Un contexte économique toujours favorable dans l'ensembleNote de conjoncture régionale - 2e trimestre 2017

Joseph Chevrot, Michèle Debosque, Samuel Deheeger, Denis Rabadeux, Insee Île-de-France ; Benoît Trinquier, Direccte Île-de-France

Au deuxième trimestre 2017, l’emploi salarié marchand continue sa progression (+ 0,3 %) en Île-de-France. En glissement annuel, cette croissance (+ 1,8 %) est principalement portée par le secteur tertiaire, dont la dynamique ralentit toutefois par rapport aux trimestres précédents. Le taux de chômage francilien diminue de 0,2 point par rapport au premier trimestre et s’établit à 8,1 % de la population active. De janvier à juillet 2017, les créations d’entreprises sont plus nombreuses qu’un an auparavant. Dans la construction, le regain d’activité se poursuit et se traduit par des créations d’emplois. La fréquentation hôtelière continue de rebondir, approchant ses niveaux de début 2015.

Insee Conjoncture Ile-de-France
No 17
Paru le : 09/10/2017

La hausse de l’emploi se poursuit inégalement selon les départements

Avec 13 700 emplois supplémentaires, l’emploi salarié marchand poursuit sa progression au deuxième trimestre 2017 (+ 0,3 % par rapport au trimestre précédent). Cette hausse est légèrement inférieure à celle de France métropolitaine (+ 0,4 %) (figure 1).

En un an, elle atteint toutefois + 1,8 % (soit 72 500 emplois supplémentaires) contre + 1,6 % en France métropolitaine (249 700 emplois supplémentaires). Au sein de la région, l’emploi est particulièrement dynamique en Seine-et-Marne (+ 3,0 %), dans le Val-d’Oise (+ 2,3 %), en Essonne (+ 2,1 %) et à Paris (+ 2,0 %). Cette hausse est en revanche plus faible dans les autres départements franciliens, en particulier dans les Hauts-de-Seine (+ 0,8 %).

Au deuxième trimestre 2017, l’intérim a gagné 5 500 emplois par rapport au trimestre précédent (+ 5,2 %), soit une croissance plus rapide qu’au niveau national (+ 3,3 %). En un an, ce secteur a ainsi gagné 22 650 postes (+ 22,6 %) dans la région.

Le secteur tertiaire marchand hors intérim représente 80 % de l’emploi salarié marchand total de la région francilienne. Bien que ce secteur continue de croître, sa progression est ralentie : + 8 500 postes, soit + 0,3 % au deuxième trimestre contre + 0,5 % précédemment (figure 2). Sur un an, ce sont 49 600 postes créés, soit + 1,5 %. Cette progression s’observe particulièrement dans le secteur de l’hébergement et de la restauration (8 800 postes supplémentaires en un an, soit + 3,0 % par rapport à 2016). L’information et la communication et les services aux entreprises enregistrent une hausse de 2,0 % soit respectivement 7 700 et 18 400 postes supplémentaires. Le commerce, quant à lui, reste stable avec + 0,1 %.

Après avoir renoué avec des créations d’emplois depuis le troisième trimestre 2016, le secteur de la construction a confirmé son dynamisme au deuxième trimestre 2017 (1 900 postes supplémentaires, soit + 0,7 %). En un an, le gain est d’un peu plus de 6 000 postes, soit une hausse de 2,3 %. Cette dynamique semble durable à court terme grâce à l'élan donné par le Grand Paris Express et les Jeux olympiques de 2024.

En revanche, après une stabilité au trimestre précédent, l’emploi industriel enregistre un repli ce trimestre (- 2 200 postes, soit - 0,5 %), portant les pertes d’emplois à près de 4 000 postes sur un an, soit - 0,9 % (- 0,4 % en France métropolitaine).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Île-de-France France hors Mayotte
T1 2005 100 100
T2 2005 100,24 99,99
T3 2005 100,14 100,21
T4 2005 100,47 100,44
T1 2006 100,7 100,5
T2 2006 101,02 101,03
T3 2006 101,28 101,36
T4 2006 101,81 101,63
T1 2007 102,49 102,38
T2 2007 102,84 102,64
T3 2007 103,14 102,98
T4 2007 103,65 103,23
T1 2008 103,54 103,59
T2 2008 103,15 103,17
T3 2008 103,52 102,9
T4 2008 102,74 102,05
T1 2009 102,32 101,07
T2 2009 101,85 100,52
T3 2009 101,64 100,29
T4 2009 101,53 100,33
T1 2010 101,46 100,25
T2 2010 101,4 100,28
T3 2010 101,53 100,52
T4 2010 101,76 100,74
T1 2011 102,11 101,02
T2 2011 102,29 101,18
T3 2011 102,32 101,13
T4 2011 102,58 101,18
T1 2012 102,56 101,11
T2 2012 102,73 101,02
T3 2012 102,54 100,82
T4 2012 102,51 100,57
T1 2013 102,58 100,61
T2 2013 102,56 100,3
T3 2013 102,74 100,49
T4 2013 102,9 100,53
T1 2014 102,96 100,49
T2 2014 103,03 100,5
T3 2014 103,05 100,28
T4 2014 103,11 100,32
T1 2015 103,28 100,34
T2 2015 103,53 100,52
T3 2015 103,73 100,71
T4 2015 104,04 101,02
T1 2016 104,33 101,37
T2 2016 104,57 101,59
T3 2016 105,03 101,95
T4 2016 105,44 102,44
T1 2017 106,06 102,77
T2 2017 106,4 103,21
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Île-de-France

