Atouts et défis des Hauts-de-FranceLes emplois des activités numériques portés par la dynamique de la métropole lilloise

Gwenaëlle Baron, Jean-Marc Mierlot, Insee

En 2014, en Hauts-de-France, les activités numériques emploient 37 000 salariés dont l'essentiel exerce dans le domaine des services. Avec 2,0 % de l'emploi salarié régional le poids du numérique place les Hauts-de-France au 8e rang des régions de France métropolitaine. Si la majorité de l'activité numérique est installée et se développe autour de la métropole lilloise, de nombreux viviers d'emplois numériques existent sur l'ensemble du territoire régional. Les salariés du secteur se caractérisent par un profil jeune, masculin et hautement qualifié.

L’économie numérique suivant la définition de l’OCDE

L'économie numérique, prise en compte dans sa globalité peut recouvrir des périmètres très différents. La définition des activités numériques considérée ici est celle proposée par l'OCDE en 2007 (Champ de l'étude). Elle se concentre sur les secteurs qui produisent spécifiquement des matériels et des services numériques mais ne prend pas en compte l'utilisation de ces procédés dans les autres activités économiques.

En Hauts-de-France, 37 000 salariés dans le secteur du numérique

Dans la région des Hauts-de-France, les activités numériques comptent 2 500 établissements qui emploient près de 37 000 salariés fin 2014. Avec 2,0 % de l'emploi salarié régional, les activités numériques y sont sous-représentées comparées à la moyenne des régions de province (figure 1). La région se place ainsi au 8e rang des treize nouvelles entités régionales alors qu'elle occupe le 3e rang d'un point de vue démographique. Au niveau national, le volume d'emploi est marqué par une forte concentration autour de Paris. La région Île-de-France comptabilise autant d'emplois de ce secteur que l'ensemble des régions de province. Ainsi le poids du numérique dans l'ensemble de l'économie en France métropolitaine (3,8 % des salariés) est nettement plus élevé qu'en France de province (2,5 %).

Figure 1 - Les Hauts-de-France à la huitième place pour le poids du numérique dans l'emploi salariéPlace des activités numériques dans l'économie régionale

Figure 1 - Les Hauts-de-France à la huitième place pour le poids du numérique dans l'emploi salarié
Nombre d'établissements Salariés
total % employeurs % Effectifs Poids (% )
Île-de-France 89 327 6,4 24 414 5,6 425 225 7,8
Auvergne-Rhône-Alpes 20 594 2,5 5 781 2,1 87 406 3,2
Bretagne 6 526 2,2 1 773 1,6 33 007 3,2
Pays de la Loire 7 754 2,4 2 262 1,9 39 527 3,1
Provence-Alpes-Côte d'Azur 15 918 2,6 4 003 2,1 49 862 3,1
Occitanie 14 849 2,3 3 870 1,9 52 872 3,0
Centre-Val de Loire 4 744 2,2 1 197 1,5 18 201 2,3
Hauts-de-France 9 932 2,4 2 504 1,6 36 961 2,0
Nouvelle Aquitaine 12 433 2,0 3 134 1,5 36 491 2,0
Grand Est 10 364 2,2 2 656 1,5 32 149 1,8
Normandie 5 487 2,0 1 372 1,3 16 131 1,5
Corse 826 1,8 207 1,3 1 295 1,3
Bourgogne-France-Comté 4 548 1,8 1 174 1,3 11 048 1,2
France de province (hors Île-de-France) 113 975 2,3 29 933 1,7 414 950 2,5
France métropolitaine 203 302 3,2 54 347 2,5 840 175 3,8
  • Source : Insee, Clap 2014

Les activités numériques concentrées dans la métropole lilloise

À l'image de l'effet de concentration dans l'agglomération parisienne observé au niveau national, les deux zones d'emploi de Lille et de Roubaix-Tourcoing centralisent la majorité de l'emploi numérique régional. Ces zones, qui se recoupent avec le territoire de la Métropole européenne de Lille (MEL) et dans lesquelles prédomine l'emploi régional, jouent un rôle encore plus déterminant dans les secteurs du numérique. En effet, six salariés sur dix du numérique de la région travaillent dans la métro- pole lilloise, soit plus de 23 000 personnes. Le poids du numérique est de 5,0 % pour la zone Lilloise et de 3,4 % pour la zone de Roubaix-Tourcoing (contre 2,0 % pour la région) (figure 2). La concentration des emplois numériques autour de Lille est due à l'implantation de plus de la moitié des établissements employeurs de ce secteur dans cet espace métropolitain, notamment ceux de plus grande taille (figure 3).

