Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-AlpesL’emploi salarié piétine au deuxième trimestreNote de conjoncture régionale - 2ᵉ trimestre 2019

Annelise Robert, Frédéric Lahi (Insee)

En Auvergne-Rhône-Alpes, l’emploi salarié total s’essouffle au deuxième trimestre 2019 du fait d’un secteur privé plutôt atone. L’intérim repart à la baisse, la construction marque une pause et les autres secteurs d’activité sont en augmentation. Le chômage poursuit sa lente baisse. Les créations d’entreprises continuent de progresser malgré le ralentissement du micro-entrepreneuriat. Les autorisations de construction reprennent de la vigueur sur le trimestre, même si elles se replient fortement sur un an. L’activité hôtelière du printemps reste positive.

Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes
No 20
Paru le : Paru le 14/10/2019
Annelise Robert, Frédéric Lahi (Insee)
Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes  No 20 - Octobre 2019
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L’emploi régional s’essouffle

Avec un gain de 4 500 salariés, l’emploi salarié total en Auvergne-Rhône-Alpes augmente de 0,1 % au deuxième trimestre 2019, après + 0,3 % en début d’année. Sa croissance ralentit pour le troisième trimestre consécutif (figure 1). Au niveau national, le coup de frein est un peu moins marqué (+ 0,2 % après + 0,4 %).

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Auvergne-Rhône-Alpes Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Auvergne-Rhône-Alpes Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,22 100,19 100,33 100,26
T2 2011 100,36 100,33 100,51 100,44
T3 2011 100,11 100,24 100,33 100,4
T4 2011 100,31 100,3 100,45 100,42
T1 2012 100,42 100,31 100,52 100,38
T2 2012 100,44 100,28 100,45 100,32
T3 2012 100,65 100,14 100,6 100,07
T4 2012 100,44 100,03 100,29 99,94
T1 2013 100,56 99,96 100,28 99,82
T2 2013 100,63 99,86 100,26 99,58
T3 2013 100,81 100,05 100,64 99,76
T4 2013 101,24 100,37 100,95 99,95
T1 2014 101,21 100,41 100,94 99,9
T2 2014 101,21 100,44 100,85 99,94
T3 2014 101,02 100,32 100,6 99,75
T4 2014 101,39 100,43 100,92 99,83
T1 2015 101,2 100,38 100,71 99,78
T2 2015 101,44 100,62 100,96 100
T3 2015 101,54 100,69 101,07 100,1
T4 2015 101,88 100,89 101,49 100,35
T1 2016 102,03 101,03 101,7 100,52
T2 2016 102,34 101,31 102,03 100,83
T3 2016 102,72 101,59 102,44 101,13
T4 2016 102,81 101,71 102,61 101,27
T1 2017 103,26 102,1 103,14 101,72
T2 2017 103,58 102,46 103,54 102,15
T3 2017 103,81 102,67 103,81 102,47
T4 2017 104,34 103,06 104,57 103,03
T1 2018 104,49 103,25 104,75 103,29
T2 2018 104,51 103,3 104,83 103,43
T3 2018 104,72 103,49 105,12 103,65
T4 2018 105,17 103,75 105,67 103,99
T1 2019 105,5 104,17 106,1 104,53
T2 2019 105,66 104,41 106,25 104,77
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Le rythme moins soutenu de l’emploi est dû au secteur privé. Il représente 80 % de l’emploi régional et ne croît que de 0,1 %, après + 0,4 % au trimestre précédent. Le secteur public suit la tendance nationale en repartant à la hausse (+ 0,2 %).

Depuis deux ans, le secteur industriel continue de créer des emplois (+ 0,2 % ce trimestre) avec une cadence à peine moins marquée qu’en début d’année (+ 0,3 %). La construction marque le pas (– 0,1 %) après plusieurs trimestres particulièrement énergiques. Le secteur tertiaire augmente de seulement 0,1 %, du fait de l’intérim en repli.

