La création d'emploi maintient la cadenceNote de conjoncture régionale – 3ᵉ trimestre 2017

Vincent Delage, Philippe Winnicki, Insee Provence-Alpes-Côte d’Azur

Au troisième trimestre de 2017, l’activité accélère de nouveau dans les économies avancées. En France, le climat des affaires est au plus haut depuis 10 ans et l’activité demeure soutenue cet été. La croissance resterait solide début 2018 et le chômage baisserait à 9,4 % mi-2018.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi salarié dans les secteurs concurrentiels, hors agriculture et particuliers employeurs, s’accroît de 0,4 % au troisième trimestre de 2017, comme au trimestre précédent. Les services marchands restent le principal moteur de croissance de l’emploi, en particulier grâce à l’hébergement-restauration, aux services aux entreprises et à l’intérim. L’emploi dans la construction retrouve de l’allant après une pause au deuxième trimestre.

Comme au niveau national, le taux de chômage repart ponctuellement à la hausse pour s’établir à 11,1 %. Au niveau sectoriel, la construction de logements faiblit légèrement après cinq trimestres de hausse. Le bilan 2017 de la saison hôtelière est favorable, effaçant les mauvais résultats de 2016.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 18
Paru le : 18/01/2018

La création d’emploi sur un rythme de croisière

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de salariés dans les secteurs concurrentiels, hors agriculture et particuliers employeurs, augmente de 0,4 % au troisième trimestre 2017, comme aux deux trimestres précédents. Cela représente 4 400 emplois de plus sur trois mois (figure 1). Sur un an, la croissance de l’emploi est de + 1,4 %, rythme équivalent à celui de 2015-2016.

Comme aux trimestres précédents, la hausse de l’emploi repose principalement sur les services marchands hors intérim, qui sont à l’origine de la moitié des créations de postes (figure 2). Cependant, leur rythme de croissance ralentit légèrement depuis le début de l’année pour s’établir à + 0,4 %.

