La diminution du chômage se poursuit au premier trimestre 2017 en Normandie

Laura Le Mains

Au premier trimestre 2017, le taux de chômage en Normandie atteint 9,6 % de la population active. L’Eure et la Seine-Maritime restent les deux départements de Normandie les plus impactés par le chômage. Le taux de chômage en Normandie est en repli par rapport au trimestre précédent, poursuivant un recul entamé un an plus tôt. Le chômage baisse dans l’ensemble des zones d’emploi.

Au premier trimestre 2017, le taux de chômage (définition) en Normandie s'établit à 9,6 %, en repli de 0,4 point par rapport au trimestre précédent. Il reste légèrement supérieur au taux de chômage métropolitain (9,3 %, en repli de 0,4 point), faisant de la Normandie la cinquième région la plus touchée par le chômage, sur les 13 régions métropolitaines.

Le département de la Seine-Maritime enregistre le taux de chômage le plus élevé. À l’inverse, le département de la Manche est le moins impacté par le chômage. Le taux de chômage moyen au niveau de la région masque de nombreuses disparités entre les zones d’emploi (définition). La zone d’emploi d’Avranches est la moins impactée par le chômage (6,4 %, figure 1) tandis que celle du Havre est la plus touchée (11,9 %). Globalement, les taux de chômage des zones d’emploi de l’ouest ne dépassent pas la moyenne métropolitaine, à l’inverse de ceux de l’est.

Une légère baisse du chômage par rapport au trimestre précédent

Entre le quatrième trimestre 2016 et le premier trimestre 2017, le chômage baisse dans tous les départements normands. La plus forte diminution est constatée dans l’Eure (- 0,5 point, figure 2) et la plus faible dans la Manche et l’Orne (- 0,3 point).

Elle touche également l’ensemble des zones d’emploi, qui affichent toutes un recul de leur taux de chômage (entre - 0,7 point et - 0,1 point, figure 3).

Figure 1 – L’est de la Normandie toujours plus impacté par le chômage - Taux de chômage au 1er trimestre 2017 selon la zone d'emploi (données corrigées des variations saisonnières)

  • Source : Insee, estimations du taux de chômage

Figure 2 – Tendance générale au recul du chômage en NormandieTaux de chômage trimestriels et évolutions (données corrigées des variations saisonnières)

Tendance générale au recul du chômage en Normandie
Taux de chômage (en %) Variation (en points) entre le 4e trimestre 2016 et
1er trimestre 2017 4e trimestre 2016 1er trimestre 2016 le trimestre précédent le 1er trimestre 2016
Eure 9,8 10,3 10,5 -0,5 -0,7
Seine-Maritime 10,7 11,1 11,4 -0,4 -0,7
Calvados 8,9 9,3 9,7 -0,4 -0,8
Manche 7,7 8 8,3 -0,3 -0,6
Orne 8,8 9,1 9,6 -0,3 -0,8
Normandie 9,6 10 10,3 -0,4 -0,7
France métropolitaine 9,3 9,7 9,9 -0,4 -0,6
  • Source : Insee, estimations du taux de chômage

Un recul du chômage sur un an pour l’ensemble des zones d’emploi

Sur un an (entre le premier trimestre 2016 et le premier trimestre 2017), le taux de chômage recule de 0,7 point en Normandie. Cette tendance se confirme sur l’ensemble du territoire métropolitain (- 0,6 point). En Normandie, cette baisse est la plus prononcée dans les départements du Calvados et de l’Orne (- 0,8 point).

Ce repli du chômage se retrouve aussi dans l’ensemble des zones d’emploi. Les reculs les plus significatifs sont localisés à Bernay (- 1,2 point), à L’Aigle et à Vire (- 1,1 point chacun). Les zones d’emploi d’Avranches et Dieppe - Caux maritime affichent le plus faible repli (respectivement - 0,3 point et - 0,4 point).

Malgré une diminution de 0,8 point du taux de chômage, la zone d’emploi du Havre reste la plus touchée par le chômage au sein de la Normandie.

Figure 3 – Diminution du chômage dans l’ensemble des zones d’emploi Variation du taux de chômage entre le quatrième trimestre 2016 et le premier trimestre 2017 selon la zone d’emploi (données corrigées des variations saisonnières)

  • Source : Insee, estimations du taux de chômage

Définitions

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

Une zone d’emploi est un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequel les établissements peuvent trouver l’essentiel de la main d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts.