Des nuages sur l'emploi salarié totalNote de conjoncture régionale – 1ᵉʳ trimestre 2018

Auteur : Caroline Chalot

Au premier trimestre 2018, l’emploi salarié total fléchit en Centre-Val de Loire, sous l’influence du repli de l’emploi privé, alors qu’il poursuit sa progression en France hors Mayotte. Le taux de chômage augmente légèrement et le nombre de demandeurs d’emploi reste stable dans la région pour le deuxième trimestre consécutif.

Parallèlement, si les autorisations de construction accentuent leur baisse, les créations d’entreprises conservent leur dynamisme et les défaillances d’entreprises diminuent de nouveau. La fréquentation hôtelière reste prospère, alors que les échanges commerciaux décroissent fortement.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 21
Paru le : 12/07/2018

Cette publication de l'Insee Conjoncture Centre-Val de Loire met pour la première fois à disposition les estimations trimestrielles d'emploi élargies à l'ensemble de l'emploi salarié privé et public (voir encadré avertissement sur les données de l’emploi).

Repli de l’emploi salarié total

L’emploi salarié total recule de nouveau en Centre-Val de Loire au premier trimestre 2018 (- 0,2 %), après deux trimestres de hausse. Le nombre de salariés total s’établit ainsi à 912 000 dans la région. Au niveau de la France hors Mayotte, les effectifs continuent leur progression entamée au deuxième trimestre 2015 et augmentent de 0,2 % ce trimestre.

Le fléchissement de l’emploi salarié total dans la région est imputable à l’emploi salarié privé, notamment intérimaire, qui accuse une perte de 0,3 % ce trimestre. Parallèlement, l’emploi salarié public augmente légèrement (+ 0,1 %) (figure 1).

Tous les secteurs sont concernés par la baisse, à l’exception du tertiaire marchand (+ 0,1 %). Dans l’industrie, le recul des emplois salariés est le plus important (- 0,8 %), tandis que dans la construction ou le tertiaire non marchand les effectifs sont quasi-stables (figure 2).

Sur un an, l’emploi salarié total progresse à un rythme deux fois moindre dans la région qu’au niveau national (respectivement + 0,5 % et + 1,2 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié
emploi salarié Total - Centre-Val de Loire emploi salarié Total - France hors Mayotte emploi salarié Privé - Centre-Val de Loire emploi salarié Privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,03 100,2 100,02 100,27
T2 2011 99,8 100,29 99,76 100,39
T3 2011 99,52 100,24 99,48 100,42
T4 2011 99,5 100,3 99,39 100,42
T1 2012 99,33 100,32 99,13 100,39
T2 2012 99,19 100,29 98,93 100,33
T3 2012 99 100,18 98,59 100,14
T4 2012 98,84 100,03 98,38 99,94
T1 2013 98,46 99,97 97,96 99,83
T2 2013 98,27 99,86 97,55 99,59
T3 2013 98,28 100,02 97,71 99,74
T4 2013 98,55 100,34 97,72 99,91
T1 2014 98,46 100,38 97,56 99,87
T2 2014 98,37 100,41 97,51 99,92
T3 2014 98,21 100,29 97,29 99,74
T4 2014 98,12 100,4 97,07 99,79
T1 2015 98,09 100,36 96,97 99,75
T2 2015 98,28 100,6 97,15 99,99
T3 2015 98,14 100,66 97,06 100,09
T4 2015 98,25 100,88 97,12 100,35
T1 2016 98,45 101,08 97,33 100,59
T2 2016 98,51 101,33 97,38 100,89
T3 2016 98,56 101,66 97,42 101,27
T4 2016 98,96 101,82 97,94 101,45
T1 2017 99,12 102,26 98,11 101,99
T2 2017 99,53 102,62 98,54 102,45
T3 2017 99,58 102,8 98,62 102,73
T4 2017 99,85 103,25 99 103,34
T1 2018 99,65 103,45 98,72 103,6
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur en Centre-Val de Loire

