Thermalisme médical : Auvergne-Rhône-Alpes, troisième région de France

Medhy Martin, Henri Lavergne, Insee

Auvergne-Rhône-Alpes, riche de ses nombreuses sources thermales, compte 27 établissements thermaux. C’est la troisième région en termes de fréquentation médicale, avec 129 000 cures en 2017. Le faible nombre d’établissements induit des retombées économiques directes modestes. Le secteur emploie 2 800 salariés, avec une activité concentrée sur 8 mois. Il génère toutefois des retombées touristiques en matière d’hébergement et de consommation de services par les curistes. Il impacte plus fortement les zones de montagne où se situent la moitié des établissements thermaux. C’est particulièrement le cas en moyenne montagne, où les communes thermales voient en saison leur population présente augmenter de 10 %.

Insee Analyses Auvergne-Rhône-Alpes N° 63
No 63
Paru le : 13/09/2018

Le thermalisme consiste à exploiter des eaux de source contenant des propriétés chimiques et thermiques particulières à visées thérapeutiques. L’orientation thérapeutique d’un établissement thermal est historiquement fonction de la composition et de la température de ses eaux. Les principales indications concernent à 85 % les affections rhumatologiques et des voies respiratoires, dans la région comme en France. Mais d’autres pathologies, cardio-artérielles, phlébologiques, neurologiques, digestives ou dermatologiques par exemple, peuvent trouver une réponse dans la médecine thermale.

La plupart des établissements thermaux se sont implantés à l’emplacement même ou à proximité d’anciens thermes romains. Au fil des années, un patrimoine varié (monuments, casinos, hippodromes, palaces, villas…) a enrichi ces sites, les dotant d’une identité forte et originale (encadré).

Dans la région, 27 établissements thermaux dispensent des cures thermales médicalisées. Les structures actuelles ont reçu leur autorisation d’exploiter leur activité tout au long du XXe siècle, depuis l’établissement de Néris-les-Bains en 1901 jusqu’à celui de Brides-les-Bains en 1997. Certains établissements prodiguent aussi des soins non médicaux de confort, relaxation, massage, beauté, diététique, mais seuls ceux proposant des cures médicalisées sont étudiés ici.

Un cinquième du thermalisme médical français

En 2017, plus de 129 000 personnes (source) suivent une cure thermale sur prescription médicale dans les établissements régionaux. La durée moyenne de ces cures est de 18 jours. Auvergne-Rhône-Alpes accueille ainsi 22 % des curistes en France. Elle se place en troisième position derrière l’Occitanie (31 % des curistes) et la Nouvelle Aquitaine (25 %) mais devant Paca (8 %).

Le thermalisme médical concerne majoritairement des personnes de plus de 50 ans, seules ou en couple. Les jeunes enfants bénéficiaires de cures restent très minoritaires, avec moins de 2 % des cures. Celles-ci sont principalement dispensées sur les sites de La Bourboule et de Challes-les-Eaux, qui disposent de maisons d’enfants spécialisées pour les cures thermales pédiatriques.

Les thermes de la région se partagent entre zones de montagne et milieu urbain

La moitié des thermes régionaux se situent en zone de montagne. Dans le massif alpin, les thermes de Saint-Gervais-les-Bains, Brides-les-Bains, Salins-Fontaine, La Léchère et Allevard sont dans un environnement de haute montagne et côtoient notamment les stations de sport d’hiver. C’est également le cas de ceux du Mont-Dore et de La Bourboule dans le Massif central.

À plus basse altitude, Montbrun-les-Bains dans la Drôme, Meyras (Thermes de Neyrac), Vals-les-Bains et Saint-Laurent-les-Bains dans l’Ardèche, Chaudes-Aigues dans le Cantal et Châteauneuf-les-Bains dans le Puy-de-Dôme se caractérisent par un aspect plutôt rural. Bourbon-l’Archambault, situé en plaine et présentant plutôt des caractéristiques rurales, a des similitudes avec les zones de moyenne montagne (méthodologie).

