2e trimestre 2018 : l’emploi salarié diminue de 0,4 %Note de conjoncture régionale – 2e trimestre 2018

Philippe Paillole, Nathalie Poleya et Sébastien Seguin, Insee

Au premier semestre 2018, l'activité économique a été contrastée au niveau mondial : dynamique aux États-Unis, en Allemagne et en Espagne notamment, ralentie en Italie, dans certaines économies émergentes et dans la zone océan Indien.

En France, la croissance a été modérée au premier semestre (+ 0,2 % par trimestre), après une année 2017 très dynamique. D’ici la fin d’année, la progression du pouvoir d’achat soutiendrait la consommation des ménages. Conjuguée à un investissement des entreprises robuste et une accélération des exportations, elle conduirait à une croissance du PIB français de + 0,5 % au troisième trimestre puis de + 0,4 % au quatrième.

Au 2e trimestre 2018, l’emploi salarié diminue de 0,4 % à La Réunion. Depuis la mi-2017, il est tiré à la baisse par les services non marchands (- 1,1 %) et par les « autres services » du secteur marchand (- 3,8 %), en lien avec la poursuite de la contraction du nombre de contrats aidés. Le secteur privé ne crée pas d’emploi salarié à La Réunion ce trimestre. La construction perd des emplois, en dépit de perspectives de construction de logements bien orientées, tandis que les créations d’emplois sont faibles dans les services aux entreprises. L’emploi salarié reste néanmoins dynamique dans l'industrie, le commerce et l’hébergement-restauration, en phase avec une fréquentation des hôtels en forte progression (+ 4 % par rapport au 2e trimestre 2017).

La création d’entreprises marque un léger repli à La Réunion au 2e trimestre (- 1 %), après un bon premier trimestre. La hausse du nombre de micro-entreprises ne suffit pas à compenser la baisse des créations sous d’autres catégories juridiques.

Insee Conjoncture Réunion
No 5
Paru le : Paru le 09/10/2018
Philippe Paillole, Nathalie Poleya et Sébastien Seguin, Insee
Insee Conjoncture Réunion  No 5 - octobre 2018

L’emploi salarié continue de baisser

Au 2e trimestre 2018, 255 000 salariés travaillent à La Réunion, secteurs privé et public confondus. Par rapport au 1er trimestre 2018, c’est 1 100 salariés de moins.

L’emploi salarié continue de baisser : - 0,4 % ce trimestre, comme au trimestre précédent. C’est la première fois depuis 2012 que l’emploi salarié baisse deux trimestres consécutivement. En glissement annuel, il diminue de - 1,0 %, alors qu’il progresse de + 0,8 % en France (hors Mayotte - figure 1).

La baisse de l’emploi salariés’explique par le fort recul de l’emploi dans le secteur public, qui représente un tiers des effectifs. Entre mi-2017 et mi-2018, 4,7 % des emplois publics ont disparu, après - 3,0 % en 2016. En effet, le nombre de contrats aidés baisse depuis mi-2016, ce qui pèse sur l’emploi public.

L’emploi salarié privé cesse aussi de progresser au 2e trimestre 2018, après + 0,4 % au trimestre précédent. L’emploi privé, pourtant dynamique sur un an (+ 1 %), ne parvient pasce trimestre à contrebalancer les pertes d’emplois du secteur public.

Figure 1L’emploi salarié baisse au premier semestre 2018 Évolution de l'emploi salarié

