Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-ComtéL’économie de Bourgogne-Franche-Comté se redresse à la faveur d’une amélioration sensible au niveau nationalNote de conjoncture régionale - 1ᵉʳ trimestre 2020

Frédéric Biancucci, David Brion, Amandine Ulrich, Guillaume Volmers (Insee)

L’activité économique reprend progressivement, après avoir subi un coup d'arrêt majeur et inédit, en période de paix, avec le confinement de la population destiné à enrayer l'épidémie de Covid-19. En juin, l'activité en Bourgogne-Franche-Comté est 12 % inférieure à la normale, une nette amélioration par rapport à la situation du mois d’avril où elle fonctionnait à un rythme inférieur de 30 %. Cette reprise se manifeste notamment par l’augmentation des transactions par cartes bancaires dans les commerces et celle de la consommation d’électricité dans les entreprises. Cependant, le marché du travail se détériore. Dès fin mars, les destructions d’emplois augmentent notamment dans l’intérim et le nombre de demandeurs d’emplois est en hausse. Les aides de l’État, comme la possibilité pour les entreprises de placer leurs salariés en activité partielle, sont destinées à atténuer les effets de la crise. Elles visent à préserver au maximum l'emploi et les compétences au sein des entreprises pour permettre à ces dernières de reprendre au plus vite leur niveau d’activité. Elles visent également à soutenir le pouvoir d’achat des ménages.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 23
Paru le : Paru le 09/07/2020
Frédéric Biancucci, David Brion, Amandine Ulrich, Guillaume Volmers (Insee)
Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté  No 23 - Juillet 2020
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Une baisse d’activité de 12 % par rapport à la normale

Il y a presque quatre mois, le 17 mars, une large partie de l’économie française était volontairement mise à l’arrêt pour tenter de juguler l’épidémie particulièrement virulente de Covid-19. Depuis le 11 mai, son reflux a permis de relâcher progressivement le confinement de la population. À très court terme, c’est l’évolution de la situation sanitaire qui conditionne la vitesse de reprise de l’économie – tout comme elle l’a auparavant précipitée dans la crise.

Ainsi, en Bourgogne-Franche-Comté, au mois de juin, la baisse d’activité se limiterait à 12 % par rapport à ce que l’on aurait pu attendre en situation normale, contre 30 % pendant le mois d’avril, période de confinement (figure 1). La perte d’activité régionale serait d’intensité comparable à celle de la France métropolitaine. Cette estimation repose sur l’hypothèse qu’une branche d’activité est affectée avec la même intensité dans tous les territoires qu’au niveau national.

Le secteur des services marchands est moins présent dans la région qu’au niveau national, mais explique tout de même la moitié de la perte d’activité, 6 points contre 7 points en France métropolitaine. L’industrie, très implantée en Bourgogne-Franche-Comté, contribue pour 3 points à la perte d’activité régionale, contre 2 points au niveau national.

Globalement, tous les secteurs d’activité bénéficient d’une reprise d’activité au mois de juin. Elle est nette dans l’hébergement-restauration, où la baisse est estimée à 20 % alors qu’elle l’était à 82 % en avril. À cette époque, et donc en plein confinement, seulement 20 % des hôtels de la région étaient ouverts. Ils fonctionnaient en outre pour plus des trois quarts à 20 % ou moins de leur capacité.

La situation s’améliore également dans l’industrie. Son activité reste cependant 14 % inférieure à la normale contre 32 % en avril. Si toutes les branches d’activité industrielles se redressent, l’activité dans la fabrication de matériels de transport, particulièrement présente dans la région, reste néanmoins très ralentie, soit 41 % en dessous de la normale.

D’autres secteurs restent encore fortement touchés. Dans, les services aux ménages la perte d’activité serait de 44 % et dans les transports et l’entreposage de 28 %.

La baisse d’activité dans la construction reste aussi marquée, malgré un net redressement, 31 % en juin contre 61 % en avril. Ainsi, le nombre de mises en chantier de logements est 10 % inférieur à l’an dernier pour les mois d’avril et mai. La perte d’activité est bien plus limitée dans les services non marchands, 7 %, contre 25 % en avril. Enfin, celle dans l’agriculture, qui était déjà le secteur le moins touché, est désormais estimée à 4 %, contre 12 %.

Figure 1L’activité économique reprend sensiblement depuis la fin du confinementContributions sectorielles à la baisse d’activité estimée en Bourgogne-Franche-Comté pour chaque mois

en %
L’activité économique reprend sensiblement depuis la fin du confinement (en %)
Agriculture, sylviculture et pêche Industrie Construction Services princip. Marchands Services princip. Non marchands Ensemble
Mars 2020 -0,18 -3,07 -2,71 -7,50 -3,11 -16,56
Avril 2020 -0,49 -6,19 -3,53 -13,61 -6,68 -30,49
Mai 2020 -0,31 -3,79 -2,72 -10,17 -5,11 -22,10
Juin 2020 -0,16 -2,73 -1,78 -6,06 -1,75 -12,48
  • Calculs Insee à partir de sources diverses.

Figure 1L’activité économique reprend sensiblement depuis la fin du confinementContributions sectorielles à la baisse d’activité estimée en Bourgogne-Franche-Comté pour chaque mois

  • Calculs Insee à partir de sources diverses.

Après la chute de consommation d’électricité des entreprises, la reprise est graduelle

Actuellement, les diverses données « à haute fréquence » dessinent un portrait contrasté des modalités de la reprise. La consommation moyenne totale en électricité en Bourgogne-Franche-Comté repart graduellement à la hausse. Elle avait fortement chuté durant les deux premières semaines du confinement par rapport à son niveau moyen habituel, accusant notamment une baisse de 33 % pour ce qui est de la consommation des entreprises utilisant des compteurs de faible puissance (figure 2). La consommation a baissé de 29 %, pour les entreprises utilisant des compteurs de forte puissance. Cette baisse de consommation aurait été particulièrement marquée dans l’industrie et les services de transport et de l’entreposage. Pour la consommation résidentielle, celle des ménages, la baisse était nettement moins marquée avec 3,5 % durant les deux semaines qui ont suivi le confinement.

Avec la reprise d’activité progressive des entreprises, le niveau de consommation d’électricité augmente. La dernière semaine de mai, l’écart avec la « normale » est en moyenne de 11 %.