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Île-de-France
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,66 99,64 100,31 100,12
T3 2005 100,85 99,09 100,09 99,54
T4 2005 101,68 98,49 100,49 99,59
T1 2006 102,92 98,71 100,8 99,38
T2 2006 103,61 98,23 101,1 99,53
T3 2006 104,05 97,69 101,5 100,13
T4 2006 104,89 97,18 102,22 100,26
T1 2007 106,14 96,88 102,88 100,66
T2 2007 107,26 96,5 103,38 100,77
T3 2007 108,51 95,58 103,91 100,65
T4 2007 110,05 95,12 104,54 100,95
T1 2008 109,2 93,95 104,56 100,48
T2 2008 109,68 93,47 104,31 100,34
T3 2008 111,11 93,52 104,77 100,16
T4 2008 111,03 93,13 104,16 99,3
T1 2009 110,83 92,27 104,06 99,05
T2 2009 110,53 91,47 103,65 98,09
T3 2009 110,38 90,74 103,43 97,7
T4 2009 110,41 89,98 103,32 97,64
T1 2010 110,28 89,1 103,32 97,72
T2 2010 109,75 88,61 103,29 97,55
T3 2010 109,62 87,82 103,57 97,81
T4 2010 109,2 87,09 103,99 97,78
T1 2011 109,43 86,96 104,4 98,12
T2 2011 109,47 86,51 104,77 98,75
T3 2011 109,47 86,01 104,85 98,44
T4 2011 110,12 85,55 105,24 98,88
T1 2012 111,34 85,57 105,26 98,9
T2 2012 111,68 85,52 105,49 99,2
T3 2012 112,04 85,66 105,28 98,95
T4 2012 112,35 85,69 105,31 98,44
T1 2013 111,94 85,57 105,39 98,42
T2 2013 112,39 85,14 105,39 98,38
T3 2013 112,58 84,6 105,75 98,72
T4 2013 113,4 84,4 105,89 99,39
T1 2014 113,32 84,32 105,99 99,62
T2 2014 112,88 83,72 106,21 99,63
T3 2014 112,4 83,6 106,4 99,57
T4 2014 111,04 83,23 106,62 99,49
T1 2015 110,82 83,04 106,88 99,57
T2 2015 110,64 82,9 107,19 100
T3 2015 109,69 82,54 107,43 100,2
T4 2015 109,97 82,26 107,84 100,58
T1 2016 109,77 81,88 108,32 100,73
T2 2016 109,72 81,63 108,59 100,65
T3 2016 110,11 81,64 109,01 101,05
T4 2016 110,17 81,37 109,34 101,13
T1 2017 111,46 81,32 109,93 101,29
T2 2017 112,24 80,92 110,21 101,35
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Île-de-France

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2017, les estimations trimestrielles d'emploi localisées commentées dans les notes de conjoncture régionale sont réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l'intérim). La synthèse de l'ensemble des éléments est assurée par l'Insee. Parallèlement aux publications régionales de l'Insee, les Urssaf publient des StatUr notamment sur les effectifs salariés. Les niveaux publiés dans ces deux publications sont différents (emploi en personnes physiques pour l’Insee contre nombre de postes pour les Urssaf) en raison des écarts de champ et de concept.

Sur le champ commun, les taux d'évolutions peuvent différer légèrement sur les échelons agrégés présentés dans les notes de conjoncture et les StatUr, compte tenu d'effets de composition liés aux écarts de niveaux.

Par ailleurs, l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d'emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Nouvelle baisse du taux de chômage en Île-de-France

Le taux de chômage francilien poursuit sa baisse au deuxième trimestre 2017 (- 0,2 point), s’établissant à 8,1 % de la population active (figure 3). En France métropolitaine, il recule de 0,1 point et atteint 9,2 %. En un an, le taux de chômage a reculé de 0,5 point dans la région comme en France métropolitaine. La baisse la plus significative sur un an s’observe en Seine-Saint-Denis (- 0,7 point), département où le taux de chômage reste néanmoins le plus élevé (11,9 %). Au deuxième trimestre 2017, il diminue pour Paris, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne au même rythme que dans la région (- 0,2 point) et plus légèrement dans tous les autres départements (- 0,1 point).

Figure 3 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Île-de-France France métropolitaine
T1 2005 8,3 8,3
T2 2005 8,3 8,4
T3 2005 8,3 8,6
T4 2005 8,4 8,7
T1 2006 8,3 8,7
T2 2006 8,1 8,6
T3 2006 8 8,5
T4 2006 7,5 8
T1 2007 7,6 8,1
T2 2007 7,4 7,8
T3 2007 7,1 7,6
T4 2007 6,6 7,1
T1 2008 6,3 6,8
T2 2008 6,3 7
T3 2008 6,3 7,1
T4 2008 6,4 7,4
T1 2009 7 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,7 8,8
T4 2009 8,1 9,1
T1 2010 8 9
T2 2010 7,9 8,9
T3 2010 7,9 8,8
T4 2010 7,9 8,8
T1 2011 7,8 8,8
T2 2011 7,8 8,7
T3 2011 7,9 8,8
T4 2011 8 9
T1 2012 8,1 9,1
T2 2012 8,3 9,4
T3 2012 8,3 9,4
T4 2012 8,5 9,7
T1 2013 8,7 9,9
T2 2013 8,8 10,1
T3 2013 8,7 9,9
T4 2013 8,7 9,7
T1 2014 8,7 9,8
T2 2014 8,8 9,9
T3 2014 8,9 10
T4 2014 9 10,1
T1 2015 8,9 10
T2 2015 9 10,2
T3 2015 9 10,1
T4 2015 8,7 9,9
T1 2016 8,8 9,9
T2 2016 8,6 9,7
T3 2016 8,6 9,7
T4 2016 8,6 9,7
T1 2017 8,3 9,3
T2 2017 8,1 9,2
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 3 – Taux de chômage