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
L’emploi salarié baisse au premier semestre 2018 (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
emploi salarié Total - La Réunion emploi salarié Total - France hors Mayotte emploi salarié Privé - La Réunion emploi salarié Privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,42 100,2 100,91 100,27
T2 2011 100,77 100,29 100,79 100,39
T3 2011 102,42 100,24 102,68 100,42
T4 2011 103,35 100,3 103,34 100,42
T1 2012 103,69 100,32 103,56 100,39
T2 2012 104,12 100,29 103,94 100,33
T3 2012 103,73 100,18 103,56 100,14
T4 2012 103,39 100,03 103,47 99,94
T1 2013 102,83 99,96 102,27 99,83
T2 2013 104,14 99,86 103,58 99,59
T3 2013 105,12 100,02 104,06 99,75
T4 2013 106,64 100,34 104,73 99,91
T1 2014 107,81 100,38 105,78 99,87
T2 2014 107,93 100,42 106,19 99,93
T3 2014 108,9 100,3 107,21 99,74
T4 2014 109,94 100,41 107,87 99,79
T1 2015 111,14 100,35 108,53 99,74
T2 2015 111,17 100,6 108,41 99,98
T3 2015 111,69 100,65 109,16 100,08
T4 2015 112,42 100,86 110,02 100,33
T1 2016 112,9 101,05 110,41 100,55
T2 2016 113,58 101,33 110,81 100,88
T3 2016 114,04 101,64 111,38 101,25
T4 2016 114,07 101,8 111,73 101,42
T1 2017 114,41 102,21 112,17 101,93
T2 2017 115,29 102,63 113,32 102,46
T3 2017 114,94 102,81 113,19 102,73
T4 2017 115,14 103,24 113,94 103,33
T1 2018 114,69 103,43 114,41 103,59
T2 2018 114,19 103,48 114,47 103,72
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1L’emploi salarié baisse au premier semestre 2018 Évolution de l'emploi salarié

  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Baisse de l’emploi salarié dans les services non marchands

Au 2e trimestre 2018, 106 900 salariés travaillent dans les services non marchands. Ils exercent dans l’enseignement, l’administration publique, la santé ou l’action sociale. Ils travaillent majoritairement dans le public (80 %), mais peuvent aussi exercer dans le privé (activités de soutien scolaire, enseignement de la conduite, médecin, etc.).

Dans ces services non marchands, l’emploi se contracte de nouveau au 2e trimestre 2018, en perdant 1 200  salariés, soit - 1,1 %, après - 1,5 % au trimestre précédent (figure 2). Sur un an, 3,3 % des emplois non-marchands ont disparu.

Figure 2L’emploi baisse fortement dans les services non marchandsÉvolution de l'emploi salarié par secteur en La Réunion

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
L’emploi baisse fortement dans les services non marchands (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,48 99,2 100,92 99,7
T2 2011 100,81 98,14 100,62 100,91
T3 2011 102,87 101,06 102,45 102,37
T4 2011 102,57 100,72 103 103,88
T1 2012 103,24 101,32 103,1 104,59
T2 2012 100,84 101,54 103,55 105,37
T3 2012 99,59 101,42 102,96 105,15
T4 2012 98,05 101,9 103,18 104,8
T1 2013 94,8 101,87 101,86 105,36
T2 2013 93,77 102,51 103,36 106,78
T3 2013 91,22 102,43 104,02 108,67
T4 2013 91,48 102,25 104,5 111,8
T1 2014 93,06 102,11 105,29 113
T2 2014 93,21 102,11 105,11 113,05
T3 2014 93,06 105,96 106,23 113,8
T4 2014 92,16 104,62 107,36 115,63
T1 2015 95,87 106,36 107,63 117,63
T2 2015 94,56 105,85 107,52 118,18
T3 2015 96,76 106,61 108,21 118,33
T4 2015 97,79 106,65 109,1 118,82
T1 2016 97,98 108,09 109,76 119,41
T2 2016 98,94 107,95 110,38 120,74
T3 2016 98,84 108,26 110,78 120,85
T4 2016 98,55 109,69 111,02 120,39
T1 2017 99,24 110 110,63 120,74
T2 2017 100,12 110,86 111,56 121,27
T3 2017 100,13 111,12 111,04 120,92
T4 2017 100,67 112,2 111,1 120,43
T1 2018 102,11 113,4 111,3 118,57
T2 2018 101,35 114,31 111,13 117,26
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2L’emploi baisse fortement dans les services non marchandsÉvolution de l'emploi salarié par secteur en La Réunion

  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Forte baisse de l’emploi salarié dans les associations

L’emploi salarié chute de façon encore plus rapide dans les « autres services » du secteur marchand (- 3,8 % sur un trimestre et - 9,9 % sur un an). Ces activités « d’autres services » se déroulent majoritairement au sein d’associations. Ce secteur, comme les secteurs non-marchands, est particulièrement concerné par la baisse des contrats aidés.