Figure 2Reprise graduelle de la consommation d’électricité par les entreprises après la chute due au confinementÉcart par rapport au niveau moyen des niveaux de consommation d’électricité corrigés des variations de températures, des jours ouvrés

Reprise graduelle de la consommation d’électricité par les entreprises après la chute due au confinement
Date Écart par rapport au niveau moyen
Résidentiel Hors résidentiel (forte puissance) Hors résidentiel (faible puissance)
06/01/20 -1,4 -0,6 4,8
07/01/20 -4,6 -1,2 2,2
08/01/20 -4,4 0,4 6,1
09/01/20 -0,2 1,7 -7,1
10/01/20 -3,6 1,9 -6,8
11/01/20 -8,4 -2,5 -14,1
12/01/20 -5,8 -1,1 -4,2
13/01/20 0,9 1,5 -5,5
14/01/20 2,6 1,1 8,2
15/01/20 1,2 1,6 -6,3
16/01/20 -1,7 -2,5 -7,8
17/01/20 -2,3 1,4 -8,0
18/01/20 -6,6 -3,0 -15,1
19/01/20 -3,8 -2,8 -7,4
20/01/20 4,0 3,9 6,1
21/01/20 3,5 5,2 -0,5
22/01/20 1,9 4,1 -3,1
23/01/20 -2,2 3,5 8,0
24/01/20 1,4 2,2 0,0
25/01/20 3,8 2,4 1,9
26/01/20 0,9 0,0 -2,1
27/01/20 1,4 5,7 10,6
28/01/20 3,1 4,3 6,5
29/01/20 2,2 0,3 5,9
30/01/20 -3,9 -0,6 2,3
31/01/20 -3,0 -0,4 -2,6
01/02/20 0,9 -4,0 0,7
02/02/20 -2,8 -7,5 -4,2
03/02/20 3,6 1,3 11,8
04/02/20 -10,5 -0,7 -5,9
05/02/20 -4,3 -0,8 -6,5
06/02/20 -2,1 1,5 4,1
07/02/20 0,5 3,0 7,8
08/02/20 -0,4 -1,9 -6,9
09/02/20 4,3 -3,8 -10,5
10/02/20 3,9 -0,2 7,2
11/02/20 -1,6 0,5 -3,0
12/02/20 1,0 -0,5 -5,6
13/02/20 2,5 2,5 6,7
14/02/20 -0,3 1,3 -2,5
15/02/20 -7,2 -1,7 -6,4
16/02/20 2,6 -0,6 -3,7
17/02/20 -1,7 -1,3 4,1
18/02/20 -0,6 -0,1 -4,4
19/02/20 -0,8 -0,1 -4,7
20/02/20 -0,9 0,3 -4,9
21/02/20 -4,4 -4,4 -6,5
22/02/20 -7,1 -2,7 -8,6
23/02/20 -2,0 -8,4 -6,5
24/02/20 -1,5 -3,8 -9,2
25/02/20 -7,9 -3,1 -2,3
26/02/20 -4,6 -1,7 -8,5
27/02/20 3,5 -1,1 7,2
28/02/20 -3,6 -5,0 -8,0
29/02/20 -3,9 -7,2 -6,7
01/03/20 14,7 0,9 -3,0
02/03/20 4,5 -1,1 2,6
03/03/20 7,1 1,2 13,2
04/03/20 6,5 -2,8 -3,5
05/03/20 11,2 -1,0 0,2
06/03/20 8,0 -1,4 -0,9
07/03/20 7,2 -4,8 -3,4
08/03/20 4,9 -1,6 -8,4
09/03/20 8,9 0,5 7,0
10/03/20 8,0 2,8 1,2
11/03/20 12,8 1,8 9,3
12/03/20 5,0 0,9 5,4
13/03/20 -5,1 -0,8 0,7
14/03/20 -0,9 -3,7 -1,0
15/03/20 -0,6 -6,1 -3,6
16/03/20 7,8 -6,7 -7,6
17/03/20 18,0 -14,5 -8,6
18/03/20 6,9 -22,8 -27,4
19/03/20 1,9 -27,1 -29,2
20/03/20 -0,1 -27,3 -26,5
21/03/20 -7,4 -25,0 -38,1
22/03/20 -3,6 -20,2 -29,1
23/03/20 -8,8 -33,8 -30,7
24/03/20 -8,3 -33,9 -35,3
25/03/20 -9,7 -34,0 -36,0
26/03/20 -4,3 -34,1 -36,8
27/03/20 -3,4 -34,2 -33,7
28/03/20 -3,7 -25,2 -38,5
29/03/20 -13,6 -29,2 -33,9
30/03/20 3,8 -30,1 -31,9
31/03/20 1,3 -29,7 -34,7
01/04/20 5,6 -27,9 -30,7
02/04/20 7,7 -27,9 -31,6
03/04/20 2,4 -28,0 -28,8
04/04/20 -2,0 -22,0 -32,6
05/04/20 1,1 -20,4 -14,2
06/04/20 2,1 -28,6 -15,2
07/04/20 4,0 -28,3 -19,6
08/04/20 -0,4 -28,2 -19,3
09/04/20 -5,3 -28,4 -40,8
10/04/20 -7,6 -28,5 -38,2
11/04/20 -7,5 -24,2 -23,7
12/04/20 -11,0 -17,8 -7,0
13/04/20 -8,9 -18,7 -9,6
14/04/20 -17,5 -30,2 -25,7
15/04/20 -7,0 -25,3 -23,6
16/04/20 0,6 -24,2 -21,1
17/04/20 2,8 -23,6 -37,1
18/04/20 -3,5 -23,6 -22,2
19/04/20 -1,6 -17,4 -5,6
20/04/20 12,8 -22,4 -31,8
21/04/20 0,9 -23,8 -18,7
22/04/20 1,5 -23,7 -39,0
23/04/20 -0,8 -23,7 -39,7
24/04/20 2,0 -23,7 -37,3
25/04/20 1,2 -23,0 -20,4
26/04/20 -2,4 -17,5 -6,1
27/04/20 -4,1 -23,5 -34,8
28/04/20 -4,0 -23,7 -38,7
29/04/20 -4,8 -24,4 -40,7
30/04/20 -6,8 -25,0 -23,6
01/05/20 5,7 -19,8 -8,1
02/05/20 -4,4 -25,8 -24,5
03/05/20 4,8 -18,8 -5,2
04/05/20 15,2 -22,4 -29,1
05/05/20 11,9 -18,7 -12,7
06/05/20 6,0 -19,2 -14,7
07/05/20 -4,7 -24,2 -38,8
08/05/20 19,5 -0,4 5,5
09/05/20 5,6 -22,6 -15,7
10/05/20 10,9 -15,7 5,5
11/05/20 -8,7 -16,8 -16,8
12/05/20 -8,1 -18,0 -23,5
13/05/20 -1,2 -17,7 -23,0
14/05/20 2,5 -17,0 -22,0
15/05/20 6,3 -15,8 -16,6
16/05/20 -3,3 -19,4 -24,1
17/05/20 -2,9 -19,0 -5,6
18/05/20 0,0 -14,2 -8,4
19/05/20 12,1 -13,7 -10,5
20/05/20 2,3 -18,2 -11,4
21/05/20 10,9 7,3 5,5
22/05/20 -3,2 -27,5 -33,1
23/05/20 -7,1 -17,9 -20,3
24/05/20 -15,5 -18,7 -36,5
25/05/20 -7,4 -14,3 -31,5
26/05/20 1,2 -14,1 -11,6
27/05/20 0,0 -14,1 -12,2
28/05/20 2,4 -14,3 -14,0
29/05/20 3,8 -14,0 -10,9
30/05/20 -8,4 -10,6 -18,0
31/05/20 -2,9 -16,5 -31,6
  • Source : données Enedis, calculs Insee.

