La création d’emploi reste solideNote de conjoncture régionale – 1er trimestre 2018

Vincent Delage, Philippe Winnicki, Insee

Au premier trimestre 2018, l’activité a ralenti dans les économies avancées, notamment dans la zone euro. En France, l’activité économique a freiné un peu plus brutalement que prévu (+0,2 % après +0,7 % au quatrième trimestre 2017). Pour autant, soutenu par un emploi marchand encore dynamique, le taux de chômage continuerait de baisser pour s’établir à 8,8 % en fin d’année.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi en ce début d’année fait preuve de vitalité dans les principaux secteurs de l’économie même si l’intérim marque le pas. Sur un an, le taux de chômage baisse de 0,2 point à 10,8 % et la demande d’emploi de catégorie A est mieux orientée. Au niveau sectoriel, le début d’année 2018 est encourageant pour l’hôtellerie régionale du fait du retour de la clientèle étrangère. En revanche, la construction de logements faiblit.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 21
Paru le : Paru le 05/07/2018
Vincent Delage, Philippe Winnicki, Insee
Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur  No 21 - juillet 2018

La création d’emploi toujours dynamique

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, au premier trimestre 2018, le nombre total de salariés (privé et public confondus) s’élève à 1 842 000, soit 7 500 de plus qu’au quatrième trimestre 2017. L’emploi salarié privé concentre 75 % de ces effectifs (figure 1).

La croissance de l’emploi salarié progresse légèrement ce trimestre (+0,4 % après +0,3 %). Elle reste soutenue par les effectifs du privé qui restent dynamiques (+0,5 %) tandis que l'emploi salarié public se redresse (+0,1 % après –0,3 % et –0,4 % aux troisième et quatrième trimestre 2017).

La vitalité de l’emploi profite à l’ensemble des principaux secteurs de l’économie.

Au premier trimestre 2018, le tertiaire marchand hors intérim crée deux fois plus d’emploi qu’au trimestre précédent (+0,6 % soit 5 000 salariés supplémentaires) et reste le principal moteur de création d’emploi salarié dans notre région (figure 2).

