Emploi et tourisme : un 2nd trimestre prometteurNote de conjoncture régionale - 2ème trimestre 2017

Déborah Caruso, Insee

Au 2nd trimestre 2017, en Corse, la croissance de l'emploi salarié marchand se poursuit (+ 1,5 %). Les services marchands et le commerce restent particulièrement dynamiques. L’industrie crée à nouveau des emplois mais l’éclaircie du trimestre précédent dans la construction ne se confirme pas.

Le taux de chômage baisse et concerne 10 % de la population active dans la région. Il reste cependant supérieur à la moyenne française (9,2 %). Ce taux diminue au sein des deux départements mais demeure plus élevé d’un point en Haute-Corse.

Fin juin, la Corse compte 22 430 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi. La progression continue ce trimestre (+ 0,4 %) comme sur l’année (+ 1,8 %). Le nombre de chômeurs de longue durée se réoriente à la hausse et les plus de 50 ans continuent d’enregistrer la plus forte augmentation.

Le rebond des autorisations de construction de logements se confirme (+ 6,0 %). Au contraire, le nombre de logements commencés se replie ce trimestre (- 2,3 %).

L’essor du transport aérien et maritime de passagers, notamment au mois d’avril et de juin, stimule la fréquentation des hôtels par rapport au 2nd trimestre 2016. La hausse des nuitées repose exclusivement sur le tourisme français.

Insee Conjoncture Corse N° 17
No 17
Paru le : 13/10/2017

L’emploi régional confirme son dynamisme

En Corse, l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands progresse de 1,5 % au 2nd trimestre 2017 contre 0,4 % en France (hors Mayotte). Cela confirme la croissance amorcée en début d’année (+ 1,6 %) en région et correspond à une création nette de 993 emplois. L’évolution est légèrement supérieure en Corse-du-Sud (+ 1,6 %) devant la Haute-Corse (+ 1,4 %) (figure 1).

Sur un an, le rythme des créations est également plus soutenu en Corse (+ 3,1 %, soit + 2 050 emplois) qu’au niveau national (+ 1,6 %).

L’emploi régional est stimulé par l’embellie des services marchands (+ 2,1 %), du commerce (+ 1,7 %) et de l’industrie (+ 1,0 %). En revanche, la construction perd les emplois gagnés au trimestre précédent (- 1,4 %) (figure 2).

La progression des services marchands prend davantage d’ampleur en Haute-Corse (+ 2,3 %) qu’en Corse-du-Sud (+ 1,9 %). L’hébergement et la restauration, domaines favorisés par un tourisme hors saison qui bénéficie aux deux départements, portent l’emploi dans ce secteur (+ 6,7 %).