Figure 2Reprise graduelle de la consommation d’électricité par les entreprises après la chute due au confinementÉcart par rapport au niveau moyen des niveaux de consommation d’électricité corrigés des variations de températures, des jours ouvrés

  • Source : données Enedis, calculs Insee.

Hausse des transactions par carte bancaire, conséquence d’une reprise de la consommation des ménages

En Bourgogne-Franche-Comté comme en France, le montant des transactions par carte bancaire se redresse également dès la fin du confinement et atteint désormais un niveau légèrement supérieur à celui de 2019 (figure 3). Ce phénomène, qui témoigne d’une reprise de la consommation, fait suite à une chute des transactions durant la période de confinement.

Ainsi, la semaine du 11 mai, lors du déconfinement, le montant des transactions est supérieur de 6 % par rapport à l’an passé. Au cours de la semaine précédente, il était encore inférieur de 32 % comparé à l’année précédente.

En Côte-d’Or, les transactions reprennent également, mais ne retrouvent pas leur niveau de 2019. Ce département était déjà celui dans lequel la chute des transactions était la plus marquée. Lors de la semaine du déconfinement, le montant des transactions y est encore inférieur de 9 % par rapport à l’an passé, tandis que l'écart était de - 44 % lors de la dernière semaine de confinement.

Dans les autres départements de la région, les transactions retrouvent des niveaux supérieurs à l’an passé, notamment lors de la semaine de déconfinement. C’est en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort que cette reprise est la plus forte (respectivement + 14 % et + 16 % pour la semaine du 11 mai).

Figure 3Les montants des transactions en cartes bancaires retrouvent un niveau proche de la normaleMontants hebdomadaires des transactions par carte bancaire par rapport à l’année précédente

en %
Les montants des transactions en cartes bancaires retrouvent un niveau proche de la normale (en %)
Semaine Bourgogne-France-Comté France métropolitaine
7 3,9 2,2
8 6,7 3,9
9 -2,2 0,2
10 0,8 3,8
11 9,1 8,2
12 -36,9 -40,6
13 -57,2 -58,1
14 -53,0 -54,5
15 -43,8 -46,6
16 -47,2 -48,7
17 -38,6 -41,7
18 -42,3 -45,0
19 -32,0 -34,4
20 6,1 3,5
21 0,3 -1,9
22 1,7 1,8
23 -0,1 1,9
24 5,9 3,8
25 5,5 3,4
  • Note : En 2020, la semaine 13 est la première semaine complète de confinement. La semaine 25 est la semaine du 15 au 21 juin.
  • Source : Cartes bancaires CB.

Figure 3Les montants des transactions en cartes bancaires retrouvent un niveau proche de la normaleMontants hebdomadaires des transactions par carte bancaire par rapport à l’année précédente

  • Note : En 2020, la semaine 13 est la première semaine complète de confinement. La semaine 25 est la semaine du 15 au 21 juin.
  • Source : Cartes bancaires CB.

Les entreprises répercutent la baisse d’activité en plaçant leurs salariés en activité partielle

Pour préserver au maximum l'emploi et les compétences au sein des entreprises et ainsi favoriser le redémarrage de leurs activités, le recours au dispositif d'activité partielle (anciennement chômage partiel) est massif depuis le début de la crise sanitaire (figure 4). Il permet aux établissements confrontés à des difficultés temporaires de diminuer ou de suspendre leur activité, tout en compensant en partie la perte de salaire de leurs salariés. Ainsi, du 1er mars au 22 juin, 520 700 salariés de la région travaillent dans une entreprise ayant effectué une demande d'activité partielle, soit 73 % des salariés du privé, une part comparable au niveau national.

La demande peut cependant ne pas être confirmée par la suite par l’entreprise. Ainsi, pendant le confinement, près de 25 % des salariés du privé de la région étaient placés en activité partielle et 8 % en arrêt de travail pour garde d’enfants (figure 5).

Depuis le 1er mai, des personnes jusqu’alors indemnisées par l’assurance maladie bénéficient du dispositif d’activité partielle. Il s’agit des parents contraints de garder leur enfant, des personnes vulnérables ou des personnes cohabitant avec ces dernières.

Au 30 juin 2020, 301 100 salariés de la région, soit 43 %, ont été indemnisés (source Direccte Bourgogne-Franche-Comté). Les deux tiers d’entre eux travaillent dans les services et le commerce, et un quart dans l’industrie.

Figure 4Plus de 520 000 salariés travaillent dans une entreprise ayant effectué une demande d'activité partielle Nombre de salariés concernés par une demande d’activité partielle

Plus de 520 000 salariés travaillent dans une entreprise ayant effectué une demande d'activité partielle
Nombre de salariés concernés par une demande d’activité partielle
07/04 244 146
14/04 327 291
21/04 379 709
28/04 431 622
04/05 462 148
11/05 470 920
18/05 479 464
25/05 488 102
01/06 498 407
08/06 503 377
22/06 520 746
  • Source : ASP-DGEFP-Dares – Extraction du SI APART 23 juin 2020.

Figure 4Plus de 520 000 salariés travaillent dans une entreprise ayant effectué une demande d'activité partielle Nombre de salariés concernés par une demande d’activité partielle

  • Source : ASP-DGEFP-Dares – Extraction du SI APART 23 juin 2020.

Figure 5Pendant le confinement, près de 25 % des salariés étaient en activité partielle et 8 % en arrêt de travail ou garde d’enfantsPart des salariés en activité partielle, en arrêt de travail et garde d’enfants