Au début du 2e trimestre 2018, 14 550 personnes bénéficient de contrats aidés, secteurs marchand et non-marchand confondus, soit 3 700 de moins qu’au début du trimestre précédent. Sur un an, la baisse est encore plus marquée : - 11 300 contrats aidés.

Dans le secteur marchand, l’emploi salarié continue de progresser fortement dans les secteurs de l’hébergement et restauration (+ 3,0 % ce trimestre, + 7,2 % sur un an), et de l’industrie agro-alimentaire (+ 1,4 %, + 5,0 % sur un an, figure 3). Il progresse plus modérément dans les activités financières (+ 1,3 %, + 2,5 % sur un an) et dans le commerce (+ 0,6 %, + 2,1 % sur un an).

Dans les secteurs des services aux entreprises, l’emploi salarié progresse faiblement (+ 0,2 % au 2e trimestre). Toutefois, sur un an, la croissance de l’emploi reste soutenue (+ 1,8 %).

Dans la construction, l’emploi salarié diminue au 2e trimestre 2018 (- 0,7 % après + 1,4 % au trimestre précédent). Sur un an, l’emploi continue néanmoins de progresser (+ 1,2 %).

Avertissement

* Les estimations trimestrielles d’emploi salarié régionales portent désormais sur un champ complet. Elles incluent les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et des particuliers employeurs, contrairement aux séries diffusées jusqu’à l’an dernier. De plus, une distinction des emplois « privé » et « public », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf, par les CGSS et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution (effets de composition liés aux écarts de niveaux).

Parallèlement, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

* À compter d'octobre 2017, l’enquête de fréquentation hôtelière étend son champ aux hébergements collectifs touristiques. Ce nouveau champ sera analysé dans les publications à compter de 2019, mais est déjà présent dans les séries mises à disposition sur insee.fr.

La présente publication porte donc sur les 75 hôtels de La Réunion et ne prend pas en compte les hébergements collectifs touristiques : 54 hôtels classés et 21 hôtels non classés.

Figure 3Fortes baisses dans les services non marchands et les autres services du secteur marchandÉvolution trimestrielle de l’emploi salarié par secteur détaillé à La Réunion

Fortes baisses dans les services non marchands et les autres services du secteur marchand
Emploi salarié en niveau (en milliers) T2 2018 / T1 2018 T2 2018 / T2 2017
Ensemble 255 -0,4 -1,0
Privé 170 0,0 1,0
Public 85 -1,4 -4,7
Par secteur d'activité
Agriculture 3 0,7 -1,9
Industrie, dont 19 0,8 3,1
Agro-alimentaire 7 1,4 5,0
Construction 14 -0,7 1,2
Intérim 4 4,3 27,0
Services marchands* 108 -0,2 -0,4
commerce et réparation 33 0,6 2,1
transports et entreposage 12 0,3 0,9
hébergement et restauration 9 3,0 7,2
information et communication 4 -0,7 -1,9
activités financières 6 1,3 2,5
activités immobilières 2 0,0 -4,8
services aux entreprises 22 0,2 1,8
autres services 20 -3,8 -9,9
Services non marchands 107 -1,1 -3,3
  • * hors interim.
  • Note : données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Acoss--CGSS-Dares-Insee.

Des perspectives de construction de logements bien orientées

La construction de logements est dynamique à La Réunion  : entre juillet 2017 et juin 2018, 7 500 permis de construire ont été délivrés dans la région (figure 4). C’est 1,4 % de plus par rapport à la même période un an auparavant, alors que leur nombre diminue pour la France hors Mayotte (- 1,2 %).

À La Réunion, les autorisations de construire diminuent légèrement pour les logements individuels. Toutefois elles restent majoritaires (4 000 logements autorisés). Le nombre d’autorisations de construction augmente en revanche de 8 % pour les logements collectifs.