Au sein du tertiaire marchand hors intérim, l’emploi progresse dans la quasi-totalité des secteurs. Les effectifs salariés de l’hébergement et de la restauration rebondissent après un repli fin 2017 (+2,0 % après –0,3 %). Ils concentrent un tiers du total des emplois créés dans la région ce trimestre. Dans l’information et la communication, secteur très dynamique depuis deux ans, le rythme de croissance de l’emploi accélère franchement au premier trimestre 2018 (+2,0 % après +0,6 % aux trimestres précédents). Dans le transport et entreposage (+0,5 %), les services aux entreprises (+0,4 %) et le commerce (+0,3 %), la création d’emploi reste dynamique. Après une année 2017 défavorable, le nombre d’emplois salariés se stabilise dans les activités immobilières et les autres activités de services (respectivement +0,2 % et +0,1 %). Parmi le tertiaire marchand hors intérim, les activités financières et d’assurance font exception au premier trimestre 2018 : leur effectif se replie de 0,3 % dans un mouvement de baisse entamé en 2015.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (Indice base 100 au 4e trimestre 2010)
emploi salarié Total - Provence-Alpes-Côte d'Azur emploi salarié Total - France hors Mayotte emploi salarié Privé - Provence-Alpes-Côte d'Azur emploi salarié Privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,13 100,2 100,2 100,27
T2 2011 100,26 100,29 100,4 100,39
T3 2011 100,07 100,24 100,07 100,42
T4 2011 100,35 100,3 100,34 100,42
T1 2012 100,44 100,32 100,33 100,39
T2 2012 100,35 100,29 100,25 100,33
T3 2012 100,26 100,18 100,07 100,14
T4 2012 100,23 100,03 100,04 99,94
T1 2013 100,18 99,97 100 99,83
T2 2013 100,25 99,86 99,9 99,59
T3 2013 100,42 100,02 100,1 99,74
T4 2013 100,75 100,34 100,25 99,91
T1 2014 100,92 100,38 100,2 99,87
T2 2014 100,87 100,41 100,28 99,92
T3 2014 100,89 100,29 100,23 99,74
T4 2014 101,05 100,4 100,34 99,79
T1 2015 101,03 100,36 100,3 99,75
T2 2015 101,47 100,6 100,78 99,99
T3 2015 101,31 100,66 100,66 100,09
T4 2015 101,76 100,88 101,12 100,35
T1 2016 102,14 101,08 101,69 100,59
T2 2016 102,6 101,33 102,26 100,89
T3 2016 102,73 101,66 102,5 101,27
T4 2016 102,86 101,82 102,63 101,45
T1 2017 103,17 102,26 103,07 101,99
T2 2017 103,52 102,62 103,46 102,45
T3 2017 103,63 102,8 103,77 102,73
T4 2017 103,92 103,25 104,3 103,34
T1 2018 104,35 103,45 104,85 103,6
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Indice base 100 au 4e trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,66 100,52 100,35 100,1
T2 2011 99,9 100,93 100,75 100,15
T3 2011 98,54 100,5 100,38 100,29
T4 2011 98,6 101,01 100,6 100,4
T1 2012 98,1 100,88 100,79 100,81
T2 2012 97,17 100,92 100,77 100,89
T3 2012 96,28 101,14 100,89 100,99
T4 2012 95,95 100,97 100,77 100,97
T1 2013 94,78 101,11 100,77 100,87
T2 2013 94,62 100,73 100,62 101,35
T3 2013 94,54 100,73 100,87 101,44
T4 2013 93,92 100,64 101,08 102,31
T1 2014 93,57 100,51 101,09 102,86
T2 2014 92,53 100,46 101,36 102,65
T3 2014 91,82 100,08 101,29 103
T4 2014 90,49 100,04 101,42 103,44
T1 2015 89,92 99,79 101,5 103,59
T2 2015 89,22 99,8 101,87 103,87
T3 2015 88,87 99,78 101,94 103,54
T4 2015 88,93 99,65 102,33 104,03
T1 2016 89,06 99,85 103,03 103,92
T2 2016 89,16 99,63 103,52 104,28
T3 2016 88,92 99,55 103,85 104,26
T4 2016 89,06 99,32 103,77 104,27
T1 2017 89,76 99,09 104,08 104,29
T2 2017 89,9 99,08 104,53 104,5
T3 2017 90,27 99,06 104,85 104,17
T4 2017 91,12 99,33 105,15 103,94
T1 2018 91,43 99,62 105,79 104,05
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (Indice base 100 au 4e trimestre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 99,25 101,44
T2 2011 95,29 100,59
T3 2011 97,5 100,38
T4 2011 97,96 99,35
T1 2012 93,44 95,35
T2 2012 92 92,6
T3 2012 91,01 88,23
T4 2012 88,34 85,36
T1 2013 90,97 88,64
T2 2013 90,52 87,8
T3 2013 89,67 89,98
T4 2013 90,7 90,34
T1 2014 90,84 89,98
T2 2014 89,43 91,97
T3 2014 87,62 89,05
T4 2014 91,05 90,21
T1 2015 88,47 90,53
T2 2015 97,42 94,34
T3 2015 97,41 97,13
T4 2015 99,09 99,72
T1 2016 102,07 100,38
T2 2016 105,3 102,02
T3 2016 107,29 105,69
T4 2016 113,78 110,8
T1 2017 119,01 116,89
T2 2017 122,29 121,9
T3 2017 124,56 124,56
T4 2017 131,43 130,67
T1 2018 132,16 131,39
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

L’emploi dans l’intérim marque le pas en ce début d’année. Il ne progresse que de 0,6 % au premier trimestre alors que sa croissance moyenne était de l’ordre de 3 % depuis trois ans (figure 3).

