La création d’emploi marque le pasNote de conjoncture régionale - 4e trimestre 2018

Vincent Delage, Philippe Winnicki, Insee

Au cours du quatrième trimestre 2018, l’environnement international s’est singulièrement assombri. Le commerce mondial a été pénalisé par le recul des échanges extérieurs chinois. L’activité en zone euro est à la peine en cette fin d’année. La France, moins exposée aux turbulences du commerce mondial, résiste un peu mieux. La croissance se maintient à 0,3 % au quatrième trimestre et le taux de chômage repart à la baisse.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi salarié est stable en cette fin d’année. En particulier, les effectifs dans le tertiaire marchand n’augmentent plus. Comme au niveau national, le taux de chômage recule pour s’établir à 10,2 %. Au niveau sectoriel, la fréquentation dans l’hôtellerie régionale augmente légèrement grâce au retour de la clientèle résidente. La construction de logements diminue encore, tout comme au niveau national.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 24
Paru le : Paru le 09/04/2019
Vincent Delage, Philippe Winnicki, Insee
Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur  No 24 - avril 2019

L’emploi sans ressort

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, au quatrième trimestre 2018, le nombre total de salariés (privé et public confondus) s’élève à 1 846 000 (figure 1). L’emploi salarié est stable dans le privé comme dans le public.

Sur l’ensemble de 2018, l’emploi progresse à un rythme de 0,7 %, un peu moins vigoureux qu’en 2017 (+1,0 %). Cette croissance a encore permis la création de près de 13 000 emplois, mais essentiellement concentrée en début d’année.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Provence-Alpes-Côte d'Azur Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Provence-Alpes-Côte d'Azur Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,15 100,21 100,21 100,27
T2 2011 100,28 100,3 100,41 100,39
T3 2011 100,09 100,26 100,07 100,42
T4 2011 100,35 100,3 100,35 100,42
T1 2012 100,45 100,31 100,35 100,39
T2 2012 100,37 100,3 100,26 100,33
T3 2012 100,28 100,2 100,09 100,14
T4 2012 100,24 100,03 100,05 99,95
T1 2013 100,19 99,96 100 99,83
T2 2013 100,27 99,86 99,91 99,59
T3 2013 100,44 100,03 100,12 99,75
T4 2013 100,76 100,34 100,26 99,91
T1 2014 100,93 100,39 100,21 99,87
T2 2014 100,88 100,43 100,29 99,93
T3 2014 100,92 100,3 100,26 99,74
T4 2014 101,06 100,41 100,35 99,8
T1 2015 101,04 100,35 100,29 99,73
T2 2015 101,48 100,6 100,78 99,98
T3 2015 101,31 100,65 100,66 100,08
T4 2015 101,76 100,87 101,11 100,34
T1 2016 102,13 101,05 101,66 100,55
T2 2016 102,6 101,33 102,23 100,88
T3 2016 102,7 101,65 102,48 101,26
T4 2016 102,83 101,8 102,59 101,43
T1 2017 103,07 102,19 102,93 101,92
T2 2017 103,38 102,57 103,31 102,37
T3 2017 103,54 102,76 103,62 102,63
T4 2017 103,87 103,15 104,19 103,2
T1 2018 104,36 103,38 104,8 103,48
T2 2018 104,44 103,43 104,87 103,61
T3 2018 104,59 103,54 105,03 103,78
T4 2018 104,62 103,77 105,1 104,05
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Au quatrième trimestre, l’emploi dans le tertiaire marchand hors intérim, qui représente presque la moitié des emplois dans la région, n’évolue pas, après deux trimestres de progression déjà faible (+0,1 %) (figure 2).

Au sein du tertiaire marchand hors intérim, seules les activités de soutien aux entreprises restent dynamiques ce trimestre (+0,8 % après +0,5 %). Les effectifs évoluent peu dans le transport et entreposage (+0,1 % après –0,3 %) ; ils se stabilisent dans les activités immobilières, qui perdaient de l’emploi depuis mi-2017, ainsi que dans le commerce. Même le secteur de l’information-communication, jusqu’alors très porteur, crée peu d’emplois ce trimestre (+0,2 % après +2,0 %). La situation continue de se dégrader dans l’hébergement-restauration : le secteur perd près de 1 000 emplois ce trimestre (–0,9 % après –0,4 %). Enfin, les activités financières et d’assurance ainsi que les autres activités de services réduisent également leurs effectifs (respectivement –0,7 % et –0,4 %).

