Du 1ᵉʳ mars au 30 avril, un surcroît de décès deux fois moins marqué qu’au niveau national

Jérôme Domens, Julien Mêlé (Insee)

En Provence-Alpes-Côte d’Azur comme dans la plupart des régions françaises, la crise sanitaire liée au Covid-19 a un impact sur le nombre total de décès. En mars et avril 2020, 1 030 décès supplémentaires, toutes causes confondues, sont survenus dans la région, soit 12 % de plus qu’à la même période, en moyenne, au cours des cinq années précédentes.

Ce surcroît de décès est deux fois moins marqué dans la région qu’au niveau national. Il atteint toutefois 19 % dans les Bouches-du-Rhône et 22 % à Marseille.

Le nombre hebdomadaire de décès a progressivement augmenté au cours du mois de mars, avant de décliner après le 5 avril. Ces 25 jours consécutifs de très forte mortalité sont inédits à cette période de l’année. Dans la première quinzaine de mai, il n’y a plus d’excédent de décès. Le surcroît de mortalité concerne surtout des personnes de 75 ans ou plus.

Insee Flash Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 64
Paru le : Paru le 05/06/2020
Jérôme Domens, Julien Mêlé (Insee)
Insee Flash Provence-Alpes-Côte d'Azur  No 64 - juin 2020

En mars et avril, un surcroît de mortalité de 12 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur

La crise sanitaire liée au Covid-19 se traduit, dans la plupart des régions françaises, par une augmentation du nombre total des décès en mars et avril 2020, observable à l’aide des données de l’état civil (source et méthode).

Entre le 1ᵉʳ mars et le 30 avril 2020, 9 650 personnes sont décédées en Provence-Alpes-Côte d’Azur, toutes causes confondues. Cela correspond à 1 030 décès supplémentaires par rapport à la moyenne observée, sur la même période, entre 2015 et 2019, soit une surmortalité de 12 %. Une partie de cette surmortalité est attribuable au vieillissement de la population régionale. L’augmentation du nombre de décès résulte des divers facteurs, avec d’un côté l’impact direct des victimes du Covid-19, mais aussi des impacts indirects, qu’ils soient positifs, comme ceux liés à la réduction de la circulation routière, ou négatifs, comme ceux liés à la mise sous tension du système de soins.

Au niveau national, le surcroît de décès en mars et avril est deux fois plus marqué. Ainsi, en 2020, la France compte 25 % de décès supplémentaires par rapport à la période de comparaison. Provence-Alpes-Côte d’Azur ne fait pas partie des régions les plus concernées par la hausse des décès (figure 1), loin derrière l’Île-de-France (+ 85 %), le Grand Est (+ 52 %) et la Bourgogne-Franche-Comté (+ 25 %).

Figure 1Un surcroît de mortalité moins prononcé que dans les régions du Nord‑EstNombre de décès en mars et avril 2020 rapporté à la moyenne 2015-2019, par région

Un surcroît de mortalité moins prononcé que dans les régions du Nord‑Est
Région Décès mars-avril 2020 rapportés aux décès moyens 2015-2019 (en %)
Auvergne-Rhône-Alpes 19
Bourgogne-Franche-Comté 25
Bretagne 2
Centre-Val de Loire 15
Corse 6
Grand Est 52
Guadeloupe 16
Guyane -18
Hauts-de-France 23
Île-de-France 85
La Réunion 4
Martinique 5
Mayotte 51
Normandie 10
Nouvelle-Aquitaine 1
Occitanie 6
Pays de la Loire 10
Provence-Alpes-Côte d'Azur 12
  • Note : les données sont susceptibles de révisions pour l'année 2020.
  • Champ : ensemble des décès, toutes causes confondues, au lieu de décès.
  • Source : Insee, état civil

Figure 1Un surcroît de mortalité moins prononcé que dans les régions du Nord‑EstNombre de décès en mars et avril 2020 rapporté à la moyenne 2015-2019, par région

  • Note : les données sont susceptibles de révisions pour l'année 2020.
  • Champ : ensemble des décès, toutes causes confondues, au lieu de décès.
  • Source : Insee, état civil