Les autres thermes régionaux sont présents en milieu urbain. Quatre sites sont proches d’une grande agglomération. Montrond-les-Bains est dans l’aire d’influence de Saint-Étienne, Royat et Châtel-Guyon dans celle de Clermont-Ferrand et Saint-Martin-d’Uriage dans celle de Grenoble. Les sept autres sites relèvent de pôles urbains de taille plus modeste : Divonne-les-Bains dans l’Ain, Évian-les-Bains et Thonon-les-Bains en Haute-Savoie, Aix-les-Bains et Challes-les-Eaux en Savoie, Néris-les-Bains et Vichy dans l’Allier.

En moyenne montagne, la population des communes thermales augmente de 10 % en saison

La part que représentent les curistes dans la population locale est plus élevée en moyenne montagne, dont les communes thermales sont faiblement peuplées (figure 1). Elle est particulièrement forte à Saint-Laurent-les-Bains, commune de 136 habitants qui reçoit environ 2 700 curistes. L’impact des curistes est également très fort à Brides-les-Bains et Salins-Fontaine, qui à elles deux accueillent 11 900 curistes pour une population de 1 500 habitants. En moyenne, les communes thermales situées en moyenne montagne voient en saison leur population présente augmenter de 10 %. En revanche, la présence des curistes est nettement moins forte dans la population des communes thermales situées en milieu urbain, comme à Thonon-les-Bains, Divonne-les-Bains, Évian-les-Bains ou Vichy.

Figure 1 – Localement la présence des curistes fait fortement augmenter la population résidentePoids des curistes sur la population des communes thermales, en moyenne sur la saison

Localement la présence des curistes fait fortement augmenter la population résidente
Commune thermale Nombre de curistes moyen Poids moyen des curistes sur la population durant la saison en %
Aix-les-Bains 29 659 8,3
Allevard 4 130 8,3
Bourbon-l'Archambault 4 335 14,1
Brides-les-Bains et Salins-Fontaine 11 865 65,0
Challes-les-Eaux 1 153 1,8
Châteauneuf-les-Bains 625 17,4
Châtel-Guyon 5 686 7,6
Chaudes-Aigues 2 293 21,4
Divonne-les-Bains 930 0,8
Évian-les-Bains 1 430 1,3
La Bourboule 4 135 19,3
La Léchère 5 907 27,0
Meyras 4 076 35,1
Mont-Dore 9 245 58,0
Montbrun-les-Bains 2 642 50,8
Montrond-les-Bains 2 642 4,2
Néris-les-Bains 7 761 24,4
Royat 8 636 15,1
Saint-Gervais-les-Bains 1 729 2,6
Saint-Laurent-les-Bains 2 697 165,3
Saint-Martin-d'Uriage 4 357 6,7
Thonon-les-Bains 2 655 0,6
Vals-les-Bains 2 512 6,0
Vichy 8 214 2,7
  • Note de lecture : à Aix-les-Bains, les 30 000 curistes venus en 2017 contribuent à une hausse de la population résidente de 8 % en moyenne chaque jour sur la période de mars à octobre.
  • Sources : Insee, Recensement de la population 2015, Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme 2017

Figure 1 – Localement la présence des curistes fait fortement augmenter la population résidentePoids des curistes sur la population des communes thermales, en moyenne sur la saison

  • Note de lecture : à Aix-les-Bains, les 30 000 curistes venus en 2017 contribuent à une hausse de la population résidente de 8 % en moyenne chaque jour sur la période de mars à octobre.
  • Sources : Insee, Recensement de la population 2015, Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme 2017

Le caractère contrasté des communes thermales se retrouve dans leurs dynamiques démographiques (figure 2). Ainsi, la population résidente augmente plus fortement dans les communes urbaines (+ 0,9 % en moyenne annuelle entre 2010 et 2015). Cette croissance dépasse même 2,5 % à Divonne-les-Bains. Au contraire, la population a baissé dans les communes situées en moyenne et haute montagne, et ce de manière plus défavorable que la zone de référence (méthodologie). En revanche, ce qui caractérise les communes thermales, c’est une population âgée, avec une moyenne de 43 ans, contre 40 ans dans l’ensemble de la population régionale. Lorsqu’elle existe, la croissance de la population porte par conséquent uniquement sur les arrivées plus nombreuses que les départs. En effet, le volume des décès est souvent similaire à celui des naissances, voire supérieur en moyenne montagne.

