14 000 emplois salariés dans les activités sportives en Hauts-de-France

Patricia Antoine, Jean-Marc Mierlot, Insee Hauts-de-France

Fin 2013, 14 000 salariés travaillent dans l'un des 6 400 établissements du secteur du sport en Hauts-de-France. Majoritairement gérés au sein d'associations ou d'établissements de petite taille, ces emplois sont principalement implantés dans les territoires urbains, sur le littoral et dans le sud de l'Oise en lien avec l’hippodrome de Chantilly. Au cœur de l'emploi sportif, les métiers de moniteurs, éducateurs et sportifs professionnels affichent un profil essentiellement jeune et masculin. Les contrats de travail sont souvent courts et le recours à la multi-activité particulièrement fréquent. En dehors du cas singulier d'une partie des sportifs professionnels, les salaires sont, en moyenne, plus faibles que dans l'ensemble des professions intermédiaires.

Publications grand public
Insee Analyses Hauts-de-France – No 30
Paru le : 01/12/2016

La pratique d'une activité sportive s'intensifie depuis plusieurs années

Vecteur d'éducation, d'intégration et favorisant la mixité sociale, la pratique d'une activité sportive présente également des bienfaits pour la santé reconnus par de nombreuses études. De plus en plus médiatisée, elle s'intensifie depuis plusieurs années. Seize millions de licences ont ainsi été délivrées en France en 2013, soit près de deux millions de plus qu'en 2001.

D'un point de vue économique, cette pratique, aussi bien licenciée qu'extérieure au champ fédéral, génère des emplois liés à l'encadrement sportif, à la fabrication d'articles de sport et à leur vente. On compte en France métropolitaine, en 2013, près de 115 000 établissements dont l'activité principale est exercée dans le domaine du sport au sens large : clubs de sport, gestion d'installations, commerce ou fabrication d'articles de sport (méthodologie), employant 170 000 salariés.

En Hauts-de-France, près de 14 000 salariés travaillent dans l'un des 6 400 établissements de ce secteur, soit 7,2 ‰ des effectifs tous secteurs confondus, classant la région au 9e rang des treize nouvelles entités régionales (7,7 ‰ en France métropolitaine). Si on restreint le champ d'observation aux activités directement liées à la pratique du sport (clubs de sport, gestion des installations sportives, enseignement de disciplines sportives), on compte près de 9 200 emplois salariés dans la région.

Urbanisation et géographie : deux déterminants essentiels du poids de l'emploi sportif

À l'échelle des régions métropolitaines, le développement de l'emploi sportif répond prioritairement à deux logiques complémentaires. D'une part, il correspond à une demande déterminée par les besoins de la population locale : les plus gros volumes d'emplois sportifs se trouvent dans les régions les plus peuplées. D'autre part, les atouts naturels des territoires sont des facteurs favorables à la création de nombreux emplois dans ce secteur. Le caractère montagneux ou maritime d'une zone est déterminant pour l'essor d'activités de loisirs sportifs. La Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes occupent ainsi les premières places du classement selon la part des emplois sportifs dans le système productif local (figure 1).

Figure 1 – L’emploi sportif plus représenté dans les régions montagneuses ou maritimes

en %
L’emploi sportif plus représenté dans les régions montagneuses ou maritimes
Emploi sportif dans l'emploi salarié Nombre d’emplois sportifs
Corse 11,8361997060809 1 192
Provence-Alpes-Côte d'Azur 9,77111185806923 15 930
Auvergne-Rhône-Alpes 9,64680726673917 26 104
Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes 8,07126135905869 14 967
Normandie 7,63295733220962 8 133
Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées 8,00619113534732 14 049
Bretagne 7,78553207874092 8 088
Pays de la Loire 7,27781397920215 9 136
Nord-Pas-de-Calais-Picardie 7,22064209197883 13 217
Centre-Val de loire 6,99519088341595 5 667
Île-de-France 6,91457722014979 37 524
Bourgogne-Franche-Comté 6,59884859688881 5 879
Alsace-champagne-ardenne-Lorraine 5,55334734617018 9 794
  • Source : Insee, CLAP 2013.

Figure 1 – L’emploi sportif plus représenté dans les régions montagneuses ou maritimesPoids de l’emploi sportif dans les régions

Ces deux logiques s'exercent également à l'échelle de la région.