Sur l'ensemble de l’année, le tertiaire marchand hors intérim est à l’origine de 6 950 emplois supplémentaires, contre 12 000 en 2017.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,66 100,52 100,36 100,16
T2 2011 99,9 100,93 100,76 100,18
T3 2011 98,54 100,5 100,39 100,35
T4 2011 98,59 101,01 100,62 100,4
T1 2012 98,1 100,88 100,8 100,81
T2 2012 97,17 100,92 100,79 100,91
T3 2012 96,28 101,14 100,91 101,04
T4 2012 95,95 100,97 100,79 100,97
T1 2013 94,78 101,11 100,79 100,89
T2 2013 94,62 100,73 100,64 101,38
T3 2013 94,54 100,73 100,88 101,48
T4 2013 93,92 100,64 101,1 102,32
T1 2014 93,57 100,51 101,11 102,88
T2 2014 92,54 100,46 101,38 102,67
T3 2014 91,82 100,08 101,31 103,02
T4 2014 90,49 100,03 101,44 103,46
T1 2015 89,91 99,79 101,52 103,62
T2 2015 89,2 99,8 101,87 103,92
T3 2015 88,83 99,77 101,93 103,53
T4 2015 88,89 99,64 102,33 104,05
T1 2016 89,02 99,84 103 103,98
T2 2016 89,12 99,62 103,48 104,33
T3 2016 88,88 99,53 103,79 104,22
T4 2016 89,02 99,31 103,71 104,28
T1 2017 89,62 98,9 103,96 104,26
T2 2017 89,76 98,86 104,42 104,39
T3 2017 89,95 98,73 104,78 104,21
T4 2017 90,75 99 105,16 103,94
T1 2018 91,39 99,34 105,85 104,15
T2 2018 91,43 99,63 105,94 104,14
T3 2018 92,2 99,88 106 104,19
T4 2018 92,57 100,01 105,99 104,22
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Dans l’intérim, les effectifs se stabilisent également au quatrième trimestre (+0,1 % après +0,4 % et +0,8 %). Mais l’emploi résiste toutefois mieux qu’au niveau national où l’intérim est en baisse depuis le début de l’année (figure 3). Sur l’ensemble de l’année 2018, l’intérim n’aura créé que 600 emplois contre 6 800 en 2017.

L’emploi dans la construction reste bien orienté ce trimestre malgré un léger fléchissement (+0,4% après +0,8 %). Avec 400 emplois supplémentaires, le secteur est l’un des principaux moteurs de la création d’emploi dans la région ce trimestre. Avec près de 2 000 emplois supplémentaires sur l’année, la construction aura créé autant d’emplois en 2018 qu’en 2017.

Dans l’industrie, les effectifs ralentissent au quatrième trimestre (+0,1 % après +0,3 %). L’agro-alimentaire rebondit après le trou d’air du trimestre dernier (+0,8 % après –0,8 %) et le secteur regroupant industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets, cokéfaction et raffinage reste dynamique (+0,5 % après +0,8 %). L’emploi progresse un peu dans la fabrication de matériels de transport (+0,2 %) et se stabilise dans la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et la fabrication de machines (+0,1% après +0,8 %). 

Au sein de l’industrie, seul le secteur de la fabrication d’autres produits industriels perd des effectifs ce trimestre (–0,4 % après +0,4   %). La reprise de l’emploi industriel, amorcée fin 2017, s’est confirmée tout au long de 2018. Au total, le secteur a créé plus de 1500 emplois après en avoir perdu 500 l’année précédente.