Figure 2 – Des communes thermales au profil touristiqueComparaison des communes thermales avec leurs zones de référence sur quelques indicateurs

Des communes thermales au profil touristique
Urbain Haute montagne Moyenne montagne Ensemble
Communes thermales Référence Communes thermales Référence Communes thermales Référence Communes thermales Référence Auvergne-Rhône-Alpes
Population 2015 137 706 16 117 8 784 162 607
Estimation nuitées en 2017 1 462 460 740 220 383 600 2 586 280
Évolution annuelle moyenne de la population entre 2010 et 2015 (en %) + 0,9 + 0,9 – 0,3 – 0,1 – 0,3 + 0,3 + 0,8 + 0,7 + 0,8
Part des activités relatives aux soins dans l’emploi touristique (en %) 12,9 4,5 16,3 1,2 17,1 2,3 13,9 2,6 2,3
Densité de médecins (en nombre de médecins pour 10 000 habitants) 27,5 16,8 31,0 15,7 27,3 11,2 27,9 15,2 16,1
Densité touristique (en lits/km²) 357,6 30,0 246,0 90,3 68,7 23,2 218,0 45,0 39,7
Part de l'emploi touristique dans l'emploi total (en %) 13,7 3,7 30,1 30,7 16,7 3,1 15,8 6,6 4,2
  • Sources : Insee, Recensement de la population 2015, DADS 2014, Acoss 2014, Clap 2014, BPE 2017 ; nuitées 2017 : Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme

Le thermalisme : un atout touristique

La présence des curistes alimente localement les besoins en services d’hébergement, de restauration, et plus généralement stimule toute activité liée à la présence touristique. En 2017, les curistes génèrent 2,6 millions de nuitées en Auvergne-Rhône-Alpes (source). Un quart des établissements thermaux intègrent des possibilités d’hébergement. La plupart des autres établissements ont des accords d’hébergement au niveau local afin de proposer aux curistes des prestations d’ensemble.

Les établissements thermaux portent ainsi une activité touristique sur leur lieu d’implantation. La densité touristique (nombre de lits au km²) se révèle très importante dans l’ensemble des communes thermales (218 lits/km² en zone thermale contre 45 lits/km² pour la zone de référence). L’écart est un peu moins élevé en zones de montagne, et notamment de haute montagne, dont l’orientation touristique est prononcée même pour les communes non concernées par l’activité thermale (stations de ski…).

Parmi l’emploi induit par le tourisme, les activités relatives aux soins représentent une part importante (13,9 % de l’emploi touristique contre 2,6 % dans la zone de référence). C’est encore plus marqué dans les communes de moyenne montagne, aux activités économiques moins diversifiées. Les soins y occupent 17,1 % de l’emploi imputable aux touristes, contre 2,3 % dans la zone de référence.

Les casinos, dont la présence résulte directement, sur le plan administratif, de l’existence de l’activité thermale, sont également générateurs de flux touristiques. Ainsi, sur les 33 casinos de la région, 20 sont implantés sur des communes thermales.

L’offre de services est plus développée dans les communes thermales

La présence des thermes et l’apport touristique engendré contribuent au développement des activités destinées à satisfaire les besoins de la population (activités présentielles). Les habitants, curistes et autres touristes, bénéficient d’une offre d’équipements, de commerces et de services plus développée que dans les zones de référence. C’est notamment le cas d’équipements dits de proximité, comme les commerces de détail ou les restaurants. Mais des équipements plus rares comme les supermarchés, les hypermarchés ou les cinémas sont également plus nombreux. Les temps d’accès à ces équipements sont également plus faibles. La meilleure offre de services des communes thermales se vérifie quel que soit le type d’environnement (urbain, moyenne montagne ou haute montagne). Sur l’ensemble, elle est amplifiée par le fait que la part de la population des communes thermales habitant en milieu urbain est importante. Or les services sont généralement plus développés en milieu urbain.

La médicalisation des cures explique une plus forte présence des médecins dans les communes thermales. On y compte ainsi 28 médecins (omnipraticiens et spécialistes) pour 10 000 habitants, contre 15 en zone de référence. Ces praticiens peuvent intervenir dans les établissements thermaux à titre libéral et donc, dans certains cas, exercer également auprès des populations locales.

Un poids économique direct faible

Certains établissements thermaux appartiennent à des entreprises ayant d’autres établissements situés hors de la région. Ces entreprises exercent aussi des activités autres que le thermalisme médicalisé : spa, hébergement, golf, production d’eau de boisson, activités « support » ou de gestion, etc.