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Centre-Val de Loire
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,44 99,75 100,06 99,93
T2 2011 98,75 99,42 99,72 99,95
T3 2011 98,69 99,28 99,38 99,84
T4 2011 98,51 98,81 99,31 99,94
T1 2012 98,4 98,7 99,38 100,13
T2 2012 98,07 98,35 99,37 100,27
T3 2012 97,49 98,22 99,22 100,59
T4 2012 96,62 97,95 98,87 100,59
T1 2013 95,47 97,39 98,42 99,9
T2 2013 95,22 96,97 98,35 100,1
T3 2013 94,25 96,82 98,58 99,69
T4 2013 93,3 96,82 98,68 100,62
T1 2014 92,6 96,54 98,73 100,58
T2 2014 91,77 96,36 98,76 100,26
T3 2014 90,58 95,98 98,73 100,61
T4 2014 89,29 95,66 98,82 100,73
T1 2015 88,35 95,57 98,88 100,8
T2 2015 86,99 95,32 98,99 100,87
T3 2015 85,72 95,01 98,87 100,67
T4 2015 85,25 94,67 99,34 100,81
T1 2016 84,32 94,25 99,79 101
T2 2016 83,66 93,95 100,1 101,13
T3 2016 83,23 93,89 100,26 101,09
T4 2016 82,71 93,4 100,47 101,27
T1 2017 82,85 93,13 100,73 101,4
T2 2017 82,92 92,9 101 101,65
T3 2017 82,69 92,77 101,14 101,65
T4 2017 82,97 93,04 101,24 101,54
T1 2018 82,9 92,25 101,35 101,5
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur en Centre-Val de Loire

L’intérim de nouveau en baisse

En progression constante depuis le troisième trimestre 2016, l’intérim est en recul ce trimestre dans la région (- 2,1 %). Cette baisse impacte fortement l’évolution de l’emploi régional total au premier trimestre 2018.

À l’inverse, au niveau de la France hors Mayotte, la progression de l’emploi intérimaire se poursuit (+ 0,5 %) (figure 3).

Sur les douze derniers mois, l’emploi intérimaire reste dynamique, tant au niveau régional que national (respectivement + 10,3 % et + 12,4 %).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 102,6 101,44
T2 2011 101,87 100,59
T3 2011 98,95 100,38
T4 2011 100,8 99,35
T1 2012 94,42 95,35
T2 2012 92,12 92,6
T3 2012 88,75 88,23
T4 2012 88,13 85,36
T1 2013 92,17 88,64
T2 2013 88,58 87,8
T3 2013 93,31 89,98
T4 2013 92,62 90,34
T1 2014 91,94 89,98
T2 2014 93,08 91,97
T3 2014 91,07 89,05
T4 2014 90,01 90,21
T1 2015 91,79 90,53
T2 2015 97,34 94,34
T3 2015 100,44 97,13
T4 2015 100,43 99,72
T1 2016 104,89 100,38
T2 2016 104,46 102,02
T3 2016 105,62 105,69
T4 2016 116,55 110,8
T1 2017 118,32 116,89
T2 2017 125,47 121,9
T3 2017 126,85 124,56
T4 2017 133,28 130,67
T1 2018 130,46 131,39
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Seul l’Indre-et-Loire gagne des effectifs salariés

La baisse de l’emploi salarié total concerne tous les départements du Centre-Val de Loire ce trimestre, à l’exception de l’Indre-et-Loire (+ 0,1 %). L’Indre et le Loir-et-Cher sont les plus touchés par la baisse (- 0,5 %). L’Eure-et-Loir et le Loiret accusent des pertes moindres, toutefois supérieures à la moyenne régionale (respectivement - 0,2 % et - 0,3 %). Le Cher stabilise à peine ses effectifs (figure 4).

Les créations d’emplois dans les services marchands en Indre-et-Loire (+ 0,4 %) compensent les pertes dans les autres secteurs. Le Loir-et-Cher est le seul département de la région à avoir des emplois intérimaires en hausse ce trimestre (+ 4,0 %).

Les baisses d’effectifs dans l’industrie sont plus marquées dans le Cher, l’Indre et le Loir-et-Cher (respectivement - 1,8 %, - 1,7 % et - 1,1 %). Les emplois dans le secteur de la construction progressent uniquement dans le Loir-et-Cher et dans le Loiret (respectivement + 0,8 % et + 0,7 %).