La demande d’emploi poursuit sa hausse

Fin juillet 2017, 991 240 demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi en catégories A, B ou C. Ce chiffre augmente de 2,2 % sur les trois derniers mois. Sur un an, la hausse est proche de celle observée en France métropolitaine, bien que légèrement inférieure (+ 2,9 % contre + 3,1 %). En revanche, pour les demandeurs d’emploi de catégorie A (ceux n’ayant pas travaillé durant le mois précédent), la progression est plus forte dans la région, tant sur les trois derniers mois (+ 1,7 % contre + 1,3 % en France métropolitaine) que sur l’année (+ 0,8 % contre + 0,1 %). Alors qu’il était orienté à la baisse au second semestre 2016, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A semble repartir à la hausse depuis le début de l’année.

En baisse de 1,5 % sur un an, le nombre de jeunes (moins de 25 ans) inscrits en catégories A, B ou C augmente assez fortement sur le trimestre (+ 3,7 %). Chez les seniors (50 ans ou plus), qui représentent un quart des demandeurs d’emploi franciliens, l’augmentation est moins soutenue (+ 1,6 %) mais demeure élevée sur un an (+ 6,1 %) (figure 4).

Comme en France métropolitaine, la demande d’emploi des femmes progresse plus nettement que celle des hommes (+ 2,6 % contre + 1,7 % pour les hommes sur trois mois en catégories A, B ou C). La demande d’emploi de longue durée (les demandeurs inscrits depuis au moins un an) reste en hausse (+ 2,0 %, soit 417 610 personnes fin juillet 2017).

Figure 4 – Évolution du nombre de demandeurs d'emploi franciliens

Données cvs - indices base 100 en avril 2008
Évolution du nombre de demandeurs d'emploi franciliens
Moins de 25 ans De 25 à 49 ans 50 ans ou plus Total
avr. 2008 100 100 100 100
mai 2008 100,4 99,5 100,0 99,7
juin 2008 100,6 99,7 100,8 100,0
juil. 2008 101,8 99,6 100,2 100,0
août 2008 102,1 99,6 100,5 100,1
sept. 2008 105,6 100,7 102,0 101,5
oct. 2008 106,8 101,3 103,3 102,4
nov. 2008 109,9 102,8 104,1 103,9
déc. 2008 112,0 104,6 105,7 105,8
janv. 2009 117,1 106,8 108,3 108,4
févr. 2009 121,6 109,8 110,2 111,4
mars 2009 126,8 112,6 112,9 114,4
avr. 2009 131,3 115,1 115,9 117,3
mai 2009 135,4 117,2 117,9 119,6
juin 2009 134,0 118,1 119,9 120,4
juil. 2009 136,2 119,9 122,0 122,3
août 2009 140,0 121,9 124,2 124,6
sept. 2009 143,1 123,4 126,0 126,4
oct. 2009 145,4 125,1 128,1 128,1
nov. 2009 145,6 125,2 129,2 128,5
déc. 2009 142,9 125,2 129,1 128,1
janv. 2010 143,3 126,0 131,9 129,2
févr. 2010 142,0 125,7 133,1 129,0
mars 2010 141,7 125,7 134,5 129,2
avr. 2010 142,4 126,3 136,2 130,0
mai 2010 142,3 126,4 137,5 130,3
juin 2010 140,6 126,5 138,7 130,4
juil. 2010 140,8 126,4 139,3 130,4
août 2010 141,7 127,2 140,7 131,3
sept. 2010 140,5 127,4 142,1 131,6
oct. 2010 137,9 127,2 143,0 131,2
nov. 2010 137,5 127,4 144,4 131,5
déc. 2010 137,8 127,6 146,1 132,1
janv. 2011 136,9 127,2 146,9 131,8
févr. 2011 137,4 128,0 149,0 132,7
mars 2011 135,4 126,9 150,0 131,9
avr. 2011 135,4 126,7 151,3 132,0
mai 2011 134,7 127,0 152,8 132,4
juin 2011 135,9 128,0 154,2 133,4
juil. 2011 136,3 128,0 156,2 133,8
août 2011 134,7 128,4 157,7 134,2
sept. 2011 133,8 128,6 159,8 134,5
oct. 2011 133,7 128,9 162,0 135,1
nov. 2011 135,6 129,5 163,9 136,1
déc. 2011 138,0 130,9 166,0 137,7
janv. 2012 139,9 131,2 167,2 138,4
févr. 2012 139,2 131,2 168,9 138,6
mars 2012 139,0 131,2 170,8 138,9
avr. 2012 139,3 131,7 172,2 139,5
mai 2012 141,0 132,5 174,7 140,7
juin 2012 142,3 133,1 176,9 141,7
juil. 2012 144,2 134,1 179,0 143,0
août 2012 144,9 135,6 182,3 144,7
sept. 2012 146,3 136,3 185,0 145,8
oct. 2012 146,9 137,2 187,9 147,0
nov. 2012 149,4 138,6 189,8 148,6
déc. 2012 149,9 139,1 190,8 149,2
janv. 2013 152,5 142,3 195,3 152,6
févr. 2013 153,1 142,3 196,5 152,9
mars 2013 154,4 143,4 199,2 154,2
avr. 2013 155,3 144,6 201,0 155,5
mai 2013 154,0 144,7 202,6 155,7
juin 2013 153,6 144,6 203,6 155,7
juil. 2013 153,1 146,0 206,0 157,1
août 2013 149,0 145,1 206,3 156,0
sept. 2013 155,2 147,2 208,6 158,6
oct. 2013 154,4 147,9 211,5 159,5
nov. 2013 153,6 147,8 213,2 159,6
déc. 2013 153,3 148,5 215,6 160,5
janv. 2014 153,2 148,9 218,7 161,3
févr. 2014 153,4 150,1 220,9 162,5
mars 2014 154,8 150,8 223,7 163,6
avr. 2014 153,2 151,3 226,0 164,2
mai 2014 154,0 152,1 228,1 165,2
juin 2014 153,1 152,8 230,8 166,1
juil. 2014 152,2 153,6 232,8 166,9
août 2014 151,8 153,1 233,3 166,5
sept. 2014 154,5 154,9 236,0 168,5
oct. 2014 153,6 154,1 236,5 168,0
nov. 2014 155,6 155,8 238,6 169,8
déc. 2014 154,9 155,7 239,8 169,8
janv. 2015 155,2 155,2 240,5 169,6
févr. 2015 155,1 155,8 242,4 170,4
mars 2015 155,2 156,6 244,0 171,2
avr. 2015 156,2 157,4 246,8 172,4
mai 2015 158,3 158,5 249,3 173,8
juin 2015 154,2 157,9 250,8 173,1
juil. 2015 154,1 157,2 252,5 173,0
août 2015 153,7 158,5 255,8 174,4
sept. 2015 151,0 158,3 256,4 173,9
oct. 2015 150,8 158,8 258,3 174,6
nov. 2015 149,5 158,8 258,7 174,6
déc. 2015 149,8 158,6 259,7 174,6
janv. 2016 149,7 157,9 260,0 174,2
févr. 2016 148,2 158,8 262,0 174,9
mars 2016 147,2 157,3 261,7 173,7
avr. 2016 146,1 155,7 260,6 172,2
mai 2016 145,8 155,9 261,4 172,5
juin 2016 147,2 155,9 262,0 172,8
juil. 2016 148,6 155,9 262,2 173,0
août 2016 151,7 157,1 264,6 174,6
sept. 2016 144,4 155,0 262,9 171,9
oct. 2016 142,6 154,6 263,7 171,5
nov. 2016 140,4 153,9 264,6 170,9
déc. 2016 140,7 153,8 266,8 171,2
janv. 2017 138,2 152,6 266,7 170,1
févr. 2017 138,8 152,8 267,6 170,5
mars 2017 137,1 153,3 269,6 170,9
avr. 2017 139,1 153,7 269,4 171,5
mai 2017 139,5 154,7 270,2 172,3
juin 2017 143,0 154,9 270,5 172,5
juil. 2017 143,0 156,6 272,3 174,4
  • Champ : demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits en fin de mois.
  • Source : Pôle emploi, Dares.