D’un point de vue strictement économique, le poids du thermalisme dans l’économie régionale reste modeste, compte tenu du faible nombre d’établissements. En 2015, 2 800 salariés ont travaillé au moins un jour dans l’année dans un des 27 établissements thermaux de la région. Ceux-ci génèrent directement 180 millions d’euros de chiffre d’affaires et 95 millions d’euros de valeur ajoutée (méthodologie).

La richesse produite par salarié (production par emploi) est plus faible pour les établissements thermaux que pour les PME régionales comparables (figure 3) car le thermalisme est une activité utilisant beaucoup de main d’œuvre. Mais le taux de marge y est meilleur du fait des rémunérations moins importantes des salariés et de l’intervention de personnels non salariés, tels des médecins libéraux, dont les émoluments ne sont pas pris en compte dans cet indicateur comptable.

En effet, les salaires horaires nets sont relativement faibles, s’élevant à 10,7 euros, contre 13 euros en moyenne pour les salariés des petites entreprises. Cette différence s’explique par la nature des métiers exercés, car à métier identique, les salariés du thermalisme ont un salaire légèrement plus élevé que ceux des autres secteurs (entre + 0,6 et + 1,7 euro de l’heure).

Figure 3 – La production par emploi est plus faible dans les établissements thermauxPrincipaux indicateurs économiques des établissements thermaux et des PME comparables

La production par emploi est plus faible dans les établissements thermaux
Production par emploi (en k€/ETP) Taux de valeur ajoutée (en %) Taux de marge (en %)
Établissements thermaux (*) 41 56 19
PME régionales monoétablissement (hors micro) 67 34 26
dont secteur "autres activités de service" 69 88 5
  • (*) hors établissement de Royat.
  • Source : Insee, Fare, Clap, Lifius 2015

Figure 3 – La production par emploi est plus faible dans les établissements thermauxPrincipaux indicateurs économiques des établissements thermaux et des PME comparables

Une activité saisonnière

Le thermalisme se caractérise par un accroissement temporaire d’activité dans l’année, les établissements accueillant généralement les curistes entre mars et fin octobre. Le pic d’activité se situe en septembre et octobre (figure 4). Les contrats de travail sont dès lors fréquemment saisonniers 1 (31 % des contrats contre une moyenne de 3 %) ou à durée déterminée (42 % de CDD contre 19 % en moyenne). Seuls 30 % des salariés ont une activité permanente dans un établissement thermal, c’est-à-dire qu’ils y travaillent aussi en période creuse (novembre à février).

Les contrats sont courts avec une moyenne de 204 jours de travail annuel par contrat. En effet la forte proportion d’emplois saisonniers et en CDD (dont les durées moyennes sont de respectivement 172 et 146 jours dans l’année) réduit mécaniquement le nombre moyen de jours de travail.

Figure 4 – Des salariés du thermalisme deux à trois fois plus nombreux durant la saisonÉvolution du nombre de salariés des établissements thermaux au cours de l'année 2015