Après une année 2017 en plein essor, la hausse des effectifs salariés se poursuit dans la construction début 2018 à un rythme toutefois moindre qu’à la fin de l’année dernière (+0,3 % après +0,9 %).

L’industrie, dont l’emploi faiblissait depuis plusieurs années, confirme la reprise amorcée le trimestre dernier (+0,3 % comme au quatrième trimestre 2017). C’est à nouveau dans l’agroalimentaire que l’emploi salarié progresse le plus fortement (+1,1 %). Après deux années de baisse ininterrompue, le secteur regroupant industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets, cokéfaction et raffinage accroît sensiblement ses effectifs au premier trimestre 2018 (+0,5 %). Dans la fabrication d’autres produits industriels comme dans la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et la fabrication de machines, l’emploi salarié reste stable (respectivement +0,1 % et –0,1 %). Enfin, la situation ne s’améliore pas dans le secteur de la fabrication de matériels de transport qui perd encore de l’emploi ce trimestre (–0,3 %).

Le tertiaire non marchand compte en Provence-Alpes-Côte d’Azur 633 500 salariés au premier trimestre 2018. Ils exercent dans les activités d’enseignement, d’administration publique, dans la santé humaine ou l’action sociale. Ils relèvent majoritairement du secteur public (70 %) mais peuvent aussi exercer une activité non marchande dans le privé (activités de soutien scolaire, enseignement de la conduite, médecin…).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les effectifs du tertiaire non marchand progressent de 0,1 % au premier trimestre 2018 après deux trimestres en berne (+0,1 % après –0,2 % et –0,3 %). Ce mouvement est imputable au secteur de l’enseignement dont l’emploi se stabilise après avoir nettement reculé au second semestre 2017. Dans l’administration publique, les effectifs repartent en légère hausse (+0,1 % après –0,2 %). Enfin, dans les activités pour la santé humaine comme dans l’action sociale, le nombre de salariés augmente à un rythme plus modéré qu’au quatrième trimestre 2017 (+0,1 % après +0,2 %).

En France (hors Mayotte), l’emploi salarié total progresse de 0,2 % au premier trimestre 2018. La création d’emploi est principalement soutenue par le tertiaire marchand hors intérim qui ralentit un peu par rapport au quatrième trimestre 2017 (+0,3 % après +0,5 %). La construction reste sur une tendance positive (+0,3 % après +0,9 %) et la croissance de l’emploi intérimaire se tasse fortement (+0,5 % après +4,9 %). Les secteurs de l’industrie et du tertiaire non marchand restent stables ce trimestre.

Rebond du taux de chômage

En contrecoup d’une forte baisse fin 2017, le taux de chômage localisé rebondit au premier trimestre 2018 (+0,4 point après une baisse d'ampleur exceptionnelle de –0,7 point). Il s’établit désormais à 10,8 % de la population active (figure 4). Sur un an, il recule de 0,2 point.

Tous les départements de la région sont concernés par ce rebond du taux de chômage ce trimestre. Avec +0,5 point, les Bouches-du-Rhône (11,2 %) et les Alpes-de-Haute-Provence (11,3 %) enregistrent la plus forte hausse. Les Alpes-Maritimes (10,0 %) et le Var (10,4 %) suivent la tendance régionale. Le Vaucluse (+0,3 point à 11,9 %) et les Hautes-Alpes (+0,1 point à 8,4 %) résistent mieux.

En France hors Mayotte, le taux de chômage au sens du BIT s’établit à 9,2 % de la population active au premier trimestre 2018. Il augmente de 0,2 point par rapport au trimestre précédent et baisse de 0,4 point sur un an.