Les mises en chantier de logements restent également dynamiques au 2e trimestre 2018. De juillet 2017 à juin 2018, 6 600 logements ont été commencés à La Réunion. Ce cumul annuel est supérieur de 12 % à celui constaté de juillet 2016 à juin 2017. Cette augmentation est portée principalement par l'habitat collectif (+ 18 %). Les mises en chantier progressent plus fortement dans la région qu’au niveau national (+ 7 % sur un an).

Figure 4Le nombre d’autorisations de construction augmente de 1,4 % en un anÉvolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en décembre 2010
Le nombre d’autorisations de construction augmente de 1,4 % en un an (Indice base 100 en décembre 2010)
La Réunion France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 97,87 101,59
févr. 2011 96,81 101,78
mars 2011 100 101,22
avril 2011 98,94 101,05
mai 2011 104,26 102,64
juin 2011 101,06 102,92
juil. 2011 95,74 103,1
août 2011 95,74 104,28
sept. 2011 86,17 105,85
oct. 2011 86,17 106,54
nov. 2011 87,23 107,57
déc. 2011 89,36 108,66
janv. 2012 92,55 108,43
févr. 2012 92,55 108,64
mars 2012 94,68 108,58
avril 2012 101,06 109,04
mai 2012 103,19 107,64
juin 2012 102,13 107,13
juil. 2012 104,26 106,34
août 2012 103,19 106,52
sept. 2012 101,06 104,32
oct. 2012 102,13 103,8
nov. 2012 100 102,75
déc. 2012 96,81 100,92
janv. 2013 92,55 101,03
févr. 2013 92,55 102,5
mars 2013 87,23 102,83
avril 2013 84,04 101,15
mai 2013 86,17 99,2
juin 2013 86,17 97,48
juil. 2013 92,55 95,53
août 2013 90,43 92,41
sept. 2013 91,49 90,94
oct. 2013 89,36 90,35
nov. 2013 89,36 89,47
déc. 2013 88,3 88,57
janv. 2014 88,3 86,47
févr. 2014 87,23 83,45
mars 2014 95,74 82,5
avril 2014 90,43 81,27
mai 2014 90,43 81,27
juin 2014 91,49 81,31
juil. 2014 87,23 81,69
août 2014 86,17 81,46
sept. 2014 87,23 81,6
oct. 2014 89,36 80,7
nov. 2014 87,23 79,8
déc. 2014 87,23 79,69
janv. 2015 88,3 79,46
févr. 2015 86,17 78,94
mars 2015 80,85 78,08
avril 2015 86,17 79,04
mai 2015 80,85 78,56
juin 2015 78,72 79,44
juil. 2015 75,53 79,27
août 2015 78,72 80,2
sept. 2015 79,79 81,04
oct. 2015 76,6 81,62
nov. 2015 78,72 83,64
déc. 2015 80,85 84,81
janv. 2016 78,72 85,17
févr. 2016 81,91 86,6
mars 2016 81,91 86,85
avril 2016 82,98 87,73
mai 2016 81,91 89,62
juin 2016 86,17 89,97
juil. 2016 87,23 90,85
août 2016 85,11 91,94
sept. 2016 82,98 94,25
oct. 2016 81,91 95,03
nov. 2016 82,98 95,99
déc. 2016 82,98 97,36
janv. 2017 86,17 98,17
févr. 2017 84,04 98,43
mars 2017 81,91 100,67
avril 2017 77,66 100,76
mai 2017 80,85 101,72
juin 2017 78,72 102,83
juil. 2017 76,6 104,3
août 2017 82,98 104,8
sept. 2017 81,91 104,89
oct. 2017 86,17 105,37
nov. 2017 86,17 104,47
déc. 2017 85,11 104,05
janv. 2018 84,04 104,2
févr. 2018 84,04 104,78
mars 2018 81,91 103,21
avril 2018 80,85 103,15
mai 2018 77,66 102,89
juin 2018 79,79 101,55
juil. 2018 84,04 99,92
août 2018 79,79 99,56
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 4Le nombre d’autorisations de construction augmente de 1,4 % en un anÉvolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Plus de clients dans les hôtels moyenne et haut de gamme

