Au 3ᵉ trimestre 2019, l'emploi salarié reste dynamiqueNote de conjoncture régionale - 3ᵉ trimestre 2019

Daniel Ah-Son, Anne Jonzo et Nathalie Poleya (Insee)

Alors que les incertitudes qui ont pénalisé le commerce mondial en 2019 semblent se réduire, la croissance française devrait rester de l’ordre de + 0,2 % à + 0,3 % par trimestre d’ici la mi-2020. Elle restera portée par une consommation des ménages en hausse régulière et un investissement des entreprises dynamique.

À La Réunion, au troisième trimestre 2019, l’emploi salarié poursuit sa progression à un rythme soutenu (+ 0,6 %). Celle-ci est tirée par l’emploi du secteur privé, qui accélère avec 2 600 emplois supplémentaires créés (+ 1,5 %). L’emploi recule en revanche dans le secteur public (- 1,1 %, soit 900 emplois de moins ce trimestre). Sur un an, l’emploi salarié s’accroît de 8 400 emplois, à un rythme trois fois plus élevé qu’en France (+ 3,3 % contre + 1,0 %). La création d’emplois est principalement soutenue par le tertiaire marchand, notamment dans les services aux entreprises (+ 700 emplois), les services aux ménages (+ 500), l’hébergement-restauration (+ 300) et le commerce (+ 300). L’emploi dans la construction résiste, malgré une chute de la construction de logement (- 14 % sur l’année écoulée). La création d’entreprises rebondit au troisième trimestre (+ 3 %), portée par les micro-entrepreneurs (+ 9 %). Par ailleurs, la fréquentation des hôtels reste bien orientée (+ 2 % par rapport au 3e trimestre 2018), soutenue par la clientèle venant de métropole.

Insee Conjoncture Réunion
No 11
Paru le : Paru le 09/01/2020
Daniel Ah-Son, Anne Jonzo et Nathalie Poleya (Insee)
Insee Conjoncture Réunion  No 11 - janvier 2020

Au 3ᵉ trimestre 2019, l'emploi salarié reste dynamique

Au 3e trimestre 2019, 263 400 salariés et salariées travaillent à La Réunion, secteurs privé et public confondus. Leur nombre augmente de 1 600 par rapport au 2e trimestre 2019 (+ 0,6 %).

Sur un an, l’emploi salarié s’accroît de 8 400 emplois, à un rythme deux fois plus élevé qu’en France (+ 3,3 % contre + 1,0 %).

Forte progression de l’emploi salarié dans le secteur privé

L’emploi salarié augmente fortement dans le secteur privé au 3e trimestre (+ 1,5 %). Les créations d’emplois s’accélèrent : le secteur privé crée 2 600 emplois supplémentaires contre 1 600 au 2e trimestre (figure 1). Sur un an, le secteur privé crée 8 000 emplois (+ 4,7 %), ce qui constitue la plus forte augmentation des dix dernières années.

Après trois trimestres de légère hausse dans la fonction publique, l’emploi recule : - 1,1 %, soit 900 emplois publics de moins au 3e trimestre 2019. Sur un an, le nombre d’emplois publics est quasiment stable (+ 400 emplois, soit + 0,4 %). Cette stabilité fait suite à une chute de 4 400 emplois publics entre la mi-2016 et le 3e trimestre 2018, la plupart étant des contrats aidés.

À La Réunion, 9 800 personnes bénéficient ce trimestre des nouveaux contrats aidés, appelés « Parcours emploi compétences » (PEC), un effectif stable depuis le début de l’année.

