Emploi et chômage se stabilisentNote de conjoncture régionale – 3ᵉ trimestre 2018

Vincent Delage, Philippe Winnicki, Insee

Dans un environnement international toujours marqué par de fortes incertitudes, le climat des affaires se détériore aussi bien dans les économies avancées notamment en zone euro que dans les économies émergentes.

La France n’échappe pas au ralentissement mondial qui pèse sur la production et sur l’emploi. Grâce à une reprise de la consommation, la croissance s’établit à 0,3 % au troisième trimestre et le taux de chômage se stabilise. Le contexte économique international auquel s’ajoute le contexte social français, avec les effets du mouvement des gilets jaunes, pèserait significativement sur la croissance en fin d’année.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi salarié est quasiment stable au troisième trimestre. L’emploi intérimaire se contracte pour la première fois depuis 2015.

Après la baisse du trimestre précédent, le taux de chômage se stabilise à 10,6 %.

Au niveau sectoriel, la clientèle de l’hôtellerie régionale se maintient grâce au retour de la clientèle non résidente. La construction de logements diminue à nouveau dans la région, tout comme au niveau national.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 23
Paru le : Paru le 10/01/2019
Vincent Delage, Philippe Winnicki, Insee
Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur  No 23 - janvier 2019

L’emploi salarié sans vigueur

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, au troisième trimestre 2018, le nombre total de salariés (privé et public confondus) s’établit à 1 844 200, soit 1 500 de plus qu’au deuxième trimestre (figure 1). La croissance de l’emploi salarié reste faible comme au trimestre précédent : +0,1 % dans le privé comme dans le public.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
emploi salarié total - Provence-Alpes-Côte d'Azur emploi salarié total - France hors Mayotte emploi salarié privé - Provence-Alpes-Côte d'Azur emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,15 100,21 100,21 100,27
T2 2011 100,28 100,3 100,41 100,39
T3 2011 100,08 100,24 100,08 100,42
T4 2011 100,35 100,3 100,35 100,42
T1 2012 100,45 100,31 100,34 100,39
T2 2012 100,37 100,29 100,26 100,33
T3 2012 100,28 100,19 100,09 100,14
T4 2012 100,24 100,03 100,05 99,94
T1 2013 100,19 99,96 100 99,83
T2 2013 100,27 99,86 99,91 99,59
T3 2013 100,44 100,02 100,12 99,75
T4 2013 100,76 100,34 100,26 99,91
T1 2014 100,92 100,39 100,21 99,87
T2 2014 100,87 100,42 100,3 99,93
T3 2014 100,91 100,3 100,26 99,74
T4 2014 101,06 100,4 100,34 99,79
T1 2015 101,04 100,35 100,29 99,73
T2 2015 101,47 100,6 100,78 99,98
T3 2015 101,3 100,64 100,66 100,08
T4 2015 101,75 100,86 101,1 100,33
T1 2016 102,13 101,05 101,66 100,55
T2 2016 102,59 101,33 102,24 100,88
T3 2016 102,67 101,63 102,47 101,26
T4 2016 102,82 101,79 102,57 101,42
T1 2017 103,1 102,19 102,97 101,92
T2 2017 103,41 102,56 103,37 102,38
T3 2017 103,55 102,74 103,66 102,63
T4 2017 103,84 103,13 104,15 103,17
T1 2018 104,33 103,33 104,76 103,43
T2 2018 104,42 103,4 104,83 103,56
T3 2018 104,5 103,46 104,92 103,68
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Le tertiaire marchand hors intérim, qui porte la croissance de l’emploi depuis 2016, est à l’arrêt ce trimestre, après le net ralentissement du trimestre précédent (+0,1 %) (figure 2). Les secteurs de l’information-communication (+1,2 %) et les activités de soutien aux entreprises (+0,5 %) confirment toutefois leur vitalité. Après deux trimestres consécutifs de baisse, les activités financières et d’assurance sont mieux orientées (+0,6 % après –0,5 %). Dans les autres secteurs du tertiaire marchand, les effectifs salariés sont en baisse. Ils diminuent de 0,3 % dans le transport-entreposage, après deux ans de croissance.

