
  • Source : Insee, zonage en aires d’attraction des villes 2020

Figure 1Trois aires de plus de 200 000 habitants en Normandie

  • Note : les zones apparaissant en blanc/gris sur la carte comportent uniquement des communes "hors attraction des villes".
  • Champ : France, limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020
  • Source : Insee, zonage en aires d’attraction des villes 2020

Dans la région, 91 % de la population vit dans l’aire d’attraction d’une ville (figure 2), soit 2 points de moins qu’au niveau national (93 %), proportion qui varie de 86 % en Corse à 100 % en Île-de-France. Par rapport à ce critère, la Normandie se classe au 8e rang des régions métropolitaines. 4 % des Normands vivent dans la couronne de l’aire de Paris, soit environ 135 000 personnes.

La région compte trois aires de 200 000 à 700 000 habitants qui regroupent 45 % de la population : Rouen (699 000 habitants), Caen (468 000 habitants) et Le Havre (337 000 habitants). La Normandie fait partie des trois régions métropolitaines, avec le Centre-Val de Loire et la Bourgogne-Franche-Comté, qui ne comprennent pas d’aires de plus de 700 000 habitants, bien que celle de Rouen soit très proche de ce seuil.

Huit aires de 50 000 à 200 000 habitants couvrent 20 % de la population régionale. Leur taille varie de 53 000 habitants pour l’aire de Flers à 153 000 pour celle de Cherbourg-en-Cotentin. Enfin, 46 aires de moins de 50 000 habitants (allant de 1 800 habitants pour l’aire de Flamanville à 48 000 pour celle de Granville), concentrent 21 % de la population.

Moins d’un Normand sur dix (9 %) vit dans l’une des 627 communes « hors attraction des villes ». Ces communes ne comptent que 500 habitants en moyenne mais couvrent un quart de la surface régionale. Elles peuvent toutefois être sous l’influence de petites villes, mais qui ne répondent pas aux critères retenus pour définir des pôles dans le zonage en aires d’attraction des villes.

Figure 24 % de la population normande vit sous l’influence de l’aire de ParisNombre de communes et population selon la taille de l’aire et selon la catégorie de commune

4 % de la population normande vit sous l’influence de l’aire de Paris
Normandie (1) France entière
Nombre de communes Population 2017 Part de la population (en %) Part de la population cumulée (en %) Part de la population (en %) Part de la population cumulée (en %)
Aire de Paris 118 135 353 4,1 4,1 19,5 19,5
Aire de 700 000 hab. ou plus (hors Paris) 0 0 0,0 4,1 19,7 39,2
Aire de 200 000 à moins de 700 000 hab. 729 1 503 764 45,2 49,2 23,5 62,7
Aire de 50 000 à moins de 200 000 hab. 502 678 872 20,4 69,6 18,5 81,2
Aire de moins de 50 000 hab. 676 700 920 21,0 90,6 12,2 93,3
Pôle 101 1 298 891 39,0 50,8
dont commune-centre 52 927 205 27,8 27,8 27,9 27,9
dont autre commune en pôle 49 371 686 11,2 39,0 22,8 50,8
Commune de la couronne 1 924 1 720 018 51,6 90,6 42,5 93,3
Commune hors attraction des villes 627 311 569 9,4 100,0 6,7 100,0
Ensemble 2 652 3 330 478 100,0 100,0
  • (1) Hors communes extra-régionales des aires s’étendant au-delà du périmètre de la région ou de la France
  • Note : les parts sont arrondies au plus près de leurs valeurs réelles. La somme des parts peut être de fait légèrement différente de 100,0 %.
  • Champ : France entière, limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2020
  • Source : Insee, recensement de la population 2017

La population normande vit moins dans les pôles

Moins de quatre Normands sur dix vivent dans un pôle, ce qui est inférieur à la moyenne nationale (51 %). La Normandie se classe ainsi en 9e position des régions métropolitaines (sur 13), cette part variant de 32 % en Bretagne à 86 % en Île-de-France. Si la part de Normands résidant dans les communes-centres est similaire au niveau national (28 %), la concentration de la population dans les autres communes en pôle est en revanche deux fois plus faible dans la région (11 % contre 23 % au niveau national).