Figure 2 – Les activités numériques sont sous-représentées dans la régionPart des salariés des activités numériques dans l'ensemble de l'emploi salarié

  • Source : Insee, Clap 2014.

Figure 3 – L'emploi numérique se concentre sur la Métropole européenne de LilleLocalisation et secteur d'activité des principaux établissements du numérique des Hauts-de-France

  • Source : Insee, Clap 2014.

En raison de cette position notable de la MEL, le Nord concentre près des trois quarts (70,0 %) des effectifs du numérique de la région. Cela concerne 26 000 personnes dans ce département. Dans des proportions nettement plus faibles, le nombre de salariés du numérique s'élève à 4 000 dans chacun des départements du Pas-de-Calais et de l'Oise, et de 2 000 et 1 000 actifs dans les départements de la Somme et de l'Aisne.

Le poids des activités numériques est par conséquent très variable au sein des départements de la région. Dans le Nord, il est supérieur à celui de la France de province : 2,9 % contre 2,5 %. Au sud de la région, dans l'Oise, seuls 1,7 % des salariés travaillent dans le secteur numérique. Cette proportion est néanmoins plus élevée que dans la Somme et le Pas-de-Calais où le poids de ces activités s'établit respectivement à 1,1 % et 1,0 %. L'Aisne est très en retrait avec un poids du numérique de 0,7 %.

Les activités numériques de services constituent une spécialité régionale

Les activités de services sont spécifiques au numérique de la région (74,7 % contre 69,1 % en France de province) (figure 4). Les services emploient 27 600 salariés en Hauts-de-France, répartis dans divers sous-secteurs du numérique. Plus précisément, les activités de programme, conseils et autres activités informatiques sont davantage représentées dans la région (39,8 %) qu'en France de province (37,3 %) et emploient 14 700 salariés. Parmi eux, plus de 10 000 exercent dans le conseil en systèmes et logiciels informatiques, notamment dans la métropole lilloise. Les activités de traitement de données, d'hébergement et de portail Internet, qui emploient 4 000 personnes, sont aussi fortement surreprésentées (10,4 % contre 5,7 % en France de province). Ainsi, de grands établissements de la MEL spécialisés dans les transactions et les paiements électroniques ou l'hébergement de données sont emblématiques de l'économie numérique des Hauts-de-France.

Figure 4 - Les activités de services sont spécifiques du numérique de la régionPoids des activités du numérique dans la région des Hauts-de-France

Figure 4 - Les activités de services sont spécifiques du numérique de la région
Ecart avec France de province (en points) Poids dans la région (en %)
Traitement des données, hébergement, portail internet 4,6 10,4
Programme, conseils et autres activités informatiques 2,6 39,8
Edition de logiciels 0,0 6,0
Réparation d'ordinateurs et d'équipements de communication -0,7 1,0
Télécommunications -0,9 17,5
Autres services d'information 0,3 0,8
Edition livres périodiques et autres activités d'édition -1,7 4,3
Enregistrement sonore et édition musicale -0,1 0,1
Programmation et diffusion -0,4 1,9
Production cinématographique, vidéo, télévision 0,3 3,5
Vente 1,3 7,3
Fabrication -5,4 7,5
  • Note de lecture : les activités de fabrication comptent pour 7,5 % dans les activités du numérique de la région, 5,4 points de moins qu'en France de province (12,9%).
  • Source : Insee, Clap 2014.

Figure 4 - Les activités de services sont spécifiques du numérique de la régionPoids des activités du numérique dans la région des Hauts-de-France

Les activités de contenus et supports et de vente représentent respectivement 10,5 % et 7,3 % des emplois numériques, niveaux proches de la structure de France de province.

Les activités de fabrication sont en revanche en retrait dans la région par rapport aux autres régions de province. Elles représentent 7,5 % de l'emploi au sein du numérique régional contre 12,9 % en France de province.