Comme au trimestre dernier, l’emploi recule un peu dans l’hébergement-restauration (–0,2 %) et le commerce (–0,1 %). Dans les activités immobilières, les effectifs se replient, mais de manière moins marquée ce trimestre (–0,5 % après –1,1 %). Enfin, les autres activités de services perdent également des salariés après deux trimestres de légère hausse (–0,5 % après +0,1 %). 

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,66 100,52 100,36 100,16
T2 2011 99,9 100,93 100,76 100,17
T3 2011 98,54 100,5 100,39 100,33
T4 2011 98,59 101,01 100,62 100,4
T1 2012 98,1 100,88 100,8 100,82
T2 2012 97,17 100,92 100,79 100,9
T3 2012 96,28 101,14 100,91 101,01
T4 2012 95,95 100,97 100,79 100,97
T1 2013 94,78 101,11 100,79 100,89
T2 2013 94,62 100,73 100,64 101,37
T3 2013 94,54 100,73 100,88 101,46
T4 2013 93,92 100,64 101,1 102,32
T1 2014 93,57 100,51 101,11 102,87
T2 2014 92,54 100,46 101,38 102,65
T3 2014 91,82 100,08 101,31 103
T4 2014 90,49 100,03 101,44 103,46
T1 2015 89,91 99,79 101,52 103,62
T2 2015 89,2 99,8 101,87 103,89
T3 2015 88,83 99,77 101,93 103,5
T4 2015 88,89 99,64 102,33 104,05
T1 2016 89,02 99,84 103 103,98
T2 2016 89,12 99,62 103,48 104,31
T3 2016 88,88 99,53 103,79 104,18
T4 2016 89,02 99,31 103,71 104,3
T1 2017 89,6 98,91 104,02 104,26
T2 2017 89,79 98,87 104,49 104,34
T3 2017 89,96 98,78 104,87 104,13
T4 2017 90,76 98,98 105,12 103,96
T1 2018 91,14 99,32 105,83 104,14
T2 2018 91,22 99,53 105,92 104,14
T3 2018 91,92 99,72 105,96 104,13
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Au troisième trimestre 2018, les effectifs intérimaires se rétractent dans la région, pour la première fois depuis 2015 (–0,4 %). Après avoir résisté au trimestre précédent (+1,0 %), le secteur se conforme à la tendance nationale (figure 3).

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 99,24 101,43
T2 2011 95,21 100,58
T3 2011 97,44 100,37
T4 2011 97,96 99,36
T1 2012 93,33 95,28
T2 2012 91,97 92,59
T3 2012 90,99 88,23
T4 2012 88,34 85,38
T1 2013 90,73 88,52
T2 2013 90,51 87,8
T3 2013 89,68 90,01
T4 2013 90,7 90,35
T1 2014 90,49 89,75
T2 2014 89,36 91,98
T3 2014 87,68 89,12
T4 2014 90,96 90,17
T1 2015 88,05 90,22
T2 2015 97,28 94,37
T3 2015 97,44 97,2
T4 2015 98,91 99,59
T1 2016 101,61 99,9
T2 2016 105,07 102,06
T3 2016 107,25 105,79
T4 2016 113,41 110,53
T1 2017 118,49 116,23
T2 2017 121,95 121,96
T3 2017 124,42 124,7
T4 2017 130,9 130,24
T1 2018 131,67 130,56
T2 2018 132,96 129,81
T3 2018 132,49 128,27
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

En ralentissement depuis le début de 2018, le secteur de la construction reprend des couleurs et crée 770 emplois au troisième trimestre 2018 (+0,8 % après +0,1 %).

Dans l’industrie, les effectifs progressent quasiment au même rythme depuis un an (+0,2 %). Le secteur regroupant industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets, cokéfaction et raffinage (+0,6 %) et celui de la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et la fabrication de machines (+0,9 %) restent bien orientés. L’emploi se stabilise dans la fabrication de matériels de transport et repart à la hausse dans la fabrication d’autres produits industriels (+0,4 %). En revanche, les effectifs diminuent sensiblement ce trimestre dans l’agroalimentaire (–1,1 % après +0,2 %).