Les territoires les plus urbanisés de Lille, Amiens, Roubaix - Tourcoing et Valenciennes comptent les plus gros volumes d'emplois sportifs. Ils sont également les plus peuplés et comptent de nombreux usagers des services rendus par les professionnels du sport, apparentés aux loisirs. En lien avec cette demande potentielle élevée, c'est souvent dans ces zones que sont implantées les structures d'équipements sportifs les plus importantes, les plus gros clubs ou les filières d’excellence et de haut niveau, qui génèrent de nombreux emplois.

La plus forte représentation des emplois sportifs dans les zones bordant la mer est également avérée à l’échelle de la région. La zone d'emploi de Berck - Montreuil se classe ainsi au 2e rang régional pour le taux d'emplois sportifs, avec 25 salariés du secteur du sport pour 10 000 habitants contre 15 en moyenne régionale. De nombreux points de concentration d'emplois sportifs sont aussi présents tout le long du littoral (figure 2 et figure 2bis).

Figure 2 – Des emplois sportifs plus présents en zone urbaine ou maritime, et autour de l’hippodrome de ChantillyPoids de l’emploi sportif en Hauts-de-France selon les zones d’emploi

  • Champ : emplois sportifs salariés, hors commerce et fabrication.
  • Source : Insee, Clap 2013, recensement de la population.

Figure 2bis – Des emplois sportifs à proximité des grands bassins de consommationEmploi sportif et grille de densité de la population en Hauts-de-France par commune

  • Champ : emplois sportifs salariés, hors commerce et fabrication.
  • Source : Insee, Clap 2013, Revenus fiscaux localisés 2011.

L'hippodrome de Chantilly : un équipement structurant pour l'emploi sportif de la région

La région Hauts-de-France présente en outre une spécificité liée à un pôle de renommée mondiale dans le domaine de l'équitation au sud de la région, dans la zone d'emploi de Roissy - Sud Picardie. C'est sur ce territoire que le taux d'emplois sportifs est le plus élevé : il culmine à 40 emplois salariés pour 10 000 habitants. La présence de l'hippodrome de Chantilly a ici une incidence déterminante. Les activités équestres regroupent en effet près de 10 % des salariés du sport employés dans l'ensemble de la région, concentrés dans quelques communes du sud de l'Oise telles que Gouvieux, Chantilly ou Lamorlaye. Parmi les salariés des activités sportives de la zone de Roissy - Sud Picardie, 57 % sont employés dans l'une des nombreuses sociétés d’entraînement ou clubs hippiques de ce territoire. De ce fait, cette zone se classe au deuxième rang, après celle de Lille, selon le nombre de salariés employés dans le secteur du sport, chacune comptant respectivement 1 727 et 1 541 emplois sportifs. Si la zone de Lille compte 3,7 fois plus d'emplois que Roissy - Sud Picardie toutes activités confondues, elle n'en compte que 1,1 fois plus, s'agissant des emplois du sport.

Un secteur en développement qui repose sur des petites structures

Bénéficiant du développement de la pratique sportive, l'emploi dans les établissements du secteur s'est accru ces dernières années malgré un contexte économique difficile dans la région. Entre fin 2008 et fin 2013, le secteur compte 1 500 emplois salariés de plus en Hauts-de-France, dont la moitié hors commerce et fabrication, alors que la région a perdu 50 000 postes salariés toutes activités confondues sur la même période. Ce sont les petites structures, de moins de dix salariés, qui ont profité le plus, affichant les hausses d'emploi les plus marquées.

Les établissements du secteur du sport se caractérisent par une diversité de structures, comprenant aussi bien des enseignes commerciales d'articles de sport de grande envergure que des fabricants de matériel, des clubs professionnels ou des associations sportives locales.

Parmi ces établissements, le milieu associatif occupe une place importante. Sur le champ restreint au cœur de l'activité du secteur, 50 % des établissements ont un statut associatif et cette proportion atteint 82 % s’ils emploient un ou plusieurs salariés. Majoritairement de petites tailles, les associations sportives concentrent néanmoins la moitié des emplois salariés du secteur de la région.

Hormis les services sportifs des grandes villes ou les clubs professionnels, peu d'établissements emploient plus de cinquante salariés. Ainsi, dans la région, seulement 6 % des salariés du secteur sportif travaillent dans des structures dont l'effectif est supérieur à 100 contre 42 % tous secteurs d'activités confondus. À l'inverse, 48 % des salariés du sport sont employés au sein d'établissements comptant moins de dix salariés contre 18 % dans le reste de l'économie régionale.

Des métiers diversifiés

Les emplois générés par les activités sportives sont de nature très diversifiée. Majoritairement exercés dans des clubs sportifs, on trouve également des métiers du sport, à hauteur de 40 %, dans des structures d'administration publique, de loisirs ou de santé.