Le commerce accentue la dynamique du trimestre précédent avec une augmentation de 2,0 % de ses emplois en Corse-du-Sud et de 1,5 % en Haute-Corse.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
France métropolitaine Corse-du-Sud Haute-Corse Corse
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100 99,5 99,6 99,6
T3 2005 100,2 100,5 100,9 100,7
T4 2005 100,4 102,6 102,7 102,7
T1 2006 100,5 103,2 102,7 102,9
T2 2006 101 103,7 103 103,4
T3 2006 101,4 104,4 103,9 104,1
T4 2006 101,6 106 105,4 105,7
T1 2007 102,4 107,6 106,6 107,1
T2 2007 102,6 108,5 106,8 107,7
T3 2007 103 108,8 107,1 108
T4 2007 103,2 109,2 107,9 108,5
T1 2008 103,6 111,2 109,1 110,1
T2 2008 103,2 111,6 108,3 110
T3 2008 102,9 112,1 107,9 110
T4 2008 102 113,3 109,1 111,2
T1 2009 101,1 113,5 110,3 111,9
T2 2009 100,5 113,6 110,6 112,1
T3 2009 100,3 113,5 110,3 111,9
T4 2009 100,3 114,2 110,7 112,4
T1 2010 100,3 115,9 112,3 114,1
T2 2010 100,3 116,7 113,5 115,1
T3 2010 100,5 116,4 112,5 114,4
T4 2010 100,7 117,1 113,1 115,1
T1 2011 101 118,2 113 115,6
T2 2011 101,2 119,9 114,1 117
T3 2011 101,1 118,9 114,4 116,6
T4 2011 101,2 119,2 114,1 116,6
T1 2012 101,1 119,7 115,1 117,4
T2 2012 101 120,5 114,2 117,4
T3 2012 100,8 119,8 114,5 117,2
T4 2012 100,6 120,2 114,7 117,5
T1 2013 100,6 120,2 114,3 117,3
T2 2013 100,3 120,6 114 117,3
T3 2013 100,5 120,7 113,6 117,1
T4 2013 100,5 121,1 114,4 117,7
T1 2014 100,5 121,5 114,5 118
T2 2014 100,5 122 114,7 118,4
T3 2014 100,3 120,9 114,6 117,8
T4 2014 100,3 120,9 114,6 117,8
T1 2015 100,3 121 114,9 118
T2 2015 100,5 120,7 115,5 118,1
T3 2015 100,7 122,4 115,8 119,1
T4 2015 101 122,4 115,9 119,1
T1 2016 101,4 123,1 116,4 119,7
T2 2016 101,6 124,2 118,1 121,2
T3 2016 101,9 125,8 118,6 122,2
T4 2016 102,4 123,7 118,7 121,2
T1 2017 102,8 125,7 120,5 123,1
T2 2017 103,2 127,7 122,1 124,9
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,66 100,61 99,19 99,78
T3 2005 102,77 101,82 100,08 100,53
T4 2005 105,57 101,22 102,22 101,61
T1 2006 107,58 100,77 102,18 101,12
T2 2006 107,99 100,38 102,72 101,64
T3 2006 110,33 100,45 103,26 101,58
T4 2006 112,24 100,43 104,93 102,35
T1 2007 113,64 101,46 106,46 102,65
T2 2007 114,34 101,21 107,03 103,05
T3 2007 116,19 101,55 106,96 103,82
T4 2007 117,3 103,06 107,29 103,65
T1 2008 119,46 104,25 108,78 104,48
T2 2008 122,22 104,63 107,88 103,52
T3 2008 122,47 106,21 107,59 104,07
T4 2008 123,91 107,1 108,74 105,07
T1 2009 124,52 108,14 109,39 104,79
T2 2009 125,31 108,21 109,39 104,84
T3 2009 125,38 108,3 109,23 104,89
T4 2009 125,39 109,85 109,72 105,51
T1 2010 126,03 110,14 111,77 107,3
T2 2010 124,81 110,55 113,15 107,86
T3 2010 125,87 111,11 111,95 106,54
T4 2010 126,91 111,06 112,8 106,47
T1 2011 127,33 113,02 113,24 106,79
T2 2011 128,45 114,66 114,63 107,89
T3 2011 128,53 114,79 113,97 107,78
T4 2011 128,54 115,38 113,8 107,8
T1 2012 130,02 115,89 114,49 107,99
T2 2012 130,21 116,37 114,39 107,92
T3 2012 129,32 115,6 114,37 108,6
T4 2012 129,7 114,99 114,91 109,13
T1 2013 128,11 115,36 114,88 108,39
T2 2013 127,7 116,01 114,85 108,27
T3 2013 127,78 116,35 114,62 108,78
T4 2013 126,26 116,59 115,85 109,16
T1 2014 125,88 117,22 116,11 109,61
T2 2014 124,7 116,39 116,86 110,38
T3 2014 122,15 116,35 116,72 110,13
T4 2014 121 116,61 116,97 110,39
T1 2015 120,09 116,75 117,45 111,49
T2 2015 118,9 116,75 117,81 112,32
T3 2015 118,02 116,8 119,35 112,55
T4 2015 116,71 115,99 119,77 112,79
T1 2016 115,84 116,05 120,68 113,28
T2 2016 115,67 117,07 122,21 114,04
T3 2016 115,57 118,46 124,04 114,91
T4 2016 115,56 118,16 122,24 114,97
T1 2017 117,27 117,36 124,68 116,51
T2 2017 115,68 118,5 127,13 118,53
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse

D’autre part, le dynamisme du secteur industriel profite davantage à la Haute-Corse (+ 1,2 %) qu’à la Corse-du-Sud (+ 0,7 %). Les industries agroalimentaires soutiennent les créations régionales d’emploi dans l’industrie (+ 2,5%). Cette croissance concerne tous les secteurs industriels excepté la fabrication de matériel de transport et autres produits.

Le second trimestre reste également favorable au recours à l’embauche d’intérimaires avec 320 emplois en intérim.