Comme au trimestre dernier, les effectifs salariés du secteur tertiaire non marchand sont stables ce trimestre.

Aucun département n’échappe à l’atonie de l’emploi ce trimestre. Les effectifs salariés augmentent modérément dans les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône (+0,2 %) et se stabilisent dans le Var et en Vaucluse. L’emploi recule nettement dans les départements alpins : –0,8 % dans les Alpes-de-Haute-Provence et –1,0 % dans les Hautes-Alpes (figure 4).

Figure 4Évolution de l'emploi total par département

Évolution de l'emploi total par département ()
2018T2 2018T3
Alpes-de-Haute-Provence 0,19 -0,79
Hautes-Alpes -0,03 -1,03
Alpes-Maritimes 0,15 0,17
Bouches-du-Rhône 0,2 0,21
Var -0,12 -0,01
Vaucluse -0,24 0,04
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi total par département

  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

En France (hors Mayotte), l’emploi salarié total augmente peu (+0,1 %). Son évolution est la même qu’au trimestre précédent pour l’ensemble des grands secteurs : +0,2 % dans le tertiaire marchand hors intérim, +0,4 % dans la construction, –0,1 % dans le tertiaire non marchand et 0,0 % dans l’industrie. La décroissance de l’emploi intérimaire s’amplifie (–1,2 % après –0,6 %).

Le taux de chômage se stabilise

Après une baisse au trimestre précédent (–0,2 point), le taux de chômage localisé est inchangé au troisième trimestre 2018 à 10,6 % de la population active (figure 5). Sur un an, il recule de 0,4 point.

Cette stabilisation concerne les Alpes-de-Haute-Provence (11,0 %), les Alpes-Maritimes (9,7 %) et les Bouches-du-Rhône (11,0 %). Le taux de chômage augmente légèrement dans les Hautes-Alpes (+0,1 point à 8,6 %) et en Vaucluse (+0,2 point à 11,9 %). À l’inverse, il recule modérément dans le Var (–0,1 point à 10,1 %).

Au plan national (France entière hors Mayotte), le taux de chômage au sens du BIT est stable à 9,1 % de la population active au troisième trimestre 2018. Il baisse de 0,5 point sur un an.

Figure 5Taux de chômage

En %
Taux de chômage (En %)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T4 2010 10,2 9,2
T1 2011 10,3 9,1
T2 2011 10,3 9,1
T3 2011 10,5 9,2
T4 2011 10,6 9,3
T1 2012 10,7 9,5
T2 2012 10,9 9,7
T3 2012 10,9 9,8
T4 2012 11,2 10,1
T1 2013 11,4 10,3
T2 2013 11,6 10,5
T3 2013 11,4 10,3
T4 2013 11,3 10,1
T1 2014 11,3 10,2
T2 2014 11,4 10,2
T3 2014 11,5 10,3
T4 2014 11,6 10,4
T1 2015 11,5 10,3
T2 2015 11,8 10,5
T3 2015 11,6 10,4
T4 2015 11,4 10,2
T1 2016 11,5 10,2
T2 2016 11,2 10
T3 2016 11,2 10
T4 2016 11,5 10
T1 2017 11,1 9,6
T2 2017 10,8 9,4
T3 2017 11 9,6
T4 2017 10,3 8,9
T1 2018 10,8 9,2
T2 2018 10,6 9,1
T3 2018 10,6 9,1
  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 5Taux de chômage

  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

La construction de logements moins dynamique

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de permis de construire délivrés sur 12 mois diminue à nouveau au troisième trimestre 2018 (–5,8 % après –4,8 %) (figure 6). Fin septembre 2018, 38 800 logements ont été autorisés à la construction depuis un an, niveau le plus bas depuis 2016. En France (hors Mayotte), la baisse est moins marquée que dans la région (–2,3 % après –1,7 %).