Figure 4 – Évolution du nombre de demandeurs d'emploi franciliens

La création d’entreprises confirme son dynamisme

Les créations d’entreprises ont augmenté dans la région depuis le début de l’année : de janvier à juillet 2017, plus de 100 000 entreprises ont été créées, soit une hausse significative de 7,4 % par rapport à la même période un an plus tôt (figure 5) et plus soutenue qu’au niveau national (+ 3,5 %). Les créations d’entreprises, autres que micro-entreprises, ont continué d’augmenter dans la région pendant ces sept mois (+ 5,7 %), plus rapidement qu’en France métropolitaine. Chez les micro-entrepreneurs, les créations progressent aussi (+ 9,5 %) grâce à un mois de juillet particulièrement dynamique (+ 31,4 %). Ce dernier mois s’est avéré nettement plus propice à la création d’entreprises avec une progression de 17,3 % par rapport à 2016 pour la région (contre + 13,2 % au niveau métropolitain). La part des créations sous forme de micro-entreprenariat s’établit à 46,6 % en Île-de-France (contre 39,8 % en France métropolitaine).

Depuis le début de l’année, deux secteurs se distinguent par le nombre de créations d’entreprises en Île-de-France : d’une part le secteur regroupant les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien, et d’autre part celui du commerce, transport, hébergement et restauration. En effet, chacun de ces secteurs a créé plus de 30 000 entreprises (soit respectivement + 13,7 % et + 6,6 % par rapport à la même période de l’an dernier). Le secteur de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale progresse lui aussi (+ 8,2 %). La vitalité du secteur immobilier perdure (+ 25,0 % en juillet après + 12,8 % en juin). Les créations dans les domaines de l’information et la communication et des activités financières rebondissent (de l’ordre de + 19 % et + 16 % en juillet par rapport à l’an passé). Dans la construction, les créations se replient légèrement (- 3,1 % sur l’année en cours), essentiellement du fait de l’effondrement des créations de micro-entreprises (- 29,6 %). Les créations hors micro-entreprenariat dans ce secteur sont a contrario en nette hausse (+ 26,4 %). Les créations dans l’industrie, qui représentent environ 2,5 % des créations totales, augmentent très légèrement (+ 1,7 %), la nette embellie hors micro-entrepreneuriat étant absorbée par le déclin pour les micro-entreprises (- 27,1 %).

Le nombre de défaillances d’entreprises, en cumul annuel, continue de diminuer en Île-de-France. À la fin du mois de juin 2017, elles baissent dans la région de 2,2 % par rapport à juin 2016. Cette diminution est cependant moins marquée qu’en France métropolitaine (- 6,6 %), et ce depuis plusieurs mois (figure 6). Le secteur du transport et de l’entreposage est le plus touché (+ 13,7 %). À l’inverse, les secteurs des activités financières et d’assurance, la construction et l’industrie (respectivement - 11,0 %, - 6,1 % et - 6,2 %) se replient nettement.