Sur l’année, l’emploi salarié total décroît uniquement dans le Loir-et-Cher (- 0,3 %). Il est en forte progression dans le Loiret et l’Indre-et-Loire (respectivement + 1,1 % et + 1,0 %), et se stabilise dans le Cher et l’Eure-et-Loir.

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié départemental

en %, CVS
Évolution de l'emploi salarié départemental
Évolution 1T2018/4T2017 Évolution 4T2017/3T2017 Évolution sur 12 mois
Cher -0,1 0,1 0,0
Eure-et-Loir -0,2 0,1 0,0
Indre -0,5 0,0 0,2
Indre-et-Loire 0,1 0,4 1,0
Loir-et-Cher -0,5 0,1 -0,3
Loiret -0,3 0,5 1,1
Centre-Val de Loire -0,2 0,3 0,5
  • Note : corrigées des variations saisonnières.
  • Champ : emploi salarié du secteur privé et public.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié départemental

Avertissement

Jusqu'en avril 2018, les estimations trimestrielles d’emploi (ETE) publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand – hors agriculture et activité des particuliers employeurs – en France métropolitaine. À partir de la publication de juin 2018, le champ des ETE localisées est étendu à l’ensemble de l’emploi salarié et aux départements d’outre-mer (hors Mayotte). Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privés » et « publics », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution (effets de composition liés aux écarts de niveau).

Parallèlement, l’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Légère hausse du taux de chômage

Après être descendu à 8,3 % au quatrième trimestre 2017, le taux de chômage dans la région remonte de 0,2 point ce trimestre, soit à 8,5 %.

La variation est la même au niveau national, avec un taux qui reste plus élevé (9,2 %) (figure 5). Tous les départements de la région sont concernés par cette hausse, notamment le Loiret avec plus 0,4 point. Les départements du Loir-et-Cher et de l’Indre-et-Loire ont un taux inférieur au taux régional (respectivement 7,7 % et 8,3 %) (figure 6).

Sur les douze derniers mois, la baisse du taux de chômage reste marquée. Elle est légèrement plus importante en Centre-Val de Loire qu’en France hors Mayotte (respectivement - 0,5 point et - 0,4 point).

Au niveau des départements de la région, la baisse oscille entre 0,3 et 0,5 point.

Figure 5 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
T4 2010 8,1 9,2
T1 2011 8,1 9,1
T2 2011 8 9,1
T3 2011 8,2 9,2
T4 2011 8,3 9,3
T1 2012 8,5 9,5
T2 2012 8,8 9,7
T3 2012 8,9 9,8
T4 2012 9,2 10,1
T1 2013 9,4 10,3
T2 2013 9,6 10,5
T3 2013 9,4 10,3
T4 2013 9,3 10,1
T1 2014 9,4 10,1
T2 2014 9,4 10,2
T3 2014 9,5 10,3
T4 2014 9,7 10,4
T1 2015 9,6 10,3
T2 2015 9,7 10,5
T3 2015 9,7 10,4
T4 2015 9,6 10,2
T1 2016 9,6 10,2
T2 2016 9,4 10
T3 2016 9,5 10
T4 2016 9,4 10
T1 2017 9 9,6
T2 2017 8,8 9,4
T3 2017 9 9,7
T4 2017 8,3 9
T1 2018 8,5 9,2
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 5 – Taux de chômage

Figure 6 – Taux de chômage départementaux

Taux de chômage départementaux
1er trimestre 2018 (%) Variation (point)
sur un trimestre sur un an
Cher 9,5 0,1 -0,3
Eure-et-Loir 8,6 0,3 -0,4
Indre 8,9 0,3 -0,4
Indre-et-Loire 8,3 0,3 -0,4
Loir-et-Cher 7,7 0,2 -0,3
Loiret 8,6 0,4 -0,5
Centre-Val de Loire 8,5 0,2 -0,5
France hors Mayotte 9,2 0,2 -0,4
  • Note : données trimestrielles, données provisoires pour le dernier trimestre.
  • Sources : Insee, Taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisés.

Nouvelle stabilisation du nombre de demandeurs d’emploi

Comme au quatrième trimestre 2017, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, B et C inscrits à Pôle emploi reste quasiment stable en Centre-Val de Loire au premier trimestre 2018 (219 000). La tendance est la même au niveau de la France entière, avec des effectifs qui ne varient pas (figure 7).