Avec 285 500 nuitées, la fréquentation des hôtels réunionnais, classés ou non, progresse de 4 % au 2ᵉ  trimestre 2018 par rapport au 2ᵉ trimestre 2017 (figure 5). La fréquentation est particulièrement dynamique dans les hôtels de 3 étoiles (+ 13 %) et ceux de 4 ou 5 étoiles (+ 7 %). À l’inverse, elle baisse fortement dans les hôtels non classés (- 19 %) et plus modérément dans les hôtels 1 ou 2 étoiles (- 7 %).

Figure 5Une fréquentation hôtelière en hausseÉvolution de la fréquentation hôtelière

Base 100 au 4ᵉ trim 2010
Une fréquentation hôtelière en hausse (Base 100 au 4ᵉ trim 2010)
La Réunion France entière
2010T4 100,0 100,0
2011T1 104,1 100,5
2011T2 107,4 101,3
2011T3 109,6 102,3
2011T4 111,9 103,3
2012T1 112,0 103,7
2012T2 111,8 103,5
2012T3 111,6 103,2
2012T4 110,0 103,3
2013T1 110,1 103,2
2013T2 110,6 103,0
2013T3 111,7 103,1
2013T4 112,3 102,9
2014T1 110,3 102,4
2014T2 108,8 102,1
2014T3 107,3 101,5
2014T4 106,6 101,3
2015T1 107,3 101,8
2015T2 110,4 102,4
2015T3 113,9 103,5
2015T4 119,0 103,3
2016T1 124,3 103,7
2016T2 127,2 102,6
2016T3 131,4 101,3
2016T4 133,2 102,3
2017T1 133,8 102,9
2017T2 135,8 104,6
2017T3 138,0 106,4
2017T4 139,5 107,5
2018T1 140,3 108,6
2018T2 141,5 109,0
  • Note : cumul sur 12 mois.
  • Source : Insee et DGE, enquêtes de fréquentation hôtelière.

Figure 5Une fréquentation hôtelière en hausseÉvolution de la fréquentation hôtelière

  • Note : cumul sur 12 mois.
  • Source : Insee et DGE, enquêtes de fréquentation hôtelière.

Les hôtels de la région Ouest et du Sud sont les premiers bénéficiaires de cette embellie (respectivement + 8 % et + 5 %, figure 6). En revanche, la fréquentation des hôtels du Nord-Est recule de 4 %, du fait principalement de la fermeture d’un grand établissement.

Avec 67,6 % de chambres occupées, le taux d’occupation augmente de 7 points par rapport au 2ᵉ trimestre 2017. En effet, la diminution de l’offre de chambres (- 5 %), liée à la fermeture d’établissements, se conjugue à une augmentation de 6 % du nombre de chambres occupées.

Les clients séjournent en majorité dans les hôtels de moyenne ou haut de gamme : les hôtels 3, 4 et 5 étoiles concentrent 75 % des nuitées au 2ᵉ trimestre 2018. Les clients se tournent en particulier davantage vers les hôtels 3 étoiles : 45 % des nuitées du 2ᵉ trimestre 2018 contre 41 % en 2017.

Figure 6Une fréquentation hôtelière dynamique dans l’Ouest et le SudÉvolution de la fréquentation hôtelière par microrégions à La Réunion