Figure 1En 2019, l’emploi salarié progresse grâce au secteur privéÉvolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
En 2019, l’emploi salarié progresse grâce au secteur privé (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - La Réunion Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - La Réunion Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,28 100,19 101,02 100,25
T2 2011 100,76 100,29 100,8 100,39
T3 2011 102,04 100,25 102,64 100,41
T4 2011 103,27 100,3 103,26 100,43
T1 2012 103,16 100,31 103,06 100,38
T2 2012 103,89 100,28 103,64 100,31
T3 2012 103,19 100,14 103,3 100,07
T4 2012 103,36 100,03 103,51 99,95
T1 2013 102,53 100,02 102,1 99,9
T2 2013 103,85 99,91 103,19 99,64
T3 2013 104,62 100,08 103,88 99,8
T4 2013 106,54 100,37 104,75 99,95
T1 2014 107,54 100,41 105,63 99,89
T2 2014 107,62 100,43 105,81 99,93
T3 2014 108,36 100,32 106,95 99,76
T4 2014 109,74 100,43 107,77 99,82
T1 2015 110,82 100,37 108,27 99,77
T2 2015 110,83 100,61 107,97 99,98
T3 2015 111,17 100,68 108,79 100,1
T4 2015 112,27 100,88 109,77 100,34
T1 2016 112,48 101,04 109,46 100,53
T2 2016 113,17 101,31 109,95 100,83
T3 2016 113,17 101,57 110,31 101,12
T4 2016 113,53 101,7 110,96 101,25
T1 2017 114,08 102,1 111,7 101,71
T2 2017 114,84 102,44 112,53 102,11
T3 2017 114,36 102,67 112,41 102,49
T4 2017 114,96 103,05 113,36 103,01
T1 2018 114,25 103,26 113,46 103,27
T2 2018 113,65 103,32 113,28 103,42
T3 2018 113,6 103,45 113,58 103,58
T4 2018 113,65 103,7 113,42 103,88
T1 2019 115,74 104,11 116,13 104,4
T2 2019 116,6 104,33 117,23 104,63
T3 2019 117,33 104,51 118,94 104,81
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1En 2019, l’emploi salarié progresse grâce au secteur privéÉvolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

1 200 emplois créés dans les services aux entreprises et aux ménages

Dans les services marchands, l’emploi progresse plus fortement qu’au 2e trimestre : + 1,8 % au 3e trimestre 2019 (figure 2) après + 1,1 %. 2 100 emplois salariés supplémentaires sont créés. Les créations ont lieu principalement dans les secteurs des services aux entreprises et aux ménages, et dans une moindre mesure dans les secteurs de l’hébergement-restauration et du commerce.

Dans les services aux entreprises, l’emploi augmente fortement ce trimestre (+ 2,9 %), après des hausses plus modérées depuis le début de l’année. Ce secteur crée 700 emplois supplémentaires ce trimestre, majoritairement pour des services administratifs et de soutien aux entreprises tels que le ménage et le nettoyage des locaux professionnels et de leur environnement. Sur un an, 1 200 emplois ont été créés (+ 5,1 %).

Figure 2Le secteur de la construction résisteÉvolution de l’emploi salarié par secteur détaillé d’activité à La Réunion

Le secteur de la construction résiste
Emploi salarié en niveau (en milliers) Évolution trimestrielle (en %) Évolution annuelle (en %)
Ensemble 263,4 0,6 3,3
Privé 177,8 1,5 4,7
Public 85,6 -1,1 0,4
Par secteur d'activité
Agriculture 3,1 0,1 1,4
Industrie, dont 18,7 0,8 1,2
Agro-alimentaire 7,3 0,7 3,7
Construction 15,0 0,7 5,2
Tertiaire marchand 119,4 1,8 5,0
Commerce 34,5 1,0 4,0
Transports 12,7 0,6 3,6
Hébergement - restauration 10,1 3,1 15,4
Information et communication 3,9 -0,2 -1,1
Services financiers 6,3 0,3 2,9
Services immobiliers 2,0 0,5 3,1
Services aux entreprises* 24,1 2,9 5,1
Intérim 4,3 4,8 -3,9
Services aux ménages 21,6 2,4 6,8
Tertiaire non marchand 107,2 -0,7 1,6
  • * hors intérim.
  • Note : données CVS, en fin de trimestre.
  • L’évolution trimestrielle compare le trimestre en cours au trimestre précédent, l’évolution annuelle compare le trimestre en cours au même trimestre de l’année précédente.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Dans les services aux ménages, l’emploi salarié augmente à nouveau fortement (+ 2,4 %), après des hausses de même ampleur depuis le début de l’année. Ce secteur crée 500 emplois supplémentaires ce trimestre, majoritairement au sein d’associations, telles que les clubs sportifs, les écoles de musique, les structures proposant des activités en périscolaires (centres aérés, garderies) ou encore des associations qui œuvrent dans les actions de proximité dans les quartiers et l’insertion des personnes en difficulté. Comme le secteur public, ce secteur avait subi la forte baisse du nombre de contrats aidés entre 2016 et mi-2018. Sur un an, l’emploi n’est plus à la baisse mais augmente au contraire fortement, de 6,8 %, soit 1 400 emplois supplémentaires. Malgré cette hausse, on compte 2 000 emplois de moins dans ce secteur qu’à la fin 2016.