Au troisième trimestre, la situation de l’emploi est contrastée au sein des services marchands. Comme depuis le début de l’année, les effectifs salariés s’accroissent rapidement dans l’hébergement-restauration et les services aux entreprises (respectivement + 1,1 % et + 0,8 %). Dans l’information-communication, la dynamique reste favorable quoiqu’en léger ralentissement (+ 0,5 % après + 0,8 %). Le transport-entreposage enregistre une hausse modérée (+ 0,2 %) pour le deuxième trimestre consécutif. En revanche, les effectifs se replient à nouveau dans les activités financières et d’assurance et dans les activités immobilières (respectivement – 0,4 % et – 1,0 %). Après le rebond du deuxième trimestre, l’emploi décline aussi dans les autres activités de services (– 0,8 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T1 2005 100 100
T2 2005 100,03 99,97
T3 2005 100,71 100,18
T4 2005 101,33 100,43
T1 2006 101,37 100,48
T2 2006 101,79 101,02
T3 2006 102,57 101,34
T4 2006 102,56 101,64
T1 2007 103,42 102,38
T2 2007 103,96 102,63
T3 2007 104,18 102,98
T4 2007 104,12 103,18
T1 2008 104,64 103,56
T2 2008 104,11 103,19
T3 2008 103,75 102,9
T4 2008 103,46 102,02
T1 2009 102,88 101,05
T2 2009 102,23 100,53
T3 2009 102,26 100,29
T4 2009 102,75 100,3
T1 2010 102,82 100,25
T2 2010 102,6 100,29
T3 2010 102,96 100,52
T4 2010 102,79 100,71
T1 2011 103,05 101,01
T2 2011 103,31 101,15
T3 2011 102,93 101,11
T4 2011 103,11 101,15
T1 2012 103,06 101,09
T2 2012 102,98 101,01
T3 2012 103,02 100,81
T4 2012 102,77 100,53
T1 2013 102,94 100,57
T2 2013 102,79 100,26
T3 2013 102,99 100,44
T4 2013 103,04 100,5
T1 2014 103,04 100,46
T2 2014 103,07 100,5
T3 2014 102,84 100,24
T4 2014 102,88 100,28
T1 2015 102,87 100,28
T2 2015 103,42 100,52
T3 2015 103,51 100,7
T4 2015 103,85 100,97
T1 2016 104,69 101,3
T2 2016 105,2 101,56
T3 2016 105,53 101,92
T4 2016 105,74 102,36
T1 2017 106,15 102,74
T2 2017 106,61 103,23
T3 2017 107,02 103,52
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,34 99,48 100,22 100,58
T3 2005 102,29 99,27 100,79 100,79
T4 2005 103,61 99,14 101,35 101,2
T1 2006 105,64 98,82 101,21 100,96
T2 2006 106,77 99 101,51 100,86
T3 2006 107,89 98,68 102,42 101,19
T4 2006 108,96 98,43 102,3 100,78
T1 2007 110,19 98,96 103,11 101,67
T2 2007 111,23 98,66 103,73 101,8
T3 2007 112,2 98,72 104,14 102,16
T4 2007 113,09 98,31 104,06 102,02
T1 2008 112,56 98,48 104,59 101,83
T2 2008 113,19 98,08 104,08 101,65
T3 2008 113,81 98,03 103,52 101,54
T4 2008 112,73 97,1 103,8 101,55
T1 2009 112,01 96,01 103,69 101,11
T2 2009 110,41 95,13 103,13 100,75
T3 2009 109,48 94,16 103,45 100,57
T4 2009 108,89 93,83 104,21 100,91
T1 2010 108,21 92,69 104,47 101,13