En Normandie, la population est donc plus concentrée dans les couronnes (52 % de la population normande contre 42 % France entière). Cette plus forte concentration se retrouve surtout dans les aires de moins de 50 000 habitants (54 % contre 47 %), aires dans lesquelles résident 21 % des Normands, soit une part deux fois plus importante qu’au niveau national (12 %). La présence sur le territoire de la couronne de Paris accentue également cette surreprésentation de la population dans les couronnes en Normandie.

La croissance démographique normande portée par les plus grandes aires

En Normandie, la population progresse de 0,2 % par an en moyenne entre 2007 et 2017, un rythme inférieur au niveau national (0,5 %). Dans son ensemble, la population des trois aires de plus de 200 000 habitants augmente de 0,3 %, portée par l’excédent naturel. Ce dynamisme démographique, proche de celui observé dans la plupart des aires de plus de 200 000 habitants du grand quart Nord-Est de la France, reste cependant nettement inférieur à celui d’aires d’autres régions comme la Nouvelle-Aquitaine ou l’Occitanie.

Ces grandes aires normandes présentent certaines spécificités (figure 3). Dans l’aire de Caen, la croissance démographique est plus marquée (+ 0,6 % par an) et résulte à la fois d’un excédent des naissances sur les décès et d’un solde migratoire positif. Pour l’aire de Rouen, la hausse plus modérée (+ 0,3 %) n’est portée que par le solde naturel, les départs étant plus nombreux que les arrivées (- 0,2 %). Dans l’aire du Havre, la population se replie de 0,1 % par an, en raison du déficit migratoire que ne compense pas l’excédent naturel.

Figure 3 Une croissance soutenue dans les aires de l’Eure

Une croissance soutenue dans les aires de l’Eure
Code de l’aire d’attraction Libellé de l’aire d’attraction Population en 2007 Population en 2017 Taux de croissance annuel moyen entre 2007 et 2017
001 Paris 12 414 712 13 024 518 0,5
015 Rouen 677 899 699 321 0,3
024 Caen 442 531 467 642 0,6
039 Le Havre 339 949 336 801 -0,1
071 Cherbourg-en-Cotentin 156 255 152 860 -0,2
083 Évreux 132 580 136 821 0,3
114 Dieppe 85 604 83 282 -0,3
116 Alençon 83 274 82 325 -0,1
124 Saint-Lô 74 162 76 789 0,3
144 Louviers 62 529 64 754 0,4
162 Lisieux 56 981 55 664 -0,2
171 Flers 53 309 52 607 -0,1
186 Granville 45 507 47 551 0,4
198 Vire Normandie 44 311 43 554 -0,2
205 Coutances 40 713 41 178 0,1
215 Argentan 37 121 36 500 -0,2
220 Fécamp 34 858 35 272 0,1
227 La Ferté-Bernard 33 917 33 964 0,0
230 Bernay 32 647 33 272 0,2
234 Avranches 30 494 32 242 0,6
237 Pont-Audemer 28 723 32 095 1,1
238 Trouville-sur-Mer 32 825 32 042 -0,2
248 Eu 32 213 30 152 -0,7
252 Nogent-le-Rotrou 31 944 29 803 -0,7
262 L'Aigle 28 305 27 686 -0,2
265 Bayeux 27 088 27 144 0,0
299 Yvetot 21 565 22 973 0,6
346 Verneuil d'Avre et d'Iton 16 031 16 851 0,5
351 La Ferté Macé 17 748 16 616 -0,7
352 Honfleur 16 213 16 591 0,2
358 Carentan-les-Marais 16 066 15 987 0,0
395 Dives-sur-Mer 14 224 13 606 -0,4
400 Gournay-en-Bray 13 267 13 378 0,1
409 Lillebonne 13 187 12 939 -0,2
418 Mortagne-au-Perche 13 209 12 396 -0,6
441 Saint-Hilaire-du-Harcouët 11 928 11 658 -0,2
470 Mamers 10 490 10 172 -0,3
480 Les Andelys 9 631 9 559 -0,1
482 Saint-Valery-en-Caux 9 794 9 503 -0,3
484 Neufchâtel-en-Bray 9 359 9 442 0,1
489 Le Neubourg 8 506 9 250 0,8
493 Villedieu-les-Poêles-Rouffigny 8 829 8 900 0,1
507 Condé-en-Normandie 9 351 8 544 -0,9
533 Pontorson 7 789 7 688 -0,1
554 La Loupe 7 219 7 210 0,0
560 Gaillon 6 880 6 924 0,1
576 Blangy-sur-Bresle 6 792 6 448 -0,5
577 Beuzeville 4 794 6 412 3,0
581 Nonancourt - Saint-Lubin-des-Joncherets 6 124 6 277 0,2
590 Domfront en Poiraie 6 734 6 059 -1,1
595 Sées 6 152 5 884 -0,4
604 Forges-les-Eaux 5 830 5 689 -0,2
630 Cany-Barville 4 805 4 863 0,1
643 Isigny-sur-Mer 4 815 4 557 -0,5
648 Luneray 4 284 4 395 0,3
653 Brionne 4 338 4 278 -0,1
658 Lessay 3 644 3 958 0,8
680 Flamanville 1 687 1 759 0,4
  • Note : seules les aires d’au moins 50 000 habitants sont étiquetées. Les communes hors d’attraction des villes figurent en blanc.
  • Champ : France, limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020
  • Source : Insee, zonage en aires d’attraction des villes 2020, recensement de la population 2017