Sur un an, la région a créé près de 33 200 emplois, soit une croissance de 1,1 %, semblable au rythme français. Le secteur public augmente de 0,2 %, à peine moins vite que le national. Le secteur privé est plus dynamique (+ 1,4 % en Auvergne-Rhône-Alpes et + 1,3 % en France).

La Drôme se démarque

Au deuxième trimestre 2019, la Drôme est un élément moteur de la croissance (+ 0,6 %), contribuant pour plus d’un quart aux gains régionaux. Tous les autres départements connaissent une croissance modérée, à l’exception du Cantal et des deux Loire, qui perdent des salariés, et de l’Ain et du Puy-de-Dôme, qui restent stables.

En l’espace d’un an, seuls les départements de l’Allier et de la Haute-Loire ne parviennent pas à créer des emplois. Le Rhône et la Savoie sont particulièrement dynamiques, avec des hausses supérieures à 1,8 %. La Drôme est au-dessus de la moyenne régionale (+ 1,3 %). Les autres départements connaissent une croissance plus modérée, comprise entre 0,2 % et 1,0 %.

L’intérim replonge

Après une embellie en début d’année 2019, le nombre d’intérimaires diminue à nouveau ce trimestre (figure 2). 1 300 emplois ont été supprimés dans la région, soit une chute de 1,2 %, beaucoup plus importante qu’au niveau national (– 0,2 %). L’Allier, l’Ardèche ainsi que la Savoie parviennent à maintenir une croissance, mais les autres départements subissent des pertes comprises entre – 0,6 % et – 9,3 % (pour le Cantal).

Figure 2Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Auvergne-Rhône-Alpes France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 102,18 101,1
T2 2011 100,13 101,55
T3 2011 98,36 100,12
T4 2011 96,3 99,38
T1 2012 92,59 94,99
T2 2012 88,95 91,98
T3 2012 85,95 88,02
T4 2012 81,96 85,39
T1 2013 85,77 88,18
T2 2013 87,66 87,15
T3 2013 89,86 89,8
T4 2013 90,12 90,29
T1 2014 89,97 89,35
T2 2014 90,99 91,17
T3 2014 88,1 88,92
T4 2014 89,55 90,06
T1 2015 88,93 89,78
T2 2015 92,91 93,4
T3 2015 98,36 97,02
T4 2015 98,37 99,44
T1 2016 98,58 99,31
T2 2016 102,17 102,2
T3 2016 104,5 105,64
T4 2016 110,84 110,42
T1 2017 115,8 115,46
T2 2017 120,77 120,34
T3 2017 123,93 124,56
T4 2017 129,26 130,17
T1 2018 130,33 129,58
T2 2018 127,63 127,95
T3 2018 128,11 128,13
T4 2018 126,19 125,73
T1 2019 126,98 127,34
T2 2019 125,47 127,07
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

En glissement annuel, contrairement à tous les autres secteurs, l’intérim recule de 1,7 % en Auvergne-Rhône-Alpes. Le phénomène est moins prononcé en France (– 0,7 %). Les situations sont très disparates dans les départements, qui affichent des évolutions allant de – 10,1 % dans la Drôme à + 4,2 % en Ardèche.

Vigueur durable de l’industrie mais arrêt de la construction

En Auvergne-Rhône-Alpes le secteur de l’industrie gagne un millier de salariés au deuxième trimestre 2019 (figure 3). Cela représente presque les trois quarts des emplois industriels créés dans l’ensemble de la France. Les nouveaux emplois se répartissent dans pratiquement tous les secteurs, mais ce sont les entreprises s’occupant de l’énergie, de l’eau, des déchets et du raffinage qui tirent la croissance (+ 0,8 % dans ce secteur). La fabrication d’autres produits industriels est stable et les autres activités connaissent une croissance plus modérée de 0,3 %. La hausse industrielle découle essentiellement de la dynamique drômoise (+ 1,9 %). La Haute-Loire est le département le plus en déclin dans l’industrie ce trimestre (– 1,1 %), du fait de la perte d’emploi importante dans le secteur de la fabrication d’autres produits industriels.