Quelques « poches » d'emploi numérique spécifique

Au-delà du rôle majeur que joue la MEL au sein des activités du numérique de la région, d'autres zones d'emploi apparaissent comme des « poches » d'emploi avec leurs spécificités.

La zone d'Amiens, bien qu'en retrait par rapport à celles de Lille et de Roubaix-Tourcoing, concentre l'essentiel des emplois des activités du numérique de la Somme. Elle offre 1 870 postes dans ce secteur. À Amiens, les activités de contenus et supports telles que l'édition de journaux, la programmation et la diffusion ou la projection de films sont représentatives du numérique de cette zone.

Les zones d'emploi de Beauvais et de Boulogne-sur-Mer se distinguent avec un poids du numérique supérieur à celui de la région (2,3 % contre 2,0 %). La zone beauvaisienne comptabilise 1 700 salariés dans le secteur numérique. Les activités de vente sont surreprésentées dans cette zone. Cela est dû exclusivement à l'implantation du principal établissement de commerce de gros de composants et d'équipements électroniques de la région. À Tillé, près de Beauvais, se trouve aussi le 3e établissement numérique régional, spécialisé dans l'édition de logiciels applicatifs. Pour la zone boulonnaise, le volume d'emploi numérique est de 1 100 salariés. Le plus important établissement numérique de la région dans le domaine de la fabrication, spécialisé dans la fabrication de cartes électroniques, étant localisé à Saint-Léonard près de Boulogne-sur-Mer.

Certaines zones d'emploi importantes pour leur nombre d'emplois dans l'économie globale de la région le sont moins pour l'économie numérique. Si elles disposent d'un vivier notable de salariés exerçant dans ce secteur, le poids des activités numériques y est inférieur à la moyenne régionale. C'est le cas des zones de Roissy-Sud-Picardie et de Lens-Hénin où le nombre d'emplois atteint 1 300 pour chacune. Des établissements de services de télécommunications et de traitement de données sont implantés près de Lens alors qu'au sud de la région, dans la zone de Roissy-Sud-Picardie, les activités de fabrication de produits électroniques ou d'équipements de communication sont davantage développées.

Dans l'essentiel des autres zones d'emploi, les activités numériques sont peu représentées et leurs profils fortement influencés par la seule présence de quelques établissements spécialisés. Quelques petites zones d'emploi ont moins de 100 emplois dans le domaine numérique.

Une dynamique d'emploi qui renforce la concentration dans la métropole lilloise

Entre 2009 et 2014, les activités de l'économie numérique ont été créatrices d'emplois dans la région. Sur cette période, le secteur a connu une hausse de 4,8 % du nombre de salariés, soit un gain de 1 700 emplois. Tous secteurs confondus, le nombre d'emplois a baissé de 2,0 % durant la même période, notamment dans l'industrie et la construction. Cette hausse renforce le phénomène de concentration des emplois autour de la métropole lilloise. Le Nord fait notamment partie des départements de France où la croissance du numérique est forte (+11,6 %). Ce sont principalement les activités de services qui se développent. De grandes entreprises comme GFI (Groupe Français d'Informatique) ou des groupes comme CGI, spécialisés en conseil en systèmes et logiciels informatiques, se sont installés et ont fortement accru leurs effectifs. Le poids du numérique a néanmoins peu évolué en région Hauts-de-France, comme dans l'ensemble des régions.

Encadrés

Le profil des actifs du numérique

En majorité des cadres masculins, âgés de 25 à 39 ans et diplômés du supérieur

Les actifs du numérique ont un profil bien défini et hautement qualifié. En effet, dans la région comme en France de province, la part de cadres dans les emplois numériques est trois fois supérieure à celle observée dans les autres secteurs. Ils représentent 41 % des emplois numériques contre 13 % dans l'ensemble des secteurs. Plus de la moitié des actifs du numérique de la région est diplômée du supérieur (62 %), soit presque deux fois plus que dans le reste de l'économie (34 %). Le numérique est aussi un secteur jeune et masculin. Les actifs de 25 à 39 ans sont fortement surreprésentés au sein des activités numériques (47 % contre 37 % tous secteurs). À l'inverse les femmes sont relativement peu présentes avec seulement trois salariées sur dix. Elles sont davantage représentées dans les activités de contenus et supports des technologies de l'information et de la communication, mais travaillent trois fois moins dans les services numériques.

