Une fin d’année fragile, des indicateurs annuels au vert

Auteur : Déborah Caruso, Insee

Au 4e trimestre 2016, en Corse, l'emploi salarié marchand se réoriente à la baisse. Cette légère inflexion (- 0,6 %) est portée par la perte d'emploi dans les services marchands. Elle se situe en effet en période touristique creuse et fait suite à des 2e et 3e trimestres favorables pour l’emploi de l’hôtellerie et restauration. Sur un an, l'emploi insulaire reste toutefois en hausse. Cet essor est plus important en région (+ 1,9 %) qu'au niveau national (1,3 %).

Au 4e trimestre, le taux de chômage se stabilise (10,5 %). Il est de 0,8 point supérieur à la moyenne française. Il situe toujours la Corse au 4e rang des régions où le chômage est le plus élevé de métropole. Ce taux demeure plus important en Haute-Corse mais l'écart se réduit avec la Corse-du-Sud.

Fin décembre, la Corse compte 22 230 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi. Malgré une hausse par rapport à fin septembre, ce nombre recule sur un an, de 0,9 %, face à une stabilisation au niveau national. La situation régionale demeure favorable pour les jeunes de moins de 25 ans et les chômeurs de longue durée à l’inverse des plus de 50 ans qui continuent d’enregistrer une hausse des inscriptions.

Par ailleurs, les projets immobiliers de grande envergure engagés fin 2015 en Corse-du-Sud se traduisent par une forte croissance des mises en chantier. Les créations d’entreprises hors micro-entrepreneurs atteignent un niveau record ce trimestre et sont en hausse sur l’année. Les défaillances d’entreprises poursuivent toutefois leur progression.

Enfin, les transports de marchandises stagnent et les trafics passagers augmentent sur un an toujours portés par les lignes aériennes. Parallèlement, la fréquentation des hôtels croît par rapport au 4e trimestre 2015, en particulier au mois de décembre. Cette hausse est plus importante pour les touristes étrangers que pour les Français.

Notes trimestrielles de conjoncture
No 14
Paru le : 07/04/2017

L’emploi régional en léger repli au quatrième trimestre 2016

Au 4e trimestre 2016, l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands se réoriente à la baisse (- 0,6 %). Seule la Corse reste en marge de la hausse trimestrielle de l'emploi constatée en France métropolitaine (0,4 %). Portée par la perte d'emploi régionale dans les services marchands, cette baisse succède à des 2e et 3e trimestres où la saison touristique a favorisé l'emploi dans l'hôtellerie et la restauration. Le retour à la période « creuse » est d'autant plus brusque.

Sur un an, l'emploi insulaire reste toutefois en hausse. Cet essor est d'ailleurs plus important en région (+ 1,9 %) qu'au niveau national (1,3 %) (figure 1).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2015
Évolution de l'emploi salarié marchand
France métropolitaine Corse-du-Sud Haute-Corse Corse
T1 2005 100,0 100,0 100,0 100
T2 2005 100,1 99,5 99,6 100
T3 2005 100,2 100,4 100,9 101
T4 2005 100,3 102,6 102,7 103
T1 2006 100,5 103,2 102,7 103
T2 2006 101,0 103,8 103,0 103
T3 2006 101,4 104,4 103,9 104
T4 2006 101,5 106,0 105,4 106
T1 2007 102,3 107,6 106,6 107
T2 2007 102,5 108,5 106,8 108
T3 2007 102,8 108,7 107,0 108,0
T4 2007 103,0 109,1 107,8 108,6
T1 2008 103,3 111,1 108,9 110,2
T2 2008 102,9 111,6 108,3 110,1
T3 2008 102,6 112,0 107,8 110,1
T4 2008 101,8 113,1 108,9 111,3
T1 2009 100,8 113,1 109,9 111,8
T2 2009 100,3 113,3 110,4 112,4
T3 2009 100,1 113,3 110,1 112,0
T4 2009 100,1 114,0 110,5 112,5
T1 2010 100,0 115,6 112,0 114,2
T2 2010 100,1 116,3 113,1 115,3
T3 2010 100,3 115,9 112,0 114,6
T4 2010 100,5 116,8 112,8 115,2
T1 2011 100,8 118,0 112,7 115,6
T2 2011 101,1 119,7 113,8 117,0
T3 2011 101,0 118,5 114,1 116,7
T4 2011 100,9 118,7 113,6 116,7
T1 2012 101,0 119,3 114,7 117,6
T2 2012 100,8 120,2 114,0 117,5
T3 2012 100,6 119,5 114,1 117,3
T4 2012 100,3 120,0 114,5 117,6
T1 2013 100,3 119,9 114,0 117,3
T2 2013 100,0 120,3 113,7 117,4
T3 2013 100,2 120,4 113,2 117,2
T4 2013 100,3 120,8 114,2 117,8
T1 2014 100,2 121,2 114,2 118,2
T2 2014 100,3 121,6 114,4 118,5
T3 2014 100,0 120,6 114,2 117,9
T4 2014 100,1 120,6 114,3 117,9
T1 2015 100,0 120,6 114,6 118,0
T2 2015 100,3 120,3 115,2 118,1
T3 2015 100,4 122,0 115,3 119,1
T4 2015 100,8 121,9 115,4 119,3
T1 2016 101,0 122,6 115,8 119,8
T2 2016 101,2 123,5 117,4 121,4
T3 2016 101,6 125,5 118,2 122,2
T4 2016 102,0 123,0 118,0 121,5
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, Estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

