Un printemps favorable à l’emploiNote de conjoncture régionale - 2e trimestre 2017

Vincent Delage, Philippe Winnicki, Insee Provence-Alpes-Côte d’Azur

Au second trimestre 2017, la croissance des économies avancées a accéléré. Dans le même temps, la zone euro comble son retard conjoncturel. En France, la croissance est restée stable à + 0,5 %. Hors DOM, l’emploi salarié marchand a de nouveau progressé (+ 0,4 %) et le taux de chômage continue de baisser (– 0,1 point à 9,2 %).

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'emploi salarié des secteurs concurrentiels, hors agriculture et particuliers employeurs, augmente également de 0,4 %, comme au trimestre précédent. La hausse de l’emploi se poursuit dans les services, notamment dans l’hébergement-restauration et les services aux entreprises. L’emploi marque le pas dans la construction.

Le taux de chômage a baissé de 0,2 point par rapport au trimestre précédent, il s'établit désormais à 10,8 % de la population active. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi a toutefois augmenté. En nette hausse (+ 4,1 %), la fréquentation hôtelière en Provence-Alpes-Côte d’Azur retrouve son niveau de 2015.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur N° 17
No 17
Paru le : 06/10/2017

4 700 emplois créés au second trimestre

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de salariés dans les secteurs concurrentiels hors agriculture et particuliers employeurs augmente de 0,4 % au deuxième trimestre 2017, soit 4 700 emplois de plus qu’à la fin du mois de mars (figure 1). Sur un an, le rythme de croissance de l’emploi se stabilise à + 1,2 %.