Figure 3 Une croissance soutenue dans les aires de l’Eure

  • Note : seules les aires d’au moins 50 000 habitants sont étiquetées. Les communes hors d’attraction des villes figurent en blanc.
  • Champ : France, limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020
  • Source : Insee, zonage en aires d’attraction des villes 2020, recensement de la population 2017

La population des aires de 50 000 à 200 000 habitants est stable en Normandie entre 2007 et 2017, alors qu’elle augmente de 0,3 % au niveau national. Sur cette période, la quasi-totalité des aires normandes de cette taille connaît un excédent naturel et un déficit migratoire. En fonction de la prégnance de l’un ou l’autre de ces facteurs, les dynamiques démographiques varient selon les territoires. Les aires de Cherbourg, Lisieux et Dieppe perdent en effet des habitants au regard d’un excédent naturel qui ne parvient pas à compenser le déficit migratoire. En revanche, dans les aires d’Évreux et de Louviers caractérisées par un excédent naturel marqué (+ 0,6 %), la population progresse sur la période.

Si la population des aires de moins de 50 000 habitants est également stable entre 2007 et 2017, la dynamique varie sur la période. La population augmente en effet de 0,3 % par an entre 2007 et 2012, portée par l’excédent migratoire, mais recule ensuite de 0,2 % par an entre 2012 et 2017, du fait d’un déficit naturel et d’un solde migratoire revenu à l’équilibre. Des différences territoriales peuvent là aussi être observées. Les petites aires de l’Orne perdent des habitants alors que les aires de Beuzeville, Pont-Audemer et du Neubourg, toutes situées dans l’Eure, bénéficient d’une forte croissance de leur population, supérieure à 0,8 % par an, grâce aux migrations.

Les pôles normands perdent des habitants

Alors que l’ensemble des pôles nationaux gagnent des habitants entre 2007 et 2017 (+ 0,3 % par an en moyenne), la population des pôles normands recule de 0,3 % par an sur cette période. Cette décroissance classe la Normandie en dernière position des régions métropolitaines. Elle résulte d’un fort déficit migratoire qui n’est pas compensé par un excédent naturel qui reste plus faible que dans l’ensemble des pôles français. Ce recul de la population est observé quelle que soit la taille de l’aire, en particulier dans les pôles des aires de moins de 50 000 habitants qui cumulent déficits naturel et migratoire.

En revanche, au sein des couronnes, le dynamisme démographique est comparable à celui du niveau national (+ 0,6 % par an sur 2007-2017), porté par un excédent naturel et migratoire. Toutefois, comme sur l’ensemble du territoire français, la périurbanisation ralentit. Le taux de croissance de la population, qui était de 0,8 % par an entre 2007 et 2012, n’est plus que de 0,3 % entre 2012 et 2017. La dynamique migratoire s’essouffle, quelle que soit la taille de l’aire.