Base 100 au 4ᵉ trim 2010
Une fréquentation hôtelière dynamique dans l’Ouest et le Sud (Base 100 au 4ᵉ trim 2010)
Nord-Est Ouest Sud
2010T4 100,0 100,0 100,0
2011T1 107,4 102,9 103,4
2011T2 113,9 105,9 104,5
2011T3 118,4 108,1 104,8
2011T4 123,4 109,7 105,7
2012T1 124,5 110,7 103,5
2012T2 124,1 110,9 102,7
2012T3 124,1 110,9 102,1
2012T4 122,2 110,1 99,3
2013T1 122,0 110,7 98,4
2013T2 122,3 111,3 98,9
2013T3 122,3 112,7 100,7
2013T4 121,3 113,6 102,0
2014T1 119,1 110,6 102,1
2014T2 117,4 108,8 101,3
2014T3 116,6 107,7 98,4
2014T4 116,6 106,8 97,6
2015T1 115,3 108,8 97,6
2015T2 118,5 112,1 100,2
2015T3 122,3 114,8 103,9
2015T4 124,4 120,3 109,0
2016T1 128,5 126,0 114,6
2016T2 130,5 130,0 116,3
2016T3 132,0 135,7 121,2
2016T4 133,2 139,1 122,4
2017T1 133,8 139,2 123,8
2017T2 134,9 140,6 127,7
2017T3 137,9 142,0 130,8
2017T4 142,3 142,0 132,6
2018T1 144,3 144,2 129,6
2018T2 142,9 146,6 130,6
  • Note : cumul sur 12 mois.
  • Source : Insee et DGE, enquêtes de fréquentation hôtelière.

Figure 6Une fréquentation hôtelière dynamique dans l’Ouest et le SudÉvolution de la fréquentation hôtelière par microrégions à La Réunion

  • Note : cumul sur 12 mois.
  • Source : Insee et DGE, enquêtes de fréquentation hôtelière.

Léger repli des créations d’entreprises

Au 2e trimestre 2018, 1 689 entreprises ont été créées à La Réunion. Après les hausses enregistrées les trois trimestres précédents, le nombre de créations d’entreprises diminue légèrement (- 1 %, figure 7). Au niveau national, il progresse de 3 %.

Seules les immatriculations sous le statut de micro-entrepreneurs restent dynamiques (+ 3 %). Ainsi, 22 % des nouvelles entreprises sont des nouveaux micro-entrepreneurs : c’est 1 point de plus qu’au trimestre précédent. C’est le niveau le plus élevé depuis le deuxième trimestre 2014.

Au 2e trimestre 2018, la création d’entreprises augmente seulement dans le secteur du « commerce, transports, hébergement et restauration » (+ 8 %) . Dans les autres secteurs, la création d’entreprises est en repli. Malgré une baisse de 4 % par rapport au trimestre précédent, le secteur des « autres services » reste dominant : il concentre la moitié des créations (858 créations).

Sur les douze derniers mois, de juillet 2017 à juin 2018, le nombre de créations d’entreprises progresse de 11 % par rapport aux douze mois précédents (juillet 2016 à juin 2017). Cette hausse profite à tous les secteurs, mais particulièrement au secteur des « autres services » (+ 14 %). Dans le même temps, le nombre de créations augmente de 16 % au niveau national.

Au cours des douze derniers mois, 657 défaillances d’entreprises ont été enregistrées à La Réunion. C’est 2,5 % de plus que sur les douze mois précédents.

Figure 7Les créations d’entreprises hors-microentrepreneurs continuent de baisserCréations d'entreprises

Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Les créations d’entreprises hors-microentrepreneurs continuent de baisser (Indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
La Réunion hors micro-entr. France entière hors micro-entr. La Réunion y/c micro-entr. France entière y/c micro-entr.
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 70,41 99,21 78,4 91,21
T2 2011 81,18 98,28 86,43 91,65
T3 2011 76,25 99,08 84,04 91,61
T4 2011 70,29 99,06 76,48 92,69
T1 2012 66,99 94,75 75,76 93,87
T2 2012 61,33 91,73 67,43 91,86
T3 2012 64,34 92,26 72,34 91,36
T4 2012 67,95 93,15 74,39 89,76
T1 2013 68,79 100,28 73,07 90,59
T2 2013 74,08 101,21 72,6 89,88
T3 2013 69,57 101,64 68,54 89,1
T4 2013 67,23 104,04 64,96 91,37
T1 2014 71,02 103,76 69,83 92,03
T2 2014 70,11 103,22 64,75 91,3
T3 2014 70,48 101,88 66,15 92,92
T4 2014 84,13 103,51 74,14 93,22
T1 2015 68,01 111,01 61,29 87,41
T2 2015 73 115,52 64,62 86,9
T3 2015 75,41 118,19 64,96 87,92
T4 2015 70,96 120,41 60,99 89,27
T1 2016 78,53 122,72 66,79 90,82
T2 2016 76,73 128,01 65,86 94,74
T3 2016 74,2 129,89 63,04 92,05
T4 2016 72,28 126,91 62,48 91,84
T1 2017 76,01 130,24 65 95,29
T2 2017 75,29 130,91 65,04 94,56
T3 2017 78,65 135,28 68,29 99,49
T4 2017 80,94 142,07 70,17 106,93
T1 2018 80,58 144,18 72,9 111,78
T2 2018 78,65 149,74 72,09 115,46
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Les créations d’entreprises hors-microentrepreneurs continuent de baisserCréations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Encadrés