Comme au niveau national, le secteur tertiaire reste le principal moteur de la création d’emploi au deuxième trimestre. Au sein du tertiaire marchand, les services marchands hors intérim progressent à un rythme soutenu, comme au trimestre dernier (+ 0,6 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T1 2005 100 100
T2 2005 100,05 99,99
T3 2005 100,75 100,21
T4 2005 101,34 100,44
T1 2006 101,4 100,5
T2 2006 101,8 101,03
T3 2006 102,6 101,36
T4 2006 102,54 101,63
T1 2007 103,41 102,38
T2 2007 103,97 102,64
T3 2007 104,2 102,98
T4 2007 104,2 103,23
T1 2008 104,68 103,59
T2 2008 104,08 103,17
T3 2008 103,75 102,9
T4 2008 103,51 102,05
T1 2009 102,9 101,07
T2 2009 102,22 100,52
T3 2009 102,27 100,29
T4 2009 102,8 100,33
T1 2010 102,83 100,25
T2 2010 102,59 100,28
T3 2010 102,96 100,52
T4 2010 102,83 100,74
T1 2011 103,07 101,02
T2 2011 103,33 101,18
T3 2011 102,95 101,13
T4 2011 103,15 101,18
T1 2012 103,08 101,11
T2 2012 103 101,02
T3 2012 103,03 100,82
T4 2012 102,81 100,57
T1 2013 102,97 100,61
T2 2013 102,83 100,3
T3 2013 103,03 100,49
T4 2013 103,07 100,53
T1 2014 103,07 100,49
T2 2014 103,07 100,5
T3 2014 102,88 100,28
T4 2014 102,92 100,32
T1 2015 102,92 100,34
T2 2015 103,43 100,52
T3 2015 103,5 100,71
T4 2015 103,9 101,02
T1 2016 104,7 101,37
T2 2016 105,11 101,59
T3 2016 105,35 101,95
T4 2016 105,58 102,44
T1 2017 105,93 102,77
T2 2017 106,37 103,21
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Ce trimestre, l’emploi s’accroît dans l’ensemble des services marchands (figure 2), à l’exception des activités immobilières (– 0,3 %). Après le rebond du premier trimestre (+ 0,9 %), le secteur de l’hébergement-restauration accélère encore (+ 1,2 %, soit 1 300 postes supplémentaires). Dans l’information et communication, l’emploi confirme aussi la vigueur observée en début d’année : + 0,9 %. Les services aux entreprises hors interim sont également bien orientés, quoiqu’en léger ralentissement (+ 0,6 % après + 0,9 %). Ils sont à l’origine d’un quart des créations d’emplois ce trimestre. Dans les activités financières et d’assurance et le transport-entreposage, le nombre de salariés augmente plus modérément (+ 0,2 %). Après deux trimestres de baisse marquée, les effectifs salariés des autres activités de services rebondissent ce trimestre (+ 0,5 %).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,34 99,48 100,26 100,58
T3 2005 102,29 99,28 100,84 100,79
T4 2005 103,6 99,16 101,36 101,2
T1 2006 105,64 98,84 101,24 100,96
T2 2006 106,77 99,02 101,53 100,86
T3 2006 107,89 98,7 102,45 101,19
T4 2006 108,96 98,45 102,27 100,78
T1 2007 110,19 98,94 103,11 101,68
T2 2007 111,23 98,64 103,76 101,79
T3 2007 112,2 98,71 104,17 102,16
T4 2007 113,09 98,33 104,19 102,01
T1 2008 112,56 98,45 104,65 101,84
T2 2008 113,19 98,06 104,05 101,64
T3 2008 113,81 98,05 103,52 101,54
T4 2008 112,73 97,12 103,86 101,54
T1 2009 112,01 96,16 103,68 101,12
T2 2009 110,41 95,26 103,08 100,74
T3 2009 109,48 94,21 103,45 100,57
T4 2009 108,89 93,81 104,29 100,9
T1 2010 108,21 92,72 104,49 101,11
T2 2010 107,56 92,09 104,16 100,85
T3 2010 107,3 92,03 104,63 100,75
T4 2010 106,79 92,1 104,41 100,73
T1 2011 106,46 92,6 104,71 101,2
T2 2011 106,75 92,95 105,15 101,44
T3 2011 105,28 92,56 104,79 101,09
T4 2011 105,3 93,02 104,94 101,28
T1 2012 104,79 92,89 105,15 101,22
T2 2012 103,82 92,93 105,21 101,22
T3 2012 102,86 93,14 105,41 101,14
T4 2012 102,49 92,98 105,29 100,89
T1 2013 101,25 93,14 105,53 100,75
T2 2013 101,09 92,77 105,45 100,07
T3 2013 100,99 92,74 105,79 100,19
T4 2013 100,33 92,69 105,91 100,6
T1 2014 99,94 92,55 105,96 100,6
T2 2014 98,84 92,52 106,2 101,1
T3 2014 98,05 92,16 106,18 100,86
T4 2014 96,7 92,15 106,29 100,73
T1 2015 96,08 91,91 106,5 100,99
T2 2015 95,4 92,08 106,88 101,43
T3 2015 95,1 92,17 106,98 101,71
T4 2015 95,28 92,29 107,46 102,5
T1 2016 95,39 92,5 108,29 103,26
T2 2016 95,56 92,23 108,78 103,83
T3 2016 95,33 92,16 109,05 104,06
T4 2016 95,6 92,06 108,88 103,75
T1 2017 96,5 91,97 109,34 103,83
T2 2017 96,56 91,82 109,9 104,23
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Après presque deux années de croissance soutenue, l’emploi dans l’intérim s’était contracté de 1,1 % au premier trimestre 2017 (figure 3). Au deuxième trimestre, le nombre d’intérimaires repart nettement à la hausse (+ 1,3 %).

Dans le commerce, la tendance est plus favorable après deux trimestres atones. Les effectifs augmentent de 0,4 % ce trimestre, soit près de 1 000 emplois supplémentaires.

Le nombre de salariés dans la construction marque une pause ce trimestre après un début d’année en forte augmentation (+ 0,1 % après + 0,9 %). Sur un an, le mouvement général reste néanmoins favorable.