Dans les communes normandes hors attraction des villes, la population est stable entre 2007 et 2017, alors qu’elle progresse de 0,2 % par an en moyenne sur l’ensemble de ces communes France entière. Dans la région, l’excédent migratoire, bien que plus faible qu’au niveau national, compense le déficit naturel. Cette stabilité normande sur une décennie recouvre toutefois une rupture de tendance : la population croît de 0,3 % en moyenne par an entre 2007 et 2012, puis baisse de 0,3 % par an entre 2012 et 2017. La dynamique récente est donc plutôt à la baisse dans la région pour ces territoires hors attraction des villes.

L’emploi plus concentré dans les pôles

Les pôles concentrent en Normandie 57 % des emplois alors que seuls 36 % des actifs y résident. La région se distingue de l’ensemble du territoire français par une plus forte concentration des emplois dans les pôles, dans les communes-centres comme dans les autres communes en pôle (figure 4). Dans les couronnes et les communes hors attraction des villes, les emplois sont en revanche moins nombreux que les actifs occupés, et ceci de façon plus marquée dans la région qu’au niveau national.

Figure 4Un taux de couverture de l'emploi plus élevé dans les pôles

nombre d’emplois pour 100 actifs occupés résidents
Un taux de couverture de l'emploi plus élevé dans les pôles (nombre d’emplois pour 100 actifs occupés résidents)
France entière Normandie (1)
Ensemble 98 97
Commune hors attraction des villes 76 71
Commune de la couronne 67 63
Autre commune en pôle 99 124
Commune-centre 157 167
  • (1) Hors communes extra-régionales des aires s’étendant au-delà du périmètre de la région ou de la France
  • Champ : limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2020
  • Source : Insee, recensement de la population 2017

Figure 4Un taux de couverture de l'emploi plus élevé dans les pôles

  • (1) Hors communes extra-régionales des aires s’étendant au-delà du périmètre de la région ou de la France
  • Champ : limites territoriales communales en vigueur au 1er janvier 2020
  • Source : Insee, recensement de la population 2017

Cette forte concentration d’emplois dans les pôles peut inciter certains ménages à s’y installer de manière à limiter leurs trajets domicile-travail. Toutefois, les choix de localisation des ménages résultent davantage d’un compromis entre accessibilité aux emplois et surface des logements. Dans les pôles, la bonne accessibilité aux emplois et aux services est associée à un prix élevé de l’immobilier. À l’inverse, les couronnes offrent une moindre densité d’emploi, mais des logements plus abordables. En Normandie, 22 % des ménages en couronne vivent dans un logement de 120 m² ou plus, contre 8 % dans les pôles. La détermination de la localisation dépend donc des préférences individuelles, elles-mêmes dépendantes de l’âge, de la structure familiale, etc.

Les jeunes adultes, les personnes seules et les familles monoparentales, plus présents dans les pôles

Les jeunes de 15 à 29 ans sont, en Normandie comme au niveau national, plus présents dans les pôles. Ils y représentent 21 % de la population contre 15 % dans les couronnes. Cette surreprésentation augmente avec la taille de l’aire. Elle est maximale dans les pôles de Caen et de Rouen (respectivement 27 % et 24 % de la population), notamment en raison de la présence de grands centres universitaires. À l’inverse, la population des 30-59 ans est plus présente dans les couronnes : 40 % de la population contre 36 % dans les pôles. Enfin, les personnes de 60 ans ou plus sont surreprésentées dans les communes hors attraction des villes (32 % de la population, contre 27 % dans les pôles et 26 % dans les couronnes). Lorsqu’ils vivent dans une aire, les seniors privilégient le cadre de vie. C’est pourquoi ils représentent au moins 40 % de la population de pôles littoraux comme Granville, Pontorson, Dives-sur-Mer ou Trouville-sur-Mer.