Contexte national : en France, l'activité accélérerait au second semestre après avoir été modérée au premier semestre

La croissance française a nettement ralenti au premier semestre (+ 0,2 % par trimestre) après une année 2017 très dynamique. Au-delà des facteurs internationaux qui ont pesé sur le climat des affaires, l’activité économique a été pénalisée par des facteurs ponctuels (grèves, baisse du pouvoir d’achat au premier trimestre, moindre consommation en énergie, maintenance de raffineries).

Cependant, le retour à la normale dans les secteurs des transports et de l’énergie, combiné à des immatriculations dynamiques durant l’été, conduirait à un rebond de la consommation des ménages au troisième trimestre. En fin d’année, le pouvoir d’achat progresserait fortement en raison des réductions de cotisations sociales et de taxe d’habitation ; il prendrait ainsi le relais pour soutenir la consommation. Bénéficiant également d’un investissement des entreprises robuste et d’une accélération des exportations, le PIB français croîtrait de + 0,5 % au troisième trimestre puis de + 0,4 % au quatrième, conduisant à une croissance de + 1,6 % en 2018.

Contexte international : début 2018, les écarts de croissance s’accentuent entre les grands pays

Au premier semestre 2018, l’activité a été stimulée aux États-Unis par une politique budgétaire pro-cyclique ; en zone euro, l’allant des économies allemande et espagnole contraste avec les difficultés observées en Italie. Certaines économies émergentes connaissent par ailleurs de fortes tensions financières et inflationnistes. L’environnement international resterait néanmoins porteur, avec un commerce mondial encore dynamique malgré les tensions protectionnistes.

Pour comprendre

Les estimations trimestrielles de l'emploi salarié sont élaborées à partir de différentes sources :

  • les déclarations de cotisations sociales des établissements faites aux Urssaf (unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) et Caisses générales de sécurité sociale (CGSS), soit sous forme de bordereaux récapitulatifs de cotisations (BRC), soit de déclarations sociales nominatives (DSN) ;
  • les fichiers de paie pour les personnels de la fonction publique d’État ;
  • les déclarations de cotisations sociales collectées par la mutualité sociale agricole (MSA) ;
  • les déclarations d’emploi des particuliers employeurs provenant de trois formalités administratives : déclaration nominative simplifiée (DNS), chèque emploi service universel (Cesu) et prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) ;
  • les déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire (ETT) adressées à Pôle emploi, auxquelles se sont progressivement substituées les déclarations sociales nominatives (DSN) à compter de mi-2016.

Définitions

Les services aux entreprises correspondent aux activités scientifiques et techniques, qui regroupent les activités juridiques, comptables, de gestion, d'architecture, d'ingénierie, de contrôle et d'analyses techniques, ainsi qu'aux activités de services administratifs et de soutien, qui regroupent les activités liées à l’emploi (hors intérim), aux agences de voyage, aux activités de location et à la sécurité.

Les autres activités de services sont majoritairement composées des activités des organisations associatives. Elles comportent également les activités d’arts et spectacles ou récréatives et d’autres services personnels.




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