Figure 5 – Créations d'entreprises en Île-de-France

Créations d'entreprises en Île-de-France
Créations d'entreprises Janvier à juillet 2017 Évolution en glissement annuel (en %)*
Total créations Part des micro-entreprises (en %) Total créations Micro-entreprises Créations hors micro-entreprises
Industrie 2 446 33,2 1,7 -27,1 26,4
Construction 7 778 22,1 -3,1 -29,6 8,4
Commerce, transports, hébergement, restauration 30 843 40,6 6,6 11,0 3,9
Information et communication 8 214 44,6 4,9 2,8 6,6
Activités financières 3 060 15,6 4,9 0,6 5,7
Activités immobilières 2 995 20,1 7,5 23,1 4,1
Activités de services** 30 974 57,4 13,7 19,9 6,3
Enseignement, santé, action sociale 8 824 62,2 8,2 12,6 1,5
Autres activités de services 6 710 64,7 3,5 2,6 5,1
Total Île-de-France 101 844 46,6 7,4 9,5 5,7
Total France métropolitaine 334 807 39,8 3,5 2,3 4,3
  • * Évolution de janvier à juillet 2017 par rapport au même cumul en 2016.
  • ** Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien (niveau A10, NAF rév 2).
  • Champ : activités marchanges hors agriculture.
  • Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Île-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,03 100,52
mars 2005 100,85 100,57
avril 2005 101,46 101,22
mai 2005 102,14 102,01
juin 2005 101,82 102,31
juil. 2005 102,44 102,08
août 2005 102,87 101,95
sept. 2005 101,97 102,18
oct. 2005 102,51 101,8
nov. 2005 102,05 101,61
déc. 2005 101,45 101,36
janv. 2006 100,16 100,49
févr. 2006 98,16 99,45
mars 2006 97,1 98,95
avril 2006 95,02 97,81
mai 2006 94,15 97,15
juin 2006 92,81 96,75
juil. 2006 91,76 96,78
août 2006 91,31 97
sept. 2006 91,9 97,05
oct. 2006 90,68 97,57
nov. 2006 90,73 98,29
déc. 2006 91,04 98,95
janv. 2007 91,5 99,82
févr. 2007 92,25 101,14
mars 2007 93,56 102
avril 2007 94,24 102,72
mai 2007 94,86 103,16
juin 2007 96,64 103,95
juil. 2007 97,47 105,07
août 2007 97,2 104,94
sept. 2007 96,78 104,96
oct. 2007 98,58 105,76
nov. 2007 97,44 105,6
déc. 2007 97,9 105,6
janv. 2008 97,7 105,64
févr. 2008 98,65 106,12
mars 2008 97,49 105,69
avril 2008 98,77 107,11
mai 2008 97,97 106,87
juin 2008 96,62 106,86
juil. 2008 96,96 107,4
août 2008 96,6 107,64
sept. 2008 97,17 109,11
oct. 2008 97,56 110,52
nov. 2008 98,69 111,76
déc. 2008 99,82 114,05
janv. 2009 100 115,7
févr. 2009 99,81 117,53
mars 2009 102,07 121,06
avril 2009 103,2 122,8
mai 2009 104,27 124,72
juin 2009 104,79 126,52
juil. 2009 106,08 128,01
août 2009 107,74 128,99
sept. 2009 108,43 130,67
oct. 2009 108,2 130,38
nov. 2009 108,94 130,96
déc. 2009 108,85 130,57
janv. 2010 109,02 130,72
févr. 2010 110,23 130,54
mars 2010 109,43 130,66
avril 2010 107,77 129,35
mai 2010 107,84 129,3
juin 2010 108,55 129,4
juil. 2010 107,46 128,48
août 2010 107,5 128,64
sept. 2010 106,6 127,41
oct. 2010 104,45 126,45
nov. 2010 104,14 125,86
déc. 2010 103,07 124,77
janv. 2011 103,08 124,84
févr. 2011 101,88 124,79
mars 2011 102,12 123,94
avril 2011 101,79 123,42
mai 2011 101,9 125
juin 2011 100,88 123,63
juil. 2011 100,03 122,9
août 2011 99,97 122,95
sept. 2011 98,38 122,44
oct. 2011 98,6 122,53
nov. 2011 97,86 122,76
déc. 2011 97,44 122,57
janv. 2012 98,02 123,52
févr. 2012 98,27 123,51
mars 2012 95,92 122,56
avril 2012 96,04 122,9
mai 2012 95,91 121,25
juin 2012 95,28 121,36
juil. 2012 96,5 122,97
août 2012 96,38 122,83
sept. 2012 95,56 122,24
oct. 2012 97,29 124,24
nov. 2012 97,04 124,54
déc. 2012 97,13 125,94
janv. 2013 96,39 125,66
févr. 2013 96,48 125,49
mars 2013 96,08 125,31
avril 2013 97,25 126,74
mai 2013 96,12 127,01
juin 2013 96,1 127,46
juil. 2013 97,16 128,46
août 2013 97,23 128,3
sept. 2013 98,01 129,3
oct. 2013 97,6 129,28
nov. 2013 97,24 129
déc. 2013 97,78 129,05
janv. 2014 98,79 129,18
févr. 2014 98,61 130,34
mars 2014 100,5 130,35
avril 2014 100,09 130,61
mai 2014 100,35 129,98
juin 2014 100,76 130,21
juil. 2014 101,08 130,25
août 2014 100,79 130,31
sept. 2014 101,21 130,73
oct. 2014 101,68 130,61
nov. 2014 101,77 130,81
déc. 2014 100,03 129,09
janv. 2015 99,22 129,83
févr. 2015 100,34 129,65
mars 2015 102,53 132,04
avril 2015 103,91 132,11
mai 2015 102,69 129,42
juin 2015 105,1 131,28
juil. 2015 103,94 130,7
août 2015 103,94 130,16
sept. 2015 105,6 130,38
oct. 2015 104,96 128,58
nov. 2015 106,4 128,91
déc. 2015 108,48 130,53
janv. 2016 108,56 128,97
févr. 2016 108,49 128,26
mars 2016 107,41 126,59
avril 2016 105,97 125,24
mai 2016 109,47 128,4
juin 2016 108,79 126,62
juil. 2016 108 124,63
août 2016 107,44 124,42
sept. 2016 106,73 123,13
oct. 2016 106,5 122,69
nov. 2016 106,22 122,08
déc. 2016 105,41 120,01
janv. 2017 105,38 119,72
févr. 2017 103,87 118,45
mars 2017 103,37 118,21
avril 2017 101,74 116,65
mai 2017 100,56 116,54
juin 2017 98,99 114,73
  • Notes : données mensuelles brutes au 24 août 2017, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Le rythme de la construction de logements reste soutenu