en %
Pendant le confinement, près de 25 % des salariés étaient en activité partielle et 8 % en arrêt de travail ou garde d’enfants (en %)
Part des salariés en activité partielle Part des salariés en arrêt de travail ou garde d’enfants
Bourgogne-France-Comté France métropolitaine Bourgogne-France-Comté France métropolitaine
1ᵉʳ mars 0,2 0,2 2,3 2,2
2 mars 0,3 0,3 2,4 2,2
3 mars 0,3 0,3 2,6 2,4
4 mars 0,3 0,3 2,7 2,5
5 mars 0,3 0,3 2,8 2,6
6 mars 0,3 0,3 2,9 2,7
7 mars 0,3 0,3 2,9 2,7
8 mars 0,2 0,3 2,9 2,7
9 mars 0,3 0,4 2,8 2,6
10 mars 0,3 0,4 3,0 2,8
11 mars 0,3 0,4 3,2 2,9
12 mars 0,3 0,4 3,3 3,0
13 mars 0,4 0,5 3,5 3,2
14 mars 0,4 0,6 3,8 3,6
15 mars 1,6 2,2 3,9 3,7
16 mars 8,3 9,4 6,3 5,8
17 mars 15,2 15,8 7,8 7,0
18 mars 20,3 20,2 8,7 7,7
19 mars 22,1 21,5 9,4 8,2
20 mars 22,7 22,1 9,7 8,5
21 mars 20,1 20,1 9,9 8,6
22 mars 19,7 19,8 9,9 8,6
23 mars 25,7 24,7 10,3 8,9
24 mars 26,4 25,3 10,5 9,1
25 mars 26,8 25,6 10,7 9,2
26 mars 27,1 25,9 10,8 9,3
27 mars 27,2 26,1 10,9 9,4
28 mars 23,1 23,0 11,0 9,4
29 mars 22,6 22,5 11,0 9,4
30 mars 27,5 26,4 10,5 9,0
31 mars 27,7 26,6 10,5 8,9
1ᵉʳ avril 28,9 28,4 8,6 7,4
2 avril 29,2 28,7 8,7 7,5
3 avril 29,6 28,8 8,7 7,5
4 avril 24,1 24,8 8,6 7,4
5 avril 23,4 24,3 8,5 7,3
6 avril 28,7 28,3 8,2 6,9
7 avril 28,8 28,5 8,2 6,9
8 avril 28,9 28,6 8,2 6,9
9 avril 29,1 28,8 8,2 6,9
10 avril 29,1 28,3 8,2 6,9
11 avril 22,8 23,7 8,1 6,8
12 avril 22,0 23,2 8,1 6,8
13 avril 19,9 21,0 7,9 6,6
14 avril 28,4 27,9 7,7 6,4
15 avril 28,3 28,0 7,6 6,3
16 avril 28,5 28,2 7,5 6,2
17 avril 28,7 28,2 7,5 6,2
18 avril 22,7 23,8 7,4 6,2
19 avril 22,0 23,3 7,4 6,2
20 avril 26,9 27,5 7,0 5,9
21 avril 26,9 27,5 7,0 5,9
22 avril 26,8 27,6 7,0 5,9
23 avril 27,0 27,6 7,0 5,9
24 avril 26,5 27,5 7,0 6,0
25 avril 21,6 23,2 7,0 5,9
26 avril 21,0 22,8 7,0 5,9
27 avril 25,5 26,7 6,7 5,8
28 avril 25,7 26,7 6,7 5,8
29 avril 25,6 26,7 6,7 5,8
30 avril 25,9 26,6 6,7 5,8
  • Source : Insee-Acoss, Déclarations sociales nominatives (DSN).

Figure 5Pendant le confinement, près de 25 % des salariés étaient en activité partielle et 8 % en arrêt de travail ou garde d’enfantsPart des salariés en activité partielle, en arrêt de travail et garde d’enfants

  • Source : Insee-Acoss, Déclarations sociales nominatives (DSN).

Les premiers effets de la baisse d’activité provoquent un fort repli de l’emploi privé

Le dispositif d'activité partielle a permis d'amortir l'effet de la crise sur l'emploi. Néanmoins, les premières données consolidées indiquent qu'après l’embellie du quatrième trimestre 2019, l’impact de la crise sanitaire commence à se faire sentir sur l’emploi salarié dès la fin mars 2020. Ainsi, la Bourgogne-Franche-Comté perd près de 22 600 emplois salariés entre le début et la fin du premier trimestre 2020, soit un repli de 2,3 % (figure 6). Le secteur privé est particulièrement touché avec un recul de 3 % ce trimestre, ce qui représente plus de 95 % des pertes d’emploi de la région. Le secteur public résiste mieux, en repli de 0,3 %.

Avec une suppression de 2 % des emplois au niveau national, la baisse est légèrement moins marquée. Là aussi, le secteur privé enregistre une forte baisse de 2,5 % quand le secteur public est quasiment stable, - 0,1 %.

Figure 6Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Bourgogne-Franche-Comté Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Bourgogne-Franche-Comté Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,11 100,2 100,15 100,27
T2 2011 100,08 100,3 100,2 100,4
T3 2011 99,9 100,25 100,06 100,41
T4 2011 100,08 100,3 100,11 100,43
T1 2012 99,75 100,32 99,76 100,4
T2 2012 99,36 100,29 99,31 100,33
T3 2012 99,11 100,14 98,95 100,07
T4 2012 98,68 100,03 98,38 99,95
T1 2013 98,62 100,04 98,04 99,91
T2 2013 98,46 99,92 97,73 99,66
T3 2013 98,86 100,09 98,2 99,81
T4 2013 98,5 100,37 97,57 99,95
T1 2014 98,38 100,41 97,36 99,9
T2 2014 98,29 100,44 97,23 99,93
T3 2014 97,86 100,34 96,76 99,77
T4 2014 97,76 100,43 96,65 99,83
T1 2015 97,72 100,38 96,45 99,78
T2 2015 97,86 100,61 96,54 99,99
T3 2015 97,69 100,7 96,42 100,12
T4 2015 97,68 100,89 96,41 100,35
T1 2016 97,53 101,06 96,28 100,54
T2 2016 97,79 101,32 96,48 100,84
T3 2016 99,12 101,6 98,03 101,15
T4 2016 98 101,7 96,78 101,29
T1 2017 98,52 102,1 97,4 101,79
T2 2017 98,75 102,44 97,79 102,22
T3 2017 99,14 102,7 98,34 102,63
T4 2017 99,09 103,08 98,36 103,18
T1 2018 98,91 103,27 98,2 103,41
T2 2018 98,57 103,32 97,96 103,56
T3 2018 98,22 103,43 97,56 103,7
T4 2018 98,27 103,73 97,58 104,05
T1 2019 98,32 104,1 97,68 104,51
T2 2019 98,18 104,33 97,46 104,75
T3 2019 98,04 104,52 97,24 104,96
T4 2019 98,31 104,91 97,56 105,48
T1 2020 96,03 102,85 94,66 102,82
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 6Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Effondrement de l’intérim

Première victime de la crise, l’intérim s’effondre et perd plus de 40 % de ses effectifs ce trimestre, soit plus de 15 700 emplois (figure 7). C’est l’effet de l’interruption des contrats par les entreprises clientes des sociétés d’intérim au lendemain des annonces de confinement.

Dans la région, les effectifs intérimaires diminuent dans tous les secteurs d’activité. Le tiers de cette baisse se concentre dans la fabrication d’autres produits industriels, avec environ 5 450 intérimaires en moins, en particulier dans la métallurgie, la fabrication de produits métalliques et la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique. Le repli des effectifs intérimaires dans la construction, environ 3 040 intérimaires en moins, pèse également fortement.