Avertissement

Avertissement sur les données de l'emploi

À partir des résultats du premier trimestre 2017, les estimations trimestrielles d'emploi localisées commentées dans les notes de conjoncture régionale sont réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf ainsi que la Dares, afin d'assurer une plus grande cohérence des messages et de les rendre plus lisibles. Les niveaux d'emploi restent issus des estimations annuelles d'emploi produites par l'Insee. À ces niveaux d'emploi de référence, sont appliqués des taux d'évolution trimestriels élaborés par l'Acoss et les Urssaf sur le champ privé hors intérim, et la Dares sur l'intérim. La synthèse de l'ensemble des éléments est assurée par l'Insee. Parallèlement aux publications régionales de l'Insee, les Urssaf publient des StatUr sur les effectifs salariés, la masse salariale et le salaire moyen par tête. Les niveaux publiés dans ces deux publications sont différents (emploi en personnes physiques pour l'Insee contre nombre de postes pour les Urssaf). D'une part, le champ couvert n'est pas le même. Il correspond au champ salarié marchand non agricole et hors particuliers employeurs pour l'Insee, alors qu'il couvre le champ salarié privé pour les Urssaf (y compris dans les secteurs non marchands : administration, enseignement, santé, action sociale). D'autre part, le concept mesuré diffère. Pour l'Insee, il porte sur l'emploi en personnes physiques : les personnes qui occupent plusieurs emplois durant la période de référence sont comptées une seule fois. Dans les StatUr, sont mesurés des effectifs salariés, sans traitement de la multiactivité. Sur le champ commun, les taux d’évolutions corrigés des variations saisonnières peuvent différer légèrement sur les échelons agrégés présentés dans les notes de conjoncture et les StatUr, compte tenu d'effets de composition liés aux écarts de niveaux.

Par ailleurs, l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Figure 3 – Taux de chômage

%
Taux de chômage
France métropolitaine Corse Corse-du-Sud Haute-Corse
T1 2005 8,3 8,9 8,4 9,4
T2 2005 8,4 9,4 8,8 10
T3 2005 8,6 9,3 8,6 9,9
T4 2005 8,7 9,2 8,5 10
T1 2006 8,7 9,2 8,3 10,1
T2 2006 8,6 9,2 8,3 10,1
T3 2006 8,5 9,2 8,3 10
T4 2006 8 8,9 8 9,6
T1 2007 8,1 8,8 8 9,6
T2 2007 7,8 8,5 7,7 9,3
T3 2007 7,6 8,2 7,4 9,1
T4 2007 7,1 7,9 7,2 8,6
T1 2008 6,8 7,6 7 8,2
T2 2008 7 7,6 7 8,2
T3 2008 7,1 7,6 7 8,3
T4 2008 7,4 7,7 7,1 8,3
T1 2009 8,2 7,9 7,3 8,5
T2 2009 8,8 8,2 7,6 8,8
T3 2009 8,8 8,4 7,9 8,9
T4 2009 9,1 8,8 8,4 9,3
T1 2010 9 8,8 8,3 9,3
T2 2010 8,9 8,8 8,3 9,3
T3 2010 8,8 8,9 8,3 9,5
T4 2010 8,8 9 8,5 9,6
T1 2011 8,8 9,1 8,6 9,7
T2 2011 8,7 9 8,5 9,6
T3 2011 8,8 9,2 8,6 9,8
T4 2011 9 9,3 8,7 9,9
T1 2012 9,1 9,3 8,7 9,8
T2 2012 9,4 9,5 9 10
T3 2012 9,4 9,5 9 10
T4 2012 9,7 9,9 9,4 10,4
T1 2013 9,9 10,1 9,5 10,7
T2 2013 10,1 10,3 9,7 10,9
T3 2013 9,9 10,3 9,6 11
T4 2013 9,7 10,2 9,5 11
T1 2014 9,8 10,2 9,5 10,9
T2 2014 9,9 10,5 9,7 11,3
T3 2014 10 10,8 9,9 11,6
T4 2014 10,1 11,1 10,1 12
T1 2015 10 11,1 10,1 12
T2 2015 10,2 11,2 10,3 12,1
T3 2015 10,1 11,1 10,2 11,9
T4 2015 9,9 10,8 9,8 11,7
T1 2016 9,9 10,9 10 11,9
T2 2016 9,7 10,6 9,9 11,3
T3 2016 9,7 10,5 9,8 11,2
T4 2016 9,7 10,5 9,9 11,1
T1 2017 9,3 10,3 9,8 10,7
T2 2017 9,2 10 9,5 10,5
  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé

Figure 3 – Taux de chômage

Le taux de chômage recule…

Au sens du BIT, le taux de chômage insulaire poursuit la baisse amorcée il y a un an. Au 2nd trimestre 2017, il s’établit à 10 % de la population active, perdant ainsi 0,6 point sur l’année (figure 3). Il reste supérieur au taux de la France métropolitaine (9,2 %) mais l’écart se réduit. La Corse enregistre toujours le 4e taux de chômage le plus élevé des treize régions métropolitaines.

Le taux de chômage fléchit dans les deux départements. Il est plus élevé en Haute-Corse (10,5 %) qu’en Corse-du-Sud (9,5 %). Néanmoins, la décroissance est plus importante en Haute-Corse (- 0,8 point) qu’en Corse-du-Sud (- 0,4 point) sur l’année.

…mais le nombre de demandeurs d’emploi s’étoffe

En Corse, fin juin 2017, 22 430 demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi en catégories A, B ou C (données corrigées des variations saisonnières), soit 0,4 % de plus qu’à la fin du mois de mars. La hausse régionale est plus modérée que celle observée en France métropolitaine (+ 1,1 %).Sur un an, la progression du nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B ou C atteint 1,8 % au niveau régional et 2,2 % au niveau national.