Figure 4Taux de chômage

En %
Taux de chômage (En %)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T4 2010 10,2 9,2
T1 2011 10,3 9,1
T2 2011 10,3 9,1
T3 2011 10,5 9,2
T4 2011 10,6 9,3
T1 2012 10,7 9,5
T2 2012 10,9 9,7
T3 2012 10,9 9,8
T4 2012 11,2 10,1
T1 2013 11,4 10,3
T2 2013 11,6 10,5
T3 2013 11,4 10,3
T4 2013 11,3 10,1
T1 2014 11,3 10,1
T2 2014 11,4 10,2
T3 2014 11,5 10,3
T4 2014 11,6 10,4
T1 2015 11,5 10,3
T2 2015 11,8 10,5
T3 2015 11,7 10,4
T4 2015 11,5 10,2
T1 2016 11,5 10,2
T2 2016 11,2 10
T3 2016 11,3 10
T4 2016 11,5 10
T1 2017 11 9,6
T2 2017 10,8 9,4
T3 2017 11,1 9,7
T4 2017 10,4 9
T1 2018 10,8 9,2
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4Taux de chômage

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

La demande d’emploi ralentit

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, au premier trimestre 2018, le nombre d’inscrits de catégorie A, B ou C à Pôle emploi est en légère hausse par rapport à la fin de l’année 2017 (+0,1 % après +0,6 %). Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) diminue sensiblement (–0,7 % après –0,1 %) alors que la progression de ceux inscrits en catégorie B et C reste forte (+1,6 % après +2,1 %).

Pour les seules catégories A, la demande d’emploi s’améliore une fois de plus pour les hommes (–1,6 % après –0,6 % le trimestre dernier), quelle que soit leur tranche d’âge. Le nombre d’inscrits chez les femmes reste en hausse (+0,3 %) ce trimestre.

Parmi les moins de 25 ans, la demande d'emploi repart fortement à la hausse pour les femmes (+1,7 % après –2,0 %) mais reste favorable pour les hommes (–1,0 % après –0,9 %).

Chez les seniors, le nombre de demandeurs d’emploi diminue pour la première fois depuis deux ans (–0,4 %).

Toutes catégories confondues, la demande d’emploi demeure mal orientée pour les inscrits de longue durée (+2,0 %) mais elle s’améliore encore ce trimestre pour les demandeurs de moins d’un an (–1,4 % après –0,9 %).

En France, le nombre d’inscrits à Pôle emploi reste stable ce trimestre. Les tendances amorcées fin 2017 se poursuivent : le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A recule (–1,0 %) et ceux inscrits en catégories B et C sont toujours plus nombreux (+1,5 %).

La construction de logements moins dynamique

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, à la fin du mois de mars 2018, 42 400 permis de construire ont été délivrés sur 12 mois. Ce nombre diminue de –0,9 % par rapport à fin décembre 2017 (figure 5). En France (hors Mayotte), la baisse se poursuit ce trimestre (–0,6 %). Sur un an, la tendance reste toutefois positive au niveau national (+3,0 %) contrairement à la situation dans la région (–1,6 %).

La construction de logements dans notre région perd de son dynamisme ce trimestre (–2,1 % après +4,7 % le trimestre précédent). Depuis un an, la construction de 37 300 logements a été lancée, soit 3 100 logements de plus qu’à la même période l’année dernière (+9,1 % sur un an après +19,8 % le trimestre précédent). En France hors Mayotte, la tendance est également à la décélération (+9,3 % sur un an après +16,2 %).