La baisse annuelle enregistrée dans la construction se contracte (- 1 %). En revanche, l'emploi progresse dans tous les autres secteurs. Dans le tertiaire marchand hors intérim, il augmente de 2,1 %, suivi de l'industrie (2 %) et du commerce (1,9 %) (figure 2).

Au niveau infrarégional, la hausse annuelle d'emploi est plus rapide en Haute-Corse (2,6 %) qu'en Corse-du-Sud (1,2 %). En Corse-du-Sud, elle atteint 2,3 % dans le secteur du commerce et 1,4 % dans les services marchands. Elle est plus modérée dans l'industrie (0,5 %). Seule la construction se replie (- 2,5 %), mais cela peut cacher l'avancée de formes particulières d'emploi (travailleurs détachés, intérim). En revanche, en Haute-Corse, tous les indicateurs sont au vert : l'emploi augmente de 2,9 % sur un an dans les services marchands et de 1,7 % dans le commerce. Même la construction maintient ses emplois (0,6 %). La croissance la plus notable est celle de l'industrie (3,7 %). Elle représente 9,6 % des emplois du département en fin d'année.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,65 100,63 99,17 99,76
T3 2005 102,77 101,84 100,02 100,52
T4 2005 105,56 101,26 102,25 101,61
T1 2006 107,57 100,76 102,22 101,12
T2 2006 107,94 100,36 102,81 101,64
T3 2006 110,27 100,43 103,31 101,57
T4 2006 112,23 100,43 104,94 102,35
T1 2007 113,64 101,5 106,43 102,65
T2 2007 114,34 101,23 107,07 103,05
T3 2007 116,16 101,53 106,95 103,82
T4 2007 117,3 103,04 107,26 103,65
T1 2008 119,54 104,29 108,69 104,52
T2 2008 122,36 104,67 107,92 103,58
T3 2008 122,58 106,27 107,59 104,15
T4 2008 123,91 107,08 108,64 105,08
T1 2009 124,24 108,09 109,13 104,69
T2 2009 125,35 108,25 109,38 104,88
T3 2009 125,38 108,3 109,16 104,91
T4 2009 125,41 109,89 109,61 105,51
T1 2010 126,07 110,16 111,58 107,31
T2 2010 124,83 110,56 113 107,85
T3 2010 125,87 111,1 111,75 106,51
T4 2010 126,92 111,08 112,58 106,47
T1 2011 127,36 113,08 112,97 106,79
T2 2011 128,42 114,68 114,45 107,87
T3 2011 128,51 114,86 113,77 107,77
T4 2011 128,55 115,38 113,51 107,8
T1 2012 130,03 115,96 114,28 107,99
T2 2012 130,19 116,43 114,28 107,91
T3 2012 129,29 115,62 114,19 108,6
T4 2012 129,71 115,01 114,75 109,12
T1 2013 128,12 115,4 114,67 108,38
T2 2013 127,69 116,03 114,74 108,26
T3 2013 127,78 116,41 114,42 108,77
T4 2013 126,26 116,63 115,73 109,15
T1 2014 125,88 117,28 115,96 109,61
T2 2014 124,69 116,39 116,79 110,37
T3 2014 122,15 116,41 116,52 110,13
T4 2014 121,01 116,63 116,76 110,38
T1 2015 120,09 116,77 117,22 111,49
T2 2015 118,9 116,75 117,66 112,32
T3 2015 118,01 116,83 119,06 112,55
T4 2015 116,71 116,02 119,49 112,78
T1 2016 115,85 116,09 120,4 113,27
T2 2016 115,67 117,13 122 114,02
T3 2016 115,56 118,5 123,71 114,89
T4 2016 115,57 118,32 121,94 114,97
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse

Au sens du BIT, le taux de chômage insulaire se stabilise ce trimestre. Il s’établit à 10,5 % de la population active, perdant ainsi 0,3 point sur un an (figure 3). Il demeure toutefois supérieur au taux de la métropole de 0,8 point. La Corse enregistre toujours le 4e taux de chômage le plus haut des treize régions métropolitaines.

Le taux de chômage en Haute-Corse reste plus élevé qu'en Corse-du-Sud (11 % contre 9,9 %) mais l'écart se réduit.

Figure 3 – Taux de chômage

%
Taux de chômage
France métropolitaine Corse Corse-du-Sud Haute-Corse
T1 2005 8,3 8,9 8,4 9,4
T2 2005 8,4 9,4 8,8 10
T3 2005 8,6 9,3 8,7 9,9
T4 2005 8,7 9,2 8,4 10
T1 2006 8,7 9,2 8,3 10,1
T2 2006 8,6 9,2 8,3 10,1
T3 2006 8,5 9,2 8,4 10,1
T4 2006 8,0 8,8 8 9,6
T1 2007 8,1 8,8 8 9,6
T2 2007 7,8 8,5 7,7 9,4
T3 2007 7,6 8,3 7,4 9,1
T4 2007 7,1 7,9 7,2 8,5
T1 2008 6,8 7,6 7 8,2
T2 2008 7,0 7,6 7 8,2
T3 2008 7,1 7,7 7 8,3
T4 2008 7,4 7,7 7,1 8,3
T1 2009 8,2 7,9 7,3 8,5
T2 2009 8,8 8,2 7,6 8,8
T3 2009 8,8 8,4 7,9 8,9
T4 2009 9,1 8,8 8,4 9,3
T1 2010 9,0 8,8 8,3 9,3
T2 2010 8,9 8,8 8,3 9,3
T3 2010 8,8 8,9 8,3 9,5
T4 2010 8,8 9,0 8,5 9,6
T1 2011 8,8 9,1 8,6 9,7
T2 2011 8,7 9,0 8,5 9,6
T3 2011 8,8 9,2 8,6 9,8
T4 2011 9,0 9,3 8,7 9,9
T1 2012 9,1 9,3 8,7 9,9
T2 2012 9,3 9,5 9 10
T3 2012 9,4 9,5 9 10
T4 2012 9,7 9,9 9,4 10,4
T1 2013 9,9 10,1 9,5 10,7
T2 2013 10,0 10,3 9,7 10,9
T3 2013 9,9 10,3 9,6 11
T4 2013 9,8 10,2 9,5 11
T1 2014 9,8 10,2 9,5 10,9
T2 2014 9,8 10,4 9,6 11,2
T3 2014 10,0 10,8 9,9 11,6
T4 2014 10,1 11,1 10,1 12,1
T1 2015 10,0 11,1 10,1 12
T2 2015 10,1 11,2 10,3 12,1
T3 2015 10,2 11,1 10,2 12
T4 2015 9,9 10,8 9,9 11,8
T1 2016 9,9 10,9 10 11,8
T2 2016 9,6 10,6 9,8 11,3
T3 2016 9,8 10,5 9,8 11,2
T4 2016 9,7 10,5 9,9 11
  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 3 – Taux de chômage

Le nombre de demandeurs d’emploi se réoriente à la hausse

En Corse, 22 230 demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi en catégories A, B ou C fin décembre 2016 (données corrigées des variations saisonnières). Au cours du 4e trimestre 2016, leur nombre augmente de 0,7 % en région alors qu’il stagne au niveau national (- 0,2 %). Sur un an, ce nombre diminue pourtant de 0,9 % en Corse tandis qu’il se stabilise en France métropolitaine.

La recrudescence des demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus, à hauteur de 3,2 % par rapport au trimestre précédent, explique la hausse trimestrielle. En évolution annuelle, le nombre d’inscrits de 50 ans ou plus augmente de 6,8 % tandis que celui des moins de 25 ans baisse de 7,1 %. Par ailleurs, les demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an sont en hausse modérée ce trimestre (+ 1 %). Leur nombre reste toutefois en net recul sur l’année (- 7,7 %).