Figure 3Évolution de l’emploi salarié par secteur

Évolution de l’emploi salarié par secteur - Avertissement : les données du secteur agricole sont provisoires suite à des difficultés de traitement par la MSA. L’Insee réalise une estimation, en prolongeant les tendances des trimestres précédents.
Secteur d’activité Effectif au 2ᵉ trimestre 2019 Évolution par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2019 Évolution sur un an (en %)
En effectif En % France hors Mayotte (en %)
Agriculture 26 800 500 1,8 0,6 4,2
Industrie 487 900 1 000 0,2 0,0 1,1
Construction 181 200 -200 -0,1 0,5 2,0
Tertiaire marchand hors intérim 1 296 800 2 900 0,2 0,3 1,8
Intérim 109 000 -1 300 -1,2 -0,2 -1,7
Tertiaire non marchand 930 900 1 600 0,2 0,2 0,3
Ensemble 3 032 600 4 500 0,1 0,2 1,1
  • Note : données corrigées des variations saisonnières et arrondies pour les effectifs.
  • Avertissement : les données du secteur agricole sont provisoires suite à des difficultés de traitement par la MSA. L’Insee réalise une estimation, en prolongeant les tendances des trimestres précédents.
  • Champ : emploi salarié total ; données corrigées des variations saisonnières et arrondies pour les effectifs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Dans la région, le secteur de la construction perd moins de 200 salariés, soit une légère baisse de 0,1 %, bien éloignée du rythme national (+ 0,5 %). Toutefois, ce mauvais résultat fait suite à trois trimestres particulièrement dynamiques. De ce fait, la croissance annuelle reste conséquente (+ 2,0 %), bien que moins importante qu’en France (+ 2,9 %). Ce trimestre, tous les départements ne sont pas en baisse. Le Cantal, la Drôme, la Haute-Loire ainsi que le Rhône créent des emplois dans la construction. À l’opposé, les deux Savoie ainsi que l’Isère subissent les plus forts replis (baisses d’au moins 0,6 %).

Le secteur tertiaire marchand hors intérim progresse faiblement (+ 0,2 %), à peine plus lentement qu’en France (+ 0,3 %). Le Rhône créé 60 % des 2 900 nouveaux emplois du secteur et tire la croissance régionale. L’Allier et le Cantal perdent des salariés (– 0,3 %), la Savoie et l’Isère sont stables. Les activités scientifiques et techniques progressent de 0,7 % soit 2 000 postes supplémentaires. L’hébergement et la restauration restent dynamiques, en hausse de 0,5 %. Le commerce, secteur le plus important en nombre d’emplois, créé 850 emplois et augmente de 0,2 %. Les autres activités de service sont en repli de 0,4 %.

Sur un an, le tertiaire marchand hors intérim augmente de 1,8 %, plus rapidement que le national grâce à une fin 2018 plus dynamique. À l’exception de l’Allier, tous les départements gagnent des salariés. Le Rhône et la Savoie ont même une croissance supérieure à 2,5 %. Seul le secteur des autres activités de service recule (– 1,1 %).

Dans la région, après un arrêt en début d’année, le secteur tertiaire non marchand repart à la hausse (+ 0,2 %) au deuxième trimestre (figure 4). Il suit le même rythme que l’ensemble de la France. 1 600 emplois ont été créés en Auvergne-Rhône-Alpes. La Savoie, qui cumule 40 % des gains régionaux, est en forte hausse (+ 1,3 %). La Haute-Loire, le Puy-de-Dôme ainsi que le Rhône accusent des baisses entre – 0,1 % et – 0,3 % et le Cantal est stable. En l’espace d’un an, ce secteur augmente de 0,3 % tant dans la région qu’au national, grâce au dynamisme du Rhône et des deux Savoie.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié par secteur en Auvergne-Rhône-Alpes