Figure 5Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (Indice base 100 en décembre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 103,15 101,59
févr. 2011 103,94 101,78
mars 2011 102,36 101,22
avril 2011 104,99 101,05
mai 2011 105,51 102,64
juin 2011 105,77 102,92
juil. 2011 103,67 103,1
août 2011 104,99 104,28
sept. 2011 107,35 105,85
oct. 2011 107,61 106,52
nov. 2011 108,4 107,55
déc. 2011 106,56 108,64
janv. 2012 106,56 108,39
févr. 2012 109,71 108,58
mars 2012 109,19 108,52
avril 2012 107,87 108,98
mai 2012 107,09 107,57
juin 2012 108,92 107,07
juil. 2012 114,17 106,27
août 2012 115,49 106,46
sept. 2012 110,76 104,26
oct. 2012 113,65 103,71
nov. 2012 112,07 102,66
déc. 2012 111,55 100,86
janv. 2013 109,45 100,99
févr. 2013 106,56 102,48
mars 2013 109,45 102,81
avril 2013 108,66 101,13
mai 2013 106,3 99,16
juin 2013 104,2 97,42
juil. 2013 98,69 95,47
août 2013 95,01 92,36
sept. 2013 93,18 90,87
oct. 2013 92,39 90,31
nov. 2013 93,18 89,43
déc. 2013 92,13 88,53
janv. 2014 91,86 86,45
févr. 2014 92,65 83,43
mars 2014 89,5 82,48
avril 2014 87,93 81,23
mai 2014 88,71 81,25
juin 2014 85,56 81,31
juil. 2014 87,93 81,67
août 2014 88,45 81,48
sept. 2014 91,08 81,6
oct. 2014 90,03 80,7
nov. 2014 87,4 79,84
déc. 2014 89,5 79,76
janv. 2015 90,03 79,53
févr. 2015 87,93 78,98
mars 2015 89,24 78,12
avril 2015 90,55 79,09
mai 2015 90,55 78,6
juin 2015 93,7 79,5
juil. 2015 92,39 79,32
août 2015 95,28 80,22
sept. 2015 97,9 81,02
oct. 2015 95,01 81,6
nov. 2015 96,85 83,57
déc. 2015 97,64 84,73
janv. 2016 98,69 85,08
févr. 2016 100,26 86,49
mars 2016 101,84 86,76
avril 2016 104,2 87,64
mai 2016 105,25 89,53
juin 2016 104,72 89,87
juil. 2016 105,77 90,77
août 2016 108,14 91,9
sept. 2016 108,92 94,19
oct. 2016 112,6 94,86
nov. 2016 115,22 95,83
déc. 2016 114,7 97,17
janv. 2017 113,39 97,99
févr. 2017 112,86 98,24
mars 2017 113,12 100,46
avril 2017 111,81 100,55
mai 2017 113,12 101,51
juin 2017 113,91 102,6
juil. 2017 113,12 104,09
août 2017 112,34 104,49
sept. 2017 112,07 104,59
oct. 2017 112,6 105,16
nov. 2017 111,02 104,28
déc. 2017 112,34 103,84
janv. 2018 112,34 103,99
févr. 2018 114,17 104,53
mars 2018 112,34 102,96
avril 2018 112,6 103,08
mai 2018 110,76 103,08
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 5Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Un début d’année encourageant pour l’hôtellerie de tourisme

Au premier trimestre 2018, la fréquentation hôtelière en Provence-Alpes-Côte d’Azur augmente de 4,6 % par rapport au premier trimestre 2017 (figure 6). Dans les autres régions touristiques, l’évolution de la fréquentation hôtelière est contrastée. Elle s’accroît plus fortement en Occitanie (+6,0 %) et en Île-de-France (+8,8 %) mais progresse peu en Auvergne-Rhône-Alpes (+1,2 %) et en Bretagne (+0,6 %). Au total, la fréquentation hôtelière en France a augmenté de 5,2 %.

La fréquentation augmente dans tous les départements de la région, et tout particulièrement dans les Alpes-de-Haute-Provence (+24,2 %) et les Hautes-Alpes (+10,0 %) dont les stations ont bénéficié d’un bon enneigement cet hiver et d’une forte affluence de la clientèle française. Les Alpes-Maritimes ont accueilli 67 700 touristes supplémentaires (+4,9 % par rapport au premier trimestre 2017), dont 85 % d’étrangers. Le trimestre a été très favorable pour l’hôtellerie en Vaucluse (+7,0 %), et assez bien orienté dans les Bouches du Rhône (+2,0 %) et le Var (+0,7 %).