Les Bouches-du-Rhône, département le plus concerné de la région

Au sein de la région, le département des Bouches-du-Rhône est le plus concerné : le nombre de décès survenus du 1er mars au 30 avril 2020 dépasse de 19 % la moyenne des cinq années précédentes (figure 2). Cet excédent est toutefois très supérieur dans les départements massivement touchés du Grand Est et d’Île-de-France, comme le Haut-Rhin (+ 119 %), la Seine-Saint-Denis (+ 118 %) ou les Hauts-de-Seine (+ 102 %).

Sur la même période, un surcroît de mortalité plus modéré est observé dans le Var (+ 12 %), les Alpes-Maritimes (+ 9 %) et en Vaucluse (+ 4 %). A contrario, dans les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence, le nombre de décès est inférieur à celui de la période de comparaison (respectivement - 10 % et - 5 %).

Certaines communes concentrent l’offre de soins hospitaliers. De ce fait, elles ont eu tendance à regrouper une bonne partie des décès supplémentaires. Parmi ces communes, le surcroît de mortalité le plus important est observé à Martigues (+ 29 %) et Marseille (+ 22 %). L’excédent est moindre à Aix-en-Provence (+ 17 %), Toulon (+ 16 %) et Nice (+ 11 %). À Avignon, La Seyne-sur-Mer et Hyères, en 2020, le nombre de décès est inférieur à celui observé en moyenne au cours des cinq années précédentes.

Figure 2Un excès de mortalité plus important dans les Bouches-du-Rhône, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence plutôt épargnéesNombre de décès en mars et avril 2020 rapporté à la moyenne 2015-2019, par département

Un excès de mortalité plus important dans les Bouches-du-Rhône, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence plutôt épargnées
Département Nombre de décès en mars-avril 2020 Décès mars-avril 2020 rapportés aux décès moyens 2015-2019 (en %)
Ain 924 23
Aisne 1 362 45
Allier 780 -3
Alpes-de-Haute-Provence 315 -5
Hautes-Alpes 223 -10
Alpes-Maritimes 2 222 9
Ardèche 775 31
Ardennes 506 8
Ariège 286 -3
Aube 624 15
Aude 788 12
Aveyron 616 6
Bouches-du-Rhône 3 832 19
Calvados 1 318 2
Cantal 325 -11
Charente 734 1
Charente-Maritime 1 325 3
Cher 708 17
Corrèze 555 -3
Côte-d'Or 1 215 29
Côtes-d'Armor 1 237 1
Creuse 334 7
Dordogne 785 -9
Doubs 1 125 36
Drôme 956 18
Eure 927 23
Eure-et-Loir 868 27
Finistère 1 805 -2
Corse-du-Sud 293 21
Haute-Corse 253 -8
Gard 1 260 9
Haute-Garonne 1 858 1
Gers 404 6
Gironde 2 518 2
Hérault 2 122 13
Ille-et-Vilaine 1 608 0
Indre 653 28
Indre-et-Loire 1 086 5
Isère 1 749 15
Jura 496 19
Landes 681 0
Loir-et-Cher 729 19
Loire 1 670 22
Haute-Loire 381 -5
Loire-Atlantique 2 267 12
Loiret 1 136 7
Lot 404 12
Lot-et-Garonne 721 11
Lozère 149 -5
Maine-et-Loire 1 399 11
Manche 1 047 10
Marne 1 290 29
Haute-Marne 442 30
Mayenne 535 8
Meurthe-et-Moselle 1 588 28
Meuse 475 37
Morbihan 1 544 8
Moselle 2 739 58
Nièvre 516 4
Nord 4 658 17
Oise 1 655 60
Orne 574 6
Pas-de-Calais 2 684 9
Puy-de-Dôme 1 154 -1
Pyrénées-Atlantiques 1 276 -2
Hautes-Pyrénées 531 8
Pyrénées-Orientales 1 049 8
Bas-Rhin 2 649 61
Haut-Rhin 2 534 119
Rhône 3 437 39
Haute-Saône 498 35
Saône-et-Loire 1 281 17
Sarthe 1 090 10
Savoie 731 13
Haute-Savoie 1 288 30
Paris 4 964 69
Seine-Maritime 2 440 12
Seine-et-Marne 2 353 70
Yvelines 2 376 69
Deux-Sèvres 696 8
Somme 1 326 24
Tarn 690 -6
Tarn-et-Garonne 412 -8
Var 2 039 12
Vaucluse 1 023 4
Vendée 1 193 6
Vienne 836 3
Haute-Vienne 769 -4
Vosges 1 167 62
Yonne 794 11
Territoire de Belfort 565 82
Essonne 2 309 75
Hauts-de-Seine 3 541 102
Seine-Saint-Denis 2 836 118
Val-de-Marne 3 179 97
Val-d'Oise 2 458 96
Guadeloupe 606 16
Martinique 580 5
Guyane 124 -18
La Réunion 797 4
Mayotte 181 51
  • Note : les données sont susceptibles de révisions pour l'année 2020.
  • Champ : ensemble des décès, toutes causes confondues, au lieu de décès.
  • Source : Insee, état civil