Au cœur du secteur du sport, la moitié des emplois est occupée par des professions intermédiaires, en forte surreprésentation, dont les deux tiers sont des moniteurs et éducateurs sportifs ou des sportifs professionnels.

Cadres, employés et ouvriers totalisent ensemble l'autre moitié des emplois. Les cadres, le plus souvent directeurs de structures, occupent 10 % des emplois du secteur, contre 18 % dans l'ensemble des activités de la région. Les employés sont également moins représentés que dans l'ensemble de la population active, à hauteur de 20 % des emplois du secteur, traduisant le fait que les fonctions administratives sont plus souvent prises en charge par le bénévolat que dans le reste de l'économie. Représentant environ 15 % des postes de travail, les ouvriers exercent leur métier principalement au sein des installations sportives importantes. On les trouve notamment dans les services sportifs des structures administratives locales, dans les clubs professionnels ou les centres d’entraînements. Ils occupent des fonctions techniques et sont répartis dans un grand nombre d'établissements.

Moniteurs, éducateurs et sportifs professionnels, des métiers essentiellement jeunes et masculins

Souvent née d'une passion, l'entrée dans un métier de moniteur, éducateur ou sportif professionnel passe principalement par la pratique sportive et les réseaux tissés au cours de celle-ci. Le profil démographique de ces métiers est ainsi le reflet de celui des pratiquants en structure fédérale. Deux moniteurs, éducateurs ou sportifs professionnels sur trois sont des hommes, part comparable à celle observée parmi les licenciés. C'est 15 points de plus que pour l'ensemble de la population active occupée où, à chaque tranche d'âge, les proportions d'hommes et de femmes sont presque équivalentes. Concernant les métiers sportifs, si les hommes sont avant tout en poste avant 40 ans, ils restent représentés dans des proportions comparables à la population active masculine passé cet âge. À l'inverse, si la féminisation de ces métiers est moindre à tous les âges, la sous-représentation des femmes est encore plus marquée après 30 ans, comparée à leur place dans l'ensemble des actifs (figure 3).

Figure 3 – Des métiers sportifs jeunes et masculins

Des métiers sportifs jeunes et masculins
Métiers du sport : hommes Métiers du sport : femmes Population active occupée : hommes Population active occupée : femmes
15 0,98 0 0,30 0,09265687
16 4,91 0 1,04 0,38019946
17 8,59 0,73646741 1,73 0,75044404
18 14,61 2,82312508 3,37 1,9044432
19 18,90 3,92782619 5,50 4,03210522
20 22,34 5,52350558 7,55 6,0571555
21 23,81 6,99644041 9,62 8,10173265
22 24,67 8,5921198 11,15 10,0103875
23 28,84 8,5921198 12,31 11,2712101
24 28,23 10,3105438 13,06 11,9397179
25 28,11 12,0289677 13,26 12,1100993
26 30,07 10,5560329 13,35 12,2379811
27 27,25 11,0470112 13,58 12,2433414
28 23,44 11,9062231 13,23 11,7731653
29 22,22 8,34663066 12,79 11,3906685
30 26,51 7,48741868 12,42 10,9595461
31 24,18 8,83760894 13,33 11,8202595
32 20,50 7,48741868 13,37 11,9772401
33 22,95 8,10114152 12,88 11,7364088
34 18,17 7,36467411 12,16 11,2256474
35 14,73 6,75095127 11,72 11,0889594
36 16,33 6,75095127 11,80 11,1808505
37 15,22 5,89173929 11,47 10,9985998
38 12,89 4,2960599 11,88 11,6081442
39 17,68 4,54154904 12,66 12,5335642
40 16,69 6,259973 13,03 13,1040548
41 16,45 5,52350558 13,10 13,5570014
42 14,12 4,54154904 13,07 13,6285999
43 11,66 3,68233706 12,44 13,1059692
44 11,29 4,17331533 12,21 13,1775677
45 11,29 4,78703817 11,88 13,0630867
46 12,77 4,54154904 11,81 13,0803163
47 10,43 4,17331533 11,94 13,2097296
48 9,94 6,01448386 11,87 13,3893001
49 12,40 3,68233706 11,83 13,5236909
50 10,31 4,90978274 11,86 13,3410573
51 12,64 4,17331533 11,37 12,654937
52 9,21 5,03252731 11,31 12,7008826
53 9,94 4,90978274 11,08 12,3865384
54 10,43 4,41880447 10,92 11,9879607
55 10,31 2,94586965 10,46 11,5579869
56 7,12 4,05057076 9,84 10,8749297
57 6,75 3,68233706 9,33 10,2619394
58 7,73 3,06861421 8,67 9,53140513
59 5,52 3,43684792 7,85 8,7036194
60 5,89 3,80508163 6,51 7,21345194
61 3,68 2,20940223 3,71 4,75804497
62 2,21 0,98195655 2,21 2,60051834
63 1,47 0,85921198 1,71 1,99710007
64 1,23 0,73646741 1,42 1,51964919
65 1,10 0,24548914 1,13 1,1945844
66 1,35 0 0,90 0,69530938
67 0,86 0,12274457 0,70 0,51535596
68 0,25 0 0,43 0,28026788
69 0,12 0,12274457 0,36 0,22589897
  • Source : Insee, DADS 2013

Figure 3 – Des métiers sportifs jeunes et masculinsPyramide des âges des moniteurs, éducateurs et sportifs professionnels en Hauts-de-France

Les contraintes liées à la pratique de ces métiers contribuent à dessiner un profil démographique plus masculin. Elles expliquent également la plus grande part de jeunes dans ces métiers que dans l'ensemble de la population active en emploi : 40 % ont moins de 30 ans, contre 21 % dans l'ensemble des actifs occupés. Si la jeunesse des actifs du sport peut être considérée comme un atout face à la problématique du renouvellement des salariés liée aux départs en retraite, elle pose la question du déroulement des carrières au sein du secteur.

Un niveau de diplôme élevé, mais des contrats moins stables

Du fait de leur plus jeune âge mais aussi de l'obligation posée par le législateur de posséder un diplôme déterminé pour enseigner les disciplines sportives, les professionnels du sport sont plus diplômés que l'ensemble de la population active en emploi. C'est parmi les titulaires du baccalauréat que l'écart est le plus grand : en 2012, 35 % d'entre eux possèdent ce diplôme, contre 20 % dans l'ensemble. Ils sont également surreprésentés, mais dans de plus faibles proportions, parmi les diplômés de l'enseignement supérieur : 37 % disposent d'un diplôme universitaire en 2012 (33 % dans l'ensemble de la population active en emploi).

De plus, le niveau de diplôme de ces personnes est en hausse depuis 2007 : 31 % d'entre elles étaient diplômées de l'enseignement supérieur et le niveau le plus fréquent était alors le baccalauréat (36 %). À l'inverse les professionnels ne possédant aucun diplôme sont en recul. Ils représentaient 18 % en 2007 contre 14 % cinq ans plus tard.

Ce haut niveau de diplôme ne garantit pas pour autant de meilleures conditions d'emploi. L'accès à un métier du sport passe en effet souvent par des contrats moins stables qu'en moyenne dans les autres secteurs de l'économie régionale. Les employeurs recourent davantage à des contrats courts pour pourvoir les postes de moniteur, d'éducateur sportif, ou de sportif professionnel. En Hauts-de-France, ceux-ci représentent 27 % des contrats des métiers sportifs (CDD, emplois aidés) contre 10 % tous métiers confondus. La part des emplois plus durables est de ce fait beaucoup plus faible. Parmi l'ensemble des actifs exerçant un métier du sport, seuls 57 % sont détenteurs d'un contrat à durée indéterminée. Cette proportion s'élève à 77 % tous métiers confondus.

De nombreux emplois à faible volume d'heures

Au-delà du type de contrat, des temps de travail en moyenne plus courts caractérisent le domaine du sport. En 2013, le nombre de postes à temps complet est largement majoritaire dans l'ensemble de l'économie de la région (66 % des postes) mais ne concerne que 46 % des postes de moniteur et éducateur sportif ou sportif professionnel. Les femmes sont les plus concernées par ce phénomène, occupant moins d'un poste à temps complet sur trois.

Exercer dans plusieurs postes de travail au cours de l'année, successivement ou simultanément, est aussi une caractéristique plus répandue. Parmi les salariés du sport de la région, seuls 57 % n'ont occupé qu'un poste au cours de l'année 2013 alors que cette part atteint 74 % dans les autres métiers. Ce taux élevé de multi-activité, est, là encore, plus marqué chez les femmes, surtout à partir de plus de deux postes dans l'année. Les emplois à faible volume d'heures ou à très courte durée sont par conséquent très nombreux. En 2013, ils représentent 55 % des postes féminins et 34 % des postes masculins du sport contre 23 % de l'ensemble des emplois salariés de la région. Tout comme pour les autres métiers, la multi-activité parmi les métiers du sport concerne davantage les jeunes âgés de moins de 35 ans.