Dans le secteur de l’hébergement-restauration, la création d’emplois salariés reste très soutenue : + 3,1 % sur le trimestre et + 15,4 % sur un an. Dans le commerce, le nombre de salariés progresse de 1,0 % ce trimestre et de 4,0 % sur un an. Chacun de ces secteurs a créé 300 emplois supplémentaires ce trimestre, et 1 300 emplois sur l’année.

L’industrie et la construction créent chacun 100 emplois supplémentaires ce trimestre. Les emplois intérimaires augmentent de 200, mais n’ont pas encore retrouvé leur niveau d’un an plus tôt.

Baisse de l’emploi salarié dans les services non marchands

Au 3e trimestre 2019, 107 200 salariés et salariées travaillent dans les services non-marchands : enseignement, administration publique, santé ou action sociale. Ils et elles travaillent majoritairement dans le public (80 %), mais peuvent également exercer dans le privé (activités de soutien scolaire, enseignement de la conduite, médecine, actions auprès des personnes âgées ou en situation de handicap, etc.).

Dans ces services non-marchands, l’emploi est en baisse après trois trimestres consécutifs de hausse : 700 emplois de moins (- 0,7 % - figure 3). L’emploi progresse en revanche de 1,6 % sur un an.

Figure 3Forte progression des services marchands en 2019Évolution de l'emploi salarié par secteur en La Réunion

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Forte progression des services marchands en 2019 (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,5 99,13 101,25 99,13
T2 2011 100,81 97,87 100,83 100,75
T3 2011 102,89 101,22 102,44 101,48
T4 2011 102,57 100,69 102,93 103,81
T1 2012 103,26 101,26 102,52 104,03
T2 2012 100,84 101,3 103,26 105,18
T3 2012 99,62 101,58 102,76 104,2
T4 2012 98,03 101,83 103,24 104,66
T1 2013 94,81 101,81 101,81 104,85
T2 2013 93,77 102,3 102,92 106,59
T3 2013 91,24 102,59 103,72 107,74
T4 2013 91,43 102,19 104,5 111,53
T1 2014 93,09 102,02 105,02 112,6
T2 2014 93,25 101,96 104,61 112,88
T3 2014 93,1 106,05 105,8 112,9
T4 2014 92,03 104,62 107,28 115,26
T1 2015 95,92 106,2 107,27 117,23
T2 2015 94,62 105,71 106,97 117,94
T3 2015 96,81 106,67 107,88 117,44
T4 2015 97,54 106,71 109,1 118,45
T1 2016 98,2 107,56 109,45 118,73
T2 2016 99,36 107,31 110,18 119,94
T3 2016 99,45 107,57 110,2 119,33
T4 2016 98,84 108,78 110,82 119,1
T1 2017 98,79 109,1 111,12 119,32
T2 2017 99,17 110,03 111,95 119,83
T3 2017 98,88 110,39 111,52 118,95
T4 2017 99,65 111,66 112,13 118,78
T1 2018 100,82 112,58 111,85 116,8
T2 2018 100,53 113,59 111,3 115,73
T3 2018 100,97 114,52 111,26 115,29
T4 2018 100,43 114,45 111,42 115,98
T1 2019 104,81 114,48 113,92 117,5
T2 2019 105,49 114,94 115,27 117,92
T3 2019 106,2 115,85 117,23 117,12
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Forte progression des services marchands en 2019Évolution de l'emploi salarié par secteur en La Réunion