Les personnes âgées de 50 ans et plus contribuent davantage à la recrudescence du nombre de demandeurs d’emploi total. Pour cette classe d’âge, le nombre de demandeurs d’emploi augmente en effet de 2,4 % ce trimestre. Il est également en hausse chez les moins de 25 ans (+ 1,7 %) alors qu’il recule chez les personnes âgées de 25 à 49 ans (- 0,8 %). Le nombre de demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus est en hausse de 10,4 % sur un an. Ils représentent 27 % des demandes ce trimestre.

Le nombre de chômeurs de longue durée augmente de 1,8 % entre fin mars et fin juin 2017. La hausse est plus modérée sur l’année (+ 1,2 %).

Au niveau infrarégional, au 2e trimestre 2017, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B ou C augmente de 0,9 % en Corse-du-Sud alors qu’il baisse modérément en Haute-Corse (- 0,2 %). Sur l’année, la situation est plus favorable en Haute-Corse (- 0,2 %) qu’en Corse-du-Sud (+ 4,1 %).

Les autorisations de construire en hausse

En cumul annuel, le nombre de logements autorisés à la construction dans la région poursuit la hausse amorcée au 1er trimestre 2017 et atteint 5 200 fin juin (soit + 6,0 %) (figure 4). C’est 3,0 % d’autorisations de construction de logements supplémentaires en Corse-du sud et 9,0 % en Haute-Corse par rapport au trimestre précédent.

Cependant, sur un an, les autorisations de construire restent à la baisse en région (- 34,3 %) suite au pic de 2016. Elles chutent ainsi en Corse du Sud (- 58,6 %) contrairement à la Haute-Corse (+ 47,2 %).

En revanche, les mises en chantier diminuent en Corse ce trimestre. Avec 5 000 logements commencés à la fin du mois de juin 2017 (en cumul annuel), la baisse trimestrielle atteint 2,3 % en région. Cependant, si la Corse-du-Sud accuse un repli de 9,0 % du nombre de logements commencés, la Haute-Corse bénéficie dans le même temps d’une augmentation de 17,1 % de ses mises en chantier.

En un an, en Corse, la croissance du nombre de logements commencés atteint 37,1 %. Elle est légère en Haute-Corse (+ 0,9 %) mais forte en Corse-du Sud (+ 62,9 %).