Figure 7Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 100,67 101,1
T2 2011 103,66 101,55
T3 2011 100,75 100,12
T4 2011 100,25 99,38
T1 2012 96,58 94,98
T2 2012 90,23 91,98
T3 2012 85,49 88,02
T4 2012 80,52 85,4
T1 2013 85,87 88,18
T2 2013 86,56 87,16
T3 2013 90,17 89,79
T4 2013 89,49 90,3
T1 2014 87,72 89,35
T2 2014 90,23 91,19
T3 2014 86,46 88,91
T4 2014 89,74 90,14
T1 2015 90,85 89,76
T2 2015 94,96 93,42
T3 2015 96,58 96,99
T4 2015 101,21 99,62
T1 2016 99,64 99,28
T2 2016 102,54 102,22
T3 2016 108,98 105,53
T4 2016 112,7 110,82
T1 2017 118,32 115,41
T2 2017 124,37 120,31
T3 2017 133,22 124,34
T4 2017 139,55 130,81
T1 2018 135,85 129,56
T2 2018 131,38 127,87
T3 2018 126,9 127,8
T4 2018 124,81 126,52
T1 2019 127,56 127,35
T2 2019 125,27 126,92
T3 2019 124,15 126,54
T4 2019 123,75 126,07
T1 2020 73,47 75,17
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 7Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Baisse dans pratiquement tous les secteurs, croissance dans l’industrie agro-alimentaire

Le dispositif d’activité partielle a été utilisé dans les autres secteurs. Cependant, l’industrie accentue sa baisse continue et perd 1 000 emplois soit - 0,6 %. Dans les autres branches d’activité, la tendance s’inverse par rapport au trimestre précédent. Le nombre d’emplois dans les services marchands hors intérim, secteur le plus employeur de la région, se replie de 1,5 % perdant ainsi 3 600 emplois. Dans la construction, la baisse est de 0,6 % et de 0,5 % dans le commerce. Les services non marchands sont moins touchés avec une perte de 0,3 % (figure 8).

Les pertes d’emplois concernent tous les secteurs à l’exception de l’industrie agroalimentaire où l’emploi reste en légère progression de 0,2 % ce trimestre.

Après une année 2019 favorable, l’hébergement-restauration subit, à l’instar de l’intérim, les premiers effets de la crise et le nombre d’emplois se contracte de 3,7 % ce trimestre. Le secteur des services aux ménages suit la même tendance avec une baisse de 3,1 %.

Sur un an, seuls l’agriculture, l’agroalimentaire et les services aux entreprises gagnent des emplois. La construction et le commerce, quant à eux, parviennent à stabiliser leurs effectifs.

Figure 8Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,55 100,06 100,22 99,94
T2 2011 98,88 99,76 100,27 99,85
T3 2011 98,53 99,4 100,35 99,8
T4 2011 97,98 99,32 100,45 100,08
T1 2012 97,15 98,67 100,52 99,96
T2 2012 96,12 98,31 100,61 99,71
T3 2012 95,39 97,89 100,42 99,71
T4 2012 94,64 97,6 100,23 99,61
T1 2013 93,23 96,73 99,76 100,06
T2 2013 93,14 96 99,52 100,13
T3 2013 92,59 95,59 99,53 100,31
T4 2013 91,57 95,38 99,5 100,78
T1 2014 91,18 95,09 99,3 100,85
T2 2014 90,23 94,55 99,28 100,83
T3 2014 89,2 94,05 98,98 100,65
T4 2014 88,25 93,51 99,17 100,49
T1 2015 87,36 92,82 99,22 100,78
T2 2015 86,03 92,67 99,34 100,9
T3 2015 85,11 92,49 99,41 100,69
T4 2015 84,93 92,12 99,33 100,39
T1 2016 84,5 91,86 99,45 100,2
T2 2016 84,34 91,41 99,66 100,66
T3 2016 84,4 90,92 100,02 100,8
T4 2016 84,06 90,45 100,09 100,52
T1 2017 84,26 90,06 100,67 100,68
T2 2017 84,4 90 100,97 100,54
T3 2017 83,91 89,84 101,07 100,4
T4 2017 83,96 90 101,26 100,15
T1 2018 84,07 89,9 101,41 99,97
T2 2018 84,01 89,95 101,41 99,47
T3 2018 83,96 89,72 101,33 99,18
T4 2018 83,94 89,67 101,41 99,24
T1 2019 84,5 89,58 101,53 99,1
T2 2019 84,43 89,31 101,29 99,25
T3 2019 84,55 88,96 101,34 99,15
T4 2019 84,95 88,63 101,82 99,35
T1 2020 84,46 88,12 100,63 99,05
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 8Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Des pertes d’emplois dans toute la région

L’année 2020 commence, pour l’ensemble des départements, par des pertes d’emplois.

Avec une baisse de 3,2 %, l’emploi accuse le plus fort repli dans le Territoire de Belfort, pénalisé par la perte de près de 60 % des emplois intérimaires alors que le commerce a bien résisté. Dans le département du Doubs, 5 200 emplois sont supprimés, ce qui en fait le département le plus touché de la région. La Côte-d'Or est le département qui résiste le mieux avec un décrochage de 1,6 % des effectifs salariés. Par ailleurs, seul le secteur de la construction en Côte-d’Or et dans la Nièvre affiche des gains d’emploi de respectivement + 0,1 % et + 0,2 %.

Une baisse du chômage en trompe-l’œil

À la fin mars 2020, le chômage touche 6,7 % de la population active de Bourgogne-Franche-Comté (figure 9), soit une baisse de 0,4 point par rapport à la fin 2019.

A priori contre-intuitif, ce résultat s'explique par le recours massif à l'activité partielle qui limite les effets sur l'emploi et par le confinement de la population pendant la deuxième quinzaine de mars qui ne permet pas aux personnes d’être considérées comme chômeurs au sens du Bureau International du Travail (avertissement sur le marché du travail).

Le Territoire de Belfort, avec un taux de chômage de 8,4 % ce trimestre, reste le département de la région le plus touché, c’est d’ailleurs le seul avec un taux supérieur à celui de la France métropolitaine (figure 10). À l’inverse, le Jura reste le département le plus épargné, à 5,5 %. La Côte-d’Or, avec 6,1 %, et la Nièvre, 6,5 %, affichent également des taux contenus. Tous les autres départements ont un taux de chômage compris entre 6,9 et 7,1 %. C’est en Haute-Saône que la baisse du chômage est la plus significative au premier trimestre 2020, avec - 0,5 point, les autres départements de la région ont un taux qui se replie de 0,3 ou 0,4 point.

Figure 9Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
T4 2010 8,2 9,2
T1 2011 8,1 9,1
T2 2011 8 9,1
T3 2011 8,1 9,2
T4 2011 8,2 9,4
T1 2012 8,4 9,5
T2 2012 8,7 9,7
T3 2012 8,8 9,8
T4 2012 9,2 10,1
T1 2013 9,4 10,3
T2 2013 9,5 10,5
T3 2013 9,2 10,3
T4 2013 9 10,1
T1 2014 9,1 10,2
T2 2014 9,1 10,2
T3 2014 9,2 10,3
T4 2014 9,4 10,4
T1 2015 9,3 10,3
T2 2015 9,5 10,5
T3 2015 9,3 10,4
T4 2015 9,2 10,2
T1 2016 9,2 10,2
T2 2016 9 10
T3 2016 8,8 9,9
T4 2016 8,8 10
T1 2017 8,5 9,6
T2 2017 8,3 9,5
T3 2017 8,2 9,5
T4 2017 7,6 9
T1 2018 7,9 9,2
T2 2018 7,7 9,1
T3 2018 7,7 9
T4 2018 7,4 8,7
T1 2019 7,5 8,7
T2 2019 7,4 8,4
T3 2019 7,4 8,4
T4 2019 7,1 8,1
T1 2020 6,7 7,8
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 9Taux de chômage

