Sociétés non financières Comptes nationaux annuels - base 2014

Chiffres détaillés
Insee Résultats
Paru le :Paru le10/08/2020
Insee Résultats- Août 2020

En 2019, l’activité des sociétés non financières accélère : la valeur ajoutée (en valeur) progresse de 4,1 % en 2019 après + 2,9 % en 2018. La production ralentit (+ 2,8 % après + 4,0 % en 2018), mais les consommations intermédiaires ralentissent davantage, à + 1,9 % après + 4,7 % en 2018 (figure 1).

Figure 1 - Principaux éléments du compte des sociétés non financières

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Figure 1 - Principaux éléments du compte des sociétés non financières (en %)
2019 (en milliards d'euros) Évolution
2017/2016 2018/2017 2019/2018
Production 3 025,7 5,1 4,0 2,8
Consommations intermédiaires 1 758,2 6,4 4,7 1,9
Valeur ajoutée 1 267,5 3,4 2,9 4,1
Rémunération des salariés 812,1 3,7 3,4 0,7
Impôts sur la production 74,0 2,6 3,9 15,8
Subventions – 39,1 4,7 6,1 11,9
Excédent brut d'exploitation 420,6 3,1 2,1 10,0
Revenus de la propriété versés 273,0 – 7,0 9,5 1,4
Revenus de la propriété reçus 219,6 – 5,7 5,2 – 1,9
Impôts courants sur le revenu 48,5 17,5 – 5,0 7,2
Épargne brute 293,6 3,5 – 0,3 8,8
Formation brute de capital fixe 310,4 6,0 5,0 5,1
Variation de stocks 10,0 /// /// ///
Capacité (+) ou besoin (–) de financement – 7,2 /// /// ///
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses.
  • Note : la variation des stocks correspond à la valeur des entrées en stocks diminuée de la valeur des sorties de stocks et des pertes courantes sur stocks.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

La rémunération totale des salariés marque un net ralentissement en 2019 : + 0,7 % en 2019 après + 3,4 % en 2018. La croissance des salaires et traitements bruts reste soutenue (+ 3,6 % après + 3,5 % en 2018). L’emploi des sociétés non financières ralentit, progressant de + 1,6 % en 2019 après + 1,9 % en 2018, mais le salaire moyen par tête accélère légèrement (+ 2,0 % en 2019 après + 1,6 % en 2018). En revanche, les cotisations sociales des employeurs diminuent fortement (- 8,2 % après + 2,9 %), sous l’effet de la transformation du CICE en allègements de cotisations patronales à compter du 1er janvier 2019.

Les impôts sur la production augmentent nettement en 2019 (+ 15,8 %), après + 3,9 % en 2018. Les subventions progressent également fortement (+ 11,9 % en 2019 après + 6,1 % en 2018), malgré la baisse du taux appliqué pour le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qui passe de 7 % à 6 % en 2018, et qui fait baisser les subventions versées en 2019. La forte hausse des impôts et subventions s’explique par l’intégration du financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage dans le champ des administrations publiques suite à la création de l’opérateur France Compétences.

L’ (EBE) progresse de 10,0 % après + 2,1 % en 2018, sous l’effet de la hausse de valeur ajoutée conjuguée au fort ralentissement de la rémunération des salariés dû à la transformation du CICE. Ainsi, le progresse de 1,8 point de pourcentage et s’élève à 33,2 % en 2019, après 31,4 % en 2018 (figure 2). Cependant, corrigé de l’effet de la transformation du CICE, l’excédent brut d’exploitation croît de + 4,3 %, tandis que le taux de marge n’augmente que de 0,1 %.

Figure 2 - Principaux ratios des sociétés non financières

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Figure 2 - Principaux ratios des sociétés non financières (en %)
2016 2017 2018 2019
Taux de valeur ajoutée 42,5 41,8 41,4 41,9
Partage de la valeur ajoutée (VA)
Rémunération des salariés / VA 65,8 65,9 66,2 64,1
Taux de marge 31,7 31,7 31,4 33,2
Poids en % de la VA
des intérêts versés 5,7 5,5 5,2 5,0
des dividendes versés (nets) 2,4 1,4 2,8 2,9
des impôts courants sur le revenu 3,5 4,0 3,7 3,8
de l'épargne brute 22,9 22,9 22,2 23,2
Taux d'investissement 23,2 23,8 24,3 24,5
Taux d'autofinancement 98,5 96,2 91,4 94,6
  • Champ : France.
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

En 2019, le solde entre intérêts reçus et versés par les sociétés non financières se dégrade de 2,0 milliards d’euros. Les intérêts reçus diminuent de - 4,9 %, tandis que les intérêts versés reculent également mais dans une moindre mesure (- 0,9 %). Le solde des bénéfices réinvestis d’investissements directs à l’étranger baisse également (- 2,9 milliards d’euros). En outre, les dividendes versés par les sociétés non financières augmentent de nouveau en 2019 (+ 3,4 %, après + 15,9 % en 2018), sous l’effet de la fiscalité favorable suite à la mise en œuvre du prélèvement forfaitaire unique en 2018. Au total, le solde des revenus de la propriété se dégrade de nouveau en 2019 (- 8,0 milliards d’euros en 2019, après - 12,2 milliards d’euros en 2018).