Au niveau départemental, la Corse-du-Sud enregistre une progression des demandeurs d’emploi de 1,8 %, sur le trimestre comme sur l’année. La situation est plus favorable en Haute-Corse avec une diminution du nombre de chômeurs. Ce recul est plus marqué sur l’année (- 3,3 %) que sur le trimestre (- 0,3 %).

Construction : forte croissance des mises en chantier suite à la concrétisation de grands projets immobiliers

Le nombre de logements autorisés à la construction en cumul annuel dans la région atteint 4 100 fin décembre, soit un recul de 46,2 % par rapport au trimestre précédent. Comparé à décembre 2015, cela correspond à un recul de 43,9 % (contre + 15,5 % au niveau national) (figure 4). Toutefois, cette fin d’année 2015 avait été marquée par une forte hausse des logements autorisés en Corse-du-Sud. En effet, la commune d’Ajaccio avait bénéficié d’un sursis à exécution pour de grands projets immobiliers, lui permettant de délivrer les autorisations de construire relatives à 2 400 logements collectifs. Sans cette hausse exceptionnelle, la baisse du nombre de logements autorisés s’établit à 18 % dans la région.

Conséquence du pic des autorisations de construire de fin 2015, les mises en chantier progressent fortement en 2016. Fin décembre, avec 5 100 logements commencés en cumul annuel, la région enregistre une hausse de 80 % sur un an, hausse due exclusivement à la Corse-du-Sud.

Figure 4 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Corse France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 106,98 101,53
avril 2005 109,3 102,29
mai 2005 100 102,8
juin 2005 109,3 104,19
juil. 2005 111,63 105,05
août 2005 109,3 105,52
sept. 2005 111,63 106,38
oct. 2005 109,3 106,52
nov. 2005 109,3 106,99
déc. 2005 116,28 108,4
janv. 2006 118,6 109,44
févr. 2006 118,6 110,71
mars 2006 118,6 112,47
avril 2006 120,93 113,45
mai 2006 123,26 114,84
juin 2006 125,58 115,57
juil. 2006 125,58 116,43
août 2006 127,91 117,11
sept. 2006 123,26 116,62
oct. 2006 125,58 118,03
nov. 2006 125,58 118,99
déc. 2006 116,28 118,48
janv. 2007 111,63 117,88
févr. 2007 113,95 117,88
mars 2007 113,95 118,37
avril 2007 116,28 117,84
mai 2007 116,28 117,54
juin 2007 109,3 116,78
juil. 2007 111,63 116,98
août 2007 113,95 116,8
sept. 2007 127,91 116,51
oct. 2007 127,91 115,78
nov. 2007 132,56 113,67
déc. 2007 127,91 112,47
janv. 2008 141,86 112,24
févr. 2008 141,86 111,91
mars 2008 139,53 110,3
avril 2008 148,84 109,52
mai 2008 146,51 108,34
juin 2008 151,16 106,15
juil. 2008 148,84 103,7
août 2008 165,12 101,27
sept. 2008 155,81 99,71
oct. 2008 158,14 97,51
nov. 2008 155,81 95,65
déc. 2008 158,14 92,85
janv. 2009 148,84 90,09
févr. 2009 148,84 86,45
mars 2009 148,84 83,57
avril 2009 132,56 81,32
mai 2009 137,21 78,64
juin 2009 132,56 76,74
juil. 2009 134,88 75,6
août 2009 111,63 74,76
sept. 2009 111,63 74,11
oct. 2009 109,3 73,21
nov. 2009 106,98 73,37
déc. 2009 109,3 74,09
janv. 2010 113,95 74,76
févr. 2010 132,56 76,5
mars 2010 132,56 79,01
avril 2010 132,56 80,97
mai 2010 134,88 83,04
juin 2010 134,88 85,39
juil. 2010 137,21 87,57
août 2010 146,51 88,92
sept. 2010 151,16 90,48
oct. 2010 151,16 91,11
nov. 2010 153,49 91,64
déc. 2010 158,14 92,83
janv. 2011 155,81 94,36
févr. 2011 139,53 94,56
mars 2011 141,86 94,05
avril 2011 141,86 93,97
mai 2011 141,86 95,46
juin 2011 146,51 95,81
juil. 2011 139,53 96,38
août 2011 137,21 97,63
sept. 2011 144,19 99,39
oct. 2011 144,19 100,04
nov. 2011 144,19 101,12
déc. 2011 141,86 102,21
janv. 2012 139,53 101,96
févr. 2012 137,21 102,15
mars 2012 141,86 101,82
avril 2012 141,86 102,15
mai 2012 137,21 100,72
juin 2012 132,56 100,31
juil. 2012 139,53 99,47
août 2012 141,86 99,59
sept. 2012 137,21 97,57
oct. 2012 137,21 97,04
nov. 2012 137,21 95,99
déc. 2012 137,21 94,28
janv. 2013 139,53 94,44
févr. 2013 146,51 95,95
mars 2013 146,51 96,57
avril 2013 146,51 95,01
mai 2013 144,19 93,07
juin 2013 141,86 91,35
juil. 2013 137,21 89,33
août 2013 130,23 86,45
sept. 2013 120,93 84,86
oct. 2013 111,63 84,41
nov. 2013 106,98 83,61
déc. 2013 100 82,91
janv. 2014 97,67 80,85
févr. 2014 90,7 77,78
mars 2014 76,74 76,7
avril 2014 76,74 75,56
mai 2014 76,74 75,64
juin 2014 76,74 75,6
juil. 2014 79,07 75,92
août 2014 83,72 75,68
sept. 2014 86,05 75,84
oct. 2014 83,72 74,9
nov. 2014 86,05 74,11
déc. 2014 86,05 73,94
janv. 2015 81,4 73,62
févr. 2015 79,07 73,12
mars 2015 86,05 72,33
avril 2015 86,05 72,96
mai 2015 86,05 72,53
juin 2015 86,05 73,41
juil. 2015 81,4 73,31
août 2015 81,4 74,06
sept. 2015 81,4 74,76
oct. 2015 88,37 75,27
nov. 2015 113,95 76,97
déc. 2015 172,09 77,91
janv. 2016 172,09 78,34
févr. 2016 181,4 79,62
mars 2016 179,07 79,85
avril 2016 186,05 80,69
mai 2016 181,4 82,4
juin 2016 181,4 82,61
juil. 2016 179,07 83,34
août 2016 174,42 84,55
sept. 2016 176,74 86,61
oct. 2016 176,74 87,33
nov. 2016 155,81 88,23
déc. 2016 100 89,47
janv. 2017 106,98 90,48
févr. 2017 102,33 91,35
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 4 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Les créations d’entreprises classiques à un niveau record