Figure 2Un excès de mortalité plus important dans les Bouches-du-Rhône, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence plutôt épargnéesNombre de décès en mars et avril 2020 rapporté à la moyenne 2015-2019, par département

  • Note : les données sont susceptibles de révisions pour l'année 2020.
  • Champ : ensemble des décès, toutes causes confondues, au lieu de décès.
  • Source : Insee, état civil

Le pic des décès atteint autour du 30 mars

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, comme au niveau national, le nombre hebdomadaire de décès a progressivement augmenté au cours du mois de mars ; il a atteint son maximum au cours de la semaine du 30 mars au 5 avril, avant de décliner ensuite (figure 3).

Le surcroît de mortalité par rapport aux années antérieures (2015-2019) suit la même évolution en montant jusqu’à + 35 % au cours de la semaine du 30 mars (soit 337 décès supplémentaires en une semaine). Cet excédent s’amenuise ensuite, pour s’éteindre fin avril : entre le 27 avril et le 3 mai, le nombre de décès survenus dans la région est même inférieur à la moyenne des cinq années précédentes.

Ce constat ne s’applique pas uniformément à tous les départements de la région. Dans les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes et le Var, la même séquence des événements est globalement observée, avec un pic plus marqué pour les Bouches-du-Rhône au cours de la semaine du 30 mars (+ 51 % dans ce département, contre + 29 % dans le Var et + 26 % dans les Alpes-Maritimes). En Vaucluse, la période de surcroît de mortalité a été plus réduite, s’achevant dès le 19 avril. Dans les départements alpins, le nombre de décès hebdomadaire a varié autour de la moyenne quinquennale, sans tendance prononcée à la hausse ou à la baisse.

Figure 3L’excédent des décès dans la région s’élève à 35 % au cours de la semaine du 30 marsNombre de décès hebdomadaire rapporté à la moyenne sur la période 2015-2019 en Provence-Alpes-Côte d’Azur

En %
L’excédent des décès dans la région s’élève à 35 % au cours de la semaine du 30 mars (En %) - Lecture : le nombre de décès survenus du 30 mars au 5 avril en Provence-Alpes-Côte d’Azur dépasse de 35 % le nombre moyen de décès survenus du 30 mars au 5 avril sur la période 2015-2019.
Provence-Alpes-Côte d'Azur France
du 2 au 8 mars -6 -5
du 9 au 15 mars 9 2
du 16 au 22 mars 8 17
du 23 au 29 mars 12 37
du 30 mars au 5 avril 35 62
du 6 au 12 avril 25 53
du 13 au 19 avril 23 38
du 20 au 26 avril 8 15
du 27 avril au 3 mai -5 3
du 4 au 10 mai -3 -1
du 11 au 17 mai -5 -5
  • Note : les données sont susceptibles de révisions pour l'année 2020.
  • Lecture : le nombre de décès survenus du 30 mars au 5 avril en Provence-Alpes-Côte d’Azur dépasse de 35 % le nombre moyen de décès survenus du 30 mars au 5 avril sur la période 2015-2019.
  • Champ : ensemble des décès, toutes causes confondues, au lieu de décès.
  • Source : Insee, état civil