Depuis un an, l’emploi dans l’industrie ne cesse de décliner et ce trimestre ne fait pas exception. Le nombre de salariés recule de 0,2 %, Toutefois, les sous-secteurs de l’industrie présentent des situations contrastées. Après trois trimestres de forte hausse, l’emploi se stabilise dans la fabrication de matériels de transports (– 0,1 %).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T1 2005 100 100
T2 2005 94,3 97,81
T3 2005 101,13 103,17
T4 2005 104,71 106,14
T1 2006 104,82 104,07
T2 2006 106,86 109,62
T3 2006 109,2 108,82
T4 2006 109,32 110,83
T1 2007 112,15 118,27
T2 2007 113,32 115,03
T3 2007 107,86 112,46
T4 2007 106,82 111,44
T1 2008 112,54 116,69
T2 2008 107,04 109,21
T3 2008 106,74 102,89
T4 2008 99,11 88,69
T1 2009 90,58 77
T2 2009 92,14 77,39
T3 2009 93,29 81,21
T4 2009 94,88 85,21
T1 2010 99,05 89,88
T2 2010 103,76 93,69
T3 2010 106,03 97,38
T4 2010 108,24 101,64
T1 2011 107,54 103,22
T2 2011 103,14 102,29
T3 2011 105,79 102,02
T4 2011 106,19 100,85
T1 2012 101,47 96,89
T2 2012 99,97 93,97
T3 2012 98,44 89,58
T4 2012 95,93 86,62
T1 2013 98,75 90,11
T2 2013 98,33 89,14
T3 2013 97,46 91,47
T4 2013 98,42 91,76
T1 2014 99,01 91,49
T2 2014 97,07 93,38
T3 2014 95,57 90,66
T4 2014 98,56 91,58
T1 2015 97,04 92,27
T2 2015 105,7 95,77
T3 2015 106,34 99,13
T4 2015 106,81 101,13
T1 2016 112,07 102,46
T2 2016 114,84 103,4
T3 2016 117,54 107,94
T4 2016 128,19 118,13
T1 2017 126,74 117,4
T2 2017 128,35 121,37
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Les effectifs augmentent dans la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et la fabrication de machines, confirmant le rebond du trimestre précédent (+ 0,3 % après + 0,9 %). Stable depuis deux trimestres, l’emploi dans l’agroalimentaire repart nettement à la hausse (+ 0,8 %). À l’inverse, la situation se détériore dans le secteur regroupant industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets, cokéfaction et raffinage, dont les effectifs se contractent pour le 5e trimestre consécutif (– 0,5 %), comme dans la fabrication d’autres produits industriels (– 0,5 %, soit 350 salariés de moins).

En France métropolitaine, l’évolution des effectifs salariés hors agriculture et particuliers employeurs est la même qu’en Provence-Alpes-Côte d’Azur au deuxième trimestre (+ 0,4 %). En rythme annuel, l’emploi poursuit son accélération (+ 1,6 %). Après avoir rebondi au premier trimestre, pour la première fois depuis 2008, la reprise de l’emploi dans la construction se confirme (+ 0,4 % après + 0,7 %). La dynamique de l’emploi demeure favorable dans les services marchands hors intérim (+ 0,4 %) et dans le commerce (+ 0,3 %). À l’inverse, les effectifs industriels enregistrent une nouvelle baisse modérée (– 0,1 %). Comme dans notre région, l’emploi intérimaire rebondit ce trimestre après une pause en début d’année (+ 3,3 % après – 0,6 %).

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2017, les estimations trimestrielles d'emploi localisées commentées dans les notes de conjoncture régionale sont réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l'intérim). La synthèse de l'ensemble des éléments est assurée par l'Insee. Parallèlement aux publications régionales de l'Insee, les Urssaf publient des StatUr notamment sur les effectifs salariés. Les niveaux publiés dans ces deux publications sont différents (emploi en personnes physiques pour l’Insee contre nombre de postes pour les Urssaf) en raison des écarts de champ et de concept.