Au 4e trimestre 2016, 606 entreprises « classiques » (hors micro-entrepreneurs) ont été créées (données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables) contre 584 au trimestre précédent. La tendance trimestrielle se réoriente ainsi à la hausse au niveau régional (+ 3,8 %) à l’inverse de l’évolution nationale (- 1 %) (figure 5). Le nombre de créations d’entreprises classiques atteint son plus haut niveau historique ce trimestre. Sur un an, il progresse en Corse (+ 5,6 %) comme en France Métropolitaine (+ 6,1 %).

Les créations sous le régime du micro-entrepreneur stagnent par rapport au 3e trimestre en région face à une tendance pourtant défavorable sur l’année (- 11,6 %). Au dernier trimestre 2016, les micro-entreprises représentent 34 % des entreprises créées.

En cumul annuel, le nombre global de créations, y compris micro-entrepreneurs, stagne en région et peine à s’élever au niveau national (+ 0,5 %) par rapport au 3e trimestre 2016. Il augmente en Corse (+ 4,8 %) et en France métropolitaine (+ 5,5 %) par rapport à 2015.

Figure 5 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Corse hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Corse y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 79,79 95,6 110,19 120,41
T3 2009 85,41 94,16 108,15 116,67
T4 2009 90,86 99,67 113,86 123,76
T1 2010 81,72 96,46 123,45 132,84
T2 2010 80,49 99,98 101,73 121,91
T3 2010 75,57 98,64 99,08 117,2
T4 2010 78,73 97,31 104,38 117,62
T1 2011 78,38 96,35 98,57 108,24
T2 2011 78,21 94,83 100,92 107,88
T3 2011 82,95 96,47 97,66 107,13
T4 2011 77,86 96,86 96,64 108,58
T1 2012 73,29 92,64 104,08 110,97
T2 2012 74,69 88,78 100 108,11
T3 2012 68,54 89,5 93,78 107,66
T4 2012 81,37 90,63 97,45 105,08
T1 2013 87,17 97,52 96,94 107,44
T2 2013 85,41 97,67 93,17 106,1
T3 2013 89,98 98,99 95,62 105,07
T4 2013 92,44 101,89 94,5 107,69
T1 2014 84,18 100,58 96,43 109,75
T2 2014 89,81 100,55 101,83 107,81
T3 2014 94,55 99,9 96,94 110,25
T4 2014 84,53 101,27 93,99 109,25
T1 2015 89,28 107,73 88,99 104,25
T2 2015 96,66 112,99 95,62 102,57
T3 2015 93,85 116,07 88,89 104,49
T4 2015 100,88 118,44 94,39 105,33
T1 2016 105,1 121,32 102,45 108,54
T2 2016 106,33 125,33 96,84 111,87
T3 2016 102,64 126,83 91,13 109,5
T4 2016 106,5 125,61 93,48 108,33
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 5 – Créations d'entreprises

Le nombre de défaillances continue d’augmenter

La Corse enregistre 450 défaillances d’entreprises en cumul annuel ce trimestre. Par rapport au 3e trimestre, ce nombre continue d’augmenter (+ 5,3 %) contrairement au niveau national (- 2,6 %) (figure 6). La hausse est portée par la Haute-Corse (+ 14,5 %), la Corse-du-Sud se réorientant à la baisse sur un trimestre (- 2,6 %).

Sur un an, les défaillances d’entreprises progressent nettement (+ 31,2 %). Cette tendance concerne les deux départements mais elle est davantage marquée en Haute-Corse (+ 41,4 %) qu’en Corse-du-Sud (+ 22,3 %).

