Des signes positifs en ce début d'annéeNote de conjoncture régionale - 1er trimestre 2017

Vincent Delage, Philippe Winnicki, Insee Provence-Alpes-Côte d’Azur

Au premier trimestre 2017, la croissance des économies avancées a un peu ralenti. Dans la zone euro, la croissance s'est légèrement élevée et, en France, elle est restée solide début 2017. L’emploi salarié marchand a de nouveau progressé permettant une nette diminution du taux de chômage (- 0,4 point à 9,3 %)

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'emploi salarié des secteurs concurrentiels hors agriculture et particuliers employeurs et hors emploi intérimaire a augmenté de 0,4 %. L’emploi repart timidement à la hausse dans le commerce et accélère nettement dans le secteur de la construction

Le taux de chômage a baissé de 0,4 point par rapport au trimestre précédent. Il s'établit désormais à 11,0 % de la population active. Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté au même rythme qu’à la fin de l’année 2016. Après le redressement constaté en fin d'année 2016, la fréquentation hôtelière en Provence-Alpes-Côte d’Azur s’est de nouveau contractée au premier trimestre de 2017.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 16
Paru le : 06/07/2017

La création d’emplois accélère dans la construction

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, au premier trimestre 2017, le nombre de salariés dans les secteurs concurrentiels hors agriculture et particuliers employeurs et hors intérimaires augmente de 0,4 % (figure 1).

Le secteur des services marchands hors intérim représente 80 % des créations d’emplois salariés de la région ce trimestre. Après avoir marqué le pas fin 2016 (- 0,1 %), l’emploi dans les services marchands renoue avec le dynamisme : + 0,5 %.

Au sein des services marchands, le sous-secteur des « services aux entreprises » est très dynamique ce trimestre (+ 1,0 %). Avec plus de 1 900 emplois créés, il est à l’origine des deux tiers des emplois supplémentaires des services marchands.

Après une légère diminution de leurs effectifs en fin d’année 2016, les secteurs de « transports et entreposage » et « hébergement - restauration » rebondissent début 2017 : respectivement + 0,6 % et + 0,4 %. Dans l’ « information et la communication » et les « activités financières et d’assurance », l’emploi est également bien orienté (+ 0,6 % et + 0,3 %).

Comme au trimestre précédent, les effectifs des « autres activités de services » se contractent début 2017 (- 0,6 %).

Figure 1 – Évolution de l’emploi salarié marchand hors intérim

Évolution de l’emploi salarié marchand hors intérim
Provence Alpes Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2006 100,0 100,0
100,3 100,3
101,1 100,7
101,0 100,9
T1 2007 101,8 101,3
102,4 101,7
102,8 102,2
102,8 102,5
T1 2008 103,1 102,6
102,7 102,4
102,3 102,4
102,3 102,1
T1 2009 102,0 101,6
101,2 100,9
101,3 100,6
101,7 100,5
T1 2010 101,6 100,2
101,3 100,1
101,6 100,2
101,4 100,2
T1 2011 101,6 100,4
102,0 100,7
101,6 100,6
101,8 100,7
T1 2012 101,8 100,8
101,8 100,8
101,9 100,8
101,7 100,6
T1 2013 101,8 100,5
101,7 100,2
101,9 100,4
101,9 100,4
T1 2014 101,9 100,4
102,0 100,3
101,8 100,2
101,8 100,2
T1 2015 101,8 100,2
102,1 100,2
102,1 100,3
102,5 100,5
T1 2016 103,2 100,8
103,5 101,0
103,7 101,2
103,6 101,3
T1 2017 103,9 101,7
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs et hors intérim ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Figure 1 – Évolution de l’emploi salarié marchand hors intérim