Sur le champ commun, les taux d'évolutions peuvent différer légèrement sur les échelons agrégés présentés dans les notes de conjoncture et les StatUr, compte tenu d'effets de composition liés aux écarts de niveaux.

Par ailleurs, l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d'emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Le chômage poursuit sa décrue

Au deuxième trimestre 2017, le taux de chômage localisé baisse de 0,2 point par rapport au trimestre précédent et s'établit désormais à 10,8 % de la population active (figure 4). Il atteint ainsi son niveau le plus bas depuis cinq ans. Sur un an, il a reculé de 0,4 point.

Tous les départements de la région bénéficient de cette baisse du taux de chômage. Elle atteint – 0,3 point dans les Alpes-Maritimes (où le taux s’établit à 10,0 %), comme dans le Var (10,5 %), le Vaucluse (11,9 %) et les Hautes-Alpes (8,6 %). La baisse est plus modérée dans les Alpes-de-Haute-Provence (– 0,2 point, soit un taux de 11,1 %) et les Bouches-du-Rhône (– 0,1 point, soit 11,2 %).

En France métropolitaine, avec 9,2 % de la population active au deuxième trimestre 2017, le taux de chômage au sens du BIT perd 0,1 point par rapport au trimestre précédent et 0,4 point sur un an. Y compris DOM, le taux de chômage s'établit à 9,5 % au deuxième trimestre.

Figure 4 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2005 9,6 8,3
T2 2005 9,9 8,4
T3 2005 10,1 8,6
T4 2005 10,1 8,7
T1 2006 10,1 8,7
T2 2006 10 8,6
T3 2006 10 8,5
T4 2006 9,4 8
T1 2007 9,7 8,1
T2 2007 9,4 7,8
T3 2007 9,2 7,6
T4 2007 8,6 7,1
T1 2008 8,2 6,8
T2 2008 8,3 7
T3 2008 8,4 7,1
T4 2008 8,6 7,4
T1 2009 9,4 8,2
T2 2009 10 8,8
T3 2009 10 8,8
T4 2009 10,4 9,1
T1 2010 10,2 9
T2 2010 10,1 8,9
T3 2010 10,2 8,8
T4 2010 10,2 8,8
T1 2011 10,3 8,8
T2 2011 10,3 8,7
T3 2011 10,5 8,8
T4 2011 10,6 9
T1 2012 10,7 9,1
T2 2012 10,9 9,4
T3 2012 10,9 9,4
T4 2012 11,2 9,7
T1 2013 11,4 9,9
T2 2013 11,6 10,1
T3 2013 11,4 9,9
T4 2013 11,3 9,7
T1 2014 11,3 9,8
T2 2014 11,4 9,9
T3 2014 11,6 10
T4 2014 11,7 10,1
T1 2015 11,5 10
T2 2015 11,8 10,2
T3 2015 11,7 10,1
T4 2015 11,4 9,9
T1 2016 11,4 9,9
T2 2016 11,2 9,7
T3 2016 11,3 9,7
T4 2016 11,4 9,7
T1 2017 11 9,3
T2 2017 10,8 9,2
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

La demande d’emploi ne fléchit pas

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B et C a augmenté de 1,1 % fin juin par rapport à fin mars. Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a certes un peu diminué (– 0,4 %) mais le nombre d’inscrits en catégories B et C s’est beaucoup accru.

Pour les seules catégories A, comme au trimestre précédent, la demande d’emploi diminue pour les hommes (– 0,9 %) tandis qu’elle continue de progresser pour les femmes (+ 0,3 %). La différence est particulièrement marquée chez les jeunes de moins de 25 ans : – 2,4 % pour les hommes et + 0,7 % pour les femmes. Chez les seniors, la situation reste quasiment stable (+ 0,1 %) et ce quel que soit le sexe.

Au cours du deuxième trimestre, le marché du travail a été plus favorable pour les demandeurs d’emploi inscrits depuis peu à Pôle emploi. Toutes catégories confondues, la demande d’emploi diminue pour les inscrits depuis moins d’un an (– 0,2 %) mais s’accroît pour les inscrits depuis plus d’un an (+ 2,9 %).