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

La construction de logements neufs en net repli

D’octobre 2018 à septembre 2019, le nombre de logements autorisés à la construction est de 6 700 à La Réunion, en forte baisse de 14 % par rapport à la même période un an auparavant (figure 4). En France hors Mayotte, la construction de logements recule également sur la période (- 6 %).

À La Réunion, les autorisations de construire diminuent fortement pour les logements collectifs (- 27 %), alors qu’elles sont stables pour les logements individuels, avec 3 700 projets autorisés.

De son côté, le nombre estimé de logements mis en chantier dans la région diminue de 5 % entre octobre 2018 et septembre 2019 par rapport à la même période un an plus tôt. Sur un an, 6 600 logements ont été commencés. Les mises en chantier sont en repli, aussi bien dans la construction individuelle (- 6 %) que dans le logement collectif (- 3 %). Au niveau national, les mises en chantier chutent de 3,5 %.

Figure 4La construction de logements neufs recule fortementÉvolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2010
La construction de logements neufs recule fortement (indice base 100 en décembre 2010)
La Réunion France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 97,87 101,59
févr. 2011 96,81 101,8
mars 2011 100 101,24
avril 2011 98,94 101,05
mai 2011 104,26 102,66
juin 2011 101,06 102,92
juil. 2011 95,74 103,1
août 2011 95,74 104,3
sept. 2011 86,17 105,87
oct. 2011 86,17 106,54
nov. 2011 87,23 107,57
déc. 2011 89,36 108,66
janv. 2012 92,55 108,45
févr. 2012 92,55 108,64
mars 2012 94,68 108,6
avril 2012 101,06 109,06
mai 2012 103,19 107,66
juin 2012 102,13 107,15
juil. 2012 104,26 106,38
août 2012 103,19 106,57
sept. 2012 101,06 104,34
oct. 2012 102,13 103,84
nov. 2012 100 102,77
déc. 2012 96,81 100,96
janv. 2013 92,55 101,07
févr. 2013 93,62 102,54
mars 2013 87,23 102,87
avril 2013 84,04 101,17
mai 2013 86,17 99,22
juin 2013 86,17 97,5
juil. 2013 92,55 95,53
août 2013 89,36 92,45
sept. 2013 91,49 90,96
oct. 2013 89,36 90,37
nov. 2013 89,36 89,57
déc. 2013 88,3 88,67
janv. 2014 88,3 86,6
févr. 2014 87,23 83,57
mars 2014 95,74 82,65
avril 2014 90,43 81,41
mai 2014 90,43 81,41
juin 2014 91,49 81,48
juil. 2014 87,23 81,85
août 2014 86,17 81,62
sept. 2014 87,23 81,75
oct. 2014 89,36 80,85
nov. 2014 87,23 79,9
déc. 2014 87,23 79,8
janv. 2015 88,3 79,55
févr. 2015 86,17 79,02
mars 2015 80,85 78,12
avril 2015 86,17 79,09
mai 2015 80,85 78,56
juin 2015 78,72 79,44
juil. 2015 75,53 79,27
août 2015 78,72 80,22
sept. 2015 79,79 81,08
oct. 2015 76,6 81,73
nov. 2015 78,72 83,7
déc. 2015 80,85 84,94
janv. 2016 78,72 85,27
févr. 2016 81,91 86,76
mars 2016 81,91 87,08
avril 2016 82,98 88,06
mai 2016 81,91 90,06
juin 2016 86,17 90,46
juil. 2016 88,3 91,42
août 2016 85,11 92,51
sept. 2016 82,98 94,67
oct. 2016 82,98 95,36
nov. 2016 82,98 96,27
déc. 2016 82,98 97,34
janv. 2017 86,17 98,03
févr. 2017 84,04 98,17
mars 2017 81,91 100,29
avril 2017 77,66 100,15
mai 2017 79,79 100,94
juin 2017 78,72 102,01
juil. 2017 76,6 103,38
août 2017 81,91 103,75
sept. 2017 80,85 103,99
oct. 2017 84,04 104,41
nov. 2017 85,11 103,46
déc. 2017 82,98 103,19
janv. 2018 81,91 103,34
févr. 2018 81,91 103,9
mars 2018 79,79 102,52
avril 2018 78,72 102,48
mai 2018 76,6 102,18
juin 2018 78,72 100,76
juil. 2018 81,91 99,37
août 2018 79,79 98,95
sept. 2018 85,11 98,01
oct. 2018 81,91 97,84
nov. 2018 79,79 97,67
déc. 2018 79,79 96,33
janv. 2019 81,91 96,04
févr. 2019 80,85 94,67
mars 2019 82,98 94,11
avril 2019 84,04 94,46
mai 2019 86,17 93,87
juin 2019 81,91 93,71
juil. 2019 78,72 94,13
août 2019 75,53 93,25
sept. 2019 71,28 92,07
oct. 2019 72,34 92,8
nov. 2019 76,6 92,7
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 4La construction de logements neufs recule fortementÉvolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Une fréquentation hôtelière en hausse, soutenue principalement par la clientèle de métropole