T2 2010 107,56 92,06 104,19 100,85
T3 2010 107,31 92 104,63 100,74
T4 2010 106,79 92,1 104,36 100,73
T1 2011 106,46 92,56 104,69 101,21
T2 2011 106,75 92,91 105,13 101,44
T3 2011 105,28 92,53 104,76 101,09
T4 2011 105,3 93,01 104,89 101,28
T1 2012 104,79 92,87 105,12 101,22
T2 2012 103,82 92,9 105,2 101,22
T3 2012 102,86 93,12 105,39 101,14
T4 2012 102,49 92,97 105,25 100,88
T1 2013 101,25 93,12 105,49 100,75
T2 2013 101,09 92,75 105,4 100,08
T3 2013 101,01 92,74 105,73 100,2
T4 2013 100,32 92,67 105,87 100,58
T1 2014 99,94 92,53 105,93 100,6
T2 2014 98,82 92,49 106,21 101,12
T3 2014 98,07 92,15 106,13 100,87
T4 2014 96,69 92,11 106,25 100,7
T1 2015 96,08 91,86 106,44 100,98
T2 2015 95,41 92,05 106,86 101,45
T3 2015 95,13 92,17 106,97 101,73
T4 2015 95,26 92,24 107,4 102,45
T1 2016 95,35 92,46 108,29 103,29
T2 2016 95,49 92,21 108,89 103,91
T3 2016 95,25 92,14 109,3 104,19
T4 2016 95,39 91,93 109,16 103,8
T1 2017 96,2 91,82 109,65 103,85
T2 2017 96,26 91,76 110,19 104,33
T3 2017 96,63 91,61 110,59 104,69
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Dans l’intérim, la création d’emploi accélère encore au troisième trimestre après une reprise déjà franche au printemps (+ 2,7 % après + 2,0 %) (figure 3). L’intérim est à l’origine de 1 200 emplois supplémentaires ce trimestre.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T1 2005 100 100
T2 2005 94,39 97,81
T3 2005 101,23 103,17
T4 2005 104,85 106,12
T1 2006 104,84 104,05
T2 2006 106,98 109,62
T3 2006 109,31 108,81
T4 2006 109,45 110,81
T1 2007 112,18 118,25
T2 2007 113,45 115,02
T3 2007 107,96 112,46
T4 2007 106,96 111,43
T1 2008 112,59 116,66
T2 2008 107,15 109,2
T3 2008 106,85 102,89
T4 2008 99,22 88,67
T1 2009 90,71 76,99
T2 2009 92,19 77,38
T3 2009 93,36 81,21
T4 2009 94,97 85,18
T1 2010 99,17 89,87
T2 2010 103,86 93,69
T3 2010 106,13 97,37
T4 2010 108,33 101,59
T1 2011 107,61 103,2
T2 2011 103,28 102,31
T3 2011 105,91 102,02
T4 2011 106,28 100,8
T1 2012 101,49 96,85
T2 2012 100,11 94,01
T3 2012 98,54 89,56
T4 2012 96 86,55
T1 2013 98,74 90,06
T2 2013 98,47 89,22
T3 2013 97,57 91,43
T4 2013 98,52 91,67
T1 2014 98,97 91,41
T2 2014 97,3 93,55
T3 2014 95,73 90,56
T4 2014 98,63 91,46
T1 2015 96,95 92,16
T2 2015 106,14 96,07
T3 2015 106,52 98,91
T4 2015 106,91 100,98
T1 2016 111,96 102,34
T2 2016 115,55 103,82
T3 2016 117,71 107,54
T4 2016 128,25 117,86
T1 2017 128,41 117,74
T2 2017 130,92 122,72
T3 2017 134,46 124,59
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Dans le commerce, les effectifs salariés progressent un peu moins fortement qu’au second trimestre (+ 0,3 % après + 0,5 %). Le secteur a néanmoins créé près de 900 emplois au troisième trimestre.