Les entrées sur les listes de Pôle emploi diminuent de nouveau ce trimestre dans la région (- 2,2 %). Elles redeviennent toutefois supérieures aux sorties qui baissent de 4,1 %.

Ce trimestre encore, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de 50 ans et plus et celui des demandeurs inscrits depuis plus d’un an augmente (respectivement + 0,6 % et + 0,9 %), alors que celui des demandeurs de moins de 25 ans continue de baisser (- 1,3 %).

Figure 7 – Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi
1er trimestre 2018 (CVS) Variation (%)
sur un trimestre sur un an
Centre-Val de Loire 219 130 -0,1 0,9
Moins de 25 ans 31 640 -1,3 -2,2
50 ans ou plus 54 850 0,6 2,6
Inscrits depuis plus d'un an 104 110 0,9 2,7
France entière 5 932 000 0,0 2,0
  • Note : données corrigées des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables ; Calcul des CVS-CJO : Dares. Chaque année est menée, en même temps qu’au niveau national, une campagne d'actualisation des coefficients de correction des variations saisonnières (CVS), pour tenir compte des données de l'année écoulée. Cette campagne conduit à réviser l'ensemble des séries CVS diffusées.
  • Sources : Pôle emploi ; Dares, Statistisques mensuelles du marché du travail.

Constructions de logements en baisse

Pour le troisième trimestre consécutif en Centre-Val de Loire, les autorisations de construction de logements, mesurées en données cumulées sur douze mois, baissent au premier trimestre 2018, mais de manière plus marquée (- 5,6 %).

Au niveau national, elles diminuent dans des proportions moindres (- 0,8 %), après avoir stagné au trimestre dernier.

Par rapport au premier trimestre 2017, les autorisations de construction sont en recul dans la région (- 6,8 %), alors qu’elles continuent d’augmenter au niveau national (+ 2,5 %).

En hausse depuis le 1er trimestre 2015, le nombre de logements commencés marque un repli ce trimestre en Centre-Val de Loire, comme au niveau de la France hors Mayotte (respectivement - 0,6 % et - 0,8 %) (figure 8). Dans la région, cette baisse est imputable aux seuls logements collectifs (- 2,1 %), les logements individuels restant en progression (+ 2,0 %).

Par rapport au même trimestre de l’année précédente, les mises en chantier augmentent dans des proportions plus importantes dans la région qu’au niveau national (respectivement + 14,9 % et + 9,4 %).

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements commencés
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 102,88 101,43
févr. 2011 104,32 102,37
mars 2011 104,32 103,46
avril 2011 101,44 103,82
mai 2011 103,6 104,98
juin 2011 102,16 103,77
juil. 2011 100 103,36
août 2011 100 102,83
sept. 2011 101,44 102,27
oct. 2011 99,28 101,21
nov. 2011 99,28 102,8
déc. 2011 99,28 104,13
janv. 2012 98,56 103,62
févr. 2012 100 103,48
mars 2012 100 103,75
avril 2012 100 102,2
mai 2012 96,4 99,78
juin 2012 97,84 99,95
juil. 2012 97,12 99,4
août 2012 94,96 98,77
sept. 2012 94,24 96,79
oct. 2012 94,24 96,16
nov. 2012 89,93 92,63
déc. 2012 90,65 92,56
janv. 2013 89,21 92,19
févr. 2013 87,05 92,44
mars 2013 87,77 91,4
avril 2013 89,93 92,41
mai 2013 91,37 92,75
juin 2013 88,49 92,63
juil. 2013 88,49 92,39
août 2013 87,77 91,98
sept. 2013 85,61 92
oct. 2013 83,45 90,58
nov. 2013 82,73 89,44
déc. 2013 82,73 86,71
janv. 2014 80,58 86,39
févr. 2014 79,86 84,85
mars 2014 76,98 83,64
avril 2014 75,54 83,33
mai 2014 74,1 82,75
juin 2014 73,38 82,02
juil. 2014 72,66 81,88
août 2014 74,1 81,61
sept. 2014 74,1 81,39
oct. 2014 74,1 81,05
nov. 2014 76,98 81,13
déc. 2014 73,38 80,96
janv. 2015 71,94 80,26
févr. 2015 71,94 80,38
mars 2015 70,5 80,14
avril 2015 69,06 79,41
mai 2015 68,35 78,98
juin 2015 67,63 79,53
juil. 2015 66,19 79,02
août 2015 66,19 79,41
sept. 2015 67,63 79,85
oct. 2015 66,91 80,14
nov. 2015 64,03 80,52
déc. 2015 64,75 81,32
janv. 2016 66,19 81,75
févr. 2016 65,47 82,48
mars 2016 66,19 82,29
avril 2016 65,47 83,11
mai 2016 68,35 84,7
juin 2016 68,35 85,04
juil. 2016 71,22 85,67
août 2016 70,5 85,81
sept. 2016 69,06 86,32
oct. 2016 69,06 87,46
nov. 2016 69,06 88,5
déc. 2016 68,35 89,2
janv. 2017 69,06 90,79
févr. 2017 70,5 91,81
mars 2017 71,94 94,13
avril 2017 73,38 95,36
mai 2017 74,1 96,06
juin 2017 75,54 97,2
juil. 2017 74,82 98,67
août 2017 77,7 99,44
sept. 2017 79,14 100,39
oct. 2017 80,58 101,04
nov. 2017 82,01 101,74
déc. 2017 83,45 103,77
janv. 2018 84,17 103,79
févr. 2018 83,45 103,7
mars 2018 82,73 102,97
avril 2018 84,17 102,49
mai 2018 82,01 102,03
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Les créations d’entreprises toujours dynamiques