Dans le secteur tertiaire non marchand, les effectifs salariés sont stables ce trimestre.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 99,25 101,43
T2 2011 95,18 100,58
T3 2011 97,4 100,37
T4 2011 97,97 99,36
T1 2012 93,35 95,3
T2 2012 91,92 92,59
T3 2012 90,98 88,23
T4 2012 88,34 85,38
T1 2013 90,75 88,53
T2 2013 90,45 87,8
T3 2013 89,69 90
T4 2013 90,72 90,36
T1 2014 90,48 89,77
T2 2014 89,25 91,97
T3 2014 87,72 89,12
T4 2014 91,08 90,26
T1 2015 88,02 90,23
T2 2015 97,09 94,33
T3 2015 97,56 97,24
T4 2015 99,17 99,8
T1 2016 101,53 99,9
T2 2016 104,78 101,97
T3 2016 107,5 105,89
T4 2016 113,93 110,94
T1 2017 118,35 116,22
T2 2017 121,58 121,81
T3 2017 124,83 124,87
T4 2017 131,64 130,89
T1 2018 131,45 130,54
T2 2018 132,5 129,6
T3 2018 133,06 128,49
T4 2018 133,2 126,53
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Dans la plupart des départements, l’emploi est atone ce trimestre. Seul le département des Bouches-du-Rhône connaît une progression de ses effectifs au même rythme que le trimestre précédent (+0,2 %). Ils se contractent légèrement dans le Var et les Alpes-Maritimes (–0,1 %). Dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes, l’emploi se stabilise ce trimestre après une baisse sensible au troisième trimestre. En Vaucluse, les effectifs stagnent pour le deuxième trimestre consécutif (figure 4).

En France (hors Mayotte), l’emploi salarié total augmente légèrement ce trimestre (+0,2 % après +0,1 %). Les effectifs progressent plus vite qu’au troisième trimestre dans la plupart des secteurs : le tertiaire marchand hors intérim (+0,4 % après +0,3 %), la construction (+0,5 % après +0,4 %), l’industrie (+0,2 % après trois trimestres de stabilité), et le tertiaire non marchand (+0,1 %). Seul l’intérim se comprime plus fortement qu’au trimestre dernier (–1,5 % après –0,9 %).

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
2018T3 2018T4
Alpes-de-Haute-Provence -0,86 -0,04
Hautes-Alpes -0,85 -0,1
Alpes-Maritimes 0,31 -0,1
Bouches-du-Rhône 0,25 0,16
Var 0,03 -0,1
Vaucluse 0,06 0,04
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Le taux de chômage à la baisse

Après un troisième trimestre en légère hausse (+0,1 point), le taux de chômage localisé repart à la baisse au quatrième trimestre 2018 (–0,4 point), à l’image de la tendance nationale. Il s’établit à 10,2 % de la population active et recule de 0,2 point sur un an (figure 5). Le taux de chômage baisse dans tous les départements de la région. Les Bouches-du-Rhône (10,6 %) et le Vaucluse (11,5 %) suivent stricto sensu la tendance régionale. Le repli est de –0,3 point dans les Alpes-de-Haute-Provence (10,8 %) et les Alpes-Maritimes (9,4 %) et de –0,2 point dans les Hautes-Alpes (8,4 %).

En France métropolitaine, le taux de chômage au sens du BIT baisse de 0,3 point et s’établit désormais à 8,5 % de la population active au quatrième trimestre 2018. Il baisse de 0,1 point sur un an.

Figure 5Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T4 2010 10,2 9,2
T1 2011 10,3 9,1
T2 2011 10,3 9,1
T3 2011 10,5 9,2
T4 2011 10,6 9,3
T1 2012 10,7 9,5
T2 2012 10,9 9,7
T3 2012 10,9 9,8
T4 2012 11,2 10,1
T1 2013 11,4 10,3
T2 2013 11,6 10,4
T3 2013 11,4 10,3
T4 2013 11,3 10,1
T1 2014 11,3 10,2
T2 2014 11,3 10,2
T3 2014 11,5 10,3
T4 2014 11,6 10,4
T1 2015 11,5 10,3
T2 2015 11,8 10,5
T3 2015 11,6 10,4
T4 2015 11,5 10,2
T1 2016 11,4 10,2
T2 2016 11,2 10
T3 2016 11,2 10
T4 2016 11,5 10
T1 2017 11 9,6
T2 2017 10,8 9,4
T3 2017 11 9,6
T4 2017 10,4 9
T1 2018 10,7 9,2
T2 2018 10,5 9,1
T3 2018 10,6 9,1
T4 2018 10,2 8,8
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 5Taux de chômage

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

La construction de logements diminue encore

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 36 600 permis de construire ont été délivrés sur l’année 2018. La tendance baissière entamée depuis le début de l’année se confirme au quatrième trimestre (–5,9 % sur un an après –4,9 % fin septembre) (figure 6). En France (hors Mayotte), le recul est moins prononcé que dans la région (–1,7 % après –2,4 %).