Au 3trimestre 2019, les hôtels et les autres hébergements collectifs touristiques totalisent 393 400 nuitées à la Réunion (figure 5). Avec 307 900 nuitées, la fréquentation dans les hôtels réunionnais progresse de 2 % par rapport au 3e trimestre 2018. En complément des hôtels, 85 500 nuitées ont été enregistrées dans les autres hébergements collectifs touristiques au 3e trimestre 2019 à La Réunion. Il s’agit principalement des résidences de tourisme et hôtelières, ainsi que des villages vacances. La fréquentation est particulièrement dynamique dans les hôtels de 1 ou 2 étoiles (+ 7 %). Elle augmente également dans les hôtels de 3 étoiles et non classés (respectivement + 3 % et + 2 %). En revanche, elle est en repli dans les hôtels haut de gamme (- 1 %).

Figure 5La fréquentation hôtelière en légère hausseÉvolution de la fréquentation hôtelière

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011
La fréquentation hôtelière en légère hausse (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011)
La Réunion France entière
T42011 100,0 100,0
T12012 98,8 100,4
T22012 97,7 100,1
T32012 97,6 99,8
T42012 95,4 99,9
T12013 95,4 99,8
T22013 95,5 99,6
T32013 96,3 99,6
T42013 96,5 99,4
T12014 95,1 98,9
T22014 94,9 98,9
T32014 94,8 98,9
T42014 95,8 99,1
T12015 97,1 99,4
T22015 100,3 99,7
T32015 103,2 100,1
T42015 106,9 99,4
T12016 111,6 99,8
T22016 114,3 98,9
T32016 118,5 97,7
T42016 120,7 98,7
T12017 121,5 99,3
T22017 122,9 100,9
T32017 124,5 102,7
T42017 125,6 103,8
T12018 126,2 104,8
T22018 127,4 105,2
T32018 127,7 105,8
T42018 124,4 106,2
T12019 124,4 106,0
T22019 123,1 106,7
T32019 123,8 106,8
  • Note : cumul sur 12 mois. Champ : hors « autres hébergements collectifs touristiques pour La Réunion. »
  • Source : Insee et DGE, enquêtes de fréquentation hôtelière.

Figure 5La fréquentation hôtelière en légère hausseÉvolution de la fréquentation hôtelière

  • Note : cumul sur 12 mois. Champ : hors « autres hébergements collectifs touristiques pour La Réunion. »
  • Source : Insee et DGE, enquêtes de fréquentation hôtelière.