Figure 4 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Corse France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 106,98 101,53
avril 2005 109,3 102,29
mai 2005 100 102,8
juin 2005 109,3 104,19
juil. 2005 111,63 105,05
août 2005 109,3 105,52
sept. 2005 111,63 106,38
oct. 2005 109,3 106,52
nov. 2005 109,3 106,99
déc. 2005 116,28 108,4
janv. 2006 118,6 109,44
févr. 2006 118,6 110,71
mars 2006 118,6 112,47
avril 2006 120,93 113,45
mai 2006 123,26 114,84
juin 2006 125,58 115,57
juil. 2006 125,58 116,43
août 2006 127,91 117,11
sept. 2006 123,26 116,62
oct. 2006 125,58 118,03
nov. 2006 125,58 118,99
déc. 2006 116,28 118,48
janv. 2007 111,63 117,88
févr. 2007 113,95 117,88
mars 2007 113,95 118,37
avril 2007 116,28 117,84
mai 2007 116,28 117,54
juin 2007 109,3 116,78
juil. 2007 111,63 116,98
août 2007 113,95 116,8
sept. 2007 127,91 116,51
oct. 2007 127,91 115,78
nov. 2007 132,56 113,67
déc. 2007 127,91 112,47
janv. 2008 141,86 112,26
févr. 2008 141,86 111,94
mars 2008 139,53 110,32
avril 2008 148,84 109,52
mai 2008 146,51 108,34
juin 2008 151,16 106,15
juil. 2008 148,84 103,7
août 2008 165,12 101,27
sept. 2008 155,81 99,71
oct. 2008 158,14 97,51
nov. 2008 155,81 95,65
déc. 2008 158,14 92,85
janv. 2009 148,84 90,09
févr. 2009 148,84 86,45
mars 2009 148,84 83,57
avril 2009 132,56 81,32
mai 2009 137,21 78,64
juin 2009 132,56 76,74
juil. 2009 134,88 75,6
août 2009 111,63 74,76
sept. 2009 111,63 74,11
oct. 2009 109,3 73,21
nov. 2009 106,98 73,37
déc. 2009 109,3 74,09
janv. 2010 113,95 74,76
févr. 2010 132,56 76,52
mars 2010 132,56 79,03
avril 2010 132,56 80,97
mai 2010 134,88 83,04
juin 2010 134,88 85,39
juil. 2010 137,21 87,59
août 2010 146,51 88,94
sept. 2010 151,16 90,48
oct. 2010 151,16 91,11
nov. 2010 153,49 91,64
déc. 2010 158,14 92,83
janv. 2011 155,81 94,38
févr. 2011 139,53 94,56
mars 2011 141,86 94,07
avril 2011 141,86 93,99
mai 2011 141,86 95,46
juin 2011 146,51 95,83
juil. 2011 139,53 96,4
août 2011 137,21 97,65
sept. 2011 144,19 99,41
oct. 2011 144,19 100,06
nov. 2011 144,19 101,14
déc. 2011 141,86 102,23
janv. 2012 139,53 101,98
févr. 2012 137,21 102,15
mars 2012 141,86 101,84
avril 2012 141,86 102,17
mai 2012 137,21 100,74
juin 2012 132,56 100,33
juil. 2012 139,53 99,49
août 2012 141,86 99,61
sept. 2012 137,21 97,57
oct. 2012 137,21 97,04
nov. 2012 137,21 96,01
déc. 2012 137,21 94,28
janv. 2013 139,53 94,46
févr. 2013 144,19 95,93
mars 2013 146,51 96,55
avril 2013 146,51 94,99
mai 2013 144,19 93,03
juin 2013 141,86 91,31
juil. 2013 134,88 89,27
août 2013 130,23 86,39
sept. 2013 120,93 84,82
oct. 2013 111,63 84,32
nov. 2013 106,98 83,51
déc. 2013 100 82,75
janv. 2014 97,67 80,67
févr. 2014 90,7 77,64
mars 2014 76,74 76,56
avril 2014 76,74 75,41
mai 2014 76,74 75,48
juin 2014 76,74 75,43
juil. 2014 79,07 75,78
août 2014 83,72 75,56
sept. 2014 86,05 75,72
oct. 2014 83,72 74,84
nov. 2014 86,05 74,06
déc. 2014 86,05 73,98
janv. 2015 81,4 73,7
févr. 2015 79,07 73,19
mars 2015 86,05 72,39
avril 2015 86,05 73,08
mai 2015 86,05 72,68
juin 2015 86,05 73,57
juil. 2015 81,4 73,51
août 2015 81,4 74,31
sept. 2015 81,4 75,03
oct. 2015 88,37 75,54
nov. 2015 113,95 77,25
déc. 2015 172,09 78,25
janv. 2016 172,09 78,7
févr. 2016 183,72 80,11
mars 2016 181,4 80,38
avril 2016 188,37 81,26
mai 2016 183,72 82,96
juin 2016 183,72 83,12
juil. 2016 179,07 83,85
août 2016 174,42 84,9
sept. 2016 176,74 86,98
oct. 2016 176,74 87,66
nov. 2016 153,49 88,49
déc. 2016 100 89,6
janv. 2017 109,3 90,31
févr. 2017 104,65 90,68
mars 2017 113,95 92,74
avril 2017 109,3 92,99
mai 2017 118,6 93,95
juin 2017 125,58 94,93
juil. 2017 155,81 95,61
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 4 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Stabilité des créations et baisse des défaillances d’entreprises

Figure 5 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Corse hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Corse y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 79,79 95,57 110,18 120,69
T3 2009 85,41 94,18 107,94 116,74
T4 2009 90,86 99,7 113,75 124,03
T1 2010 81,72 96,47 123,42 132,68
T2 2010 80,49 100,01 101,63 121,91
T3 2010 75,57 98,66 98,78 117,26
T4 2010 78,73 97,34 104,38 117,88
T1 2011 78,38 96,39 98,68 108
T2 2011 78,21 94,84 100,71 107,85
T3 2011 82,95 96,45 97,45 107,35
T4 2011 77,86 96,86 96,74 109,04
T1 2012 73,29 92,63 104,07 111,45
T2 2012 74,52 88,71 99,69 108,78
T3 2012 68,54 89,5 93,69 107,92
T4 2012 81,37 90,67 97,66 105,43
T1 2013 87,35 97,51 96,84 107,56
T2 2013 85,41 97,59 92,87 106,34
T3 2013 89,81 99,01 95,62 105,15
T4 2013 92,62 101,96 94,81 107,92
T1 2014 84,18 100,55 96,33 109,79
T2 2014 89,81 100,46 101,53 107,95
T3 2014 94,38 99,88 96,95 110,2
T4 2014 84,71 101,38 94,4 109,78
T1 2015 89,1 107,72 88,8 104,1
T2 2015 96,66 112,87 95,21 102,61
T3 2015 93,85 116,04 89 104,59
T4 2015 101,41 118,61 95,01 105,85
T1 2016 105,27 121,24 102,34 108,58
T2 2016 105,98 125,29 96,33 111,91
T3 2016 102,64 126,71 91,14 109,43
T4 2016 107,03 125,75 93,89 109,02
T1 2017 106,33 128,4 99,9 114,21
T2 2017 111,6 129 100,2 112,48
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 5 – Créations d'entreprises