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Corse France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,64 100,52
mars 2005 95,25 100,57
avril 2005 95,59 101,22
mai 2005 91,19 102,01
juin 2005 88,81 102,31
juil. 2005 86,44 102,08
août 2005 87,46 101,95
sept. 2005 87,8 102,18
oct. 2005 84,41 101,8
nov. 2005 85,08 101,61
déc. 2005 81,02 101,36
janv. 2006 80 100,49
févr. 2006 82,71 99,45
mars 2006 83,39 98,95
avril 2006 81,02 97,81
mai 2006 82,37 97,15
juin 2006 82,71 96,75
juil. 2006 86,78 96,78
août 2006 84,75 97
sept. 2006 83,39 97,05
oct. 2006 84,41 97,57
nov. 2006 81,69 98,29
déc. 2006 82,03 98,95
janv. 2007 83,05 99,83
févr. 2007 82,03 101,14
mars 2007 83,39 102
avril 2007 80,68 102,72
mai 2007 78,64 103,16
juin 2007 81,36 103,95
juil. 2007 79,32 105,07
août 2007 79,66 104,94
sept. 2007 80,68 104,96
oct. 2007 88,81 105,76
nov. 2007 90,85 105,6
déc. 2007 94,92 105,6
janv. 2008 97,29 105,64
févr. 2008 101,02 106,12
mars 2008 103,05 105,69
avril 2008 109,15 107,11
mai 2008 110,51 106,87
juin 2008 111,86 106,86
juil. 2008 112,88 107,4
août 2008 113,22 107,64
sept. 2008 113,22 109,11
oct. 2008 106,44 110,52
nov. 2008 107,12 111,76
déc. 2008 106,78 114,05
janv. 2009 103,73 115,7
févr. 2009 106,44 117,53
mars 2009 111,19 121,06
avril 2009 106,78 122,8
mai 2009 111,53 124,72
juin 2009 110,17 126,52
juil. 2009 108,81 128,01
août 2009 112,54 128,99
sept. 2009 112,88 130,67
oct. 2009 117,97 130,38
nov. 2009 120,34 130,96
déc. 2009 119,32 130,57
janv. 2010 124,41 130,72
févr. 2010 120 130,54
mars 2010 118,98 130,66
avril 2010 120,34 129,35
mai 2010 117,63 129,3
juin 2010 120,34 129,4
juil. 2010 122,03 128,48
août 2010 119,66 128,64
sept. 2010 118,31 127,41
oct. 2010 114,92 126,45
nov. 2010 113,9 125,87
déc. 2010 111,53 124,77
janv. 2011 110,17 124,84
févr. 2011 108,81 124,8
mars 2011 106,1 123,95
avril 2011 108,47 123,42
mai 2011 107,8 125,01
juin 2011 100 123,63
juil. 2011 99,66 122,9
août 2011 97,29 122,95
sept. 2011 94,58 122,44
oct. 2011 95,59 122,53
nov. 2011 95,93 122,76
déc. 2011 98,64 122,57
janv. 2012 96,27 123,52
févr. 2012 98,64 123,51
mars 2012 99,66 122,56
avril 2012 100,34 122,9
mai 2012 99,32 121,25
juin 2012 104,07 121,36
juil. 2012 105,76 122,97
août 2012 107,12 122,83
sept. 2012 108,47 122,24
oct. 2012 109,49 124,24
nov. 2012 106,78 124,54
déc. 2012 109,15 125,94
janv. 2013 115,93 125,66
févr. 2013 111,19 125,49
mars 2013 108,14 125,31
avril 2013 106,78 126,74
mai 2013 108,81 127,01
juin 2013 112,2 127,46
juil. 2013 113,22 128,46
août 2013 114,58 128,3
sept. 2013 122,03 129,3
oct. 2013 118,64 129,28
nov. 2013 118,31 129
déc. 2013 120 129,05
janv. 2014 116,27 129,18
févr. 2014 120 130,34
mars 2014 123,05 130,35
avril 2014 123,39 130,61
mai 2014 125,08 129,98
juin 2014 130,17 130,21