Ces différentes situations génèrent une mobilité élevée dans un secteur où la sécurisation des parcours professionnels devient un enjeu principal. La pérennisation de l'emploi après un premier poste et les moyens d'accéder à un poste à plus haut niveau de responsabilité en sont les premiers déterminants.

Des salaires horaires moyens moins élevés que dans l'ensemble des professions intermédiaires

Malgré des conditions d'emploi souvent moins favorables que dans les autres secteurs d'activités, le salaire horaire moyen des moniteurs, éducateurs et sportifs professionnels de la région apparaît plus élevé qu'en moyenne. En 2013, il est de 16,90 euros, contre 12,80 euros pour l'ensemble des salariés des Hauts-de-France. Mais ce chiffre est très influencé par les rémunérations d'une partie des sportifs ayant des contrats dans des clubs professionnels, de football notamment. En dehors des clubs professionnels, le salaire horaire moyen s'établit à 12,40 euros, soit 13 % de moins que dans l'ensemble des professions intermédiaires de la région (14,30 euros), catégorie socioprofessionnelle dont ces métiers dépendent. Ce constat témoigne de l'hétérogénéité des situations et des fortes disparités rencontrées dans le secteur du sport.

Figure 4 – Des situations de travail différentes de celles de l’ensemble de la population activeIndicateurs de situation des emplois sportifs en Hauts-de-France

Unité : %, Euros
Des situations de travail différentes de celles de l’ensemble de la population active
Moniteurs et éducateurs sportifs, sportifs professionnels Population active en emploi
Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble
Part des actifs âgés de moins de 30 ans 39 42 40 21 21 21
Part des actifs âgés de plus de 50 ans 11 14 12 23 23 23
Part des sans diplomes 16 11 14 21 20 21
Part des titulaires du baccalauréat 33 39 35 19 21 20
Part des diplômés de l'enseignement supérieur 37 39 37 29 37 33
Part des salariés 88 89 88 89 94 91
Part des postes non annexes 76 53 68 94 86 90
Part des postes à temps complet 55 31 47 83 57 69
Part des actifs sous contrat à durée indéterminée 56 59 57 76 78 77
Part des actifs sous contrat à durée déterminée 25 24 24 6 11 9
Salaire horaire moyen* 12,40 12,30 12,40 14,00 11,40 12,80
  • * hors clubs professionnels (16,90 euros y c. clubs sportifs professionnels).
  • Lecture : parmi les moniteurs et éducateurs sportifs,sportifs professionnels, 39 % des hommes ont moins de 30 ans.
  • Source : Insee, Recensement de la population 2012, DADS 2013.

Encadré

Suivi partenarial

  • Préfet de la région Hauts-de-France
  • Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale
  • Comite national olympique et sportif français Nord-Pas-de-Calais
  • Comite national olympique et sportif français Picardie

Pour comprendre

Pour définir le sport au sens large on retient les activités suivantes extraites de la NAF : Gestion d'installations sportives (9311Z), Activités de clubs de sports (9312Z), Activités des centres de culture physique (9313Z), Autres activités liées au sport (9319Z), Enseignement de disciplines sportives et d'activités de loisirs (8551Z), Location et location-bail d'articles de loisirs et de sport (7721Z), Commerce de détail d'articles de sport en magasin spécialisé (4764Z) et Fabrication d'articles de sport (3230Z)

et au sens restreint (hors commerce et fabrication) : Gestion d'installations sportives (9311Z), Activités de clubs de sports (9312Z), Activités des centres de culture physique (9313Z), Autres activités liées au sport (9319Z), Enseignement de disciplines sportives et d'activités de loisirs (8551Z).

Pour en savoir plus

Antoine P., Mierlot J-M., « En Hauts-de-France, une bonne accessibilité aux équipements sportifs les plus courants 2016 », Insee Analyses Hauts-de-France n° 31 novembre 2016

Desgouttes S., Bertrand P., « Sport et animation : des métiers que l'on exerce jeune et qui se féminisent », Insee Analyses Rhône-Alpes n° 27, mai 2015

« Les chiffres-clés du sport », DRJSCS, septembre 2015

D'Andréa N., « L'emploi dans les activités sportives en Bretagne. Des salariés amenés à cumuler contrats et employeurs », Le Flash d'Octant n° 149, mars 2009