Figure 3L’excédent des décès dans la région s’élève à 35 % au cours de la semaine du 30 marsNombre de décès hebdomadaire rapporté à la moyenne sur la période 2015-2019 en Provence-Alpes-Côte d’Azur

  • Note : les données sont susceptibles de révisions pour l'année 2020.
  • Lecture : le nombre de décès survenus du 30 mars au 5 avril en Provence-Alpes-Côte d’Azur dépasse de 35 % le nombre moyen de décès survenus du 30 mars au 5 avril sur la période 2015-2019.
  • Champ : ensemble des décès, toutes causes confondues, au lieu de décès.
  • Source : Insee, état civil

Un surcroît de mortalité inédit à cette période de l’année mais proche de celui de certaines grippes hivernales

Remis en perspective sur la période 2000-2020, les mois de mars et avril 2020 représentent un pic de mortalité inédit dans la région à ce moment de l’année (figure 4). C’est particulièrement le cas pour avril 2020 (+ 25 % par rapport à la moyenne sur 2000-2019).

Le nombre mensuel de décès en mars et avril 2020 demeure toutefois inférieur à ceux observés, en moyenne, en janvier (5 250 sur la période 2015-2019). Des niveaux encore plus élevés sont parfois atteints en hiver, dans les années d’épidémies de grippe importante, comme en janvier 2017 (5 960 décès, point le plus haut en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis 2000), en décembre 2017 et janvier 2018, ou encore en février 2012.

Le nombre de décès en mars et avril 2020 peut aussi être comparé à celui d’août 2003, en forte hausse en raison de la canicule. Un peu inférieur en volume (4 650 décès dans la région, qui ne figurait pas parmi les plus affectées), le pic de mortalité d’août 2003 était toutefois d’ampleur similaire, relativement à la moyenne en août (+ 24 % par rapport à la période 2000-2010).

Une autre caractéristique du surcroît de mortalité de mars-avril 2020 est sa durée. Si l’on considère les décès au jour le jour depuis 2000, la période compte parmi les plus longs épisodes des deux décennies (figure 5). Avec 25 jours consécutifs au-delà de 150 décès quotidiens (du 26 mars au 19 avril), c’est la plus longue séquence, excepté celles liées aux grippes hivernales (janvier-février 2019, janvier-février 2017, février-mars 2012, décembre 2017-janvier 2018 et janvier-février 2015). Elle devance nettement l’épisode d’août 2003 (12 jours au-delà de 150 décès quotidiens). Sous cet angle journalier, d’autres événements exceptionnels très concentrés dans le temps deviennent visibles sur la courbe des décès, comme l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice ou le crash aérien du 24 mars 2015 dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Figure 4Un pic de mortalité inédit en mars et avrilNombre mensuel de décès en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis 2000

  • Note : les données sont susceptibles de révisions pour l'année 2020.
  • Champ : ensemble des décès, toutes causes confondues, au lieu de décès.
  • Source : Insee, état civil

Figure 5En mars et avril 2020, 25 jours consécutifs de forte mortalitéNombre quotidien de décès en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis 2000

  • Note : les données sont susceptibles de révisions pour l'année 2020.
  • Champ : ensemble des décès, toutes causes confondues, au lieu de décès.
  • Source : Insee, état civil

Une surmortalité observée seulement au-delà de 65 ans

Parmi les décès constatés du 1ᵉʳ mars au 30 avril 2020 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 52 % concernent des personnes âgées de plus de 85 ans et seulement 12 % des personnes de moins de 65 ans.