En cumul annuel, par rapport au 1er trimestre 2017, la hausse des créations d’entreprises, y compris micro-entrepreneurs, ralentit (+ 0,3 %) mais résiste face à la tendance nationale (- 1,5 %). L’évolution trimestrielle est la plus importante dans les secteurs de la construction (+ 16 %), des commerces (+ 5,4 %) et de l’industrie (+ 3,2 %). Elle baisse dans les services (- 8,3 %).

Au 2nd trimestre 2017, 635 entreprises « classiques » (hors micro-entrepreneurs) ont été créées (données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables) pour 605 au trimestre précédent. Les créations régionales se redressent (+ 5,0 %) alors qu’elles deviennent atones au niveau national (+ 0,5 %) (figure 5). Sur un an, le nombre de créations d’entreprises classiques progresse plus rapidement en Corse (+ 5,3 %) qu’en France métropolitaine (+ 3,0 %).

Les créations sous le régime du micro-entrepreneur atteignent 349 entreprises ce trimestre, soit une baisse de 7,2 %. Les micro-entreprises représentent 35 % des entreprises créées sur le trimestre. La baisse des créations sous ce régime est plus forte en région qu’en France métropolitaine (- 4,4 %).

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Corse France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,64 100,52
mars 2005 95,25 100,57
avril 2005 95,59 101,22
mai 2005 91,19 102,01
juin 2005 88,81 102,31
juil. 2005 86,44 102,08
août 2005 87,46 101,95
sept. 2005 87,8 102,18
oct. 2005 84,41 101,8
nov. 2005 85,08 101,61
déc. 2005 81,02 101,36
janv. 2006 80 100,49
févr. 2006 82,71 99,45
mars 2006 83,39 98,95
avril 2006 81,02 97,81
mai 2006 82,37 97,15
juin 2006 82,71 96,75
juil. 2006 86,78 96,78
août 2006 84,75 97
sept. 2006 83,39 97,05
oct. 2006 84,41 97,57
nov. 2006 81,69 98,29
déc. 2006 82,03 98,95
janv. 2007 83,05 99,82
févr. 2007 82,03 101,14
mars 2007 83,39 102
avril 2007 80,68 102,72
mai 2007 78,64 103,16
juin 2007 81,36 103,95
juil. 2007 79,32 105,07
août 2007 79,66 104,94
sept. 2007 80,68 104,96
oct. 2007 88,81 105,76
nov. 2007 90,85 105,6
déc. 2007 94,92 105,6
janv. 2008 97,29 105,64
févr. 2008 101,02 106,12
mars 2008 103,05 105,69
avril 2008 109,15 107,11
mai 2008 110,51 106,87
juin 2008 111,86 106,86
juil. 2008 112,88 107,4
août 2008 113,22 107,64
sept. 2008 113,22 109,11
oct. 2008 106,44 110,52
nov. 2008 107,12 111,76
déc. 2008 106,78 114,05
janv. 2009 103,73 115,7
févr. 2009 106,44 117,53
mars 2009 111,19 121,06
avril 2009 106,78 122,8
mai 2009 111,53 124,72
juin 2009 110,17 126,52
juil. 2009 108,81 128,01
août 2009 112,54 128,99
sept. 2009 112,88 130,67
oct. 2009 117,97 130,38
nov. 2009 120,34 130,96
déc. 2009 119,32 130,57
janv. 2010 124,41 130,72
févr. 2010 120 130,54
mars 2010 118,98 130,66
avril 2010 120,34 129,35
mai 2010 117,63 129,3
juin 2010 120,34 129,4
juil. 2010 122,03 128,48
août 2010 119,66 128,64
sept. 2010 118,31 127,41
oct. 2010 114,92 126,45
nov. 2010 113,9 125,86
déc. 2010 111,53 124,77
janv. 2011 110,17 124,84
févr. 2011 108,81 124,79
mars 2011 106,1 123,94
avril 2011 108,47 123,42
mai 2011 107,8 125
juin 2011 100 123,63
juil. 2011 99,66 122,9
août 2011 97,29 122,95
sept. 2011 94,58 122,44
oct. 2011 95,59 122,53
nov. 2011 95,93 122,76
déc. 2011 98,64 122,57
janv. 2012 96,27 123,52
févr. 2012 98,64 123,51
mars 2012 99,66 122,56
avril 2012 100,34 122,9
mai 2012 99,32 121,25
juin 2012 104,07 121,36
juil. 2012 105,76 122,97
août 2012 107,12 122,83
sept. 2012 108,47 122,24
oct. 2012 109,49 124,24
nov. 2012 106,78 124,54
déc. 2012 109,15 125,94
janv. 2013 115,93 125,66
févr. 2013 111,19 125,49
mars 2013 108,14 125,31
avril 2013 106,78 126,74
mai 2013 108,81 127,01
juin 2013 112,2 127,46
juil. 2013 113,22 128,46
août 2013 114,58 128,3
sept. 2013 122,03 129,3
oct. 2013 118,64 129,28
nov. 2013 118,31 129
déc. 2013 120 129,05
janv. 2014 116,27 129,18
févr. 2014 120 130,34
mars 2014 123,05 130,35
avril 2014 123,39 130,61
mai 2014 125,08 129,98
juin 2014 130,17 130,21
juil. 2014 129,15 130,25
août 2014 128,81 130,31
sept. 2014 126,78 130,73
oct. 2014 128,14 130,61
nov. 2014 127,46 130,81
déc. 2014 122,37 129,09
janv. 2015 120,34 129,83
févr. 2015 122,03 129,65
mars 2015 124,75 132,04
avril 2015 127,46 132,11
mai 2015 125,08 129,42
juin 2015 120 131,28
juil. 2015 114,92 130,7
août 2015 114,92 130,16
sept. 2015 113,9 130,38
oct. 2015 115,25 128,58
nov. 2015 118,31 128,91
déc. 2015 116,95 130,53
janv. 2016 116,27 128,97
févr. 2016 118,31 128,26
mars 2016 117,97 126,59
avril 2016 119,66 125,24
mai 2016 126,44 128,4
juin 2016 132,2 126,62
juil. 2016 143,73 124,63
août 2016 140,68 124,42
sept. 2016 145,08 123,13
oct. 2016 146,44 122,69
nov. 2016 151,86 122,08
déc. 2016 153,22 120,01
janv. 2017 153,22 119,72
févr. 2017 154,24 118,45
mars 2017 153,22 118,21
avril 2017 149,83 116,65
mai 2017 149,15 116,54
juin 2017 139,32 114,73
  • Notes : données mensuelles brutes au 24 août 2017, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