L'emploi salarié numérique plus souvent en CDI et plus souvent au sein d'un groupe

Les salariés du numérique sont 83 % à travailler en contrat à durée indéterminée (CDI) (77 % dans l'ensemble de l'économie). Cette proportion s'élève à 88 % dans les domaines de la vente et de la fabrication, 85 % dans les services mais seulement 69 % dans les activités de contenus et supports, là ou l'on trouve le plus de non salariés. Les emplois numériques sont donc globalement plus stables que dans le reste de l'économie. La forte appartenance à un groupe d'un grand nombre d'entreprises du numérique favorisent cette stabilité de l'emploi. En effet, les grandes entreprises emploient essentiellement leurs salariés en CDI. Dans la région, 81 % des effectifs salariés du numérique travaillent pour une unité légale liée à un groupe (en majorité français-multinational), contre 47 % dans l'ensemble de l'économie.

Pyramide des âges

Pyramide des âges
Numérique - Hommes Numérique - Femmes Ensemble de l'économie - Hommes Ensemble de l'économie - Femmes
15 0,09 0,00 0,55 0,22
16 0,35 0,35 1,36 0,51
17 0,29 0,00 1,83 0,71
18 0,87 0,46 2,78 1,46
19 1,44 1,14 3,85 2,89
20 4,57 3,26 5,69 4,41
21 7,78 3,78 6,92 5,81
22 9,30 4,87 7,95 7,35
23 16,11 6,80 9,33 8,83
24 18,35 7,21 10,58 9,64
25 21,98 8,25 11,10 10,48
26 22,32 8,34 11,54 10,81
27 24,63 7,96 11,75 11,33
28 24,06 9,61 12,21 11,53
29 25,87 8,38 12,52 11,63
30 25,05 9,10 12,82 11,63
31 23,45 9,39 13,29 11,76
32 23,77 9,61 12,99 11,94
33 23,01 8,89 12,86 11,74
34 21,37 8,26 12,94 11,54
35 20,74 9,11 12,80 11,26
36 22,54 7,93 13,28 11,74
37 20,47 6,87 13,45 12,02
38 19,16 8,65 13,88 12,79
39 20,25 9,48 14,52 13,36
40 17,72 8,33 14,84 13,21
41 17,15 9,54 14,93 13,31
42 16,62 8,55 14,62 13,27
43 14,91 8,85 14,57 13,36
44 13,32 7,75 14,13 13,03
45 13,71 7,10 13,95 13,27
46 12,45 6,19 14,34 13,05
47 13,77 7,24 14,46 13,19
48 13,58 8,68 14,45 13,24
49 14,38 7,21 14,39 13,11
50 14,23 7,73 14,15 12,92
51 13,42 5,62 14,13 12,62
52 14,55 6,98 14,00 12,08
53 12,41 6,91 13,55 11,98
54 13,37 8,14 13,06 11,50
55 13,64 8,26 12,59 11,32
56 12,90 6,23 11,73 10,50
57 11,73 6,39 10,82 9,27
58 11,12 5,98 9,66 8,99
59 7,92 4,40 7,72 7,49
60 5,05 2,43 4,64 4,79
61 2,85 1,10 2,87 2,81
62 1,31 1,11 2,04 2,01
63 1,22 1,02 1,70 1,55
64 0,75 0,83 1,34 1,32
65 0,31 0,63 0,83 0,66
66 0,58 0,34 0,59 0,55
67 0,47 0,28 0,44 0,36
68 0,16 0,33 0,34 0,25
69 0,36 0,22 0,24 0,17
70 0,43 0,00 0,18 0,14
71 0,28 0,06 0,15 0,13
72 0,19 0,15 0,12 0,14
73 0,10 0,07 0,12 0,10
74 0,23 0,07 0,12 0,11
75 0,00 0,00 0,10 0,11
76 0,07 0,00 0,09 0,07
77 0,12 0,02 0,07 0,10
78 0,21 0,07 0,09 0,08
79 0,08 0,00 0,07 0,06
80 0,00 0,09 0,05 0,05
81 0,10 0,02 0,06 0,09
82 0,07 0,00 0,05 0,07
83 0,22 0,19 0,06 0,06
84 0,10 0,12 0,05 0,06
85 0,28 0,08 0,03 0,06
  • Source : Insee, recensement de la population 2013, exploitation complémentaire au lieu de travail.