En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi augmente au même rythme que dans notre région (+ 1,1 % fin juin par rapport au trimestre précédent). Comme en Paca, la demande d’emploi baisse pour les catégories A (– 0,7 %) et repart nettement à la hausse pour les catégories B et C (+ 4,2 %).

La construction de logements toujours en hausse

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, à la fin du mois de juin 2017, 44 600 permis de construire ont été délivrés sur 12 mois glissants. Leur nombre augmente de 2,0 % ce trimestre, compensant la diminution du trimestre dernier (figure 5). Au niveau national, la croissance du nombre de permis est de la même ampleur (+ 2,4 %).

Sur un an, le rythme de croissance reste très soutenu mais n’accélère plus (+ 10,5 %) comme en France métropolitaine (+ 14,2 %).

La construction de logements neufs continue d’augmenter. En un an, 37 600 logements ont été commencés, soit 7 600 de plus qu’à la même période de l’année dernière (+ 25,4 %). Au niveau national, le rythme de la construction est également très soutenu (+ 16,3 %).

Au cours du deuxième trimestre, 3 410 logements neufs ont été vendus dans la région, en recul de 8,4 % par rapport au deuxième trimestre 2016. Parallèlement, l’offre de logements neufs a également un peu diminué (3 910 logements soit – 1,6 % sur un an). L’encours atteint ainsi 12 180 logements, en augmentation de 5,2 % sur un an.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 101,72 101,53
avril 2005 101,72 102,29
mai 2005 101,15 102,8
juin 2005 104,58 104,19
juil. 2005 109,74 105,05
août 2005 109,17 105,52
sept. 2005 110,03 106,38
oct. 2005 110,89 106,52
nov. 2005 110,89 106,99
déc. 2005 116,33 108,4
janv. 2006 117,48 109,44
févr. 2006 121,78 110,71
mars 2006 126,93 112,47
avril 2006 130,66 113,45
mai 2006 132,95 114,84
juin 2006 133,24 115,57
juil. 2006 131,52 116,43
août 2006 135,82 117,11
sept. 2006 137,25 116,62
oct. 2006 138,11 118,03
nov. 2006 140,4 118,99
déc. 2006 138,11 118,48
janv. 2007 138,4 117,88
févr. 2007 134,67 117,88
mars 2007 131,52 118,37
avril 2007 129,51 117,84
mai 2007 127,79 117,54
juin 2007 123,78 116,78
juil. 2007 123,21 116,98
août 2007 122,92 116,8
sept. 2007 122,06 116,51
oct. 2007 122,06 115,78
nov. 2007 120,34 113,67
déc. 2007 116,62 112,47
janv. 2008 115,47 112,26
févr. 2008 117,19 111,94
mars 2008 116,91 110,32
avril 2008 114,9 109,52
mai 2008 113,47 108,34
juin 2008 111,17 106,15
juil. 2008 107,74 103,7
août 2008 102,01 101,27
sept. 2008 101,15 99,71
oct. 2008 101,15 97,51
nov. 2008 99,14 95,65
déc. 2008 97,99 92,85
janv. 2009 94,84 90,09
févr. 2009 90,54 86,45
mars 2009 86,53 83,57
avril 2009 86,25 81,32
mai 2009 85,96 78,64
juin 2009 85,67 76,74
juil. 2009 87,39 75,6
août 2009 88,25 74,76
sept. 2009 87,97 74,11
oct. 2009 84,24 73,21
nov. 2009 84,24 73,37
déc. 2009 85,67 74,09
janv. 2010 85,39 74,76
févr. 2010 85,67 76,52