juil. 2014 129,15 130,25
août 2014 128,81 130,31
sept. 2014 126,78 130,73
oct. 2014 128,14 130,61
nov. 2014 127,46 130,81
déc. 2014 122,37 129,09
janv. 2015 120,34 129,83
févr. 2015 122,03 129,65
mars 2015 124,75 132,04
avril 2015 127,46 132,12
mai 2015 125,08 129,43
juin 2015 120 131,31
juil. 2015 114,92 130,76
août 2015 114,92 130,21
sept. 2015 113,9 130,46
oct. 2015 115,25 128,69
nov. 2015 118,31 129,03
déc. 2015 117,29 130,67
janv. 2016 116,95 129,13
févr. 2016 118,98 128,43
mars 2016 118,64 126,76
avril 2016 120,68 125,43
mai 2016 127,46 128,59
juin 2016 133,22 126,81
juil. 2016 144,75 124,8
août 2016 141,69 124,59
sept. 2016 146,1 123,29
oct. 2016 147,46 122,8
nov. 2016 152,88 122,19
déc. 2016 153,9 120,07
janv. 2017 153,56 119,51
  • Note : données mensuelles brutes au 14 mars 2017, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Stabilisation du fret et hausse du transport de passagers

Dans le transport de fret, le trafic total en tonnes stagne sur un an pour atteindre 537 000 tonnes au 4e trimestre 2016. Cette évolution résulte d’une baisse du trafic de gaz et d’hydrocarbures (- 27,1 %) et du ciment (- 11,8 %) (figure 7) parallèle à la progression du roll. Le roll présente d’ailleurs une intensification notable des échanges avec l’Italie de + 18 %.

Figure 7 – Évolution du trafic de marchandises

Évolution du trafic de marchandises
Variation (en %)
Trimestrielle Annuelle
Roll (Marchandises) 4,1% 8,8%
Gaz et hydrocarbures -40,8% -27,1%
Ciment 30,6% -11,8%
Ensemble -6,1% -0,4%
  • Note : données en tonnes en fin de trimestre.
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse.

L’activité dans les transports de passagers progresse de 7,9 % par rapport au 4e trimestre 2015. C’est surtout le transport aérien qui explique cette augmentation avec une croissance de 10,7 % contre 4,2 % dans le maritime (figure 8).

Par rapport à la même période un an avant, le trafic global de passagers augmente sur les trois derniers mois de 2016. Cette hausse est plus nette en octobre (+ 7,3 %) et en novembre (+ 11,6 %).

Figure 8 – Évolution du trafic de passagers

passagers
Évolution du trafic de passagers
Air 2015 Mer 2015 Air 2016 Mer 2016
Janvier 118 028 84 246 120 449 81 377
Février 109 778 74 980 114 250 84 393
Mars 127 159 89 388 135 165 97 850
Avril 246 948 194 727 265 742 219 115
Mai 363 175 349 262 352 311 306 717
Juin 380 072 418 682 407 074 413 602
Juillet 540 300 776 921 621 530 853 510
Août 634 827 1 145 709 621 698 1 089 037
Septembre 401 560 472 673 439 726 475 739
Octobre 266 647 233 784 299 170 237 608
Novembre 124 217 77 858 138 453 86 962
Décembre 144 103 107 778 154 769 112 630
  • Note : nombre de passagers transportés au départ et à l'arrivée.
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse.