Dans le même temps, le nombre de logements en construction dans la région est également à la baisse (–3,7 %  soit 36 200 logements sur l’année 2018). En France hors Mayotte, la tendance est identique (–2,4 %).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de logements neufs vendus diminue encore ce trimestre (–7,7 % par rapport au quatrième trimestre 2017, soit 3 400 logements réservés). L’offre de logements neufs fin 2018 est également en forte baisse (–27,5 % par rapport au quatrième trimestre 2017, soit 2 600 logements réservés). L’encours de logements diminue fortement ce trimestre et atteint 13 040 unités.

Figure 6Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 103,15 101,59
févr. 2011 103,94 101,8
mars 2011 102,36 101,22
avril 2011 104,99 101,05
mai 2011 105,51 102,64
juin 2011 105,77 102,92
juil. 2011 103,67 103,1
août 2011 105,25 104,3
sept. 2011 107,35 105,85
oct. 2011 107,61 106,54
nov. 2011 108,4 107,57
déc. 2011 106,56 108,66
janv. 2012 106,82 108,43
févr. 2012 109,97 108,64
mars 2012 109,19 108,6
avril 2012 107,87 109,06
mai 2012 107,09 107,66
juin 2012 108,92 107,15
juil. 2012 114,17 106,36
août 2012 115,49 106,54
sept. 2012 110,76 104,34
oct. 2012 113,65 103,84
nov. 2012 112,07 102,77
déc. 2012 111,55 100,96
janv. 2013 109,45 101,07
févr. 2013 106,56 102,52
mars 2013 109,45 102,85
avril 2013 108,66 101,17
mai 2013 106,3 99,2
juin 2013 104,2 97,48
juil. 2013 98,69 95,53
août 2013 95,01 92,43
sept. 2013 93,18 90,96
oct. 2013 92,39 90,35
nov. 2013 93,18 89,49
déc. 2013 92,39 88,59
janv. 2014 92,13 86,49
févr. 2014 92,91 83,47
mars 2014 89,76 82,55
avril 2014 87,93 81,31
mai 2014 88,98 81,31
juin 2014 85,56 81,37
juil. 2014 87,93 81,73
août 2014 88,45 81,52
sept. 2014 90,81 81,67
oct. 2014 89,76 80,76
nov. 2014 87,14 79,86
déc. 2014 89,24 79,76
janv. 2015 89,76 79,53
févr. 2015 87,66 79
mars 2015 88,98 78,12
avril 2015 90,29 79,09
mai 2015 90,29 78,58
juin 2015 93,44 79,48
juil. 2015 92,13 79,32
août 2015 95,54 80,24
sept. 2015 98,16 81,1
oct. 2015 95,54 81,73
nov. 2015 97,38 83,74
déc. 2015 97,9 84,96
janv. 2016 98,95 85,32
févr. 2016 100,79 86,78
mars 2016 102,36 87,04
avril 2016 104,46 87,98
mai 2016 105,51 89,89
juin 2016 105,25 90,25
juil. 2016 106,3 91,19
août 2016 108,4 92,28
sept. 2016 109,19 94,44
oct. 2016 112,6 95,13
nov. 2016 115,22 96,01
déc. 2016 114,7 97,08
janv. 2017 113,12 97,73
févr. 2017 112,34 97,86
mars 2017 112,86 99,98
avril 2017 111,81 99,9
mai 2017 112,86 100,69
juin 2017 113,65 101,72
juil. 2017 112,86 103
août 2017 112,07 103,4
sept. 2017 112,6 103,5
oct. 2017 113,12 103,9
nov. 2017 112,07 102,96
déc. 2017 113,39 102,69
janv. 2018 113,39 102,85
févr. 2018 114,7 103,4
mars 2018 112,86 101,95
avril 2018 112,86 101,91
mai 2018 110,5 101,62
juin 2018 107,35 100,21
juil. 2018 106,82 98,85
août 2018 104,99 98,45
sept. 2018 101,57 97,61
oct. 2018 101,31 97,38
nov. 2018 98,16 97,08
déc. 2018 95,54 95,57
janv. 2019 95,01 95,32
févr. 2019 93,18 94,08
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 6Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Hausse modérée de la fréquentation hôtelière en fin d’année

Après un été stable, la fréquentation hôtelière augmente légèrement en fin d’année en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+0,5 % par rapport au quatrième trimestre 2017) (figure 7). Dans les autres régions touristiques, l’évolution de la fréquentation hôtelière est à nouveau contrastée. Elle baisse en Corse (–1,8 %) et en Occitanie (–0,5 %), se maintient quasiment en Bretagne (–0,2 %) et progresse en Île-de-France (+2,8 %), en Nouvelle-Aquitaine (+1,3 %) et en Auvergne-Rhône-Alpes (+1,0 %). Au total, la fréquentation hôtelière en France a augmenté de 1,6 %.