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,34 99,48 100,11 100,58
T3 2005 102,29 99,28 100,87 100,79
T4 2005 103,6 99,16 101,44 101,2
T1 2006 105,64 98,84 101,35 100,96
T2 2006 106,77 99,02 101,82 100,86
T3 2006 107,89 98,7 103,01 101,19
T4 2006 108,96 98,45 102,96 100,78
T1 2007 110,19 98,94 103,73 101,68
T2 2007 111,23 98,64 104,64 101,79
T3 2007 112,2 98,71 105,07 102,16
T4 2007 113,09 98,33 105,17 102,01
T1 2008 112,56 98,45 105,87 101,84
T2 2008 113,19 98,06 105,12 101,64
T3 2008 113,81 98,05 104,41 101,54
T4 2008 112,73 97,12 104,91 101,54
T1 2009 112,01 96,16 104,81 101,12
T2 2009 110,41 95,26 104,13 100,74
T3 2009 109,48 94,21 104,74 100,57
T4 2009 108,89 93,81 105,81 100,9
T1 2010 108,21 92,72 105,98 101,11
T2 2010 107,56 92,09 105,65 100,85
T3 2010 107,31 92,03 106,37 100,75
T4 2010 106,79 92,1 106,05 100,73
T1 2011 106,46 92,6 106,26 101,2
T2 2011 106,76 92,95 106,8 101,44
T3 2011 105,28 92,56 106,44 101,09
T4 2011 105,3 93,02 106,59 101,28
T1 2012 104,79 92,89 106,91 101,22
T2 2012 103,82 92,93 107 101,22
T3 2012 102,86 93,14 107,32 101,14
T4 2012 102,49 92,98 107,27 100,89
T1 2013 101,25 93,14 107,68 100,75
T2 2013 101,09 92,77 107,87 100,07
T3 2013 100,99 92,74 108,3 100,19
T4 2013 100,33 92,69 108,29 100,6
T1 2014 99,94 92,55 108,36 100,6
T2 2014 98,84 92,52 108,49 101,1
T3 2014 98,05 92,16 108,56 100,86
T4 2014 96,7 92,15 108,8 100,73
T1 2015 96,08 91,91 108,98 100,99
T2 2015 95,4 92,08 109,35 101,43
T3 2015 95,1 92,17 109,37 101,71
T4 2015 95,28 92,29 109,72 102,5
T1 2016 95,39 92,5 110,57 103,26
T2 2016 95,56 92,23 111,04 103,83
T3 2016 95,33 92,16 111,32 104,06
T4 2016 95,6 92,06 111,24 103,75
T1 2017 96,46 91,94 111,8 103,82
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le nombre de salariés dans les « activités immobilières » est également en légère baisse (- 0,3 %) mais reste à son niveau moyen de 2016.

Dans le commerce, l’emploi repart timidement à la hausse au premier trimestre après le coup d’arrêt du trimestre dernier : + 0,1 % après - 0,3 % (figure 2).

Après dix ans d’érosion de l’emploi salarié dans la construction, l’année 2016 a été celle du renouveau. Début 2017, l’emploi accélère nettement dans ce secteur et gagne trois fois plus d’effectifs que sur toute l’année 2016 (+ 0,9 % soit près de 900 emplois).

Dans un contexte général de reprise de l’emploi salarié marchand dans la région depuis deux ans, l’industrie reste le seul secteur qui n’a pas connu d’amélioration en 2016. C’est encore le cas en ce début d'année 2017 avec une baisse toutefois modérée de ses effectifs : - 0,1 % comme au cours des deux trimestres précédents.

La situation est contrastée dans les sous-secteurs de l’industrie. Comme depuis mi-2016, l’emploi progresse dans « la fabrication de matériels de transports » (+ 0,4 % après + 0,7 %). La « fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques ; fabrication de machines » enregistre un net rebond de ses effectifs après trois trimestres de baisses successives (+ 0,9 %).

Dans l’ « agroalimentaire », l’emploi est quasiment stable (- 0,1 %) ; il est de nouveau orienté à la baisse dans la « fabrication d’autres produits industriels » après la pause du trimestre précédent (- 0,2 % après 0,0 %). Comme au trimestre dernier, c’est dans l’ « industrie extractive, énergie, eau, gestion des déchets, cokéfaction et raffinage » que la baisse des effectifs est la plus marquée (- 0,9 %).

En France métropolitaine, les effectifs salariés hors agriculture et particuliers employeurs et hors intérim ont progressé au même rythme qu’en Paca au premier trimestre (+ 0,4 %). Au niveau national, l’emploi dans la construction qui n’avait pas connu d’amélioration notable en 2016, s’est très nettement redressé au début de 2017 (+ 0,7 % soit 9 400 emplois supplémentaires). Dans les autres secteurs, les tendances restent inchangées. Les effectifs du commerce augmentent au même rythme (+ 0,2 %). L’emploi des services marchands hors intérim accélère (+ 0,7 % après + 0,2 %). Comme en Paca, la situation de l’emploi dans l’industrie reste dégradée (- 0,2 %).

Avertissement

Avertissement : Suite à une transmission tardive de fichiers de gestion statistique, certains établissements de travail temporaire n'ont pas pu être inclus dans les bases de la Dares pour le calcul de l'emploi intérimaire du premier trimestre 2017. L'emploi salarié commenté dans cette note de conjoncture exclut donc exceptionnellement les salariés de l'intérim.