Au premier trimestre 2018, et pour le troisième trimestre consécutif, la région enregistre une hausse de ses créations d’entreprises, y compris micro-entrepreneurs. Le nombre d’unités créées s’établit ainsi à 4 160, soit une hausse de 3,0 %, en deçà de celle observée au niveau national (+ 4,9 %) (figure 9).

Tous les secteurs participent à cette progression, excepté celui de la construction qui subit un léger repli (- 1,3 %). Comme au quatrième trimestre 2017, l’industrie est le secteur qui, proportionnellement, progresse le plus (+ 8,3 %). Toutefois, en volume, le secteur du commerce, transports, hébergement et restauration et celui des services portent la hausse du nombre de créations.

Sur un an, la progression reste forte tant au niveau régional que national (respectivement + 14,3 % et + 17,7 %).

Figure 9 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Créations d'entreprises
Centre-Val de Loire hors micro-entr. France entière hors micro-entr. Centre-Val de Loire y/c micro-entr. France entière y/c micro-entr.
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 102,3 99,22 96,87 91,21
T2 2011 105,47 98,27 98,17 91,65
T3 2011 101,59 99,09 91,27 91,61
T4 2011 103 99,1 94 92,7
T1 2012 99,94 94,78 98,13 93,88
T2 2012 95,94 91,79 94,66 91,9
T3 2012 95,11 92,28 88,99 91,35
T4 2012 97 93,2 92,81 89,76
T1 2013 103,65 100,3 91,82 90,58
T2 2013 103,71 101,26 90,46 89,96
T3 2013 105,83 101,68 88,54 89,06
T4 2013 113,48 104,04 91,44 91,35
T1 2014 108,53 103,79 95,21 92,01
T2 2014 105,59 103,21 92,84 91,43
T3 2014 109,77 101,9 92,03 92,86
T4 2014 105,53 103,53 89,92 93,17
T1 2015 118,78 111,01 86,31 87,36
T2 2015 128,72 115,48 85,84 87,07
T3 2015 130,61 118,28 86,67 87,88
T4 2015 133,2 120,46 86,08 89,18
T1 2016 136,43 122,68 87,93 90,74
T2 2016 139,55 128 86,03 95,03
T3 2016 143,32 129,98 83,09 92,02
T4 2016 143,61 127,01 82 91,71
T1 2017 147,79 130,14 86,36 95,15
T2 2017 146,38 130,9 84,46 94,95
T3 2017 146,09 135,38 86,57 99,45
T4 2017 158,21 142,24 95,75 106,72
T1 2018 158,39 144,47 98,67 111,96
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 9 – Créations d'entreprises

Les défaillances de nouveau en baisse

Après deux trimestres de hausse, les défaillances d’entreprises sont en baisse dans la région. Ainsi, au premier trimestre 2018, 1 830 défaillances d’entreprises sont enregistrées en données cumulées sur un an, soit une diminution de 4,5 % par rapport au quatrième trimestre 2017.