Dans le secteur de la construction, les perspectives d’activité sont toujours optimistes en Île-de-France. Fin juillet 2017, le nombre de logements autorisés à être construits dans la région est en hausse (+ 15,6 % au cours des douze derniers mois, contre + 14,0 % au niveau national : cela correspond à 96 500 logements contre 83 500 un an auparavant). La conjoncture est favorable aussi pour les logements dont la construction a commencé dans la région au cours des douze derniers mois (+ 15,8 % et + 15,1 % en France métropolitaine par rapport aux douze mois précédents). Ils représentent 77 100 logements contre 66 600 sur les douze mois précédents (figure 7).

Fin juillet 2017, les surfaces de plancher des locaux autorisés à la construction (en milliers de m²) sont en forte hausse en Île-de-France (+ 22,8 %) par rapport aux douze mois précédents, soit nettement plus qu’en France métropolitaine (+ 7,3 %). La surface des locaux dont la construction a débuté augmente en Île-de-France (+ 6,5 % par rapport aux douze mois précédents) à un rythme se rapprochant du niveau national (+ 4,1 %).

Enfin, les ventes de logements neufs sont en baisse au deuxième trimestre 2017 par rapport au même trimestre de 2016 (- 12,7 %), soit le repli le plus conséquent observé depuis trois ans. Cette baisse est plus marquée qu’au niveau national (- 9,3 %). Les prix de vente de logements neufs au m² ont diminué de 0,7 % dans la région par rapport au deuxième trimestre 2016 et de 0,3 % par rapport au trimestre précédent.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Île-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,24 100,44
mars 2005 99,04 101,6
avril 2005 99,76 102,22
mai 2005 101,69 104,47
juin 2005 104,58 105,5
juil. 2005 105,06 105,82
août 2005 104,82 106,49
sept. 2005 104,82 108,07
oct. 2005 106,51 109,18
nov. 2005 104,1 109,28
déc. 2005 109,4 110,64
janv. 2006 106,99 110,86
févr. 2006 108,67 111,53
mars 2006 111,08 112,31
avril 2006 112,77 113,4
mai 2006 111,81 113,75
juin 2006 112,29 114,93
juil. 2006 111,33 115,33
août 2006 113,25 115,89
sept. 2006 113,98 115,7
oct. 2006 113,73 116,41
nov. 2006 114,94 117,4
déc. 2006 110,12 117,05
janv. 2007 111,33 117,05
févr. 2007 111,33 117,05
mars 2007 110,6 116,78
avril 2007 109,64 116,51
mai 2007 108,67 116,04
juin 2007 108,67 115,75
juil. 2007 112,05 117,25
août 2007 111,57 116,51
sept. 2007 110,6 116,44
oct. 2007 113,49 116,95
nov. 2007 115,42 116,31
déc. 2007 116,87 116,09
janv. 2008 118,07 115,84
févr. 2008 118,55 115,79
mars 2008 118,55 114,39
avril 2008 119,52 113,1
mai 2008 118,8 111,3
juin 2008 118,55 109,18
juil. 2008 117,35 106,32
août 2008 115,9 105,4
sept. 2008 115,9 103,36
oct. 2008 112,77 100,22
nov. 2008 109,64 96,99
déc. 2008 107,71 94,57
janv. 2009 105,3 91,31
févr. 2009 102,41 88,01
mars 2009 99,76 85,81
avril 2009 97,11 83,96
mai 2009 98,07 81,96
juin 2009 95,18 80,48
juil. 2009 93,73 80,5
août 2009 95,9 80,6
sept. 2009 94,46 79,34
oct. 2009 94,46 78,7
nov. 2009 95,42 80,11
déc. 2009 101,93 82,31
janv. 2010 101,93 82,38
févr. 2010 104,1 82,87
mars 2010 105,3 84,13
avril 2010 105,06 84,77
mai 2010 105,54 86,2
juin 2010 106,75 87,41
juil. 2010 105,78 88,08
août 2010 106,27 88,92
sept. 2010 108,43 91,29
oct. 2010 116,87 94,15
nov. 2010 120,48 96,67
déc. 2010 119,28 98,22
janv. 2011 120,96 99,58
févr. 2011 121,93 100,54
mars 2011 125,06 101,48
avril 2011 126,75 101,7
mai 2011 127,71 102,74
juin 2011 126,99 101,48
juil. 2011 128,19 101,04
août 2011 128,19 100,49
sept. 2011 128,43 99,98
oct. 2011 121,69 98,96
nov. 2011 128,67 100,77
déc. 2011 135,42 102,15
janv. 2012 133,98 101,65
févr. 2012 134,22 101,51
mars 2012 137,35 101,92
avril 2012 137,83 100,52
mai 2012 137,11 98,25
juin 2012 140,48 98,42
juil. 2012 143,86 97,98
août 2012 143,86 97,24
sept. 2012 143,86 95,31
oct. 2012 146,02 94,6
nov. 2012 141,2 91,07
déc. 2012 145,06 90,92
janv. 2013 148,67 90,77
févr. 2013 150,84 91,31
mars 2013 148,67 90,79
avril 2013 148,92 92,1
mai 2013 150,84 92,79
juin 2013 150,6 93,04
juil. 2013 148,19 92,87
août 2013 146,75 92,55
sept. 2013 147,95 92,69
oct. 2013 146,99 91,19
nov. 2013 143,86 89,96
déc. 2013 137,59 86,82
janv. 2014 138,31 86,45
févr. 2014 133,73 84,8
mars 2014 133,73 83,07
avril 2014 135,66 82,4
mai 2014 133,25 81,56
juin 2014 133,25 80,63
juil. 2014 134,7 80,23
août 2014 134,22 80,08
sept. 2014 132,05 79,49
oct. 2014 129,4 79,34
nov. 2014 128,67 79,37
déc. 2014 126,99 79,57
janv. 2015 125,54 79
févr. 2015 126,75 78,97
mars 2015 124,58 78,68
avril 2015 124,34 77,96
mai 2015 124,82 77,49
juin 2015 125,3 77,74
juil. 2015 127,23 77,37
août 2015 129,4 77,67
sept. 2015 133,25 78,18
oct. 2015 135,9 78,18
nov. 2015 140,96 78,48
déc. 2015 147,71 79,17
janv. 2016 146,51 79,34
févr. 2016 150,6 79,99
mars 2016 151,57 79,79
avril 2016 153,73 80,63
mai 2016 157,11 82,13
juin 2016 159,76 82,53
juil. 2016 160,48 83,37
août 2016 161,45 83,49
sept. 2016 160,96 84,13
oct. 2016 164,1 85,74
nov. 2016 164,82 87,29
déc. 2016 167,23 87,83
janv. 2017 173,25 89,56
févr. 2017 173,73 90,52
mars 2017 181,2 93,07
avril 2017 180,96 94,2
mai 2017 181,69 94,89
juin 2017 185,54 95,93
juil. 2017 185,78 95,98
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Une fréquentation hôtelière au-dessus de son niveau de 2015