Baisse du taux de chômage

Au 1er trimestre de 2017, le taux de chômage localisé a baissé de 0,4 point, par rapport au trimestre précédent. Il s'établit désormais à 11,0 % de la population active (figure 3). Sur un an, il a reculé de 0,5 point.

Tous les départements de la région ont profité d’un recul du taux de chômage ce trimestre : - 0,3 points pour les Alpes-Maritimes (10,3 %), le Var (10,8 %) et les Hautes-Alpes (8,9 %) ; une baisse de 0,5 point dans les Bouches-du-Rhône (11,4 %) et jusqu’à - 0,6 point en Vaucluse (12,2 %). Le taux de chômage ne recule que de 0,1 point dans les Alpes-de-Haute-Provence (11,5 %).

En France métropolitaine, avec 9,3 % de la population active au 1er trimestre 2017, le taux de chômage au sens du BIT perd 0,4 point par rapport au trimestre précédent et 0,6 point sur un an.

Figure 3 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2005 9,6 8,3
T2 2005 9,9 8,4
T3 2005 10,1 8,6
T4 2005 10,1 8,7
T1 2006 10,1 8,7
T2 2006 10 8,6
T3 2006 10 8,5
T4 2006 9,4 8
T1 2007 9,7 8,1
T2 2007 9,4 7,8
T3 2007 9,2 7,6
T4 2007 8,6 7,1
T1 2008 8,2 6,8
T2 2008 8,3 7
T3 2008 8,4 7,1
T4 2008 8,6 7,4
T1 2009 9,4 8,2
T2 2009 10 8,8
T3 2009 10 8,8
T4 2009 10,4 9,1
T1 2010 10,2 9
T2 2010 10,1 8,9
T3 2010 10,2 8,8
T4 2010 10,2 8,8
T1 2011 10,3 8,8
T2 2011 10,3 8,7
T3 2011 10,5 8,8
T4 2011 10,6 9
T1 2012 10,7 9,1
T2 2012 10,9 9,3
T3 2012 10,9 9,4
T4 2012 11,2 9,7
T1 2013 11,4 9,9
T2 2013 11,6 10,1
T3 2013 11,4 9,9
T4 2013 11,2 9,7
T1 2014 11,3 9,8
T2 2014 11,3 9,8
T3 2014 11,6 10
T4 2014 11,7 10,1
T1 2015 11,6 10
T2 2015 11,7 10,1
T3 2015 11,7 10,1
T4 2015 11,4 9,9
T1 2016 11,5 9,9
T2 2016 11,1 9,7
T3 2016 11,3 9,7
T4 2016 11,4 9,7
T1 2017 11 9,3
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 3 – Taux de chômage

La demande d’emploi augmente encore

Dans notre région, le nombre de demandeurs d’emploi à fin mars 2017 est de 0,6 % supérieur à celui enregistré fin 2016. La hausse du nombre d’inscrits en catégories B et C est trois fois plus importante qu’à la fin du trimestre dernier (+ 1,2 % contre + 0,4 %). Dans le même temps, la demande d’emploi pour la seule catégorie A ralentit (+ 0,3 % contre + 0,7 %).

Dans cette catégorie, la demande d'emploi des hommes s’améliore en ce début d’année (- 0,4 %), en particulier pour ceux de moins de 25 ans (- 2,3 %). Pour les femmes, toutes classes d'âge confondues, la situation se dégrade en revanche par rapport au trimestre précédent (+ 1,2 % contre + 0,9 %). La tendance est la même pour les séniors, hommes comme femmes : leur nombre augmente de 1,5 %.

Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d'emploi de longue durée progresse encore ce trimestre (+ 0,7 % après + 0,4 % fin décembre).

Sur un an, l'augmentation de la demande d'emploi atteint + 2,8 %. Pourtant orientée à la baisse depuis trois trimestres, l’évolution annuelle est également défavorable ce trimestre pour la catégorie A (+ 1,3 %).

En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté au cours du premier trimestre (+ 0,7 %) alors qu'il avait légèrement diminué en fin d'année 2016 (- 0,2 %). Les seules catégories A augmentent sensiblement (+ 1,2 % après – 0,8 %). Les catégories B et C restent stables (- 0,1 %).

La construction de logements reste dynamique

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, à la fin du mois de mars 2017, 43 300 permis de construire ont été délivrés sur 12 mois. Ce nombre diminue de 1,1 % par rapport à fin décembre 2016 stoppant la série de hausses successives qu'ont connues les permis de construire depuis début 2015 dans notre région (figure 4). Au niveau national, en revanche, la hausse se poursuit ce trimestre (+ 3,5 %). Sur un an, la tendance reste toutefois largement positive en Paca (+ 10,7 %) comme en France métropolitaine (+ 14,1 %).