Les familles monoparentales sont surreprésentées dans les pôles (7 % de la population de 15 ans ou plus contre 4 % dans les couronnes ; figure 5), qui concentrent une grande part du parc locatif social. C’est également le cas des personnes seules (28 % de la population contre 14 % dans les couronnes). Cette localisation est particulièrement privilégiée par les jeunes adultes vivant seuls : 80 % d’entre eux résident dans un pôle, contre la moitié des personnes seules de 60 ans ou plus.

Les personnes en couple avec enfant sont, à l’inverse, bien plus présentes dans les couronnes (33 % de la population de 15 ans ou plus contre 22 % en pôle) quel que soit leur âge. La même tendance est observée pour les couples sans enfant, mais seulement à partir de l’âge de 30 ans, les plus jeunes couples préférant s’installer dans les pôles. Un retour tardif vers les communes-centres s’amorce toutefois au grand âge (75 ans et plus), compte tenu notamment des besoins croissants d’équipements de santé.

Figure 528 % des habitants en pôles vivent seulsMode de cohabitation selon la catégorie de commune

%
28 % des habitants en pôles vivent seuls (%)
Personnes vivant seules Adultes d'une famille monoparentale Adultes d'un couple sans enfant Adultes d'un couple avec enfant(s) Autres (enfants, ménages de plusieurs personnes sans lien familial) Population de 15 ans ou plus des ménages
Pôles : ensemble des communes 28 7 28 22 15 100
Communes-centres des pôles 30 7 28 21 14 100
Autres communes en pôle 22 7 29 26 16 100
Couronnes des aires 14 4 34 33 15 100
Communes hors attraction des villes 17 4 36 29 14 100
Normandie 20 5 32 29 15 100
  • Note : les parts sont arrondies au plus près de leurs valeurs réelles. La somme des parts peut être de fait légèrement différente de 100 %.
  • Champ : population de 15 ans ou plus des ménages
  • Source : Insee, recensement de la population 2017, exploitation complémentaire

Figure 528 % des habitants en pôles vivent seulsMode de cohabitation selon la catégorie de commune

  • Note : les parts sont arrondies au plus près de leurs valeurs réelles. La somme des parts peut être de fait légèrement différente de 100 %.
  • Champ : population de 15 ans ou plus des ménages
  • Source : Insee, recensement de la population 2017, exploitation complémentaire

Encadré - Méthode de construction du zonage en aires d’attraction des villes

Le zonage en aires d’attraction des villes (ZAAV) 2020 se substitue au zonage en aires urbaines (ZAU) de 2010. Le ZAAV définit l’aire d’influence d’un pôle de population et d’emploi sur les communes environnantes. Cette influence est mesurée par l’intensité des déplacements domicile-travail. Les aires d’attraction des villes sont des entités économiques cohérentes : une politique publique ciblée sur un pôle pourra avoir des conséquences sur l’ensemble de son aire d’attraction.

Les pôles sont définis principalement à partir de critères de densité et de population totale, suivant une méthodologie cohérente avec celle de la grille communale de densité [de Bellefon M-P. et al., 2019]. Plus précisément, la méthode considère la population dans chaque carreau d'1 km de côté, puis agrège les carreaux contigus de même densité afin de former des "taches". Le niveau d'une "tache” dépend de la densité des carreaux et de la population totale qu'elle contient. Si plus de 50 % de la population d'une commune appartient à une tache d’un certain niveau, ce niveau est attribué à la commune. Deux communes contiguës de même niveau font partie d'un même pôle si elles ont en commun une tache sur leur territoire, ou si l'une d'entre elles envoie au moins 15 % de ses actifs dans la seconde. Un seuil d’emplois est ajouté de façon à éviter que des communes essentiellement résidentielles, comportant peu d’emplois, soient considérées comme des pôles.

Les très grands pôles (niveau A) coïncident avec les « cities », le niveau le plus élevé de la grille de densité, utilisées par Eurostat et l’OCDE pour les comparaisons internationales. Utiliser la grille de densité européenne permet de définir des pôles transfrontaliers avec une méthodologie identique pour la partie française et étrangère. Ceux-ci sont constitués de pôles de niveau A, contigus de part et d’autre de la frontière. Les « cities » situées entièrement à l’étranger qui attirent des communes françaises sont également considérées comme pôles.