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels ( En %)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France entière
T1 2011 -1,8 2,5
T2 2011 3,04 3,15
T3 2011 5,59 3,01
T4 2011 10,59 4,69
T1 2012 4,89 2,25
T2 2012 1,14 -0,83
T3 2012 0,51 -0,76
T4 2012 -0,04 0,22
T1 2013 -4,67 -0,37
T2 2013 -0,79 -0,68
T3 2013 -1,52 0,07
T4 2013 -0,82 -0,53
T1 2014 1,12 -2,91
T2 2014 1,37 -0,93
T3 2014 -4,73 -1,73
T4 2014 -2,96 -0,89
T1 2015 0,18 2,37
T2 2015 1,18 2,05
T3 2015 3,53 3,43
T4 2015 2,46 -1,01
T1 2016 6,68 2,01
T2 2016 -3,43 -3,65
T3 2016 -5,71 -4,02
T4 2016 3,5 4,98
T1 2017 -1,38 2,61
T2 2017 4,05 6,44
T3 2017 7,21 5,38
T4 2017 6,68 5,31
T1 2018 4,63 5,21
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

La hausse de fréquentation hôtelière ce trimestre est imputable à la clientèle étrangère (+11,4 %) et, plus faiblement, aux touristes français (+1,2 %). L’accroissement de la fréquentation étrangère est dû autant à la clientèle européenne (+8,4 %) qu’à la clientèle lointaine (+20,2 %). La hausse de fréquentation en provenance des pays de la zone euro, constatée lors des trois derniers trimestres, se poursuit en ce début d’année (+12,4 %). Elle concerne toutes les principales nationalités habituées à séjourner dans la région : les Belges (+10,1 %), les Allemands (+14,8 %), les Espagnols (+34,2 %). La clientèle britannique est également un peu plus présente au premier trimestre (+1,3 % après –2,2 % en fin d’année dernière). Parmi les clientèles lointaines, les Chinois (+19,2 %), les Américains (+13,4 %) et les Russes (+10,6 %) sont venus nombreux en ce début d’année. Alors qu’ils s’étaient détournés de la région lors du trimestre précédent, les Japonais sont de retour au premier trimestre (+33,4 % après –11,3 %).

D’après les premières données disponibles, la fréquentation hôtelière semble faiblir au début du printemps. Par rapport à 2017, la fréquentation baisse en avril (–10,2 %) et est stable en mai (+0,1 %).

La création d’entreprises accélère encore

Au premier trimestre 2018, 17 500 entreprises ont été créées en Provence-Alpes-Côte d’Azur (figure 7). Après deux trimestres vigoureux, la création d’entreprises s’intensifie encore en ce début d’année (+11,0 % après +6,5 % au quatrième trimestre 2017). Les immatriculations accélèrent franchement pour les micro-entrepreneurs (+21,1 % après +10,8 %) et augmentent plus modérément pour les autres créateurs (+3,4 %). Sur un an, le nombre d’entreprises créées progresse un peu plus vite dans la région qu’au niveau national (+22,8 % contre +17,7 %).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 5 790 entreprises ont déposé le bilan sur un an à la fin du premier trimestre de 2018. Dans la construction et le commerce, réparation automobile, secteurs qui concentrent plus de 40 % des défaillances totales, le nombre d’entreprises connaissant une procédure de redressement judiciaire continue de diminuer.