Après une pause au deuxième trimestre, les créations d’emplois dans la construction accélèrent au troisième trimestre (+ 0,4 %). Sur un an, la croissance de l’emploi dans ce secteur atteint 1,4 %, rythme inédit depuis 2008.

Dans l’industrie, les effectifs salariés continuent de s’éroder ce trimestre (– 0,2 %). Dans le secteur regroupant industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets, cokéfaction et raffinage comme dans la fabrication de matériels de transports, la situation continue de se dégrader (respectivement – 0,4 % et – 0,3 %). Après un premier semestre en hausse, les effectifs salariés se replient dans l’agroalimentaire et dans la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et la fabrication de machines (respectivement – 0,4 % et – 0,7 %). Seule la fabrication d’autres produits industriels rebondit après deux trimestres en berne (+ 0,2 %).

En France métropolitaine, l’emploi salarié, hors agriculture et particuliers employeurs, ralentit légèrement par rapport au trimestre précédent (+ 0,3 % après + 0,5 %). Sur un an, l’évolution reste stable (+ 1,6 %). La création d’emploi dans les services marchands hors intérim se poursuit au même rythme (+ 0,4 %). En revanche, elle ralentit dans l’intérim (+ 1,5 % après + 4,2 %). Dans le commerce, la hausse de l’emploi atteint + 0,2 % après + 0,3 %. Après deux trimestres favorables, l’emploi progresse moins vite dans la construction (+ 0,1 % après + 0,4 %). Comme en Paca, l’industrie reste le seul secteur dont les effectifs se contractent (– 0,1 %).

Hausse du taux de chômage

L’évolution du taux de chômage régional suit la tendance nationale. Après un recul au trimestre précédent, il augmente de 0,3 point au troisième trimestre pour s'établir à 11,1 % de la population active (figure 4). En un an, il recule toutefois de 0,2 point.

Tous les départements de la région sont touchés par ce rebond ponctuel du taux de chômage. Cette hausse atteint + 0,3 point dans les Alpes-Maritimes (où le taux s’établit à 10,3 %), dans les Alpes-de-Haute-Provence (11,4 %) et le Vaucluse (12,3 %). Elle est légèrement plus faible (+ 0,2 point) dans les Bouches-du- Rhône (soit un taux à 11,5 %), le Var (10,7 %) et les Hautes- Alpes (8,9 %).