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Auvergne-Rhône-Alpes (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,81 100,19 100,27 100,09
T2 2011 99,78 100,03 100,69 100,11
T3 2011 99,58 100,01 100,55 99,83
T4 2011 99,43 99,91 100,94 100,26
T1 2012 99,83 99,65 101,34 100,49
T2 2012 99,5 99,44 101,62 100,79
T3 2012 99,6 99,43 102,02 101,06
T4 2012 99,33 99,15 101,78 101,33
T1 2013 98,83 99 101,64 101,74
T2 2013 98,75 98,61 101,55 102,2
T3 2013 98,66 98,62 101,99 101,98
T4 2013 98,56 98,5 102,35 102,77
T1 2014 98,38 98,41 102,39 102,69
T2 2014 97,67 98,26 102,29 102,94
T3 2014 96,92 97,92 102,36 102,97
T4 2014 95,88 97,96 102,83 103,51
T1 2015 94,76 97,7 102,78 103,41
T2 2015 93,96 97,58 103,04 103,69
T3 2015 93,25 97,19 103,31 103,74
T4 2015 93,34 96,92 103,94 103,8
T1 2016 93,34 96,75 104,4 103,79
T2 2016 93,33 96,35 104,82 104,09
T3 2016 93,5 96,52 105,19 104,3
T4 2016 93,17 96,38 105,11 104,32
T1 2017 93,69 96,08 105,62 104,54
T2 2017 94,17 96,06 105,93 104,53
T3 2017 93,85 96,23 106,27 104,5
T4 2017 94,44 96,61 107,02 104,35
T1 2018 95,01 96,75 107,14 104,37
T2 2018 95,27 96,93 107,44 104,09
T3 2018 95,71 97,16 107,73 104,1
T4 2018 96,39 97,5 108,62 104,19
T1 2019 97,29 97,83 109,09 104,17
T2 2019 97,2 98,04 109,34 104,35
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié par secteur en Auvergne-Rhône-Alpes

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.
Avertissement

Depuis la publication de juillet 2018, portant sur le premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d'emploi (ETE) publiées au niveau localisé (région et département) est étendu aux départements d'outre-mer (hors Mayotte) et à l'ensemble de l'emploi salarié. Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l'agriculture et de l'ensemble des particuliers employeurs.

De plus, les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Enfin, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, durant la phase de montée en charge de la DSN.

Une lente décrue du chômage

Au deuxième trimestre 2019, les chômeurs d’Auvergne-Rhône-Alpes représentent 7,3 % de la population active, soit 0,1 point de moins que sur les trois premiers mois de l’année. La baisse est moins marquée qu’en France (– 0,2 point) où le taux de chômage s’élève à 8,5 % (figure 5). Il s’agit du troisième meilleur taux parmi les régions françaises, à égalité avec Bourgogne-Franche-Comté. En un an, il recule de 0,5 point dans la région, contre – 0,6 point en France.

Figure 5Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Auvergne-Rhône-Alpes France hors Mayotte
T4 2010 7,9 9,2
T1 2011 7,8 9,1
T2 2011 7,7 9,1
T3 2011 7,9 9,2
T4 2011 8 9,3
T1 2012 8,1 9,5
T2 2012 8,4 9,7
T3 2012 8,4 9,8
T4 2012 8,7 10,1
T1 2013 8,8 10,3
T2 2013 8,9 10,4
T3 2013 8,7 10,3
T4 2013 8,6 10,1
T1 2014 8,6 10,1
T2 2014 8,7 10,2
T3 2014 8,8 10,3
T4 2014 8,9 10,4
T1 2015 8,9 10,3
T2 2015 9,1 10,5
T3 2015 9 10,4
T4 2015 8,9 10,2
T1 2016 8,9 10,2
T2 2016 8,7 10
T3 2016 8,7 10
T4 2016 8,7 10
T1 2017 8,3 9,6
T2 2017 8,2 9,5
T3 2017 8,3 9,6
T4 2017 7,6 8,9
T1 2018 7,9 9,2
T2 2018 7,8 9,1
T3 2018 7,9 9,1
T4 2018 7,5 8,8
T1 2019 7,4 8,7
T2 2019 7,3 8,5
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 5Taux de chômage