L’épargne des sociétés non financières rebondit en 2019 (+ 8,8 %, après - 0,3 en 2018), soutenue par le fort dynamisme de l’EBE qui n’est que partiellement compensé par la baisse du solde des revenus de la propriété et par la hausse des impôts courants (+ 7,2 % en 2019, après - 5,0 % en 2018). Ce rebond des impôts acquittés par les sociétés s’explique par l’effet positif sur le bénéfice taxable des entreprises de l’allègement de cotisations dans le cadre de la transformation du CICE.

En 2019, l’investissement des sociétés non financières reste dynamique (+ 5,1 % après + 5,0 % en 2018 et + 6,0 % en 2017). Toutefois, en raison de la forte augmentation de l’épargne, le , qui mesure la capacité des entreprises à financer elles-mêmes leurs projets et leur activité, augmente de 3,2 points de pourcentage et s’élève à 94,6 % (figure 3). Cependant, corrigée des effets liés à la transformation du CICE, l’augmentation de l’épargne est moindre (+ 0,7 %) et le taux d’autofinancement se dégrade (- 3,8 %), atteignant 87,6 %. Le besoin de financement des sociétés non financières s’établit à - 7,2 milliards d’euros soit une hausse de près de 20 milliards par rapport à 2018.

Figure 3 - Taux d'autofinancement des sociétés non financières

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Figure 3 - Taux d'autofinancement des sociétés non financières (en %)
Taux d'investissement Taux d'épargne Taux d'autofinancement
1949 29,0 19,5 67,3
1950 27,1 22,4 82,8
1951 26,0 21,6 82,9
1952 24,8 17,9 72,2
1953 24,8 17,5 70,4
1954 23,1 17,0 73,5
1955 23,0 18,2 79,1
1956 23,4 17,4 74,3
1957 24,9 17,5 70,3
1958 25,1 17,2 68,4
1959 25,4 17,9 70,5
1960 24,6 19,3 78,2
1961 25,5 18,3 71,8
1962 26,0 17,4 66,7
1963 25,8 16,6 64,1
1964 25,3 16,9 66,8
1965 24,8 17,3 69,9
1966 25,0 17,9 71,3
1967 25,4 18,3 72,0
1968 24,4 16,9 69,2
1969 24,9 17,6 70,6
1970 24,2 16,6 68,5
1971 24,1 17,6 73,1
1972 24,4 17,1 70,2
1973 23,8 17,0 71,6
1974 23,9 14,3 59,8
1975 21,9 13,6 62,4
1976 21,9 13,1 59,7
1977 21,2 14,0 66,0
1978 21,0 13,9 66,3
1979 20,8 13,7 65,7
1980 22,1 13,0 58,7
1981 21,6 11,2 51,7
1982 21,7 11,2 51,7
1983 20,6 11,3 54,7
1984 20,0 13,0 65,2
1985 20,4 14,4 70,6
1986 20,3 18,5 91,0
1987 20,9 18,1 86,7
1988 21,5 20,5 95,6
1989 22,2 19,8 89,1
1990 22,8 18,9 82,9
1991 23,0 19,1 83,2
1992 21,8 20,0 91,4
1993 20,3 19,2 94,3
1994 20,1 19,7 98,0
1995 19,8 19,5 98,3
1996 20,1 20,0 99,6
1997 19,4 20,8 107,2
1998 19,9 22,4 112,8
1999 21,0 23,2 110,4
2000 21,9 21,7 98,7
2001 22,1 21,8 98,5
2002 21,1 20,8 98,7
2003 20,4 22,1 108,1
2004 20,6 21,5 104,6
2005 20,9 20,8 99,6
2006 21,5 20,1 93,2
2007 22,7 20,8 91,8
2008 23,4 18,6 79,5
2009 21,6 19,4 90,1
2010 22,1 20,7 93,7
2011 22,7 20,3 89,4
2012 22,7 19,0 83,6
2013 22,6 20,8 91,8
2014 22,8 20,9 91,7
2015 22,8 22,2 97,5
2016 23,2 22,9 98,5
2017 23,8 22,9 96,2
2018 24,3 22,2 91,4
2019 24,5 23,2 94,6
  • Champ : France.
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

Figure 3 - Taux d'autofinancement des sociétés non financières

  • Champ : France.
  • Source : Insee, comptes nationaux, base 2014.

Définitions

Excédent brut d’exploitation (EBE) : solde du compte d’exploitation. Il est égal à la valeur ajoutée, diminuée de la rémunération des salariés et des autres impôts sur la production, et augmentée des subventions d'exploitation.

Taux de marge : rapport de l’excédent brut d’exploitation à la valeur ajoutée.

Taux d’autofinancement : rapport de l’épargne brute à la formation brute de capital fixe.