En parallèle des permis de construire, la construction de logements se stabilise dans la région (36 500 logements commencés sur 12 mois) après deux trimestres consécutifs de baisse. En France (hors Mayotte), le nombre de logements en construction diminue ce trimestre (–1,3 %).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, après le sursaut du trimestre dernier, le nombre de logements neufs vendus repart à la baisse au troisième trimestre (–7,8 % par rapport au troisième trimestre 2017, soit 2 860 logements réservés). Dans le même temps, l’offre de logements neufs est en légère hausse avec 2 650 logements mis en vente. L’encours de logements augmente légèrement ce trimestre pour atteindre 13 460 unités.

Figure 6Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (Indice base 100 en décembre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 103,15 101,59
févr. 2011 103,94 101,8
mars 2011 102,36 101,22
avril 2011 104,99 101,05
mai 2011 105,51 102,64
juin 2011 105,77 102,92
juil. 2011 103,67 103,1
août 2011 104,99 104,28
sept. 2011 107,35 105,85
oct. 2011 107,61 106,54
nov. 2011 108,4 107,57
déc. 2011 106,56 108,66
janv. 2012 106,56 108,43
févr. 2012 109,97 108,64
mars 2012 109,19 108,6
avril 2012 107,87 109,06
mai 2012 107,09 107,66
juin 2012 108,92 107,15
juil. 2012 114,17 106,36
août 2012 115,75 106,54
sept. 2012 110,76 104,34
oct. 2012 113,65 103,84
nov. 2012 112,07 102,77
déc. 2012 111,55 100,96
janv. 2013 109,45 101,07
févr. 2013 106,56 102,54
mars 2013 109,45 102,85
avril 2013 108,66 101,17
mai 2013 106,3 99,22
juin 2013 104,46 97,5
juil. 2013 98,69 95,55
août 2013 95,01 92,43
sept. 2013 93,18 90,96
oct. 2013 92,39 90,35
nov. 2013 93,18 89,49
déc. 2013 92,13 88,57
janv. 2014 91,86 86,49
févr. 2014 92,65 83,47
mars 2014 89,5 82,55
avril 2014 87,66 81,29
mai 2014 88,71 81,29
juin 2014 85,3 81,35
juil. 2014 87,66 81,71
août 2014 88,19 81,5
sept. 2014 90,81 81,64
oct. 2014 89,76 80,74
nov. 2014 87,14 79,84
déc. 2014 89,24 79,76
janv. 2015 89,76 79,53
févr. 2015 87,66 78,98
mars 2015 88,98 78,12
avril 2015 90,29 79,09
mai 2015 90,55 78,58
juin 2015 93,44 79,46
juil. 2015 92,39 79,3
août 2015 95,54 80,22
sept. 2015 98,16 81,06
oct. 2015 95,54 81,69
nov. 2015 97,38 83,7
déc. 2015 97,9 84,92
janv. 2016 98,95 85,25
févr. 2016 100,79 86,7
mars 2016 102,1 86,95
avril 2016 104,46 87,87
mai 2016 105,51 89,8
juin 2016 105,25 90,16
juil. 2016 106,3 91,11
août 2016 108,4 92,2
sept. 2016 108,92 94,36
oct. 2016 112,6 95,07
nov. 2016 114,96 95,89
déc. 2016 114,7 97,21
janv. 2017 113,39 98,01
févr. 2017 112,6 98,24
mars 2017 113,12 100,48
avril 2017 111,81 100,5
mai 2017 113,12 101,45
juin 2017 113,91 102,62
juil. 2017 113,12 104,05
août 2017 112,6 104,53
sept. 2017 113,12 104,8
oct. 2017 113,91 105,37
nov. 2017 112,86 104,62
déc. 2017 113,91 104,22
janv. 2018 113,91 104,36
févr. 2018 115,49 104,99
mars 2018 113,65 103,55
avril 2018 113,39 103,57
mai 2018 111,29 103,38
juin 2018 108,14 101,97
juil. 2018 107,09 100,55
août 2018 105,51 100,19
sept. 2018 101,84 99,39
oct. 2018 101,57 99,18
nov. 2018 98,69 99,22
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 6Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Un été stable pour l’hôtellerie de tourisme

Après un printemps mitigé, la fréquentation hôtelière s’est stabilisée en Provence-Alpes-Côte d’Azur au troisième trimestre (+0,3 % par rapport au troisième trimestre 2017) (figure 7). Dans les autres régions touristiques, l’évolution de la fréquentation hôtelière est contrastée. Elle se maintient en Corse (+0,9 %) et en Auvergne-Rhône-Alpes (+0,2 %), progresse en Île-de-France (+7,1 %) et en Bretagne (+1,4 %) mais fléchit en Occitanie (–1,2 %) et en Nouvelle-Aquitaine (–1,9 %). Au total, la fréquentation hôtelière en France a augmenté de 2,2 %.