Figure 7Créations d'entreprises

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Créations d'entreprises (Indice base 100 au 4e trimestre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur hors micro-entr. France entière hors micro-entr. Provence-Alpes-Côte d'Azur y/c micro-entr. France entière y/c micro-entr.
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 97,74 99,22 93,84 91,21
T2 2011 96,16 98,27 93,18 91,65
T3 2011 96,7 99,09 90,47 91,61
T4 2011 98,6 99,1 95,13 92,7
T1 2012 94,54 94,78 96,13 93,88
T2 2012 89,8 91,79 93,3 91,9
T3 2012 90,32 92,28 94,27 91,35
T4 2012 91,79 93,2 89,54 89,76
T1 2013 99,81 100,3 92,56 90,58
T2 2013 97,95 101,26 86,82 89,96
T3 2013 99,24 101,68 87,13 89,06
T4 2013 98,42 104,04 87,75 91,35
T1 2014 96,56 103,79 90,11 92,01
T2 2014 99,23 103,21 87,2 91,43
T3 2014 94,87 101,9 86,85 92,86
T4 2014 98,94 103,53 86,74 93,17
T1 2015 103,27 111,01 84,83 87,36
T2 2015 110,04 115,48 81,9 87,07
T3 2015 114,58 118,28 84,44 87,88
T4 2015 115,39 120,46 82,16 89,18
T1 2016 117,68 122,68 86,22 90,74
T2 2016 120,34 128 85,57 95,03
T3 2016 122,79 129,98 84,35 92,02
T4 2016 121,58 127,01 82,66 91,71
T1 2017 119,3 130,14 86,27 95,15
T2 2017 120,11 130,9 83,35 94,95
T3 2017 124,15 135,38 89,57 99,45
T4 2017 128,58 142,24 95,43 106,72
T1 2018 132,91 144,47 105,9 111,96
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
Avertissement

Jusqu’à présent, les estimations trimestrielles d’emploi (ETE) publiées au niveau localisé (région et département) portaient seulement sur les salariés du secteur marchand – hors agriculture et activité des particuliers employeurs – en France métropolitaine. À partir de la publication de juin 2018, le champ des ETE localisées est étendu à l’ensemble de l’emploi salarié et aux départements d’outre-mer (hors Mayotte). Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l’agriculture et de l’ensemble des particuliers employeurs.

De plus, une distinction des emplois « privés » et « publics », établie à partir de la catégorie juridique des employeurs, est disponible au niveau régional. Les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution (effets de composition liés aux écarts de niveaux).

Parallèlement, l’introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, en particulier durant la phase de montée en charge de la DSN.

Contexte national – L’activité économique française croîtrait en 2018 à un rythme moins soutenu qu’en 2017

En France, l’activité économique a ralenti début 2018 (+0,2 %) après un quatrième trimestre 2017 dynamique (+0,7 %). L’investissement des entreprises a calé du fait du repli de l’investissement en biens manufacturés. La consommation des ménages a été atone au premier trimestre, à l’image de sa faible progression en 2017. Enfin, les échanges extérieurs se sont légèrement repliés, la contribution du commerce extérieur à la croissance s’annulant en début d’année, après avoir été nettement positive fin 2017.

Le climat des affaires s’est replié depuis son point haut de la fin 2017 mais reste à un niveau élevé. Le PIB progresserait de 1,7 % en 2018, après 2,3 % en 2017. L’emploi marchand resterait dynamique mais ralentirait en 2018, permettant tout de même une poursuite de la baisse du taux de chômage qui s’établirait à 8,8 % en fin d’année.

Contexte international – Le commerce mondial resterait solide mais ralentirait un peu

Début 2018, le commerce mondial garderait de l’élan mais décélérerait un peu après une franche reprise fin 2017. Les tensions protectionnistes pourraient, par ailleurs, peser sur la vigueur des échanges internationaux.

L’inflation s’élèverait franchement aux États-Unis et un peu moins en zone euro, portée par la diffusion des hausses de prix de l’énergie.

D’ici fin 2018, la politique budgétaire expansionniste porterait l’accélération de l’activité aux États-Unis, mais intervenant en haut de cycle, elle contribuerait à la hausse des prix et pourrait présenter un risque sur les taux d’intérêt américains.

Dans les autres économies avancées, l’activité augmenterait un peu moins vite qu’en 2017.