Contrairement aux permis, la construction de logements reste dynamique en Paca ce trimestre (+ 7,1 %). Depuis un an, la construction de 36 300 logements a été lancée soit 8 000 logements de plus qu'à la même période l'année dernière (+ 29,6% sur un an). Au niveau national, la tendance est également à l'accélération (+ 16,1 % sur un an).

En Paca, 3 380 logements neufs ont été vendus au cours de ce trimestre soit une augmentation de 6,3 % par rapport au 1er trimestre 2016. Parallèlement, l’offre de logements neufs a fortement diminué (- 13,1 % soit 2 370 logements). L'encours de logements prêts à être vendus diminue de 5,4 % par rapport à la fin de l'année 2016 pour atteindre 11 190 logements.

Figure 4 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 101,72 101,53
avril 2005 101,72 102,29
mai 2005 101,15 102,8
juin 2005 104,58 104,19
juil. 2005 109,74 105,05
août 2005 109,17 105,52
sept. 2005 110,03 106,38
oct. 2005 110,89 106,52
nov. 2005 110,89 106,99
déc. 2005 116,33 108,4
janv. 2006 117,48 109,44
févr. 2006 121,78 110,71
mars 2006 126,93 112,47
avril 2006 130,66 113,45
mai 2006 132,95 114,84
juin 2006 133,24 115,57
juil. 2006 131,52 116,43
août 2006 135,82 117,11
sept. 2006 137,25 116,62
oct. 2006 138,11 118,03
nov. 2006 140,4 118,99
déc. 2006 138,11 118,48
janv. 2007 138,4 117,88
févr. 2007 134,67 117,88
mars 2007 131,52 118,37
avril 2007 129,51 117,84
mai 2007 127,79 117,54
juin 2007 123,78 116,78
juil. 2007 123,21 116,98
août 2007 122,92 116,8
sept. 2007 122,06 116,51
oct. 2007 122,06 115,78
nov. 2007 120,34 113,67
déc. 2007 116,62 112,47
janv. 2008 115,47 112,26
févr. 2008 117,19 111,94
mars 2008 116,91 110,32
avril 2008 114,9 109,52
mai 2008 113,47 108,34
juin 2008 111,17 106,15
juil. 2008 107,74 103,7
août 2008 102,01 101,27
sept. 2008 101,15 99,71
oct. 2008 101,15 97,51
nov. 2008 99,14 95,65
déc. 2008 97,99 92,85
janv. 2009 94,84 90,09
févr. 2009 90,54 86,45
mars 2009 86,53 83,57
avril 2009 86,25 81,32
mai 2009 85,96 78,64
juin 2009 85,67 76,74
juil. 2009 87,39 75,6
août 2009 88,25 74,76
sept. 2009 87,97 74,11
oct. 2009 84,24 73,21
nov. 2009 84,24 73,37
déc. 2009 85,67 74,09
janv. 2010 85,39 74,76
févr. 2010 85,67 76,5
mars 2010 90,83 79,03
avril 2010 90,83 80,97
mai 2010 93,98 83,04
juin 2010 97,99 85,39
juil. 2010 100,57 87,59
août 2010 100 88,94
sept. 2010 102,01 90,48
oct. 2010 102,87 91,11
nov. 2010 104,87 91,64
déc. 2010 109,17 92,83
janv. 2011 112,61 94,36
févr. 2011 113,47 94,56
mars 2011 111,75 94,05
avril 2011 114,61 93,97
mai 2011 115,19 95,46
juin 2011 115,47 95,81
juil. 2011 113,18 96,38
août 2011 114,61 97,63
sept. 2011 116,91 99,39
oct. 2011 117,48 100,04
nov. 2011 118,05 101,12
déc. 2011 116,62 102,21
janv. 2012 116,62 101,98
févr. 2012 120,06 102,15
mars 2012 119,48 101,82
avril 2012 118,05 102,17
mai 2012 117,19 100,74