mars 2010 90,83 79,03
avril 2010 90,83 80,97
mai 2010 93,98 83,04
juin 2010 97,99 85,39
juil. 2010 100,57 87,59
août 2010 100 88,94
sept. 2010 102,01 90,48
oct. 2010 102,87 91,11
nov. 2010 104,87 91,64
déc. 2010 109,17 92,83
janv. 2011 112,61 94,38
févr. 2011 113,47 94,56
mars 2011 111,75 94,07
avril 2011 114,61 93,99
mai 2011 115,19 95,46
juin 2011 115,47 95,83
juil. 2011 113,18 96,4
août 2011 114,61 97,65
sept. 2011 116,91 99,41
oct. 2011 117,48 100,06
nov. 2011 118,05 101,14
déc. 2011 116,33 102,23
janv. 2012 116,62 101,98
févr. 2012 120,06 102,15
mars 2012 119,48 101,84
avril 2012 118,05 102,17
mai 2012 117,19 100,74
juin 2012 119,2 100,33
juil. 2012 124,93 99,49
août 2012 126,65 99,61
sept. 2012 121,2 97,57
oct. 2012 124,36 97,04
nov. 2012 122,64 96,01
déc. 2012 121,78 94,28
janv. 2013 119,48 94,46
févr. 2013 116,33 95,93
mars 2013 119,2 96,55
avril 2013 118,62 94,99
mai 2013 116,05 93,03
juin 2013 113,75 91,31
juil. 2013 107,74 89,27
août 2013 103,44 86,39
sept. 2013 101,43 84,82
oct. 2013 100,86 84,32
nov. 2013 101,72 83,51
déc. 2013 100,57 82,75
janv. 2014 100,29 80,67
févr. 2014 101,15 77,64
mars 2014 97,99 76,56
avril 2014 95,99 75,41
mai 2014 96,85 75,48
juin 2014 93,41 75,43
juil. 2014 95,7 75,78
août 2014 96,56 75,56
sept. 2014 99,14 75,72
oct. 2014 97,99 74,84
nov. 2014 95,13 74,06
déc. 2014 97,42 73,98
janv. 2015 97,99 73,7
févr. 2015 95,7 73,19
mars 2015 97,13 72,39
avril 2015 98,57 73,08
mai 2015 98,57 72,68
juin 2015 102,01 73,57
juil. 2015 100,86 73,51
août 2015 104,3 74,31
sept. 2015 107,45 75,03
oct. 2015 104,3 75,54
nov. 2015 106,59 77,25
déc. 2015 107,16 78,25
janv. 2016 108,6 78,7
févr. 2016 110,6 80,11
mars 2016 112,32 80,38
avril 2016 114,9 81,26
mai 2016 116,05 82,96
juin 2016 115,76 83,12
juil. 2016 116,91 83,85
août 2016 119,48 84,9
sept. 2016 120,63 86,98
oct. 2016 124,64 87,66
nov. 2016 127,79 88,49
déc. 2016 127,51 89,6
janv. 2017 126,36 90,31
févr. 2017 125,5 90,68
mars 2017 125,21 92,74
avril 2017 124,64 92,99
mai 2017 126,65 93,95
juin 2017 127,79 94,93
juil. 2017 126,65 95,61
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

La fréquentation hôtelière retrouve son niveau de 2015

Au deuxième trimestre 2017, la fréquentation hôtelière en Provence-Alpes-Côte d'Azur a augmenté de 4,1 %, soit + 253 000 nuitées par rapport à 2016, ce qui lui permet de retrouver le niveau de fréquentation de 2015 (figure 6).

Cette nette amélioration se retrouve dans l'ensemble des régions de France métropolitaine, en particulier en Île-de-France (+ 12,3 %). Les régions voisines de Paca, moins touchées par la désaffection touristique en 2016, ont connu une hausse de moindre ampleur : + 2,2 % en Occitanie et + 0,7 % en Auvergne-Rhône-Alpes. Au total, la fréquentation hôtelière en France métropolitaine augmente de 6,3 % et le retour de la clientèle étrangère se confirme pour la majorité des régions (+ 9,7 % au niveau national).