Parmi les départements de la région, la fréquentation hôtelière progresse dans les Hautes-Alpes (+1,4 %) et les Bouches-du-Rhône (+5,2 %). Elle est quasi stable dans les Alpes-Maritimes (–0,1 %) et recule légèrement dans les Alpes-de-Haute-Provence (–0,5 %). Le repli est davantage marqué dans le Var (–3,6 %) et en Vaucluse (–2,2 %).

La progression de la clientèle non résidente (+2,5 %) a compensé le recul des nuitées hôtelières des Français (–1,4 %). Parmi les non-résidents, les bonnes performances concernant la clientèle lointaine (+12,8 %) contrastent avec le net repli de la clientèle européenne (–2,0 %). À l’exception des Espagnols (+4,8 %), cette baisse touche les principales nationalités séjournant habituellement dans la région : les Italiens (–2,5 %), les Belges (–10,2 %) et les Allemands (–1,4 %). La clientèle britannique se maintient (+0,3 % après +9,4 %).

Parmi les clientèles lointaines, la fréquentation hôtelière des Chinois (+5,2 %) repart à la hausse et celle des Russes (–0,9 %) s’est quasiment maintenue. Les touristes américains (+28,2 %) et ceux en provenance du Proche et du Moyen-Orient (+14,2 %) sont toujours plus nombreux à séjourner dans les hôtels de la région.

D’après les premières données disponibles pour les mois d’octobre et novembre, la fréquentation hôtelière du début de l’automne semble légèrement en retrait par rapport à la même période de 2017.

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France entière
T4 2010 100 100
T1 2011 99,71 100,48
T2 2011 100,58 101,34
T3 2011 102,81 102,33
T4 2011 104,46 103,3
T1 2012 105,22 103,74
T2 2012 105,56 103,5
T3 2012 105,77 103,25
T4 2012 105,77 103,29
T1 2013 105 103,22
T2 2013 104,76 103,03
T3 2013 104,12 103,05
T4 2013 103,98 102,94
T1 2014 104,16 102,36
T2 2014 104,56 102,1
T3 2014 102,6 101,52
T4 2014 102,09 101,33
T1 2015 102,12 101,79
T2 2015 102,47 102,35
T3 2015 103,87 103,48
T4 2015 104,28 103,27
T1 2016 105,34 103,67
T2 2016 104,3 102,64
T3 2016 101,96 101,27
T4 2016 102,55 102,32
T1 2017 102,32 102,85
T2 2017 103,51 104,6
T3 2017 106,29 106,36
T4 2017 107,47 107,54
T1 2018 108,24 108,62
T2 2018 107,81 109,04
T3 2018 107,95 109,8
  • Note : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2010.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Note : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2010.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Les créations d’entreprises se stabilisent

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 17 270 entreprises ont été créées au troisième trimestre 2018. Après un deuxième trimestre en légère baisse, les créations se stabilisent à un niveau élevé. La hausse des immatriculations de micro-entrepreneurs compense la diminution des autres créations d’entreprises (figure 8).

Sur un an, comme depuis le début de l’année, l’augmentation des créations d’entreprises reste vive dans la région (+16,9 %) et en France (+16,8 %).

Le nombre de défaillances d’entreprises diminue dans la région au troisième trimestre 2018 : depuis un an, 5 391 entreprises ont déposé le bilan, soit –10,3 %. Cette tendance baissière entamée début 2016 se poursuit et concerne la quasi-totalité des secteurs ce trimestre.

Seul le transport-entreposage enregistre une légère hausse des défaillances (+4,8 %), comme au trimestre précédent.