En France métropolitaine, avec 9,4 % de la population active au troisième trimestre 2017, le taux de chômage au sens du BIT gagne 0,2 point par rapport au trimestre précédent. Il a reculé de 0,3 point sur un an.

Figure 4 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2005 9,6 8,3
T2 2005 9,9 8,4
T3 2005 10,1 8,6
T4 2005 10,1 8,7
T1 2006 10,1 8,7
T2 2006 10 8,6
T3 2006 10 8,5
T4 2006 9,4 8
T1 2007 9,7 8,1
T2 2007 9,4 7,8
T3 2007 9,2 7,6
T4 2007 8,6 7,1
T1 2008 8,2 6,8
T2 2008 8,3 7
T3 2008 8,4 7,1
T4 2008 8,6 7,4
T1 2009 9,4 8,2
T2 2009 10 8,8
T3 2009 10 8,8
T4 2009 10,4 9,1
T1 2010 10,2 9
T2 2010 10,1 8,9
T3 2010 10,2 8,8
T4 2010 10,2 8,8
T1 2011 10,3 8,8
T2 2011 10,3 8,7
T3 2011 10,5 8,8
T4 2011 10,6 9
T1 2012 10,7 9,1
T2 2012 10,9 9,4
T3 2012 10,9 9,4
T4 2012 11,2 9,7
T1 2013 11,4 9,9
T2 2013 11,6 10,1
T3 2013 11,4 9,9
T4 2013 11,2 9,7
T1 2014 11,3 9,8
T2 2014 11,4 9,9
T3 2014 11,5 10
T4 2014 11,7 10,1
T1 2015 11,5 10
T2 2015 11,8 10,2
T3 2015 11,7 10,1
T4 2015 11,4 9,9
T1 2016 11,5 9,9
T2 2016 11,2 9,7
T3 2016 11,3 9,7
T4 2016 11,5 9,7
T1 2017 11 9,3
T2 2017 10,8 9,2
T3 2017 11,1 9,4
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

La demande d'emploi continue de croître

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi s’accroît de 1,7 % au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent. Après une légère amélioration, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) repart à la hausse (+ 0,8 %). Le nombre d’inscrits en catégories B et C progresse encore fortement (+ 3,5 %).

Pour les seules catégories A, la demande d’emploi augmente de 0,8 % pour les hommes après deux trimestres favorables et elle s’accentue pour les femmes (+ 1,1 %). En revanche, le nombre d’inscrits de moins de 25 ans diminue à nouveau (– 1,3 %) et, contrairement aux trimestres précédents, ce sont les femmes qui profitent de cette amélioration (– 4,1 % contre + 1,2 % pour les hommes). Alors qu’il s’était stabilisé fin juin, le nombre de seniors demandeurs d’emploi augmente nettement (+ 2,4 %).

Toutes catégories confondues, la demande d’emploi progresse aussi bien pour les demandeurs de moins d’un an (+ 1,1 %) que pour ceux de longue durée (+ 2,5 %).

En France métropolitaine, la hausse du nombre d’inscrits à Pôle emploi se poursuit au même rythme qu’au trimestre précédent (+ 1,0 %). La demande d’emploi de catégorie A est quasiment stable (– 0,2 %) alors que celle des catégories B et C augmente sensiblement (+ 2,9 %).

La construction de logements faiblit légèrement

Dans la région, à la fin du mois de septembre 2017, 43 500 permis de construire ont été délivrés sur 12 mois glissants. Leur nombre diminue de 1,1 % ce trimestre après une augmentation de 1,4 % au trimestre précédent (figure 5). Sur un an, la hausse est de 4,6 % alors qu’elle dépassait 10 % depuis début 2016. En France métropolitaine, le nombre de logements autorisés continue de progresser (+ 2,7 % au troisième trimestre). Sur un an, le rythme des permis de construire reste soutenu (+ 12,8 %).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la construction de logements faiblit légèrement après cinq trimestres de hausse (– 0,5 %). Depuis un an, 37 000 logements ont été commencés, soit 6 300 de plus qu’à la même période l’an dernier (+ 20,5 %). Au niveau national, la tendance reste positive sur un trimestre (+ 3,3 % par rapport au deuxième trimestre) et accélère encore sur un an (+ 19,7 %).