Au niveau national, la baisse enclenchée au premier trimestre 2016 se poursuit (- 2,8 %) (figure 10).

Tous les secteurs sont concernés par la baisse des défaillances dans la région, excepté le secteur des transports et entreposage et celui des activités financières et d’assurance pour lesquels le nombre de défaillances se maintient.

Par rapport au premier trimestre 2017, le nombre de défaillances recule en Centre-Val de Loire (- 3,4 %), mais dans des proportions moindres qu’au niveau France entière (- 7,1 %).

Figure 10 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en décembre 2010
Défaillances d'entreprises
Centre-Val de Loire France entière
déc. 2010 100 100
janv. 2011 99,81 100,05
févr. 2011 99,33 100,01
mars 2011 99,48 99,36
avril 2011 99,76 98,97
mai 2011 102,14 100,3
juin 2011 102,05 99,27
juil. 2011 102,71 98,66
août 2011 101,86 98,73
sept. 2011 102,95 98,35
oct. 2011 101,57 98,49
nov. 2011 104,76 98,79
déc. 2011 105 98,61
janv. 2012 107,23 99,39
févr. 2012 106 99,42
mars 2012 105,85 98,69
avril 2012 105,05 98,95
mai 2012 103,66 97,57
juin 2012 104,62 97,65
juil. 2012 106,14 99
août 2012 105,24 98,83
sept. 2012 105,33 98,38
oct. 2012 110,23 99,98
nov. 2012 107,47 100,13
déc. 2012 108,9 101,27
janv. 2013 108,47 101,04
févr. 2013 108 100,84
mars 2013 105,38 100,65
avril 2013 107,62 101,76
mai 2013 107,14 102,02
juin 2013 106,09 102,37
juil. 2013 106,24 103,12
août 2013 107,04 103,02
sept. 2013 108,9 103,82
oct. 2013 109,04 103,76
nov. 2013 111,57 103,59
déc. 2013 112,47 103,65
janv. 2014 111,95 103,82
févr. 2014 113,61 104,8
mars 2014 113,76 104,77
avril 2014 112,52 104,96
mai 2014 112,33 104,53
juin 2014 112,52 104,7
juil. 2014 113,56 104,7
août 2014 113,61 104,71
sept. 2014 111,85 105
oct. 2014 109,47 104,8
nov. 2014 105,95 104,87
déc. 2014 103,71 103,43
janv. 2015 104,33 103,92
févr. 2015 106,28 103,76
mars 2015 108,95 105,63
avril 2015 109,09 105,72
mai 2015 107,04 103,53
juin 2015 108,47 104,99
juil. 2015 107 104,53
août 2015 107,14 104,12
sept. 2015 110,14 104,29
oct. 2015 110,14 102,87
nov. 2015 111,28 103,15
déc. 2015 112,18 104,44
janv. 2016 112,9 103,2
févr. 2016 110,42 102,56
mars 2016 108,23 101,22
avril 2016 107,62 100,17
mai 2016 108,71 102,61
juin 2016 107,23 101,19
juil. 2016 105,62 99,57
août 2016 104,43 99,44
sept. 2016 100,52 98,41
oct. 2016 97,57 98,1
nov. 2016 96,34 97,65
déc. 2016 93,72 96,04
janv. 2017 92,1 95,8
févr. 2017 90,15 94,88
mars 2017 90,15 94,69
avril 2017 88,67 93,44
mai 2017 89,72 93,45
juin 2017 89,24 92,38
juil. 2017 89,48 92,19
août 2017 88,77 92,24
sept. 2017 90,24 91,19
oct. 2017 91,15 90,88
nov. 2017 90,67 90,29
déc. 2017 91,19 90,51
janv. 2018 89,48 89,63
févr. 2018 87,77 89,15
mars 2018 87,1 88,01
avril 2018 86,15 87,57
  • Notes : données mensuelles brutes au 28 juin 2018, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 10 – Défaillances d'entreprises

Une fréquentation hôtelière au beau fixe

Au premier trimestre 2018, la fréquentation hôtelière en Centre-Val de Loire continue de progresser, et de manière significative au regard de la même période de l’année précédente. Avec une fréquentation qui augmente de 5,1 %, le millier de nuitées est ainsi dépassé en cette période hivernale.