Des salariés du thermalisme deux à trois fois plus nombreux durant la saison
DATE Thermes de pôle urbain Thermes de moyenne montagne Thermes de haute montagne
1 janv. 523 97 170
2 janv. 523 97 171
3 janv. 521 97 170
4 janv. 519 97 170
5 janv. 523 88 174
6 janv. 523 88 174
7 janv. 523 87 175
8 janv. 523 86 176
9 janv. 523 87 178
10 janv. 524 85 178
11 janv. 523 84 178
12 janv. 526 83 178
13 janv. 526 82 179
14 janv. 526 82 179
15 janv. 526 82 180
16 janv. 526 81 180
17 janv. 527 80 180
18 janv. 527 79 180
19 janv. 533 79 180
20 janv. 533 78 180
21 janv. 534 78 180
22 janv. 534 78 180
23 janv. 534 78 180
24 janv. 540 77 180
25 janv. 542 77 180
26 janv. 542 77 180
27 janv. 543 77 180
28 janv. 544 77 180
29 janv. 543 77 180
30 janv. 546 77 180
31 janv. 541 76 183
1 févr. 558 83 188
2 févr. 558 83 188
3 févr. 557 87 188
4 févr. 557 91 189
5 févr. 557 92 194
6 févr. 560 95 194
7 févr. 562 96 194
8 févr. 568 97 195
9 févr. 571 97 196
10 févr. 573 97 198
11 févr. 575 97 205
12 févr. 578 98 207
13 févr. 580 98 207
14 févr. 576 98 207
15 févr. 581 97 209
16 févr. 582 97 209
17 févr. 590 97 209
18 févr. 592 97 210
19 févr. 596 97 210
20 févr. 594 97 210
21 févr. 592 97 209
22 févr. 597 97 208
23 févr. 596 97 208
24 févr. 597 97 208
25 févr. 597 97 208
26 févr. 597 97 208
27 févr. 596 97 209
28 févr. 586 86 206
1 mars 586 86 206
2 mars 593 96 207
3 mars 656 115 209
4 mars 660 116 209
5 mars 664 118 209
6 mars 674 119 212
7 mars 674 119 212
8 mars 674 119 213
9 mars 673 119 208
10 mars 710 125 212
11 mars 712 131 213
12 mars 721 134 217
13 mars 726 139 225
14 mars 727 146 242
15 mars 726 149 259
16 mars 728 148 258
17 mars 747 167 293
18 mars 796 170 294
19 mars 804 176 295
20 mars 821 186 296
21 mars 826 188 296
22 mars 827 188 296
23 mars 823 188 296
24 mars 867 205 316
25 mars 866 208 316
26 mars 878 211 317
27 mars 928 211 317
28 mars 931 211 320
29 mars 930 211 326
30 mars 918 208 325
31 mars 954 219 382
1 avr. 964 247 390
2 avr. 966 244 398
3 avr. 967 245 399
4 avr. 966 243 399
5 avr. 963 243 398
6 avr. 992 256 403
7 avr. 996 256 411
8 avr. 997 258 427
9 avr. 999 258 443
10 avr. 1 001 259 445
11 avr. 1 002 259 448
12 avr. 998 258 447
13 avr. 1 016 263 481
14 avr. 1 016 263 484
15 avr. 1 017 262 484
16 avr. 1 017 262 485
17 avr. 1 020 263 485
18 avr. 1 023 277 486
19 avr. 1 017 262 485
20 avr. 1 025 266 510
21 avr. 1 026 266 510
22 avr. 1 027 266 512
23 avr. 1 027 266 513
24 avr. 1 025 267 514
25 avr. 1 026 267 514
26 avr. 1 021 267 511
27 avr. 1 019 266 520
28 avr. 1 019 266 521
29 avr. 1 019 267 522
30 avr. 1 020 267 524
1 mai 1 016 269 525
2 mai 1 020 266 526
3 mai 1 019 265 524
4 mai 1 035 274 547
5 mai 1 033 274 546
6 mai 1 033 274 547
7 mai 1 034 275 548
8 mai 1 034 275 549
9 mai 1 036 282 549
10 mai 1 034 281 548
11 mai 1 051 296 557
12 mai 1 057 296 558
13 mai 1 056 296 558
14 mai 1 058 296 558
15 mai 1 059 297 560
16 mai 1 058 297 560
17 mai 1 056 297 560
18 mai 1 079 306 566
19 mai 1 084 306 567
20 mai 1 090 306 567
21 mai 1 090 306 568
22 mai 1 090 306 568
23 mai 1 093 307 567
24 mai 1 088 307 567
25 mai 1 094 309 569
26 mai 1 097 309 570
27 mai 1 094 309 572
28 mai 1 095 309 574
29 mai 1 102 309 575
30 mai 1 111 310 575
31 mai 1 118 313 592
1 juin 1 103 313 593
2 juin 1 111 315 594
3 juin 1 113 315 594
4 juin 1 114 316 594
5 juin 1 117 317 599
6 juin 1 116 317 599
7 juin 1 129 320 608
8 juin 1 129 321 610
9 juin 1 130 321 610
10 juin 1 131 323 612
11 juin 1 130 323 612
12 juin 1 130 323 612
13 juin 1 126 322 611
14 juin 1 132 322 615
15 juin 1 135 322 616
16 juin 1 137 323 617
17 juin 1 138 324 618
18 juin 1 138 323 619
19 juin 1 139 323 619
20 juin 1 133 319 614
21 juin 1 135 321 617
22 juin 1 136 321 616
23 juin 1 136 321 618
24 juin 1 135 321 618
25 juin 1 134 321 619
26 juin 1 135 321 619
27 juin 1 130 318 613
28 juin 1 131 319 613
29 juin 1 131 319 613
30 juin 1 134 316 610