Figure 6Les hôtels de l’Ouest et du Sud profitent davantage de la hausseÉvolution de la fréquentation hôtelière par microrégions à La Réunion

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011
Les hôtels de l’Ouest et du Sud profitent davantage de la hausse (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011)
Nord-Est Ouest Sud
T42011 100,0 100,0 100,0
T12012 99,4 100,1 95,6
T22012 97,0 99,9 93,7
T32012 98,1 99,5 93,1
T42012 95,9 98,3 89,3
T12013 96,5 98,4 88,1
T22013 97,2 98,5 87,8
T32013 97,1 99,0 89,8
T42013 95,4 99,7 90,8
T12014 94,7 97,3 91,0
T22014 94,8 96,0 92,6
T32014 96,7 95,2 91,9
T42014 100,2 95,1 92,9
T12015 99,8 96,7 95,2
T22015 103,4 99,6 98,5
T32015 106,8 102,1 101,9
T42015 107,4 106,7 106,9
T12016 110,3 111,9 112,4
T22016 111,3 115,6 114,8
T32016 112,3 120,9 120,0
T42016 113,2 123,9 121,6
T12017 114,3 124,3 122,9
T22017 115,2 125,2 125,8
T32017 117,8 126,1 127,7
T42017 121,6 126,1 128,8
T12018 122,9 127,9 125,9
T22018 121,8 130,1 127,4
T32018 118,3 132,0 128,4
T42018 110,7 130,6 125,4
T12019 108,1 130,0 129,3
T22019 108,0 128,1 128,0
T32019 108,0 129,2 128,5
  • Note : cumul sur 12 mois.
  • Champ : hors « autres hébergements collectifs touristiques ».
  • Source : Insee et DGE, enquêtes de fréquentation hôtelière.

Figure 6Les hôtels de l’Ouest et du Sud profitent davantage de la hausseÉvolution de la fréquentation hôtelière par microrégions à La Réunion

  • Note : cumul sur 12 mois.
  • Champ : hors « autres hébergements collectifs touristiques ».
  • Source : Insee et DGE, enquêtes de fréquentation hôtelière.

La hausse de la fréquentation profite particulièrement à l’Ouest (+ 3 %) et au Sud (+ 2 % - figure 6).

Avec 65 % de chambres occupées, le taux d’occupation est stable par rapport au 3e trimestre 2018. En effet, le nombre de chambres occupées augmente autant que l’offre de chambres.

Au 3trimestre 2019, la croissance de la fréquentation hôtelière est tirée par la clientèle résidant dans les autres départements français (+ 14 %), alors que le nombre de nuitées des locaux et celui des clients résidant à l’étranger diminuent chacun de 8 %. Parmi la fréquentation des non-résidents, le recul concerne notamment la clientèle en provenance d’Afrique (- 36 %) et celle d’Europe (- 9 %). Les nuitées des touristes originaires d’Allemagne diminuent de 6 %, tout en demeurant la première clientèle en provenance de l’étranger. La clientèle allemande représente près d’un tiers des nuitées étrangères. À l’inverse, les nuitées des touristes venant d’Asie progressent par rapport au 3e trimestre 2018 ; elles représentent 13 % des nuitées.

Nouvel élan des micro-entreprises

Au 3trimestre 2019, 1 769 entreprises ont été créées à La Réunion dans l’ensemble des secteurs marchands non agricoles. Après une stabilité au trimestre précédent, le nombre de créations d’entreprises augmente de 3 % (figure 7). Le volume de créations est à son niveau le plus élevé depuis 2012. Au niveau national, la création d’entreprises progresse de 4 % par rapport au trimestre précédent.

Après avoir diminué le trimestre précédent, les immatriculations sous le statut de micro-entrepreneurs augmentent fortement (+ 9 % après - 4 %). Leur part dans l’ensemble des créations atteint 28 %, soit 1 point de plus qu’au trimestre précédent. Hors micro-entrepreneurs, les créations d’entreprises progressent de 1 % à La Réunion.