Ce trimestre, 2 987 logements ont été vendus en Paca, soit une baisse de 7,1 % par rapport au troisième trimestre 2016. Dans le même temps, l’offre de logements neufs diminue fortement (– 6,1 %) sur un an. L’encours de logements prêts à être vendu reste stable ce trimestre par rapport au trimestre dernier et atteint 12 353 logements.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 101,72 101,53
avril 2005 101,72 102,29
mai 2005 101,15 102,8
juin 2005 104,58 104,19
juil. 2005 109,74 105,05
août 2005 109,17 105,52
sept. 2005 110,03 106,38
oct. 2005 110,89 106,52
nov. 2005 110,89 106,99
déc. 2005 116,33 108,4
janv. 2006 117,48 109,44
févr. 2006 121,78 110,71
mars 2006 126,93 112,47
avril 2006 130,66 113,45
mai 2006 132,95 114,84
juin 2006 133,24 115,57
juil. 2006 131,52 116,43
août 2006 135,82 117,11
sept. 2006 137,25 116,62
oct. 2006 138,11 118,03
nov. 2006 140,4 118,99
déc. 2006 138,11 118,48
janv. 2007 138,4 117,88
févr. 2007 134,67 117,88
mars 2007 131,52 118,37
avril 2007 129,51 117,84
mai 2007 127,79 117,54
juin 2007 123,78 116,78
juil. 2007 123,21 116,98
août 2007 122,92 116,8
sept. 2007 122,06 116,51
oct. 2007 122,06 115,78
nov. 2007 120,34 113,67
déc. 2007 116,62 112,47
janv. 2008 115,47 112,26
févr. 2008 117,19 111,91
mars 2008 116,91 110,32
avril 2008 114,9 109,52
mai 2008 113,47 108,34
juin 2008 111,17 106,15
juil. 2008 107,74 103,7
août 2008 102,01 101,27
sept. 2008 101,15 99,71
oct. 2008 101,15 97,53
nov. 2008 99,14 95,67
déc. 2008 97,99 92,85
janv. 2009 94,84 90,09
févr. 2009 90,54 86,47
mars 2009 86,53 83,57
avril 2009 86,25 81,32
mai 2009 85,96 78,64
juin 2009 85,67 76,74
juil. 2009 87,39 75,6
août 2009 88,25 74,76
sept. 2009 87,97 74,11
oct. 2009 84,24 73,21
nov. 2009 84,24 73,37
déc. 2009 85,67 74,09
janv. 2010 85,39 74,76
févr. 2010 85,67 76,52
mars 2010 90,83 79,03
avril 2010 90,83 80,97
mai 2010 93,98 83,04
juin 2010 97,99 85,39
juil. 2010 100,57 87,59
août 2010 100 88,94
sept. 2010 102,01 90,48
oct. 2010 102,87 91,11
nov. 2010 104,87 91,64
déc. 2010 109,17 92,83
janv. 2011 112,61 94,38
févr. 2011 113,47 94,56
mars 2011 111,75 94,07
avril 2011 114,61 93,99
mai 2011 115,19 95,46
juin 2011 115,47 95,83
juil. 2011 113,18 96,4
août 2011 114,61 97,65
sept. 2011 117,19 99,41
oct. 2011 117,48 100,06
nov. 2011 118,34 101,14
déc. 2011 116,05 102,21
janv. 2012 116,33 101,96
févr. 2012 119,77 102,15
mars 2012 119,2 101,82
avril 2012 117,77 102,15
mai 2012 116,91 100,72
juin 2012 118,91 100,31
juil. 2012 124,64 99,53
août 2012 126,07 99,65
sept. 2012 120,92 97,59
oct. 2012 124,07 97,06
nov. 2012 122,35 96,04
déc. 2012 121,78 94,34
janv. 2013 119,48 94,52
févr. 2013 116,33 95,99
mars 2013 119,2 96,61
avril 2013 118,62 95,03
mai 2013 115,76 93,09
juin 2013 113,75 91,31
juil. 2013 107,45 89,23
août 2013 103,44 86,35
sept. 2013 101,43 84,75
oct. 2013 100,86 84,26
nov. 2013 101,43 83,45
déc. 2013 100,57 82,67
janv. 2014 100 80,58
févr. 2014 100,86 77,56
mars 2014 97,71 76,5
avril 2014 95,7 75,35
mai 2014 96,85 75,39
juin 2014 93,41 75,39
juil. 2014 95,99 75,78
août 2014 96,56 75,56
sept. 2014 99,43 75,74
oct. 2014 98,28 74,88
nov. 2014 95,42 74,09
déc. 2014 97,71 74
janv. 2015 98,28 73,74
févr. 2015 95,99 73,25
mars 2015 97,42 72,49
avril 2015 98,85 73,15
mai 2015 98,85 72,78
juin 2015 102,29 73,74
juil. 2015 100,86 73,72
août 2015 104,01 74,54
sept. 2015 106,88 75,25
oct. 2015 103,72 75,82
nov. 2015 105,73 77,54
déc. 2015 106,59 78,56
janv. 2016 107,74 79,03
févr. 2016 109,46 80,42
mars 2016 111,17 80,71
avril 2016 113,47 81,69
mai 2016 114,9 83,49
juin 2016 114,33 83,71
juil. 2016 115,47 84,45
août 2016 118,05 85,49
sept. 2016 118,91 87,7
oct. 2016 122,92 88,43
nov. 2016 125,79 89,31
déc. 2016 125,5 90,58
janv. 2017 124,07 91,27
févr. 2017 123,21 91,6
mars 2017 123,78 93,81
avril 2017 122,64 93,97
mai 2017 124,36 94,95
juin 2017 125,79 96,16
juil. 2017 124,64 97,94
août 2017 124,07 98,65
sept. 2017 124,36 99
oct. 2017 125,21 99,78
nov. 2017 125,21 99,94
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Un bel été pour l'hôtellerie de tourisme