1 juil. 1 132 315 611
2 juil. 1 133 315 611
3 juil. 1 134 315 613
4 juil. 1 131 312 612
5 juil. 1 149 316 628
6 juil. 1 150 316 629
7 juil. 1 153 316 630
8 juil. 1 154 316 630
9 juil. 1 155 323 630
10 juil. 1 156 327 633
11 juil. 1 151 317 631
12 juil. 1 158 320 641
13 juil. 1 161 320 640
14 juil. 1 161 321 640
15 juil. 1 162 321 641
16 juil. 1 162 321 642
17 juil. 1 163 321 645
18 juil. 1 158 320 643
19 juil. 1 168 321 646
20 juil. 1 169 321 646
21 juil. 1 171 321 645
22 juil. 1 170 321 645
23 juil. 1 170 321 647
24 juil. 1 169 321 650
25 juil. 1 166 321 644
26 juil. 1 169 321 649
27 juil. 1 167 321 651
28 juil. 1 167 320 650
29 juil. 1 174 321 651
30 juil. 1 172 327 656
31 juil. 1 168 323 652
1 août 1 191 326 658
2 août 1 191 326 658
3 août 1 193 326 659
4 août 1 195 326 659
5 août 1 196 326 662
6 août 1 196 326 665
7 août 1 194 324 660
8 août 1 206 324 670
9 août 1 207 325 670
10 août 1 209 326 670
11 août 1 209 326 671
12 août 1 209 327 675
13 août 1 209 329 676
14 août 1 207 328 669
15 août 1 209 331 673
16 août 1 209 331 673
17 août 1 209 333 674
18 août 1 209 334 676
19 août 1 208 334 676
20 août 1 204 334 676
21 août 1 190 333 661
22 août 1 190 332 662
23 août 1 191 332 662
24 août 1 192 332 662
25 août 1 197 331 663
26 août 1 205 331 665
27 août 1 208 330 664
28 août 1 220 328 648
29 août 1 220 344 648
30 août 1 214 337 648
31 août 1 216 337 649
1 sept. 1 219 337 648
2 sept. 1 220 338 649
3 sept. 1 215 335 644
4 sept. 1 226 339 652
5 sept. 1 228 339 653
6 sept. 1 230 339 653
7 sept. 1 232 339 655
8 sept. 1 233 341 652
9 sept. 1 231 342 654
10 sept. 1 230 338 648
11 sept. 1 236 339 651
12 sept. 1 235 340 650
13 sept. 1 234 341 652
14 sept. 1 234 341 654
15 sept. 1 234 343 654
16 sept. 1 234 343 652
17 sept. 1 231 342 647
18 sept. 1 232 342 651
19 sept. 1 232 341 650
20 sept. 1 233 341 650
21 sept. 1 232 342 649
22 sept. 1 226 342 649
23 sept. 1 225 342 654
24 sept. 1 212 338 636
25 sept. 1 212 337 639
26 sept. 1 212 337 640
27 sept. 1 210 337 642
28 sept. 1 207 335 639
29 sept. 1 203 337 639
30 sept. 1 204 338 638
1 oct. 1 198 334 617
2 oct. 1 222 335 618
3 oct. 1 223 335 618
4 oct. 1 223 336 618
5 oct. 1 224 336 616
6 oct. 1 218 335 618
7 oct. 1 217 335 618
8 oct. 1 198 334 576
9 oct. 1 199 336 577
10 oct. 1 198 336 572
11 oct. 1 198 336 567
12 oct. 1 195 336 567
13 oct. 1 192 336 567
14 oct. 1 193 338 566
15 oct. 1 162 327 514
16 oct. 1 167 329 516
17 oct. 1 165 329 515
18 oct. 1 166 329 513
19 oct. 1 164 328 512
20 oct. 1 164 327 512
21 oct. 1 171 326 512
22 oct. 1 152 319 371
23 oct. 1 160 316 371
24 oct. 1 160 316 369
25 oct. 1 159 316 369
26 oct. 1 159 317 367
27 oct. 1 160 317 367
28 oct. 1 100 286 256
29 oct. 1 053 269 256
30 oct. 1 050 268 255
31 oct. 1 047 267 254
1 nov. 1 040 268 252
2 nov. 1 046 268 251
3 nov. 1 046 265 251
4 nov. 916 246 218
5 nov. 909 241 219
6 nov. 908 241 219
7 nov. 901 240 183
8 nov. 901 234 182
9 nov. 899 218 180
10 nov. 899 211 179
11 nov. 889 180 178
12 nov. 887 169 178
13 nov. 885 166 178
14 nov. 881 163 177
15 nov. 882 161 176
16 nov. 882 160 176
17 nov. 880 154 176
18 nov. 861 148 176
19 nov. 848 147 175
20 nov. 851 147 175
21 nov. 848 144 175
22 nov. 847 143 175
23 nov. 846 142 175
24 nov. 843 140 175
25 nov. 712 129 171
26 nov. 708 120 171
27 nov. 686 110 171
28 nov. 624 106 171
29 nov. 624 106 172
30 nov. 624 106 172
1 déc. 623 105 173
2 déc. 603 103 170
3 déc. 600 103 170
4 déc. 600 102 170
5 déc. 600 102 169
6 déc. 599 100 170
7 déc. 598 101 170
8 déc. 593 100 169
9 déc. 545 100 169
10 déc. 544 100 174
11 déc. 545 98 174
12 déc. 546 98 174
13 déc. 547 99 174
14 déc. 547 99 174
15 déc. 543 101 174
16 déc. 542 101 174
17 déc. 544 103 175
18 déc. 543 102 175
19 déc. 543 101 174
20 déc. 540 101 174
21 déc. 539 97 174
22 déc. 539 96 174
23 déc. 538 95 174
24 déc. 536 95 176
25 déc. 536 95 178
26 déc. 535 95 178
  • Source : Insee, DADS 2015