juin 2012 119,2 100,33
juil. 2012 124,93 99,51
août 2012 126,65 99,63
sept. 2012 121,2 97,59
oct. 2012 124,64 97,06
nov. 2012 122,92 96,01
déc. 2012 121,78 94,28
janv. 2013 119,48 94,46
févr. 2013 116,33 95,97
mars 2013 119,48 96,59
avril 2013 118,62 95,03
mai 2013 116,05 93,07
juin 2013 114,04 91,35
juil. 2013 107,74 89,33
août 2013 103,72 86,45
sept. 2013 101,72 84,86
oct. 2013 100,86 84,41
nov. 2013 101,72 83,61
déc. 2013 100,86 82,85
janv. 2014 100,29 80,77
févr. 2014 101,15 77,7
mars 2014 97,99 76,62
avril 2014 95,99 75,5
mai 2014 96,85 75,54
juin 2014 93,41 75,52
juil. 2014 95,7 75,84
août 2014 96,56 75,6
sept. 2014 99,43 75,76
oct. 2014 97,99 74,82
nov. 2014 95,13 74,02
déc. 2014 97,42 73,94
janv. 2015 97,99 73,64
févr. 2015 95,99 73,15
mars 2015 97,42 72,35
avril 2015 98,85 73,02
mai 2015 98,85 72,59
juin 2015 102,29 73,59
juil. 2015 101,43 73,57
août 2015 104,87 74,37
sept. 2015 108,02 75,15
oct. 2015 105,16 75,74
nov. 2015 107,16 77,5
déc. 2015 108,02 78,52
janv. 2016 109,46 79,01
févr. 2016 111,17 80,44
mars 2016 113,18 80,77
avril 2016 115,76 81,63
mai 2016 116,91 83,38
juin 2016 116,33 83,47
juil. 2016 117,48 84,2
août 2016 120,34 85,31
sept. 2016 120,92 87,31
oct. 2016 124,93 87,9
nov. 2016 127,79 88,62
déc. 2016 127,22 89,54
janv. 2017 125,79 90,13
févr. 2017 125,21 90,46
mars 2017 125,5 92,48
avril 2017 124,07 92,87
mai 2017 125,21 94,18
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 4 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Figure 5 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2011 -1,7995970173400022 2,2455296988236904
T2 2011 3,043126281858647 3,118357539041192
T3 2011 5,585817839201926 3,0256743767917547
T4 2011 10,585643362658256 4,643769783473398
T1 2012 4,893559025541623 2,3624045764267207
T2 2012 1,141812653483374 -0,7817130068028603
T3 2012 0,5054779732003644 -0,7592137658719297
T4 2012 -0,03657005621964264 0,30393408277045164
T1 2013 -4,674399744134501 -0,39239682185379654
T2 2013 -0,7917425584077544 -0,7465023691316598
T3 2013 -1,517061222304537 0,09029170044515399
T4 2013 -0,8182130903173844 -0,5644496415199138
T1 2014 1,1197819151326365 -2,85235793715239
T2 2014 1,3721887204181307 -0,7980936572239198
T3 2014 -4,729906505008851 -1,6063850425588522
T4 2014 -2,962930339206536 -0,7375650233675307
T1 2015 0,1827861106255793 2,4484776357299944
T2 2015 1,1815927218149727 1,9306724791269951
T3 2015 3,526622942010757 3,301374690924051
T4 2015 2,455712360825465 -1,2733203931827362
T1 2016 6,683324954904345 1,9023637524163426
T2 2016 -3,433859836830876 -3,6195839979635847
T3 2016 -5,712428718085349 -4,108686591845969
T4 2016 3,4998975585716003 4,915287437018298
T1 2017 -1,375664895460004 2,377516466873357
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 5 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