Dans notre région, après quatre trimestres consécutifs de morosité, les touristes étrangers reviennent (+ 2,5 % par rapport au deuxième trimestre de 2016)

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2011 -1,7995970173400022 2,2455296988236904
T2 2011 3,043126281858647 3,118357539041192
T3 2011 5,585817839201926 3,0256743767917547
T4 2011 10,585643362658256 4,643769783473398
T1 2012 4,893559025541623 2,3624045764267207
T2 2012 1,141812653483374 -0,7817130068028603
T3 2012 0,5054779732003644 -0,7592137658719297
T4 2012 -0,03657005621964264 0,30393408277045164
T1 2013 -4,674399744134501 -0,39239682185379654
T2 2013 -0,7917425584077544 -0,7465023691316598
T3 2013 -1,517061222304537 0,09029170044515399
T4 2013 -0,8182130903173844 -0,5644496415199138
T1 2014 1,1197819151326365 -2,85235793715239
T2 2014 1,3721887204181307 -0,7980936572239198
T3 2014 -4,729906505008851 -1,6063850425588522
T4 2014 -2,962930339206536 -0,7375650233675307
T1 2015 0,1827861106255793 2,4484776357299944
T2 2015 1,1815927218149727 1,9306724791269951
T3 2015 3,526622942010757 3,301374690924051
T4 2015 2,455712360825465 -1,2733203931827362
T1 2016 6,683324954904345 1,9023637524163426
T2 2016 -3,433859836830876 -3,6195839979635847
T3 2016 -5,712428718085349 -4,108686591845969
T4 2016 3,4998975585716003 4,915287437018298
T1 2017 -1,375664895460004 2,377516466873357
T2 2017 4,054158061495442 6,25245026225544
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

La clientèle européenne progresse (+ 1,9 %) grâce aux pays de la zone euro (+ 10,6 %). Après avoir boudé la destination Paca depuis un an, les clientèles allemande (+ 16,8 %), italienne (+ 14,9 %) et espagnole (+ 6,2 %) sont de retour. En revanche, la désaffection de la clientèle britannique se poursuit (– 14,8 %), de façon plus marquée dans notre région qu’ailleurs.

La hausse de fréquentation hôtelière par les clientèles lointaines se confirme ce trimestre après le rebond du premier trimestre. Les touristes en provenance des États-Unis (+ 6,2 %), de Chine (+ 9,9 %) et de Russie (+ 13,6 %) sont venus bien plus nombreux qu'en 2016.

La tendance à l'amélioration dans notre région semble se confirmer en juillet : les nuitées augmentent de 7 % par rapport à juillet 2016 et la clientèle étrangère est au rendez-vous (+ 8 %).

Les créations d’entreprises reculent

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, au deuxième trimestre 2017, 13 685 entreprises (y compris les micro-entrepreneurs) ont été créées, en recul de 4,1 % par rapport au trimestre précédent (figure 7). Ce repli est essentiellement imputable aux immatriculations de micro-entrepreneurs qui, après un rebond en début d’année, se replient à nouveau nettement (– 9,5 % après + 14,1 %). Sur un an, la création d’entreprises est en légère baisse (– 2,5 %).

En France métropolitaine, la tendance est identique à Paca ce trimestre mais, sur un an, les créations résistent mieux (+ 0,5 %).

Dans la région, les défaillances d’entreprises restent favorablement orientées (– 3,0 % sur un an), même si le recul est moins net qu’au cours de l’année 2016. La décrue des défaillances concerne la majorité des secteurs. Elle est continue et marquée dans la construction (– 10,0 % sur un an au deuxième trimestre). La situation est également favorable dans le commerce, le transport et le soutien aux entreprises. À l’inverse, l’hébergement-restauration et surtout le secteur regroupant l’enseignement, la santé et les services aux ménages connaissent un regain de défaillances.

En France métropolitaine, les défaillances reculent plus fortement qu’en Paca au deuxième trimestre (–9,4% sur un an).