Figure 7La création d’entreprises portée par les micro-entrepreneursCréations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
La création d’entreprises portée par les micro-entrepreneurs (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
La Réunion hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs La Réunion y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 70,1 99,22 78,13 91,61
T2 2011 80,95 98,31 86,3 91,9
T3 2011 75,97 99,01 83,74 91,77
T4 2011 70,04 99,04 76,26 92,68
T1 2012 66,75 94,78 75,62 94,07
T2 2012 61,05 91,65 67,15 91,79
T3 2012 64,05 92,2 72,04 91,47
T4 2012 67,88 93,15 74,26 89,93
T1 2013 68,36 100,2 72,72 90,71
T2 2013 73,7 101,2 72,3 90,09
T3 2013 69,32 101,64 68,26 89,37
T4 2013 67,23 104,08 64,89 91,65
T1 2014 70,58 103,7 69,49 92,21
T2 2014 69,68 103,21 64,47 91,82
T3 2014 70,16 101,93 65,74 93,11
T4 2014 84,36 103,47 74,34 93,41
T1 2015 67,53 111,01 60,98 87,71
T2 2015 72,44 115,48 64,21 87,28
T3 2015 75,07 118,22 64,51 87,91
T4 2015 71,48 120,38 61,53 89,44
T1 2016 77,89 122,71 66,3 90,92
T2 2016 76,21 127,97 65,7 95,17
T3 2016 73,76 130,02 62,34 92,1
T4 2016 72,92 126,89 63,23 92,09
T1 2017 75,61 130,04 64,64 95,3
T2 2017 74,48 130,81 64,68 94,94
T3 2017 78,07 135,46 67,23 99,45
T4 2017 81,67 142,15 71,23 107,32
T1 2018 80,17 143,59 72,38 111,52
T2 2018 77,59 149 71,49 115,52
T3 2018 75,43 147,66 70,72 115,71
T4 2018 70,16 151,03 65,32 121,83
T1 2019 73,46 156,95 72,6 131,96
T2 2019 75,01 160,83 72,94 133,23
T3 2019 75,91 169,41 75,28 138,63
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7La création d’entreprises portée par les micro-entrepreneursCréations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Les créations d’entreprises sont dynamiques dans tous les secteurs d’activité. Contribuant pour un tiers à la hausse globale, le secteur de la construction connaît la plus forte progression : + 9 % après une stabilité au trimestre précédent. Les créations augmentent également de 9 % dans l’industrie, mais ce secteur ne pèse que 6 % de l’ensemble de la création d’entreprises à La Réunion. La hausse est plus modérée (+ 2 %) dans le « commerce, transport, hébergement et restauration » et le secteur des services (hors commerces). Ces deux secteurs sont majoritaires et concentrent 83 % des créations.

Par rapport au 3e trimestre 2018, le nombre de créations d’entreprises progresse de 6 % à La Réunion et de 20 % au niveau national.

Avertissement

Depuis la publication de juillet 2018, portant sur le premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d'emploi (ETE) publiées au niveau localisé (région et département) est étendu aux départements d'outre-mer (hors Mayotte) et à l'ensemble de l'emploi salarié. Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l'agriculture et de l'ensemble des particuliers employeurs.

De plus, les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Enfin, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, durant la phase de montée en charge de la DSN.

 

Fréquentation touristique - révision des séries concernant les hôtels à partir du 1ᵉʳ janvier 2019

À partir du 1er janvier 2019, les données des hôtels non répondants sont imputées au moyen d'une nouvelle méthode, en fonction de leurs caractéristiques. Cette nouvelle méthode d'imputation de la non-réponse tend à revoir légèrement à la baisse le nombre total de nuitées mais n'a pas d'impact sur les évolutions (en savoir plus).

 

Fréquentation touristique - Un champ d’enquête étendu

Depuis le 1er trimestre 2019, à La Réunion, le champ de l’enquête est étendu aux autres hébergements collectifs touristiques (AHCT), de cinq unités d’hébergements ou plus, qu’ils soient classés ou non.