Figure 4 – Des salariés du thermalisme deux à trois fois plus nombreux durant la saisonÉvolution du nombre de salariés des établissements thermaux au cours de l'année 2015

Cependant, lors des périodes d’activité, les salariés travaillent principalement à temps complet (71 %). Sur l’ensemble de l’année, les 2 800 salariés correspondent ainsi à 1 420 emplois en équivalent temps plein (ETP).

Toutefois, ces effectifs ne mesurent que l’impact direct du thermalisme sur l’emploi salarié local. L’activité thermale génère d’autres emplois, occupés par des intervenants non salariés. C’est le cas de kinésithérapeutes, d’infirmiers ou des médecins exerçant des actes de surveillance médicale des cures. En effet, il n’existe pas de statut de médecin thermal salarié au sein des établissements thermaux, car ceux-ci ne sont pas juridiquement des établissements de santé.

Des effectifs salariés plus âgés et fortement féminisés

Les métiers salariés les plus présents dans l’activité thermale sont ceux liés à la prise en charge des curistes dans les unités de soins. Ils sont spécifiques et qualifiés. Ainsi, les esthéticiens-manucures représentent 31 % des postes, les masseurs-kinésithérapeutes ou autres spécialistes de la rééducation 14 %. Les autres personnels surreprésentés font partie des filières techniques et administratives (nettoyeurs ou standardistes).

La moyenne d’âge des salariés est assez élevée. Elle atteint 39 ans, soit 3 années de plus que la moyenne des petites entreprises, tous secteurs confondus. L’activité est fortement féminisée, employant 80 % de femmes dans l’année, et 70 % parmi les salariés permanents.

1 Un contrat de travail saisonnier concerne la réalisation de travaux que l'on doit normalement reproduire chaque année à la même période.

Encadré

Le thermalisme en Auvergne-Rhône-Alpes : une présence qui s’inscrit à travers le temps

Le thermalisme français est d'abord l'héritage d'une conception hygiéniste des Grecs, du génie bâtisseur des Romains et de l'existence d'un thermalisme populaire précoce. Dans la région, les eaux de Chaudes-Aigues, les plus chaudes d’Europe, étaient déjà connues des Romains. Nérius, le dieu gaulois des sources jaillissantes, a donné son nom à Néris-les-Bains. Borvo, le dieu guérisseur, a donné le sien à Bourbon-l’Archambault ou à La Bourboule.