Figure 7 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Provence-Alpes-Côte d'Azur hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Provence-Alpes-Côte d'Azur y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 94,83 95,57 113,37 120,69
T3 2009 94,13 94,18 116,38 116,74
T4 2009 95,2 99,7 121,08 124,03
T1 2010 92,34 96,47 128,09 132,68
T2 2010 95,03 100,01 113,53 121,91
T3 2010 92,35 98,66 109,1 117,26
T4 2010 90,37 97,34 108,39 117,88
T1 2011 89,25 96,39 102,23 108
T2 2011 86,96 94,84 101 107,85
T3 2011 87,61 96,45 98,17 107,35
T4 2011 89,53 96,86 103,33 109,04
T1 2012 85,02 92,63 103,81 111,45
T2 2012 81,38 88,71 101,23 108,78
T3 2012 82,25 89,5 102,52 107,92
T4 2012 83,58 90,67 97,44 105,43
T1 2013 90,89 97,51 100,67 107,56
T2 2013 89,24 97,59 94,41 106,34
T3 2013 90,37 99,01 94,76 105,15
T4 2013 89,6 101,96 95,55 107,92
T1 2014 88,23 100,55 98,13 109,79
T2 2014 90,23 100,46 94,72 107,95
T3 2014 86,09 99,88 94,23 110,2
T4 2014 89,63 101,38 94,35 109,78
T1 2015 94,46 107,72 92,51 104,1
T2 2015 99,8 112,87 88,8 102,61
T3 2015 103,88 116,04 91,53 104,59
T4 2015 104,61 118,61 89,34 105,85
T1 2016 105,95 121,24 93,14 108,58
T2 2016 108,65 125,29 92,49 111,91
T3 2016 111,94 126,71 91,7 109,43
T4 2016 109,94 125,75 89,79 109,02
T1 2017 108,86 128,4 94,03 114,21
T2 2017 108,48 129 90,15 112,48
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7 – Créations d'entreprises

Encadrés

Contexte national – Le PIB progresse de 0,5 % par trimestre depuis la fin 2016

En France, la croissance est restée stable au deuxième trimestre 2017 (+ 0,5 %, après + 0,5 %). La consommation des ménages a accéléré, l’investissement progresse vigoureusement, mais les exportations, bien qu’en rebond, n’ont pas profité à plein de la demande extérieure en hausse. Le climat des affaires a continué de progresser cet été, s'établissant au plus haut depuis 2011, et la croissance conserverait un rythme solide d'ici la fin de l'année (+ 0,5 % par trimestre), pour atteindre + 1,8 % en moyenne en 2017. L’emploi marchand a continué de progresser vivement (+ 69 000 au T2 après + 52 000 au T1), et ralentirait un peu au second semestre du fait de la suppression de la prime à l’embauche. L’emploi non marchand baisserait quant à lui nettement, du fait de la réduction du nombre d’emplois aidés. Le taux de chômage, qui s'est établi à 9,5 % au deuxième trimestre, reculerait encore légèrement à 9,4 % en fin d'année.

Contexte international – La zone euro comble son retard conjoncturel

L’activité des économies avancées a accéléré au deuxième trimestre 2017, à + 0,7 %, après + 0,4 % au trimestre précédent. Aux États-Unis la croissance s'élèverait à + 2,1 % en 2017, après + 1,5 % en 2016, tandis qu'au Japon l'activité prendrait de l'élan (+ 1,6 % en 2017, après + 1,0 % en 2016). La croissance serait également robuste dans les économies émergentes. Dans la zone euro, l’activité continuerait d’accélérer, à + 2,2 % en prévision en 2017 après + 1,7 % en 2016 : elle résisterait au ralentissement du pouvoir d’achat des ménages grâce à la baisse du taux d’épargne notamment en Espagne et en Italie. Au Royaume-Uni en revanche, l’activité serait pénalisée par le ralentissement de la consommation et n'augmenterait que de + 1,5 % en 2017, après + 1,8 % en 2016. Au total, le commerce mondial, qui a déjà nettement accéléré depuis fin 2016, progresserait de 5,4 % en 2017 après + 1,6 % en 2016.