La fréquentation hôtelière connaît un début d’année difficile

Au premier trimestre 2017, la fréquentation hôtelière en Provence-Alpes-Côte d’Azur est repartie à la baisse : - 1,4 % par rapport à 2016, soit 49 630 nuitées de moins (figure 5).

Dans les autres régions touristiques, l'évolution de la fréquentation hôtelière est contrastée. La baisse est plus forte encore en Occitanie (- 2,4 %) et en Auvergne-Rhône-Alpes (- 4,2 %). A l’inverse, la fréquentation a connu une nette augmentation en Nouvelle-Aquitaine (+ 3,1 %), en Corse (+ 8,5 %) et surtout en Île-de-France (+ 9,8 %). Au total, la fréquentation hôtelière en France métropolitaine a augmenté de 2,4 % avec un retour important de la clientèle étrangère (+ 4,4 % France entière et + 12,8 % pour la seule Île-de-France ).

Dans notre région, tout comme au trimestre précédent, les hôtels continuent de perdre des touristes étrangers (- 3,9 %). Cette perte est due à une clientèle européenne en net repli (- 6,4 %) alors que la clientèle lointaine s’est redressée (+ 4,2 %). La clientèle en provenance de la zone euro baisse fortement (- 11,4 %). Les fréquentations italienne (- 14,2 %), allemande (- 17,3 %) et espagnole (-28,3 %) ont toutes chuté ce trimestre. De même, la fréquentation britannique a reculé de - 11,3 %.

Parmi les clientèles lointaines, notre région bénéficie du retour de celles en provenance des États-Unis (+ 2,4 %), de la Chine (+ 10,1 %) et de la Russie (+ 19,5 %) atténuant la nouvelle baisse de fréquentation japonaise (- 17,1 %).

La fréquentation hôtelière a chuté durant la saison hivernale dans le massif alpin de notre région (- 9,5 %). Cette baisse est plus nette encore sur le massif skiable (- 13,2 % ). À la faveur d’effets de calendrier plus favorables, la fréquentation est en nette reprise au printemps.

Rebond des créations d’entreprises

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, au premier trimestre 2017, 14 400 entreprises ont été créées. Après trois trimestres consécutifs de baisse, le nombre de créations augmente de + 5,3 % ce trimestre (figure 6). Ce rebond est exclusivement porté par la forte hausse des créations d'entreprises par les micro-entrepreneurs (+ 14,9 %) qui retrouve son niveau de début 2016 après avoir baissé tout au long de l'année. Les créations hors micro-entrepreneurs diminuent légèrement (- 0,5 %).

Sur un an, le nombre de créations dans la région augmente de 1,4 %.

En France métropolitaine, les créations augmentent plus nettement qu'en Paca (+ 6,2 % sur un an).

Figure 6 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Provence-Alpes-Côte d'Azur hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Provence-Alpes-Côte d'Azur y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 94,9 95,61 113,41 120,71
T3 2009 94,12 94,18 116,38 116,46
T4 2009 95,15 99,69 121,07 123,39
T1 2010 92,4 96,47 128,12 132,76
T2 2010 95,06 100 113,56 121,26
T3 2010 92,34 98,66 109,09 116,86
T4 2010 90,31 97,33 108,36 117,48
T1 2011 89,28 96,36 102,25 107,69
T2 2011 87,03 94,84 101,05 107,35
T3 2011 87,59 96,48 98,15 107,4
T4 2011 89,5 96,89 103,33 108,96
T1 2012 85,05 92,64 103,86 111,36
T2 2012 81,47 88,77 101,28 108,77
T3 2012 82,21 89,52 102,49 107,9
T4 2012 83,62 90,68 97,45 105,14
T1 2013 90,87 97,51 100,69 107,5
T2 2013 89,34 97,65 94,45 106,25
T3 2013 90,33 99,01 94,72 104,92
T4 2013 89,66 102 95,57 107,93
T1 2014 88,21 100,52 98,22 109,66
T2 2014 90,27 100,55 94,68 107,95
T3 2014 86,13 99,94 94,21 110,39
T4 2014 89,64 101,37 94,35 109,54
T1 2015 94,44 107,64 92,6 103,91
T2 2015 99,84 113,02 88,77 102,53
T3 2015 103,93 116,09 91,52 104,56
T4 2015 104,59 118,58 89,34 105,48
T1 2016 105,95 121,18 93,25 108,83
T2 2016 108,64 125,41 92,41 111,06
T3 2016 112,01 126,82 91,7 109,79
T4 2016 109,97 125,73 89,8 108,87
T1 2017 109,37 128,73 94,6 113,74
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 6 – Créations d'entreprises