La structure des décès suivant l’âge du défunt s’écarte un peu de la répartition observée, en moyenne sur la période mars-avril, entre 2015 et 2019. Avant 65 ans, la mortalité est légèrement inférieure en 2020. Au-delà de cet âge, elle s’accroît progressivement : + 9 % de 65 à 74 ans, + 14 % entre 75 et 84 ans, et surtout + 18 % à partir de 85 ans. Sur les 1 030 décès supplémentaires, 760 touchent des personnes de plus de 85 ans. Une partie de cet accroissement résulte toutefois de l’augmentation de la population de 65 ans ou plus dans la région au cours des années récentes.

Ces variations de la mortalité par âge se manifestent différemment pour les femmes et pour les hommes. Par rapport à la moyenne 2015-2019, la hausse du nombre de décès est nette, pour les hommes, dès la tranche d’âge des 75-84 ans, et encore plus prononcée pour les personnes de 85 ans ou plus (figure 6). Pour les femmes, la hausse des décès repose surtout sur la catégorie des 85 ans ou plus (410 décès supplémentaires sur 530).

Tous âges confondus, le surcroît de mortalité est légèrement plus marqué pour les femmes que pour les hommes dans la région, contrairement au niveau national.

Figure 6Les plus âgés sont davantage touchésDifférence entre le nombre de décès en mars et avril 2020 et la moyenne 2015-2019, par sexe et âge

Les plus âgés sont davantage touchés
Age Hommes Femmes
moins de 25 ans -15 -10
de 25 à 49 ans -54 -10
de 50 à 64 ans -27 -4
de 65 à 74 ans 58 48
de 75 à 84 ans 182 97
85 ans ou plus 352 410
  • Note : les données sont susceptibles de révisions pour l'année 2020.
  • Champ : ensemble des décès, toutes causes confondues, au lieu de décès.
  • Source : Insee, état civil

Figure 6Les plus âgés sont davantage touchésDifférence entre le nombre de décès en mars et avril 2020 et la moyenne 2015-2019, par sexe et âge

  • Note : les données sont susceptibles de révisions pour l'année 2020.
  • Champ : ensemble des décès, toutes causes confondues, au lieu de décès.
  • Source : Insee, état civil

Pour comprendre

L’Insee gère le répertoire national d’identification des personnes physiques (RNIPP) conformément au décret n°82-103 du 22 janvier 1982. D’après ce décret, les communes doivent transmettre à l’Insee les informations dès qu’un acte d’état civil est dressé sur le territoire français.

À partir du RNIPP, l’Insee met à jour mensuellement le nombre de décès. En mars 2020, l’Insee a décidé de diffuser temporairement à un rythme plus fréquent le nombre de décès, afin de contribuer à la mise à disposition de données pendant la pandémie de Covid-19. Ces données couvrent toutes les causes de décès et sont donc largement supérieures aux décès liés à la pandémie.

Les données utilisées dans cette publication dénombrent les décès selon leurs dates de survenue et les comptabilisent au lieu de l’évènement et non au lieu de résidence de la personne.

Le nombre de décès survenus en mars et avril 2020 est comparé au nombre de décès comptabilisés en moyenne sur la période 2010-2019. Le surcroît de décès pointé dans cette étude ne doit pas être interprété comme le nombre de décès liés au Covid-19, l’Insee n’étant pas destinataire des causes de décès des défunts. De plus, les décès liés à d’autres causes peuvent avoir également évolué par rapport à la période de comparaison.

Précisions sur les données relatives aux Bouches-du-Rhône

Les données du département des Bouches-du-Rhône sont directement issues des extractions du RNIPP. Elles ne font plus l’objet d’une estimation à part, comme ce fut le cas dans les publications de l’Insee jusqu’à la mi-mai 2020. Depuis le 13 mars 2020, la mairie de Marseille faisait en effet face à des problèmes techniques ayant affecté ses transmissions à l’Insee.

Ces problèmes techniques empêchent toutefois de considérer les décès au lieu de résidence des défunts (décès domiciliés). Pour les mêmes raisons, il n’est pas possible d’établir de statistiques relatives au type de lieu de décès (hôpitaux ou cliniques, établissements pour personnes âgées, domicile ou autre lieu).