12 millions de Franciliens au 1er janvier 2014

Nadine Laroche

Au 1er janvier 2014, l’Ile-de-France compte 12 027 565 habitants. Entre 2009 et 2014, la population a augmenté de 300 000 habitants, au même rythme qu’en France métropolitaine. Cette croissance démographique de 0,5 % en moyenne annuelle continue de reposer uniquement sur l’excédent du solde naturel, le solde migratoire restant négatif. La population progresse dans tous les départements franciliens, sauf à Paris.

Au 1er janvier 2014, l’Ile-de-France compte 12 027 565 habitants, soit 19 % de la population de France métropolitaine. Entre 2009 et 2014, le rythme de croissance démographique de la région est du même ordre de grandeur que celui de la France métropolitaine (en moyenne 0,5 % par an) (figure 1).

Le nombre de naissances demeure largement supérieur à celui des décès. Ainsi, l’excédent naturel de l’Ile-de-France reste le plus élevé de toutes les régions et représente 45 % de l’accroissement naturel de la France métropolitaine. Seul moteur de la croissance régionale, l’excédent naturel contribue pour 0,9 % à la croissance démographique, tandis que le solde migratoire apparent est déficitaire (- 0,4 %).

Figure 1 – Une grande couronne dynamique

Une grande couronne dynamique
Population municipale au 1er janvier 2009 Population municipale au 1er janvier 2014 Variation annuelle moyenne 2009-2014 (en %)
Totale Part due au solde naturel Part due au solde migratoire
Paris 2 234 105 2 220 445 -0,1 0,7 -0,8
Hauts-de-Seine 1 561 745 1 597 770 0,5 1,0 -0,5
Seine-Saint-Denis 1 515 983 1 571 028 0,7 1,3 -0,6
Val-de-Marne 1 318 537 1 365 039 0,7 1,0 -0,3
Petite couronne 4 396 265 4 533 837 0,6 1,1 -0,5
Seine-et-Marne 1 313 414 1 377 846 1,0 0,9 0,1
Yvelines 1 407 560 1 421 670 0,2 0,8 -0,6
Essonne 1 208 004 1 268 228 1,0 0,9 0,1
Val-d'Oise 1 168 892 1 205 539 0,6 1,0 -0,4
Grande couronne 5 097 870 5 273 283 0,7 0,9 -0,2
Ile-de-France 11 728 240 12 027 565 0,5 0,9 -0,4
France métropolitaine 62 465 709 64 027 784 0,5 0,4 0,1
  • Source : Insee, recensements de la population 2009 et 2014.

Tous les départements participent à l’excédent naturel de la région

Si le solde naturel est positif dans tous les départements franciliens, le solde migratoire l’est uniquement en Seine-et-Marne et dans l’Essonne. En effet, les départs sont plus nombreux que les arrivées dans les autres départements et, en premier lieu, à Paris. Le déficit migratoire parisien s’est creusé et n’est désormais plus compensé par l’excédent naturel. Après une longue période de baisse amorcée en 1962, Paris gagnait des habitants depuis la fin des années 90. Entre 1999 et 2009, la population parisienne a augmenté de 0,5 % par an en moyenne. Entre 2009 et 2014, la population de Paris diminue à nouveau : la capitale perd 14 000 habitants, soit une baisse annuelle moyenne de 0,1 %. Ce « desserrement » de Paris se fait au profit de la petite couronne (figure 2).

En petite couronne, la population augmente de façon homogène (de + 0,5 % à + 0,7 % en moyenne annuelle). Le solde naturel est largement positif dans les trois départements qui la composent. La Seine-Saint-Denis, en particulier, présente toujours l’excédent naturel le plus important de France métropolitaine. Toutefois, ce département enregistre également un des plus forts déficits migratoires au niveau régional.

En grande couronne, en revanche, les évolutions départementales sont contrastées. La Seine-et-Marne, qui était jusqu’à présent le seul département à connaître un solde migratoire positif, est rejointe par l’Essonne. Ces deux départements sont les seuls de la région à cumuler excédent naturel et excédent migratoire. Par conséquent, leur rythme de croissance en moyenne annuelle est de 1 %, soit le double de la région. En cumul, la Seine-et-Marne et l’Essonne contribuent pour 42 % à l’accroissement régional.

À l’opposé, la population progresse de façon très modérée dans les Yvelines : + 0,2 % en moyenne par an. C’est dans ce département que la croissance a le plus ralenti au cours des cinq dernières années, hormis Paris. Dans le Val-d’Oise, la croissance de la population s’apparente à celle des départements de petite couronne, en présentant simultanément un fort excédent naturel et un solde migratoire négatif.

La métropole du Grand Paris (MGP) englobe les communes de Paris et de petite couronne auxquelles s’ajoutent sept communes de grande couronne (Argenteuil, Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge et Viry-Châtillon). La population de ce territoire frôle les 7 millions d’habitants en 2014, soit 133 110 de plus qu’en 2009. La MGP rassemble désormais 58 % des Franciliens.

Figure 2 – Desserrement de la population de Paris au profit de la petite couronne

    • Source : Insee, recensements de la population 2009 et 2014.

    Vingt-et-une communes concentrent le tiers de la croissance démographique régionale

    Entre 2009 et 2014, la population augmente dans les deux tiers des communes d’Ile-de-France. Les communes dont la population progresse de plus de 1 % par an sont majoritairement des petites communes situées en grande couronne. Toutefois, les gains de population les plus importants s’observent autour de Paris, ainsi que dans le nord de l’Essonne, l’ouest de la Seine-et-Marne et le sud du Val-d’Oise. Paris perd des habitants au profit de sa petite couronne, tandis que la périurbanisation est toujours à l’œuvre de la petite couronne vers la grande couronne.

    Vingt-et-une communes concentrent un tiers des gains de la population francilienne depuis 2009. Treize d’entre elles se situent en petite couronne, dont les deux plus grandes communes d’Ile-de-France hors Paris : Boulogne-Billancourt et Saint-Denis. Néanmoins, avec les plus forts gains de population en niveau, ce sont trois communes de grande couronne, Massy, Corbeil-Essonnes et Argenteuil qui contribuent le plus à l’accroissement démographique de la région. Les deux premières représentent à elles seules un quart de la progression du département de l’Essonne. D’autres communes de grande couronne ont également une contribution notable, parmi lesquelles Trappes, seule commune des Yvelines à figurer parmi les plus fortes progressions régionales.

    Sources

    Les populations légales prennent effet au 1er janvier 2017. Elles se réfèrent au 1er janvier 2014 et se substituent à celles publiées l’an dernier. Les données de population au 1er janvier 2014 correspondent aux résultats définitifs issus des cinq enquêtes annuelles de recensement réalisées de 2012 à 2016. Les données au 1er janvier 2009 proviennent des enquêtes de 2007 à 2011. Les comparaisons sont donc faites entre deux cycles complets de recensement.

    L’Insee publie par ailleurs des estimations de population 2016 par région et département. Ces estimations sont provisoires et ne peuvent servir de base légale pour l’application des textes législatifs.

    Pour en savoir plus

    Le recensement de la population, site internet de l’Insee