Parmi les départements de la région, la fréquentation hôtelière progresse dans les Alpes-de-Haute-Provence (+11,4 %), les Hautes-Alpes (+5,6 %), les Bouches-du-Rhône (+8,0 %) et le Vaucluse (+1,9 %). Au contraire, les hôtels des Alpes-Maritimes (–5,2 %) et du Var (–4,3 %) ont perdu de la clientèle.

La légère hausse de fréquentation hôtelière ce trimestre est imputable à la clientèle résidant en France (+0,9 %), alors que la clientèle non résidente est en baisse (–0,4 %). Comme au troisième trimestre, le recul de la clientèle européenne (–2,6 %) est en partie compensé par la clientèle lointaine, toujours plus présente (+4,4 %).

La fréquentation en provenance des pays de la zone euro chute encore (–5,8 % après –2,5 %). Cette baisse touche les principales nationalités séjournant habituellement dans la région: les Espagnols (–5,1 %), les Italiens (–6,0 %), les Néerlandais (–8,2 %), les Belges (–6,7 %) et les Allemands (–10,5 %). La clientèle britannique progresse (+1,2 %).

Parmi les clientèles lointaines, les Américains sont venus encore en nombre en cette fin d’année (+11,5 %). En revanche, la fréquentation des Chinois repart à la baisse (–5,6 %) et celle des Russes chute fortement (–11,7 %). Dans une moindre mesure, les touristes en provenance du Proche et du Moyen-Orient se sont aussi détournés de notre région (–1,6 %).

D’après les premières données disponibles pour les mois de janvier et de février, cette hausse de fréquentation hôtelière constatée dans notre région semble se confirmer en début d'année.

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France entière
T4 2010 100 100
T1 2011 99,71 100,48
T2 2011 100,58 101,34
T3 2011 102,81 102,33
T4 2011 104,46 103,3
T1 2012 105,22 103,74
T2 2012 105,56 103,5
T3 2012 105,77 103,25
T4 2012 105,77 103,29
T1 2013 105 103,22
T2 2013 104,76 103,03
T3 2013 104,12 103,05
T4 2013 103,98 102,94
T1 2014 104,16 102,36
T2 2014 104,56 102,1
T3 2014 102,6 101,52
T4 2014 102,09 101,33
T1 2015 102,12 101,79
T2 2015 102,47 102,35
T3 2015 103,87 103,48
T4 2015 104,28 103,27
T1 2016 105,34 103,67
T2 2016 104,3 102,64
T3 2016 101,96 101,27
T4 2016 102,55 102,32
T1 2017 102,32 102,85
T2 2017 103,51 104,6
T3 2017 106,29 106,36
T4 2017 107,47 107,54
T1 2018 108,24 108,62
T2 2018 107,81 109,04
T3 2018 107,95 109,8
T4 2018 108,04 110,15
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2010.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2010.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Les créations d’entreprises restent nombreuses

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 17 800 entreprises ont été créées au quatrième trimestre 2018. En hausse de 3,7 % par rapport au troisième trimestre, le nombre d’immatriculations d’entreprises dans la région est au plus haut depuis 2010. Près de la moitié d’entre elles relève du régime de la micro-entreprise (figure 8).

Sur un an, l’évolution du nombre de créations d’entreprises reste vive dans la région comme au niveau national (+13,0 %).

Le nombre de défaillances d’entreprises en Provence-Alpes-Côte d’Azur a diminué de 12,6 % en 2018. Sur l’année, 5 240 entreprises ont déposé le bilan, soit le niveau le plus bas depuis 2006. La décrue concerne la construction (–19,0 %), le commerce (–6,8 %) et l’hébergement-restauration (–13,8 %). En revanche, les défaillances s’accroissent dans le transport-entreposage (+6,2 %) et l’industrie (+2,5 %).