La Renaissance, puis la découverte de nombreuses sources d'eau (à Uriage, au Fayet de Saint-Gervais, à Brides-les-Bains, etc.) vont relancer le thermalisme dans la région. La Révolution lui donne une dimension sociale.

Dans l'objectif de contrer la concurrence des stations étrangères, un régime d'exception est instauré dès 1806, qui permet la pratique des jeux de hasard et d'argent dans les stations thermales et l’installation des casinos. Puis le Second Empire ouvre l'âge d'or du thermalisme. L'embellie économique, l'engouement pour la montagne, les progrès du chemin de fer et ceux de la thérapeutique thermale expliquent l’explosion de la fréquentation dans la région. C'est l’avènement d’Aix-les-Bains, d’Évian, de Châtel-Guyon, de Royat et de Vals-les-Bains notamment. La démocratisation trouve son aboutissement après la Deuxième Guerre mondiale avec le thermalisme social, qui a pour corollaire une plus grande médicalisation. Cette exception française d'un thermalisme un peu coupé de ses composantes historiques et ludiques entraîne, depuis quelques années, des reconversions partielles ou une diversification des activités au sein des villes thermales. Aujourd’hui l’enjeu est aussi de s’adapter aux nouveaux besoins des curistes, notamment sur le volet « bien-être » du thermalisme (spa, thalassothérapie et autres activités de détente). Les atouts touristiques de la région sont également un levier pour trouver de nouveaux relais de croissance économique et sociale des stations.

Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme

Pour comprendre

L’exploitation d’une eau minérale naturelle à des fins thérapeutiques dans un établissement thermal fait l’objet d’une autorisation préfectorale, après instruction de la demande par l’Agence régionale de santé (ARS).

Les communes thermales sont décomposées selon trois types de zone : les pôles urbains, la haute montagne et la moyenne montagne.

Le référentiel de comparaison est ainsi constitué de trois zones :

  • la zone « pôles urbains », constituée des communes d’un pôle urbain dont la population de la ville centre est supérieure à 19 500 habitants (hors pôles urbains de Lyon, Grenoble et Saint-Étienne) ;
  • la zone « haute montagne », constituée des communes classées en zone de montagne dont l’altitude moyenne est supérieure ou égale à 1 000 mètres (hors zone « pôles urbains ») ;
  • la zone « moyenne montagne », constituée des communes classées en zone de montagne dont l’altitude moyenne est comprise entre 400 mètres et 1 000 mètres (hors zone « pôles urbains »).

Les résultats économiques ne prennent pas en compte l’établissement de Royat, car les données économiques propres à celui-ci ne peuvent être extraites.

L’activité économique mesurée est :

  • l’activité des unités légales constituées uniquement d’établissements thermaux dans la région ;
  • à laquelle est ajoutée une estimation de l’activité des établissements appartenant à des chaînes thermales, en répartissant celle-ci au prorata des effectifs salariés des établissements des unités légales concernées.

La production par emploi se mesure par la valeur ajoutée hors taxes par effectif salarié en équivalent temps plein (ETP). Le taux de valeur ajoutée mesure le ratio de la valeur ajoutée sur le chiffre d’affaires hors taxes. Le taux de marge est l’excédent brut d’exploitation rapporté à la valeur ajoutée brute aux coûts des facteurs.

Sources

Les données concernant le nombre de curistes et de nuitées qu’ils génèrent sont fournies par le Conseil national des établissements thermaux (CNETh).

La durée des cures remboursées est traditionnellement de 18 jours, 6 jours sur trois semaines. On estime ainsi à 20 jours le nombre de nuitées passées sur place.

Le poids des curistes sur la population est ainsi estimé par le nombre de curistes sur la population, en moyenne par jour. Cette proportion est proratisée par le nombre de nuitées sur le nombre de jours de la saison de mars à octobre.

Pour en savoir plus

« Thermalisme Auvergne-Rhône-Alpes : Chiffres clés », Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme, mai 2018

« La médecine thermale : les stations thermales françaises », Conseil national des établissements thermaux, 2018

« Une activité touristique fortement concentrée dans les zones de montagne », Insee Analyses Auvergne-Rhône-Alpes n° 17, juillet 2016

« La diversification des activités thermales », Ministère de l’économie des finances et de l’industrie, Conseil national du tourisme, 2011