Le gain de nuitées s’observe dans les mêmes proportions au niveau de la France entière (+ 5,0 %) (figure 11).

L’importante hausse de présence de la clientèle étrangère (+ 19,2 %) conjuguée à celle de la clientèle française, cependant moindre (+ 3,2 %), explique ce résultat.

Comme au premier trimestre 2017, la part de la clientèle d’affaires représente deux nuitées sur trois.

Figure 11 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Centre-Val de Loire France entière
T1 2011 4,64 2,5
T2 2011 0,15 3,15
T3 2011 -0,51 3,01
T4 2011 3,46 4,69
T1 2012 4,05 2,25
T2 2012 0,51 -0,83
T3 2012 -1,47 -0,76
T4 2012 -1,08 0,22
T1 2013 -4,78 -0,37
T2 2013 -3,63 -0,68
T3 2013 -1,19 0,07
T4 2013 0,12 -0,53
T1 2014 -4,39 -2,91
T2 2014 0,98 -0,93
T3 2014 -1,55 -1,73
T4 2014 -3,54 -0,89
T1 2015 4,37 2,37
T2 2015 -1,53 2,05
T3 2015 5,51 3,43
T4 2015 4,56 -1,01
T1 2016 5,2 2,01
T2 2016 2 -3,65
T3 2016 -0,44 -4,02
T4 2016 2,67 4,98
T1 2017 -2,2 2,61
T2 2017 3,95 6,44
T3 2017 2,96 5,38
T4 2017 4,96 5,31
T1 2018 5,13 5,21
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 11 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Net recul des échanges commerciaux

Après deux trimestres de forte hausse, les échanges commerciaux marquent un repli important dans la région ce trimestre. Les exportations, en nette diminution (4,8 milliards) restent cependant supérieures aux importations qui reculent plus faiblement (4,6 milliards). Le solde commercial redescend ainsi à 195 millions, soit une baisse de 200 millions par rapport au quatrième trimestre 2017.

Sur un an, les échanges commerciaux dans la région restent dynamiques avec un solde commercial de 917 millions d’euros, fortement nourri par les troisième et quatrième trimestres 2017.

Encadrés

Contexte national : l’activité économique française croîtrait en 2018 à un rythme moins soutenu qu’en 2017

En France, l’activité économique a ralenti début 2018 (+ 0,2 %) après un quatrième trimestre 2017 dynamique (+ 0,7 %). L’investissement des entreprises a calé du fait du repli de l’investissement en biens manufacturés. La consommation des ménages a été atone au premier trimestre, à l’image de sa faible progression en 2017. Enfin, les échanges extérieurs se sont légèrement repliés, la contribution du commerce extérieur à la croissance s’annulant en début d’année, après avoir été nettement positive fin 2017.

Le climat des affaires s’est replié depuis son point haut de la fin 2017 mais reste à un niveau élevé. Le PIB progresserait de 1,7 % en 2018, après 2,3 % en 2017. L’emploi marchand resterait dynamique mais ralentirait en 2018, permettant tout de même une poursuite de la baisse du taux de chômage qui s’établirait à 8,8 % en fin d’année.

Contexte international : le commerce mondial resterait solide mais ralentirait un peu

Début 2018, le commerce mondial garderait de l’élan mais décélérerait un peu après une franche reprise fin 2017. Les tensions protectionnistes pourraient, par ailleurs, peser sur la vigueur des échanges internationaux.

L’inflation s’élèverait franchement aux États-Unis et un peu moins en zone euro, portée par la diffusion des hausses de prix de l’énergie. D’ici fin 2018, la politique budgétaire expansionniste porterait l’accélération de l’activité aux États-Unis, mais intervenant en haut de cycle, elle contribuerait à la hausse des prix et pourrait présenter un risque sur les taux d’intérêt américains.

Dans les autres économies avancées, l’activité augmenterait un peu moins vite qu’en 2017.

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