Si un pôle envoie au moins 15 % de ses actifs travailler dans un autre pôle de même niveau, les deux pôles sont associés et forment ensemble le cœur d’une aire d’attraction. Ainsi, l’aire de Paris comprend non seulement un pôle principal centré sur la commune de Paris, mais aussi quatre pôles secondaires (Creil, Mantes-la-Jolie, Meaux et Melun).

Les communes qui envoient au moins 15 % de leurs actifs travailler dans le pôle constituent la couronne de l’aire d’attraction du pôle. Cette méthode est harmonisée avec celle des « Fonctional Urban Areas » (FUA) diffusées par Eurostat et l’OCDE.

Une fois que les communes appartenant à une aire de niveau A ont été définies, on détermine, parmi les autres communes, les pôles de niveau B avec des seuils de population et d’emploi moins élevés, puis la couronne de ces pôles de niveau B (figure de l’encadré). Ensuite, on définit les pôles et les couronnes des aires de niveau C, puis ceux de niveau D. Ce principe d’agrégation est dit « hiérarchique ». Cela implique que l’aire d’attraction d’un pôle A reflète l’ensemble des communes qui envoient au moins 15 % de leurs actifs travailler dans le pôle A en question. L’aire d’attraction d’un pôle B reflète l’ensemble des communes qui envoient au moins 15 % de leurs actifs travailler dans un pôle B, et qui ne sont pas déjà attirées par un pôle A, etc. C’est donc l’attraction du pôle de niveau le plus élevé qui domine.

Les communes n’appartenant ni à un pôle ni à une couronne sont appelées communes hors attraction des villes.

Les niveaux de pôles servent uniquement à la construction du zonage. Les aires sont ensuite classées suivant le nombre total d’habitants de l’aire. Les seuils retenus sont : Paris, 700 000 habitants, 200 000 habitants et 50 000 habitants. Les aires dont le pôle est situé à l’étranger sont classées dans la catégorie correspondant à leur population totale (française et étrangère).

Seuils de construction des pôles du zonage en aires d’attraction des villes

Seuils de construction des pôles du zonage en aires d’attraction des villes - Lecture : un agrégat de niveau A est un ensemble de carreaux de plus de 1 500 habitants/km² contigus, tel que plus de 50 000 habitants vivent dans cet agrégat. Une commune de niveau A comporte plus de 50 % de ses habitants dans un agrégat de niveau A. Un pôle de niveau A est un ensemble de communes de niveau A contiguës, qui contient au moins 10 000 emplois.
Type de pôle Densité des carreaux (hab/km²) Population minimale de l’agrégat de carreaux Nombre d’emplois minimal dans l’ensemble de communes constituant le pôle
Niveau A 1 500 50 000 10 000
Niveau B 1 500 5 000 5 000
Niveau C 300 5 000 1 500
Niveau D 300 1 000 1 500
  • Lecture : un agrégat de niveau A est un ensemble de carreaux de plus de 1 500 habitants/km² contigus, tel que plus de 50 000 habitants vivent dans cet agrégat. Une commune de niveau A comporte plus de 50 % de ses habitants dans un agrégat de niveau A. Un pôle de niveau A est un ensemble de communes de niveau A contiguës, qui contient au moins 10 000 emplois.

Définitions

Taux de couverture de l’emploi : rapport entre le nombre d’emplois (au lieu de travail) et le nombre d’actifs occupés (au lieu de résidence). Un territoire offrant 150 emplois pour 100 actifs résidents aura ainsi un taux de couverture de l’emploi égal à 1,5.

Solde naturel : différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période. On parle d’accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.

Solde migratoire : différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année.

Pour en savoir plus

Zonages d’étude : description et composition communale des zonages

De Bellefon M-P., Eusebio P., Forest J., Pégaz-Blanc O., Warnod R. (Insee) « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », Insee Focus n° 211, octobre 2020

Audenaert D., De Bellefon M-P., Pégaz-Blanc O. (Insee) « Aires d'attraction des villes : plus de 15-29 ans et de cadres dans les pôles et dans les grandes aires », Insee Première n° 1827, novembre 2020