Figure 7 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,21 100,52
mars 2005 102,36 100,57
avril 2005 102,67 101,22
mai 2005 102,58 102,01
juin 2005 102,41 102,31
juil. 2005 102,21 102,08
août 2005 101,59 101,95
sept. 2005 102,94 102,18
oct. 2005 101,68 101,8
nov. 2005 101,37 101,61
déc. 2005 99,41 101,36
janv. 2006 96,98 100,49
févr. 2006 95,01 99,45
mars 2006 94,48 98,95
avril 2006 93,36 97,81
mai 2006 92,3 97,15
juin 2006 93,02 96,75
juil. 2006 93,4 96,78
août 2006 93,55 97
sept. 2006 92,25 97,05
oct. 2006 91,75 97,57
nov. 2006 92,76 98,29
déc. 2006 94,84 98,95
janv. 2007 96,76 99,82
févr. 2007 97,82 101,14
mars 2007 97,68 102
avril 2007 99,01 102,72
mai 2007 100,51 103,16
juin 2007 100,91 103,95
juil. 2007 101,17 105,07
août 2007 101,24 104,94
sept. 2007 101,63 104,96
oct. 2007 101,44 105,76
nov. 2007 101,41 105,6
déc. 2007 100,26 105,6
janv. 2008 100,44 105,64
févr. 2008 102,05 106,12
mars 2008 101,99 105,69
avril 2008 102,89 107,11
mai 2008 102,34 106,87
juin 2008 102,01 106,86
juil. 2008 101,66 107,4
août 2008 101,81 107,64
sept. 2008 103,11 109,11
oct. 2008 105,36 110,52
nov. 2008 105,49 111,76
déc. 2008 106,89 114,05
janv. 2009 107,79 115,7
févr. 2009 108,08 117,53
mars 2009 110,81 121,06
avril 2009 110,18 122,8
mai 2009 113 124,72
juin 2009 114,99 126,52
juil. 2009 118,41 128,01
août 2009 118,47 128,99
sept. 2009 119,93 130,67
oct. 2009 119,2 130,38
nov. 2009 121,21 130,96
déc. 2009 122,29 130,57
janv. 2010 123,22 130,72
févr. 2010 122,73 130,54
mars 2010 123,62 130,66
avril 2010 124,34 129,35
mai 2010 122,38 129,3
juin 2010 120,77 129,4
juil. 2010 119,42 128,48
août 2010 120,33 128,64
sept. 2010 118,58 127,41
oct. 2010 118,49 126,45
nov. 2010 116,44 125,87
déc. 2010 114,23 124,77
janv. 2011 114,34 124,84
févr. 2011 114,68 124,8
mars 2011 113,15 123,95
avril 2011 112,21 123,42
mai 2011 114,08 125,01
juin 2011 114,48 123,63
juil. 2011 113,2 122,9
août 2011 112,76 122,95
sept. 2011 112,73 122,44
oct. 2011 112,89 122,53
nov. 2011 113,88 122,76
déc. 2011 113,02 122,57
janv. 2012 113,55 123,52
févr. 2012 114,21 123,51
mars 2012 114,59 122,56
avril 2012 114,94 122,9
mai 2012 113,59 121,25
juin 2012 111,9 121,36
juil. 2012 114,23 122,97
août 2012 114,17 122,83
sept. 2012 113,53 122,24
oct. 2012 114,94 124,24
nov. 2012 113,71 124,54
déc. 2012 114,55 125,94
janv. 2013 113,64 125,66
févr. 2013 112,12 125,49
mars 2013 110,44 125,31
avril 2013 111,19 126,74
mai 2013 111,76 127,01
juin 2013 113,75 127,46
juil. 2013 113,51 128,46
août 2013 113,86 128,3
sept. 2013 114,21 129,3
oct. 2013 114,06 129,28
nov. 2013 113,77 129
déc. 2013 115,23 129,05
janv. 2014 115,38 129,18
févr. 2014 116,99 130,34
mars 2014 117,75 130,35
avril 2014 118,19 130,61
mai 2014 116,79 129,98
juin 2014 116,69 130,21
juil. 2014 117,06 130,25
août 2014 116,53 130,31
sept. 2014 117,83 130,73
oct. 2014 117,59 130,61
nov. 2014 118,21 130,81
déc. 2014 116,29 129,09
janv. 2015 118,16 129,83
févr. 2015 118,56 129,65
mars 2015 120,61 132,04
avril 2015 120,9 132,11
mai 2015 117,44 129,42
juin 2015 120,26 131,29
juil. 2015 120,24 130,72
août 2015 119,99 130,18
sept. 2015 118,91 130,42
oct. 2015 116,46 128,62
nov. 2015 117,39 128,96
déc. 2015 118,96 130,59
janv. 2016 117,44 129,04
févr. 2016 116,88 128,33
mars 2016 114,17 126,66
avril 2016 113,46 125,33
mai 2016 116,66 128,48
juin 2016 113,51 126,7
juil. 2016 111,12 124,7
août 2016 111,21 124,49
sept. 2016 110,15 123,18
oct. 2016 110,75 122,73
nov. 2016 110,73 122,11
déc. 2016 109,64 120,02
janv. 2017 109,49 119,71
févr. 2017 108,65 118,44
mars 2017 109,43 118,16
avril 2017 109,2 116,44
  • Notes : données mensuelles brutes au 19 juin 2017, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 7 – Défaillances d'entreprises

Pour les défaillances d'entreprises, la situation reste bien orientée dans la région au premier trimestre, comme tout au long de l’année 2016. Le nombre de défaillances diminue de 4,4 % par rapport au premier trimestre 2016 (figure 7). Ce trimestre, l'amélioration se poursuit pour les secteurs de la construction, du commerce, de l'agriculture, sylviculture et pêche et pour le soutien aux entreprises. Le nombre de défaillances diminue aussi pour les entreprises de l'information et communication après la hausse du trimestre dernier. Dans les entreprises liées aux activités financières et d'assurance les défaillances augmentent encore ce trimestre.