Pyramide des âges

Les actifs du numérique : salariés et non salariés

Près d'un actif sur dix est non salarié

Si le secteur du numérique compte 37 000 emplois salariés, 4 000 actifs occupent aussi un emploi non salarié dans cet ensemble d'activités, soit près de un sur dix. Cette proportion, proche de celle observée dans l'ensemble de l'économie des Hauts-de-France, est légèrement en retrait de celle de France de province. Parmi ces actifs non salariés, les deux tiers exercent leur activité en tant qu'indépendants, et un tiers sont chefs d'entreprises. Cependant, des disparités existent entre les différentes composantes du secteur du numérique. Le statut d'indépendant est deux fois plus important dans les activités de contenus et supports. C'est aussi le cas au sein des services pour certaines activités comme la réparation d'ordinateurs et d'équipements informatiques. Le statut d'auto-entrepreneur créé en 2009 (puis micro-entrepreneur en 2014) favorise ces emplois.

Sources

La source CLAP (Connaissance locale de l'appareil productif) 2014 : celle-ci est conçue pour fournir des statistiques sur le tissu productif local au niveau le plus fin de la nomenclature d'activités de 2008. Elle permet de connaître le nombre total d'établissements (avec ou sans salarié) de chaque activité. Elle permet de produire des statistiques localisées au lieu de travail au niveau communal sur l'emploi salarié mesuré en termes de « postes de travail » au 31 décembre de l'année.

La source Recensement de la population (RP2013, exploitation complémentaire au lieu de travail) permet d'étudier les caractéristiques des actifs qui occupent un emploi dans le numérique dans la région, qu'ils y résident ou non. Elle permet aussi une analyse sur les salariés et les non salariés du secteur.

Champ

Dans cette étude, le champ des activités du numérique s'appuie sur la définition proposée par l'OCDE en 2007. Elle retient deux domaines d'activités que sont les technologies de l'information et de la communication (TIC) et les contenus et supports des TIC. Au total, les activités numériques, ici présentées, sont constituées de 43 secteurs d'activité (NAF).

Technologies de l'information et de la communication (TIC) (25 secteurs)

La production des biens et de services retenus dans le secteur des TIC doit être essentiellement conçue pour assurer ou permettre les fonctions de traitement et de communication de l'information par des moyens électroniques, dont notamment sa transmission et son affichage.

La fabrication (6 secteurs)

La fabrication qui vise à produire des ordinateurs, des équipements, informatiques périphériques, des équipements de communication et des produits électroniques similaires, ainsi que la fabrication de composants pour ces produits. Elle comprend aussi la fabrication des supports magnétiques et optiques. Les processus de fabrication sont caractérisés par l'utilisation de circuits intégrés et l'application des technologies de la miniaturisation.

La vente (2 secteurs)

La vente qui assure le commerce de gros (vente sans transformation) d'articles et de produits neufs ou d'occasion pour compte propre ou compte de tiers d'équipements de communication, c'est à dire des ordinateurs, des équipements informatiques et de télécommunication.

Les services (17 secteurs)

Les services qui assurent la production et la distribution d'information et de produits culturels, la mise à disposition de moyens permettant de transmettre ou de distribuer ces produits, ainsi que les données ou les communications. Ils comprennent aussi l'édition de logiciels, les activités liées aux technologies informatiques et les services de traitement de données. Y figurent aussi la réparation et l'entretien d'ordinateurs et d'équipements périphériques.

Contenus et supports des TIC (18 secteurs)

Le terme « contenu » correspond à un message organisé destiné à des êtres humains. Il est publié dans les médias ou dans des activités liées aux médias. Sa valeur pour le consommateur ne tient pas à ses qualités physiques, mais à son caractère informationnel, éducatif, culturel ou divertissant. Les activités de contenus et supports des TIC ont pour objet de participer à la création et à la diffusion de ceux-ci.

Pour en savoir plus

Cuchère E., Terra S., « Une région jeune qui dispose d’un potentiel pour faire face à ses défis », Insee Analyses Hauts-de-France, n° 46, mars 2017.