Entreprises non financières en 2019 Comptes nationaux annuels - base 2014
Les entreprises non financières regroupent les agents économiques dont la fonction principale est de produire des biens et des services non financiers marchands. Elles composent la plus grande partie du système productif. Elles se répartissent en deux catégories principales :
- les sociétés non financières qui ont le plus souvent une personnalité juridique propre (sociétés anonymes (SA, SARL, SAS), coopératives, sociétés de personnes, établissements publics industriels et commerciaux (EPIC), associations sans but lucratif, holding, etc.) et une comptabilité distincte de celle de leur propriétaire,
- les entreprises individuelles dont la personnalité juridique n'est pas différente de celle de leur propriétaire.
Avertissement
Pour l'année 2016, les dépenses d’investissement en matériel militaire de l’État ont été revues à la hausse de 1,6 milliard. Néanmoins, pour des raisons techniques, cette révision a été enregistrée dans l’opération D9 (transferts en capital de l’État vers les sociétés non financières). En conséquence, le déficit public a été légèrement revu à la hausse (de 0,1 point). Par ailleurs, les dividendes (D42) reçus par les sociétés non financières (S11) ont été revus à la hausse de 3 milliards alors et que ceux reçus par les banques (S12A) ont été symétriquement revus à la baisse de 3 milliards.
Dans le cadre de la notification de la dette et du déficit des administrations publiques
auprès de la Commission européenne, les comptes annuels sont mis à jour chaque année
à la fin du mois d’août, afin de tenir compte des données comptables définitives des
administrations de sécurité sociale qui ne sont pas disponibles pour la notification
du 1er avril, ainsi que des révisions pouvant affecter le compte de l’ensemble des
administrations publiques. Cette mise à jour est réalisée avec la publication des
résultats détaillés des comptes trimestriels du deuxième trimestre.
L’excédent des administrations de sécurité sociale est revu à la hausse de 0,3
milliard d’euros en 2019 et s’établit à 14,4 milliards d’euros. Le déficit de l’État
est alourdi de 0,6 milliard d’euros de 2016 à 2019. Les participations de l’État aux
guichets concessionnels des banques multilatérales de développement sont en effet
reclassées en dépenses maastrichtiennes alors qu’elles étaient comptabilisées en opérations
financières auparavant.
Au total, le déficit public est dégradé de 0,6 milliard d’euros en 2016, 2017
et 2018, et de 0,3 milliard d’euros en 2019. En 2019, il s’établit ainsi à 73 milliards
d’euros, soit 3,0 % du PIB.
Rapportée au PIB, la dette au sens de Maastricht est inchangée (98,1 % en 2019)
tandis que la dette nette s’établit désormais à 89,2 % du PIB (contre 89,5 % lors
de la publication de mai 2020).
Le tableau 7.101 a été modifié en conséquence.
Pour comprendre
Les entreprises non financières (S11 et S14AA)
Le secteur des entreprises non financières regroupe les sociétés non financières et les entreprises individuelles non financières.
Les sociétés non financières (S11)
Les sociétés non financières sont des unités institutionnelles dont la fonction principale est de produire des biens et des services non financiers marchands.
Les sociétés non financières comprennent :
- les sociétés non financières privées nationales, c'est-à-dire celles qui ne sont pas contrôlées par les administrations publiques ou par des unités institutionnelles non résidentes,
- les sociétés non financières publiques détenues majoritairement par les administrations publiques (comme la SNCF, EDF, la RATP, La Poste, etc.),
- les sociétés non financières sous contrôle étranger, c'est-à-dire celles qui sont contrôlées par des unités institutionnelles non résidentes (filiales, etc.).
Les entreprises individuelles non financières (S14AA)
Il s'agit des entreprises non financières qui n'ont pas la forme juridique de société. Leurs actifs et passifs étant détenus en propre par une personne physique responsable sur ses deniers (l'entrepreneur individuel), leurs opérations sont retracées dans le compte des ménages (S14). On peut toutefois distinguer au sein du compte des ménages, les opérations des entreprises individuelles relatives aux comptes de production et d'exploitation.
L'enregistrement des opérations
Les opérations sont, en principe, enregistrées sur la base des droits constatés, c'est-à-dire au moment du « fait générateur » : naissance, transformation, disparition ou annulation d'une valeur économique, d'une créance ou d'une obligation. En outre, les opérations sont enregistrées pour leur montant dû.
Les ratios issus des comptes
La séquence des comptes permet de définir un certain nombre de ratios :
- le taux de marge est le rapport entre l'excédent brut d'exploitation et la valeur ajoutée,
- le taux d'investissement est le rapport entre la formation brute de capital fixe et la valeur ajoutée,
- le taux d'autofinancement est le rapport entre l'épargne brute et la FBCF.
Le dispositif ESANE
Le dispositif ESANE combine des données administratives (issues des déclarations annuelles de bénéfices des entreprises à l'administration fiscale et des déclarations annuelles de données sociales) et des données obtenues à partir de l'enquête sectorielle annuelle (ESA) auprès d'un échantillon d'entreprises, notamment la ventilation par branche d'activité des chiffres d'affaires, pour produire les statistiques structurelles d'entreprises. Les données relatives aux entreprises non financières proviennent pour l'essentiel d'ESANE. Une opération dite de « passage aux comptes » assure leur adaptation aux concepts de la comptabilité nationale, qui diffèrent sur certains points des normes de la comptabilité privée (mode d'enregistrement et de valorisation de la variation des stocks par exemple).