Les présents résultats portent donc à La Réunion sur 76 hôtels (dont 54 sont classés et 22 non classés) et 35 AHCT (dont deux ont une classification par Atout France).

Encadré 1 : contexte national - La croissance française garde son rythme, portée par la demande intérieure

Au troisième trimestre 2019, la croissance française s’est de nouveau établie à + 0,3 %, portée par l’investissement des entreprises, notamment en services, et par la consommation des ménages, du fait de gains élevés de pouvoir d’achat en début d’année. Le commerce extérieur a quant à lui pesé une nouvelle fois sur la croissance.

D’ici la mi-2020, la croissance française serait comprise entre + 0,2 % et + 0,3 % par trimestre, selon la Note de conjoncture nationale de l’Insee. La consommation des ménages garderait un rythme régulier, l’investissement des entreprises ralentirait tout en restant dynamique, tandis que le commerce extérieur pèserait à nouveau sur l’activité.

En moyenne annuelle, le PIB croîtrait de 1,3 % en 2019 et l’acquis de croissance s’élèverait à + 0,9 % mi-2020. Le chômage poursuivrait sa baisse progressive pour atteindre 8,2 % à l’horizon de prévision.

Encadré 2 : contexte international - La crainte d’un retournement conjoncturel global s’atténue

L’année 2019 aura été marquée par les nombreuses incertitudes qui ont pesé sur la croissance mondiale. Les difficultés du secteur automobile et le ralentissement de l’économie chinoise ont par exemple contribué au ralentissement global. Mais certaines incertitudes qui ont pénalisé jusqu’ici le commerce international semblent se réduire un peu : la perspective d’un Brexit sans accord paraît s’éloigner et les signes d’apaisement dans la guerre commerciale sino-américaine laissent attendre un rebond du commerce mondial. Par ailleurs, les mesures budgétaires contribueraient à soutenir l’activité en zone euro.

Pour comprendre

Les estimations trimestrielles de l'emploi salarié sont élaborées à partir de différentes sources :

  • les déclarations de cotisations sociales des établissements faites aux Urssaf (unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) et Caisses générales de sécurité sociale (CGSS), soit sous forme de bordereaux récapitulatifs de cotisations (BRC), soit de déclarations sociales nominatives (DSN) ;
  • les fichiers de paie pour les personnels de la fonction publique d’État ;
  • les déclarations de cotisations sociales collectées par la mutualité sociale agricole (MSA) ;
  • les déclarations d’emploi des particuliers employeurs provenant de trois formalités administratives : déclaration nominative simplifiée (DNS), chèque emploi service universel (Cesu) et prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) ;
  • les déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire (ETT) adressées à Pôle emploi, auxquelles se sont progressivement substituées les déclarations sociales nominatives (DSN) à compter de mi-2016.

Définitions

Les services aux entreprises correspondent aux activités scientifiques et techniques, qui regroupent les activités juridiques, comptables, de gestion, d’architecture, d'ingénierie, de contrôle et d'analyses techniques, ainsi qu’aux activités de services administratifs et de soutien, qui regroupent les activités liées à l’emploi (hors intérim), aux agences de voyage, aux activités de location et à la sécurité.

Les services aux ménages sont majoritairement composés des activités des organisations associatives. Elles comportent également les activités d’arts et spectacles, des activités récréatives et d’autres services personnels.

Pour en savoir plus

Les séries longues sur le « Tableau de bord de la conjoncture à La Réunion » ;

Tableau de bord économique de La Réunion, Cerom, décembre 2019 ;

Comptes économiques rapides de La Réunion en 2018 - La croissance décroche, Cerom, juin 2019 ;

Construction neuve à La Réunion, Note de conjoncture, Deal La Réunion ;

J. Pouget, F. Tallet, « Clair-Obscur », Point de conjoncture, décembre 2019.