En cumul annuel, la Corse enregistre 411 défaillances d’entreprises ce trimestre soit une baisse de 9,1 % (figure 6). L’amélioration de la situation des entreprises est nette en Corse-du-Sud (- 10,8 %) comme en Haute-Corse (- 7,4 %). Sur l’année, les défaillances augmentent dans la région (+ 5,4 %) contrairement au mouvement en France métropolitaine (- 9,2 %).

Bon score en avril et juin pour le transport de voyageurs

Dans le transport maritime de fret, le trafic total s’intensifie et comptabilise 544 514 tonnes transportées vers la Corse au 2nd trimestre 2017. En glissement annuel, il progresse de 1,1 % par rapport au trimestre précédent. Cette évolution résulte de l’augmentation du trafic de roll (+ 1,9 %) (figure 7). En revanche, parallèlement au repli de la construction, le transport de ciment chute de 3,3 % et celui de gaz et d’hydrocarbures faiblit de 0,4 %. Le trafic de roll venant d’Italie s’intensifie (+ 13 % par rapport au 2nd trimestre 2016).

Figure 7 – Évolution du trafic de marchandises

Évolution du trafic de marchandises
Ciment Gaz et hydrocarbures Roll
T1 2010 149 537 1 275
T2 2010 153 545 1 290
T3 2010 153 531 1 313
T4 2010 153 531 1 332
T1 2011 154 548 1 372
T2 2011 152 566 1 420
T3 2011 142 583 1 429
T4 2011 131 582 1 448
T1 2012 127 581 1 460
T2 2012 121 576 1 430
T3 2012 123 558 1 423
T4 2012 122 539 1 412
T1 2013 115 508 1 369
T2 2013 108 484 1 362
T3 2013 104 503 1 346
T4 2013 103 517 1 343
T1 2014 98 503 1 348
T2 2014 95 490 1 354
T3 2014 95 477 1 347
T4 2014 92 463 1 342
T1 2015 97 494 1 346
T2 2015 109 506 1 330
T3 2015 117 504 1 343
T4 2015 126 516 1 346
T1 2016 127 486 1 357
T2 2016 128 478 1 372
T3 2016 129 455 1 387
T4 2016 125 423 1 405
T1 2017 128 418 1 433
T2 2017 124 416 1 461
  • Note : données trimestrielles. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse

Figure 7 – Evolution du trafic de marchandises

Le trafic de passagers est en hausse de 10,5 % par rapport au 2nd trimestre 2016. Le transport aérien s’intensifie de 12,5 % et le trafic maritime gagne 8,4 % de passagers en plus. Les trafics aériens et maritimes augmentent essentiellement en avril (resp.+ 20,5 % et + 22 %) et en juin (resp.+ 12,4 % et + 11,2 %) par rapport à 2016.