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Au niveau départemental, les taux de chômage s’échelonnent de 5 % dans le Cantal à 9,3 % dans la Drôme. Sur le trimestre, tous les départements affichent un repli, allant de – 0,1 point à – 0,3 point pour l’Ardèche, la Drôme et la Loire. La baisse est plus marquée sur 12 mois (figure 6). L’Ain et la Haute-Savoie enregistrent les plus faibles diminutions (– 0,3 point). Le chômage recule le plus nettement en Ardèche, en Haute-Loire, dans la Drôme et le Puy-de-Dôme (– 0,7 point).

Figure 6Taux de chômage et évolution sur un an par département

Taux de chômage et évolution sur un an par département - Note de lecture : au 2ᵉ trimestre 2019, le taux de chômage s’élève à 7,5 % dans le Rhône et son évolution sur un an est de – 0,5 point.
Département Taux de chômage au 2e trimestre 2019 Évolution sur un an (en %)
01 Ain 6,1 -0,3
03 Allier 9,1 -0,5
07 Ardèche 9,2 -0,7
15 Cantal 5,0 -0,4
26 Drome 9,3 -0,7
38 Isère 6,9 -0,5
42 Loire 8,2 -0,6
43 Haute-Loire 6,6 -0,7
63 Puy-de-Dôme 7,2 -0,7
69 Rhône 7,5 -0,5
73 Savoie 6,3 -0,4
74 Haute-Savoie 6,2 -0,3
  • Note : données provisoires pour le 2ᵉ trimestre 2019.
  • Note de lecture : au 2ᵉ trimestre 2019, le taux de chômage s’élève à 7,5 % dans le Rhône et son évolution sur un an est de – 0,5 point.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 6Taux de chômage et évolution sur un an par département

  • Note : données provisoires pour le 2ᵉ trimestre 2019.
  • Note de lecture : au 2ᵉ trimestre 2019, le taux de chômage s’élève à 7,5 % dans le Rhône et son évolution sur un an est de – 0,5 point.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Coup de frein pour le micro-entrepreneuriat

Au cours du deuxième trimestre 2019, 24 150 entreprises ont été créées en Auvergne-Rhône-Alpes, soit une hausse de 2,0 % par rapport au trimestre précédent (figure 7). Le rythme est deux fois plus soutenu qu’au niveau national. La progression des créations de micro-entreprises marque un coup d’arrêt, mais est compensée par une avancée marquée des créations d’entreprises classiques (+ 3,7 %). Cette croissance permet à la région de battre à nouveau son record de créations pour le septième trimestre consécutif. Sur une année, le nombre de créations d’entreprises dans la région explose avec + 20,7 %, cinq points de plus qu’en France hors Mayotte. Les créations de micro-entreprises contribuent grandement à cette embellie (+ 37,5 %).