Au cours des sept premiers mois de 2017, les hôtels franciliens ont enregistré 4 millions de nuitées de plus qu’en 2016 (+ 11,2 %). Cette hausse compense la perte très significative de l’an dernier par rapport à 2015 (- 9,4 %). Au final, environ 300 000 nuitées de plus qu’en 2015 ont été enregistrées (+ 0,8 %). Cette embellie globale est surtout concentrée en début d'année (figure 8). Ensuite, de mai à juillet la fréquentation s’est légèrement tassée par rapport à 2015 (- 380 000 nuitées, soit - 2,0 %), bien qu’elle soit très supérieure au creux de 2016 (+ 9,6 %). Ce déficit par rapport à 2015 est dû à la clientèle étrangère : - 600 000 nuitées, soit - 5,1 % au cours des trois derniers mois d’observation, dont - 7,8 % pour le seul mois de juillet, portant leur repli à - 1 % pour les sept mois. La clientèle française a régulièrement retrouvé le chemin de la région francilienne (+ 5,7 % en mai, + 0,2 % en juin puis + 7,8 % en juillet, soit au total 230 000 nuitées de plus). Le repli dans la région est principalement observable dans la capitale (- 400 000 nuitées exclusivement étrangères au cours des trois derniers mois). Les taux d’occupation des hôtels, supérieurs à ceux de l’an passé pour chacun des sept premiers mois de l’année, sont relativement proches de ceux de 2015 (figure 9).

La désaffection de la clientèle européenne au cours des sept premiers mois de l’année se traduit par environ 670 000 nuitées en moins par rapport à la même période en 2015 (- 5,9 %). Hors provenance européenne, l’évolution la plus positive en volume reste celle des Américains (+ 232 000 nuitées en sept mois, soit + 7,1 %), devant les clientèles proche-orientale (+ 89 000 nuitées, soit + 9,2 %) et africaine (+ 83 000 nuitées, soit + 13,0 %) et malgré un mois de juillet en demi-teinte (- 1,4 %). En revanche, les Japonais désertent la région (- 200 000 nuitées, soit - 25,4 %). Les Chinois séjournent également moins en Île-de-France (- 59 000 nuitées, soit - 4,1 %), à l'exception de Paris (+ 2,3 % depuis le début de l’année).