Au troisième trimestre 2017, la fréquentation hôtelière en Provence-Alpes-Côte d'Azur augmente de 7,2 % par rapport au troisième trimestre 2016, saison qui avait été fortement affectée par l’attentat de Nice (figure 6). Dans les autres régions touristiques, l'évolution de la fréquentation hôtelière s’accroît plus modérément. C’est le cas en Occitanie (+ 0,7 %), en Auvergne-Rhône-Alpes (+ 2,7 %), en Corse (+ 2,9 %) ou encore en Bretagne (+ 3,3 %). Seule l'Île-de-France a connu une plus forte hausse que notre région (+ 11,4 %). Au total, la fréquentation hôtelière en France métropolitaine a augmenté de 5,2 %.

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, le regain de fréquentation hôtelière s’explique à la fois par le retour des touristes étrangers (+ 10,1 %) et par une clientèle française plus nombreuse (+ 5,0 %). Il bénéficie principalement aux Alpes-Maritimes et aux Bouches-du-Rhône, qui concentrent plus de 80 % des touristes supplémentaires venus cet été dans la région.

L’accroissement de la fréquentation étrangère concerne tout autant la clientèle européenne (+ 10,6 %) que la clientèle lointaine (+ 8,9 %). La hausse de fréquentation en provenance des pays de la zone euro, déjà constatée au trimestre précédent, se poursuit cet été. Elle concerne au premier chef les Italiens (+ 23,2 % après – 27,0 % en 2016), mais également les Néerlandais (+ 7,6 %) et les Allemands (+ 6,1 %). La fréquentation des touristes belges se maintient (+ 0,4 %) alors que celle des Espagnols baisse sensiblement (– 8,7 %). Après un recul de fréquentation marqué l’été dernier et au premier semestre 2017, la clientèle britannique est plus présente cet été (+ 1,7 % après – 11,2 % en 2016).

Parmi les clientèles lointaines, les Russes (+ 22,3 %) et les Japonais (+ 16,6 %) sont de retour. Les Chinois (+ 6,6 %) et les Américains (+ 3,6 %) sont également plus nombreux.

D’après les premières données disponibles, ce bel été en termes de fréquentation hôtelière semble se prolonger au début de l’automne : + 8 % d’augmentation de la fréquentation en octobre par rapport à 2016, dont + 12 % de touristes étrangers supplémentaires.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2011 -1,8 2,25
T2 2011 3,04 3,12
T3 2011 5,59 3,03
T4 2011 10,59 4,64
T1 2012 4,89 2,36
T2 2012 1,14 -0,78
T3 2012 0,51 -0,76
T4 2012 -0,04 0,3
T1 2013 -4,67 -0,39
T2 2013 -0,79 -0,75
T3 2013 -1,52 0,09
T4 2013 -0,82 -0,56
T1 2014 1,12 -2,85
T2 2014 1,37 -0,8
T3 2014 -4,73 -1,61
T4 2014 -2,96 -0,74
T1 2015 0,18 2,45
T2 2015 1,18 1,93
T3 2015 3,53 3,3
T4 2015 2,46 -1,27
T1 2016 6,68 1,9
T2 2016 -3,43 -3,62
T3 2016 -5,71 -4,11
T4 2016 3,5 4,92
T1 2017 -1,38 2,38
T2 2017 4,05 6,25
T3 2017 7,21 5,21
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

La création d'entreprise rebondit

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, au troisième trimestre 2017, 14 700 entreprises (y compris micro-entrepreneurs) ont été créées, soit une hausse de 7,1 % par rapport au trimestre précédent (figure 7). Les immatriculations de micro-entrepreneurs repartent fortement à la hausse après le net repli du trimestre dernier (+ 13,2 % après – 10,1 %). Hors micro-entrepreneurs, l’augmentation atteint 3,1 %.

Sur un an, la création d’entreprises progresse de 6,4 % dans notre région et de 7,9 % en France métropolitaine.

Dans la région, le nombre de défaillances d’entreprises est en légère en hausse ce trimestre après un an et demi de repli (+ 0,6 % sur un an). Cette augmentation est due en grande partie aux secteurs de l’enseignement et de la santé et aux activités financières et d’assurance. Après plusieurs trimestres de baisse, les défaillances repartent également à la hausse dans l’industrie et le commerce. En revanche, la tendance reste bien orientée dans l’agriculture, la construction, les activités immobilières et le soutien aux entreprises.

En France métropolitaine, les défaillances reculent toujours à un rythme soutenu (– 7,6 % sur un an).