Figure 7Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Auvergne-Rhône-Alpes hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Auvergne-Rhône-Alpes y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,44 99,21 91,06 91,58
T2 2011 97,85 98,32 89,52 91,91
T3 2011 97,85 99,03 90,11 91,78
T4 2011 100,28 99,02 91,08 92,67
T1 2012 96,91 94,8 92,49 94,08
T2 2012 92,1 91,64 91,15 91,78
T3 2012 92,19 92,21 90,33 91,48
T4 2012 95,58 93,14 88,55 89,91
T1 2013 102,59 100,2 89,17 90,69
T2 2013 104,59 101,18 90,48 90,02
T3 2013 104,48 101,65 88,05 89,4
T4 2013 107,08 104,07 92,56 91,62
T1 2014 106,62 103,69 93,2 92,16
T2 2014 106,58 103,15 92,63 91,71
T3 2014 105,97 101,94 95,74 93,19
T4 2014 106,81 103,49 94,32 93,44
T1 2015 111,11 110,96 86,2 87,64
T2 2015 114,43 115,42 86,57 87,18
T3 2015 119,33 118,27 89,17 88,02
T4 2015 122,94 120,47 89,93 89,5
T1 2016 122,72 122,63 88,33 90,84
T2 2016 128,87 127,94 93,42 95,05
T3 2016 130,32 130,1 91 92,26
T4 2016 124,61 127,02 90,8 92,18
T1 2017 129,63 129,94 94,64 95,18
T2 2017 130,24 130,63 95,47 94,72
T3 2017 135,41 135,65 99,94 99,74
T4 2017 141,89 142,39 105,14 107,49
T1 2018 145,48 143,48 109,03 111,32
T2 2018 146,8 148,77 112,13 115,17
T3 2018 148,24 148,02 118,09 116,21
T4 2018 152,9 151,29 121,66 122,05
T1 2019 153,57 156,89 132,67 131,7
T2 2019 159,19 160,72 135,31 133,02
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Sur le trimestre, les secteurs de l’industrie et de la construction enregistrent les hausses les plus élevées, avec respectivement + 19,3 % et + 11,3 %. Les services, qui concentrent plus de la moitié des créations, augmentent plus timidement (+ 1,0 %). Le commerce est le seul secteur en repli (– 2,1 %), une première depuis mi-2017. Son recul est plus marqué qu’au niveau national (– 1,2 %). Sur une année, l’ensemble des secteurs est en forte hausse, avec des croissances d’au moins 17 %.

Le nombre de défaillances d’entreprises continue de se contracter dans la région. Entre juillet 2018 et juin 2019, 6 000 jugements ont été rendus, soit 2,3 % de moins qu’un an auparavant. Au niveau national, la tendance est à la hausse (+ 1,4 %).

La construction dans le Rhône voit rouge

En Auvergne-Rhône-Alpes, 60 300 logements ont été autorisés à la construction entre juillet 2018 et juin 2019, soit une hausse de 2,2 % par rapport au trimestre précédent (figure 8). En France, la tendance est en légère baisse (– 0,4 %). Dans la région, certains départements connaissent des progressions très marquées (+ 15 % pour l'Isère et + 30 % pour le Puy-de-Dôme) et d’autres de nets replis (– 9 % pour la Savoie et l’Ain).

Par rapport au cumul annuel de l'année précédente, les autorisations de construction dévissent lourdement dans la région (– 9,6 %), dans un contexte de baisse au niveau national (– 7,2 %). Ce repli s’explique notamment par une chute des autorisations dans la Drôme (– 14 %), la Savoie (– 23 %) et le Rhône (– 26 %), qui retrouve des niveaux équivalents à 2015. Ce dernier n'occupe plus la tête des départements dans ce secteur, dominé désormais par la Haute-Savoie qui reste quasiment stable avec 12 300 autorisations de construction.