Figure 8 – Évolution du nombre de nuitées hôtelièresÉvolution du nombre de nuitées hôtelières du mois de l’année n par rapport au mois de l’année précédente (en %)

Évolution du nombre de nuitées hôtelières
Période Île-de-France France métropolitaine
janv. 2013 -4,5 -2,9
févr. 2013 1,1 -2,2
mars 2013 0,9 3,0
avr. 2013 -6,0 -6,5
mai 2013 2,4 4,0
juin 2013 -0,2 -0,3
juil. 2013 -4,2 -1,9
août 2013 4,8 3,3
sept. 2013 -0,1 -1,4
oct. 2013 -1,2 0,9
nov. 2013 -1,9 -2,5
déc. 2013 -0,3 -0,5
janv. 2014 2,1 0,7
févr. 2014 -3,6 -0,9
mars 2014 -5,1 -6,9
avr. 2014 4,3 4,6
mai 2014 -3,3 -4,1
juin 2014 -4,4 -1,9
juil. 2014 -0,1 -3,0
août 2014 1,9 -0,3
sept. 2014 -3,1 -1,5
oct. 2014 0,5 0,4
nov. 2014 -4,4 -5,2
déc. 2014 1,0 2,2
janv. 2015 1,9 3,0
févr. 2015 2,5 4,7
mars 2015 -2,6 0,2
avr. 2015 -3,9 0,4
mai 2015 0,6 3,6
juin 2015 2,8 1,7
juil. 2015 6,1 5,9
août 2015 0,1 0,6
sept. 2015 3,9 3,5
oct. 2015 0,2 2,0
nov. 2015 -6,9 -1,8
déc. 2015 -14,3 -4,9
janv. 2016 -10,0 -3,1
févr. 2016 -8,8 0,7
mars 2016 -0,2 7,0
avr. 2016 -13,4 -5,4
mai 2016 -8,6 -3,2
juin 2016 -10,0 -2,5
juil. 2016 -12,8 -2,1
août 2016 -20,5 -6,4
sept. 2016 -8,7 -3,4
oct. 2016 -5,5 0,8
nov. 2016 7,9 7,8
déc. 2016 14,3 7,8
janv. 2017 16,7 7,8
févr. 2017 9,5 2,8
mars 2017 4,6 -2,0
avr. 2017 20,6 15,3
mai 2017 6,0 0,4
juin 2017 11,3 4,5
juil. 2017 11,4 4,4
  • Source : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière.

Figure 8 – Évolution du nombre de nuitées hôtelièresÉvolution du nombre de nuitées hôtelières du mois de l’année n par rapport au mois de l’année précédente (en %)

Figure 9 – Évolution du taux d'occupation des hôtels franciliens

En %
Évolution du taux d'occupation des hôtels franciliens
2014 2015 2016 2017 Max. 2010-2013*
Janvier 62,84 62,75 57,01 64,98 64,13
Février 63,62 64,42 56,83 62,54 65,56
Mars 71,33 70,54 67,81 72,41 73,97
Avril 78,57 75,09 65,28 73,52 77,98
Mai 78,98 76,47 71,27 74,89 81,34
Juin 85,47 86,32 77,2 82,66 86,3
Juillet 79,05 79,06 68,6 77,06 79,82
Août 73,14 71,34 57 69,83
Septembre 83,4 82,14 75,81 84,2
Octobre 83,21 79,46 74,77 82,42
Novembre 71,36 64,77 68,38 74,21
Décembre 69,58 59,08 64,38 68,08
  • Données 2010 à 2013 rétropolées.
  • * Fréquentation maximale observée sur la période 2010-2013.
  • Source : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière.

Figure 9 – Évolution du taux d'occupation des hôtels franciliens

Encadrés

Contexte national – Le PIB progresse de 0,5 % par trimestre depuis la fin 2016

En France, la croissance est restée stable au deuxième trimestre 2017 (+ 0,5 %, après + 0,5 %). La consommation des ménages a accéléré, l’investissement progresse vigoureusement, mais les exportations, bien qu’en rebond, n’ont pas profité à plein de la demande extérieure en hausse. Le climat des affaires a continué de progresser cet été, s'établissant au plus haut depuis 2011, et la croissance conserverait un rythme solide d'ici la fin de l'année (+ 0,5 % par trimestre), pour atteindre + 1,8 % en moyenne en 2017. L’emploi marchand a continué de progresser vivement (+ 69 000 au T2 après + 52 000 au T1), et ralentirait un peu au second semestre du fait de la suppression de la prime à l’embauche. L’emploi non marchand baisserait quant à lui nettement, du fait de la réduction du nombre d’emplois aidés. Le taux de chômage, qui s'est établi à 9,5 % au deuxième trimestre, reculerait encore légèrement à 9,4 % en fin d'année.

Contexte international – La zone euro comble son retard conjoncturel

L’activité des économies avancées a accéléré au deuxième trimestre 2017, à + 0,7 %, après + 0,4 % au trimestre précédent. Aux États-Unis la croissance s'élèverait à + 2,1 % en 2017, après + 1,5 % en 2016, tandis qu'au Japon l'activité prendrait de l'élan (+ 1,6 % en 2017, après + 1,0 % en 2016). La croissance serait également robuste dans les économies émergentes. Dans la zone euro, l’activité continuerait d’accélérer, à + 2,2 % en prévision en 2017 après + 1,7 % en 2016 : elle résisterait au ralentissement du pouvoir d’achat des ménages grâce à la baisse du taux d’épargne notamment en Espagne et en Italie. Au Royaume-Uni en revanche, l’activité serait pénalisée par le ralentissement de la consommation et n'augmenterait que de + 1,5 % en 2017, après + 1,8 % en 2016. Au total, le commerce mondial, qui a déjà nettement accéléré depuis fin 2016, progresserait de 5,4 % en 2017 après + 1,6 % en 2016.

Pour en savoir plus

Pouget J., Roucher D., « La zone euro comble son retard conjoncturel », Insee Conjoncture - point de conjoncture, octobre 2017.

Abdelmalek S., Debosque M., Rabadeux D., « L'emploi salarié marchand en forte hausse au premier trimestre 2017 », Insee Conjoncture Île-de-France n° 16, juillet 2017.