Au 2nd trimestre 2017, 290 870 croisiéristes ont débarqué sur l’île. Sur un an, la Corse a accueilli plus d’un million de ces voyageurs. Leur nombre progresse de 17 % sur un an. La ville d’Ajaccio accueille sept croisiéristes sur huit.

Figure 8 – Évolution du trafic de passagers

passagers
Évolution du trafic de passagers
Air 2016 Mer 2016 Air 2017 Mer 2017
Janvier 120 449 81 377 129 103 77 169
Février 114 250 84 393 121 391 83 040
Mars 135 165 97 850 138 983 89 455
Avril 265 742 219 115 320 328 267 407
Mai 352 311 306 717 375 224 291 303
Juin 407 074 413 602 457 695 459 785
Juillet 621 530 853 510
Août 621 698 1 089 037
Septembre 439 726 475 739
Octobre 299 170 237 608
Novembre 138 453 86 962
Décembre 154 769 112 630
  • Note : nombre de passagers transportés au départ et à l'arrivée.
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse

Figure 8 – Évolution du trafic de passagers

Retombée bénéfique dans l’hôtellerie

Dans l'hôtellerie, par rapport au 2nd trimestre 2016, le nombre de nuitées croît de 6,4 % en Corse et de 6,3 % au niveau national.

La progression régionale est portée par la clientèle française en augmentation de 10,1 % par rapport au 2nd trimestre 2017. En revanche, la clientèle étrangère est en recul pour le second trimestre consécutif (- 4,2 %). Sur la période, les nuitées étrangères représentent 23 % des nuitées hôtelières. La hausse de la fréquentation dans les hôtels de Corse est particulièrement marquée en avril (+ 25,4 % par rapport à avril 2016). Elle est importante en juin (+ 3,7 %) et plus modérée en  mai (+ 1,9 %) (figure 9) en adéquation avec l’évolution de transport de passagers.

Nombre de nuitées passées dans les hôtels de Corse

Milliers
Nombre de nuitées passées dans les hôtels de Corse
Hôtels 2016 Hôtels 2017
Janvier 25 29
Février 32 34
Mars 47 51
Avril 156 196
Mai 369 376
Juin 473 490
Juillet 549
Aout 655
Septembre 532
Octobre 220
Novembre 41
Décembre 35
  • Source : Insee, DGE, partenaires régionaux.

Nombre de nuitées passées dans les hôtels de Corse

Encadrés

Contexte national – Le PIB progresse de 0,5 % par trimestre depuis la fin 2016

En France, la croissance est restée stable au deuxième trimestre 2017 (+ 0,5 %, après + 0,5 %). La consommation des ménages a accéléré, l’investissement progresse vigoureusement, mais les exportations, bien qu’en rebond, n’ont pas profité à plein de la demande extérieure en hausse. Le climat des affaires a continué de progresser cet été, s'établissant au plus haut depuis 2011, et la croissance conserverait un rythme solide d'ici la fin de l'année (+ 0,5 % par trimestre), pour atteindre + 1,8 % en moyenne en 2017. L’emploi marchand a continué de progresser vivement (+ 69 000 au T2 après + 52 000 au T1), et ralentirait un peu au second semestre du fait de la suppression de la prime à l’embauche. L’emploi non marchand baisserait quant à lui nettement, du fait de la réduction du nombre d’emplois aidés. Le taux de chômage, qui s'est établi à 9,5 % au deuxième trimestre, reculerait encore légèrement à 9,4 % en fin d'année.

Contexte international – La zone euro comble son retard conjoncturel

L’activité des économies avancées a accéléré au deuxième trimestre 2017, à + 0,7 %, après + 0,4 % au trimestre précédent. Aux États-Unis la croissance s'élèverait à + 2,1 % en 2017, après + 1,5 % en 2016, tandis qu'au Japon l'activité prendrait de l'élan (+ 1,6 % en 2017, après + 1,0 % en 2016). La croissance serait également robuste dans les économies émergentes. Dans la zone euro, l’activité continuerait d’accélérer, à + 2,2 % en prévision en 2017 après + 1,7 % en 2016 : elle résisterait au ralentissement du pouvoir d’achat des ménages grâce à la baisse du taux d’épargne notamment en Espagne et en Italie. Au Royaume-Uni en revanche, l’activité serait pénalisée par le ralentissement de la consommation et n'augmenterait que de + 1,5 % en 2017, après + 1,8 % en 2016. Au total, le commerce mondial, qui a déjà nettement accéléré depuis fin 2016, progresserait de 5,4 % en 2017 après + 1,6 % en 2016.