Figure 7 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Provence-Alpes-Côte d'Azur hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Provence-Alpes-Côte d'Azur y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 96,37 95,98 114,31 120,5
T3 2009 96,37 94,72 117,69 116,72
T4 2009 97,39 100,3 122,39 124,13
T1 2010 92,96 96,57 128,71 132,73
T2 2010 96,88 100,5 114,63 122
T3 2010 94,13 99,18 110,12 117,41
T4 2010 92,41 97,83 109,55 118,16
T1 2011 90,3 96,63 102,87 108,06
T2 2011 88,79 95,31 102,06 108,1
T3 2011 89,34 96,87 99,1 107,51
T4 2011 91,08 97,29 104,21 108,97
T1 2012 87,36 93,28 105,18 111,47
T2 2012 82,88 89,11 102,18 108,62
T3 2012 83,38 89,84 103,21 107,76
T4 2012 84,76 91 98,1 105,33
T1 2013 92,25 97,81 101,49 107,68
T2 2013 90,28 97,97 94,99 106,45
T3 2013 91,62 99,33 95,36 104,98
T4 2013 90,91 102,37 96,18 108,1
T1 2014 89,2 100,81 98,84 109,81
T2 2014 91,52 100,89 95,43 108,13
T3 2014 87,58 100,23 94,88 110,1
T4 2014 91,47 101,83 95,22 109,78
T1 2015 95,42 107,95 93,13 104,16
T2 2015 101,6 113,55 89,64 102,86
T3 2015 105,66 116,38 92,15 104,2
T4 2015 106,58 119,19 90,14 105,98
T1 2016 109,01 122,11 94,73 108,75
T2 2016 111,17 126,18 93,66 112,52
T3 2016 112,93 126,81 91,81 108,92
T4 2016 112,28 126,37 90,73 109,03
T1 2017 110,73 128,82 95,04 114,45
T2 2017 111,01 129,47 91,21 112,85
T3 2017 114,49 132,12 97,65 117,52
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7 – Créations d'entreprises

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2017, les estimations trimestrielles d'emploi localisées commentées dans les notes de conjoncture régionale sont réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l'intérim). La synthèse de l'ensemble des éléments est assurée par l'Insee. Parallèlement aux publications régionales de l'Insee, les Urssaf publient des StatUr, notamment sur les effectifs salariés. Les niveaux publiés dans ces deux publications sont différents (emploi en personnes physiques pour l’Insee contre nombre de postes pour les Urssaf) en raison des écarts de champ et de concept.

Sur le champ commun, les taux d'évolutions peuvent différer légèrement sur les échelons agrégés présentés dans les notes de conjoncture et les StatUr, compte tenu d'effets de composition liés aux écarts de niveaux.

Par ailleurs, l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN), en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC), peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d'emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Encadrés

Contexte national : la croissance française atteindrait + 1,9 % en 2017

En France, l’activité est restée soutenue au troisième trimestre 2017 (+ 0,5 %, après + 0,6 %). La consommation des ménages a accéléré, l’investissement est resté solide, mais les exportations ont ralenti par contrecoup et les importations ont bondi. Le climat des affaires est au plus haut depuis 2008 si bien que la croissance accélérerait au quatrième trimestre (+ 0,6 %) pour atteindre + 1,9 % en moyenne en 2017.

Elle resterait solide début 2018, tirée notamment par l’investissement des entreprises. Avec l’arrêt de la prime à l’embauche, l’emploi marchand a ralenti au troisième trimestre. Mais il accélérerait en fin d’année, avec l’amélioration de l’activité. En revanche, l’emploi non marchand baisserait du fait des suppressions d’emplois aidés. Au total, le taux de chômage, qui a ponctuellement augmenté à 9,7 % au troisième trimestre, repartirait à la baisse à 9,5 % fin 2017, puis 9,4 % mi-2018.

Contexte international : la zone euro croît à toute allure

L’activité a de nouveau accéléré cet été dans les économies avancées (+ 0,8 % après + 0,7 %) et elle resterait dynamique d’ici mi-2018. Le climat des affaires est bien orienté, en particulier dans la zone euro. Le chômage est au plus bas depuis 2008 dans la zone euro et depuis 2000 dans les économies anglo-saxonnes, ce qui soutiendrait un peu l’inflation d’ici mi-2018. L’activité s’est également reprise dans les économies émergentes mais à un rythme en deçà des années 2000. Le commerce mondial est reparti (+ 5,0 % en prévision pour 2017, après + 1,6 % en 2016).

D’ici mi-2018, la croissance resterait solide aux États-Unis, portée par la relance fiscale votée en décembre. Dans la zone euro, l’activité continuerait d’augmenter solidement (+ 0,5 % à + 0,6 % par trimestre).