La construction et le commerce, qui concentrent la majorité des dépôts de bilan, restent bien orientés (respectivement –12,5 % et –12,8 %). Au plan national, le nombre de défaillances sur un an diminue moins fortement que dans la région (–2,7 %).

Figure 8Créations d'entreprises

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Provence-Alpes-Côte d'Azur y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 97,7 99,21 93,83 91,3
T2 2011 96,21 98,3 93,2 91,71
T3 2011 96,54 99,06 90,41 91,64
T4 2011 98,18 99,04 94,95 92,67
T1 2012 94,56 94,75 96,13 93,94
T2 2012 89,18 91,7 93,04 91,88
T3 2012 90,07 92,25 94,16 91,37
T4 2012 91,46 93,16 89,4 89,76
T1 2013 99,5 100,22 92,43 90,63
T2 2013 97,78 101,27 86,77 90
T3 2013 99,08 101,66 87,07 89,06
T4 2013 98,57 104,08 87,81 91,42
T1 2014 96,28 103,73 89,98 92,07
T2 2014 99,08 103,23 87,19 91,47
T3 2014 94,92 101,92 86,84 92,85
T4 2014 98,68 103,46 86,62 93,2
T1 2015 103,25 111,02 84,83 87,49
T2 2015 109,76 115,51 81,85 87,1
T3 2015 114,15 118,18 84,24 87,74
T4 2015 115,49 120,42 82,2 89,28
T1 2016 117,68 122,69 86,22 90,9
T2 2016 119,91 128,03 85,5 95,01
T3 2016 122,88 129,95 84,36 91,84
T4 2016 121,39 126,88 82,56 91,83
T1 2017 119,64 130,16 86,42 95,39
T2 2017 118,81 130,88 82,93 94,87
T3 2017 124,21 135,36 89,53 99,13
T4 2017 128,8 142,1 95,45 106,94
T1 2018 132,96 143,99 105,76 111,9
T2 2018 139,8 149,16 104,69 115,46
T3 2018 134,13 148,13 104,65 115,77
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
Avertissement

Auparavant, les estimations trimestrielles d’emploi (ETE) publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand – hors agriculture et activité des particuliers employeurs – en France métropolitaine. Depuis la publication de juin 2018, le champ des ETE localisé est étendu à l’ensemble de l’emploi salarié et aux départements d’outre-mer (hors Mayotte). Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs. De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution (effets de composition liés aux écarts de niveaux). Parallèlement, l’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

La croissance européenne s’essouffle un peu

Les climats des affaires sont globalement en baisse à l’automne 2018, suggérant un ralentissement économique, dans un contexte de tensions commerciales. L’activité des États-Unis résisterait un peu grâce à des dépenses publiques vigoureuses, mais ralentirait tout de même à l’horizon de la prévision (mi-2019). La Chine, comme d’autres pays émergents, présenterait des signes d’essoufflement. Les économies de la zone euro, soumises à des incertitudes persistantes (modalités du Brexit, situation budgétaire italienne, tensions sociales en France) ralentiraient même si les stimuli budgétaires programmés en 2019 soutiendraient la consommation des ménages.

En France, le soutien apporté au pouvoir d’achat des ménages limiterait le ralentissement de l’activité

Au 3e trimestre 2018, l’activité a progressé de 0,3 % en France après deux trimestres de croissance plus modérée (+0,2 % par trimestre). La reprise de la consommation des ménages est principalement à l’origine de ce rebond. Le contexte international, mais également le mouvement des gilets jaunes, pèserait sur la croissance française en fin d’année 2018. L’activité économique ne progresserait que de +0,2 % au 4e trimestre avant de se redresser au 1er semestre 2019 (+0,4 % puis +0,3 % par trimestre). Les gains de pouvoir d’achat des ménages prévus fin 2018 et début 2019 soutiendraient la consommation au 1er semestre 2019.

En moyenne annuelle, l’acquis de croissance pour la France en 2019 serait de +1,0 % à mi-année (après +1,5 % prévu pour l’ensemble de l’année 2018). L’acquis de croissance du pouvoir d’achat (mesuré au niveau global) serait de +2,0 % à la mi-2019 (après +1,4 % sur l’ensemble de l’année 2018).