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 10Le Jura et la Côte-d’Or sont, dans la région, les moins touchés par le chômageTaux de chômage au sens du BIT (Bureau International du travail) par département à la fin mars 2020

en %
Le Jura et la Côte-d’Or sont, dans la région, les moins touchés par le chômage (en %)
Département Taux de chômage au 1ᵉʳ trimestre 2020
Ain 5,7
Aisne 11,1
Allier 8,5
Alpes-de-Haute-Provence 9,4
Hautes-Alpes 7,3
Alpes-Maritimes 8,2
Ardèche 8,6
Ardennes 9,6
Ariège 9,8
Aube 9,8
Aude 10,4
Aveyron 5,8
Bouches-du-Rhône 9,3
Calvados 7,2
Cantal 4,5
Charente 7,7
Charente-Maritime 8,1
Cher 8,1
Corrèze 6,3
Corse-du-Sud 7,4
Haute-Corse 8,2
Cote-d'Or 6,1
Cotes-d'Armor 6,9
Creuse 7,2
Dordogne 8,0
Doubs 7,1
Drome 8,6
Eure 7,9
Eure-et-Loir 7,3
Finistère 6,7
Gard 10,9
Haute-Garonne 7,4
Gers 5,6
Gironde 7,3
Hérault 11,2
Ille-et-Vilaine 6,0
Indre 7,5
Indre-et-Loire 7,0
Isère 6,3
Jura 5,5
Landes 7,7
Loir-et-Cher 6,4
Loire 7,8
Haute-Loire 6,1
Loire-Atlantique 6,4
Loiret 7,6
Lot 7,7
Lot-et-Garonne 7,8
Lozère 4,9
Maine-et-Loire 7,2
Manche 5,8
Marne 7,3
Haute-Marne 6,7
Mayenne 5,3
Meurthe-et-Moselle 7,5
Meuse 7,2
Morbihan 6,8
Moselle 7,5
Nièvre 6,5
Nord 10,0
Oise 7,8
Orne 7,3
Pas-de-Calais 9,4
Puy-de-Dome 6,7
Pyrénées-Atlantiques 6,5
Hautes-Pyrénées 8,6
Pyrénées-Orientales 12,6
Bas-Rhin 6,5
Haut-Rhin 7,7
Rhône 7,0
Haute-Saône 6,9
Saône-et-Loire 7,0
Sarthe 7,8
Savoie 5,8
Haute-Savoie 5,9
Paris 6,0
Seine-Maritime 8,9
Seine-et-Marne 6,6
Yvelines 6,1
Deux-Sevres 5,6
Somme 9,2
Tarn 8,1
Tarn-et-Garonne 8,9
Var 8,5
Vaucluse 10,1
Vendée 6,1
Vienne 6,2
Haute-Vienne 7,1
Vosges 8,3
Yonne 7,1
Territoire de Belfort 8,4
Essonne 6,4
Hauts-de-Seine 6,1
Seine-Saint-Denis 10,1
Val-de-Marne 7,0
Val-d'Oise 8,0
  • Note : Données provisoires CVS, en moyenne trimestrielle.
  • Source : Insee, Taux de chômage localisés et taux de chômage au sens du BIT.

Figure 10Le Jura et la Côte-d’Or sont, dans la région, les moins touchés par le chômageTaux de chômage au sens du BIT (Bureau International du travail) par département à la fin mars 2020

  • Note : Données provisoires CVS, en moyenne trimestrielle.
  • Source : Insee, Taux de chômage localisés et taux de chômage au sens du BIT.
Avertissement - Marché du travail

Au premier trimestre 2020, le taux de chômage au sens du BIT diminue de 0,3 point en France (hors Mayotte), une baisse en « trompe-l’œil ». Cette baisse du taux de chômage résulte d’un fort recul du nombre de personnes sans emploi se déclarant disponibles ou en recherche active d’emploi pendant le confinement. Cette période a en effet fortement affecté les comportements de recherche active d’emploi (pour les personnes sans emploi dont le secteur d’activité privilégié est à l’arrêt par exemple), ainsi que la disponibilité des personnes (contrainte de garde d’enfant par exemple). Au total, le chômage au sens du BIT est donc plus faible pendant cette période de confinement, sans que cela ne traduise une amélioration du marché du travail. Pour en savoir plus, cf. la note d’éclairage associée à la publication nationale sur la période de confinement. Par ailleurs, sont compris dans l’emploi les salariés qui, avec la crise sanitaire, se sont trouvés en situation de chômage partiel ou d’arrêt-maladie (y compris pour garde d’enfant). Enfin, l’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, durant la phase de montée en charge de la DSN.

Les inscriptions à Pôle emploi en forte augmentation

Fin mai 2020, la Bourgogne-Franche-Comté compte 223 410 demandeurs d’emploi de catégorie A, B ou C, un niveau très élevé, inédit depuis 1996. Depuis fin février, les inscriptions à Pôle emploi sont en forte augmentation, de 8,2 %. L’inscription à Pôle emploi est un acte administratif, les actes de recherche ne sont pas immédiatement nécessaires pour s’inscrire. La catégorie A, celle des personnes sans emploi, est la plus affectée. Le nombre de demandeurs de cette catégorie est en forte hausse en mars et en avril avant de commencer à refluer en mai (figure 11).

Pour les catégories B et C, les personnes en emploi en activité réduite, c’est l’effet inverse, leur nombre a fortement baissé en mars et avril avant de remonter en mai.

Toutes les catégories d’âge ne sont pas affectées de la même façon. Les jeunes sont les plus touchés : entre février et mai, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, B ou C de 25 ans ou moins augmente de plus de 17 %. L’impact de la crise est plus mesuré chez les seniors, le nombre d’inscrits à pôle emploi pour les 50 ans ou plus augmente de 4 % sur la même période.

Figure 11Forte hausse des inscriptions à Pôle emploi en catégorie AÉvolution des catégories de demandeurs d’emploi en Bourgogne-Franche-Comté

indice base 100 en décembre 2019
Forte hausse des inscriptions à Pôle emploi en catégorie A (indice base 100 en décembre 2019)
A-B-C A B+C
Dec. 19 100 100 100
Janv. 20 98,9 97,9 100,3
Févr. 20 98,2 96,2 100,9
Mars 20 101,4 102,1 100,6
Avril 20 104,6 130,3 70,3
Mai 20 106,3 127,1 78,5
  • Source : Dares-Pôle emploi, Fichiers de la statistique mensuelle sur le marché du travail (STMT).

Figure 11Forte hausse des inscriptions à Pôle emploi en catégorie AÉvolution des catégories de demandeurs d’emploi en Bourgogne-Franche-Comté

  • Source : Dares-Pôle emploi, Fichiers de la statistique mensuelle sur le marché du travail (STMT).

Chute des créations d’entreprises dès le premier trimestre

Dès le premier trimestre 2020, le nombre de créations d’entreprises chute en Bourgogne-Franche-Comté comme en France (figure 12). Dans la région, 5 600 entreprises ont été créées, soit 9 % de moins qu’au trimestre précédent (- 11 % à l’échelle nationale).