Figure 8Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2010)
Auvergne-Rhône-Alpes France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 100,46 101,59
févr. 2011 102,46 101,8
mars 2011 100,61 101,24
avril 2011 98 101,05
mai 2011 100,15 102,66
juin 2011 99,85 102,92
juil. 2011 100,31 103,1
août 2011 103,84 104,3
sept. 2011 104,92 105,85
oct. 2011 107,37 106,54
nov. 2011 107,22 107,57
déc. 2011 109,22 108,66
janv. 2012 110,75 108,45
févr. 2012 108,91 108,64
mars 2012 109,22 108,6
avril 2012 111,21 109,06
mai 2012 111,06 107,66
juin 2012 112,14 107,15
juil. 2012 109,83 106,38
août 2012 108,45 106,54
sept. 2012 106,76 104,34
oct. 2012 105,99 103,84
nov. 2012 107,53 102,77
déc. 2012 104,61 100,96
janv. 2013 104,15 101,07
févr. 2013 106,61 102,56
mars 2013 107,68 102,87
avril 2013 104,92 101,17
mai 2013 102,92 99,22
juin 2013 100,31 97,5
juil. 2013 99,39 95,53
août 2013 96,31 92,45
sept. 2013 94,78 90,96
oct. 2013 96,01 90,37
nov. 2013 95,24 89,57
déc. 2013 96,01 88,67
janv. 2014 94,93 86,6
févr. 2014 92,78 83,55
mars 2014 91,71 82,63
avril 2014 90,17 81,39
mai 2014 88,33 81,39
juin 2014 89,55 81,46
juil. 2014 90,17 81,83
août 2014 89,25 81,58
sept. 2014 89,71 81,73
oct. 2014 84,95 80,83
nov. 2014 83,1 79,88
déc. 2014 82,33 79,78
janv. 2015 81,41 79,55
févr. 2015 81,26 79,02
mars 2015 80,03 78,12
avril 2015 80,65 79,09
mai 2015 81,11 78,56
juin 2015 80,95 79,46
juil. 2015 80,18 79,27
août 2015 80,8 80,24
sept. 2015 81,57 81,08
oct. 2015 84,95 81,71
nov. 2015 85,71 83,7
déc. 2015 84,33 84,92
janv. 2016 84,79 85,25
févr. 2016 86,18 86,72
mars 2016 87,1 87,01
avril 2016 87,25 87,98
mai 2016 88,94 89,97
juin 2016 87,25 90,33
juil. 2016 88,94 91,25
août 2016 91,09 92,36
sept. 2016 93,24 94,52
oct. 2016 94,32 95,26
nov. 2016 96,01 96,14
déc. 2016 98,77 97,21
janv. 2017 99,23 97,92
févr. 2017 99,08 98,03
mars 2017 99,54 100,15
avril 2017 101,84 100
mai 2017 103,84 100,8
juin 2017 105,84 101,85
juil. 2017 105,38 103,21
août 2017 105,38 103,61
sept. 2017 106,14 103,8
oct. 2017 105,22 104,2
nov. 2017 103,84 103,25
déc. 2017 105,53 102,96
janv. 2018 105,07 103,13
févr. 2018 106,91 103,69
mars 2018 106,3 102,27
avril 2018 105,07 102,22
mai 2018 103,38 101,89
juin 2018 102,46 100,48
juil. 2018 100,77 99,1
août 2018 100,77 98,66
sept. 2018 97,7 97,73
oct. 2018 96,77 97,52
nov. 2018 97,54 97,29
déc. 2018 95,24 95,97
janv. 2019 95,39 95,64
févr. 2019 92,01 94,29
mars 2019 91,24 93,83
avril 2019 91,55 94,21
mai 2019 92,63 93,64
juin 2019 93,24 93,58
juil. 2019 93,7 93,85
août 2019 93,39 93,04
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 8Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Dans la région, les mises en chantier de logements enregistrent un recul de 2,3 % par rapport au trimestre précédent, un peu plus marqué qu’en France (– 1,5 %). Elles sont tirées vers le bas par l’Isère et le Rhône (– 4,5 % et – 6,6 %). Par rapport à l'année précédente, les mises en chantier se contractent de 6,6 % dans la région, contre – 5,0 % en France. Le Rhône se caractérise avec une nouvelle chute marquée (– 25 %). Les progressions dans l’Ain (+ 6 %), la Savoie (+ 9 %) et le Puy-de-Dôme (+ 20 %) atténuent la baisse régionale.

L’activité hôtelière printanière s’intensifie

Au cours du deuxième trimestre 2019, les hôtels d’Auvergne-Rhône-Alpes enregistrent 5,6 millions de nuitées (figure 9). L’activité hôtelière reste bien orientée, en particulier pour les mois d’avril et de juin qui signent de nouveaux records. Seul le mois de mai réalise un moins bon score que l’année dernière. Avec 1 680 000 nuitées, il a été désavantagé notamment par des températures fraîches pour la saison et un calendrier moins propice aux week-ends prolongés. Ce trimestre, le taux d’occupation des chambres est également élevé (57 %).