En France entière, la tendance est moins prononcée que pour la région : le nombre de défaillances sur un an diminue de 1,2 %.

Figure 8Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Provence-Alpes-Côte d'Azur y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 97,65 99,19 93,82 91,35
T2 2011 96,18 98,29 93,19 91,74
T3 2011 96,48 99,06 90,39 91,67
T4 2011 98,14 99,02 94,94 92,68
T1 2012 94,55 94,73 96,13 93,98
T2 2012 89,13 91,67 93,02 91,91
T3 2012 90,05 92,26 94,17 91,41
T4 2012 91,4 93,13 89,38 89,76
T1 2013 99,49 100,2 92,43 90,66
T2 2013 97,8 101,26 86,78 90,03
T3 2013 99,03 101,66 87,06 89,11
T4 2013 98,6 104,06 87,81 91,42
T1 2014 96,28 103,72 89,99 92,1
T2 2014 98,98 103,23 87,16 91,52
T3 2014 94,89 101,92 86,87 92,91
T4 2014 98,6 103,42 86,56 93,18
T1 2015 103,25 111,01 84,82 87,5
T2 2015 109,68 115,52 81,85 87,16
T3 2015 114,03 118,2 84,23 87,84
T4 2015 115,5 120,36 82,18 89,2
T1 2016 117,65 122,66 86,2 90,92
T2 2016 119,98 128,05 85,57 95,07
T3 2016 122,63 130,04 84,31 92,02
T4 2016 121,37 126,75 82,51 91,67
T1 2017 119,64 130,12 86,41 95,41
T2 2017 118,96 130,87 83,04 94,92
T3 2017 123,78 135,56 89,43 99,44
T4 2017 128,92 141,88 95,41 106,62
T1 2018 132,95 143,93 105,74 111,97
T2 2018 140 149,12 104,85 115,51
T3 2018 132,85 147,88 104,03 115,76
T4 2018 137,39 150,5 107,83 120,64
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
Avertissement

Auparavant, les estimations trimestrielles d’emploi (ETE) publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand - hors agriculture et activité des particuliers employeurs - en France métropolitaine. Depuis la publication de juin 2018, le champ des ETE localisées est étendu aux départements d’outre-mer (hors Mayotte) et à l’ensemble de l’emploi salarié, donc y compris les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Parallèlement, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Contexte international - L’activité économique de la zone euro conserverait un faible régime début 2019

Fin 2018, le recul des échanges extérieurs chinois a pénalisé le commerce mondial, dans le contexte de l’escalade des droits de douanes déclenchée par les États-Unis. En zone euro, début 2019, des soutiens budgétaires viendraient en renfort d’une activité à la peine. Cela permettrait à l’Italie, en récession technique au deuxième semestre 2018, et à l’Allemagne, touchée par les difficultés du secteur automobile, de retrouver début 2019 un rythme de croissance positif bien que modéré. L’activité de la zone euro croîtrait alors de + 0,3 % par trimestre. Au Royaume-Uni, les incertitudes autour du Brexit perdurent ; la croissance britannique se maintiendrait à faible régime voire reculerait en cas de Hard Brexit intervenant dès le mois d’avril. Aux États-Unis, le shutdown pèserait au premier semestre sur la consommation et l’investissement public.

Contexte national - L’activité française serait surtout soutenue par la demande intérieure

Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee, l’économie française, jusqu’ici moins exposée que d’autres aux turbulences du commerce mondial, et stimulée par une politique budgétaire plus expansionniste qu’envisagé il y a quelques mois, gagnerait un peu de vitesse au premier semestre 2019 (+ 0,4 % de croissance par trimestre après + 0,3 % au quatrième trimestre 2018). L’investissement des entreprises demeurerait dynamique, surtout en services, et les gains de pouvoir d’achat des ménages de fin 2018 et début 2019 soutiendraient la consommation. En revanche, le commerce extérieur pèserait à nouveau légèrement sur la croissance, après une fin d’année 2018 portée par d’importantes livraisons aéronautiques.

En moyenne annuelle, l’acquis de croissance pour la France en 2019 serait de + 1,1 % à mi-année, après + 1,6 % de croissance pour l’ensemble de l’année 2018 (selon la dernière estimation des comptes nationaux trimestriels).