Ce recul concerne autant les créations d’entreprises « classiques » que de micro-entreprises. En particulier, 2 900 entreprises « classiques » ont été créées au premier trimestre, 9 % de moins qu’au quatrième trimestre 2019.

Les créations d’entreprises « classiques » reculent dans tous les grands secteurs d’activité. Cette baisse est particulièrement marquée dans la construction, mais plus modérée dans les services.

Figure 12Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Bourgogne-Franche-Comté y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 98,44 99,15 89,2 91,9
T2 2011 96,4 98,35 92,8 92,64
T3 2011 96,4 99,01 91,47 92,89
T4 2011 97,97 99,04 90,82 92,91
T1 2012 90,82 94,96 92,06 94,92
T2 2012 90,51 91,68 92,52 92,68
T3 2012 91,66 92,21 91,62 92,66
T4 2012 92,18 93,21 92,06 90,41
T1 2013 95,41 100,15 88,78 90,9
T2 2013 96,51 101,22 91,45 90,97
T3 2013 98,38 101,66 88,97 90,42
T4 2013 97,55 104,03 86,57 92,03
T1 2014 95,26 103,69 88,52 92,48
T2 2014 93,17 103,21 86,71 92,58
T3 2014 91,97 101,79 90,65 93,88
T4 2014 96,04 103,51 90,5 93,99
T1 2015 106,31 110,96 81,24 87,86
T2 2015 108,39 115,48 79,26 87,97
T3 2015 111,11 118,16 80,75 88,79
T4 2015 115,02 120,39 81,55 90,06
T1 2016 117,67 122,91 82,06 91,26
T2 2016 122,73 128,19 86,25 96,13
T3 2016 121,69 129,86 82,42 93,12
T4 2016 115,9 126,73 79,2 92,56
T1 2017 119,08 130,2 81,93 95,39
T2 2017 124,92 130,88 83,81 95,78
T3 2017 138,11 135,3 88,8 100,63
T4 2017 130,71 141,59 88,17 107,41
T1 2018 140,2 144,01 96,65 111,7
T2 2018 139,52 149,38 97,26 116,82
T3 2018 138,53 147,43 100,15 117,62
T4 2018 147,97 150,16 103,47 121,42
T1 2019 149,37 157,8 111,48 132,39
T2 2019 152,29 161,26 113,1 134,75
T3 2019 157,87 168,62 123,18 140,45
T4 2019 168,25 176,5 130,01 144,42
T1 2020 153,08 161 117,84 128,76
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 12Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Recul des défaillances d’entreprises lié à la fermeture des tribunaux

À la fin du premier trimestre 2020, le nombre de défaillances d’entreprises enregistrées sur un an dans la région est en recul de 4 % par rapport à l’année précédente. En France, elles chutent de 14 % (figure 13).

Cette baisse n’indique pas une réduction du nombre d’entreprises en difficulté, mais elle est liée à la fermeture des tribunaux pendant le confinement et à l’évolution de la législation lors de la crise sanitaire. En effet, jusqu’à trois mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire, l’état de cessation de paiements d’une entreprise est apprécié au regard de sa situation financière au 12 mars 2020, avant le confinement de la population.

Figure 13Défaillances d'entreprises

indice base 100 en décembre 2010
Défaillances d'entreprises (indice base 100 en décembre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France entière
déc. 2010 100 100
janv. 2011 102,11 100,05
févr. 2011 103,33 100,01
mars 2011 101,54 99,36
avril 2011 101,93 98,97
mai 2011 104,04 100,3
juin 2011 102,76 99,27
juil. 2011 102,59 98,66
août 2011 102,5 98,73
sept. 2011 102,28 98,35
oct. 2011 102,02 98,49
nov. 2011 100,22 98,79
déc. 2011 100,53 98,61
janv. 2012 100,18 99,39
févr. 2012 101,8 99,42
mars 2012 103,2 98,69
avril 2012 103,9 98,95
mai 2012 102,02 97,57
juin 2012 102,89 97,65
juil. 2012 104,17 99
août 2012 104,74 98,83
sept. 2012 103,73 98,38
oct. 2012 105,09 99,98
nov. 2012 106,89 100,13
déc. 2012 107,89 101,27
janv. 2013 107,59 101,04
févr. 2013 106,36 100,84
mars 2013 107,68 100,65
avril 2013 108,29 101,76
mai 2013 107,72 102,02
juin 2013 107,28 102,37
juil. 2013 107,15 103,12
août 2013 106,67 103,02
sept. 2013 106,84 103,82
oct. 2013 108,42 103,76
nov. 2013 107,98 103,59
déc. 2013 108,64 103,65
janv. 2014 108,38 103,82
févr. 2014 108,29 104,8
mars 2014 104,08 104,77
avril 2014 103,68 104,96
mai 2014 104,61 104,53
juin 2014 104,34 104,7
juil. 2014 105,44 104,7
août 2014 106,23 104,71
sept. 2014 106,67 105
oct. 2014 105,53 104,8
nov. 2014 104,82 104,87
déc. 2014 102,59 103,43
janv. 2015 103,38 103,92
févr. 2015 104,08 103,76
mars 2015 106,49 105,63
avril 2015 107,59 105,72
mai 2015 103,95 103,53
juin 2015 106,14 104,99
juil. 2015 104,08 104,53
août 2015 102,63 104,12
sept. 2015 102,98 104,29
oct. 2015 102,06 102,87
nov. 2015 102,68 103,15
déc. 2015 103,68 104,44
janv. 2016 102,46 103,2
févr. 2016 101,8 102,56
mars 2016 101,1 101,22
avril 2016 99,61 100,17
mai 2016 101,36 102,61
juin 2016 98,46 101,2
juil. 2016 97,85 99,75
août 2016 97,15 99,61
sept. 2016 94,74 98,56
oct. 2016 92,94 98,25
nov. 2016 91,45 97,8
déc. 2016 89,87 96,21
janv. 2017 88,64 95,95
févr. 2017 87,72 95,01
mars 2017 85,96 94,82
avril 2017 83,46 93,56
mai 2017 83,9 93,54
juin 2017 84,65 92,43
juil. 2017 84,87 92,05
août 2017 85,18 92,12
sept. 2017 85,53 91,03
oct. 2017 85,44 90,71
nov. 2017 86,32 90,09
déc. 2017 86,4 90,29
janv. 2018 85,35 89,49
févr. 2018 84,39 89
mars 2018 84,25 87,94
avril 2018 84,91 88,15
mai 2018 84,74 87,27
juin 2018 84,43 87,32
juil. 2018 85 87,73
août 2018 85,31 88,2
sept. 2018 84,87 88,5
oct. 2018 85,48 89,38
nov. 2018 83,6 89,32
déc. 2018 84,56 89,45
janv. 2019 85,13 90,15
févr. 2019 84,52 90,08
mars 2019 84,91 89,75
avril 2019 85,96 89,98
mai 2019 86,58 89,77
juin 2019 84,82 88,96
juil. 2019 83,9 88,92
août 2019 83,9 87,82
sept. 2019 84,52 87,19
oct. 2019 85,22 86,2
nov. 2019 85,35 85,44
déc. 2019 84,87 84,96
janv. 2020 84,65 82,72
févr. 2020 85,09 81,26
mars 2020 81,54 77,62
avril 2020 76,23 72,28
  • Notes : données mensuelles brutes au 26 juin 2020, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 13Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 26 juin 2020, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Des mesures exceptionnelles de soutien aux entreprises sont mises en place

La reprise économique est donc très nette depuis la mi-mai, après un mois d’avril qui restera sans doute dans les annales comme l’un des pires mois qu’ait connu l’économie française en temps de paix. Cette reprise est favorisée par les divers dispositifs mis en place pour aider les ménages et les entreprises à traverser la période de confinement : une économie placée « sous anesthésie », c’est une économie certes mise provisoirement en sommeil, mais dans des conditions qui rendent un redémarrage possible.