Figure 8 – Évolution du trafic de passagers

Progression de la fréquentation touristique des hôtels

Dans l'hôtellerie, par rapport au 4e trimestre 2015, le nombre de nuitées croît plus fortement en Corse qu’au niveau métropolitain (+ 7,7 % contre + 4,9%).

Cette progression régionale est plus importante pour la clientèle étrangère (+ 14,2 %) que pour la clientèle française (+ 6,5 %). Toutefois la clientèle étrangère ne représente qu’un sixième des nuitées hôtelières au 4e trimestre 2016

Le nombre de nuitées globales sur ce trimestre représente 9,5 % des nuitées annuelles du secteur.

La hausse de la fréquentation dans les hôtels de Corse est particulièrement marquée en décembre (+ 12,3 % sur un an) et octobre (+ 7,3 %), elle est moins forte en novembre (+ 6,5 %) (figure 9).

Figure 9 – Nombre de nuitées passées dans les hôtels et les campings de Corse

milliers
Nombre de nuitées passées dans les hôtels et les campings de Corse
Hôtels 2015 Hôtels 2016 Campings 2015 Campings 2016
Janvier 28 25
Février 30 32
Mars 43 47
Avril 142 156
Mai 385 369 212 195
Juin 461 473 459 493
Juillet 517 549 1290 1288
Aout 644 655 1610 1579
Septembre 507 532 495 526
Octobre 205 220
Novembre 39 41
Décembre 31 35
  • Source : Insee, DGE, partenaires régionaux.

Figure 9 – Nombre de nuitées passées dans les hôtels et les campings de Corse

Encadrés

Contexte national – L’économie française a accéléré fin 2016

En France, l’activité a accéléré fin 2016 (+ 0,4 % au quatrième trimestre après + 0,2 % au troisième). La production manufacturière est restée solide, surtout du fait d’une forte hausse dans les matériels de transports. Côté demande, les exportations ont accéléré, en particulier grâce à des livraisons aéronautiques exceptionnelles en décembre. Après deux trimestres atones, la demande intérieure s’est nettement raffermie, à la fois la consommation des ménages et l’investissement des entreprises, alors que l’investissement des ménages est resté vigoureux. Dans le même temps, l’emploi salarié marchand a encore progressé (+ 64 000 après + 50 000) et le chômage a légèrement diminué (- 0,1 point à 10,0 %).

En février, le climat des affaires demeure au-dessus de sa moyenne de longue période dans les services et surtout dans l’industrie, où il est au plus haut depuis l’été 2011.

Au total, le PIB progresserait de nouveau solidement au premier semestre 2017 (+ 0,3 % au premier trimestre puis + 0,5 % au deuxième). L’emploi conserverait sa vigueur et le chômage baisserait à nouveau, à 9,8 % mi-2017.

Contexte international – Un vent d’optimisme souffle sur l’économie mondiale

L'activité dans les économies avancées est restée solide au quatrième trimestre 2016 (+ 0,5 %), en particulier au Royaume-Uni (+ 0,7 %). Dans la zone euro, la croissance s’est légèrement élevée (+ 0,4 % après + 0,3 %), en particulier en Allemagne (+ 0,4 % après + 0,1 %). Avec un climat des affaires nettement au-dessus de sa moyenne de longue période, la croissance resterait solide dans les économies avancées au premier semestre 2017. Ce serait notamment le cas aux États-Unis où souffle une bouffée d'optimisme postélectorale.

La hausse récente du cours du pétrole et celle des prix alimentaires stimulent un regain d'inflation qui érode les gains de pouvoir d'achat des ménages. Néanmoins, les ménages européens lisseraient l'effet de cette érosion sur leurs dépenses et épargneraient un peu moins. En outre, les salaires gagneraient en dynamisme, notamment en Allemagne et en Espagne où les salaires minima ont été nettement revalorisés. L'activité économique accélérerait même légèrement dans la zone euro, grâce aux exportations. Le chômage continuerait de baisser doucement.