En France métropolitaine, les défaillances d’entreprises diminuent également (- 6,8 % sur un an).

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2017, les estimations trimestrielles d'emploi localisées commentées dans les notes de conjoncture régionale sont réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf ainsi que la Dares, afin d'assurer une plus grande cohérence des messages et de les rendre plus lisibles. Les niveaux d'emploi restent issus des estimations annuelles d'emploi produites par l'Insee. À ces niveaux d'emploi de référence, sont appliqués des taux d'évolution trimestriels élaborés par l'Acoss et les Urssaf sur le champ privé hors intérim, et la Dares sur l'intérim. La synthèse de l'ensemble des éléments est assurée par l'Insee. Parallèlement aux publications régionales de l'Insee, les Urssaf publient des StatUr sur les effectifs salariés, la masse salariale et le salaire moyen par tête. Les niveaux publiés dans ces deux publications sont différents (emploi en personnes physiques pour l'Insee contre nombre de postes pour les Urssaf). D'une part, le champ couvert n'est pas le même. Il correspond au champ salarié marchand non agricole et hors particuliers employeurs pour l'Insee, alors qu'il couvre le champ salarié privé pour les Urssaf (y compris dans les secteurs non marchands : administration, enseignement, santé, action sociale). D'autre part, le concept mesuré diffère. Pour l'Insee, il porte sur l'emploi en personnes physiques : les personnes qui occupent plusieurs emplois durant la période de référence sont comptées une seule fois. Dans les StatUr, sont mesurés des effectifs salariés, sans traitement de la multiactivité. Sur le champ commun, les taux d’évolutions corrigés des variations saisonnières peuvent différer légèrement sur les échelons agrégés présentés dans les notes de conjoncture et les StatUr, compte tenu d'effets de composition liés aux écarts de niveaux.

Par ailleurs, l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Encadrés

Contexte national - La croissance française s’est élevée d’un cran depuis le quatrième trimestre 2016

En France, la croissance est restée solide début 2017, sur un rythme de + 0,4 % à + 0,5 % depuis fin 2016. L’investissement des entreprises a vivement accéléré mais les exportations se sont nettement repliées et la consommation des ménages a marqué le pas. Dans le même temps, l’emploi salarié marchand a de nouveau solidement progressé (+ 76 000 après + 60 000 fin 2016) et le taux de chômage a nettement diminué (– 0,4 point à 9,6 %). En mai, le climat des affaires dans l’industrie en France est au plus haut depuis mi-2011. Au total, le PIB progresserait de nouveau solidement jusque fin 2017 (+ 0,5 % aux deuxième et troisième trimestres, + 0,4 % au quatrième) et s’élèverait de 1,6 % sur l’année, une croissance inédite depuis 2011. L’emploi resterait dynamique et le taux de chômage France entière (métropole et DOM) baisserait de nouveau, pour s’établir à 9,4 % fin 2017.

Contexte international - Dans la zone euro, le climat des affaires est au printemps 2017 au plus haut depuis 10 ans

Au premier trimestre 2017, la croissance des économies avancées s’est un peu infléchie (+ 0,4 % après + 0,5 %), en particulier aux États-Unis (+ 0,3 % après + 0,5 %) et au Royaume-Uni (+ 0,2 % après + 0,7 %). Dans la zone euro, la croissance s'est légèrement élevée (+ 0,6 % après + 0,5 %), en particulier en Allemagne (+ 0,6 % après + 0,4 %). Le climat des affaires reste bien orienté dans les économies avancées et la croissance y resterait solide. La conjoncture est aussi favorable dans les économies émergentes. En conséquence, le commerce mondial accélérerait vigoureusement en 2017 (+ 5,9 %, ce qui serait la plus forte croissance depuis 2011), sous l’impulsion des économies émergentes et des États-Unis. Dans la zone euro, la croissance continuerait de s’élever à petits pas en 2017 (+ 1,8 % après + 1,6 % en 2016 et + 1,4 % en 2015). La consommation résisterait au ralentissement du pouvoir d’achat car les ménages réduiraient leur épargne de précaution, en particulier en Italie et en Espagne.