En Bourgogne-Franche-Comté, près de 54 700 entreprises bénéficient au 30 juin 2020 du fonds de solidarité pour un montant total de 155,6 millions d’euros. Ce montant vient surtout soutenir l’activité d’entrepreneurs individuels, à 58 %. Près de la moitié concerne trois secteurs particulièrement touchés par la baisse d’activité : le commerce, l’hébergement-restauration et la construction. Ce fonds est accordé sous conditions par l’État et les Régions aux entreprises ayant subi une interdiction d’accueil du public ou une perte majeure d’activité via une aide pouvant selon le cas atteindre 1 500 € voire jusqu’à 5 000 € pour les situations les plus difficiles.

En outre, plus de 46 600 aides exceptionnelles sont accordées aux artisans et commerçants de la région au 4 juin 2020 pour un montant total de 41 millions d’euros. Un quart de ce montant vient soutenir les travailleurs indépendants de la construction, un autre quart ceux du commerce. L’aide correspond au montant des cotisations de retraite complémentaire versées par les artisans et les commerçants et peut aller jusqu’à 1 250 €. Cette aide s’ajoute aux autres mesures prises et sont mises en place par le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants.

Les entreprises ont pu également bénéficier de reports d’échéances fiscales. Au 4 juin 2020, environ 2 100 reports sont accordés pour un montant associé total de 61 millions d’euros. L’industrie manufacturière bénéficie le plus de cette mesure, elle est concernée par 36 % des montants reportés, vient ensuite le commerce, 25 %.

Enfin, 19 900 prêts garantis par l’État sont accordés au 20 juin 2020 pour un montant total de 2,9 milliards d’euros. L’industrie et le commerce sont les secteurs qui bénéficient là aussi le plus de cette mesure, pour un quart chacun des montants de prêts. Ce dispositif exceptionnel de garanties permet de soutenir le financement bancaire des entreprises. La plupart des entreprises peuvent demander à leur banque habituelle un prêt garanti par l’État pour soutenir leur trésorerie. Ce prêt pourra représenter jusqu’à 3 mois de chiffre d’affaires ou deux années de masse salariale. Aucun remboursement ne sera exigé la première année ; l’entreprise pourra choisir d’amortir le prêt sur une durée maximale de cinq ans.

Figure 142,9 milliards d’euros de prêts garantis par l’État en Bourgogne-Franche-ComtéAide aux entreprises touchées par la crise

2,9 milliards d’euros de prêts garantis par l’État en Bourgogne-Franche-Comté
Fonds de solidarité Prêts garantis par l’État Reports d’échéances fiscales Aides aux artisans et commerçants
Montant (M€) Nombre d’entreprises Montant (M€) Nombre d’aides Montant (M€) Nombre d’aides Montant (M€) Nombre d’aides
Côte-d’Or 33,3 11 500 799 4 394 15,0 563 8,5 9 523
Doubs 28,1 9 830 530 3 698 9,5 304 7,3 8 234
Jura 15,2 5 430 264 1 903 11,4 309 3,9 4 603
Nièvre 10,9 3 825 200 1 425 5,4 138 2,9 3 347
Haute-Saône 11,1 4 005 182 1 235 2,7 184 3,2 3 876
Saône-et-Loire 32,2 11 440 517 3 978 8,5 331 8,9 9 904
Yonne 18,2 6 350 278 2 356 6,1 160 4,7 5 406
Territoire de Belfort 6,6 2 280 95 887 2,1 85 1,5 1 733
Bourgogne-Franche-Comté 155,6 54 660 2 865 19 876 60,7 2 074 40,9 46 626
  • M€ : million d€.
  • Données arrêtées pour Fonds de solidarité au 30 juin, prêts au 20 juin, reports et aides au 4 juin.
  • Sources : DGFIP, Ministère de l’action et des comptes publics, Direction Interministérielle du Numérique.

Encadré 1 - Contexte international – Une récession mondiale soudaine et de grande ampleur

La crise sanitaire a touché la majorité des pays du monde et la quasi-totalité des économies avancées, paralysant l’activité du fait des mesures d’endiguement mises en place. Dans les économies avancées, la chute de l’activité a débuté globalement à la mi-mars pour se prolonger au mois d’avril. Depuis lors, l’activité se rétablit graduellement dans les pays où l’épidémie a pu être maîtrisée, au rythme des calendriers d’allègement des mesures de restriction. L’environnement international reste toutefois très incertain, et ce durablement, d’autant que la menace d’une deuxième vague épidémique continue de planer dans certains pays.

Encadré 2 - Contexte national – Après avoir chuté lourdement pendant la période de confinement, l’activité se rétablit progressivement

Les mesures prises pour endiguer la propagation du Covid-19, notamment le confinement de la population entre le 16 mars et le 11 mai, ont entraîné une brusque chute de l’activité économique : pendant la période de confinement, elle se serait située à environ un tiers en deçà de la normale. La consommation des ménages a chuté dans des proportions similaires.

La sortie graduelle du confinement a permis le rebond de la consommation et le redémarrage plus progressif de l’activité. En juin, la consommation serait « seulement » de 3 % en deçà de son niveau d’avant crise. L’activité resterait plus dégradée, de 12 % inférieure à la normale en juin. La production industrielle, notamment, pâtirait d’une demande internationale en berne et d’importants stocks à écouler. Certains services en revanche auraient vu leur activité se redresser nettement en juin (hébergement-restauration). Au deuxième trimestre, le PIB aurait ainsi diminué de 17 %, après - 5,3 % au premier. La dynamique de reprise amorcée en mai puis juin anticiperait une baisse du PIB d’environ 9 % sur l’année 2020.

Pour en savoir plus

Point de conjoncture du 8 juillet, Note de conjoncture, juillet 2020.

Brion D., Volmers G., « Impact économique lié à la crise sanitaire au 6 mai 2020 », Communiqué de presse, mai 2020.

Bilan économique 2019 - Bourgogne-Franche-Comté, « L’économie régionale globalement bien orientée en 2019 mais à l’épreuve de la crise sanitaire en 2020 », Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté n°22, juin 2020.

« L’intérim en Bourgogne-Franche-Comté – Baisse historique au premier trimestre 2020 », Direccte Bourgogne-Franche-Comté, juillet 2020.