Figure 9Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Nombre de nuitées en milliers
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (Nombre de nuitées en milliers)
Mois 2018 2019 Moyenne 2013-2018
Janvier 1 819 1 920 1 836
Février 2 214 2 225 2 213
Mars 2 439 2 391 2 296
Avril 1 740 1 836 1 672
Mai 1 727 1 683 1 651
Juin 1 986 2 084 1 939
Juillet 2 453 2 422
Août 2 613 2 542
Septembre 1 953 1 851
Octobre 1 633 1 566
Novembre 1 342 1 240
Décembre 1 745 1 700
  • Note : données mensuelles brutes.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE, Enquêtes Hôtellerie 2013-2019.

Figure 9Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Note : données mensuelles brutes.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE, Enquêtes Hôtellerie 2013-2019.

Sur le trimestre, le nombre de nuitées se maintient ou augmente dans la plupart des départements. La Haute-Savoie, l’Ain, le Rhône et la Loire enregistrent les plus fortes progressions, supérieures à + 4,7 %. Seuls la Drôme et le Puy-de-Dôme sont en repli (respectivement– 1,0 % et – 4,0 %).

La clientèle de résidents étrangers progresse nettement ce trimestre (+ 8,0 %) et représente 23,9 % de l’ensemble des nuitées. Plusieurs départements participent à cette hausse, notamment le Rhône (+ 11 %), la Savoie (+ 12 %) et l’Ain (+ 17 %). Dans l’ensemble des deux Savoie, la clientèle résidant à l’étranger compte pour le tiers de l’ensemble de la fréquentation hôtelière.

La clientèle d’affaires garde un niveau similaire aux années précédentes (52 %). Elle est prépondérante notamment dans la Loire (76 %), le Rhône (64 %) et l’Isère (60 %).

Fréquentation touristique - révision des séries concernant les hôtels à partir du 1ᵉʳ janvier 2019

À partir du 1er janvier 2019, les données des hôtels non répondants sont imputées au moyen d'une nouvelle méthode, en fonction de leurs caractéristiques. Cette nouvelle méthode d'imputation de la non-réponse tend à revoir légèrement à la baisse le nombre total de nuitées mais n'a pas d'impact sur les évolutions (en savoir plus).

Encadré 1 - La croissance française résiste au ralentissement mondial

Malgré un contexte international morose, l’activité française a résisté au deuxième trimestre 2019 (+ 0,3 % comme au trimestre précédent) soutenue par la demande intérieure. La consommation a crû à un rythme modeste mais régulier, soutenue par les gains de pouvoir d’achat. L’investissement privé comme public a été dynamique, notamment en construction, porté par le cycle électoral municipal et par des conditions de financement favorables. Avec plus de 50 000 créations nettes d’emploi au deuxième trimestre, le taux de chômage s’est replié à 8,5 %.

Le moral des entrepreneurs et celui des ménages atteignent des niveaux relativement élevés : le PIB français progresserait donc à un rythme régulier d’ici la fin de l’année (+ 0,3 % par trimestre) malgré une contribution nulle du commerce extérieur, selon la Note de conjoncture nationale de l’Insee. En moyenne annuelle, il croîtrait de 1,3 % en 2019 (après + 1,7 % en 2018).

Encadré 2 - Au niveau international, les tensions commerciales se concrétisent et les incertitudes s’accroissent

Les perspectives mondiales continuent de s’assombrir, sous l’effet notamment de l’escalade protectionniste entre la Chine et les États-Unis et des incertitudes liées au Brexit. La production industrielle allemande est, par exemple, particulièrement affectée. Prenant acte de ce contexte, les banques centrales assouplissent à nouveau leur politique monétaire, aux États-Unis comme en Europe. À l’image de la plupart des grandes économies, l’activité de la zone euro ralentirait en 2019 (+ 1,2 % en 2019 après + 1,9 %).

Pour en savoir plus

« Les risques internationaux s’accentuent ; la croissance française résiste », Point de conjoncture national, Insee, octobre 2019.